[0001] La présente invention se rapporte à une installation de traitement de pochettes d'épreuves
photographiques destinée à équiper un grand laboratoire de traitement photographique.
[0002] D'une manière générale, les commandes de travaux photographiques sont effectuées
par les consommateurs auprès d'un détaillant, petit commerçant ou grande surface,
qui place l'épreuve photographique à traiter (pellicule, disque, tirage papier, diapositive,...)
dans une pochette spéciale rectangulaire dont un côté est transparent, et dont l'autre
côté porte diverses indications relatives aux travaux à effectuer, ainsi que deux
codes-barres, dont un code d'identification du détaillant et un code d'identification
de la commande qui correspond à cette pochette.
[0003] Ces pochettes sont placées par le détaillant dans des boîtes placées sur la devanture
du magasin, et des équipes spécialisées les collectent chaque nuit et les acheminent
avant le lever du jour jusqu'au laboratoire de traitement où elles sont entreposées
en vrac dans les bacs ayant servi pour leur transport.
[0004] Il est alors procédé à un tri manuel des pochettes par caractéristiques techniques
finales communes (par exemple : format du film, état de surface du papier : mat ou
brillant, format du tirage papier), afin de former des lots.
[0005] Chacun de ces lots est ensuite porté vers un premier poste de traitement, où les
pellicules par exemple sont extraites de leurs pochettes, puis collées bout à bout
avec marquage simultané de chaque film et de chaque pochette afin d'obtenir d'une
part une cassette contenant les films marqués et collés bout à bout, et d'autre part
une pile de pochettes vides placées dans le même ordre que ces films et marquées.
[0006] Cette cassette et la pile de pochette associées sont ensuite portées vers le deuxième
poste de traitement photographique, par exemple de développement du négatif dans l'exemple
considéré, et ainsi de suite, la pile de pochettes suivant constamment les épreuves
photographiques correspondantes.
[0007] En fin de traitement technique, les épreuves terminées (négatifs et tirage papier
par exemple) sont replacées dans les pochettes correspondantes, sur lesquelles sont
alors inscrites manuellement la quantité d'épreuves traitées (nombre de tirages papier
dans l'exemple considéré) et le code de valorisation, destiné à la facturation et
dépendant du traitement photographique effectué.
[0008] La pochette refermée est alors acheminée au poste de valorisation où s'effectue la
facturation. Il s'agit d'une machine automatique comportant un clavier sur lequel
un opérateur tape la quantité d'épreuves tirées et le code de valorisation qu'il lit
sur la pochette. Ce clavier est en liaison avec un ordinateur central qui, en fonction
de ces deux dernières données, et du code-barre d'identification du détaillant qu'il
lit sur la pochette placée à cet effet sur la machine, en déduit le prix à facturer
et commande son impression automatique sur la pochette. Sur cette machine est aussi
lu, sur la pochette, le code barre représentatif du numéro commande, qui est alors
(et seulement maintenant) enregistré par l'ordinateur central.
[0009] Les pochettes sont ensuite acheminées vers une machine de triage automatique, par
exemple du type "LASER SORT" (marque déposée), afin d'être regroupées par adresses
de détaillants et finalement réacheminées vers ceux-ci.
[0010] Ces installations traditionnelles présentent les inconvénients suivants :
- Le tri d'entrée des pochettes, qui est manuel et qui s'effectue de nuit, nécessite
un accroissement de main d'oeuvre proportionnel à l'accroissement de volume des options
personnalisées ou des réductions de cycle de production. L'apprentissage des saisonniers
est à renouveler chaque année aux périodes nécessaires. Le tri est effectué en cascade
avec perte de l'information sur facteur d'identification de l'étape précédente, il
est lent, limité dans ses capacités, source d'erreur. Tout changement de produits,
de circuits, entraîne des erreurs.
- Le marquage de la date d'entrée n'est pas effectué, ce qui ne permet pas d'avoir
une information fiable et maitrisée sur la date de prise en charge par le laboratoire,
et handicape la maîtrise des délais.
