[0001] La présente invention concerne le domaine des roquettes autopropulsées, en particulier,
mais non exclusivement, le domaine des roquettes logeant un pain éclairant destiné
à être mis en oeuvre sous parachute.
[0002] La présente invention a pour but de perfectionner les roquettes existantes en proposant
de nouveaux moyens permettant aisément de modifier la portée des roquettes autopropulsées
en particulier d'augmenter la portée de celles-ci.
[0003] Les tentatives actuelles dans ce sens n'ont pas donné satisfaction.
[0004] Le but précité est atteint selon la présente invention grâce à une roquette autopropulsée
du type comprenant un moteur principal intégré centré sur l'axe de la roquette, caractérisée
par le fait qu'elle comprend sur l'arrière du moteur principal, d'une part, une aile
adaptée pour recevoir, libre de translation parallèlement à l'axe de la roquette,
un moteur auxiliaire et, d'autre part, des moyens formant butée limitant le déplacement
du moteur auxiliaire vers l'avant par rapport à la roquette, de telle sorte que le
moteur auxiliaire propulse la roquette dans la phase initiale de sa trajectoire, initie
le moteur principal en fin de sa phase active, puis soit expulsé vers l'arrière lors
de la mise en action du moteur principal.
[0005] Ainsi dans le cadre de la présente invention, il suffit qu'un moteur auxiliaire soit
engagé dans l'aile arrière de la roquette pour augmenter la portée de celle-ci. De
plus, le moteur auxiliaire ne perturbe pas le fonctionnement de la roquette ni l'efficacité
du moteur principal dans la mesure où il est expulsé dès la mise en service du moteur
principal. L'insertion du moteur auxiliaire n'exige pas non plus la moindre adaptation
des moyens d'allumage du moteur principal, du fait que le moteur auxiliaire initie
lui-même le moteur principal, en fin de sa phase active.
[0006] De nombreux systèmes de propulsion pour engins volants, notamment pour engins pyrotechniques,
ont déjà été proposés. Cependant à la connaissance de la Demanderesse aucun sytème
répondant à la définition ci-dessus n'a encore été proposé.
[0007] Le document
FR-A-1 252 630 décrit un engin volant comprenant plusieurs propulseurs principaux disposés autour
du corps de l'engin et une fusée auxiliaire. Selon le document
FR-A-1 252 630 le moteur principal n'est donc pas centré sur l'axe de l'engin. De plus, l'engin
est lancé par l'action conjuguée de son appareil de propulsion principale et par la
fusée auxiliaire (page 2, colonne gauche lignes 53 à 56). La fusée auxiliaire n'a
donc pas pour but d'augmenter sélectivement la portée de l'engin. De plus, l'appareil
de propulsion principal n'est pas initié par le moteur auxiliaire à la fin de sa phase
active.
[0008] Enfin, comme indiqué page 1, colonne droite lignes 22 et 23, l'extraction de la fusée
auxiliaire après sa combustion est réalisée par effet aérodynamique, et non pas par
l'action du moteur principal.
[0009] Le document
DE-C-682 694 décrit une roquette comprenant une pluralité de dispositifs de propulsion 1, 2, 3
et 4, placés coaxialement l'un derrière l'autre. Cependant, le document
DE-C-682 694 précise clairement page 2-lignes 48 à 52 que les carters 8, 9, 10 et 11 des différents
dispositifs de propulsion 1, 2, 3 et 4 sont reliés entre eux par des anneaux de liaison
14 en métal fusible. Il apparaît donc clairement que le document
DE-C-682 694 n'enseigne pas d'adapter une aile arrière pour la réception libre de translation
parallèlement à l'axe, d'un moteur auxiliaire, afin d'augmenter sélectivement la portée
de la roquette. Selon le document
DE-C-682 694 la portée de la roquette est pré-définie par le nombre et la puissance des dispositifs
de propulsion et ne peut être modifiée.
[0010] Le document
FR-A-1 546 763 évoque l'utilisation d'un moteur à base de résine phénolique. Cependant, le document
FR-A-1 546 763 n'enseigne aucunement d'adapter une aile pour la réception libre de translation parallèlement
à l'axe d'un moteur auxiliaire.
[0011] De même, le document
FR-A-1 394 264 concerne une fusée autopropulsée à ailettes qui comprend un seul moteur. Ce document
n'enseigne aucunement d'adapter une aile arrière de la fusée pour la réception d'un
moteur auxiliaire.
[0012] L'engin décrit dans le document
FR-A-854 391 comprend un seul moteur.
