[0001] L'invention concerne une crémone, en particulier une crémone-serrure pour porte,
porte-fenêtre ou analogue, comprenant, essentiellement, un boîtier renfermant un mécanisme
pour actionner un pêne demi-tour et une ou plusieurs tringles de manoeuvre, pourvues
d'au moins un élément de verrouillage, un élément de blocage pour maintenir lesdites
tringles de manoeuvre en position déverrouillée et des moyens de déblocage solidaires
du cadre dormant et coopérant, lors de la fermeture de l'ouvrant, avec l'élément de
blocage pour rappeler les tringles de manoeuvre en position de verrouillage sous l'action
de moyens élastiques.
[0002] On connaît déjà, par le document FR-A-2 469 534, une crémone-serrure reprenant les
caractéristiques ci-dessus. Ainsi, cette crémone-serrure comporte un boîtier dans
lequel sont logés un certain nombre d'éléments constituant le mécanisme servant au
déplacement d'une ou de plusieurs tringles de manoeuvre et d'un pêne demi-tour. Les
tringles de manoeuvre sont généralement pourvues d'un ou de plusieurs éléments de
verrouillage coopérant avec des gâches solidaires du cadre dormant de ladite porte,
porte-fenêtre ou analogue. De plus, cette crémone-serrure comporte des moyens élastiques,
constitués par un ressort à spirale, permettant de rappeler les tringles de manoeuvre,
en position de verrouillage sans qu'il soit nécessaire d'agir sur la poignée de manoeuvre.
Cependent, il est indispensable que ce rappel des tringles de manoeuvre ne s'effectue
qu'au moment de la fermeture de l'ouvrant.
[0003] A cet effet, le crémone-serrure comporte également un élément de blocage pour maintenir
lesdites tringles de manoeuvre en position déverrouillée. Cet élément de blocage remplit
ses fonctions au moment même où est actionnée la poignée de manoeuvre pour commander
l'ouverture de la porte. Contrairement, lors de la fermeture de cette dernière, des
moyens de déblocage, solidaires du chant du dormant, coopèrent avec cet élément de
blocage pour libérer les tringles de manoeuvre. Celles-ci sont rappelées instantanément
dans leur position de verrouillage en raison du ressort à spirale cité précédemment.
[0004] Il est également connu, par le brevet allemand, n° 1 062 143, une crémone-serrure
dont les tringles de manoeuvre sont rappelées automatiquement en position de verrouillage
par un élément élastique. Ainsi, pour maintenir lesdites tringles de manoeuvre en
position déverrouillée, cette crémone-serrure est pourvue de moyens de bloçage comportant
un doigt faisant saillie par rapport à la face visible de la têtière. En fermant l'ouvrant,
ce doigt est repoussé et libère les moyens de blocage. Il en résulte le rappel instantané
des tringles de manoeuvre en position de verrouillage. Contrairement au document précédent,
les tringles de manoeuvre de cette crémone-serrure sont à déplacement opposé et les
moyens élastiques sont constitués par un ressort hélicoïdal.
[0005] En raison du rappel élastique des tringles de manoeuvre, ces crémones-serrures connues
présentent un avantage certain qui réside dans la rapidité du verrouillage d'une porte,
porte-fenêtre ou analogue. Cet avantage est d'autant plus important que ce verrouillage
s'effectue dans un même temps en plusieurs points et sans l'intervention de l'usager.
Cependant, ce type de crémones-serrures connu présente également un certain nombre
d'inconvénients non négligeables.
[0006] En effet, au moment de la fermeture d'une porte, porte-fenêtre ou analogue, les moyens
de déblocage, solidaires du cadre dormant, coppèrent avec l'élément de blocage des
tringles de manoeuvre pour libérer ces dernières. Il en résulte la relâche instantanée
des moyens élastiques, provoquant un déplacement à vitesse élevée de tringles de manoeuvre.
