[0001] La présente invention concerne le domaine de l'évacuation des eaux naturelles. Elle
porte plus particulièrement sur un bassin tampon de rétention et de régulation pouvant
être raccordé à un réseau d'évacuation.
[0002] L'urbanisation des sols et les travaux de voirie en milieu rural créent de grandes
surfaces de recueil des eaux de pluie. Afin de ne pas affaiblir les sols par une perturbation
de leur situation hydrologique, les eaux qui ne peuvent plus s'évacuer par voie naturelle
d'infiltration à travers les sols doivent être recueillies et évacuées généralement
dans le réseau fluvial.
[0003] On crée pour cela des réseaux collectant les eaux de pluie, et des réseaux d'évacuation
débouchant dans des fleuves. Les surfaces de recueil étant particulièrement importantes
en milieu urbain, et les villes étant souvent construites en bordure d'un fleuve,
le réseau d'évacuation est généralement construit dans le sous-sol des villes, et
l'augmentation de leur capacité de débit en vue du raccordement des réseaux de collecte
de zones périurbaines récentes est excessivement coûteuse.
[0004] Ces réseaux de recueil, collecte et évacuation sont construits de façon à permettre
l'évacuation des eaux des précipitations maximales dites "pluies décennales", correspondant
à environ 60 mm d'eau, une fois en vingt quatre heures.
[0005] De telles précipitations étant très rares, environ une fois tous les dix ans comme
leur nom l'indique, le déversement des réseaux de collecte directement dans le réseau
d'évacuation entraînerait un surdimensionnement inutile et très coûteux de ce dernier.
On a donc pensé insérer un bassin tampon entre le réseau de recueil des eaux et le
réseau d'évacuation. Son rôle est de permettre un débit compatible avec les capacités
du réseau d'évacuation, même si les précipitations entraînent des débits de recueil
supérieurs, et de "lisser" la courbe de débit d'évacuation dans le temps. Ces bassins
tampons sont généralement raccordés au réseau d'évacuation par l'intermédiaire d'un
orifice permettant de contrôler le débit, et on utilise souvent un orifice calibré.
[0006] Un premier type de bassin tampon est réalisé sous forme de bassin ouvert. Ce type
de bassin est inadapté à une utilisation en milieu urbain, où le sol constructible
est rare et recherché. De plus, ce type de bassin entraîne des nuisances esthétiques
inacceptables.
[0007] On a proposé dans l'art antérieur un bassin à hausse mobile tel que décrit dans la
demande de brevet français FR-A-2 300 855 du 11 février 1976 correspondant au préambule
de la revendication 1, un tel barrage à hausse mobile permet d'élever la retenue maximale
d'un bassin dont l'ouvrage présente un seuil fixe. Le type de hausse utilisée est
relié à un flotteur qui monte et descend avec le niveau d'eau. Ce type de bassin est
d'une technologie et a pour inconvenient de se détériorer rapidement.
[0008] On a proposé dans l'art antérieur de remédier à ces inconvénients en réalisant des
bassins tampons enterrés remplis de graviers de façon à supporter des charges sur
sa surface supérieure. Ce bassin peut être recouvert d'un revêtement perméable permettant
le recueil des eaux de pluie.
[0009] Ce type de bassin nécessite toutefois en raison de la faible porosité des graviers,
des volumes importants. Pour une capacité de stockage de un mètre cube d'eau, le volume
du bassin sera supérieur à trois mètres cubes lorsqu'on emploie des graviers d'une
porosité de trente pour cent, qui est la plus grande porosité actuellement connue.
[0010] Cela implique des travaux d'excavation et de transport de matériaux (terre évacuée,
graviers), très importants entraînant des coûts et des délais de construction élevés.
De plus, la porosité réduite entraîne une vitesse de diffusion des eaux qui dans certains
cas est insuffisante pour résorber les eaux de pluie lors de fortes précipitations.
[0011] Le bassin tampon enterré selon l'invention permet de remédier à ces inconvénients.
