[0001] La présente invention concerne un procédé pour la pose de dalles rectangulaires sur
une façade.
[0002] Au cours de ces dernières decennies, et pour "relancer" l'industrie du bâtiment,
on a cherché à rationnaliser au maximum la construction des bâtiments, en particulier
des maisons individuelles afin d'abaisser leur prix de revient, et par suite rendre
leur acquisition possible pour un plus grand nombre.
[0003] Dans ce but, les façades en pierre traditionnelles sont de plus en plus souvent
remplacées par des crépis aux qualités esthétiques discutables.
[0004] Pour remédier à cet inconvénient, on a mis au point des dalles pour revêtements dont
l'aspect est plus proche de celui de la pierre. Ces dalles, si elles sont satisfaisantes
du point de vue esthétique et du point de vue de la résistance au vieillissement et
aux intempéries, exigent toutefois pour leur pose la mise en oeuvre de procédés relativement
longs et peu commodes nécessitant la mise en place et la fixation préalables sur la
structure porteuse d'une ossature support constituée par des chevrons et des liteaux.
Cette nécessité augmente dans une large mesure le prix de revient de la construction.
[0005] La présente invention se propose de remédier à cet inconvénient en proposant un procédé
pour la pose de dalles rectangulaires, côte à côte, sans recouvrement, sur une façade,
notamment une façade verticale, selon une disposition verticale ou horizontale avec
un joint vertical filant ou discontinu, susceptible de pouvoir être mis en oeuvre
rapidement et simplement, en exigeant une main-d'oeuvre peu nombreuse et peu spécialisée.
[0006] Ce procédé est caractérisé en ce que l'on fixe sur la structure porteuse une ossature
support constituée par des chevrons verticaux disposés à une distance prédéterminée
les uns des autres, puis, on pose directement les dalles sur cette ossature, sans
utiliser de liteaux, par l'intermédiaire de crochets à griffes fixés aux chevrons
et susceptibles de maintenir les dalles par leurs côtés horizontaux ou rives au niveau
de leurs angles et, le cas échéant, de leur partie centrale.
[0007] Ce procédé peut, bien entendu, être appliqué à la pose de différentes dalles, parmi
lesquelles on peut mentionner des dalles réalisées à partir d'un béton d'agrégats
siliceux et/ou ardoisiers, de colorants minéraux, de résines polyesters et d'adjuvants
nécessaires à la polymérisation.
[0008] Pour permettre la mise en oeuvre de ce procédé, il est nécessaire de choisir la distance
existant entre les chevrons en fonction des dimensions des dalles à poser ; dans le
cas d'une disposition verticale de celles-ci (petit côté placé horizontalement),
ces dalles ne sont souvent maintenues que par leurs coins et donc la distance entre
les chevrons correspond à leur largeur ; au contraire, lorsque ce sont les grands
côtés des dalles qui sont placées horizontalement, il est généralement nécessaire,
pour obtenir une stabilité satisfaisante, de maintenir également les dalles à leur
partie centrale, ce qui exige un écartement entre les chevrons correspondant à la
demi longueur des dalles (sans tenir compte de la largeur des joints).
[0009] Selon une autre caractéristique de l'invention, on fixe l'ossature support à la structure
porteuse au moyen de pattes de fixation disposées alternativement de part et d'autre
des chevrons successifs.
[0010] Ces pattes sont généralement des éléments métalliques en équerre ; la présence de
ces éléments n'est pas obligatoire, et, les chevrons peuvent être fixés directement
à la structure porteuse lorsque leur épaisseur le permet.
[0011] On peut envisager la mise en place de chevrons métalliques, mais, ceux-ci sont le
plus souvent en bois : compte tenu de l'absence de liteaux, ils sont toujours raccordés
en alignement bout à bout, selon un joint droit ou oblique qui est toujours renforcé
par deux tasseaux latéraux formant gousset. Il est, bien entendu, toujours nécessaire
d'éviter que la fixation d'un crochet à griffes coïncide avec le joint entre deux
chevrons consécutifs.
[0012] Pour que la construction obtenue par la mise en oeuvre du procédé conforme à l'invention
donne toute satisfaction, il est bien entendu nécessaire de prévoir un élément notamment
des panneaux d'isolation thermique entre les dalles et la structure porteuse : ces
panneaux peuvent être mis en place soit entre les chevrons constituant l'ossature
support, soit entre cette ossature et la structure porteuse, lorsque les chevrons
sont suffisamment écartés de cette structure par les pattes. Il est également possible
de poser des panneaux isolants en deux couches croisées dont l'une est insérée entre
la structure porteuse et les chevrons.
