(19)
(11) EP 0 282 395 A1

(12) DEMANDE DE BREVET EUROPEEN

(43) Date de publication:
14.09.1988  Bulletin  1988/37

(21) Numéro de dépôt: 88400472.2

(22) Date de dépôt:  01.03.1988
(51) Int. Cl.4D06L 1/00, C11D 17/00
(84) Etats contractants désignés:
AT BE CH DE ES FR GB GR IT LI LU NL SE

(30) Priorité: 02.03.1987 FR 8702772

(71) Demandeur: SPADO-LASSAILLY
F-28320 Gallardon (FR)

(72) Inventeur:
  • Jahchan, Joseph
    F-75013 Paris (FR)

(74) Mandataire: Colas, Jean-Pierre et al
Cabinet de Boisse 37, avenue Franklin D. Roosevelt
75008 Paris
75008 Paris (FR)


(56) Documents cités: : 
   
       


    (54) Détachage à sec


    (57) Procédé de détachage à sec au moyen d'une poudre absorbante ou adsorbante.
    La poudre est projetée sur la tache avec force sous l'effort de propulsion d'un gaz inerte sous pression.
    Application à tous détachages, domestiques et indus­triels.


    Description


    [0001] Comme on le sait, de nombreux détachants du commer­ce laissent sur le tissu, après enlèvement de la tache, une auréole plus ou moins étendue d'aspect désagréable qu'il est difficile d'enlever.

    [0002] La présente invention concerne le problème d'éviter cette auréole.

    [0003] Il existe déjà des détachants à sec constitués par une poudre absorbant les graisses. Pour l'usage, la poudre est contenue dans un récipient percé de trous, qui permet­tent de saupoudrer la partie tachée, la poudre étant élimi­née par brossage après un temps d'action suffisant. Ces détachants évitent les auréoles mais n'ont pas toujours une efficacité suffisante.

    [0004] En étudiant la question, la Demanderesse a pensé que ceci était dû au fait que le contact de la poudre et de la tache n'est pas suffisamment intime pour que la pou­dre joue convenablement sa fonction absorbante ou adsorbante.

    [0005] La présente invention permet de résoudre le problè­me et se caractérise essentiellement en ce que la poudre absorbante ou adsorbante, utilisée dans un état de fine granulométrie, est projetée avec force sur la tache par un gaz sous pression.

    [0006] La poudre sèche peut être contenue dans un récipient muni d'un tube de pulvérisation et contenant le gaz sous pression qui propulse la poudre à travers le tube quand on ouvre la valve dont il est muni. Sous l'effet de la pression propulsive du gaz, les particules de poudre acquièrent une énergie cinétique suffisante pour qu'elles s'incrustent dans la tache, leur action étant ainsi optimale.

    [0007] Le gaz utilisé doit être assez inerte pour ne pas altérer les propriétés absorbantes de la poudre. Il convient aussi que ce gaz ait une température d'ébullition assez basse par rapport à la limite inférieure de la température ambiante pour ne pas passer en phase liquide stable sous l'effet réfrigérant de la détente à la sortie du pulvérisa­teur, de sorte que les goutelettes qui peuvent se former lors de la détente se vaporisent rapidement. Par exemple, le gaz sera de l'azote, du fréon 11®, du fréon 12® ou un mé­lange de ces gaz.

    [0008] La poudre convenable sera constituée par des parti­cules à surface spécifique élevée, de l'ordre de, par exem­ple, 200 à 300 m² par gramme, telle que du silicate de ma­gnésie, de préférence un silicate à structure fibreuse, genre terre de Sommière ou encore de la silice colloïdale ou de la terre à foulon ou de la poudre de Lycopode ou des argiles spécialement traitées pour être rendues lipophiles comme les bentones et les bentonites organophiles. Sa gra­nulométrie doit être fine, par exemple telle qu'elle donne un refus de 10% environ au tamis 20 de l'AFNOR, ce qui correspond sensiblement à une grosseur de grain inférieure à 20 microns pour la poudre traversant le tamis. Le tube et l'ajutage de projection de la poudre auront un diamètre suffisant pour éviter une obstruction par agglomération de grains. Un diamètre de 0,08 mm peut convenir. Les exem­ples qui suivent donnés à titre non limitatif permettent de comprendre comment l'invention peut être réalisée.

