[0001] La présente invention concerne un perfectionnement aux pompes hydrauliques qui sont
munies de clapets de refoulement, de type clapet anti-retour.
[0002] Lorsque'une pompe de ce type alimente un équipement hydraulique qui fonctionne de
façon intermittente, on dispose soit un système mécanique pour débrayer l'entraînement
de la pompe soit un système hydraulique qui renvoie au réservoir le liquide fourni
par la pompe lorsque l'équipement ne fonctionne pas (Distributeur hydraulique ou clapet
de surpression).
[0003] La solution consistant à renvoyer au réservoir le liquide pompé de façon continue
peut, dans certains cas, présenter l'inconvénient que le liquide s'échauffe ce qui
rend nécessaire de disposer des moyens de refroidissement additionnels si l'on veut
éviter que le liquide n'atteigne une température trop élevée. De plus la circulation
du fluide impose une consommation d'énergie ; cette dernière est alors dépensée en
pure perte.
[0004] La solution consistant à débrayer l'entraînement de la pompe est meilleure vis à
vis des problèmes de dépense d'énergie et d'échauffement du liquide hydraulique, mais
elle nécessite la mise en place de mécanismes onéreux.
[0005] Une autre solution , connue par le brevet allemand DE 3142230, consiste à réaliser
les clapets anti-retour au moyen d'une pièce flexible en étoile dont chaque branche
comporte des moyens d'obturation des orifices de sortie, ladite pièce en étoile étant
portée par un piston de sorte qu'elle puisse être déplacée, ce qui dégage simultanément
tous les orifices de sortie et a donc pour effet que la pompe n'a plus aucun débit.
[0006] Cette disposition un peu simpliste n'est pas adaptée aux pompes à haute pression,
c'est-à-dire aux pompes fournissant des pressions supérieures à 200 bars et pouvant
aller jusqu'à 1.000 bars.
[0007] De plus cette disposition ne permet pas une commande sélective de certains clapets,
ce qui permettrait, dans le cas d'une pompe multi-débits, d'annuler un débit en maintenant
les autres.
[0008] Selon la présente invention, les clapets de refoulement dont on veut commander la
mise hors service ou la mise en service sont constitués par un organe de fermeture
monté à coulissement dans un support en étant contretenu par un ressort, ledit support
étant lui-même monté à coulissement dans un logement ménagé dans le corps de pompe,
ledit support coulissant étant relié par tout moyen approprié au pistion d'un vérin
de commande ; de telle sorte que, en actionnant ledit vérin de commande, on fasse
coulisser le ou les supports qui lui est ou sont rattachés ce qui met hors service
le ou les clapets anti-retour correspondants.
[0009] Selon un premier mode de réalisation, il est prévu de rendre simultanément inopérants
tous les clapets de refoulement de sorte que la pompe fournit un débit nul
[0010] Selon un deuxième mode de réalisation concernant une pompe multi-débit, il est prévu
de ne rendre inopérants que les clapets de refoulement de certains, débits de sorte
que certains débits sont annulés les autres étant maintenus.
[0011] Selon un troisième mode de réalisation, il est prévu des moyens permettant de rendre
séquentielle la mise hors service des clapets, de sorte que l'on obtient une annulation
ou un rétablissement progressif du ou des débits de la pompe.
[0012] A titre d'exemple et pour faciliter la compréhension de l'invention, on a représenté
aux dessins annexés :
Figure 1, une vue partielle en coupe d'un exemple de réalisation de l'invention ;
Figure 2, une vue partielle de la figure 1 illustrant le changement de position d'un
clapet ;
Figure 3, une vue en coupe selon AA de la figure 1 ;
Figure 4, une vue partielle en coupe d'une première variante de réalisation ;
Figure 5, une vue d'une variante de la figure 4;
Figure 6, une vue en coupe selon AA de la figure 5;
Figures 7 à 9, trois vues en coupe illustrant une deuxième variante de réalisation
de la pompe selon l'invention ;
Figure 10, une vue schématique représentant un circuit d'alimentation du vérin de
soulèvement de benne basculante de camion alimenté par une pompe selon les figures
7 à 9.
