[0001] L'invention se rapporte à un dispositif de commande automatique d'au moins un organe
notamment de sécurité, en cas de déplacement accidentel d'un véhicule et au véhicule
pourvu de ce dispositif.
[0002] Elle concerne plus particulièrement mais non exclusivement un dispositif de commande
automatique de la fermeture de clapets de sécurité interposés sur les conduites de
chargement et de déchargement de citernes telles les citernes de transport de gaz
liquéfie.
[0003] Pour être chargées et/ou déchargées, les citernes de transport de gaz liquéfié sont
immobilisées au poste prévu à cet effet, lequel est généralement fixe, puis sont reliées
à ce poste par au moins une conduite qui permet d'effectuer le transfert de fluide
sous le contrôle de clapets de retenue portés par la citerne.
[0004] En dépit des précautions qui peuvent être prises pour l'immobilisation au sol du
véhicule qui porte la citerne, tel l'usage de cales et/ou de freins, on conçoit pour
peu que l'aire de stationnement soit inclinée, que ce véhicule puisse être au moins
accidentellement amené à se déplacer par exemple si l'un des organes d'immobilisation
est défectueux.
[0005] Ce déplacement accidentel risque de provoquer l'arrachement et/ou la rupture des
conduites et la libération dans l'environnement du fluide transféré.
[0006] Afin de prévenir ce type d'accidents et ainsi que l'exige d'ailleurs la réglementation
dans le domaine du transport des matières dangereuses (tel pour la FRANCE, l'appendice
3-article 2-A-321), il est connu d'équiper la citerne d'un dispositif de sécurité
provoquant, dès la détection du mouvement du véhicule, la fermeture des clapets de
retenue du fluide porté par la citerne et interrompant alors la circulation du fluide
entre la citerne et le poste fixe.
[0007] Bien entendu, des moyens spécifiques sont de même manière prévus au niveau du poste
fixe.
[0008] Pour des raisons de sécurité, les clapets de retenue de fluide qui sont utilisés
au niveau de la citerne sont généralement du type à fermeture automatique par ressort
et à commande et maintien en ouverture par pression hydraulique.
[0009] La pression hydraulique nécessaire à leur ouverture est générée au moment opportun
au moyen d'une installation hydraulique, souvent placée sur le véhicule qui porte
la citerne, laquelle installation comprend généralement une pompe hydraulique notamment
manuelle qui permet de prélever du liquide hydraulique à basse pression et de le refouler
à plus haute pression dans un tronçon de circuit relié, directement ou via un distributeur,
à la chambre de commande de chacun des clapets dont l'ouverture est à commander.
[0010] Pour la fermeture instantanée des clapets, dès qu'un mouvement du véhicule porteur
est détecté, il suffit alors de faire chuter la pression du fluide hydraulique dans
le tronçon haute pression du circuit de commande des dits clapets.
[0011] A cet effet, il est connu de relier à ce tronçon haute pression du circuit hydraulique
commandant les clapets, une conduite de décharge dans laquelle on contrôle le passage
du fluide au moyen d'une vanne telle une vanne quart de tour dont le levier de commande
est manoeuvré par un dispositif de commande automatique dès la détection du mouvement
du véhicule.
[0012] Pour détecter le mouvement du véhicule porteur de la citerne et par cela manoeuvrer
le levier de commande de l'ouverture de la vanne de décharge, il est connu de doter
ce levier d'un dispositif de commande automatique dont :
- d'une part, un moyen de rappel automatique en position ouverte dite de sécurité
tel un ressort, dans laquelle position, dans l'exemple choisi, est donc empêchée la
montée en pression et donc l'ouverture des clapets de sécurité et,
- d'autre part, un moyen de traction tel un cable, permettant d'appliquer sur le levier
une traction de nature à contrarier l'action du moyen de rappel, lequel moyen de traction
est, par ailleurs, lors de l'initialisation du dispositif, mis sous tension par ancrage,
sur un organe susceptible d'une part d'engendrer dans le moyen de traction une surtension
proportionnelle au déplacement du véhicule par rapport à sa position lors de l'initialisation
et d'autre part, de détendre brutalement le moyen de traction dès qu'il subit une
certaine surtension.
