[0001] L'invention est relative à une serrure comprenant un pêne rotatif destiné à coopérer
avec une gâche, du genre de celles qui comportent : des moyens moteurs propres à assister
au moins la fermeture ; des moyens de commande manuelle permettant d'assurer l'ouverture
et la fermeture en cas de panne des moyens moteurs d'assistance ; un dispositif de
transmission propre à communiquer au pêne un mouvement de rotation à partir des moyens
d'assistance pour le sens qui correspond à la fermeture de la serrure, ainsi que des
moyens d'anti-blocage propres à être actionnés par les moyens de commande manuelle
en vue d'empêcher l'action normale de blocage du dispositif de transmission et de
désaccoupler le pêne des moyens d'assistance en cas de panne de ces derniers.
[0002] L'invention concerne notamment, parce que c'est dans ce cas que son application semble
devoir présenter le plus d'intérêt, mais non exclusivement, une telle serrure destinée
à un système de fermeture d'une porte de véhicule automobile, telle qu'une porte de
coffre, une porte latérale, un capot ou analogue.
[0003] De telles serrures présentent une grande douceur de fonctionnement à la fermeture
et généralement à l'ouverture, et un confort d'utilisation amélioré. En effet, lors
de la fermeture, il suffit, à l'utilisateur, d'approcher manuellement la porte, le
hayon ou organe équivalent de sa position de fermeture pour que les moyens d'assistance
interviennent automatiquement et achèvent, par eux-mêmes, la fermeture de la porte.
Ces moyens d'assistance sont généralement des moyens électriques.
[0004] Les diverses réalisations de serrures de ce type, proposées jusqu'à ce jour, notamment
par US-A-3 332 713, sont relativement compliquées et encombrantes, notamment au niveau
des moyens permettant d'assurer l'ouverture et la fermeture en cas de panne des moyens
moteurs d'assistance.
[0005] L'invention a pour but, surtout, de fournir une serrure du genre défini précédemment
qui soit d'une construction simple et robuste, et d'un encombrement réduit notamment
en ce qui concerne les moyens pour permettre l'ouverture et la fermeture en cas de
panne des moyens d'assistance.
[0006] Selon l'invention, une serrure du genre défini précédemment est caractérisée par
le fait que le dispositif de transmission est du type roue libre et est monté dans
un évidement du pêne, concentriquement à l'axe de rotation de ce pêne.
[0007] Le dispositif du type roue libre peut comprendre des crans prévus sur la paroi interne
de l'évidement, et au moins un cliquet monté sur un rotor et propre à coopérer avec
les crans, ce cliquet étant sollicité élastiquement dans le sens radial extérieur
pour s'engager dans un cran, le rotor étant calé sur un arbre destiné à être entraîné
par les moyens moteurs.
[0008] Les moyens d'anti-blocage peuvent comprendre des moyens pour effacer le ou les cliquets,
lesquels moyens comprennent une plaque montée coulissante suivant la direction radiale,
le déplacement de cette plaque étant assuré par les moyens de commande manuelle, la
plaque étant propre à coopérer avec au moins un cliquet associé pour l'écarter de
la surface interne de l'évidement du pêne, lorsque ladite plaque est déplacée radialement
vers l'intérieur.
[0009] Des moyens conjugués comportant, d'une part, une lumière ou une rampe inclinée et,
d'autre part, un pion engagé dans cette lumière sont prévus pour assurer le déplacement
radial de la plaque.
[0010] De préférence, le pion est solidaire d'une pièce montée rotative coaxialement au
pêne et dont la rotation est obtenue en agissant sur les moyens de commande manuelle,
tandis que la lumière inclinée dans laquelle est engagé le pion, est prévue dans la
plaque, l'ensemble étant tel que la rotation de la pièce dans un sens approprié provoque
le déplacement radial de la plaque vers l'intérieur et dégage le cliquet associé
du cran de l'évidement interne.
