[0001] L'invention est relative à un dispositif d'attache d'un boîtier de montre à un support
arrangé de telle manière que le boîtier puisse être détaché à volonté du support.
[0002] Il a déjà été proposé une multitude de solutions pour attacher une montre, particulièrement
une montre de poche, à un support. Par support on entendra ici tous les moyens qu'on
peut envisager pour retenir ou fixer une montre à un objet qui peut être, par exemple,
un support de présentation, un porte-montre, un chevalet ou tout simplement une chaîne
accrochée à un habit. Dans ce but on a souvent utilisé le pendant de la montre qui
se présente sous la forme d'une boucle articulée sur une pièce qui fait saillie du
boîtier. Ces solutions connues depuis longtemps étaient généralement appliquées à
des boîtiers métalliques. L'utilisation actuelle de matières plastiques pour constituer
le boîtier de la montre conduit cependant à des formes nouvelles où le pendant classique
serait inesthétique, ou pourrait paraître anachronique.
[0003] Ainsi le but principal de la présente invention est de proposer un nouveau système
d'attache d'un boîtier de montre à un support, système très simple, peu coûteux et
commode d'utilisation. Le système proposé permet aussi d'utiliser des supports différents
remplissant eux-mêmes des fonctions différentes et ceci à partir d'un dispositif d'attache
qui est le même pour tous les emplois envisagés. Pour parvenir à cela on mettra en
oeuvre les moyens qui apparaissent dans les revendications.
[0004] L'invention va être expliquée maintenant à l'aide de la description qui suit en
s'aidant du dessin qui l'illustre à titre d'exemple et dans lequel:
- La figure 1 est une vue en plan d'une montre de poche pourvue du dispositif d'attache
selon l'invention,
- La figure 2 est une vue en plan d'une montre reçue dans un réceptacle équipé lui-même
du même dispositif que celui qui a été montré en figure 1,
- La figure 3 est une vue de face du dispositif d'attache proposé aux figure 1 et
2, montré en détail et à échelle agrandie,
- La figure 4 est une coupe selon la ligne IV-IV de la figure 3,
- La figure 5 illustre comment on fait usage de l'invention dans le cas où la montre
est suspendue à une chaîne et
- La figure 6 montre l'emploi du dispositif d'attache dans le cas où la montre est
retenue par un chevalet.
[0005] La figure 1 présente une montre de poche dont le mouvement 20 fait partie intégrante
d'un boîtier 1. Une couronne de remontoir est figurée en 21. Le dispositif d'attache
est situé sur le côté opposé au remontoir et porte les références 2 et 3.
[0006] La figure 2 est une vue en plan d'une montre 22 pourvue de son remontoir 21, montre
qui est reçue dans un réceptacle 23. Le réceptacle est muni d'ailes élastiques 24
qui maintiennent la montre enserrée dans un logement 25. En écartant les ailes 24
et en appuyant avec un doigt à travers un trou (non représenté) qui se trouve au
centre du réceptacle, on peut extraire la montre de son logement. Dans cette exécution
le dispositif d'attache 3 est solidaire non plus du boîtier proprement dit de la
montre mais du réceptable recevant ce boîtier.
[0007] Les figures 3 et 4 sont respectivement des vues de face et en coupe du dispositif
d'attache où n'ont été représentés que les moyens mis en oeuvre dans l'invention.
Le boîtier 1 (ou le réceptacle 23) comporte une saillie 3 en forme de potence dont
le montant 4 est fixé au boîtier 1. Ici les figures montrent que la saillie 3 est
faite d'une pièce avec le boîtier. La traverse 5 de la potence est creusée d'un logement
sphérique 6. Ce logement communique respectivement avec le haut 7 et avec le bas 8
de la traverse par des premier 9 et second 10 trous cylindriques coaxiaux l'un à l'autre.
Les figures 3 et 4 montrent que les diamètres des premier et second trous cylindriques
9 et 10 sont choisis substantiellement plus petits que le diamètre du logement sphérique
6. Les figures montrent encore que la face avant 11 de la traverse 5 est pourvue d'une
fente 12 qui débouche à la fois dans le logement sphérique 6 et dans les premier et
second trous cylindriques.
[0008] Le support 2 est équipé quant à lui d'une tige 13 terminée par une rotule 14. Le
diamètre de la tige 13 est réalisé de telle manière qu'elle puisse être introduite
dans la fente 12. De même la rotule 14 est dimensionnée pour être introduite à force
dans le logement sphérique après quoi elle pourra s'y mouvoir librement. Ceci implique
que le diamètre de la rotule 14 soit choisi légèrement plus grand que les diamètres
des premier et second trous cylindriques 9 et 10.