- En ce qui concerne l'identification de la commande :
. pour les films avec développement, on connaît après le tri d'entrée et le collage,
le nombre de lots à produire par format de film et par type d'option surface, par
format papier, par circuit commercial de pochettes associées par lot. On peut donc
éventuellement déduire la quantité à traiter, Ces informations ne sont pas saisies
ni associées au client ni au numéro de la commande. Elles ne sont pas traitées et
sont perdues au niveau statistique,
. pour les pochettes plates (retirages), ces informations sont saisies dans le
laboratoire, après un tri fin sans enregistrement et sans connaissance du volume,
. pour le studio reportage, traitement des travaux des photographes, les pochettes
sont enregistrées avec un appareil de lecture de codes à barres, mais le type de commande
n'est pas associé au numéro de pochette et au numéro de client.
[0011] L'absence de connaissance du carnet de commande en amont de la production ne permet
pas d'avoir une organisation prévisionnelle à court terme de la production. Cette
connaissance est pourtant impérative pour connaître au plus tôt les charges et les
goulets d'étranglement, assurer le suivi de la prestation, et diminuer les coûts et
les délais.
- La facturation est extrêmement lente, à hauts risques d'erreurs (il est connu
statistiquement qu'une saisie clavier provoque une erreur sur 300), peu flexible (empêche
la personnalisation), va d'autant moins vite que le volume croît. Les erreurs de saisies
au désavantage du laboratoire sont rarement récupérables.
- Le marquage de la date de sortie du laboratoire n'est pas effectué. Le carnet
de commande n'est connu qu'au moment de la valorisation, alors que le produit sort
de l'entreprise.
- Le tri de sortie est fait au moins partiellement sur une machine de triage automatique,
très onéreuse, dont le taux d'utilisation est extrêmement faible.
[0012] L'invention vise à remédier à tous ces inconvénients. Elle se rapporte à une installation
semi-automatique de traitement, en entrée puis en sortie du laboratoire, des pochettes
contenant des épreuves photographiques, respectivement avant traitement photographique
puis après traitement photographique de celles-ci, cette installation semi-automatique
comportant une série de postes en cascade formant une chaîne continue avec, de l'amont
vers l'aval :
- un dispositif d'alimentation et d'égrenage automatiques des pochettes, agencé
pour fournir ces pochettes une à une, debout sur chant et sur leur grand côté, à un
convoyeur de défilement ;
- un dispositif de lecture automatique des codes-barres portés sur la pochette,
suivi d'un dispositif d'éjection automatique des pochettes non lues ;
- un dispositif de contrôle automatique de l'épaisseur des pochettes, suivi d'un
dispositif d'éjection automatique des pochettes trop épaisses ;
- un dispositif de reconnaissance automatique de la forme des films contenus dans
les pochettes, ainsi que des caractères inscrits sur la pochette, suivi d'un dispositif
d'éjection automatique des pochettes dont la forme n'a pas été reconnue et/ou dont
les caractères inscrits n'ont pas été lus ;
- un dispositif de saisie et d'introduction manuelles dans la chaîne des pochettes
précédemment rejetées ou des pochettes ayant des caractéristiques spéciales ;
- un dispositif de marquage automatique des pochettes ;
- un dispositif de synchronisation et d'alimentation automatiques en pochettes
d'une machine de tri ;
- un ordinateur central qui reçoit et enregistre les diverses informations issues
des différents postes, et qui fournit en conséquences des ordres de commande synchronisés
à ces postes.
[0013] L'ordre des postes successifs compris entre le poste d'alimentation et d'égrenage
et le poste d'introduction manuelle des pochettes rejetées ou spéciales est tout-à-fait
quelconque. Quand aux différents postes d'éjection, ils peuvent être placés en divers
endroits de la chaîne, et être groupés en deux postes ou même un seul poste d'éjection.