[0011] Avantageusement, les moyens moteurs d'assistance comprennent un moto-réducteur électrique
non réversible, le rotor du dispositif de transmission du type roue libre étant lié
en rotation à l'arbre de sortie de ce moto-réducteur.
[0012] Les moyens de commande manuelle comprennent avantageusement un bouton-poussoir, ou
équivalent, propre à commander, au cours de son enfoncement, tout d'abord un interrupteur
destiné à mettre en oeuvre les moyens moteurs d'assistance puis, lors de la poursuite
de sa course d'enfoncement, la commande manuelle de l'ouverture.
[0013] Il peut arriver, parfois, qu'un obstacle s'oppose à la fermeture complète de la porte
ce qui est particulièrement gênant dans le cas où des moyens moteurs d'assistance
interviennent, car ils peuvent induire des efforts important susceptibles d'entraîner
des dommages sur l'obstacle gênant la fermeture. Un tel obstacle peut être constitué,
involontairement, par un doigt, une main ou par des bagages.
[0014] Pour réduire au minimum les risques en cas de coincement d'un obstacle lors de la
fermeture de la porte, la serrure comporte des moyens sensibles à l'effort de résistance
à la fermeture propres à agir sur les moyens d'anti-blocage et/ou sur les moyens d'assistance
pour arrêter le mouvement de fermeture assistée lorsque l'effort de résistance dépasse
une valeur prédéterminée.
[0015] De préférence, les susdits moyens sensibles à l'effort de résistance sont prévus
pour agir sur une plage limitée, au début de la fermeture.
[0016] Avantageusement, les moyens sensibles à l'effort de résistance à la fermeture comprennent
un pion de débrayage, sollicité élastiquement, propre à établir une liaison en rotation
entre le pêne entraîné par les moyens d'assitance, et une pièce auxiliaire propre
à transmettre les efforts entre le pêne et la gâche.
[0017] De préférence, le pion de débrayage est orienté sensiblement radialement et est poussé,
en direction du centre, par un ressort, ce pion comportant une tête tronconique tournée
radialement vers l'intérieur propre à coopérer avec une encoche en V prévue sur la
périphérie de la pièce auxiliaire, montée rotative coaxialement au pêne, le pion étant
porté par le pêne et pouvant coulisser radialement.
[0018] La pièce auxiliaire peut avoir la forme d'une couronne et comporte un bras s'étendant
radialement vers l'extérieur propre à faire saillie dans une lumière du pêne destinée
à recevoir la gâche, l'effort de fermeture étant transmis à la gâche par le susdit
bras.
[0019] Le pêne comporte une protubérance située en arrière du bras de la couronne, selon
le sens de rotation correspondant à la fermeture, un écart angulaire existant entre
les faces en regard du bras et de la protubérance lorsque le pion de débrayage est
engagé dans l'encoche de la pièce auxiliaire, cet écart angulaire disparaissant et
la protubérance venant en butée contre le bras lorsque le pion de débrayage sont de
l'encoche de la pièce auxiliaire.
[0020] Lorsque les moyens d'anti-blocage comprennent une plaque montée coulissante sensiblement
suivant la direction radiale et immobilisée en rotation, cette plaque comporte, avantageusement,
un rebord qui vient recouvrir la trajectoire de l'extrémité extérieure du pion de
débrayage, l'ensemble étant tel que lorsque le pion sort de l'encoche de la pièce
auxiliaire, son extrémité opposée repousse le rebord de la susdite plaque, laquelle
est ainsi déplacée en translation et commande le déblocage de la roue libre.
[0021] Le rebord de la susdite plaque recouvre la trajectoire de l'extrémité du pion de
débrayage sur une étendue angulaire limitée correspondant, par exemple, à une course
d'environ 10 mm de la gâche, au début de la fermeture.
[0022] Selon une autre possibilité, on prévoit un contact inverseur propre à être commandé
par le déplacement radial de la susdite plaque ou du pion de débrayage, ce contact
inverseur commandant l'inversion du sens de rotation des moyens moteurs d'assistance
; dans ce cas, il n'est pas indispensable de provoquer un déblocage de la roue libre
pour faire cesser l'action de fermeture puisque la rotation du moteur d'assistance
est inversée.