Il comporte en effet, une structure alvéolaire, constituée d'alvéoles verticaux juxtaposés
reposant sur une structure drainante permettant la circulation horizontale des eaux
et comporte dans sa partie inférieure un orifice d'évacuation. Les structures alvéolaires
sont avantageusement fabriquées par extrusion à partir d'une matière thermoplastique,
grâce aux dispositifs et procédés décrits dans les demandes de brevets français 8023188
et 85 09 554 de la déposante.
[0012] Selon une forme de réalisation préférée, le bassin comporte une première couche constituée
d'une structure drainante permettant la circulation horizontale de l'eau dans le fond
et son évacuation dans le réseau d'évacuation par un orifice ou dispositif à débit
contrôlé. La structure drainante peut être constituée d'un matériau poreux, notamment
du gravier à forte granulométrie. La structure alvéolaire repose sur cette couche
de matériaux poreux. La hauteur de cette couche alvéolaire est sensiblement égale
à la hauteur des précipitations décennales, multipliée par le rapport entre la surface
de recueil des eaux et la surface du bassin. La structure alvéolaire est avantageusement
recouverte sur sa surface supérieure ou sur ses deux surfaces horizontales d'un matériau
filtrant évitant l'obstruction des alvéoles. Ce matériau filtrant peut être choisi
de type nappe de fibres de polyester ou de polypropylène non tissées, et peut être
fixé à la structure alvéolaire par thermofusion. La couche alvéolaire est recouverte
d'un revêtement en béton ou un revêtement bitumeux permettant de supporter des charges.
Ce revêtement peut être remplacé ou recouvert par une couche de terre permettant la
plantation d'un gazon ou d'un massif de fleurs en vue de dissimuler totalement le
bassin.
[0013] Le bassin est relié au réseau de collecte des eaux par l'intermédiaire d'un décanteur
déssa- bleur de type connu, débouchant dans la couche inférieure constituée de matériau
poreux. Lorsque le débit des eaux collectées est supérieur au débit autorisé par l'orifice
d'évacuation, il provoque le remplissage de la structure alvéolaire. Lorsque les précipitations
cessent, les eaux stockées sont évacuées régulièrement dans le réseau d'évacuation
sans entraîner de dépassement de débit.
[0014] La structure poreuse peut être selon une variante remplacée par des plots maintenant
un écartement entre la surface inférieure de la structure alvéolaire et le fond du
bassin. La taille et la répartition des plots sont choisies de façon à ce que un pour
cent de la surface inférieure de la structure alvéolaire repose sur ces plots.
[0015] Suivant la nature des sols, les parois du bassin seront imperméabilisées à l'aide
de films plastiques, de nappes bitumées ou d'enductions de bitume, ou encore maçonnées.
[0016] Suivant une autre forme de réalisation, le bassin selon l'invention est enterré en
bordure de chaussée et recouvert d'une couche de terre semée de gazon. La pente de
la chaussée provoque une collecte des eaux en cas de pluie. Ces eaux s'écoulent en
suivant la pente de la chaussée vers les bordures et parviennent dans le bassin enterré
par infiltration à travers le gazon. Elles alimentent la structure alvéolaire par
sa surface supérieure.
[0017] Le bassin est avantageusement complété par un caniveau circulant entre la chaussée
et la bordure gazonnée. Ledit caniveau permet la collecte des eaux s'écoulant sur
la chaussée, et alimente la couche de drainage du bassin grâce à des orifices de communication.
[0018] Selon une variante urbaine de cette forme de réalisation, la couche de terre gazonnée
est remplacée par des pavés poreux ou des pavés non poreux associés à un caniveau.
[0019] On peut ainsi réaliser une voie piétonne en milieu urbain en posant des pavés poreux
sur un bassin selon l'invention. Selon une variante, on recouvre le bassin d'un revêtement
non poreux et on l'alimente au niveau de la couche de drainage par l'intermédiaire
d'un caniveau communiquant par des orifices.
[0020] Selon une autre variante, on réalise une chaussée de circulation en recouvrant le
bassin selon l'invention d'un revêtement perméable. Afin d'éviter la déformation des
sols entourant ledit bassin, on recouvre les parois d'un film d'étanchéité.
[0021] La tenue horizontale peut être améliorée par l'insertion d'un treillis ou grillage
en matière plastique ou métal inoxydable entre la couche alvéolaire et le revêtement.
