(19)
(11) EP 0 288 346 A1

(12) DEMANDE DE BREVET EUROPEEN

(43) Date de publication:
26.10.1988  Bulletin  1988/43

(21) Numéro de dépôt: 88400725.3

(22) Date de dépôt:  24.03.1988
(51) Int. Cl.4D06F 39/02, B65D 51/28
(84) Etats contractants désignés:
AT BE CH DE ES FR GB GR IT LI LU NL SE

(30) Priorité: 25.03.1987 FR 8704167

(71) Demandeur: THE PROCTER & GAMBLE COMPANY
Cincinnati Ohio 45202 (US)

(72) Inventeurs:
  • Arnau-Munoz, José
    F-78180 Montigny Le Bretonneux (FR)
  • Cornette, Henri
    F-95300 Pontoise (FR)

(74) Mandataire: Phélip, Bruno et al
c/o Cabinet Harlé & Phélip 21, rue de La Rochefoucauld
75009 Paris
75009 Paris (FR)


(56) Documents cités: : 
   
       


    (54) Procédé pour le lavage du linge et récipient pour sa mise en oeuvre


    (57) On introduit dans le tambour d'une machine à laver le linge un récipient (1) contenant une quantité prédéterminée de composition détergente . Le récipient comprend des compar­timents (1, 4) recevant séparément les constituants (15, 16) de la composi­tion, qui n'ont pas une compatibilité mutuelle satisfai­sante , par exemple les constituants libérant de l'oxygène ou du chlore actif et le reste de la composition détergente. Chacun desdits compartiments (1, 4) présente des ouvertures (7, 11) pour permettre la diffusion de son contenu au cours du processus de lavage.




    Description


    [0001] La présente invention appartient au domaine de la technique du lavage en machine. Elle a pour objet un nouveau procédé de lavage permettant d'utiliser des subs­tances ne présentant pas une compatibilité satisfaisante lorsqu'elles sont en présence. L'invention a encore pour objet un récipient pour la mise en oeuvre d'un tel procédé.

    [0002] On rappelera tout d'abord que, dans le domaine du lavage du linge en machine, la demanderesse est déjà propriétaire ou ayant-droit d'un nombre nombre de demandes de brevets, qui peuvent être mentionnées à titre de réfé­rences pour illustrer l'état de la technique.

    [0003] La demande FR 84 06151 déposée le 18 Avril 1984 pour "Procédé de lavage du linge en machine avec un détergent liquide et dispositif pour son application" a notamment pour objet un dispositif, en général rechargea­ble, qui est tout d'abord rempli de détergent liquide, puis placé dans le tambour de la machine avec le linge à laver . Le détergent contenu dans le dispositif diffuse progressivement dans le milieu de lavage et dans le linge se trouvant dans la machine. Dans un mode de réalisation, le dispositif comporte un orifice de remplissage et des évents pour la libération progressive du liquide au sein du linge en cours de lavage.

    [0004] La demande de brevet FR 84 13210 déposée le 24 Août 1984 pour "Dispositif pour le lavage en machine avec un détergent liquide et procédé mettant en oeuvre ledit dispositif " a pour objet un dispositif du genre ci-­dessus, qui est plus particulièrement caractérisé en ce qu'il se présente sous une forme essentiellement sphérique. Un certain nombre d'orifices permettent la dif­fusion du liquide.

    [0005] On sait par ailleurs que l'utilisation de les­sives liquides soulève des difficultés particulières en raison des risques d'incompatibilité de certains de leurs constituants .

    [0006] Alors qu'il est possible de conditionner dans le même récipient les constituants d'une lessive en pou­dre, il n'est pratiquement pas admisible de formuler des lessives liquides à l'avance lorsque les formulations de ces dernières contiennent, en même temps que les autres constituants actifs, des constituants susceptibles de dé­gager de l'oxygène ou du chlore actif, par exemple des constituants peroxydés, du type des perborates ou autres sels inorganiques ou organiques peroxygénés. On sait pour­tant que la présence d'oxygène ou de chlore actif au mo­ment du lavage est tout à fait souhaitable pour obtenir l'efficacité optimale. On cherche donc à obtenir pour les lessives liquides des formulations comportant les mê­mes combinaisons de base que celles des détergents granu­laires ou en poudre,mais on se heurte alors à des impossibilités pratiques, car il est connu que lorsqu'on entrepose conjointement , au sein d'une lessive liquide, des composants actifs traditionnels et des composants perchlorés ou peroxygénés, ces derniers perdent rapidement leur efficacité . On a ainsi constaté qu'après des durées d'entreposage de l'ordre de deux semaines, l'oxygène actif de ces composés peroxygénés s'est pratiquement dégagé en totalité , devenant ainsi indisponible au moment de l'emploi dans le bain de lavage.