[0023] Avantageusement, le seuil de déclenchement des moyens sensibles à l'effort de résistance
à la fermeture correspond à une force de l'ordre de 10 daN au niveau de l'effort sur
la gâche.
[0024] De préférence, le serrure est agencée de telle sorte que le déclenchement ou débrayage
soit possible seulement sensiblement sur la première moitié de la course de fermeture.
[0025] L'invention consiste, mises à part les dispositions exposées ci-dessus, en un certain
nombre d'autres dispositions dont il sera plus explicitement question ci-après à propos
d'un mode de réalisation particulier décrit avec référence aux dessins ci-annexés,
mais qui n'est nullement limitatif.
La figure 1, de ces dessins, est une vue suivant la ligne I-I, figure 2, avec parties
arrachées, des principaux éléments d'une serrure conforme à l'invention.
La figure 2 est une vue de gauche par rapport à la figure 1, avec parties arrachées
ou retirées.
La figure 3 est une vue suivant la ligne III-III, figure 2, des principales pièces
de la serrure, lorsque les moyens de commande manuelle sont actionnés pour provoquer
l'ouverture manuelle, cette vue étant rabattue en sens inverse des flèches III.
La figure 4 est une vue simplifiée d'une serrure avec pion de débrayage en début de
fermeture, lors de l'approche manuelle.
La figure 5 représente la serrure en position débrayée.
La figure 6 représente la serrure en fin de fermeture.
La figure 7, enfin, est un diagramme représentant les efforts mis en jeu lors de la
fermeture de la serrure des figures 4 à 6, ces efforts étant portés en ordonnée,
en fonction de la course relative gâche/pâne, portée en abscisse.
[0026] En se reportant à la figure 1 des dessins, on peut voir une serrure S comprenant
un pêne rotatif 1 destiné à coopérer avec une gâche 2. La serrure S est destinée à
un système de fermeture d'une porte de véhicule automobile. Il s'agit plus particulièrement,
pour l'exemple de réalisation des dessins, d'une porte de coffre ou d'un hayon qui
pivote autour d'un axe horizontal, orienté transversalement par rapport à la direction
longitudinale moyenne du véhicule. La serrure S comprend un socle 3 destiné à être
fixé sur l'ossature du véhicule, et immobile par rapport à cette ossature. La gâche
2 peut comprendre une tige cylindrique présentant une partie transversale, prévue
sur la porte de coffre ou sur le hayon, et mobile avec ce dernier. Selon la représentation
de la figure 1, la gâche 2 décrit donc un mouvement circulaire autour d'un axe situé
sur la gauche de cette figure 1. Dans la partie correspondant à cette figure 1, la
trajectoire de la gâche 2 est sensiblement tangente à une verticale, et le mouvement
de la gâche 2 au voisinage de la serrure S est sensiblement un mouvement rectiligne
vertical de haut en bas, lors de la fermeture, et de bas en haut lors de l'ouverture.
[0027] Le socle 3 peut former une sorte de boîtier comportant deux parois latérales parallèles
4 entre lesquelles est monté le pêne 1. Chaque paroi 4 comporte une échancrure 5
dont la direction moyenne est celle du mouvement de la gâche 2 au voisinage de la
serrure S. Dans l'exemple de réalisation de la figure 1, la direction moyenne des
échancrures 5 est verticale, ces échancrures étant ouvertes du côté de la gâche 2.