[0013] Le document
FR-A-2 376 300 propose d'utiliser deux moteurs. Cependant, d'une part, les moteurs sont reliés par
des goupilles cisaillables 21 et ne sont pas susceptibles de translation parallèlement
à l'axe ; d'autre part, le document
FR-A-2 376 300 n'enseigne aucunement de placer sélectivement un moteur auxiliaire dans une aile
arrière du dispositif, pour modifier sélectivement la portée de celui-ci.
[0014] La roquette décrite dans le document
DE-B-1 099 804 comprend un seul moteur.
[0015] La roquette décrite dans le document
US-A-3 190 221 comprend plusieurs moyens propulseurs. Cependant, ces moyens sont reliés entre eux
par des anneaux 18 et non point libres de translation relatifs parallèlement à l'axe.
[0016] De préférence, selon l'invention l'aile a une forme annulaire centrée sur l'axe de
la roquette.
[0017] Selon une autre caractéristique avantageusee de l'invention la roquette comprend
en outre des moyens aptes à empêcher toute rotatin relative entre le moteur principal
et le moteur auxiliaire.
[0018] Ces moyens comprennent de préférence un élément en saillie sur le carter logeant
l'un des moteurs et une lumière longitudinale ménagée dans le carter logeant l'autre
moteur.
[0019] Selon une autre caractéristique avantageuse de l'invention les moteurs sont du type
résine phénolique.
[0020] Selon une autre caractéristique avantageuse de l'invention la roquette loge une charge
utile formée d'un pain éclairant.
[0021] La présente invention concerne également un dispositif pyrotechnique de lancement
qui comprend un tube lanceur enfermant une roquette du type précité, un système de
déclenchement d'allumage incluant un percuteur mobile et une poignée d'actionnement
de ce système montée sur le tube lanceur en vue d'une commande manuelle.
[0022] D'autres buts et avantages de la présente invention apparaîtront à la lecture de
la description détaillée qui va suivre, et en regard des dessins annexés, donnés à
titre d'exemple non limitatif et sur lesquels :
- la figure 1 représente une vue schématique en coupe axiale longitudinale d'une roquette
conforme à la présente invention, comprenant un moteur principal et un moteur auxiliaire,
- la figure 2 représente en coupe longitudinale similaire et à échelle légèrement
agrandie, un moteur auxiliaire conforme à la présente invention,et
- la figure 3 représente une vue schématique en coupe axiale longitudinale d'un dispositif
de lancement conforme à la présente invention, logeant une telle roquette.
[0023] On va dans un premier temps décrire la structure de la roquette 10 illustrée sur
la figure 1.
[0024] Cette roquette 10 possède un axe de symétrie longitudinal référencé 12.
[0025] La roquette 10 comprend un tube propulseur 20, un moteur principal 40 et une charge
utile 60.
[0026] Selon l'invention la roquette 10 comprend en outre un moteur auxiliaire 100.
[0027] Le tube propulseur 20 est formé d'un fourreau cylindrique centré sur l'axe 12.
[0028] Le moteur principal 40 est de préférence formé d'un bloc de résine phénolique. De
tels moteurs sont couramment disponibles sur le marché. Ils sont bien connus pour
leur faible prix.
[0029] Le moteur principal 40 est immobilisé dans le tube propulseur 20 par un sertissage
annulaire 22.
[0030] Le moteur principal 40 est de préférence pourvu d'une tuyère axiale et de tuyères
latérales induisant un mouvement de giration stabilisateur, autour de l'axe 12.
[0031] Un flasque porte retard 42 est placé en avant du moteur principal 40. Le flasque
42 est formé d'un disque transversal à l'axe 12. Il est immobilisé dans le tube propulseur
20 par un sertissage annulaire 24.
[0032] Le flasque 42 est pourvu d'un alésage axial traversant 44. Cet alésage 44 loge un
retard pyrotechnique 46, par exemple de l'ordre de 1 s.
[0033] Le flasque 42 définit par ailleurs sur sa face avant une chambre 48 qui reçoit une
charge 50 de dépotement et d'initiation à base de poudre noire.
[0034] Le retard pyrotechnique 46 communique à l'arrière avec le moteur principal 40 et
à l'avant avec la charge 50.
[0035] Selon le mode de réalisation représenté sur la figure 1 annexée, la charge utile
60 comprend un pain éclairant 62 logé dans un étui 64.
[0036] L'étui 64 est centré sur l'axe 12. De plus, il est borgne. L'étui 64 est ouvert à
l'arrière en regard de la charge 50. Il est obturé sur l'avant par une toile 66 transversale
à l'axe 12.
[0037] La toile 66 est pourvue sur sa surface avant d'une chape 68. Les suspentes 72 d'un
parachute 70 sont accrochées à la chape 68 par l'intermédiaire d'une goupille 74.