    [0007] A titre de référence illustrant l'état de la technique , on peut citer la demande de brevet européen publiée sous le no 0132726, qui décrit l'utilisation d'un emballage sous forme d'un sachet contenant une substance ainsi qu'un autre sachet de plus faibles dimensions conte­nant une autre substance non compatible avec la première. La matière constitutive du sachet externe est perméable à l'eau, de même que celle du sachet interne, mais les ma­tières sont choisies pour permettre la diffusion des subs­tances qu'elles contiennent à des températures différen­tes, ce qui permet d'adapter le conditionnemant aux besoins pratiques, par exemple du lavage. L'enseignement de ce document antérieur consiste donc à présenter dans le même conditionnement des sachets individuels pouvant contenir des substances liquides, en choisissant les sa­chets de manière qu'ils libèrent les substances qu'ils contiennent à des températures différentes. De tels réci­pients de conditionnement sont à usage unique et compor­tent une pluralité de compartiments, le concept de base ayant pour résultat une mise en oeuvre obligatoirement dé­calée dans le temps des substances contenues dans chacun des sachets individuels. Par ailleurs,il est indispensable que ces derniers soient solubles dans l'eau ou présentent des propriétés particulières pour laisser passer l'eau à une température déterminée. C'est pourquoi le sachet ex­terne est réalisé à partir d'une feuille de mousse de po­lyuréthane à pores ouverts,tandis que le sachet interne est constitué d'alcool polyvinylique.

    [0008] L'invention a pour objet un procédé pour le lavage du linge en machine qui est du type général selon lequel on introduit dans le tambour de la machine à laver un récipient contenant une quantité pré-déterminée de com­position détergente, avantageusement liquide, ledit réci­pient étant conçu pour permettre la diffusion progressive de cette composition au cours du lavage. L'invention ap­porte un perfectionnement à cette technique grâce à l'utilisation d'un récipient de conditionnement comportant plusieurs compartiments et permettant de délivrer simulta­nément au moment de l'emploi, le contenu de chacun de ces compartiments, ceci indépendamment de la température du milieu . Dans un tel procédé, les matières constitutives des parois des compartiments n'ont aucune importance cri­tique et, au contraire de l'enseignement de la demande de brevet européen 0132726 précitée, ces parois sont imper­méables à l'eau, le contenu de chacun des compartiments se déversant par des orifices prévus à l'avance.

    [0009] Le procédé selon l'invention est donc plus particulièrement caractérisé en ce qu'on conditionne sépa­rément dans des compartiments individuels du récipient in­troduit dans le tambour de la machine à laver, les constituants de la composition détergente qui n'ont pas une compatibilité mutuelle satisfaisante, chacun desdits compartiments présentant des ouvertures, de manière que, lors de la mise en place du récipient dans le tambour,les constituants de la composition détergente diffusent simul­tanément et séparément au cours du lavage.

    [0010] Le procédé de l'invention apporte donc une so­lution au problème technique posé par l'utilisation des formulations de lessives, surtout liquides, en particulier celles qui contiennent des constituants destinés à libérer de l'oxygène ou du chlore actif lors du lavage. Ainsi, dans le procédé de l'invention,on peut utiliser des subs­tances peu ou pas compatibles entre elles,devant être dé­livrées simultanément dans une opération de lavage.

    [0011] Le procédé peut être mis en oeuvre,au moment de l'emploi, c'est-à-dire du lavage, avec un récipient dans lequel on introduit dans chacun des compartiments la substance ou le mélange de substances qui ne peuvent coexister lors du stockage. Toutefois, dans d'assez nom­breux cas, un tel procédé entraîne des manipulations nom­breuses, avec des sources différentes de substances, ce qui peut compliquer sa mise en oeuvre pratique.

    [0012] On préfère de beaucoup appliquer dans le pro­cédé de l'invention un récipient de type à usage unique contenant à l'avance dans chacun des compartiments une quantité pré-déterminée de substance ou de combinaison de substances . Par exemple , dans le cas d'un récipient à deux compartiments, devant faire fonction de dispositif doseur et diffuseur, conformément à l'enseignement général des demandes de brevets français précitées 84 06161 du 18 Avril 1984 et 84 13210 du 24 Août 1984, un compartiment interne contient le constituant destiné à libérer du chlo­re ou de l'oxygène actif, tandis que l'autre compartiment contient le reste de la formulation détergente . Une fois que le capuchon coiffant le récipient a été enlevé, le ré­cipient est placé dans le tambour de la machine avec le linge à laver. Le détergent et le constituant actif qui y sont contenus diffusent progressivement dans le milieu de lavage et dans le linge se trouvant dans la machine, et ce d'une manière simultanée, grâce au déversement progressif du détergent et de ce constituant. On obtient ainsi des résultats optimaux pour le lavage du linge.