[0028] Le pêne 1 est formé par une pièce plate dont le contour, visible sur la figure 1,
présente deux bords allongés sensiblement parallèles. Le pêne 1 est monté rotatif
autour d'un axe géométrique A située d'un côté de l'échancrure 5, du côté droit selon
l'exemple de la figure 1. L'extrémité du pêne 1 destinée à coopérer avec la gâche
2 comporte une lumière 6, limitée par deux bords parallèles à la direction moyenne
longitudinale du pêne 1, et débouchant sur le petit côté de ce pêne tourné vers la
gâche 2. Dans la position d'ouverture de la serrure, la direction moyenne de cette
lumière 6 est inclinée par rapport à la direction moyenne de l'échancrure 5, et l'ouverture
de ladite lumière 6 est située dans l'ouverture de l'échancrure 5 de telle sorte que
lorsque la gâche 2 entre dans l'échancrure 5, elle pénètre également dans ladite lumière
6.
[0029] L'extrémité 7 du pêne opposée à la lumière 6 peut avoir une forme arrondie, sensiblement
en demi-cercle. Dans la zone de raccordement de cette extrémité 7 et d'un grand côté
du pêne, une extension radiale 8, faisant saillie vers le bas dans l'exemple de réalisation
de la figure 1, est prévu. L'extrémité extérieure de cette extension 8 est reliée
à des moyens élastiques 9 de rappel du pêne en position d'ouverture. Ces moyens de
rappel 9 sont avantageusement formés par un ressort de traction dont une extrémité
10 est accrochée au socle 3, tandis que l'autre extrémité 11 de ce ressort est accrochée
à un trou 12 prévu vers l'extrémité radiale extérieure de l'extension 8.
[0030] La lumière 6 détermine, dans le pêne 1, deux branches 13, 14 situées respectivement,
selon la représentation de la figure 1, à droite et à gauche de la direction moyenne
de la lumière 6. La branche 14 constitue, en quelque sorte, la branche inférieure
la plus engagée dans le socle 3. Un contact 15, sensible au passage d'un aimant C
porté par la branche 14, par exemple un contact "REED" est monté dans le socle 3.
En position ouverte de la serrure, comme représenté sur la figure 1, l'aimant C se
trouve au voisinage du contact 15 lequel occupe un premier état. Lors de la fermeture
de la serrure, le pêne 1 tourne dans le sens contraire des aiguilles d'une montre,
selon la figure 1, et l'extrémité de la branche 14 s'éloigne du contact 15 qui change
d'état, par exemple qui passe de la position ouverture à la position fermée.
[0031] Le contact 15 est propre à commander des moyens moteurs d'assistance 16, éventuellement
par l'intermédiaire d'un relais. Ces moyens moteurs 16 sont reliés mécaniquement au
pêne 1 par une chaîne cinématique, représentée schématiquement, pour assister au moins
la fermeture de la serrure en entraînant le pêne 1 dans le sens souhaité, c'est-à-dire
dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Lors de l'ouverture, les moyens moteurs
16 sont mis en marche en sens inverse, par exemple par l'action d'une clé ou l'action
d'un bouton-poussoir, ce qui permet au pêne 1 sous l'action des moyens de rappel élastiques
9 de tourner dans le sens de l'ouverture, c'est-à-dire dans le sens des aiguilles
d'une montre selon la figure 1.
[0032] La serrure S comprend un dispositif de transmission T du type roue libre propre à
communiquer au pêne 1 un mouvement de rotation à partir des moyens d'assistance 16
pour le sens qui correspond à la fermeture de la serrure, c'est-à-dire pour le sens
contraire des aiguilles d'une montre selon la figure 1, ainsi que des moyens d'anti-blocage
L (figures 2 et 3) propres à être actionnés par des moyens de commande manuelle M
en vue d'empêcher l'action normale de blocage de la roue libre 17 et de désaccoupler
le pêne 1 des moyens d'assistance 16 en cas de panne de ces derniers.
[0033] Avantageusement, la roue libre 17 est montée dans un évidement 18 du pêne 1 concentriquement
à l'axe de rotation A de ce pêne. La roue libre 17 comprend des crans 19 prévus sur
la paroi interne de l'évidement 18 et deux cliquets 20, diamétralement opposés, montés
sur un rotor 21 monté rotatif sur les parois 4 du socle 3, coaxialement au pêne 1.