[0038] Plus précisément de préférence, un prolongateur insensible à la température développée
par le pain éclairant 62 est intercalé entre le chape 68 et les suspentes du parachute.
[0039] Enfin, un bouchon d'obturation 80 ferme l'extrémité avant du tube propulseur 20.
Le bouchon 80 est immobilisé sur le tube propulseur 20 par un sertissage annulaire
26.
[0040] Le bouchon 80 est muni d'un alésage traversant axial 82 obturé par une membrane 84
transparente aux éventuels dégagements gazeux du pain éclairant 62.
[0041] Le bouchon 80 supporte sur l'arrière une monture annulaire 86 en mousse servant de
calage au parachute 70.
[0042] Le parachute 70 est plié dans un manchon de poussée 90 intercalé entre la toile 66
de l'étui 64 et le bouchon 80.
[0043] Le manchon de poussée est de préférence formé de deux demi coquilles cylindriques
qui se séparent lors du dépotement.
[0044] Par ailleurs, le tube propulseur 20 se prolonge en arrière du moteur principal 40
par une aile annulaire 28. L'aile 28 est formée pour l'essentiel d'un cylindre centré
sur l'axe 12, pourvu d'ouvertures latérales 30, 32 équiréparties autour de l'axe 12
en regard des tuyères latérales du moteur principal 40.
[0045] Comme indiqué précédemment l'aile 28 peut recevoir le moteur auxiliaire 100.
[0046] Celui-ci comprend un carter cylindrique 104 et un moteur 102 proprement dit.
[0047] Le diamètre externe du carter 104 est inférieur au diamètre interne de l'aile 28
pour permettre d'engager le carter 104 dans l'aile 28 par l'arrière, comme illustré
sur la figure 1.
[0048] Le moteur auxilaire 102 est de préférence formé d'un bloc de résine phénolique, comme
le moteur principal 40.
[0049] Le moteur auxiliaire 102 est immobilisé dans le carter 104 par un sertissage annulaire
106.
[0050] Le moteur auxiliaire 102 est de préférence pourvu d'une tuyère axiale et de tuyères
latérales induisant un mouvement de giration stabilisateur de la roquette, lors de
son fonctionnement.
[0051] Le carter 104 se prolonge en arrière du moteur 102 par une aile annulaire cylindrique
pourvue d'ouvertures latérales 108, 110 équiréparties autour de son axe et placées
en regard des tuyères latérales du moteur auxiliaire 102.
[0052] Le moteur auxiliaire 102 est immobilisé dans le carter 104, par le sertissage 106
à l'extrémité avant du carter 104. Le carter 104 est de plus muni sur sa face avant
d'une rondelle en néoprène 112 pourvue d'un alésage central traversant 114.
[0053] Pour transmettre le mouvement de giration du moteur auxiliaire 102 à la roquette,
il est prévu des moyens interdisant toute rotation relative autour de l'axe 12, entre
le moteur auxiliaire 102 et la roquette 10, lorsque le moteur auxiliaire 102 est placé
dans l'aile 28.
[0054] Les moyens empêchant toute rotation relative son de préférence formés d'un élément
en saillie ménagé sur l'aile 28 ou le carter 104 et d'une lumière longitudinale,
schématiquement illustrée sur les figures 1 et 2, sous la référence 120, ménagée dans
le carter 104 ou l'aile 28. Les moyens précités empêchant toute rotation relative
entre le moteur auxiliaire 102 et la roquette garantissent en outre que les ouvertures
30, 32 ménagées dans l'aile 28 soient alignées avec les ouvertures 108, 110.
[0055] La présente invention concerne également un dispositif pyrotechnique de lancement
pour la roquette 10 précédemment décrite.
[0056] Pour l'essentiel ce dispositif pyrotechnique comprend, comme illustré sur la figure
3, un tube lanceur 200 adapté pour loger une roquette du type précité, et équipée
d'un système de déclenchement d'allumage 220 incluant un percuteur mobile et une poignée
210 d'actionnement de ce système, montée sur le tube lanceur 200 en vue d'une commande
manuelle.
[0057] Mise à part la structure de la roquette 10, la structure du tube lanceur 200 peut
être conforme à celle décrite et représentée dans la demande de brevet français déposée
le 30 mai 1978 sous le numéro 78 16079 et publiée sous le numéro 2 427 573, au nom
de la Demanderesse.
[0058] Pour cette raison, la structure du tube lanceur 200 ne sera pas décrite en détail
par la suite.
[0059] Le contenu de la demande de brevet français précitée et publiée sous le numério
2 427 573 est considéré comme incorporé à la présente description par la référence
qui lui est faite ici.