    [0013] Un récipient à usage unique,utilisable de ma­nière optimale dans le procédé de lavage selon l'invention, fait l'objet de la demande de brevet français déposée le même jour par la demanderesse pour "Récipient multi-compartiments à usage unique,obtention et application,notamment pour le lavage du linge". Dans la présente description,il suffira de rappeler que ce réci­pient à usage unique est prévu pour le conditionnement de substances ne présentant pas une compatibilité satisfai­sante lorsqu'elles sont en présence, et comporte à cet ef­fet plusieurs compartiments affectés respectivement à ces substances . Ledit récipient comprend:

    (a) une enveloppe externe, de forme générale sphéri­que et à fond plat avec une ouverture circulaire diamétrale­ment opposée au fond;

    (b)au moins un compartiment interne délimité par une paroi s'étendant complètement à l'intérieur de l'enveloppe externe, ledit compartiment interne présentant aussi un ori­fice circulaire de plus faible diamètre que l'ouverture de l'envelope (a) et disposé concentriquement à ladite ouvertu­re ,

        les parois de l'enveloppe (a) et du comparti­ment (b) se raccordant au niveau de leurs ouverture et orifi­ces respectifs en formant une zone annulaire,laquelle comporte un certain nombre de trous,

    (c)un capuchon amovible coiffant et obturant l'orifice interne et les trous de la zone annulaire,

        de sorte que le récipient présente, dans son ensem­ble, au moins un compartiment interne (b) pouvant recevoir une première substance - ou un mélange de substances compati­bles entre elles - et au moins un autre compartiment s'étendant entre l'enveloppe externe (a) et la paroi du com­partiment interne (b) et pouvant recevoir une deuxième subs­tance (ou mélange de substances) peu compatible avec la première, les contenus de ces deux compartiments étant iso­lés l'un de l'autre lorsque le capuchon est mis en place, tandis que, lorsque le capuchon est retiré, la substance du compartiment interne peut librement s'écouler par l'orifice de ce dernier et la substance de l'autre compartiment peut librement s'écouler par les trous de la zone annulaire, de manière que toutes les substances contenues dans le réci­pient soient alors conjointement disponibles.

    [0014] Au sens de la présente description l'expression "de forme générale sphérique", qui est utilisée pour définir l'enveloppe externe du recipient, ne doit pas être comprise comme caractérisant limitativement une sphère ou une quasi-­sphère . Cette expression englobe d'autres surfaces de révo­lution du genre ovoïde, dont les courbures sont telles que le récipient ne cause aucun dommage au linge dans une opéra­tion de lavage en machine au cours de laquelle le récipient est mis en place dans le tambour.

    [0015] Le compartiment interne, quant à lui, peut être dé­limité par une paroi de forme quelconque mais, compte tenu de la technique préférée utilisée pour sa fabrication et dé­crite ci-après, il s'agit en général d'une surface de révo­lution, du genre sphérique ou ovoïde.

    [0016] Les autres caractéristiques complémentaires et avan­tageuses du récipient sont décrites et illustrées en détail dans la demande de brevet français parallèle précitée,qui est introduite à titre de référence dans le présent mémoire descriptif .

    [0017] La demande parallèle décrit aussi un procédé pour l'obtention du récipient tel que défini ci-dessus, par la technique générale du soufflage ou d'injection-soufflage de matières plastiques, caractérisé en ce qu'il comporte la succession d'étapes suivantes :

    (1) on forme le corps de l'enveloppe externe avec son ouverture circulaire et son fond plat,

    (2)on remplit ladite enveloppe avec la quantité dé­sirée de la première substance ,

    (3) on introduit à travers ladite ouverture un in­sert muni d'une gaine de matière plastique jusqu'à ce que la partie supérieure de la gaine, de forme annulaire, vienne porter sensiblement sur les bords de l'ouverture de l'enveloppe ,

    (4) on forme à partir de la gaine le compartiment interne du récipient,

    (5) on perce les trous dans la zone annulaire formée à la partie supérieure du compartiment interne,

    (6) on remplit le compartiment interne avec la quan­tité désirée de la deuxième substance,

    (7) on coiffe la partie supérieure du récipient avec le capuchon.



    [0018] Comme l'expose en détails la demande parallèle, le procédé sus-décrit peut comporter de nombreuses variantes qui diffèrent par certaines de leurs étapes ou par la suc­cession desdites étapes.