    Exemple 1



    [0009] Dans un récipient fermé avec tube de pulvérisation, muni d'une valve et plongeant dans le récipient sensible­ment jusqu'au fond, du genre appelé "bombe pour aérosol", d'une contenance de 300 cm³, on a placé de la silice colloï­dale ayant une surface spécifique de 250 m²par g,en quanti­té suffisante pour remplir le récipient à 10% de sa capacité. Ensuite par un ajutage à soupape on a fini de remplir le récipient au-dessus de la poudre par un mélange de fréon 11® et 12® sous une pression de 3 bars environ.

    [0010] Prenant alors un tissu de laine comportant une tache d'huile de 1,5 cm de diamètre, on a dirigé vers la tache le tube de pulvérisation et en ouvrant la valve on a projeté de la poudre sur toute la surface de la tache de manière à la recouvrir complètement. Au bout d'une demi-­heure on a éliminé la poudre par brossage. On a constaté que la tache a disparu et qu'il n'y a pas d'auréole.

    Exemple 2



    [0011] Prenant un récipient identique à celui de l'exemple 1 on a remplacé la silice colloïdale, dans les mêmes con­ditions de remplissage du récipient, par un mélange, en par­ties égales en poids,de terre à foulon et de silice colloï­dale de surface spécifique égale à 300 m²/g environ et le mélange de fréon 11-12 par de l'azote sous la pression de 3 bars environ. En ouvrant la valve du récipient on a pro­jeté la poudre sur un tissu comportant une tache de beurre. Au bout d'une demi-heure, on a enlevé la poudre par brossa­ge. On a constaté que l'importance de la tache avait forte­ment diminué, mais que la tache était encore apparente. On a alors renouvelé la projection de poudre. Au bout d'une nouvelle demi-heure d'attente, on a brossé pour enlever la poudre. La tache avait disparu sans auréole.

    [0012] On a appliqué des traitements du même genre à une veste en cuir imitation daim comportant une tache de cam­bouis et à une chemise dont le col était encrassé par de la salissure grasse. Dans le premier cas on a renouvelé le traitement deux fois et dans le deuxième une fois, pour élimi­ner la tache, respectivement la salissure.

    [0013] Diverses variantes peuvent être imaginées.

    [0014] Ainsi, on pourrait ajouter au mélange gazeux du butane en proportion ne dépassant pas 20% en volume .

    [0015] Au lieu d'une bombe à aérosol, on pourrait, par exemple dans le cas de détachage industriel, avoir recours à un pistolet de projection.


    Revendications

    1. Procédé de détachage au moyen d'une poudre absorbante ou adsorbante déposée à sec sur la tache, sans addition de liquide, caractérisé en ce que le dépôt de la poudre se fait en la projetant avec force sous l'effort de propulsion d'un gaz inerte sous pres­sion.
     
    2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le gaz est de l'azote ou du trichlorofluoromé­thane (fréon 11) ou du dichlorodifluorométhane (fréon 12) ou du butane ou un mélange de ces gaz.
     
    3. Procédé selon la revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que la poudre est choisie dans les matériaux suivants : silicate de magnésie, terre de Sommières, silice colloïdale, terre à foulon, poudre de lycopode.
     
    4. Procédé selon l'une des revendications précé­dentes, caractérisé en ce que la poudre a une surface spécifique de 200 à 300 m² par gramme.
     
    5. Procédé selon l'une des revendications précé­dentes, caractérisé en ce que la poudre a une grosseur de grains inférieure à 20 microns.
     
    6. Un récipient à tube de pulvérisation et valve, genre bombe pour aérosol, utilisable pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications précé­dentes, caractérisé en ce qu'il contient une charge de poudre absorbante ou adsorbante à fine granulométrie et surface spécifique élevée, qui garnit une partie du vo­lume du récipient et une charge propulsive de gaz inerte sous pression.
     





    Rapport de recherche