[0060] Néanmoins, on notera à l'examen de la figure 3 annexée, que la poignée d'actionnement
210 est placée sur la base du tube lanceur 200, tandis que le sommet du tube lanceur
200 est obturé, en position de stokage, par un bouchon 230 amovible, immobilisé sur
le sommet du tube lanceur 200 par des goupilles cisaillables 240, 242.
[0061] Le système de déclenchement d'allumage 220 comprend un percuteur 222 et des moyens
pyrotechniques aptes à initier le moteur auxiliaire 100 et comprenant de préférence
une amorce détonnante, un retard pyrotechnique et un relais d'allumage logé dans
un bloc 224, comme évoqué dans la demande de brevet français N. 2 427 573 précitée.
[0062] Comme décrit dans cette demande de brevet, la poignée 210, grâce à un système de
rampe, est adaptée lors de son actionnement pour bander un ressort 226 sollicitant
le percuteur 222 puis libérer le percuteur qui frappe alors l'amorce détonante.
[0063] De préférence, la poignée d'actionnement 210 est adaptée en outre pour opérer dans
un premier temps un déplacement vers le haut de la roquette 10 à l'intérieur du tube
lanceur 200 afin de cisailler les goupilles 240, 242 et d'éjecter le bouchon d'obturation
230.
[0064] On notera par ailleurs que de préférence la roquette 10 est supportée dans le tube
lanceur 200 par une entretoise 250. Celle-ci prend appui sur la face arrière du moteur
auxiliaire 100 . Par ailleurs, un tube guide feu 252 est de préférence intercalé entre
le bloc 224 logeant le relais d'allumage et le moteur auxiliaire 100.
[0065] Pour l'essentiel le fonctionnement du dispositif illustré sur les figures annexées
est le suivant.
[0066] Au repos une roquette 10 équipée d'un moteur auxiliaire 100 est logée dans le tube
lanceur 200 et repose contre l'entretoise 250.
[0067] Le tube propulseur 20 est obturé à l'avant par un bouchon 80. La parachute 70 est
plié dans le manchon de poussée 90. Le tube lanceur 200 est obturé par le bouchon
230.
[0068] Lors de l'actionnement de la poignée 210, grâce à un système de rampe, comme décrit
dans la demande de brevet français N. 2 427 573, la roquette 10 est tout d'abord repoussée
vers l'avant dans le tube lanceur 200 pour cisailler les goupilles 240, 242 et éjecter
le bouchon 230.
[0069] La suite de l'actionnement de la poignée 210 assure successivement un bandage du
ressort de percussion 226 puis une libération du percuteur 222 pour mettre à feu
l'amorce détonante, le retard pyrotechnique et le relais d'allumage intégré au bloc
224 du système de déclenchement d'allumage 220. Le feu est alors transmis au moteur
auxiliaire 100 par l'intermédiaire du tube guide feu 252 pour éjecter la roquette
10.
[0070] La rondelle 112 de néoprène intercalée entre le moteur auxiliaire 100 et le moteur
principal 40 interdit une transmission intempestive de feu vers le moteur principal
40.
[0071] Cependant, le moteur auxiliaire 100 est adapté pour transmettre le feu au moteur
principal 40, en fin de sa phase active, par l'intermédiaire de l'alésage central
114 ménagé dans la rondelle 112.
[0072] De préférence, le feu est transmis au moteur principal 40 avant que la force de poussée
du moteur auxiliaire 100 s'annule. Pour cela, la masse de résine phénolique composant
le moteur auxiliaire 100 est de préférence pourvue, sur l'avant, en regard de l'alésage
114, d'une cavité centrée sur l'axe 12.
[0073] Lors du fonctionnement du moteur auxiliaire 100, les moyens 120 interdisent toute
rotation relative entre ce moteur auxiliaire 100 et la roquette 10 pour transmettre
à la roquette 10 le mouvement de giration induit par les tuyères latérales du moteur
auxiliaire 100.
[0074] Cependant, lors de la mise en service du moteur principal 40, le moteur auxiliaire
100 libre de translation dans l'aile 28 éjecté sur l'arrière de la roquette 10.
[0075] En fin de combustion du moteur principal 40 le feu est transmis au retard pyrotechnique
46 et de là à la charge de dépotement 50.
[0076] La force de poussée générée par les gaz développés par la charge 50 de poudre noire
est transmise par l'intermédiaire de l'étui 64 et du manchon 90 au bouchon 80 qui
est éjecté.