[0013] Dans les réalisations connues à ce jour, le moyen de traction est associé à un point
d'ancrage au sol ou sur l'une des roues du véhicule par l'intermédiaire de moyens
magnétiques.
[0014] Ainsi, lorsque le véhicule bouge, le moyen de traction se tend jusqu'à la rupture
de la liaison, ce qui libère le moyen de traction et permet au moyen de rappel de
manoeuvrer automatiquement le levier de commande tel celui de la vanne de la conduite
de décharge pour provoquer la fermeture des clapets de sécurité.
[0015] Ce dispositif donne de bons résultats mais exige une grande expérience de la part
de l'opérateur pour, lors de l'initialisation, associer le moyen de traction en lui
donnant la tension nécessaire pour parvenir à la séparation des moyens magnétiques
dès le premier mouvement du véhicule dans un sens ou dans l'autre.
[0016] En outre, le dispositif est tributaire d'un allongement du moyen de traction.
[0017] On reproche surtout à ce dispositif d'être fort sensible aux variations de charge
de la citerne.
[0018] En effet, le moyen de traction étant relié d'une part, au chassis du véhicule et,
d'autre part, au sol où l'une des roues subit au fur et à mesure du chargement ou
déchargement de la citerne des variations de tension pouvant selon le sens de la variation,
soit conduire à des manoeuvres intempestives du levier, soit au contraire retarder
cette manoeuvre au point de rendre le dispositif insuffisamment efficace.
[0019] Un résultat que l'invention vise à obtenir est un dispositif de commande automatique
d'un levier qui permette de remédier aux inconvénients précités.
[0020] A cet effet, l'invention a pour objet un dispositif du type précité notamment caractérisé
en ce que :
- le moyen de traction est associé à une béquille pourvue à sa base d'un sabot d'appui
sur le sol et qui, prés de son autre extrémité, est associé au chassis du véhicule
par une articulation d'axe sensiblement horizontal et perpendiculaire à la direction
normale de déplacement du véhicule,
- à la béquille, le moyen de traction est relié à un point situé entre l'axe d'articulation
et le sabot, et,
- à son autre extrémité, le moyen de traction rejoint le levier de manoeuvre qui passe
par au moins un point qui, à une certaine distance au dessus de l'axe d'articulation,
est situé de manière que lorsque la béquille est en position d'initialisation, le
point précité, l'axe d'articulation et le point de liaison soient alignés, grâce à
quoi le moindre écartement par articulation de la béquille dans un sens ou dans l'autre,
rompt cet alignement et permet au moyen de rappel d'appliquer sur la béquille un couple
de rappel en position relevée dans laquelle la distance entre le point de liaison
et le point précité, étant plus courte qu'en position d'initialisation de la béquille,
le moyen de traction se détend et le moyen de rappel manoeuvre le levier.
[0021] Elle a également pour objet le véhicule pourvu de ce dispositif. L'invention sera
bien comprise à l'aide de la description ci-aprés faite à titre d'exemple non limitatif
en regard du dessin ci-annexé qui représente schématiquement le dispositif de commande
automatique appliqué à une installation de contrôle des clapets de sécurité d'une
citerne.
[0022] En se reportant au dessin, on voit un dispositif 1 de sécurité du type de ceux destinés
à provoquer l'interruption d'un transfert de fluide 2 par une conduite 3 prévue à
cet effet, entre au moins une citerne 4 portée par le chassis 5 d'un véhicule 6 et
un poste fixe 7.
[0023] Tel que cela est connu, la citerne 4 comporte au moins un clapet 8 de sécurité retenant
le fluide 2, tel le gaz liquéfié, contenu dans cette citerne.
[0024] Comme cela est également connu, chaque clapet 8 de retenue est, par exemple, du type
à fermeture automatique par ressort (non représenté) et à ouverture commandée par
un fluide hydraulique sous pression parvenant dans leur chambre de commande (non représentée).
[0025] Ces clapets sont, bien entendu, chacun disposés sur la partie de la conduite entre
sa sortie de la citerne et le raccord de liaison au poste fixe.