[0022] Selon une variante, le caniveau communiquant avec la couche de drainage du bassin
sous revêtement routier a une double fonction de recueil des eaux et d'évacuation
des eaux stockées vers le réseau d'évacuation. Selon une autre variante, l'évacuation
des eaux est réalisée par une canalisation percée du type "AQUADRAIN" déposée dans
la couche de drainage parallèlement à l'axe de la chaussée.
[0023] Selon une autre forme de réalisation, certains alvéoles sont remplis d'une matière
hydrophile.
[0024] Les bassins selon ce mode de réalisation sont particulièrement utiles pour maintenir
l'humidité des pelouses et notamment des stades de sport sous lesquels le bassin tampon
est enterré. Le bassin tampon selon ce mode de réalisation, communique avec le réseau
d'évacuation par l'intermédiaire d'une vanne permettant en période sèche de maintenir
le stockage d'eau dans la couche alvéolaire et la couche de drainage, et de s'en servir
pour maintenir l'humidité de la pelouse par alimentation par capillarité à travers
les alvéoles remplis de matière hydrophile, et diffusion à l'interface de la couche
alvéolaire et de la terre gazonnée grâce à la nappe de fibres non tissées.
[0025] Selon un mode de réalisation particulier, la couche alvéolaire est constituée d'un
assemblage de plaques pouvant s'emboîter pour former des bassins de grande dimension.
[0026] D'autres avantages et formes de réalisations non limitatives ressortiront mieux de
la description de quelques exemples de réalisations qui sont illustrés par les dessins
suivants:
La figure 1 représente une vue en coupe d'un premier mode de réalisation du bassin
selon l'invention.
La figure 2 représente une vue en coupe d'une variante de bassin comprenant deux couches
alvéolaires superposées.
La figure 3 représente une vue en coupe d'un bassin enterré sous une bordure de chaussée.
La figure 4 représente une vue en coupe d'un bassin enterré sous une chaussée.
La figure 5 représente une vue en coupe d'un bassin enterré sous une pelouse et comportant
une structure alvéolaire partiellement remplie d'une matière hydrophile.
La figure 6 représente une vue d'un panneau permettant de constituer une couche alvéolaire.
[0027] Le bassin tampon (1) représenté sur la figure 1, comporte une couche de drainage
(structure drainante) (2) et une couche alvéolaire (3) constituée d'une juxtaposition
d'alvéoles verticaux (4), réalisé de préférence en polypropylène par extrusion de
matière thermoplastique. Ces alvéoles présentent un profil hexagonal de diamètre compris
entre 6 et 20 mm. L'épaisseur de cette couche alvéolaire est égale à la hauteur des
pluies décennales multipliée par le rapport:

[0028] Le bassin comporte dans sa partie inférieure un orifice d'évacuation (5) faisant
communiquer la couche de drainage (2) et le réseau d'évacuation (6).
[0029] Cet orifice peut être constitué d'un orifice calibré ou d'une vanne.
[0030] La couche de drainage (2) est constituée d'une couche de gravier (7), d'une épaisseur
comprise de préférence entre 15 et 50 cm, ou d'une série de plots (8). La couche alvéolaire
(3) est avantageusement recouverte, sur ses surfaces horizontales, d'une nappe de
fibres de polyester ou de polypropylène non tissées (9), (10). Les nappes (9), (10),
peuvent être fixées, lors de la fabrication de la structure alvéolaire, par thermofusion
à une température de 250°C environ. Cette nappe (10) empêche un colmatage des alvéoles
(4) et retient des particules d'un diamètre supérieur à 50 microns.
[0031] La couche alvéolaire est recouverte d'une couche de revêtement (11) qui peut être
constituée de terre, de béton, de bitume ou tout autre revêtement connu. Lorsque la
surface doit supporter de fortes charges, par exemple lorsqu'elle constitue une aire
de stationnement, on peut insérer entre le revêtement et la couche alvéolaire, un
treillis plastique ou métallique non oxydable (15), améliorant la tenue horizontale
du bassin tampon (1) et notamment de la couche alvéolaire (3).