    [0019] Dans la présente description,on indiquera une variante,qui correspond à un mode de réalisation pratique particulièrement intéressant,selon lequel le procédé com­prend les étapes suivantes :

    (1b) on forme le corps de l'enveloppe externe avec son ouverture circulaire et son fond plat,

    (2b)on introduit à travers ladite ouverture un in­sert muni d'une gaine de matière plastique dont la partie su­périeure de forme annulaire, présente des trous réalisés au préalable, jusqu'à ce que ladite partie supérieure vienne porter sensiblement sur les bords de l'ouverture de l'enveloppe.

    (3b)on forme à partir de la gaine le compartiment interne du récipient,

    (4b) et (5b) on remplit le corps de l'enveloppe et le compartiment interne avec les quantités respectives dési­rées de première et deuxième substance,

    (6b) on coiffe la partie supérieure du récipient avec le capuchon.



    [0020] Dans cette variante ,l'ordre des étapes (4b) et (5b) est quelconque.

    [0021] Quel que soit le mode de réalisation du procédé le formation du compartiment interne peut se faire de plu­sieurs manières.

    [0022] Les caractéristiques complémentaires et avantageuses du procédé de fabrication du récipient sont décrites dans la demande parallèle précitée, qui est introduit à titre de ré­férence dans la présente description.

    [0023] Un récipient du type mentionné ci-dessus,ou obtenu par le procédé qui vient d'être décrit, permet de conditionner des substances insuffisamment compatibles entre elles pour autoriser des conditions d'entreposage répondant aux besoins pratiques. A titre d'exemple, on peut introduire dans le com­partiment interne un constituant sensible pour lessive liqui­de en particulier un constituant susceptible de libérer du chlore ou de l'oxygène actif, par exemple un additif à base de composés peroxygénés, le reste de la formation de la lessive , de préférence liquide, étant mis en place à l'extérieur de ce compartiment interne,et dans l'enveloppe externe .

    [0024] Dans ce qui précède, on a essentiellement décrit la réalisation d'un récipient à deux compartiments, mais il va sans dire qu'on peut utiliser la même technique de fabrica­tion pour la réalisation de compartiments internes succes­sifs . Il suffit de prévoir le nombre approprié d'inserts avec gaines de matière plastique, pour obtenir chacun des compartiments . La caractéristique commune à tous ces com­partiments est de comporter des trous, ou évents, organisés de manière telle que lorsque le capuchon couvrant l'ensem­ble est enlevé, les contenus respectifs de ces comparti­ments peuvent s'écouler librement.

    [0025] Compte-tenu de la vocation à usage unique du réci­pient selon l'invention, celui-ci n'est en général pas réu­tilisable et, notamment, à la fin d'un cycle de lavage en machine, une fois que les produits (composition détergente et additif ) ont complètement quitté leurs compartiments respectifs , l'ensemble du récipient se trouve en général déformé mais ses éléments constitutifs restent néanmoins solidaires les uns des autres, ce qui permet d'une part de ne pas endommager le linge et, d'autre part, de ne pas don­ner naissance à des éléments susceptibles d'obturer les tuyauteries . Ainsi, une fois le lavage du linge terminé, on récupère le récipient dans le tambour de la machine, sous une forme généralement aplatie.

    [0026] Ainsi qu'on l'a dit précédemment, le procédé de la­vage selon l'invention est ainsi mis en oeuvre de manière préférée avec un récipient multi-compartiments à usage uni­que, faisant l'objet de la demande de brevet parallèle pré­citée . Toutefois, le procédé peut aussi utiliser des récipients de conception différente, comportant des compar­timents séparés par des parois imperméables au milieu aqueux ainsi qu'aux produits liquides habituellement utili­sés dans les techniques de lavage. Le procédé selon l'invention est en effet basé sur une diffusion orientée à travers des ouvertures dont sont munis respectivement les compartiments .

    [0027] L'invention sera encore illustrée sans être aucune­ment limitée, par la description qui suit, et qui est faite avec un exemple d'utilisation d'un récipient multi-­compartiments à usage unique,en référence aux dessins an­nexés sur lesquels :

    Fig.1 montre, vu de face et partiellement en coupe, un récipient pouvant être utilisé dans le procédé de l'in­vention;

    Fig.2 est une coupe axiale du récipient de la figure 1 ;

    Fig.3 est une vue en plan par dessus du récipient de la figure 1;

    Fig.4 est une coupe du récipient de la figure 1, se­lon le plan de trace IV-IV , le capuchon protecteur ayant été enlevé;

    Fig.5 montre en coupe axiale le capuchon protecteur;

    Fig.6 est une vue en plan par dessus du compartiment interne du récipient de la figure 1;

    Figs.7 à 12 illustrent l'obtention d'un récipient à usage unique pouvant être utilisé dans le procédé de l'invention.