En fin de course, ces tringles de manoeuvre ou leurs éléments de verrouillage viennent
en butée contre un obstacle quelconque, généralement du type métallique, produisant
un bruit d'une intensité élevée. L'importance de ce bruit provoqué par le mécanisme
des crémones-serrures lors de la fermeture de l'ouvrant s'accroit au-fur-et-à-mesure
du vieillissement dudit mécanisme. Ceci peut être particulièrement gênant, notamment
dans le cadre de logements collectifs.
[0007] Un des buts de la présente invention consiste à proposer une crémone et plus particulièrement
une crémone-serrure permettant de remédier à l'ensemble des inconvénients précités,
tout en conservant les avantages d'un rappel élastique des tringles de manoeuvre
en position de verrouillage.
[0008] L'invention telle qu'elle est caractérisée dans les revendications résout le problème
consistant à créer une crémone, en particulier une crémone-serrure pour porte, porte-fenêtre
ou analogue, comprenant essentiellement un boîtier renfermant un mécanisme pour actionner
un pêne demi-tour et une ou plusieurs tringles de manoeuvre pourvues d'au moins un
élément de verrouillage, un élément de blocage pour maintenir lesdites tringles de
manoeuvre en position de déverrouillage et des moyens de déblocage solidaires du cadre
dormant et coopérant, lors de la fermeture de l'ouvrant, avec l'élément de blocage
pour rappeler les tringles de manoeuvre en position de verrouillage sous l'action
de moyens élastiques, cette crémone ou crémone-serrure comportant, en outre, des moyens
amortisseurs pour ralentif la vitesse du déplace ment des tringles de manoeuvre lors
de leur rappel en position de verrouillage sous l'action desdits moyens élastiques.
[0009] Les avantages obtenus, grâce à cette crémone-serrure, conforme à l'invention, consistent
essentiellement en ceci que les moyens amortisseurs permettent de réduire la vitesse
de déplacement des tringles de manoeuvre sous l'action des moyens élastiques, tout
en maintenant le coefficient de raideur de ces derniers. Il est, en effet, indispensable
de conserver une puissance suffisante de ces moyens élastiques pour pallier à une
résistance éventuelle à l'engagement des éléments de verrouillage dans leur gâche
correspondante.
[0010] Un autre avantage de la présente invention consiste en ce que les moyens amortisseurs
sont de dimensions particulièrement réduites permettant leur insertion dans un boîtier
de taille standard.
[0011] L'invention est exposée ci-après plus en détail à l'aide de dessins représentant
seulement un mode d'exécution.
La figure 1 représente une vue en élévation et partielle de la crémone-serrure conforme
à l'invention.
La figure 2 représente une vue schématisée selon flèches II-II de la figure 1.
[0012] On se réfère aux différentes figures.
[0013] La crémone-serrure 1, conforme à l'invention, comporte un boîtier 2 formé par deux
plaques parallèles 3, 4 renfermant un mécanisme (non représenté) dont la fonction
consiste à actionner, d'une part, un pêne demi-tour (non visible) et, d'autre part,
une ou plusieurs tringles de manoeuvre 5, 6.
[0014] La figure 1 représente une crémone-serrure dont les tringles de manoeuvre 5, 6 sont
rendues solidaires par une tringle de liaison 7 et, de ce fait, elles sont soumises
à des déplacements strictement identiques l'une par rapport à l'autre. Cependant,
il est possible de munir la crémone-serrure 1 d'un mécanisme approprié permettant
de conférer à ces tringles de manoeuvre 5, 6 un déplacement en sens opposé, sans pour
cela sortir du cadre et de l'esprit de la présente invention.
[0015] Les deux tringles de manoeuvre 5, 6 sont montées coulissantes derrière une têtière
8 et comportent un ou plusieurs éléments de verrouillage (non représentés) coopérant
avec des gâches disposées sur le chant du cadre dormant.