[0032] Lorsque les sols entourant le bassin tampon sont déformables on recouvre les bords
verticaux (13) et le fond (14) du bassin d'un film d'étanchéité (16) constitué d'une
nappe plastique ou bitumée imperméable ou d'une enduction de bitume.
[0033] Ce film peut être supprimé lorsque le bassin est réalisé dans un sol peu déformable
et drainant, par exemple, du sable ou des graves propres. Le bassin est alimenté en
eaux collectées par un orifice (17) pratiqué au niveau de la couche de drainage (2).
[0034] Selon une variante présentée en figure 2, le bassin comprend une première couche
alvéolaire (3) et une deuxième couche alvéolaire (18) séparées par une couche de séparation
(19) constituée de plots (20). L'alimentation en eaux collectées est selon cette variante
réalisée au niveau de la couche de séparation (19).
[0035] L'alimentation en eaux collectées peut se faire par l'intermédiaire d'un dispositif
de décantation et dégraissage (21) de type connu.
[0036] Selon un autre exemple de réalisation représenté en figure 2, le bassin est enterré
sous une bordure de chaussée (22) recouverte d'une couche de revêtement (11) formée
de terre gazonnée. L'eau s'écoulant de la chaussée (23) réalisée de façon connue avec
une pente descendant vers la bordure de la chaussée, alimente le bassin tampon par
infiltration à travers la couche de revêtement (11).
[0037] Une canalisation perforée (24) d'un diamètre compris entre 10 et 50 cm est placée
dans la couche de drainage (2) et sert à recueillir l'eau et à l'évacuer dans le réseau
d'évacuation dans lequel elle débouche par l'intermédiaire d'un orifice permettant
le contrôle du débit. Le diamètre des alvéoles est de préférence choisi entre 5 et
12 mm.
[0038] Selon une variante, le diamètre de la canalisation perforée (24) est calculé de façon
à limiter le débit à une valeur inférieure au débit maximal admissible par le réseau
d'évacuation.
[0039] Selon une variante représentée en figure 4, le bassin est enterré sous la chaussée
ou plus généralement sous une surface de recueil d'eau de pluie. Si aucune autre surface
de recueil ne vient alimenter le bassin tampon, l'épaisseur de la couche alvéolaire
est sensiblement égale à la hauteur des pluies décennales, soit environ 60 mm dans
la plupart des régions françaises.
[0040] La couche de drainage est constituée de sable ou de gravier propre d'une épaisseur
de 20 à 40 cm. Cette couche sert à la fois au drainage des eaux et à l'absorption
des déformations locales. Les bords (12) et le fond (14) du bassin sont recouverts
d'un film d'étanchéité (16) évitant la dégradation des sols notamment en période de
gel.
[0041] Selon une variante de l'invention, on réalise le long de la chaussée un caniveau
(25) servant à la fois à la collecte d'eau sur des surfaces de recueil voisines, et
à l'évacuation des eaux stockées dans le réseau de régulation. Ledit caniveau (25)
communique avec la couche de drainage (2) du bassin par l'intermédiaire d'orifices
(25) régulièrement espacés de un mètre environ. La profondeur dudit caniveau est sensiblement
égale à l'épaisseur du bassin et du revêtement, soit sensiblement égale à 50 cm. Il
est avantageusement recouvert d'une grille (27).
[0042] Selon un autre exemple de réalisation représenté en figure 5, on réalise un bassin
tampon sous une pelouse servant notamment de terrain de sport. Il comprend une couche
alvéolaire (3) ayant une épaisseur sensiblement égale à la hauteur des précipitations
décennales et une couche de drainage (2) réalisée de préférence sous forme d'une couche
de gravier d'une épaisseur de 15 à 30 cm. La couche alvéolaire (3) est constituée
d'une juxtaposition d'alvéoles verticaux dont certains sont remplis d'une matière
hydrophile (28) formant une mèche permettant à l'eau stockée dans une partie du bassin
d'alimenter la surface supérieure (9) de la couche alvéolaire recouverte d'une nappe
non tissée.