[0013] Selon une autre caractéristique de l'invention, on met en place une bande de protection,
notamment une bande-de feutre bituminé sur la face avant des chevrons, sur toute leur
hauteur. Cette bande peut être fixée par un moyen quelconque, notamment agrafe clouage,
et constitue une protection des chevrons en arrière des différents joints entre les
dalles qui se trouvent toujours bien entendu au niveau des chevrons.
[0014] Selon une autre caractéristique de l'invention, on effectue la fixation des crochets
à griffes et la pose des dalles à l'avancement, de bas en haut, et par rangées horizontales
successives de dalles.
[0015] Conformément à l'invention, on commence donc à mettre en place une première rangée
de crochets à griffes destinée à maintenir une rangée de dalles par leur rive inférieure,
puis, on bloque la rive supérieure de cette rangée de dalles par mise en place d'une
autre rangée de crochets à griffe et ainsi de suite jusqu'à avoir recouvert toute
la façade.
[0016] Bien entendu, conformément à l'invention, on peut prévoir des éléments particuliers
par exemple des profilés d'habillage constitués par des tôles d'acier ou d'aluminium
destinées à être mises en place au niveau des ouvertures des angles du bâtiment ou
de son toit.
[0017] L'invention se rapporte également à un crochet à griffes permettant la mise en oeuvre
du procédé décrit ci-dessus.
[0018] Ce crochet est caractérisé en ce qu'il est constitué par une cornière notamment en
acier inoxydable dont l'une des branches ou branche latérale est destinée à être fixée
sur les joues des chevrons tandis que l'autre branche ou branche frontale destinée
à être fixée sur la face avant des chevrons est munie sur l'un de ses bord d'au moins
une paire de griffes faisant saillie vers l'extérieur et dirigée de manière à pouvoir
maintenir la rive inférieure d'une dalle ou de deux dalles voisines sur une même rangée
horizontale.
[0019] Les deux branches de la cornière doivent bien entendu être munies de moyens permettant
leur fixation sur les chevrons ; dans le cas général, ces moyens sont constitués par
des perforations destinées à coopérer avec des clous : on prévoit le plus souvent
deux perforations sur la branche latérale de la cornière et une perforation sur sa
face avant ; ce mode de clouage permet l'utilisation de clous lisses ne travaillant
qu'au cisaillement.
[0020] Selon une autre caractéristique de l'invention, le crochet à griffes comporte deux
paires de griffes respectivement dirigées en sens inverse de manière à pouvoir maintenir
simultanément les rives adjacentes de dalles ou de couples de dalles superposées
sur deux rangées horizontales voisines, les couples de dalles étant constitués par
deux dalles voisines sur une même rangée horizontale.
[0021] Cette configuration correspond à la configuration normale des crochets à griffes
selon l'invention ; seuls les crochets destinés à maintenir les dalles de la rangée
inférieure sont différents, et ne comportent qu'une seule paire de griffes.
[0022] Par ailleurs, comme il a déjà été indiqué ci-dessus, les dalles sont toujours maintenues
sur leurs coins , dans certains cas, notamment lorsque les rives horizontales des
dalles correspondent à leur grand côté, il est nécessaire de prévoir un maintien
supplémentaire sur la partie centrale des dalles : chaque crochet à griffes peut donc
selon les cas maintenir 2, 3, ou 4 dalles.
[0023] Selon une autre caractéristique de l'invention, le crochet à griffes comporte deux
surfaces support faisant saillie vers l'avant de part et d'autre de la branche frontale,
essentiellement perpendiculairement à celle-ci, sur lesquelles viennent s'appuyer
les dalles à poser sur la façade, par leur rive inférieure, et se terminant angulairement
à leur extrémité par des pattes coudées vers l'intérieur constituant les griffes.
[0024] Ces crochets à griffes ont, en fait, une configuration très simple et relativement
bon marché ; ils peuvent être fabriqués à partir d'une tôle métallique par des opérations
de découpage et d'emboutissage.
[0025] Selon une autre caractéristique de l'invention, chaque surface support porte deux
pattes dirigées en sens inverse et correspondant chacune à l'une des griffes de deux
paires différentes, les deux griffes de l'une des paires étant disposées entre les
griffes de l'autre paire.
[0026] Les crochets à griffes, généralement en acier inoxydable sont avantageusement revêtus
d'une peinture d'une teinte essentiellement similaire à celle des dalles appliquée
par un procédé électrostatique ; la partie apparente des crochets devient ainsi très
discrète sur la façade et pratiquement invisible au delà d'une distance de quelques
mètres.