Chaque cliquet 20 est articulé, à une extrémité, sur le rotor 21, et est sollicité
par des moyens de rappel élastiques 22, dans le sens radial extérieur, pour s'engager,
par son autre extrémité, dans un cran 19. Le rotor 21 est calé sur un arbre 23 qui
fait saillie hors du socle 3 (voir figure 2), et qui est solidaire en rotation d'un
levier 24 dont les déplacements angulaires sont commandés par les moyens d'assistance
16.
[0034] Les moyens d'anti-blocage L comprennent des moyens E pour effacer les cliquets 20.
Les moyens E comprennent, pour chaque cliquet, une plaque 25 (figures 2 et 3) montée
coulissante suivant la direction radiale. Chacune des deux plaques 25 diamétralement
opposées a un contour sensiblement rectangulaire, comme visible sur la figure 3, le
côté de cette plaque tourné vers l'arbre 23 présentant une échancrure 26 en arc de
cercle. La zone 27 de la plaque 25 située radialement vers l'extérieur présente une
plus forte épaisseur, comme visible sur la figure 2, de manière à faire saillie transversalement,
du côté du pêne 1, d'une distance
h par rapport au restant de la plaque.
[0035] Chaque cliquet 20, comme visible sur la figure 2, comporte un prolongement transversal
28 formant ergot d'articulation dans un logement du socle 3, du côté du pêne 1 opposé
à celui où se trouvent les plaques 25. La dimension du cliquet 20 suivant une direction
parallèle à l'axe A est supérieure à l'épaisseur du pêne 1 de telle sorte que le cliquet
20 puisse faire saillie, comme représenté sur la figure 2, au-delà de la face du pêne
1 tournée vers les plaques 25.
[0036] Un rebord 29 en arc de cercle est formé sur la face interne de chaque plaque 25 au
niveau du raccordement avec la partie la plus épaisse 27. Ce rebord 29 est situé
radialement à l'extérieur des cliquets 20. L'ensemble est agencé de telle sorte que
le rebord 29 vienne coopérer avec la partie du cliquet 20 en saillie par rapport au
pêne 20, lorsque la plaque associée 25 est déplacée radialement vers l'intérieur,
de sorte que le cliquet 20 est repoussé vers l'axe A à l'encontre des moyens élastiques
de rappel et est donc dégagé des crans 19.
[0037] Le déplacement de chaque plaque 25 est assuré, à partir des moyens de commande manuelle
M, à l'aide de moyens conjugués comportant pour chaque plaque 25, une lumière ou rampe
30 inclinée par rapport à la direction radiale et un pion 31 engagé dans cette lumière
30. De préférence, le pion 31 est solidaire d'une pièce 32, formant levier, montée
rotative coaxialement au pêne 1. Deux pions 31 sont prévus diamétralement opposés
pour coopérer respectivement avec la lumière 30 prévue dans chaque plaque 25. La rotation
de la pièce 32 est obtenue par action sur les moyens de commande manuelle M qui exercent
une poussée ou une traction à l'extrémité radiale 33 de cette pièce 32. Selon la représentation
de la figure 3, la rotation de la pièce 32 dans le sens des aiguilles d'une montre
provoque, du fait de l'inclinaison choisie pour les lumières 30, un déplacement radial
vers l'intérieur des deux plaques 25 et donc l'effacement des cliquets 20.
[0038] Les moyens moteurs d'assistance 16 peuvent être constitués par un moto-réducteur
électrique non réversible dont l'arbre de sortie est lié en rotation à l'arbre 23
et au rotor 21. Le blocage du pêne 1, en position de fermeture, est obtenu par l'arrêt
du moto-réducteur 16, l'engagement des cliquets 20 dans les crans 19 empêchant une
rotation du pêne puisque l'arbre 23 est immobile.
[0039] Les moyens de commande manuelle M peuvent comprendre un bouton-poussoir 34, ou équivalent,
propre à commander, au cours de son enfoncement, tout d'abord un interrupteur 35 destiné
à mettre en oeuvre les moyens moteurs 16 dans le sens de rotation correspondant à
l'ouverture, puis, lors de la poursuite de la course d'enfoncement du bouton 34,
la commande manuelle de l'ouverture par action sur la pièce 32.