[0077] Simultanément le pain éclairant 62 est mis à feu. De plus, l'étui 64 logeant le pain
éclairant 62 et le parachute 70 accroché à l'étui 64 sont dépotés à l'extérieur du
tube propulseur 20. Le pain éclairant 62 est alors mis en oeuvre , de façon classique
en soi, sous parachute 70.
[0078] L'homme de l'art comprendra aisément que l'adjonction d'un moteur auxiliaire 100
en arrière de la roquette 10 permet d'augmenter aisément et sans coût notable supplémentaire
la portée de la roquette 10.
[0079] Cependant, le cas échéant, la roquette 10 peut être utilisée, dans un tube lanceur
200 du type illustré sur la figure 3 annexée, mais de longueur adaptée, sans le moteur
auxiliaire 100. Dans ce cas, la portée de la roquette 10 est bien entendu plus courte.
[0080] Par ailleurs, si cela est nécessaire, l'aile arrière du moteur auxiliaire 100 peut
elle-même recevoir un autre moteur similaire, qui est mis à feu dans un premier temps,
initie le moteur auxiliaire 100 à la fin de sa phase active et est éjecté par l'arrière
lors de la mise en service du moteur auxiliaire 100.
[0081] La présente invention n'est pas limitée aux modes de réalisation qui viennent d'être
décrits mais s'étend à toutes variantes conformes à son esprit.
[0082] Selon l'une de ces variantes, les deux bouchons 80 et 230, séparés selon la description
détaillée qui précède, peuvent être regroupés en un élément monobloc. Dans ce cas,
le bouchon unique est serti sur l'extrémité avant du bube propulseur 20. Il est par
ailleurs immobilisé, au stockage, sur l'extrémité avant du tube lanceur 200 par l'intermédiaire
de goupilles 240 et 242.Lors de l'actionnement initial de la poignée 210 les goupilles
240 et 242 sont cisaillées. Le fonctionnement du dispositif reste similaire a celui
précédemment décrit.
1. Roquette autopropulsée du type comprenant un moteur principal (40) intégré, centré
sur l'axe de la roquette, caractérisée par le fait qu'elle comprend sur l'arrière
du moteur principal (40), d'une part, une aile (28) adaptée pour recevoir, libre de
translation parallèlement à l'axe (12) de la roquette, un moteur auxiliaire (100)
et, d'autre part, des moyens (40) formant butée limitant le déplacement du moteur
auxiliaire (100) vers l'avant par rapport à la roquette (10), de telle sorte que le
moteur auxiliaire (100) propulse la roquette (10) dans la phase initiale de sa trajectoire,
initie le moteur principal (40) en fin de sa phase active, puis soit expulsé vers
l'arrière lors de la mise en action du moteur principal (40).
2. Roquette selon la revendication 1, caractérisée par le fait que les moyens formant
butée servant d'appui au moteur auxiliaire (100) pour limiter le déplacement de celui-ci
vers l'avant par rapport à la roquette (10) sont formés de la face arrière du moteur
principal (40).
3. Roquette selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisée par le fait que l'aile
(28) a une forme annulaire centrée sur l'axe (12) de la roquette.
4. Roquette selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée par le fait qu'elle comprend
en outre des moyens (120) aptes à empêcher toute rotation relative entre le moteur
principal (40) et le moteur auxiliaire (100).
5. Roquette selon la revendication 4, caractérisée par le fait que les moyens empêchant
toute rotation relative entre le moteur principal (40) et le moteur auxiliaire (100)
comprennent un élément en saillie sur le carter (28 ; 104) logeant l'un des moteurs
(40, 100) et une lumière longitudinale (120) ménagée dans le carter (104 ; 28) logeant
l'autre moteur (100, 40).
6. Roquette selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que les
moteurs (40, 100) sont du type résine phénolique.
7. Roquette selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que la roquette
(10) loge une charge utile (60) formée d'un pain éclairant.
8. Roquette selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait que le
moteur auxiliaire est logé dans un carter (104) définissant sur l'arrière une aile
auxiliaire.
9. Roquette selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé par le fait que chaque
aile (28, 104) est pourvue d'ouvertures latérales (30, 32 ; 108, 110).
10. Roquette selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé par le fait que le
moteur auxiliaire (100) est pourvu sur l'avant d'une rondelle transversale (112)
en néoprène, munie d'un alésage central (114).
11. Dispositif pyrotechnique, caractérisé en ce qu'il comprend un tube lanceur (200)
enfermant une roquette conforme à l'une des revendications 1 à 10, un système de déclenchement
d'allumage (220) incluant un percuteur mobile (222) et une poignée (210) d'actionnement
de ce système montée sur le tube lanceur (200) en vue d'une commande manuelle.