[0001] La présente invention est relative à un procédé pour confectionner une structure
en béton présentant une surface inférieure à peu près horizontale et au moins en partie
écartée du sol, telle qu'un tablier de pont.
[0002] La technique traditionnelle, pour la confection de ponts de relativement faible importance,
par exemple pour des passages routiers, comporte les étapes suivantes:
- on édifie d'abord une structure d'étaiement, constituée de "tours" en charpente métallique
ou non, reposant sur le sol et s'élevant jusqu'à une hauteur faiblement inférieure
au niveau du tablier qu'on veut établir. Sur cette charpente, on prévoit des systèmes
à vis, à déplacement vertical, pour le nivellement et le décoffrage. On pose sur ces
systèmes à vis une série de poutrelles horizontales, et on pose des bastaings horizontaux
transversalement à ces poutrelles. Sur les bastaings, on pose des plaques de coffrage,
généralement en contreplaqué;
- on coule ensuite le béton sur le coffrage, on le laisse faire prise, puis on procède
au démontage.
[0003] Pour procéder au démontage, on commence par faire le décoffrage à l'aide des systèmes
à vis, par l'intermédiaire des bastaings et poutrelles. On extrait, ensuite, les éléments
de coffrage, qui ne sont plus bloqués, ainsi que les bastaings et les poutrelles.
Dans une dernière phase, on démonte la charpente d'étaiement.
[0004] On conçoit que toutes les opérations de montage et démontage de cet ensemble sont
longues, et demandent un travail important.
[0005] On a déjà proposé, pour réduire ces inconvénients, d'utiliser des panneaux de coffrage
qui sont solidaires des bastaings, ce qui diminue d'autant le nombre d'opérations.
Selon un autre procédé, on a proposé de placer des roulettes sous les tours, et de
déplacer celles-ci, après avoir abaissé le coffrage, de façon à procéder au démontage
sans être au-dessous de la structure en béton. Cela permet d'utiliser une grue, et
permet d'accélérer considérablement le processus du démontage. Cependant, ce procédé
exige une préparation complémentaire du sol, puisqu'on doit déplacer l'ensemble de
la charpente, sur une distance à peu près égale à la largeur du pont.
[0006] Un autre procédé connu, pour réduire la durée des opérations, consiste à constituer
les tours avec des éléments en forme d'échelle, qui sont amenés horizontalement, redressés
sur le site et solidarisés entre eux au moyen d'un certain nombre de traverses horizontales.
Le démontage de cette charpente se fait assez rapidement: on enlève les traverses
horizontales et on fait pivoter les éléments en forme d'échelle autour d'un axe horizontal
pour les ramener au sol. Cette solution ne supprime pas les opérations consistant
à enlever l'un après l'autre les éléments de coffrage, les bastaings s'ils ne sont
pas solidaires des éléments de coffrage, et les poutrelles.
[0007] Dans une autre voie, pour réduire la durée des opérations, on connaît, depuis FR-A-1.387.353
d'utiliser des panneaux de coffrage formés d'une plaque plane, en acier, bordée, sur
sa face qui ne doit pas venir en contact avec le béton, par un cadre rigide. Pour
des montages et démontages rapides, des bras de serrage en U sont montés pour pivoter
sur une tige de liaison perpendiculaire au bord de façon à venir enserrer les cadres
des deux panneaux adjacents. Les tiges de liaison sont portées par les bords et par
des nervures intercalaires fixées sur la plaque, et qui ont manifestement un effet
de raidissement de celle-ci. Les opérations sont abrégées, mais il subsiste, dans
le cas d'un tablier de pont, la nécessité de travailler, de façon peu pratique, sous
le tablier qu'on vient de couler.
[0008] On a aussi proposé dans FR-A-2.254.701 d'accélérer le décoffrage à l'aide de supports
comportant un levier verrouillable et portant une surface d'appui destinée à coopérer
avec une poutrelle ou analogue faisant partie du coffrage. Cette surface d'appui est
de préférence constituée par un rouleau pour réduire l'effort de déplacement initial
du levier lors du décoffrage. On peut alors déplacer le coffrage latéralement en utilisant
le rouleau comme un galet-support.
[0009] Ce type de support permet effectivement de faire le démontage du coffrage à l'extérieur
du tablier de pont, mais il oblige à pourvoir le coffrage, au préalable, de poutres
ou éléments analogues, capables de coopérer à la façon de rails avec le rouleau.
[0010] La présente invention a pour but de fournir un appareillage et un procédé qui permettent
un montage et surtout un démontage du coffrage considérablement simplifiés et accélérés,
pour un coût peu élevé.