[0026] La chambre de mise en pression de chaque clapet 8 est relié à un circuit hydraulique
8a comprenant une pompe 10 prélevant du fluide hydraulique 11 à pression faible ou
nulle, par exemple dans un réservoir 12, et le refoulant à plus haute pression dans
un tronçon 9 du dit circuit hydraulique 8a relié au clapet 8.
[0027] De manière connue, au tronçon haute pression 9 du circuit hydraulique 8a est relié
un circuit de décharge 13 comprenant une canalisation 14 de retour du fluide hydraulique
11 vers l'entrée de la pompe 10 ou vers le réservoir 12 sous le contrôle d'une vanne
15 dite de décharge telle une vanne quart de tour manoeuvrable par un levier de commande
15a.
[0028] Le levier 15a constitue donc un élément de commande de la fermeture des clapets 8.
[0029] Bien entendu, l'invention s'applique également à des leviers 15a assurant la commande
automatique d'autres organes tels un frein. Dans tous les cas, la commande du levier
15a est assurée par le dispositif 16 de commande automatique de détection de tout
mouvement du véhicule dans sa direction normale de déplacement 17 sur son plan d'appui
18 qu'il s'agisse, d'une route, de rails ou de tout autre plan d'appui.
[0030] Ce dispositif 16 est, à cet effet, constitué d'organes de manoeuvre en sens inverses
dont :
- d'une part, un moyen de rappel élastique 23 en position dite de sécurité et,
- d'autre part, un moyen de traction 24 permettant d'appliquer sur le levier 15a une
traction de nature à contrarier l'action du moyen de rappel 23, lequel moyen de traction
24 est, par ailleurs lors de l'initialisation, mis sous tension par ancrage sur un
organe susceptible d'une part d'engendrer dans le moyen de traction une surtension
proportionnelle au déplacement du véhicule par rapport à sa position lors de l'initialisation
et d'autre part, de détendre brutalement le moyen de traction dès qu'il subit une
certaine surtension.
[0031] Au lieu d'être associé à un point d'ancrage au sol ou sur une roue du véhicule par
l'intermédiaire de moyens magnétiques, selon une caractéristique essentielle de l'invention
:
- le moyen de traction 24 est associé à une béquille 19 pourvue à sa base 19a d'un
sabot 20 d'appui sur le sol 18 et qui, prés de son autre extrémité, est associé au
chassis du véhicule 6 par une articulation 21 d'axe sensiblement horizontal et perpendiculaire
à la direction normale 17 de déplacement du véhicule 6,
- à la béquille, le moyen de traction 24 est relié à un point 24a situé entre l'axe
d'articulation 21 et le sabot 20, et,
- à son autre extrémité, le moyen de traction 24 rejoint le levier de manoeuvre 15a
qui passe par au moins un point 25 qui, à une certaine distance au dessus de l'axe
d'articulation 21, est situé de manière que lorsque la béquille est en position d'initialisation,
le point précité 25, l'axe d'articulation 21 et le point de liaison 24a soient alignés,
grâce à quoi le moindre écartement par articulation de la béquille dans un sens ou
dans l'autre, rompt cet alignement et permet au moyen de rappel 23 d'appliquer sur
la béquille un couple de rappel en position relevée dans laquelle la distance entre
le point de liaison 24a et le point précité 25, étant plus courte qu'en position d'initialisation
de la béquille, le moyen de traction se détend et le moyen de rappel manoeuvre le
levier 15a.
[0032] Afin de provoquer l'écartement de la béquille de sa position d'initialisation des
moindres mouvements, le sabot 20 est associé à la base 19a de la béquille 19 par l'intermédiaire
d'un moyen 22 de guidage et maintien élastique contre le plan d'appui 18, l'amplitude
de fonctionnement élastique de ce moyen de guidage et de maintien 22 étant au moins
égale à l'amplitude des variations possibles de la hauteur, par rapport au plan d'appui
18, de l'axe d'articulation 21.
[0033] Le moyen 23 de rappel élastique consiste en un ressort et le moyen de traction 24
en un cable.
[0034] Suivant l'invention, le point précité 25 est matérialisé soit par le point de liaison
du cable sur le levier, soit par un moyen de guidage intermédiaire.