    [0028] Pour faciliter l'exposé, le récipient a été tout d'abord représenté aux figures 1 à 6 sans qu'il soit fait mention des substances qu'il contient. L'obtention d'un ré­cipient complet est illustrée aux figures 7 à 12, la figure 12, en particulier, montrant un récipient à usage unique à deux compartiments, dont le capuchon protecteur a été en­levé.

    [0029] Tel qu'il est illustré aux figures 1 à 6, le réci­pient comprend une enveloppe externe (1) de forme générale sphérique et à fond plat (3), avec une ouverture circulaire (2) diamétralement opposée au fond (3). Cette ouverture circulaire (2) est délimitée par une surface annulaire (2a) s'étendant dans un plan sensiblement parallèle à celui du fond (3) . Cette enveloppe peut avoir par exemple une épaisseur de 0,5 mm et être réalisée à partir de polyéthy­lène, polypropylène, polycarbonate, et de combinaison de tels polymères, avec ou sans adjuvants. Pour conférer à la paroi (1) une rigidité suffisante, on a prévu sur sa péri­phérie extérieure des cannelures (1a) apparaissant sur la moitié gauche de la figure 1 ainsi que sur la figure 3.

    [0030] Le récipient comporte encore un compartiment interne désigné par la référence générale (4) et se trouvant entiè­rement à l'intérieur de l'enveloppe externe (1). Ce compar­timent est illustré à la partie droite de la figure 1, aux figures 2 à 4 et 6. Il présente une paroi formant des souf­flets (12) (figure 6). A la partie supérieure du comparti­ment interne (4), en regardant les figures, est ménagée une paroi cylindrique (5) qui s'étend d'abord verticalement, puis ensuite horizontalement pour venir en appui (collerette (5a)) sur le bord annulaire (2a) de l'ouverture (2) de l'enveloppe externe (1). Le compartiment interne (4) est donc ouvert vers le haut par un orifice (11) de section circulaire. Egalement, des trous (7) (dans l'exemple repré­senté ces trous sont au nombre de six) sont répartis régu­lièrement autour de l'orifice central (11).

    [0031] Le récipient est obturé par un bouchon protecteur qui est illustré aux figures 1 à 3 et 5. Ce bouchon compor­te une protubérance (10), cylindrique, qui s'engage à l'intérieur de l'orifice (11) du compartiment interne (4) . A cette protubérance (10) est raccordée une paroi (8) qui s'applique sur la collerette annulaire (5a), afin d'obturer les trous (7) pratiqués dans celle-ci. Enfin,le bouchon se termine par une languette (9) permettant sa manoeuvre.

    [0032] Les matières constitutives du compartiment interne (4) sont choisies parmi les mêmes polymères que ceux de l'enveloppe externe (1) mais on préfère qu'ils présentent par rapport à ces derniers des caractéristiques de rigidité différentes .

    [0033] Lorsque le récipient est vide, son poids moyen est de l'ordre de 8 à 15 g .

    [0034] On décrira maintenant, en référence aux figures 7 à 12, l'obtention d'un récipient à usage unique utilisable dans le procédé de l'invention

    [0035] Pour éviter de multiplier les figures, certaines étapes n'ont pas toutes été illustrées aux dessins. Par exemple la figure 7 montre le corps (1) de l'enveloppe ex­terne qui est obtenu par soufflage ou injection-soufflage avec son ouverture supérieure (2) délimitée par le rebord annulaire (2a) et son fond plat (3). On a représenté sur la même figure 7 un produit (15) liquide qui a été introduit dans l'enveloppe (1) une fois que celle-ci a été réalisée. Le produit (15) est par exemple une formulation de déter­gent liquide ne comportant pas d'additif du genre composés peroxygénés.Le volume de l'envloppe (1) et la quantité de produit liquide (15) sont calculés relativement l'un par rapport à l'autre, en tenant compte de ce que le récipient est conçu pour recevoir une dose unique en vue d'une opéra­tion ultérieure de lavage du linge. La quantité de liquide (15) doit donc être suffisante pour assurer cette fonction, le volume de l'enveloppe (1) étant dimensionné de manière à permettre le déroulement consécutif des autres étapes .

    [0036] La figure 8 illustre le début de la mise en place d'un insert portant une gaine de matière plastique (13) . La section transversale de la gaine (13) est inférieure au diamètre de l'ouverture (2); afin de permettre l'insertion on peut ou non appliquer à l'intérieur de la gaine (13) un vide ou une aspiration par l'ouverture supérieure (11). La gaine (13) comporte de préférence une structure à soufflet (12). A sa partie supérieure,la gaine (13) est reliée à une portion cylindrique (5) à laquelle est raccordée une paroi (5a) en forme de collerette à l'intérieur de laquelle se trouve l'orifice (11).