[0016] Avantageusement, la crémone-serrure 1 est pourvue de moyens élastiques 9, agissant
sur la tringle de liaison 7 pour rappeler lesdites tringles de manoeuvre 5, 6 en position
de verrouillage. Les moyens élastiques 9 représentés dans la figure 1, se composent
de deux ressorts hélicoïdaux 10, 11 concentriques, coopérant, à leur extrémité inférieure
12, avec la tringle de liaison 7 et présentant leur partie supérieure introduite dans
un logement 13 solidaire du boîtier 2. En raison de cette disposition, les ressorts
hélicoïdaux 10, 11 repoussent les tringles de manoeuvre 5, 6 vers le bas, en position
de verrouillage.
[0017] Toutefois, il est à remarquer que la crémone-serrure 1, conforme à l'invention, n'est
nullement limitée à cette configuration particulière des moyens élastiques 9. Ainsi,
il peut être envisagé de substituer aux ressorts hélicoïdaux 10, 11 un ressort à spirale
tel que décrit dans l'un des documents antérieurs cités ci-dessus. De même, il est
possible de modifier la disposition de ces moyens élastiques 9 pour les faire coopérer
directement avec l'une des tringles 5, 6.
[0018] En raison des moyens élastiques 9, il est nécesaire de pourvoir la crémone-serrure
1 d'un élément de blocage (non représenté) permettant de maintenir les tringles de
manoeuvre 5, 6 en position déverrouillée, lors de l'ouverture de la porte, porte-fenêtre
ou analogue. Au moment de la fermeture de l 'ouvrant, cet élément de blocage coopère
avec des moyens de déblocage, solidaires du cadre dormant, pour libérer lesdites tringles
de manoeuvre 5, 6 et rappeler ces dernières en position de verrouillage.
[0019] Selon l'invention, la crémone-serrure 1 comporte également des moyens amortisseurs
14 dont la fonction consiste à ralentir la vitesse de déplacement des tringles de
manoeuvre 5, 6 lors de leur rappel en position de varrouillage sous l'action des moyens
élastiques 9. En ralentissant ainsi le déplacement des tringles de manoeuvre 5, 6,
on réduit considérablement le bruit de fonctionnement de la crémone-serrure 1.
[0020] Selon un mode d'exécution préférentiel, les moyens amortisseurs 14 sont constitués
par un amortisseur 15 à double action, utilisant l'effet d'inertie d'un fluide au
passage d'un étranglement 16. Cet amortisseur 15 est fixé au boîtier 2 de la crémone-serrure
1 et coopère avec les tringles de manoeuvre 5, 6.
[0021] Dans le cadre de la présente description, se rapportant à la crémone-serrure 1 représentée
dans la figure 1, la coopération entre les tringles de manoeuvre 5, et et l'amortisseur
15 est réalisée par l'intermédiaire de la tringle de liaison 7. Cependant, en procédant
à de légères modifications dans la configuration et la disposition des tringles de
manoeuvre 5, 6, il est possible d'associer l'amortisseur 15 directement à l'une de
ces dernières, notamment dans le cadre de tringles de manoeuvre se déplaçant en sens
contraire. Il est à noter que ces modifications sont à la portée de l'Homme de l'Art.
[0022] Selon un mode d'exécution préférentiel, l'amortisseur 15 est constitué d'un piston
fixe 17 introduit dans un évidement central 18 d'un piston mobile 19, ce dernier coulissant
dans un logement 20 d'un corps cylindrique 21. Le piston fixe 17, tout comme le corps
cylindrique 21, sont rendus solidaires du boîtier 2 de la crémone-serrure 1. Contrairement,
le piston mobile 19 coopère avec les tringles de manoeuvre 5, 6 par l'intermédiaire
de la tringle de liaison 7.
[0023] Selon l'invention, ce piston mobile 19 présente une configuration particulière et
se compose de deux parties 22, 23 situées dans le prolongement l'une de l'autre, la
partie supérieure 22 étant pourvue de l'évidement central 18 dans lequel est introduit
le piston fixe 17 alors que la partie inférieure 23 coulisse dans le logement 20 du
corps cylindrique 21. A cet effet, il est à remarquer que le diamètre externe 24 de
la partie inférieure 23 du piston mobile 19 est légèrement inférieur au diamètre interne
25 du logement 20. De même, pour autoriser un déplacement relatif du piston fixe 17
dans l'évidement central 18 du piston mobile 19, il est préférable d'ajuster convenablement
leur diamètre.