[0013] En se reportant aux figures 1 à 3, on voit que la pompe hydraulique comporte, d'une
façon connue en soi une pluralité de pistons 1, creux, qui coulissent dans des cylindres
2 sous l'action d'un plateau biais 3 entraîné en rotation par un arbre 4. Le liquide
hydraulique arrive dans la chambre d'admission 5 de la pompe par un orifice 6. Lors
de la phase d'aspiration, le liquide hydraulique passe par un passage 7 gravé dans
le plateau biais 3 et pénètre dans la tête 8 du piston 1 qu'il traverse de façon à
remplir le piston 1 qui est creux. Lors de la phase de refoulement, la communication
entre la tête 8 du piston et le passage 7 est interrompue et le liquide est refoulé
par la canalisation 9 qui débouche par un orifice 11 dans une chambre 10 dans laquelle
débouche également une canalisation 12 qui communique avec un orifice de sortie 13.
Dans la chambre 10, entre les canalisations 10 et 12 est placé un clapet anti-retour
désigné par la référence générale 14 : le liquide refoulé par le movement du piston
1 soulève ledit clapet et arrive à l'orifice de sortie 13 par la canalisation 12.
Comme cela est représenté à la figure 3 toutes les chambres 10 de la pompe sont reliées
les unes aux autres par les canalisations 12.
[0014] Cette disposition est usuelle et largement connue.
[0015] Lorsque la pompe alimente un appareil hydraulique à fonctionnement intermittent,
on dispose soit des moyens mécaniques pour débrayer l'entraînement de l'arbre 4, soit
des moyens hydrauliques, comme par exemple un distributeur hydraulique assurant le
retour du liquide pompé par les pistons 1 vers le réservoir (non représenté).
[0016] Selon la présente invention, le clapet de refoulement 14 est constitué par un corps
creux 15 qui est coaxial à la chambre 10 de facon à pouvoir coulisser dans la chambre
10 le long de cet axe. A l'intérieur du corps creux 15 est placé, de façon coulissante,
le clapet proprement dit 16 qui est contretenu par un ressort 17, prenant appui contre
un bouchon 18, fixé au corps creux coulissant 15.
[0017] Chaque corps creux coulissant 15 fait saillie, par son extrémité 15a, opposée au
clapet 16, dans une chambre 19 dans laquelles se déplace un piston 20. Ce piston 20
est soumis d'un côté à un ressort de rappel 21 et de l'autre à une pression hydraulique,
amenée par une canalisation 22, en provenance d'un émetteur hydraulique 23, actionné
par une commande 24.
[0018] Lorsque la commande 24 est actionnée selon la flèche F, comme représenté à la figure
2, l'émetteur hydraulique 23 agit par la canalisation 22 pour repousser le piston
20 à l'encontre du ressort 21. Le piston 20 fait coulisser tous les corps creux coulissants
15, dans leurs chambres 10, ce qui a pour effet que les clapets 16 viennent obturer
les orifices 11 des canalisations 9. Dans cette position, tous les clapets 16 deviennent
actifs, c'est-à-dire qu'ils remplissent normalement leur fonction de clapets anti-retour
de refoulement lorsque l'arbre 4 est entraîné. Le liquide refoulé par chacun des pistons
1, soulève le clapet 16 correspondant à l'encontre de son ressort 17 et le liquide
hydraulique emprunte la canalisation collectrice 12 pour sortir par l'orifice de sortie
13.
[0019] Lorsque la commande 24 est mise dans la position représentée à la figure 1, le ressort
21 repousse le piston 20 ; le liquide hydraulique se trouvant à l'arrière du piston
20 est refoulé par la canalisation 22 et arrive au réservoir 25 à travers le clapet
anti-retour 26. Dans cette position, le réservoir 25 communique avec la chambre de
l'émetteur hydraulique 23 par l'orifice 27. Le retrait du piston 20 a pour résultat
que les clapets 16 ne sont plus maintenus appliqués contre leur siège, au fond de
la chambre 10 de sorte que l'ensemble clapet 16 - corps creux 15 est repoussé par
le liquide refoulé par chaque piston 1 et les canalisations 9 communiquent toutes
entre elles par les canalisations collectrice 12. Il s'ensuit que le liquide refoulé
par les pistons 1 qui sont en phase de refoulement pénètre librement dans les alésages
2 des autres pistons 1 qui sont en phase d'aspiration et qu'ainsi la pompe délivre
un débit nul. Il n'y a donc aucune perte d'énergie et aucun échauffement du liquide
bien que la pompe soit toujours entraînée par l'arbre 4.