    [0037] La figure 9 illustre la progression de l'intro­duction de la gaine (13) à l'intérieur de l'enveloppe (1). On voit que la collerette (5a) est dimensionnée pour recou­vrir pratiquement la totalité de l'ouverture (2), jusqu'à aboutir à la disposition représentée à la figure 10 où l'on voit que la collerette (5a) vient en appui sur le re­bord annulaire (2a) de l'enveloppe (1). Lorsqu'on parvient à cette situation, le vide qui était éventuellement appli­qué à l'intérieur de la gaine (13) est cassé. Cette inter­ruption de l'aspiration peut se faire lorsque la collerette (5a) vient réellement en appui sur le bord annulaire (2a), mais il est également possible, comme cela est représenté sur les figures 9 et 10, que l'aspiration soit coupée dès que la partie cylindrique (5) a franchi l'ouverture (2) de l'enveloppe externe (1) , de sorte que dès qu'on arrive à la situation illustrée à la figure 10,le soufflage peut commencer à l'intérieur de la gaine (13).

    [0038] On parvient ainsi à la situation représentée à la figure 11,où la gaine (13) a donné naissance au comparti­ment interne (4) dans sa forme finale. Sur la même figu­re 11,on a représenté l'opération consécutive qui consiste à remplir le compartiment interne (4) avec un liquide (16) qui est introduit par l'orifice (11). Dans le cas d'un détergent liquide pour lavage du linge en machine, ce pro­duit (16) peut être un additif du genre peroxygéné .

    [0039] L'opération illustrée à la figure 12 est celle du perçage des trous (7) dans la collerette (5a) se trouvant à la partie supérieure du compartiment interne (4). On perce par exemple six trous (7) pour réaliser un compartiment interne tel qu'illustré à la figure 6.

    [0040] Enfin, la partie supérieure du récipient est coiffée par un capuchon du type représenté à la figure 5.

    [0041] On aboutit ainsi à un récipient à usage unique, à double compartiment, un compartiment interne (4) dans le­quel se trouve un additif du genre peroxygéné, et un deuxième compartiment, à l'extérieur du compartiment (4),qui est contenu dans l'enveloppe externe (1) et renfer­me la formulation de détergent liquide.

    [0042] En vue du lavage du linge en machine, on enlève le capuchon, de sorte que le récipient est alors disponible sous la forme illustrée à la figure 12. On place alors, tel que, le récipient dans le tambour d'une machine à laver le linge. Le détergent liquide (15) diffuse à travers les trous (7), tandis que le contenu (16) du compartiment interne (4) passe simultanément à travers l'orifice (11). Le problème technique posé est ainsi résolu par un procédé de lavage dans lequel on utilise simultanément deux pro­duits qui ont été conditionnés séparément afin d'éviter toute interaction désavantageuse s'il s'agit de produits ne présentant pas une compatibilité suffisante, ce qui est le cas des additifs peroxygénés et des lessives liquides.

    [0043] La description qui précède n'a été donnée qu'à titre illustratif . Il est bien entendu qu'on peut utiliser pour le procédé de la présente invention,des récipients compor­tant un nombre de compartiments supérieur à deux. Il suffit alors d'insérer à l'intérieur du compartiment interne (4) d'autres compartiments, en utilisant la même technique que celle illustrée aux figures 7 à 12.

    [0044] Egalement, on a représenté aux dessins des réci­pients de forme générale sphérique, car cette dernière est la mieux appropriée pour l'utilisation dans les tambours des machines à laver le linge. Néanmoins, il serait parfai­tement possible que les récipients aient une forme diffé­rente par exemple ovoïde, cette forme étant de révolution, compte tenu de l'utilisation de la techniqe de soufflage . Dans tous les cas, les parois délimitant les divers compar­timents du récipient sont imperméables au milieu aqueux ainsi qu'aux produits liquides habituellement utilisés dans les techniques de lavage, de nettoyage ou de rinçage . La conception du récipient pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention est basée en effet sur une diffusion orientée à travers des ouvertures dont sont munis respecti­vement les compartiments .

    [0045] On notera aussi que la fabrication du récipient , illustrée aux figures 7 à 12, peut être modifiée conformé­ment à l'enseignement de la demande de brevet parallèle précitée . Par exemple , le remplissage du récipient peut être opéré une fois que le compartiment interne a été formé Par ailleurs, la réalisation des trous (7) peut se faire au préalable sur la collerette supérieure (5) de la gaine plastique(13).