[0024] Du fait que l'amortisseur 15 est basé sur le principe de l'inertie que présente un
fluide au passage d'un étranglement, la partie inférieure 23 du piston mobile 19
comporte, en outre, des moyens de communication 26 entre l'évidement central 18 et
le logement 20 pour assurer l'écoulement d'un fluide contenu dans ces derniers.
[0025] Préférentiellement, les moyens de communication 26 se présentent sous forme d'un
alésage 27 usiné dans la partie inférieure 23 du piston mobile 19. Cet alésage 27
débouche, d'une part, dans l'évidement central 18 du piston mobile 19 et, d'autre
part, dans le logement 20 du corps cylindrique 21. Le diamètre de cet alésage 27 peut
être déterminé de sorte qu'il constitue à lui seul l'étranglement 16 au travers duquel
le fluide est amené à s'écouler. Cependant, pour faciliter son usinage, l'alésage
27 est de diamètre plus conséquent et comporte, à son extrémité inférieure 28, débouchant
dans le logement 20, un rebord périphérique 29 formant l'étranglement 16.
[0026] Le diamètre de l'étranglement 16 est déterminé en fonction de la viscosité du fluide
utilisé et de l'intensité d'amortissement qu'il convient d'atteindre.Cette intensité
d'amortissement qu'il convient d'atteindre.Cette intensité d'amortissement est déterminée
suivant deux critères, à savoir la réduction du bruit de fonctionnement de la crémone-serrure
1 et l'effort que doit fournir un usager pour actionner la poignée de manoeuvre. Ces
deux critères semblent contradictoires. Cependant, il est à remarquer que la vitesse
de déplacement des tringles de manoeuvre 5, 6, sous l'effet de la rotation de la poignée
de manoeuvre, est nettement inférieure à leur vitesse de déplacement résultant du
rappel élastique en position de verrouillage. Pour cette raison, il est possible de
déterminer un amortisseur 15 n'offrant qu'une très faible résistance sous l'action
de la poignée de manoeuvre, tout en assurant sa fonction de ralentisseur des tringles
de manoeuvre 5, 6 au moment de la fermeture de la porte, porte-fenêtre ou analogue.
[0027] A aucun moment, l'amortisseur 15 ne doit remplir les fonctions d'un ressort. Dans
ce but, il est indispensable que la remontée du piston mobile 19 et sa descente provoquent
le transvasement d'une quantité de fluide, contenu dans l'évidement central 18 et
le logement 20, sensiblement identique. Ce résultat est obtenu en conférant au logement
20 un diamètre 25 égal au diamètre 30 de l'évidement central 18.
[0028] La course du piston mobile 19 dépend, d'une part, de la profondeur de l'évidement
central 18 et du logement 20 et, d'autre part, de la longueur du piston fixe 17 et
de la partie inférieure 23 du piston mobile 19. Préférentiellement, cette course
est légèrement supérieure à la longueur des déplacements de tringles de manoeuvre
5, 6.
[0029] L'avantage obtenu par un tel amortisseur 15, conforme à l'invention, consiste essentiellement
en une réduction importante de son encombrement. Cet avantage est d'autant plus intéressant
qu'il convient de respecter des dimensions standards du boîtier 2 de la crémone-serure
1. Notamment, cet amortisseur 15 doit pouvoir s'insérer entre les deux plaques parallèles
3, 4 présentant un écartement 31 déterminé.