[0020] Ainsi par exemple, si la pompe est destinée à alimenter le vérin de soulèvement d'une
benne basculante pour camion, il n'est plus nécessaire, comme cela se fait actuellement
de disposer une commande d'embrayage mécanique pour l'arbre 4 de la pompe. La pompe
est continuellement entraînée par la boîte de vitesse du camion, la commande 24 étant
dans la position représentée à la figure 1. Lorsque le conducteur du camion désire
actionner le benne, il lui suffit d'agir sur la commande 24 selon la flèche F pour
l'amener dans la position représentée à la figure 2 ; les clapets 16 sont alors tous
ramenés en position active par le piston 20 et la pompe fournit le débit et la pression
hydraulique nécessaires à la manoeuvre de la benne.
[0021] Bien évidemment, l'invention n'est pas limitée à ce cas particulier d'utilisation
qui n'est mentionné qu'a titre d'exemple pour illustrer l'avantage de la disposition,
objet de la présente invention, par rapport aux dispositifs antérieurs connus.
[0022] Les figures 4 à 6 illustrent deux variantes de réalisation dans lesquelles les mêmes
éléments portent les mêmes références.
[0023] Dans ces variantes, le mouvement du piston 20 qui commande la mise en oeuvre des
clapets anti-retour est inversé par rapport à l'exemple précédent en ce sens que,
en absence de toute pression à l'arrière du piston 20 les clapets sont actifs et qu'ils
sont désactivés lorsque le piston 20 est soumis à une pression hydraulique.
[0024] Dans ce cas, le piston 20 est un piston à double effet. Il se déplace dans un alésage
30 qui est d'un côté relié à une canalisation 31 débouchant dans la chambre 30a et
de l'autre à une canalisation 32 débouchant dans la chambre 30b.
[0025] Le piston 20 comporte un organe de préhension 33 qui est engagé dans une gorge ménagée
à l'arrière de chaque bouchon 18. De plus, le piston 20 n'est plus soumis à l'influence
du ressort 21 mais à celle d'un ressort 34 qui est disposé en sens inverse. Il s'ensuit
que lorsque le piston 20 est déplacé de la gauche vers la droite par la pression arrivant
dans la chambre 30a, il comprime le ressort 34 et entraîne par l'organe 33 les bouchons
18 et donc les corps creux 15 et les clapets 16 sont dégagés des orifices 11 et donc
rendus inactifs. Au contraire, sous l'action du ressort 34, ou d'une pression arrivant
dans la chambre 30b, le piston est déplacé de la droite vers la gauche et les clapets
16 sont rendus actifs.
[0026] L'orifice de sortie 13 de la pompe débite le liquide sous pression dans une canalisation
35 qui aboutit à un point de jonction 36. De ce point de jonction 36 partent trois
canalisations : la canalisation 32 qui aboutit dans la chambre 30b, la canalisation
37 qui aboutit à un régulateur 38, la canalisation 39, qui est la canalisaiton de
service, aboutissant à un équipement hydraulique quelconque, non représenté. Sur la
canalisation 39 sont disposés un clapet anti-retour 41 et un accumulateur hydraulique
40. La canalisation 39 communique également avec le régulateur 38 par une canalisation
42 située entre l'accumulateur hydraulique 40 et le clapet anti-retour 41.
[0027] Le régulateur 38 est destiné à remplir la fonction d'un conjoncteur-disjoncteur.
A cet effet, il comporte un clapet de surpression et un tiroir de commande. La canalisation
37 débouche dans une chambre 43 qui communique avec le réservoir 44 par un orifice
45 obturé par un clapet 46 contretenu par un ressort 47, bandé par une butée réglable
48. De l'autre côté de la chambre 43 est disposé un tiroir 49 qui reçoit à son autre
extrémité la pression arrivant par la canalisation 42; le tiroir 49 coulisse dans
un alésage 50 relié d'une part à la canalisation 31 (et donc à la chambre 30a) et
d'autre part au réservoir 44 par la canalisation 51, lesdites canalisations 31 et
51 étant séparées ou mises en communication par une cloison 52 portée par le tiroir
49.