    [0046] L'invention concerne également un récipient pour la mise en oeuvre du procédé de lavage, ledit récipient com­portant une pluralité de compartiments destinés à recevoir chacun une substance-ou mélange de substances - utile au lavage, mais ne présentant pas une compatibilité satisfai­sante avec les substances des autres compartiments , chacun de ceux-ci présentant des ouvertures.

    [0047] En vue de l'utilisation dans le procédé de lavage se­lon l'invention, on peut avantageusement remplir les com­partiments individuels du récipient avec des constituants sélectionnés - ou des combinaisons de tels constituants - ­des compositions détergentes . On élimine ainsi les effets défavorables entraînés par une compatibilité insuffisante des ingrédients et, en outre, on obtient un ensemble d'effets avantageux pour le nettoyage et le traitement des fibres textiles .

    [0048] Le procédé de l'invention permet le conditionnement et l'usage séparés, et ce pratiquement sans aucune limita­tions, des constituants ou des combinaisons de constituants des compositions détergentes . D'un point de vue pratique, il est souvent souhaitable de limiter à deux le nombre de compartiments du récipient. Dans des cas semblables, ces compartiments peuvent contenir, par exemple, diverses com­binaisons de constituants, telles que granules/granules; granules/liquide et liquide/liquide.

    [0049] Dans un mode de réalisation préféré, le procédé de l'invention prévoit l'utilisation d'un récipient dont l'un des compartiments contient une composition détergente li­quide et l'autre un composé de blanchiment.

    [0050] On peut mettre en oeuvre tous les genres de composi­tions détergentes liquides, y compris les compositions for­tement concentrées ne contenant pas d'adjuvant de détergence à base de phosphates, de même que les composi­tions détergentes liquides contenant des quantités tradi­tionnelles d'agents tensio-actifs et des adjuvants traditionnels phosphatés et/ou inorganiques. Les composi­tions détergentes liquides en question contiennent fréquem­ment de 5 à 60% d'un agent tensio-actif (ou surfactif) organique synthétique ; et de 0 à 40%,de préférence 5 à 35% d'un adjuvant de détergence. Des exemples non limitatifs d'agents tensio-actifs et d'adjuvants de détergence sont indiqués dans la demande de brevet européen EP-A-0075988. En plus du surfactif et du constituant adjuvant, de telles compositions liquides peuvent contenir de mombreux ingré­dients facultatifs qui sont utilisés en quantités tradi­tionnelles en raison de leurs propriétés spécifiques connues . Des exemples d'additifs de ce type comprennent des enzymes, en particulier les protéases, les amylases, les lipases et/ou les cellulases; les stabilisateurs d'enzymes, tels que les acides carboxyliques à chaîne cour­te, comme l'acide formique; des séquestrants des métaux lourds, tels que les aminopolyphosphonates, comme l'éthylènediamine-tétra méthylène phosphonate ou le diéthy­lène triamine pentaméthylène phosphonate ou des aminocar­boxylates , tels que l'éthylènediaminetétracarboxylate en quantités de 0,3 à 1,2% ; des aminosilanes à des teneurs allant jusqu'à 1% en poids, du type de ceux décrits dans la demande EP-A-0075 988; des solvants; des régulateurs de mousse , de préférence des silicones; des opacifiants; des antioxydants ; des bactéricides; des colorants; des parfums ; des agents d'azurage et similaires . Des composi­ tions détergentes liquides comparables sont bien connues et ont trouvé des applications commerciales très vastes.

    [0051] Le second compartiment peut être rempli avec un agent détergent de blanchiment . Des exemples de tels agents de blanchiment sont ceux à l'oxygène et au chlore. Des agents de blanchiment à l'oxygène , qui sont bien connus sont les perborates, les percarbonates , les persilicates et les perphosphates . Le constituant de blanchiment peut aussi être représenté par une combinaison d'un précurseur de blanchiment, tel que le tétraacétyléthylènediamine (TAED) et un agent de blanchiment à l'oxygène tel qu'un perborate tétrahydraté ou monohydraté. Le constituant de blanchiment à l'oxygène peut représenter, exprimé en oxygène disponi­ble, de 0,1 % à 3% en poids par rapport à la composition détergente . Le précurseur de blanchiment (activant ) est généralement utilisé dans un rapport molaire agent de blan­chiment à l'oxygène/activant dans la gamme de 15:1 à 2:1 Les agents de blanchiment au chlore, qui comprennent les agents de blanchiment à l'hypochlorite ou les agents soli­des de blanchiment au chlore peuvent être utilisés en quan­tités telles qu'ils fournissent de 0,05% à 2% de chlore actif, par rapport à la composition détergente.

    [0052] Le procédé de l'invention sera encore illustré, sans être aucunement limité, par la description suivante, qui est relative à une réalisation concrète et démontre les avantages obtenus dans le lavage du linge.