[0011] L'invention fournit en premier un panneau de coffrage pour la confection d'une structure
en béton présentant une surface inférieure à peu près horizontale, ce panneau comportant
:
- une plaque plane, ayant une face extérieure, destinée à venir en contact avec ledit
béton, et une face intérieure,
- un cadre rigide sur les bords de la face intérieure de la plaque,
- des moyens de liaison dudit cadre avec les cadres de panneaux adjacents,
- des nervures sur la face intérieure de ladite plaque plane, parallèles et s'étendent
entre deux côtés opposés du cadre,
caractérisé en ce que les nervures sont de hauteur supérieure à celle du cadre
et peuvent constituer, avec les nervures d'un panneau adjacent, une surface de roulement
ou de glissement lorsque le coffrage est assemblé.
[0012] L'invention fournit aussi un dispositif de décoffrage et roulement, spécialement
adapté à la mise en oeuvre d'un procédé utilisant des panneaux tels qu'on vient de
les décrire, et caractérisé en ce qu'il comprend:
- une chape formée d'une base et de deux flancs,
- un plateau-support mobile dans la chape perpendiculairement à la base,
- un moyen capable à volonté de maintenir le plateau-support dans une première position
écartée de la base et de le laisser se déplacer jusqu'à une deuxième position plus
rapprochée de la base,
- au moins un rouleau monté dans la chape, à axe parallèle à la base, et dont le sommet
est plus écarté de celle-ci que la face extérieure du plateau-support dans sa seconde
position,
et des moyens de liaison de la base de la chape avec une structure support, ces
moyens de liaison comportant des moyens pour déplacer la base à peu près perpendiculairement
à son plan et une rotule permettant de faire varier dans certaines limites l'orientation
de la base par rapport à la structure support.
[0013] Enfin l'invention fournit un procédé dans lequel on utilise les panneaux de coffrage
et dispositifs de décoffrage et de roulement qu'on vient de citer, le procédé comportant
les étapes suivantes :
- on met en place, sur une structure d'étaiement, des panneaux de coffrage dont la surface
supérieure est à peu près horizontale,
- on coule du béton sur ces éléments de coffrage,
- après la prise du béton, on procède au décoffrage par abaissement du coffrage,
- on déplace le coffrage latéralement sur une distance limitée en s'aidant des galets
ou des surfaces de glissement, sur lesquels repose le coffrage afin de dégager ledit
coffrage de la structure,
caractérisé en ce que :
a) on utilise des panneaux de coffrage tels que décrits ci-dessus,
b) pour déplacer latéralement le coffrage, les nervures latéralement, on fait coopérer
les nervures desdits panneaux de coffrage avec les rouleaux de dispositifs de décoffrage
et de roulement montés à la partie supérieure de la structure d'étaiement tels que
décrits ci-dessus, ou avec des surfaces de glissement,
c) on déplace latéralement le coffrage jusqu'à ce qu'au moins un panneau de coffrage
soit au-delà de la structure en béton qui a été coulée et a fait prise, au moins un
autre panneau de coffrage restant au-dessous de ladite structure,
d) on désolidarise ce ou ces panneaux de coffrage des autres éléments de coffrage
restés sous la structure et on les enlève,
e) on recommence les opérations c) et d) jusqu'à ce qu'un déplacement analogue à celui
de l'opération c) puisse amener tous les panneaux de coffrage restants au-delà de
la structure en béton,
f) on déplace les panneaux de coffrage restants jusqu'au-delà de la structure et on
les enlève,
g) on démonte ensuite la charpente d'étaiement.
[0014] L'invention va maintenant être exposée de façon plus détaillée à l'aide d'un exemple
pratique illustré à l'aide des figures, parmi lesquelles:
Figure 1 est une vue de dessous, en perspective, d'un panneau de décoffrage pour la
mise en oeuvre du procédé selon l'invention.
Figure 2 est une vue en perspective schématique d'un tablier de pont construit selon
le procédé de l'invention, au moment de l'enlèvement des panneaux de décoffrage.
Figure 3 est une coupe du dispositif à rouleaux pour supporter les panneaux de coffrage.
Figure 4 est une vue moitié en coupe et moitié en élévation d'une variante du dispositif
de la figure 3.
[0015] Le panneau de décoffrage représenté à la figure 1 comprend une plaque plane 1, à
structure du type "nid d'abeilles", à cellules orientées perpendiculairement à son
plan, avec une couche de revêtement extérieure étanche et une couche de revêtement
intérieure étanche, la matière de la couche de revêtement extérieure étant en outre
choisie pour avoir des propriétés de surface telles qu'il n'est pas nécessaire d'utiliser
de l'huile de coffrage entre le panneau et le béton.
[0016] Le panneau 1 est raidi, sur ses quatre côtés, par un cadre rigide 2, en métal, qui
porte sur chacun de ses côtés des renforts 3, comportant des trous filetés 4, dans
lesquels il est prévu d'insérer des vis pour solidariser deux éléments adjacents entre
eux.