[0028] Le fonctionnement du dispositif ainsi décrit est expliqué ci-après.
[0029] Lorsque l'arbre 4 est entraîne, le plateau biais 3 imprime aux pistons 1 und mouvement
de va et vient ; le liquide arrivant par l'orifice 6 du réservoir 44 pénètre dans
les pistons 1 par le passage 7 et les têtes 8 des pistons et est refoulé par les pistons
dans les canalisations 9.
[0030] Le piston 20 est repoussé par le ressort 34 de sorte que tous les clapets 16 sont
en position active sur leurs orifices 11 respectifs. Le liquide sous pression sort
de la pompe par l'orifice 13 et par la canalisation 35 arrive au point de jonction
36. Le liquide sous pression arrive par la canalisation 32 à l'arrière du piston 20
dans la chambre 32b et ajoute son action à celle du ressort 34. Le liquide sous pression
emprunte la canalisation 39 et, à travers le clapet 41 charge l'accumulateur 40. Le
liquide sous pression arrive aussi à la chambre 43 du conjoncteurdisjoncteur 38 par
la canalisation 37 en traversant un passage calibré 53.
[0031] Le tiroir 49 recevant la haute-pression sur ses deux faces par les canalisations
37 et 42 est en position d'équilibre.
[0032] Lorsque la pression atteint une valeur maximum prédéterminée, qui correspond à la
valeur maximum de chargement de l'accumulateur 40, le clapet 46 s'ouvre et met la
chambre 43 en communication avec le réservoir 44. Le liquide qui s'écoule hors de
la chambre 43 est remplacé par du liquide en provenance de la canalisation 37 ; ce
débit, en passant à travers le passage calibré 53, subit une perte de charge ; de
sorte que la presison appliquée par la canalisation 42 sur une des faces (à droite
sur la figure) du tiroir 49 est supérieure à celle appliquée par la canalisation 37
sur l'autre face, ce qui provoque un déplacement du tiroir 49, qui par sa tige 49a
maintient ouvert le clapet 46 et qui par sa cloison 52 interrompt la communication
entre les canalisations 31 et 51. Le tiroir 49 comporte un perçage 54 qui permet à
la pression arrivant par la canalisation 42 d'arriver jusqu'à la cloison 52 et donc,
lorsque le tiroir 49 s'est déplacé, de communiquer avec la canalisation 31 et par
conséquent avec la chambre 30a.
[0033] La chambre 30a étant sous pression, tandis que la chambre 30b est reliée au réservoir
par la canalisation 32, la chambre 43 et le clapet 46, qui est maintenu ouvert par
la tige 49a, il en résulte que le piston 20 se déplace de la gauche vers la droite
sur la figure 4 en entraînant les corps creux 15 et les clapets 16 qui deviennent
inactifs. A partir de ce moment là, la pompe ne fournit plus aucun débit. La pression
tombe dans les canalisations 32, 35, 37.
[0034] La pression hydraulique qui règne dans l'accumulateur 40 ferme le clapet 41 et par
la canalisation 42, l'orifice 54 et la canalisation 31 maintient le piston 20 dans
la position pour laquelle il rend inactif les clapets 16. A part les fuites internes,
il n'y a plus aucune circulation de fluide en amont du clapet anti-retour 41.
[0035] L'accumulateur hydraulique 40 fournit à l'équipement hydraulique, non représenté,
situé en aval le liquide hydraulique sous pression nécessaire à son fonctionnement.
Comme ce liquide hydraulique sous pression n'est pas renouvelé par la pompe qui ne
produit plus aucun débit, la pression tombe progressivement de sorte que le clapet
46 revient à sa position d'origine, ce qui met la chambre 30a en liaison avec le réservoir
44 par les canalisations 31 et 51 ; le piston 20 revient en position d'origine et
la pompe se remet à débiter.
[0036] On obtient ainsi une commande automatique au moyen de laquelle la pompe ne fournit
un débit sous pression que lorsque cela est nécessaire.
