(19)
(11) EP 0 298 007 A1

(12) DEMANDE DE BREVET EUROPEEN

(43) Date de publication:
04.01.1989  Bulletin  1989/01

(21) Numéro de dépôt: 88500059.6

(22) Date de dépôt:  13.06.1988
(51) Int. Cl.4C25D 11/12
(84) Etats contractants désignés:
AT BE CH DE FR GB GR IT LI SE

(30) Priorité: 29.06.1987 ES 8701892

(71) Demandeur: Santaflorentina Chavarria, Alberto
Hospitalet de Llobregat Barcelona (ES)

(72) Inventeur:
  • Santaflorentina Chavarria, Alberto
    Hospitalet de Llobregat Barcelona (ES)

(74) Mandataire: Urizar Anasagasti, Jesus Maria 
Doctor Fleming, 43
28036 Madrid
28036 Madrid (ES)


(56) Documents cités: : 
   
       


    (54) Procédé pour réaliser plusieurs anodisations sur un élément en aluminium


    (57) Procédé pour réaliser plusieurs anodisations sur un élément en aluminium, consistant en une première phase mécanique de polissage de la surface et de son nettoyage suivi de la formation électrolytique d'un premier revê­tement, généralement complété par un processus de pigmentation; une phase d'usinage détruisant partiellement la couche formée lors de la première phase avec un nettoyage postérieur de la surface et une dernière phase d'anodisation affectant exclusivement les zones détruites antérieurement; le procédé peut être répété successivement après un usinage préalable pour obtenir plusieurs anodisations et plusieurs colorations sur un même élé­ment en aluminium; le procédé complet peut également être réalisé sur un profil laqué en éliminant la couche de laque aux zones que l'on souhaite anodiser.


    Description


    [0001] La présente invention se rapporte, comme son titre l'indique, à un procé­dé pour réaliser plusieurs anodisations sur un élément en aluminium au moyen du traitement de ce dernier par les processus électrolytiques cor­respondants dans un milieu acide ou oxydation anodique.

    [0002] Jusqu'à présent, les éléments en aluminium étaient soumis à un seul pro­cessus d'anodisation vu que, si l'on anodise sur une surface déjà ano­disée, le second traitement détériore ou détruit partiellement le premier. La décoration d'un élément en aluminium en deux ou en plusieurs couleurs n'était possible alors qu'au moyen de laquages superficiels successifs. Avec le procédé préconisé ici, on peut soumettre un même élément à plu­sieurs processus consécutifs d'oxydation anodique sans détériorer pour autant la première couche déposée sur celui-ci. A cette fin, l'élément doit être soumis à un traitement mécanique de rectification ou de polis­sage éliminant toute espèce d'irrégularités présente sur sa surface afin d'obtenir postérieurement une anodisation uniforme de celle-ci; pour sui­vre, il est nécessaire de réaliser le nettoyage de la totalité de la sur­face dans un milieu acide, alcalin ou avec des produits dégraissants et de soumettre ensuite cet élément à un lavage à l'eau pour éliminer tout reste du produit dégraissant.

    [0003] Une fois que l'on a effectué les opérations comprises dans ce traitement de base, on procède à une deuxième phase du processus qui comprend un traitement chimique d'anodisation dans un électrolyte composé d'acide sulfurique et d'eau dans une proportion de 150 à 200 grammes d'acide sul­furique par litre et de sulfate d'alumine ou d'aluminium dissous dans une proportion approximative de 5 à 10 grammes par litre et où l'on fait passer à travers l'aluminium et le milieu acide un courant continu de 10 à 15 volts; celui-ci produit de l'oxygène naissant qui provoque l'oxydation de l'aluminium et le recouvrement de l'élément par un film d'oxyde ou d'alumine, amorphe au centre et cristallin sur la périphérie, sur lequel il se crée sous l'action du dissolvant de l'électrolyte une porosité au centre des cellules d'alumine donnant lieu au film qui pré­sentera une épaisseur variable selon la durée du temps d'exposition dans le bain d'anodisation, d'à-peu-près 15 microns, pour permettre la colora­tion postérieure des éléments.

    [0004] Avant de procéder à la coloration de ces éléments en aluminium, ceux-ci doivent être plongés dans de l'eau pour éliminer tout reste éventuel d'acide et, postérieurement, dans un bain de coloration contenant des pigments organiques ou inorganiques en cas de coloration chimique et des sels métalliques en cas de coloration électrolytique, lesquels s'intro­duisent dans les pores de la couche anodique et l'on lave ensuite les éléments en aluminium pour les introduire postérieurement dans un bain d'eau déminéralisée en ébullition qui provoque la fermeture des portes et l'absorption par chacune des molécules de la couche anodique d'une molécule d'eau, la couche anodique se transformant en alumine monohydra­tée.