[0017] Suivant une variante, les trous 4 sont supprimés et l'assemblage de deux éléments
entre eux est réalisé à l'aide de pinces qui prennent appui sur les cadres des deux
éléments.
[0018] Le panneau 1 porte encore, sur sa face inférieure, deux robustes nervures 5, parallèles,
et de hauteur supérieure à celle du cadre 2.
[0019] Pour les nervures, comme pour la plaque 1, on a choisi un matériau à structure de
type "nid-d'abeilles", les cellules étant orientées perpendiculairement au plan du
panneau 1, c'est-à-dire parallèles aux cellules de la plaque 1.
[0020] Dans une variante avantageuse on a choisi, pour la plaque 1 comme pour les nervures
5, une mousse de polyuréthanne rigide, à pores fermés, stabilisée, de masse volumique
environ 90 kg/m³.
[0021] La fabrication des panneaux, dans ce cas est la suivante:
On pose dans un moule des panneaux d'une résine de très faible adhérence sur le béton,
ici une résine du type "GELCOAT"
(R), on dépose sur ces panneaux du tissu de verre imprégné de résine polyester non polymérisée,
et sur ces panneaux, la plaque de mousse de polyuréthanne, avec ses nervures, on la
recouvre de tissu de verre imprégné de résine polyester puis des panneaux de résine
type "Gelcoat", et on chauffe le tout jusqu'à obtenir un ensemble polymérisé rigide.
[0022] Avantageusement, pour faciliter le travail au chantier, les panneaux de résine type
"Gelcoat" sont de couleur différente selon qu'ils recouvrent une face inférieure ou
une face supérieure du panneau.
[0023] Ce sont les nervures 5 qui supportent les panneaux et le béton coulé sur ces derniers.
Leur robustesse est calculée en conséquence. Il est à noter que le poids propre des
panneaux complets est faible, de l'ordre de 30 kg/m² ou moins, la charge principale
est donc constituée par le poids de béton: environ 250 kg/m² et par décimètre d'épaisseur.
[0024] Dans la pratique on utilise deux types de panneaux, les uns sont tels qu'on vient
de les décrire, et sur les autres, une série de perçages ont été créés à la mise en
forme le long des nervures 5, ces trous reliant la face supérieure du panneau à la
face inférieure de la nervure, dans le plan axial de celle-ci. Ces trous servent au
bridage d'éléments de coffrage destinés notamment à la confection des bordures du
tablier du pont.
[0025] Le mode opératoire du procédé de l'invention va maintenant être décrit en s'aidant
de la figure 2.
[0026] Après avoir préparé le sol de façon convenable, on édifie la structure d'étaiement
9, de préférence selon le procédé connu qui consiste à utiliser des éléments en forme
d'échelle 10, qu'on pose à plat sur le sol, puis qu'on redresse à la verticale et
qu'on relie entre eux par des éléments de liaison 11.
[0027] Il est également possible, conformément à la pratique courante, de constituer la
structure d'étaiement avec une série de poutres horizontales portées sur des montants
verticaux écartés, ou sur des consoles solidaires des culées du pont, pour laisser
le passage. Le mode de construction de la structure d'étaiement est en dehors de l'invention.
[0028] La structure d'étaiement porte des dispositifs de décoffrage et de roulement qu'on
va maintenant décrire en détail à l'aide de la figure 3, avant de poursuivre l'exposé
du procédé de l'invention. Ces dispositifs de décoffrage et de roulement sont en effet
un élément très important pour la mise en oeuvre du procédé.
[0029] Une chape 12 est formée d'une base 13 et de deux flancs 14, parallèles et identiques,
dont un seul est représenté. Sur la figure, la chape est montrée en position d'utilisation,
c'est-à-dire avec sa base horizontale et ses flancs verticaux. Deux roulements porteurs
15 parallèles sont montés dans la chape, leurs arbres 16 étant dans un même plan horizontal,
c'est-à-dire parallèle à la base 13. Les flancs présentent, en outre, chacun deux
lumières verticales 17, qui servent au guidage d'un plateau-support 18, grâce à des
tétons 19 qui pénètrent dans les fentes 17. Ce plateau-support, parallèle à la base,
peut ainsi se déplacer verticalement entre une position supérieure représentée en
traits pleins, et une position inférieure représentée en tirets. Dans la position
inférieure, la face supérieure du plateau-support 18 est légèrement au-dessous du
plan défini par les sommets des rouleaux 15, alors qu'elle est largement au-dessus
du même plan quand elle est dans la position supérieure.
[0030] Pour le déplacement du plateau-support, on a prévu une came 20, constituée par une
surface cylindrique à génératrice perpendiculaire au plan des flancs 14, et dont la
courbe directrice est une spirale. La came 20 est montée dans la chape par l'intermédiaire
d'un arbre 21, de diamètre plus important que les arbres 15 des rouleaux 16, on verra
plus loin pourquoi. L'arbre 21 est solidaire d'un levier de commande 22, extérieur
à la chape 12. La came 20 engage la face inférieure du plateau-support 18, et la rotation
du levier 22 fait passer le plateau-support de la position supérieure à la position
inférieure, et vice versa.