    [0053] Le compartiment externe d'un récipient doseur et diffuseur du type représenté aux figures 1 à 3 est rempli de 180g d'un détergent liquide pour gros lavage, ayant la composition ci-dessous indiquée.



    [0054] Le compartiment interne est rempli avec 32g de per­borate tétrahydraté et 4g de pastilles d'un activateur pour agent de blanchiment peroxydé. Ces pastilles contiennent 88% en poids de TAED (tétra-acétyl-éthylène-diamine) et 12% en poids d'un agent d'agglomération, à savoir le produit de condensation d'alcool de suif et 25 moles d'oxyde d'éthy­lène .

    [0055] Le récipient à deux compartiments, contenant la for­mulation détergente et la combinaison peroxygénée, est pla­cé, en même temps que les articles textiles à laver, dans le tambour d'une machine automatique à laver le linge. Le cycle de lavage comprend une phase principale de lavage et des rinçages consécutifs.

    [0056] On a constaté que le lavage et la blancheur des ar­ticles textiles étaient nettement meilleurs que ceux obte­nus en utilisant un récipient doseur et diffuseur rechar­geable contenant la même quantité de détergent liquide mais sans la combinaison de blanchiment du compartiment intér­ieur . Il est intéressant de noter que la supériorité du nettoyage s'observe sur une large gamme de salissures et de taches aussi bien que sur une grande diversité d'articles spécifiques .

    [0057] Le second compartiment peut, de manière très généra­le, être utilisé pour le dosage de n'importe quel ingré­dient détergent, qui, pour toutes sortes de raisons, ne peut pas être incorporé aux autres ingrédients détergents.

    [0058] Des exemples d'ingrédients détergents qui peuvent être introduits dans le second compartiment sont,notam­ment : les bactéricides, les antioxydants, les polycarboxy­lates tels que les polyacrylates; les agents de blanchiment peroxydés tels que l'acide diperoxydodécanedioique et le magnésium monoperoxyphtalate; l'hypochlorite de sodium, le KDCC, les enzymes, éventuellement des espèces sensibles au magasinage, y compris les oxydo-réductases, cellulases, li­pases ; des adoucissants textiles appropriés, tels que les bentonites, les smectites, les hectorites, les diamines de suif, les acides gras , les adjuvants de détergence, tels que le tripolyphosphate de sodium et les silicates de so­dium, les polymères de relargage des salissures.


    Revendications

    1.Procédé pour le lavage du linge en machine dans le­quel on introduit dans le tambour de la machine à laver un récipient, contenant une quantité prédéterminée de composi­tion détergente, avantageusement liquide, et conçu pour permettre la diffusion progressive de celle-ci au cours du lavage, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'on condi­tionne séparément dans des compartiments individuels dudit récipient les constituants de la composition détergente qui n'ont pas une compatibilité mutuelle satisfaisante, chacun desdits compartiments présentant des ouvertures , de maniè­re que, lors de la mise en place du récipient dans le tam­bour, les constituants de la composition détergente diffusent simultanément et séparément au cours du lavage.
     
    2.Procédé selon la revendication 1,caractérisé en ce qu'on utilise un récipient à deux compartiments.
     
    3.Procédé selon la revendication 2,caractérisé en ce que l'un des compartiments contient les constituants de blanchiment destinés à libérer de l'oxygène ou du chlore actif lors du lavage, tandis que l'autre compartiment contient le reste de la composition détergente .
     
    4.Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'on utilise un récipient dans le­quel on introduit, au moment de l'emploi, dans chacun des compartiments qu'il comporte, la substance - ou le mélange de substances - correspondant.
     
    5.Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'on utilise un récipient de type à usage unique contenant à l'avance, dans chacun des compar­timents, une quantité prédéterminée de substances - ou de mélange de substances - utile pour le lavage.
     
    6.Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'on utilise un récipient dans le­quel les parois délimitant les divers compartiments sont imperméables au milieu aqueux ainsi qu'au détergent liquide utilisé pour le lavage .
     
    7.Récipient pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'il comporte une pluralité de compartiments destinés à recevoir chacun une substance - ou mélange de substances - ­utile au lavage, mais ne présentant pas une compatibilité satisfaisante avec les substances des autres comparti­ments,chacun de ceux-ci présentant des ouvertures.
     
    8.Récipient selon la revendication 7,caractérisé en ce que les ouvertures des compartiments sont obturées par un capuchon protecteur unique amovible.
     
    9. Récipient selon l'une des revendications 7 ou 8 , caractérisé en ce qu'il présente une forme générale sphéri­que ou ovoïde.
     




    Dessins
















    Rapport de recherche