[0035] Grâce à l'utilisation de ce dispositif 16 de commande automatique et de détection,
l'échange de fluide entre la citerne 4 et le poste fixe 7 n'est plus interrompu intempestivement
puisque c'est le sabot qui, par son moyen 22, compense automatiquement les variations
de hauteur du chassis du véhicule par rapport au sol 18 sans que cela ait d'incidences
sur la tension du cable 24.
[0036] Ce moyen 22 de maintien en appui élastique au sol du sabot 20 consistera par exemple
en un ressort de compression interposé entre une tige et le logement de la béquille
19, dans lequel cette tige coulisse.
[0037] Bien entendu, lors de l'utilisation de la citerne, la commande de l'ouverture de
chaque clapet de sécurité de la citerne portée par le véhicule impliquera qu'un opérateur
ait préalablement actionné la béquille 19 d'appui au sol pour l'amener dans une position
d'initialisation, généralement sensiblement verticale, avec son sabot 20 prenant évidemment
appui au sol 18.
[0038] Lorsqu'un mouvement du véhicule est induit accidentellement ou non dans sa direction
privilégiée de déplacement, l'adhérence au sol du sabot 20 provoque l'amorce du basculement
de la béquille, lequel basculement se poursuit grâce au ressort 23 jusqu'à manoeuvre
du levier 15a par exemple pour la commande en fermeture des clapets 8.
1. Dispositif de commande automatique d'au moins un organe, notamment de sécurité
en cas de déplacement accidentel d'un véhicule et plus particulièrement mais non exclusivement
un dispositif de commande automatique de la fermeture de clapets de sécurité interposés
sur les conduites de chargement et de déchargement de citernes telles les citernes
de transport de gaz liquéfié par mise en oeuvre d'un levier (15a), tel la clef d'une
vanne quart de tour (25), lequel dispositif est constitué d'organes de manoeuvre en
sens inverses dont
- d'une part, un moyen de rappel élastique (23) en position dite de sécurité et,
- d'autre part, un moyen de traction (24) permettant d'appliquer sur le levier (15a)
une traction de nature à contrarier l'action du moyen de rappel (23), lequel moyen
de traction (24) est, par ailleurs lors de l'initialisation, mis sous tension par
ancrage sur un organe susceptible d'une part d'engendrer dans le moyen de traction
une surtension proportionnelle au déplacement du véhicule par rapport à sa position
lors de l'initialisation et d'autre part, de détendre brutalement le moyen de traction
dès qu'il subit une certaine surtension, ce dispositif de commande de sécurité étant
CARACTERISE en ce que :
- le moyen de traction (24) est associé à une béquille (19) pourvue à sa base (19a)
d'un sabot (20) d'appui sur le sol (18) et qui, prés de son autre extrémité, est associé
au chassis du véhicule (6) par une articulation (21) d'axe sensiblement horizontal
et perpendiculaire à la direction normale (17) de déplacement du véhicule (6),
- à la béquille, le moyen de traction (24) est relié à un point (24a) situé entre
l'axe d'articulation (21) et le sabot (20), et,
- à son autre extrémité, le moyen de traction (24) rejoint le levier de manoeuvre
(15a) qui passe par au moins un point (25) qui, à une certaine distance au dessus
de l'axe d'articulation (21), est situé de manière que lorsque la béquille est en
position d'initialisation, le point précité (25), l'axe d'articulation (21) et le
point de liaison (24a) soient alignés, grâce à quoi le moindre écartement par articulation
de la béquille dans un sens ou dans l'autre, rompt cet alignement et permet au moyen
de rappel (23) d'appliquer sur la béquille un couple de rappel en position relevée
dans laquelle la distance entre le point de liaison (24a) et le point précité (25),
étant plus courte qu'en position d'initialisation de la béquille, le moyen de traction
se détend et le moyen de rappel manoeuvre le levier (15a).
2. Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'afin de provoquer l'écartement
de la béquille de sa position d'initialisation des moindres mouvements, le sabot (20)
est associé à la base (19a) de la béquille (19) par l'intermédiaire d'un moyen (22)
de guidage et maintien élastique contre le plan d'appui (18), l'amplitude de fonctionnement
élastique de ce moyen de guidage et de maintien (22) étant au moins égale à l'amplitude
des variations possibles de la hauteur, par rapport au plan d'appui (18), de l'axe
d'articulation (21).