[0031] L'écartement entre les deux plaques 14 est supérieur à la largeur des nervures 5,
si bien que celles-ci peuvent pénétrer dans la chape pour reposer sur les rouleaux
15. La hauteur des plaques 14 au-dessus du plan des sommets des rouleaux 15 est inférieure
à la hauteur des nervures 5, diminuée de la hauteur des renforts 3.
[0032] La partie inférieure de la base 13 de la chape 12 présente un évidement en forme
de portion de sphère, dans lequel pénètre une rotule 23, montée sur une tige 24, filetée,
qui traverse un "écrou de vérin" 25, pourvu de poignées 26, et qui repose sur l'extrémité
d'un tube 27 dans lequel pénètre la tige 24. Dans le cas où la structure d'étaiement
comprend une charpente à tubes verticaux, c'est l'un d'eux qui constitue le tube 27.
Si cette structure est formée de poutres horizontales, le tube 27 est un tube spécial
porté par ces poutres.
[0033] La rotule 23 étant immobilisée en rotation soit à la main, soit par frottement dans
l'évidement de la base 13, l'actionnement des poignées 26 permet d'élever la chape
à la hauteur désirée, cependant que la présence de la rotule permet l'adaptation à
des pentes ou dévers.
[0034] La figure 4 montre une variante, un peu simplifiée du dispositif de la figure 3.
Les pièces équivalentes portent les mêmes repères sur les deux figures. La came 20
au lieu d'avoir une section en forme de spirale, a une section en forme d'ellipse:
Elle est constituée de deux plaques identiques, de part et d'autre du plan de la moitié
droite de la figure, ces deux plaques en forme d'ellipse étant montées, de façon excentrée
sur le même arbre 21. A leur extrémité la plus écartée de cet arbre, les plaques 20
portent un galet 30 qui va légèrement au-delà de leur extrémité, et qui dans la position
supérieure supporte le plateau-support 18. Ainsi, lorsqu'on agit sur la poignée 22
pour déplacer la came à partir de sa position supérieure, celle-ci se glisse directement
contre le plateau-support 18, et son déplacement est facilité au début par la présence
du galet 30, intercalé entre elle et le plateau-support.
[0035] Pour empêcher un déplacement intempestif de la came, il est prévu une butée fixe
31 et une butée verrouillable 32 qui immobilisent la poignée 22 dans la situation
correspondant à la position supérieure de la came 20.
[0036] Une autre différence avec la figure 3 consiste en ce que les deux roulements porteurs
15 ont été remplacés par un roulement unique 33 monté fou sur l'arbre 21, entre les
deux pièces en ellipse qui forment la came 20. Quand le plateau porteur est dans la
position inférieure, représentée en tirets, le roulement 33 passe à travers une fente
34 du plateau porteur 18 pour supporter le panneau de coffrage.
[0037] On va maintenant reprendre l'exposé du procédé.
[0038] Après avoir édifié la structure d'étaiement 9, on met en place, si cela est nécessaire,
les tubes 27, on dispose les tiges 24 avec leur écrou 25, et les chapes 12, en quantité
suffisante pour supporter le coffrage. Dans le sens parallèle au bord du pont, l'écartement
des chapes est égal à la distance entre les nervures 5 successives, portées soit par
un même panneau 1, soit par deux panneaux adjacents assemblés. Dans le sens perpendiculaire
au bord du pont, l'espacement des chapes est tel que chaque nervure soit supportée
par au moins une chape, de préférence au moins deux.
[0039] Par action sur les leviers 22, on place les plateaux-supports 18 en position supérieure.
On agit sur les écrous de vérin 25 pour amener les plateaux-supports à une hauteur
convenable pour un nivellement correct des panneaux de coffrage qu'ils devront porter.
[0040] On met alors en place les panneaux 1 en les faisant reposer par leurs nervures 5
sur les plateaux-supports 18. Cette mise en place se fait, normalement, avec la grue
28 du chantier.
[0041] On solidarise ensuite les panneaux 1 entre eux à l'aide de vis insérées dans les
trous 4. Cela a pour effet de constituer une surface de coffrage continue et étanche,
sensiblement horizontale, c'est-à-dire avec éventuellement une faible inclinaison,
conforme aux prescriptions du maître de l'ouvrage, assez faible pour permettre la
coulée du béton. Cette solidarisation des panneaux a également pour résultat de permettre
les déplacements ultérieurs du coffrage en un seul bloc, comme on le verra plus loin.