[0030] Il a été cité plus haut que le piston fixe 17 et le corps cylindrique 21 sont rendus
solidaires du boîtier 2. A cet effet, le piston fixe 27 comporte à son extrémité supérieure
32 un flasque 33 coopérant, d'une part, avec des moyens de préhension 34 solidaires
du boîtier 2 et, d'autre part, avec la paroi supérieure 35 de ce dernier. Plus précisément,
les moyens de préhension 34 sont constitués par un élément en forme d'équerre comportant
une aile verticale 36 et une aile horizontale 37. Cette dernière est pourvue d'une
découpe 38 de largeur légèrement supérieure au diamètre du piston fixe 17 et dans
laquelle est inséré ce dernier. De ce fait, la face supérieure de l'aile horizontale
37 coopère avec l'épaulement 39 défini par le flasque 33 et évite un déplacement
vers le bas dudit piston fixe 17. Par ailleurs, en raison du faible écartement entre
ladite face supérieure de l'aile horizontale 37 et la face interne de la paroi supérieure
35 du boîtier 2, le piston fixe 17 est également immobilisé suivant une direction
verticale et vers le haut.
[0031] En ce qui concerne le corps cylindrique 21, celui-ci présente sur sa face externe
40 et à ses extrémités 41, 42 des gorges périphériques 43 coopérant avec des éléments
de maintien 44, 45 du boîtier 2 de la crémone-serrure 1.
[0032] La liaison entre le piston mobile 19 et les tringles de manoeuvre 5, 6 est constituée
par des moyens de préhension 46 situés à l'extrémité supérieure 47 d'une aile verticale
48 solidaire de la tringle de liaison 7. Ces moyens de préhension 46 coopèrent avec
une rainure périphérique 49 usinée sur la face externe de la partie supérieure 22
du piston mobile 19.
[0033] En conséquence, lors du rappel élastique des tringles de manoeuvre 5, 6 en position
de verrouillage, ces dernières entraînent, par l'intermédiaire de la tringle de liaison
7, le piston mobile 19. De ce fait, et en raison de l'inertie du fluide à s'écouler
au passage de l'étranglement 16, le déplacement des tringles de manoeuvre 5, 6 ne
peut s'effectuer qu'à vitesse réduite, diminuant considérablement le bruit de fonctionnement
de la crémone-serrure 1.
[0034] En règle générale, les éléments de verrouillage, situés sur les tringles de manoeuvre
5, 6, présentent une certaine résistance à l'engagement dans les gâches correspondantes.
Or, plus la vitesse de déplacement des tringles de manoeuvre 5, 6 est élevée, plus
il est facile de compenser cette résistance. De ce fait, il est préférable que les
effets de l'amortisseur 15 ne se fassent ressentir qu'après introduction partielle
des éléments de verrouillage dans leur gâche. Avantageusement, la tringle de liaison
7 présente une course à vide 50 avant l'entraînement du piston mobile 19. Cette course
à vide 50 est égale à la différence de la hauteur 51 de la rainure périphérique 49
et de l'épaisseur 52 des dents 53 coopérant avec ladite rainure périphérique 49 et
constituant les moyens de préhension 46 de la tringle de liaison 7. Ainsi, ce n'est
qu'après déplacement des tringles de manoeuvre 5, 6 sur une longueur correspondant
à la course à vide 50 que la tringle de liaison 7 entraîne le piston mobile 19 de
l'amortisseur 15.
[0035] Il est bien évident que le bon fonctionnement de l'amortisseur 15 dépend d'une étanchéité
parfaite entre, d'une part, le piston fixe 17 etl 'évidement central 18 et, d'autre
part, la partie inférieure 23 du piston mobile 19 et le logement 20. Dans ce but,
le piston fixe 17 et la partie inférieure 23 du piston mobile 19 comportent, à leur
extrémité inférieure, respectivement 54, 55, une gorge périphérique dans laquelle
est inséré un joint 56.
[0036] Les avantages obtenus, grâce à cette invention, consistent essentiellement en ce
que la crémone-serrure 1 comporte des moyens de rappel automatique des tringles de
manoeuvre 5, 6 en position de verrouillage, et présente un bruit de fonctionnement
réduit. Par ailleurs, en diminuant considérablement les chocs répétitifs sur l'ensemble
des éléments constitutifs de la crémone-serrure 1, on améliore la longévité de cette
dernière.