[0027] Les caractéristiques du procédé ainsi que du crochet à griffes qui font l'objet de
l'invention seront décrites plus en détail en se référant aux dessins annexés dans
lesquels :
- la figure 1 représente un schéma de mise en oeuvre du procédé selon l'invention,
- les figures 2, 3 et 4 montrent différentes possibilités de mise en place des dalles,
- les figures 5 et 6 représentent les deux types de crochets à griffes.
[0028] Selon la figure 1, le procédé conforme à l'invention a pour but la pose de dalles
rectangulaires 1 sur une structure porteuse verticale de manière à obtenir une surface
finie ayant un aspect proche de celui de la pierre de taille.
[0029] Selon la figure, pour la pose de ces dalles 1, on commence par mettre en place des
chevrons verticaux en bois 3 à une distance prédéterminée d les uns des autres qui
sera définie plus en détail ci-dessous.
[0030] Dans le cas de la figure 1, les chevrons 3 sont fixés à la structure porteuse 2 par
des pattes de fixation métalliques 4 en forme d'équerres ; cette configuration n'est
pas limitative de l'invention, et, les chevrons peuvent, dans certains cas, être fixés
directement sur la structure porteuse 2.
[0031] Les joues latérales 30 des chevrons sont laissées telles quelles tandis que leurs
faces avant 31 sont recouvertes, sur toute leur hauteur d'une bande de protection
5 en feutre bituminé ; comme il sera décrit plus en détail dans la suite de cet exposé,
le rôle de la bande 5 est d'assurer la protection des chevrons lorsque ceux-ci sont
en bois.
[0032] L'ensemble constitué par les chevrons 3 constitue une ossature support permettant
la pose des dalles 1 ; selon la figure 1, des panneaux d'isolation thermique 6 sont
mise en place entre cette ossature 3 et la structure porteuse 2 ; il serait également
possible, sans sortir du cadre de l'invention, de prévoir également des éléments d'isolation
entre les différents chevrons 3.
[0033] Le caractère essentiel de cette configuration réside dans la possibilité de poser
les dalles 1 directement sur l'ossature formée par les chevrons 3, sans avoir à prévoir
de liteaux supplémentaires.
[0034] Pour réaliser cette pose, on fixe sur les chevrons 3 des crochets à griffes 7 qui
seront décrits plus en détail ci-dessous.
[0035] Selon l'invention, les dalles ont de préférence une face avant ayant un aspect voisin
de la pierre naturelle, et sont constituées par des rectangles dont le grand côté
10 est généralement nettement supérieur au petit côté 11. Sans que ces dimensions
soient limitatives de l'invention, on peut noter à titre d'exemple la possibilité
de mettre en oeuvre des dalles d'épaisseur égale à 7,5 mm, de longueur égale à 880
mm, et de largeur égale à 560 ou 470 mm. Ces dimensions correspondent aux dimensions
standards généralement mises en oeuvre dans le domaine de la construction. Il est
également possible dans certains cas, d'envisager la pose de dalles carrées.
[0036] Selon les figures 2, 3 et 4, les crochets à griffes 7 maintiennent toujours les dalles
1 par leurs côtés horizontaux ou rives. Ces rives peuvent être constituées soit par
le grand côté 10, soit par le petit côté 11 des dalles 1.
[0037] Dans la configuration représentée sur la figure 2, les rives sont constituées par
les petites côtés 11 des dalles 1. Dans ce cas, les crochets à griffes 7 qui sont
fixés aux chevrons 3 ne maintinnent les dalles qu'au niveau de leurs angles 9. La
distance d entre les chevrons correspond donc à la dimension du petit côté 11 des
dalles (sans tenir compte de la largeur des joints) et, les joints 8 entre les différentes
dalles 1 sont continus le long de chaque chevron 3.
[0038] Dans la configuration représentée sur les figures 3 et 4, les rives sont constituées
par les grands côtés 10 des dalles 1. Dans ce cas, et pour obtenir une meilleure rigidité,
il est préférable de maintenir les dalles 1 non seulement au niveau de leurs coins
9, mais également au niveau de leur partie centrale 12. Dans une telle configuration,
il est donc nécessaire que la distance entre les crochets à griffes 7 corresponde
à la moitié de la longueur des grands côtés 10 des dalles 1, et, par suite, étant
donné que ces crochets sont fixés aux chevrons 3, ces derniers doivent être distants
les uns des autres d'une valeur d'égale à la moitié de la longueur des grands côtés
10 des dalles 1.