[0042] On procède alors à la coulée du béton. On observera que le poids du béton, auquel
s'ajoute le poids, bien plus faible, du coffrage, est transmis à la structure d'étaiement
par l'intermédiaire du plateau-support 18, de la came 20 et de son arbre 21, ainsi
que de la chape 12 et de la tige 24. Ces pièces sont calculées en conséquence, en
particulier l'arbre 21.
[0043] Après la prise du béton, pour procéder au décoffrage, il suffit d'actionner les leviers
22 pour abaisser la came 20 et les plateaux-supports 18, jusqu'à ce que les plateaux
5 reposent sur les rouleaux 15 par l'intermédiaire des nervures 5. On observera que
ces rouleaux n'ont à supporter qu'une charge très faible, de l'ordre du centième de
ce que doit supporter la chape lorsque le poids du béton se fait sentir.
[0044] On déplace alors le coffrage, dans son ensemble, vers le bord du pont, à l'aide de
treuils ou de vérins prenant appui sur la structure d'étaiement. Lorsqu'une première
rangée de panneaux a dépassé le bord du pont, c'est-à-dire qu'elle n'est plus au-dessous
du tablier 29 qu'on vient de couler, on désolidarise ces panneaux du reste du coffrage,
et en même temps, on désolidarise entre eux ces panneaux du reste de la rangée. L'opération
peut commencer avant la fin du déplacement. A l'aide de la grue 28, on enlève les
panneaux sans difficulté. Si on le désire, on peut enlever plusieurs panneaux de la
rangée en même temps, et ne les désolidariser qu'au sol.
[0045] On recommence ensuite l'opération consistant à faire avancer le coffrage jusqu'à
dégager une rangée, puis à enlever les panneaux de cette rangée à l'aide de la grue,
jusqu'à démontage complet du coffrage.
[0046] La structure d'étaiement peut être ensuite démontée de manière connue. Son démontage
peut d'ailleurs commencer avant la fin de l'enlèvement du coffrage.
[0047] L'invention est susceptible de nombreuses variantes, sans sortir de son cadre. Par
exemple, on peut rempla-cer le dispositif à came pour le déplacement du plateau-support
par un système à coins coulissant horizontalement, ou bien par un système à vérins
à vis ou autres. Le mode de fixation des panneaux entre eux peut, également, être
différent de celui qui est décrit, et comporter, par exemple, des systèmes à serrage
rapide.
1. Panneau de coffrage pour la confection d'une structure en béton présentant une surface
inférieure à peu près horizontale, ce panneau comportant :
- une plaque plane (1), ayant une face extérieure, destinée à venir en contact avec
ledit béton, et une face intérieure,
- un cadre rigide (2) sur les bords de la face intérieure de la plaque,
- des moyens de liaison dudit cadre avec les cadres de panneaux adjacents,
- des nervures (5) sur la face intérieure de ladite plaque plane, parallèles et s'étendant
entre deux côtés opposés du cadre,
caractérisé en ce que les nervures (5) sont de hauteur supérieure à celle du cadre
(2) et peuvent constituer, avec les nervures (5) d'un panneau adjacent, une surface
de roulement ou de glissement lorsque le coffrage est assemblé, et
en ce que les nervures (5) d'un panneau sont aptes à transmettre ensemble, à une
structure d'étaiement sous-jacente, tout le poids de béton qui est coulé sur ledit
panneau lors de la confection de ladite structure en béton.
2. Panneau selon la revendication 1 caractérisé en ce que la plaque plane (1) est en
un matériau à alvéoles non remplis, et le panneau est revêtu sur ses faces extérieure
et intérieure, d'une couche de revêtement en matériau étanche.
3. Panneau selon la revendication 2, caractérisé en ce que le matériau à alvéoles non
remplis a une structure du type nid d'abeilles à cellules perpendiculaire au plan
de la plaque.
4. Panneau selon la revendication 2, caractérisé en ce que le matériau à alvéoles non
remplis est une mousse plastique à pores fermés.
5. Dispositif de décoffrage et roulement spécialement adapté à la mise en oeuvre d'un
procédé utilisant des panneaux de coffrage selon l'une des revendications 1 à 4, ce
dispositif comportant :
- une chape (12) formée d'une base (13) et de deux flancs (14),
- un support (18) mobile dans la chape,
- un moyen (22) capable à volonté de maintenir le support dans une première position
écartée de la base et de le laisser se déplacer jusqu'à une deuxième position plus
rapprochée de la base;
- au moins un rouleau (15) monté dans la chape à axe parallèle à la base, et dont
le sommet est plus écarté de celle-ci que la face extérieure du support dans sa seconde
position,
- et des moyens de liaison de la base de la chape avec une structure support,
caractérisé en ce que le support (18) est un plateau-support parallèle à la base
(13) et mobile dans la chape perpendiculairement à la base,
et en ce que les moyens de liaison de la base de la chape à la structure support
comprennent des moyens pour déplacer la base à peu près perpendiculairement à son
plan et une rotule permettant de faire varier dans certaines limites l'orientation
de la base par rapport à la structure support.