[0043] La couche de drainage communique avec le réseau d'évacuation (6) permettant d'éviter
la stagnation d'eau en cas de fortes précipitations. L'orifice de communication (5)
est constitué d'une vanne permettant au contraire en période de sécheresse de stocker,
les eaux recueillies afin de maintenir l'humidité de la pelouse. La couche de drainage
(2) communique également avec des arrivées d'eau (29) réparties le long de la pelouse
permettant de maintenir un niveau suffisant d'eau stockée même en l'absence de précipitations.
On peut placer une sonde électrique (30) dans un ou plusieurs alvéoles répartis sur
la surface du terrain et détectant la hauteur d'eau stockée. En cas d'insuffisance
de niveau, cette sonde peut déclencher une alarme ou commander les vannes (23) et
(5).
[0044] Selon un mode préféré de réalisation représenté en figure 6, la couche alvéolaire
(1) est constituée de panneaux (31) pouvant s'emboîter les uns dans les autres de
façon aisée par glissement vertical d'un panneau à poser le long du bord complémentaire
(34) d'un panneau déjà posé.
1. Bassin (1) enterré de rétention et de régulation des eaux naturelles dont la partie
supérieure est capable de supporter une charge, et pouvant être raccordé à un réseau
d'évacuation des eaux (6), caractérisé en ce que ledit bassin (1) comporte au moins
une couche alvéolaire (3) constituée d'alvéoles verticaux (4) juxtaposés, reposant
sur une structure drainante (2) permettant la circulation horizontale des eaux et
comporte dans sa partie inférieure un orifice d'évacuation (5).
2. Bassin selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite structure de drainage
(52) est constituée de plots (8) reposant sur le fond (14) du bassin.
3. Bassin selon la revendication 1 caractérisé en ce que ladite structure de drainage
(2) est constituée d'une couche de matériau poreux.
4. Bassin selon la revendication 3 caractérisé en ce que ladite structure de drainage
(2) est constituée d'une couche de graves (7).
5. Bassin selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la
surface supérieure de la couche alvéolaire est recouverte d'un matériau filtrant (3).
6. Bassin selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la
surface inférieure de la couche alvéolaire est recouverte d'un matériau filtrant (10).
7. Bassin selon l'une quelconque des revendications 5 et 6, caractérisé en ce que
ledit matériau filtrant (9), (10) est constitué d'une nappe de fibres non tissées.
8. Bassin selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que au
moins certains desdits alvéoles verticaux sont remplis d'un matériau hydrophile (28).
9. Bassin selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que les
dites structures alvéolaires sont constituées de panneaux (31) juxtaposables horizontalement
sont emboîtables par glissement vertical de deux panneaux le long de leurs bords verticaux
complémentaires (34).
10. Bassin selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que
une partie au moins des parois (12), (14) est recouverte d'un film imperméable (16).
11. Bassin selon l'une quelconque des revendications 8 à 10, caractérisé en ce qu'il
comporte au moins une conduite raccordée au réseau d'alimentation d'eau courante.
12. Bassin selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce qu'il
comporte deux couches alvéolaires (3), (9) superposées séparées des plots (20).
13. Bassin selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que
les structures alvéolaires (3) sont obtenues par extrusion à partir d'une matière
thermoplastique.
1. Ein unterirdisches Wasserbecken (1) für Sammeln und Regelung von Erdwasser, dessen
oberer Bereich eine Last tragen kann, und dass mit einem Wasserableitungsnetz (6)
verbunden sein kann, dadurch gekennzeichnet, daß das genannte Becken (1) wenigstens
eine Zellenschicht (3) hat, die aus sich nebeneinander befindenden Vertikalzellen
besteht, und auf eine Entwässerungsstruktur (7) ruht, welche eine horizontale Wasserlauf
gestattet, und daß es in seinem unteren Bereich eine Abfuhröffnung (5) aufweist.
2. Ein Wasserbecken nach dem Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die genannte
Entwässerungsstruktur (2) aus auf dem Beckenboden (14) ruhenden Blöcken (8) besteht.
3. Ein Wasserbecken nach dem Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die genannte
Entwässerungstruktur (2) aus einer Schicht von Lokkermaterial besteht.
4. Ein Wasserbecken nach dem Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, daß die genannte
Entwässerungsstruktur (2) aus einer Schicht von grobem Kies (7) besteht.