[0039] Ce type de montage permet des configurations différentes, à savoir la configuration
représentée sur la figure 3 dans laquelle le joint 8, entre les dalles, est continu
ou filant, sur toute la hauteur des chevrons 3 et la configuration représentée sur
la figure 4, dans laquelle les dalles 1 sont décalées sur les différentes rangées
horizontales 13, et les joints 8ʹ entre celles-ci sont discontinus.
[0040] Selon les figures 5 et 6, il existe en fait deux types différents de crochets à griffes
7, 7ʹ.
[0041] Selon la figure 6, le crochet 7ʹ est destiné à maintenir la rangée 13 inférieure
de dalles 1 ; il est constitué par une cornière en acier inoxydable comportant une
branche latérale 14 et une branche frontale 15.
[0042] La branche latérale 15, destinée à être fixée à la joue 30 d'un chevron 3, est munie
de deux perforations 16 pouvant coopérer avec des clous de fixation non représentés
en empêchant tout mouvement de rotation. La branche frontale 15, destinée à être fixée
sur la face avant 31 des chevrons, est, elle aussi, munie d'une perforation 17 ; le
bord inférieur 18 de cette branche est muni, à chacune de ses extrémités, de griffes
19 constituant une paire susceptible de maintenir la rive inférieure 10 ou 11 d'une
dalle 1.
[0043] Le crochet à griffes 7, représenté sur la figure 5 qui est destiné à maintenir les
dalles 1 sur toutes les rangées 13 autres que la rangée inférieure est également constitué
par une cornière dont les branches latérales et frontales 14 et 15 portent respectivement
deux orifices 16 et un orifice 17 permettant la fixation du crochet 7 sur un chevron
3 de l'ossature ; la branche frontale 15 porte, à sa partie inférieure, un prolongement
20 destiné à augmenter la stabilité du dispositif, et, est munie sur ses bords latéraux
d'une première paire de griffes 19 destinées à maintenir la rive inférieure des dalles
1, et, à l'extérieur de ces dalles 1, d'une seconde paire de griffes 21 dirigée en
sens inverse des griffes 19 et destinée à maintenir les dalles 1 par leur rive supérieure.
[0044] Selon les figures 5 et 6, les griffes 19 ou 19 et 20 sont constituées par une surface
support 22 essentiellement perpendiculaire à la branche frontale 15, sur laquelle
viennent s'appuyer les rives inférieures des dalles 1, et se prolongeant vers l'extérieur
par des pattes 23 coudées vers l'intérieur, et dirigées vers le haut dans le cas des
griffes 19 et vers le bas dans le cas des griffes 21 pour assurer le blocage des dalles
une fois mises en place.
[0045] Dans le cas du crochet à griffes 7, représenté sur la figure 5, les surfaces supports
22 correspondant à chacune des griffes 19 et 21 forment une surface continue d'où
partent les pattes 23.
[0046] Il est clair, si l'on se reporte à la figure 2, que les crochets à griffes 7ʹ peuvent
maintenir soit la rive inférieure d'une seule dalle 1 à sa partie centrale, soit la
rive inférieure de deux dalles 1 voisines sur une même rangée horizontale 13 au niveau
de leurs coins. De même, les crochets à griffes 7 maintiennent dans la configuration
représentée sur la figure 2 les rives de quatre dalles 1 voisines au niveau de leurs
coins, dans la configuration représentée sur la figure 3, soit les rives de deux dalles
1 superposées par leur partie centrale, soit les rives de quatre dalles voisines au
niveau de leurs coins sur deux rangées 13 superposées, et dans la configuration représentée
sur la figure 3, trois dalles différentes, l'une étant maintenue par la partie centrale
de sa rive tandis que les deux autres, voisines sur une même rangée, sont maintenues
au niveau de leurs coins.
[0047] Etant donné la configuration décrite ci-dessus des crochets à griffes 7 et 7ʹ, lorsque
l'on veut poser des dalles 1 selon la figure 1, après la mise en place des chevrons
3 sur la structure porteuse 2, il suffit de fixer tout d'abord les crochets à griffe
7ʹ côt à côte sur une même rangée horizontale de l'ossature constituée par les chevrons
3, puis de poser sur ces crochets les rives inférieures d'une première rangée 13 de
dalles 1 que l'on maintient sur leur rive supérieure par des crochets 7 que l'on fixe
au fur et à mesure sur les chevrons. On continue ensuite en posant une seconde rangée
de dalles 1 sur les crochets de la rangée supérieure et ainsi de suite jusqu'à ce
que toute la façade soit revêtue.
[0048] En fin de procédé, on obtient une façade similaire à la pierre de taille, dans laquelle
seules les extrémités des griffes 19, 21, c'est-à-dire les pattes 23, demeurent extérieurement
visibles.