6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que les moyens capables de
maintenir et de laisser se déplacer le plateau-support comprennent une came (20) montée
dans la chape et agissant sur la face interne du plateau-support (18).
7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que la came (2) porte un galet
(30) qui porte sur le plateau-support (18) quand il est dans ladite première position,
et est disposé pour faciliter le déplacement de la came pour s'écarter de cette première
position.
8. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que les moyens capables de
maintenir et de laisser se déplacer le plateau-support comprennent des coins.
9. Dispositif selon l'une des revendications 5 à 8, caractérisé en ce qu'il comprend
des moyens pour maintenir le plateau-support parallèle à lui-même pendant son passage
d'une position à l'autre, et constitués de tétons (19) solidaires du plateau-support
et pénétrant dans des lumières verticales (17) prévus dans les flancs de la chape.
10. Procédé pour confectionner, à l'aide d'un coffrage, une structure en béton présentant
une surface inférieure à peu près horizontale et au moins en partie écartée du sol,
telle qu'un tablier de pont, ce procédé comportant les étapes suivantes :
- on met en place, sur une structure d'étaiement (2), des panneaux de coffrage (1)
dont la surface supérieure est à peu près horizontale,
- on coule du béton sur ces éléments de coffrage,
- après la prise du béton, on procède au décoffrage par abaissement du coffrage,
- on déplace le coffrage latéralement sur une distance limitée en s'aidant des galets
(5) ou des surfaces de glissement, sur lesquels repose le coffrage afin de dégager
ledit coffrage de la structure,
caractérisé en ce que :
a) on utilise des panneaux de coffrage (1) conformes à l'une des revendications 1
à 4,
b) pour déplacer latéralement le coffrage, on fait coopérer les nervures (5) desdits
panneaux de coffrage avec les rouleaux (15) de dispositifs de décoffrage et de roulement
montés à la partie supérieure de la structure d'étaiement et conformes à l'une des
revendications 6 à 10, ou avec des surfaces de glissement,
c) on déplace latéralement le coffrage jusqu'à ce qu'au moins un panneau de coffrage
soit au-delà de la structure en béton (29) qui a été coulée et a fait prise, au moins
un autre panneau de coffrage restant au-dessous de ladite structure,
d) on désolidarise ce ou ces panneaux de coffrage des autres éléments de coffrage
restés sous la structure et on les enlève,
e) on recommence les opérations c) et d) jusqu'à ce qu'un déplacement analogue à celui
de l'opération c) puisse amener tous les panneaux de coffrage restants au-delà de
la structure en béton,
f) on déplace les panneaux de coffrage restants jusqu'au-delà de la structure et on
les enlève,
g) on démonte ensuite la charpente d'étaiement.
11. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'à l'étape d), on désolidarise
un groupe d'éléments de coffrage du reste du coffrage, on enlève ce groupe, et on
achève le démontage au sol.
1. Shuttering panel for making up a concrete structure having a substantially horizontal
lower surface, this panel comprising:
- a plane plate (1) having an external face intended to come into contact with said
concrete and an internal face,
- a rigid frame (2) on the edges of the internal face of the plate
- means for connecting said frame to the frames of adjacent panels,
- parallel ribs (5) on the internal face of said plane plate which extend between
two opposite sides of the frame,
characterised in that the ribs (5) have a height greater than that of the frame (2)
and, with the ribs (5) of an adjacent panel, may form a rolling or sliding surface
when the shuttering is assembled, and in that the ribs (5) of a panel, together, are
capable of transmitting, to a subjacent shoring structure, the entire weight of concrete
poured onto said panel when making up said concrete structure.
2. Panel according to claim 1, characterised in that the plane plate (1) is of a material
having unfilled compartments and the panel is coated on its external and internal
faces with a coating layer of impermeable material.
3. Panel according to claim 2, characterised in that the material having unfilled compartments
has a honeycomb-type structure with cells perpendicular to the plane of the plate.
4. Panel according to claim 2, characterised in that the material having unfilled compartments
is a plastic foam having closed pores.
5. Shuttering-removing and travelling device, especially adapted for carrying out a process
employing shuttering panels according to one of claims 1 to 4, this device comprising:
- a cover (12) formed by a base (13) and two flanks (14)
- a support (18) which is movable in the cover,
- a means (22) capable of holding the support in a first position removed from the
base and of allowing it to travel to a second position closer to the base at random,
- at least one roller (15) mounted in the cover and having an axis parallel to the
base and of which the highest point is further removed therefrom than the external
face of the support in its second position,
- and means for connecting the base of the cover to a supporting structure,
characterised in that the support (18) is a supporting plate which is parallel to
the base (13) and movable in the cover perpendicularly to the base,
and in that the means for connecting the base of the cover to the supporting structure
comprise means for displacing the base substantially perpendicularly to its plane
and a ball joint allowing the orientation of the base relative to the supporting structure
to be varied within certain limits.