[0014] De toute façon, l'invention sera bien comprise, et ses avantages et autres caractéristiques
ressortiront, au cours de la description suivante d'un exemple non limitatif de réalisation,
en référence aux dessins schématiques annexés dans lesquels ;
Figure 1 est une vue en plan très simplifiée de cette installation semi-automatique
;
Figure 2 est une vue en perspective partiellement écorchée du poste d'alimentation
et égrenage automatiques ;
Figure 3 est une vue en perspective du poste de la lecture automatique des codes-barres
;
Figure 4 est une vue en perspective d'un poste d'éjection ;
Figure 5 est une vue en perspective du poste de contrôle de l'épaisseur des pochettes
; et
Figure 6 montre les quatre positions possibles d'une pochette sur chant en sortie
du poste d'alimentation et d'égrenage automatiques.
[0015] En se reportant tout d'abord à la figure 1, cette machine de traitement automatique
des pochettes remplies, en entrée et en sortie du laboratoire de traitement photographique,
se présente sous la forme d'une chaîne continue 9, comportant plusieurs postes en
cascade 1 à 7 reliés par un réseau local 10 à un ordinateur central 8. Les positions
relatives du premier poste 1, ainsi que celles des deux derniers 6,7 sont figées.
En revanche, celles des quatre postes intermédiaires 2,3,4 et 5 peuvent être autres
que celles selon le présent exemple de réalisation. Ces postes successifs sont les
suivants :
- Poste 1 : poste d'alimentation et d'égrenage automatiques des pochettes. Ce premier
poste a pour rôle de fournir les pochettes une à une, debout sur chant et sur leur
grand côté, au convoyeur de défilement 11 de la chaîne 9.
- Poste 2 : ce poste comporte successivement un dispositif 12 de lecture des codes-barres
portés sur chaque pochette, et un dispositif 13 d'éjection des pochettes dont les
codes-barres n'ont pas été lus correctement.
- Poste 3 : ce poste comporte un dispositif 14 de contrôle automatique de l'épaisseur
des pochettes, suivi d'un dispositif 15 d'éjection des pochettes trop épaisses.
- Poste 4 : ce poste comporte successivement un dispositif 16 de reconnaissance de
la forme du contenu de la pochette par ombre chinoise, un dispositif 17 de lecture
des caractères (autres que les codes-barres) inscrits sur la pochette, ou vice-versa,
et un dispositif 18 d'éjection des pochettes dont la forme du contenu n'a pas été
correctement reconnue et/ou de celles dont lesdits caractères inscrits n'ont pas été
lus correctement.
- Poste 5 : à ce poste, les pochettes particulières, par exemple éjectées précédemment,
sont introduites manuellement dans la chaîne 9 au moyen d'un convoyeur latéral, après
que toutes leurs caractéristiques aient été saisies manuellement sur un clavier 20
relié à l'ordinateur 8 par le réseau local 10.
- Poste 6 : ce poste comporte un dispositif 21 de marquage a jets d'encre des pochettes
: marquage de la date d'entrée et d'un numéro chronologique à l'entrée, marquage de
la valorisation (facturation) et de la date de sortie à la sortie.
- Poste 7 : il s'agit d'un poste de synchronisation et d'alimentation automatiques
en pochettes d'une machine de tri 22, par exemple une machine traditionnelle du genre
LASERSORT. Il comporte plusieurs volets d'accumulation 23,24 et un volet d'entrée
25 pour la machine de tri 22.
[0016] Ces postes successifs seront maintenant décrits plus en détails en référence à l'ensemble
des figures 1 à 6.
[0017] Le poste 1 est représenté en détail à la figure 2. Il comporte une trémie 26 de réception
des pochettes 27, cette trémie ayant une capacité d'accueil d'environ 1000 pochettes
par exemple. Elle comporte en son fond un tapis élévateur 28 à bande transporteuse
adhérante, entraîné à vitesse réglable par un moteur électrique 29.
[0018] Une brosse de refoulement 30 est entraînée en rotation par le moteur 29, dans le
même sens que le tapis sans fin 28. Elle est placée au-dessus du tapis 28, à l'aval
de celui-ci, et à une hauteur réglée pour laisser passer en épaisseur, entre la brosse
et le tapis, une pochette et une seule : si deux pochettes sont superposées, la pochette
du dessus est refoulée vers le fond de la trémie.