    [0005] Pour soumettre l'élément en aluminium à une deuxième anodisation, il est nécessaire d'en rectifier les zones que l'on veut anodiser et d'éliminer la couche formée au cours du premier processus en laissant, dans ces zones, l'aluminium à la vue, mais il n'est pas possible de réaliser le dégraissage de la surface avec des produits alcalins vu que ceux-ci abî­meraient la couche obtenue par l'oxydation anodique.

    [0006] Une fois l'élément rectifié aux zones que l'on souhaite anodiser, on ré­pète le processus chimique dans des conditions analogues à celles utili­sées lors du traitement précédent et l'on y obtient un film anodique; il faut également procéder à la réalisation d'un bain de coloration et intro­duire postérieurement l'élément dans de l'eau déminéralisée en ébullition en vue de fermer les pores de la couche anodique créée au cours du deu­xième processus.

    [0007] Si l'on veut obtenir une plus grande combinaison de couleurs sur le pro­fil, on peut usiner les zones où l'on veut introduire une nouvelle cou­leur et soumettre le profil à une nouvelle anodisation et une nouvelle coloration de celui-ci en suivant corrélativement les phases appliquées lors du processus précédent.

    [0008] Il est également possible d'obtenir une combinaison de laquage et de plusieurs anodisations. A cet effet, il est nécessaire de déposer en premier lieu sur l'élément une couche de laque ou de peinture, d'usiner les zones où l'on désire réaliser l'anodisation et de suivre les étapes citées plus haut pour obtenir une ou plusieurs anodisations en combinai­son avec le laquage réalisé en premier lieu.

    [0009] Les phases du procédé ayant été suffisamment décrites, il est manifesté à toutes fins opportunes que celui-ci n'est pas limité à des détails exacts de l'exposition mais qu'au contraire on y introduira les modifica­tions considérées opportunes pourvu que celles-ci n'en altèrent pas les caractéristiques essentielles qui sont revendiquées ci-après :


    Revendications

    1. Procédé pour réaliser plusieurs anodisations sur un élément en alumi­nium au moyen du traitement de celui-ci par un processus d'oxydation ano­dique caractérisé par le fait qu'il comprend un processus mécanique de traitement de base consistant dans le polissage de sa surface et de net­toyage comprenant le dégraissage ou décapage de celle-ci au moyen d'un milieu acide, alcalin ou au moyen de dégraissants et un lavage postérieur à l'eau pour éliminer les restes éventuels de produit dégraissant, un pro­cessus d'anodisation proprement dit où l'élément à traiter est introduit dans un électrolyte composé par de l'eau avec de l'acide sulfurique dans une proportion de 180 à 200 grammes d'acide sulfurique par litre et de sulfate d'alumine ou d'aluminium dans une proportion de 5 à 10 grammes par litre, à travers lequel on fait passer un courant continu de 12 à 15 volts, ce qui provoque la création d'un recouvrement d'alumine sur l'élé­ment, d'une épaisseur variable selon le temps d'exposition, après quoi on effectue le nettoyage par immersion de l'élément dans de l'eau, un proces­sus de coloration où on l'introduit dans un bain d'eau déminéralisée avec des pigments organiques ou inorganiques en cas de coloration chimique et de sels métalliques en cas de coloration électrolytique, une phase de net­toyage par immersion dans de l'eau, un processus de scellage des pores de la couche anodisée où l'on introduit l'élément dans de l'eau déminéralisée en ébullition, grâce à quoi les molécules de la couche anodique augmentent leur volume et absorbent des molécules d'eau, la couche anodique se trans­formant en aluminium monohydraté et l'augmentation de volume provoquant la fermeture des pores, une phase mécanique où l'on détruit par rectification la couche déposée lors du premier processus d'anodisation, une phase de lavage par immersion dans de l'eau, un deuxième processus d'anodisation dans les mêmes conditions que le premier avec la coloration correspondante de la couche anodique et, finalement, une phase de fermeture des pores au moyen d'une immersion dans de l'eau déminéralisée en ébullition; ce procé­dé peut être répété en maintenant les étapes citées plus haut pour obtenir sur un même élément des surfaces anodisées en des processus consécutifs et, par conséquent, en des couleurs différentes; comme alternative, on peut le réaliser sur un profil préalablement laqué, les zones que l'on souhaite décorer devant être usinées avant de réaliser l'anodisation.
     





    Rapport de recherche