6. Device according to claim 5, characterised in that the means capable of holding and
allowing the displacement of the supporting plate comprise a cam (20) mounted in the
cover and acting on the internal face of the supporting plate (18).
7. Device according to claim 6, characterised in that the cam (2) carries a wheel (30)
which bears on the supporting plate (18) when it is in said first position and is
disposed to facilitate the displacement of the cam so as to remove itself from this
first position.
8. Device according to claim 5, characterised in that the means capable of holding and
allowing the displacement of the supporting plate comprise wedges.
9. Device according to one of claims 5 to 8, characterised in that it comprises means
for keeping the supporting plate parallel to itself during its passage from one position
to another which consist of studs (19) integral with the supporting plate and penetrating
in vertical apertures (17) provided in the flanks of the cover.
10. Process for making up, using shuttering, a concrete structure having a lower surface
which is substantially horizontal and, at least in part, is removed from the ground,
such as a bridge platform, this process comprising the following stages:
- some shuttering panels (1) of which the upper surface is substantially horizontal
are positioned on a shoring structure (2)
- concrete is poured onto these shuttering elements,
- the shuttering is removed by lowering the shuttering after the concrete has set,
- the shuttering is displaced laterally over a limited distance by means of wheels
(5) or sliding surfaces on which the shuttering rests in order to release said shuttering
from the structure,
characterised in that:
a) shuttering panels (1) corresponding to one of claims 1 to 4, are used,
b) for the lateral displacement of the shuttering, the ribs (5) of said shuttering
panels are caused to co-operate with the rollers (15) of shuttering-removing and travelling
devices mounted at the upper portion of the shoring structure and corresponding to
one of claims 6 to 10, or with sliding surfaces
c) the shuttering is displaced laterally until at least one shuttering panel is beyond
the concrete structure (29) which has been poured and has set, at least one other
shuttering panel remaining below said structure,
d) this or these shuttering panels are disconnected from the other shuttering elements
which have remained beneath the structure and are removed,
e) operations c) and d) are recommenced until a displacement similar to that of operation
c) can bring all the remaining shuttering panels beyond the concrete structure,
f) the remaining shuttering panels are displaced beyond the structure and are removed,
g) the shoring framework is then dismantled.
11. Process according to claim 10, characterised in that, in stage d), a group of shuttering
elements is disconnected from the remainder of the shuttering, this group is removed
and dismantling is completed on the ground.
1. Verschalungsplatte für die Fertigung einer Betonstruktur, welche eine im wesentlichen
horizontale Unterseite bildet, wobei die Verschalungsplatte folgendes aufweist:
- eine ebene Platte (1) mit einer Außenoberfläche, die dazu bestimmt ist, mit dem
Beton in Kontakt zu kommen, und einer Innenoberfläche,
- ein fester Rahmen (2) auf den Rändern der Innenoberfläche der Platte,
- Mittel zum Verbinden des Rahmens mit den Rahmen benachbarter Platten,
- Stege (5) auf der Innenoberfläche der ebenen Platte, die parallel sind und sich
zwischen zwei gegenüberliegenden Seiten des Rahmens erstrecken,
dadurch gekennzeichnet, daß die Stege (5) eine größere Höhe besitzen als der Rahmen
(2) und daß sie zusammen mit den Stegen (5) einer benachbarten Platte eine Lauf- oder
Gleitfläche bilden können, wenn die Verschalung zusammengebaut ist, und
daß die Stege (5) einer Platte geeignet sind, zusammen das gesamte Gewicht des Betons,
der während der Fertigung der Betonstruktur auf die Platte gegossen wird, auf eine
darunterliegende stützstruktur zu übertragen.
2. Verschalungsplatte nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die ebene Platte (1)
aus einem nichtgefüllten Zellenmaterial besteht und daß die Platte auf ihrer Außen-
und Innenseite mit einem Überzug aus undurchlässigem Material versehen ist.
3. Verschalungsplatte nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, daß das nichtgefüllte
Zellenmaterial eine wabenmusterartige Struktur hat, wobei die Zellen senkrecht zu
der Ebene der Platte sind.
4. Verschalungsplatte nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, daß das nichtgefüllte
Zellenmaterial ein geschlossenporiger Plastikschaum ist.