[0019] En sortie du tapis sans fin élévateur 28 est placée une rampe de sortie en gravité
31, constituée d'une sole en acier inoxydable, à pente ajustable.
[0020] Les pochettes tombent finalement, sur chant, debout ou couchées, sur un convoyeur
de réception 32 constitué par un tapis sans fin horizontal entraîné par un moteur
33. En sortie de ce convoyeur 32, elles sont plaquées par aspiration sur un convoyeur
aspirant 70 constitué par un tapis sans fin vertical, en matériau perméable à l'air,
et une hotte aspirante 34. Les pochettes 35 qui, malgré la brosse refoulante 30, sont
restées superposées à une autre, tombent alors sur un convoyeur de retour 36, composé
d'un tapis sans fin entraîné par un moteur 37, auquel fait suite une rampe de recyclage
(retour vers la trémie 26) comportant deux liaisons de transfert à angle droit 38,39,
un tapis sans fin 40 entraîné par un moteur 41 (figure 1), et une goulotte 42 d'introduction
dans la trémie 26.
[0021] En sortie du convoyeur de séparation 70, une butée de gabarit 43 fait basculer en
position horizontale les pochettes verticales 44. Les pochettes sont alors acheminées,
et placées longitudinalement sur chant dans le sens de leur longueur, entre deux rampes
de guidage 45 et 46, l'une derrière l'autre sur le convoyeur général de la chaîne
9 qui est composé d'un tapis sans fin 11 entraîné par un moteur 47. Les pochettes
se présentent alors dans une des quatre positions A,B,C,D dessinées à la figure 6.
[0022] Ces pochettes 50 passent alors devant le dispositif 12 de lecture des deux codes
à barres 48 et 49 (figure 6), qui est représenté en détails à la figure 3. Ce dispositif
utilise une cellule photoélectrique (non représentée) dont l'occultation par la pochette
50 signale à l'ordinateur 8 l'arrivée de cette pochette, et deux lecteurs de codes
barres du type scanners 51,52 qui sont situés face à face de part et d'autre du convoyeur
11 pour pouvoir lire les codes 48,49 quelle que soit la position A,B,C ou D, de la
pochette 50.
[0023] La provenance du message (scanner 51 ou scanner 52) donne au calculateur l'indication
de la position (respectivement C,D ou A,B) des faces de la pochette, tandis que le
délai entre l'occultation de la cellule de présence et l'arrivée du message lui donne
l'indication de la position du code sur la pochette (à l'avant comme en A et D, ou
à l'arrière comme en B et C).
[0024] Dans le cas où aucun des deux scanners 51,52 n'envoie de message correct, la pochette
non lue 53 est évacuée latéralement, au moyen d'un éjecteur 13 constitué d'un volet
54 actionné par un vérin pneumatique 55, dans un bac 56 de récupération des pochettes
non lues.
[0025] Les autres pochettes continuent leur trajet sur le convoyeur 11, entre les deux barres
de guidage 45 et 46, pour arriver au poste 3, dont la première portion est dessinée
à la figure 5.
[0026] La détection des pochettes trop épaisses s'effectue simplement au moyen de deux palpeurs
articulés 57,58 qui sont chacun reliés à un boîtier 59,60 qui abrite un contacteur
de fin de course. Les deux palpeurs 57,58 sont distants d'une valeur égale à l'épaisseur
maximale des pochettes. Les pochettes trop larges écartent les palpeurs l'un de l'autre
et déclenchent par suite au moins un des deux contacteurs de fin de course, ce qui
donne à l'ordinateur 8 une information de surépaisseur. La pochette trop large est
alors évacuée grâce au dispositif d'éjection 15 (figure 1), identique au dispositif
13 précédemment décrit (figure 4).
[0027] Les pochettes non éjectées passent alors au poste 4, où une cellule photoélectrique
(non représentée) d'entrée du poste fournit un signal de présence d'une pochette.