5. Ein Wasserbecken nach irgendeinem Anspruch 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, daß
die Oberseite der Zellenschicht mit einem Filtriermaterial (3) bedeckt ist.
6. Ein Wasserbecken nach irgendeinem Anspruch 1 bis 5, dadurch gekennzeichnet, daß
die Unterseite der Zellenschicht mit einem Filtriermaterial (10) bedeckt ist.
7. Ein Wasserbecken nach irgendeinem Anpruch 5 und 6, dadurch gekennzeichnet, daß
das genannte Filtriermaterial (9), (10) aus Faservlies besteht.
8. Ein Wasserbecken nach irgendeinem Anspruch 1 bis 7, dadurch gekennzeichnet, daß
wenigstens einige Vertikalzellen mit einem wasseraufsaugendem Material (28) gefullt
sind.
9. Ein Wasserbecken nach irgendeinem Anspruch 1 bis 8, dadurch gekennzeichnet, daß
die genannten Zellenstrukturen aus Tafeln (31) bestehen, die horizontal nebeneinander
gestellt, und durch vertikales Schieben von jeweils zwei Tafeln längs ihren komplementären
Vertikelränder (34) ineinanderverbunden werden können.
10. Ein Wasserbecken nach irgendeinem Anspruch 1 bis 9, dadurch gekennzeichnet, daß
wenigstens ein Teil der Wänden (12), (14) mit einer dünnen wasserdichten Folie (16)
gedeckt ist.
11. Ein Wasserbecken nach irgendeinem Anspruch 8 bis 10, dadurch gekennzeichnet, daß
es wenigstens eine mit dem Fließwasserzufuhrnetz verbundene Leitung aufweist.
12. Ein Wasserbecken nach irgendeinem Anspruch 1 bis 11, dadurch gekennzeichnet, daß
es zwei übereinandergestelltene Zellenschichten (3), (9) besitzt, die von den Blöcken
(20) getrennt sind.
13. Ein Wasserbecken nach irgendeinem Anspruch 1 bis 12, dadurch gekennzeichnet, daß
die genannten Zellenstruckturen (3) durch Extrudierverfahren aus einem Thermoplast
gefertigt sind.
1. An underground tank (1) for retention and control of natural water, the upper portion
of which is capable of sustaining a load, and which can be connected to a water evacuation
network (6), characterized in that said tank (1) comprises at least one honeycombed
layer (3) consisting of adjacent vertical honeycombs (4) resting on a draining structure
(7) that permits a horizontal flow of water and comprises an outlet opening (5) at
its lower portion.
2. An underground tank according to Claim 1, characterized in that said draining structure
(2) consists of blocks (8) resting on the base (14) of the tank.
3. A tank according to Claim 1, characterized in that said draining structure (2)
consists of a layer of porous material.
4. A tank according to Claim 3, characterized in that said draining structure (2)
consists of a layer of coarse alluvial gravel (7).
5. A tank according to any Claim 1-4, characterized in that the upper surface of the
honeycombed layer is covered by a filtering material (3).
6. A tank according to any Claim 1-5, characterized in that the lower surface of the
honeycombed layer is covered by a filtering material (10).
7. A tank according to any Claim 5 and 6, characterized in that said filtrating material
(9), (10) is made of a mat of non-woven fibres.
8. A tank according to any Claim 1-7, characterized in that at least a few of said
vertical honeycombs are filled with a hydrophilic material (28).
9. A tank according to any claim 1-8, characterized in that said honeycombed structures
are made of panels (31) that can be placed side by side horizontally and can be fitted
one into the other through a vertical sliding motion of two panels along their complementary
vertical edges (34).
10. A tank according to any Claim 1-9, characterized in that at least a portion of
the walls (12), (14) is covered with a watertight film (16).
11. A tank according to any claim 8-10, characterized in that it comprises at least
one conduit connected to the circuit of supply of running water.
12. A tank according to any claim 1-11, characterized in that it comprises two honeycombed
layers (3), (9), superimposed and separated from the blocks (20).
13. A tank according to any claim 1-12, characterized in that the honeycombed structures
(3) are obtained by extrusion process from a thermoplastic material.