[0040] Ceci étant, le fonctionnement d'une serrure conforme à l'invention est le suivant.
[0041] On considère tout d'abord le fonctionnement en manuel, en supposant que les moyens
d'assistance 16 sont hors service. Dans ces conditions, l'arbre 23 ainsi que le rotor
21 de la roue libre 17 sont bloqués en rotation.
[0042] La fermeture de la porte de coffre est obtenue de manière classique par claquement
de cette porte dans le sens de la fermeture. La gâche 2, selon la représentation de
la figure 1, se déplace de haut en bas pour entrer dans l'échancrure 5 et dans la
lumière 6.
[0043] En venant coopérer avec le bord inférieur de la lumière 6, la gâche entraîne le pêne
1 en rotation dans le sens contraire des aiguilles d'une montre, ce qui est possible
car, pour ce sens de rotation du pêne 1 par rapport au rotor 21 immobile, les cliquets
20 n'exercent pas un effet de blocage et s'effacent au passage des crans 19.
[0044] Le mouvement se poursuit jusqu' la position de fermeture totale avec verrouillages
successifs des cliquets 20 qui s'opposent à un mouvement de rotation en sens inverse,
c'est-à-dire dans le sens des aiguilles d'une montre, du pêne 1.
[0045] Lorsque la position de fermeture totale est atteinte, le pêne 1 est bloqué dans cette
position par les cliquets 20 du fait de l'immobilisation du rotor 21, par arrêt des
moyens moteurs 16.
[0046] L'ouverture manuelle est obtenue en agissant sur les moyens manuels M et plus particulièrement
sur la pièce formant levier 32 (figure 3) par l'intermédiaire du bouton-poussoir 34.
Selon la représentation de la figure 3, l'action d'ouverture sur le bouton-poussoir
34, par enfoncement complet de ce bouton-poussoir, provoque la rotation du levier
32 dans le sens des aiguilles d'une montre. La coopération des pions 31 et des lumières
30 provoque le déplacement des plaques 25 radialement vers l'intérieur, jusqu'à la
position extrême représentée sur la figure 3. Les rebords 29 des plaques 25 (voir
figure 2) viennent coopérer avec les cliquets 20 et déplacer ces cliquets vers l'intérieur,
en les écartant des crans 19.
[0047] Le pêne 1 se trouve alors libéré en rotation et se met à tourner dans le sens de
l'ouverture, (sens des aiguilles d'une montre selon les dessins), sous l'action du
ressort de rappel 9. La gâche 2 est libérée et la porte peut être ouverte.
[0048] On considère maintenant la fermeture et l'ouverture de la serrure dans le cas où
les moyens moteurs d'assistance 16 sont en état de fonctionner.
[0049] Pour la fermeture de la porte, la gâche 2 effectue toujours le mouvement vertical
de haut en bas selon la figure 1, du fait de l'action manuelle de l'utilisateur sur
la porte.
[0050] L'entrée de la gâche 2 dans la lumière 6 provoque le début du mouvement de rotation
du pêne 1 dans le sens contraire des aiguilles d'une montre.
[0051] Le contact 15, du fait de l'éloignement de la branche 14, change d'état et commande
la mise en marche du moto-réducteur 16 qui entraine le levier 24 dans le sens contraire
des aiguilles d'une montre selon la figure 1. L'arbre 23 et le rotor 21 sont entraînés
dans le même sens qui correspond au blocage des cliquets 20 dans les crans 19 et donc
au blocage de la roue libre 17 qui transmet le mouvement de rotation au pêne 1.
[0052] Le mouvement de fermeture se poursuit automatiquement jusqu'à ce que le pêne 1 atteigne
la position de fermeture totale pour laquelle un contact de fin de course (non montré)
commande l'arrêt du moto-réducteur 16.