[0009] Pour assujettir le boîtier 1 sur son support 2, on commence par faire passer la tige
13 dans la fente 12, la rotule se trouvant entièrement sous le bas 8 de la traverse
5. Quand l'axe de la tige 13 se trouve à peu près alignée sur l'axe des trous cylindriques
9 et 10, on tire sur la tige dans le sens de la flèche A. La rotule 14 pénètre alors
dans le logement 6 en agrandissant légèrement à son passage l'étranglement présenté
par le diamètre du second trou cylindrique 10, cet agrandissement passager étant possible
grâce à l'élasticité présentée par la matière dont est faite la potence. La rotule
est alors prisonnière du logement sphérique et peut s'y mouvoir librement. On notera
que pour faciliter l'entrée de la rotule 14, on peut pratiquer à l'entrée inférieure
du trou cylindrique 10 un avant-trou conique 35, avant-trou qui pourrait même se
prolonger obliquement jusqu'à son intersection avec le logement sphérique 6. Dans
ce dernier cas, le trou 10 ne présenterait plus de paroi cylindrique mais seulement
un étranglement, lieu de l'intersection du logement 10 avec l'avant-trou 35.
[0010] Inversement, pour détacher le boîtier 1 de son support, on fait basculer la tige
dans le sens de la flèche B jusqu'à ce qu'elle se trouve tournée vers le bas de la
figure. A ce moment on tire sur la tige, ce qui dégage la rotule 14 du logement 6
selon le même processus que celui qui a été expliqué ci-dessus.
[0011] Si le trou cylindrique 9 était de même diamètre que celui du trou cylindrique 10,
on pourrait aussi introduire la rotule ou la ressortir par ce trou supérieur. Dans
un mode d'exécution préféré, on s'arrange cependant pour que le diamètre du trou 9
soit substantiellement plus petit que le diamètre du trou 10, ce trou 10 étant alors
un passage obligé pour la rotule. Ceci empêche que la montre ne se dégage intempestivement
du support quand on exerce une traction dans le sens de l'attache.
[0012] Le dispositif d'attache qui vient d'étre exposé dans le détail peut étre appliqué
aux supports les plus divers.
[0013] La figure 5 montre le cas où la montre est attachée à une chaîne 30. Dans ce cas
le support consiste en une tige 13 et une rotule 14, cette dernière étant accrochée
à la saillie 3 de la manière qui a été exposée plus haut. Ici la tige 13 est munie
d'une boucle 31 qui retient la chaîne 30. Cette chaîne pourrait aussi être montée
sur un porte-clefs.
[0014] La tige 13 terminée par la rotule 14 pourrait aussi être la pièce terminale d'un
chevalet 32 comme on le voit sur la figure 6. Ce chevalet peut servir de présentoir
de vitrine ou de support de montre sur une table de travail. 11 peut être muni d'un
épaulement 33 destiné à définir la position angulaire de la montre.
1. Dispositif d'attache d'un boîtier de montre (1, 23) à un support (2) arrangé de
telle manière que le boîtier puisse être détaché à volonté du support, caractérisé
par le fait que le boîtier comprend une saillie (3) en forme de potence dont le montant
(4) est fixé au boîtier et dont la traverse (5) est creusée d'un logement sphérique
(6) communiquant respectivement avec le haut (7) et avec le bas (8) de la traverse
par des premier (9) et second (10) trous cylindriques coaxiaux, les diamètres des
premier et second trous étant choisis substantiellement plus petits que le diamètre
du logement sphérique, la face frontale (11) de la traverse étant en outre pourvue
d'une fente (12) débouchant respectivement dans le logement sphérique et dans les
premier et second trous cylindriques, et que le support est équipé d'une tige (13)
terminée par une rotule (14), ladite tige étant dimensionnée pour être introduite
dans ladite fente et ladite rotule étant dimensionnée pour être introduite à force
dans ledit logement sphérique, puis pour s'y mouvoir librement, le diamètre de ladite
rotule étant choisi substantiellement plus grand que les diamètres desdits premier
et second trous cylindriques.
2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la saillie (3)
en forme de potence est réalisée en matériau élastique, notamment en matière plastique.
3. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le diamètre du
premier trou cylindrique (9) est choisi substantiellement plus petit que le diamètre
du second trou cylindrique (10) et que la rotule (14) est introduite à force dans
le logement sphérique (6) par ledit second trou cylindrique.
4. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la saillie (3)
en forme de potence est solidaire d'un réceptacle (23) recevant lui-même le boîtier
de montre (22).
5. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la tige (13) terminée
par la rotule (14) constitue la pièce terminale d'une chaîne de montre (30).
6. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la tige (13) terminée
par la rotule (14) constitue la pièce terminale d'un chevalet (32).