[0037] A titre d'exemple une telle disposition peut être avantageusement utilisée pour la
commande d'une direction assistée de véhicule automobile. La direction assistée n'est
pratiquement nécessaire que pour effectuer les manoeuvres pour garer un véhicule,
c'est-à-dire lorsque le moteur est au ralenti et sa vitesse pratiquement nulle. Il
en résulte qu'il est nécessaire de calculer les composants du circuit hydraulic pour
qu'ils puissent fournir une puissance importante lorsque le moteur est au ralenti,
par exemple à 800 t/mn. Lorsque le véhicule circule sur route à grande vitesse, les
efforts sur la direction sont minimes alors que le moteur tourne beaucoup plus vite,
soit par exemple à 4.000 t/mn ce qui signifie que la pompe hydraulique fournit une
puissance cinq fois plus grande. Il y a donc un gaspillage d'énergie considérable
et un risque réel d'échauffement du liquide hydraulique qui oblige à prévoir des dispositifs
de refroidissement. Avec le dispositif ainsi décrit, le système de direction fonctionne
avec l'accumulateur sur route, ledit accumulateur étant régulièrement rechargé, la
pompe ne fournissant aucun débit la plupart du temps.
[0038] Bien évidemment, l'invention n'est pas limitée à ce cas particulier d'utilisation
qui n'est donné que pour illustrer l'avantage procuré par l'invention.
[0039] Les figures 5 et 6 représentent une variante de réalisation du dispositif de la figure
4 dans lequel les mêmes éléments portent les mêmes références. Dans cet exemple, la
pompe hydraulique est une pompe à deux débits, c'est-à-dire qu'elle comporte six pistons
1 qui refoulent le liquide dans six chambres 10, les chambres 10a, 10b, 10c étant
reliées entre elles par des canalisations collectrices 12a et 12b débouchent dans
un orifice de sortie 13a ; tandis que les chambres 10d, 10c, 10f sont reliées entre
elles par des canalisations collectrices 12c et 12d qui débouchent dans un orifice
de sortie 13b. On obtient ainsi deux débits de sortie différents, indépendants l'un
de l'autre l'un en 13a et l'autre en 13b.
[0040] Comme on peut le voir sur la figure 5, les corps 55 des clapets 56 des chambres 10d,
10c et 10f sont vissés et sont donc fixes ; tandis que les corps 15 des clapets 16
des chambres 10a, 10b et 10c sont mobiles et mûs par le piston 20.
[0041] Il en résulte que la pompe décrite aux figures 5 et 6 fournit deux débits dont l'un,
par l'orifice de sortie 13b, est constant tandis que l'autre, par l'orifice de sortie
13a est intermittent.
[0042] Selon une autre variante de réalisation qui n'est pas représentée, parce qu'elle
est très facile à comprendre, on peut disposer les différentes chambres 10 dans lesquelles
coulissent les corps creux 15 portant les clapets anti-retour 16, de telle sorte que
leurs profondeurs respectives soient différentes ; ainsi lorsque le piston 20 se déplace,
les clapets 16 ne viennent pas tous simultanément obturer leurs orifices 11 respectifs
mais viennent les obturer l'un après l'autre de façon séquentielle : on obtient ainsi
une mise en service ou une mise hors service progressive de la pompe, ce qui peut
être particulièrement avantageux.
[0043] Il a été précédemment expliqué que le dispositif représenté aux figures 1 à 3 pouvait
avantageusement être employé pour alimenter le vérin de soulèvement d'une benne basculante
pour camion : les figures 7 à 10 représentent un mode préférentiel de mise en oeuvre
de l'invention pour cette utilisation particulière.
[0044] Dans ces figures, les éléments identiques à ceux des figures précédentes portent
les mêmes références.
[0045] La chambre 30b du vérin 20 est reliée par une canalisation 56 à un distributeur de
commande 57. Dans l'exemple représente, le distributeur 57 est relié à la source d'air
comprimé du camion, mais il pourrait être relié à une source hydraulique.
[0046] La canalisation collectrice 12, comporte juste en amont de la sortie 13 (qui alimente
le vérin de soulèvement de la benne) une dérivation 12 bis qui aboutit dans une chambre
60 qui est reliée par un perçage 12ter à la chambre d'admission 5. Cette canalisation
12bis est obturée par un clapet piloté 61 qui est solidaire d'un piston creux 62 coulissant
dans un alésage 63 et contretenu par un ressort 64. Le clapet 61 est percé en son
centre d'un orifice calibré de très petit diamètre 61a.