Chacun des dispositifs 16 et 17 est équipé d'une caméra 61,62 en face de laquelle
est placée, de l'autre côté de la chaîne 9, une lampe d'éclairage 63,64 de forte puissance,
du type halogène ou fluorescent par exemple.
[0028] En fonction des informations sur la position de la pochette qui ont été recueillies
au poste 2, l'ordinateur affecte à la caméra 61 ou à la caméra 62, selon le cas, la
tâche de reconnaissance de formes ou celle de reconnaissance de caractères. Il sélectionne
également l'éclairage correspondant nécessaire.
[0029] La reconnaissance de formes est effectuée par détermination des caractéristiques
globales (surface, périmètre) du format du film, qui est vu en ombre chinoise grâce
à l'éclairage (63 ou 64 selon le cas) qui est situé derrière la pochette.
[0030] La lecture des caractères est faite par l'autre caméra dans une fenêtre située à
l'avant ou à l'arrière de la pochette et dans un sens ou dans l'autre selon l'information
donnée par le poste 2. L'éclairage est alors de type fluorescent et située devant
la pochette.
[0031] En cas de non reconnaissance de formes ou de non lecture des caractères, la pochette
considérée est évacuée par le dispositif 18, lui aussi identique au poste 13 de la
figure 3.
[0032] Au poste 5 suivant, les pochettes éjectées précédemment, ainsi que les pochettes
spéciales, sont saisies manuellement sur le clavier 20 et insérées dans la chaîne
9 par le convoyeur latéral 19 entraîné par un moteur 65.
[0033] Toutes les pochettes sont alors acheminées par la chaîne 9 vers le poste de marquage
6. Là encore, une cellule photoélectrique (non représentée) signale l'entrée d'une
pochette dans cette zone de marquage.
[0034] Le dispositif de marquage 21 est équipé de deux marqueurs à jets d'encre identiques
66,67, qui sont placés face à face, de part et d'autre de la chaîne 9.
[0035] Selon la position de la pochette (détectée au poste 9 ou fixe pour les pochettes
introduites en 5), l'ordinateur 8 commande l'une ou l'autre tête de marquage 66,67
et lui donne le sens du marquage. En entrée, il s'agit du marquage de la date d'entrée,
et en sortie il s'agit du marquage de la facturation et de la date de sortie. En plus
de la date d'entrée, chaque pochette reçoit un numéro chronologique permettant de
l'individualiser : à ce numéro seront associées en mémoire toutes les informations
concernant cette pochette. Un numéro de lot est également imprimé.
[0036] Au poste 7, les pochettes sont introduites directement dans la machine de tri 22
par l'intermédiaire d'un dispositif d'accumulation et de synchronisation à plusieurs
barrières 23,24,25 : il y a création d'une zone tampon réalisant une file d'attente
d'introduction des pochettes. Cette zone comporte préférentiellement cinq barrières,
trois d'entre elles seulement étant représentées à la figure 1.
[0037] La présence d'une pochette dans cette zone-tampon déclenche la fermeture de la barrière
située derrière cette pochette. Lorsque la dernière barrière se ferme, la zone-tampon
est saturée et le convoyeur s'arrête. La plongée des pochettes vers les godets de
la machine de tri 22 s'effectue par une rampe hélicoïdale non représentée. La dernière
barrière 25 est située à l'extrémité amont de cette rampe, au plus près des godets
afin de faciliter l'introduction.
[0038] Les pochettes hors format sont saisies sur un terminal relié à l'ordinateur 8 et
traitées manuellement.
[0039] La machine qui vient d'être décrite fonctionne aussi bien en entrée des pochettes
au laboratoire, avant traitement photographique, qu'en sortie de ce dernier, après
traitement photographique.
[0040] En entrée, elle répertorie et marque les pochettes avant de les trier dans la machine
22, et en sortie, elle marque à nouveau les pochettes (date de sortie et facturation),
avant de les trier à nouveau en vue de leur réexpédition vers les détaillants.