1. Crémone, en particulier une crémone-serure pour porte, porte-fenêtre ou analogue,
comprenant essentiellement un boîtier (2) renfermant un mécanisme pour actionner un
pêne demi-tour et une ou plusieurs tringles de manoeuvre (5, 6) pourvues d'au moins
un élément de verrouillage, un élément de blocage pour maintenir lesdites tringles
de manoeuvre (5, 6) en position de déverrouillage et des moyens de déblocage solidaires
de cadre dormant et coopérant, lors de la fermeture de l'ouvrant, avec l'élément
de blocage, pour rappeler ledites tringles de manoeuvre (5, 6) en position de verrouillage
sous l'action de moyens élastiques (9), caractérisée en ce qu'elle comporte des moyens
amortisseurs (14) pour ralentir la vitesse de déplacement des tringles de manoeuvre
(5, 6) lors du rappel de ces dernières en position de verrouillage sous l'action
des moyens élastiques (9).
2. Crémone selon la revendication 1, caractérisée en ce que les moyens amortisseurs
(14) sont constitués par un amortisseur (15) à double action, utilisant l'effet d'inertie
d'un fluide au passage d'un étranglement (16), ledit amortisseur (15) étant fixé au
boîtier (2) et coopère avec les tringles de manoeuvre (5, 6).
3. Crémone selon la revendication 2, caractérisée en ce que l'amortisseur (15) est
constitué d'un piston fixe (17) introduit dans un évidement central (18), d'un piston
mobile (19) coulissant dans un logement (20), d'un corps cylindrique (21), ledit piston
fixe (17) et le corps cylindrique (21) étant rendus solidaires du boîtier (2) et le
piston mobile (19) coopérant avec les tringles de manoeuvre (5, 6).
4. Crémone selon les revendications 2 et 3, caractérisée en ce que le piston mobile
(19) se compose de deux parties (22, 23) situées dans le prolongement l'une de l'autre,
la partie supérieure (22) étant pourvue de l'évidement central (18) et la partie inférieure
(23) présentant une forme cylindrique, de diamètre (24) légèrement inférieur au diamètre
(25) du logement (20), et coulissant dans ce dernier, cette partie inférieure (23)
comportant, en outre, des moyens de communication (26) entre l'évidement central (18)
et le logement (20) pour assurer l'écoulement d'un fluide contenu dans ces derniers.
5. Crémone selon la revendication 4, caractérisée en ce que les moyens de communication
(26) sont constitués par un alésage (27) réalisé dans la partie inférieure (23) du
piston mobile (19) et débouchant, d'une part, dans l'évidement central (18) de la
partie supérieure (22) et, d'autre part, dans le logement (20) du corps cylindrique
(21), cet alésage (27) étant pourvu à son extrémité inférieure (28), débouchant dans
ledit logement ( 20), d'un rebord périphérique (29) constituant l'étranglement (16).
6. Crémone selon la revendication 3, caractérisée en ce que le diamètre (30) de l'évidement
central (18) du piston mobile (19) est sensiblement égal au diamètre (25) du logement
(20) correspondant au corps cylindrique (21).
7. Crémone selon la revendication 3, caractérisée en ce que le piston fixe (17) comporte
à son extrémité supérieure (32) un flasque (33) coopérant avec des moyens de préhension
(34) solidaires du boîtier (2) pour immobiliser ledit piston fixe (17) par rapport
à ce dernier.
8. Crémone selon la revendication 3, caractérisée en ce que le corps cylindrique (21)
comporte sur sa face externe (40) et à ses extrémités (41, 42) une gorge périphérique
(43) coopérant avec des éléments de maintien (44, 45) solidaires du boîtier (2).
9. Crémone selon la revendication 4, caractérisée en ce que le piston mobile (19)
comporte dans sa partie supérieure (22) une rainure périphérique (49) coopérant avec
des moyens de préhension (46) solidaires d'une tringle de liaison (7) ou d'une des
tringles de manoeuvre (5, 6).
10. Crémone selon la revendication 9, caractérisée en ce que les tringles de manoeuvre
(5, 6) présentent une course à vide (50) avant l'entraînement du piston mobile (19).