[0049] Il convient par ailleurs de mentionner que le remplacement d'une dalle accidentée
est possible indépendamment des dalles adjacentes : il suffit d'éliminer la dalle
accidentée, par destruction sur place, puis de supprimer les deux griffes inférieures
des crochets disposée sur sa rive haute pour pouvoir appuyer une nouvelle dalle contre
les griffes des crochets inférieurs. La nouvelle dalle n'a ensuite plus qu'à être
fixée en rive haute au moyen de vis traversant les chevrons.
[0050] On peut noter que les crochets 7 peuvent, lorsque l'une des faces 30 d'un chevron
n'est pas accessible (point singulier par exemple) être retournés et cloués sur l'autre
face 30 du chevron.
[0051] La perforation 17 peut être doublée par une autre perforation dans la plaque 20,
ce qui évite d'avoir à utiliser sur le chantier deux modèles droite et gauche de crochets
7.
1°) Procédé pour la pose de dalles rectangulaires, côte à côte, sans recouvrement,
sur une façade notamment une façade verticale selon une disposition verticale ou horizontale
avec un joint vertical filant ou discontinu, procédé caractérisé en ce que l'on fixe
sur la structure porteuse (2), une ossature support constituée par des chevrons verticaux
(3) disposés à une distance prédéterminée (d) les uns des autres, puis on pose directement
les dalles (1) sur cette ossature (3), sans utiliser de liteaux par l'intermédiaire
de crochets à griffes (7, 7ʹ) fixés au chevrons (3) et susceptibles de maintenir les
dalles par leurs côtés horizontaux (10, 11) ou rives au niveau de leurs angles et
le cas échéant de leur partie centrale.
2°) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on fixe l'ossature
support (3) à la structure porteuse (2) au moyen de pattes de fixation (4) disposées
alternativement de part et d'autre des chevrons successifs.
3°) Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que
les chevrons (3) constituant l'ossature support sont en bois.
4°) Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que
l'on met en place des panneaux d'isolation thermique (6) entre les chevrons (3) constituant
l'ossature support et/ou entre cette ossature (3) et la structure porteuse (2).
5°) Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que
l'on met en place une bande de protection (5) notamment une bande de feutre bitumé
sur la face avant (31) des chevrons (3) sur toute leur hauteur.
6°) Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que
l'on effectue la fixation des crochets à griffes (7, 7ʹ)et la pose des dalles (1)
à l'avancement de bas en haut et par rangées horizontales successives de dalles (1).
7°) Crochet à griffes permettant la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque
des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'il est constitué par une cornière
(7, 7ʹ) notamment en acier inoxydable dont l'une des branches (14) ou branche latérale
est destinée à être fixée sur les joues (30) des chevrons (3) tandis que l'autre branche
(15) ou branche frontale, destinée à être fixée sur la face avant (31) des chevrons
(3), est munie sur l'un de ses bords (18) d'au moins une paire de griffes (19) faisant
saillie vers l'extérieur et dirigées de manière à pouvoir maintenir la rive inférieure
(10, 11) d'une dalle (1) ou de deux dalles voisines sur une même rangée horizontale.
8°) Crochet à griffes selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'il comporte deux
paires de griffes (19, 21) respectivement dirigées en sens inverse de manière à pouvoir
maintenir simultanément les rives adjacentes de dalles (1) ou de couples de dalles
superposées sur deux rangées horizontales voisines, les couples de dalles étant constitués
par deux dalles (1) voisines sur une même rangée horizontale.
9°) Crochet à griffes selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'il comporte deux
surfaces support (22) faisant saillie vers l'avant de part et d'autre de la branche
frontale (15) essentiellement perpendiculairement à celle-ci sur lesquelles viennent
s'appuyer les dalles (1) à poser sur la façade, par leur rive inférieure et se terminant
angulairement à leur extrémité par des pattes (23) coudées vers l'intérieur constituant
les griffes (7, 7ʹ).
10°) Crochet selon l'une quelconque des revendications 7 à 9, caractérisé en ce que
chaque surface support (22) porte deux pattes (23) dirigées en sens inverse et correspondant
chacune à l'une des griffes (7) de deux paires différentes, les deux griffes de l'une
des paires étant disposées entre les griffes de l'autre paire.
11°) Crochet à griffes selon l'une quelconque des revendications 7 à 10, caractérisé
en ce qu'il est en acier inoxydable et est revêtu d'une peinture d'une teinte essentiellement
similaire à celle des dalles (1) appliquée par un procédé électrostatique.