[0041] Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à l'exemple de réalisation qui vient
d'être décrit. La machine peut par exemple être composée, pour une seule machine de
tri, de deux chaînes 9 travaillant en parallèle et alimentant ensemble cette machine
de tri. Comme mentionné précédemment, l'ordre des postes 2,3,4 et 5 peut être différent
de celui représenté : le poste 3 peut par exemple être placé avant les autres, afin
d'éjecter les pochettes trop épaisses avant toute lecture automatique. On pourrait
n'avoir qu'un seul poste d'éjection commun aux postes successifs 2,3 et 4 et placé
après le dernier de ceux-ci. Le transport des pochettes pourrait également être convoyé
par un transporteur aérien muni de pinces mobiles. De même, le réseau local peut être
remplacé par une liaison informatique directe.
1. Installation de traitement de pochettes d'épreuves photographiques, en entrée et
en sortie d'un laboratoire de traitement de ces épreuves, caractérisée en ce qu'elle
comporte une série de postes en cascade (1 à 7) formant une chaîne continue (9) avec,
de l'amont vers l'aval :
- un dispositif (1) d'alimentation et d'égrenage automatiques des pochettes,
agencé pour fournir ces pochettes une à une, debout sur chant et sur leur grand côté,
à un convoyeur de défilement (11) ;
- un dispositif (12) de lecture automatique des codes-barres (48,49) portés
sur la pochette, suivi d'un dispositif (13) d'éjection automatique des pochettes non
lues ;
- un dispositif (14) de contrôle automatique de l'épaisseur des pochettes, suivi
d'un dispositif (15) d'éjection automatique des pochettes trop épaisses ;
- un dispositif (16,17) de reconnaissance automatique de la forme des épreuves
connues dans les pochettes, ainsi que des caractères inscrits sur la pochette, suivi
d'un dispositif (18) d'éjection automatique des pochettes dont la forme n'a pas été
reconnue et/ou dont les caractères inscrits n'ont pas été lus ;
- un dispositif (20,19) de saisie et d'introduction manuelles dans la chaîne
des pochettes précédemment rejetées ou des pochettes ayant des caractéristiques spéciales
;
- un dispositif (21) de marquage automatique des pochettes ;
- un dispositif (23,25) de synchronisation et d'alimentation automatiques en
pochettes d'une machine de tri (22) ;
- un ordinateur central (8) qui reçoit et enregistre les diverses informations
issues des différents postes, et qui fournit en conséquence des ordres de commande
synchronisée à ces postes.
2. Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce que le poste (1) d'alimentation
et d'égrenage automatiques des pochettes comporte :
- une trémie (26) de réception des pochettes (27), qui comporte en son fond
un tapis élévateur (28) ;
- un dispositif (30) de refoulement des pochettes superposées, placé à l'aval
de ce tapis élévateur (28) ;
- une rampe (31) de sortie de ce tapis élévateur, apte à délivrer les pochettes
sur chant à un convoyeur de réception (32) ;
- un dispositif (33 à 42,70) de séparation et recyclage des pochettes (35) restées
superposées à une autre ;
- un dispositif de gabarit (43) pour faire basculer en position horizontale
les pochettes verticales.
3. Installation selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisée en ce
que le dispositif (16 ou 17) de reconnaissance de formes est constitué par une caméra
(61 ou 62) placée d'un côté de la chaîne (9) et par un dispositif d'éclairage (63
ou 64) placé de l'autre côté de cette chaîne, face à la caméra, de façon à reconnaître
la forme par lecture de son ombre chinoise.
4. Installation selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que le dispositif
de marquage (21) comporte deux marqueurs à jets d'encre (66,67) qui sont placés face
à face et de part et d'autre de la chaîne (9).
5. Installation selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que le poste
(7) de synchronisation et d'alimentation de la machine de tri (22) comporte un poste
d'accumulation constitué par des barrières successives (23 à 25) placées sur le convoyeur
de défilement (11) des pochettes.