[0047] L'alésage 63 est relié par une canalisation 65 a une soupape de commande 66 et par
une canalisation 67 à la chambre 30a du vérin 20. La soupape de commande 66 est reliée
à la chambre 60, en avant du piston 62, par une canalisation 68. La soupape de commande
66, comporte une bille 69, actionnée par un poussoir 70, mû par une poignée 71, avec
interposition d'un ressort 72 entre le poussoir 70 et la bille 69.
[0048] Sur la figure 7, on voit que lorsque le vérin 20 est repoussé par le ressort 21,
le débit est nul. Le clapet piloté 61 est en position fermée.
[0049] Sur la figure 8, on voit que la commande 57 a été mise en oeuvre. La chambre 30b
est alors alimentée (par de l'air comprimé par exemple) et le vérin 20 est repoussé:
les clapets de refoulement 15 sont alors tous en position active. La pression naissant
au refoulement de la pompe soulève le clapet 61 et la pression débitée retourne par
la canalisation 12ter dans la chambre d'admission 5.
[0050] En se reportant à la figure 9, on voit que lorsque la commande 66 est actionnée,
la bille 69 ferme la communication entre les canalisations 65 et 68. Le liquide hydraulique
qui passe à travers le perçage 61a, aboutit dans l'alésage 63, la chambre 30a et la
canalisation 65. Cette dernière étant obturée par la bille 69, la pression monte dans
l'alésage 63 et cette pression repousse, avec le ressort 64, le clapet 61 qui obture
la canalisation 12a, la haute pression est alors envoyée par la canalisation 13 au
récepteur hydraulique (vérin 73, figure 10).
[0051] En fonction de l'effort qu'il exerce sur la manette 71, l'utilisateur va pouvoir,
à volonté, moduler la pression qui arrive au vérin 73. Si la manette est à peine poussée
et le ressort 72 à peine comprimé, la pression arrivant en 65 va soulever la bille
69, arriver par 68 dans la chambre 60 et repousser le piston 62 en ouvrant le clapet
61, ce qui fait chuter la pression jusqu'à ce que la bille 69 referme la canalisation
65. La pression maximum est obtenue quand l'épaulement 70a du poussoir 70 est en appui
contre le corps de la soupape 66.
[0052] En se reportant à la figure 10 où sont représentés le vérin 73 et la benne 74, on
voit que l'on peut disposer un dispositif de sécurité de fin de course.
[0053] La benne 74 comporte un doigt 75 qui, en fin de course agit sur un micro-rupteur
76 qui commande une valve 77 par un solénoïde 78. Cette valve 77 rétablit la communication
entre les canalisations 65 et 68 par les dérivations 65a et 68a en contournant la
commande 66. On se retrouve alors dans le même cas que lorsque la bille 69 est en
position de pleine ouverture.
1. Pompe hydraulique à piston axiaux (1) dans laquelle chaque piston (1) refoule le
liquide hydraulique à travers un clapet anti-retour, lesdits clapets antiretour étant
relié à un vérin de commande (20) au moyen duquel les clapets anti-retour peuvent
être rendus inopérants, caractérisée par le fait que les clapets anti-retour sont
placés dans une chambre (10) et sont constitués par un support coulissant (15) à l'intérieur
duquel est disposé un ressort (17) agissant sur un organe (16), faisant clapet, qui
coulisse à l'intérieur du support coulissant (15) ce dernier pouvant être, à volonté,
attelé par tout moyen approprié au vérin de commande (20).
2. Pompe hydraulique selon la revendication 1, dans laquelle tous les clapets de refoulement
(16) peuvent être rendus simultanément opérants ou inopérants de sorte lorsqu'ils
sont opérants la pompe débite normalement et qu'elle ait un débit nul lorsqu'ils sont
inopérants.
3. Pompe hydraulique multi-débits selon la revendication 1, dans laquelle un certain
nombre seulement de clapets peuvent être rendus opérants ou inopérants de sorte que
l'un de ses débits puisse être annulé.
4. Pompe hydraulique selon la revendication 1, dans laquelle tous les clapets peuvent
être rendus opérants ou inopérants, mais de façon séquentielle de façon que le débit
de la pompe soit supprimé ou rétabli de façon progressive.