5. Vorrichtung zum Ausschalen und Rollen, insbesondere geeignet zur Durchführung eines
Verfahrens, welches Verschalungsplatten nach einem der Ansprüche 1 bis 4 verwendet,
wobei die Vorrichtung folgendes aufweist:
- ein Gehäuse (12) mit einer Basis (13) und zwei Seitenwänden (14),
- eine Stütze oder Auflage (18), die in dem Gehäuse bewegbar ist,
- Mittel (22), die fähig sind die Stütze nach Belieben in einer ersten Position entfernt
von der Basis zu halten und sie sich bis zu einer zweiten Position näher in der Basis
Versetzen zu lassen;
- zumindest eine Rolle (15), die in dem Gehäuse achsparallel zu der Basis angebracht
ist und deren höchster Punkt weiter von der Basis entfernt ist als die Außenfläche
der Stütze in deren zweiter Position,
- und Mittel zur Verbindung der Basis des Gehäuses mit einer Tragstruktur,
dadurch gekennzeichnet, daß die Stütze (18) eine Stützplatte parallel zu der Basis
(13) ist und in dem Gehäuse senkrecht zu der Basis bewegbar ist, und
dadurch daß die Mittel zur Verbindung der Basis des Gehäuses mit der Tragstruktur
Mittel aufweisen zum Versetzen der Basis im wesentlichen senkrecht zu ihrer Ebene,
sowie einen Kugelkopf, welcher gestattet die Orientierung der Basis mit Bezug auf
die Tragstruktur innerhalb gewisser Grenzen zu variieren.
6. Vorrichtung nach Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, daß die Mittel zum Halten der
Tragplatte und zum sich Versetzenlassen derselben einen Nocken (20) aufweisen, der
in dem Gehäuse angebracht ist und auf die Innenseite der Tragplatte (18) einwirkt.
7. Vorrichtung nach Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, daß der Nocken (20) eine Laufrolle
(30) trägt, die der Tragplatte (18) zugewandt ist, wenn diese in der ersten Position
ist, und welche angebracht ist zum Erleichtern des Versetzens des Nocken beim Entfernen
aus der ersten Position.
8. Vorrichtung nach Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, daß die Mittel zum Halten der
Tragplatte und zum sich Versetzenlassen derselben Keile aufweisen.
9. Vorrichtung nach einem der Ansprüche 5 bis 8, dadurch gekennzeichnet, daß sie Mittel
aufweist zum Parallelhalten der Tragplatte zu sich selbst während ihres Weges von
der einen Position in die andere, welche zapfen (19) formschlüssig verbunden mit der
Tragplatte bilden, die in den Seitenwänden des Gehäuses vorgesehene, vertikale Öffnungen
oder Schlitze (17) durchdringen.
10. Verfahren zur Fertigung einer Betonstruktur mit einer im wesentlichen horizontalen
Unterseite, die zumindest teilweise vom Boden entfernt ist, wie beispielsweise ein
Brückenbelag, mit Hilfe einer verschalung, wobei das Verfahren die folgenden Schritte
aufweist:
- man bringt Verschalungsplatten (1), deren Oberseite im wesentlichen horizontal ist,
auf einer Stützstruktur (2) an,
- man gießt Beton auf die Verschalungselemente,
- nach dem Abbinden des Betons schreitet man zum Ausschalen durch Abtragen der Verschalung,
- man verschiebt die Verschalung seitwärts über eine begrenzte Entfernung unter Zuhilfenahme
von Laufrollen (5) oder von Gleitoberflächen, auf denen die Verschalung ruht, um die
vorschalung von der Struktur zu lösen,
und durch folgendes gekennzeichnet;
a) man verwendet Verschalungsplatten (1) gemäß einem der Ansprüche 1 bis 4,
b) zum seitlichen Versetzen der Verschalung läßt man die Stege (5) der Verschalungsplatten
mit den Rollen (15) der Ausschalungs- und Rollvorrichtungen, die am Oberteil der Stützstruktur
angebracht sind und gemäß einem der Ansprüche 6 bis 9 ausgebildet sind, oder mit Gleitoberflächen
zusammenwirken,
c) man verschiebt die Verschalung seitwärts bis zumindest eine Verschalungsplatte
jenseits der Betonstruktur (29) ist, die gegossen wurde und die man abbinden ließ,
und Zumindest eine andere Verschalungsplatte unterhalb der Struktur bleibt,
d) man trennt die Verschalungsplatte(n) von den anderen unter der Struktur gebliebenen
Verschalungselementen und man entfernt sie,
e) man wiederholt die Schritte c) und d) bis ein Verschieben entsprechend des Schrittes
c) alle jenseits der Betonstruktur bleibenden Verschalungsplatten mitnehmen könnte,
f) man verschiebt die verbleibenden Verschalungsplatten bis jenseits der Struktur
und man entfernt sie,
g) man baut dann das Stützgerüst ab.
11. Verfahren nach Anspruch 10, dadurch gekennzeichnet, daß man beim Schritt d) eine Gruppe
von Verschalungselementen vom Rest der Verschalung trennt, man diese Gruppe wegnimmt
und man das Auseinandernehmen am Boden vollendet.