5. Pompe hydraulique selon la revendication 2, dans laquelle toutes les chambres (10)
sont reliées les unes aux autres par une canalisation collectrice et tous les supports
coulissants (15) des clapets (16) sont actionnés simultanément par le vérin de commande
(20) de telle sorte que tous les clapets (16) sont simultanméent rendus inopérants
ou opérants, la pompe ayant un débit nul lorsque tous les clapets (16) sont inopérants.
6. Pompe selon la revendication 5, dans laquelle la longueur de la course des supports
coulissants (15) entre la position opérante et la position inopérante varie de façon
séquentielle d'une chambre de refoulement (10) à l'autre, de telle sorte que la mise
en service ou hors service des clapets (16) se fasse de façon séquentielle et progressive.
7. Pompe selon la revendication 1, dans laquelle certains supports (55) de clapets
(56) sont fixes et d'autres mobiles, les chambres (10d, 10e, 10f) munies de supportes
fixes (56) étant reliées entre elles et à une sortie unique (13b) et les chambres
(10a, 10b, 10 c) munies de supports mobiles étant reliées entre elles et à une autre
sortie (13a) ; de telle sorte que la pompe fournisse deux débits dont l'un est constant
et l'autre intermittent.
8. Pompe hydraulique selon la revendication 2, dans laquelle le vérin de commande
(20) est un vérin à double effet dont une chambre (30a) est reliée à un conjoncteur-disjoncteur
(38) et dont l'autre chambre (30b) est reliée à la canalisation de sortie (35) en
un point de liaison (36) situé en amont d'un clapet antiretour (41), ledit joint
de liaison (36) étant relié audit conjoncteur-disjoncteur (38) par une canalisation
(37) ; le circuit récepteur destiné à utiliser la pression hydraulique comportant
en aval du point de liaison (36) un accumulateur (40) et une liaison (42) au conjoncteur-disjoncteur
; de telle sorte que lorsque la pression emmagasinée dans l'accumulateur (40) atteint
une valeur maximale prédéterminée, le vérin (20) rend tous les clapets (15) inopérants
et que lorsqu'elle rombe au-dessous d'une valeur minimale prédéterminée le vérin (20)
rend tous les clapets (15) actifs.
9. Pompe hydraulique selon la revendication 1, dans laquelle chaque clapet de refoulement
(15) débite dans une canalisation de refoulement (13) individuelle et dans laquelle
au moins deux clapets de refoulement (66a, 66d) sont conjugués par une commande (60)
de façon que lorsque l'un est ouvert, l'autre soit fermé, les deux canalisations de
refoulement correspondantes (13a, 13d) étant reliées chacune à une chambre (68, 69)
d'un vérin à double effet (70) de sorte que la commande de conjugaison (60) des deux
clapets de refoulement (66a, 66d) remplisse la fonction d'un distributeur hydraulique.
10. Pompe hydraulique selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'elle comporte
en plus une soupape de régulation de pression (61) placée sur une dérivation (12bis)
de la conduite (12) collectrice des débits de refoulement, cette dérivation (12bis)
communiquant par une conduite (12ter) avec la chambre d'admission (5) de la pompe.
11. Pompe hydraulique selon la revendication 10, dans laquelle la soupape de régulation
de pression (61) est un clapet piloté relié à un piston (62) placé sur une canalisation
(65-68) au milieu de laquelle est interposée une soupape de commande (66) comportant
une bille actionnée un poussoir (70) et un ressort (72), la force avec laquelle ledit
ressort (72) applique la bille (69) sur son siège, déterminant le pression maximum
admise dans la canalisation de sortie (13).
12. Pompe selon la revendication 11, dans laquelle le poussoir (70) commandant le
tarage du ressort (72) est actionné par une mannette (71).
13. Circuit hydraulique de commande d'un vérin (73) de soulèvement d'une benne (74),
caractérisé par le fait que ledit vérin est alimenté par une pompe selon la revendication
12.
14. Circuit hydraulique selon la revendication 13, caractérisé par le fait qu'il comporte
une sécurité de fin de course comportant une électrovanne (77) actionnée par un micro-récepteur
(76) lorsque la benne (74) est en fin de course, ladite électrovanne courtcircuitant
la soupape de commande (66) et provoquant ainsi l'ouverture du clapet régulateur de
pression (61).