[0053] Pour l'ouverture de la porte, une information de rotation en sens inverse est envoyée
au moto-réducteur 16. Cette information peut être obtenue, comme expliqué précédemment,
par la fermeture d'un contact 35 obtenue en début de course du bouton-poussoir 34.
En variante, cette information pourrait être fournie par l'action d'une clé dans la
serrure.
[0054] Du fait de cette rotation en sens inverse du moto-réducteur 16, le rotor 21 va tourner
dans le sens des aiguilles d'une montre selon la figure 1, les cliquets 20 s'effaçant
au passage de chaque cran 19.
[0055] Le pêne 1 va donc pouvoir effectuer, sous l'action du ressort de rappel , un mouvement
de rotation dans le sens des aiguilles d'une montre, à une vitesse au plus égale
à celle du rotor 21.
[0056] La gâche 2 sera libérée lorsque la rotation aura atteint une amplitude suffisante.
[0057] En se reportant aux figures 4 à 6 des dessins, on peut voir une variante de réalisation
permettant un débrayage en cas d'obstacle gênant la fermeture. Les éléments identiques
ou jouant des rôles analogues à des éléments déjà décrits précédemment, sont désignés
par les mêmes références numériques, éventuellement suivis de la lettre
a, leur description pouvant ne pas être reprise.
[0058] Le pêne 1
a et la gâche 2 sont montés respectivement, sur chacune des parties destinées à être
bloquées l'une par rapport à l'autre lorsque la serrure est fermée. Par exemple,
dans le cas d'une porte de véhicule automobile, la gâche est généralement montée sur
une partie fixe de l'entourage de porte, tandis que le pêne est monté sur la tranche
de la portière ; un montage inverse serait possible. De toute façon, lors de l'ouverture
ou de la fermeture, la gâche 2 effectue, par rapport à l'axe A de rotation du pêne,
un mouvement relatif qui peut être assimité à un mouvement de translation suivant
une direction D sensiblement orthogonalement à l'axe A.
[0059] Selon la représentation des figures 4 à 6, lors de la fermeture, la gâche 2 se déplace
de bas en haut par rapport à l'axe A et le pêne 1
a tourne dans le sens d'horloge pour la fermeture. Un mouvement inverse se produit
lors de l'ouverture.
[0060] Le pêne comporte, sur une de ses faces planes latérales, un bossage 36 situé en arrière
de la lumière 6
a selon le sens de rotation correspondant à la fermeture. Dans l'exemple considéré,
le sens de rotation étant le sens d'horloge et la lumière 6
a étant dirigée vers le bas, le bossage 36, situé sur la face du pêne visible sur la
figure 4, se trouve à la partie inférieure du pêne. La face avant 37 de ce bossage
36 est plane et sensiblement parallèle à la direction du rayon passant le milieu de
la lumière 6
a. Cette lumière détermine dans le pêne 1
a deux branches 13
a, 14
a.
[0061] Le pêne 1
a comporte, dans une zone périphérique située sensiblement à l'opposé de la lumière
6
a, une extension radiale 38 munie d'un logement radial 39 dans lequel est monté un
pion de débrayage 40. Ce pion est sollicité élastiquement, par un ressort de compression
41, radialement vers l'intérieur. Le ressort 41 prend appui, à son extrémité située
radialement vers l'extérieur, contre un épaulement transversal du logement 39 et,
à son extrémité opposée, contre un épaulement transversal déterminé par une zone cylindrique
42 de plus fort diamètre du pion 40. Cette zone 42 est prolongée radialement vers
l'intérieur par une tête tronconique 43.
[0062] Une pièce auxiliaire 44 montée rotative également autour de l'axe A est liée en rotation
au pêne 1
a par l'intermédiaire du pion 40. Cette pièce 44 a la forme d'une couronne concentrique
au pêne, et porte, sur sa périphérie une encoche 45, en forme de V, s'ouvrant vers
l'extérieur et propre à recevoir la tête 43 lorsque l'axe du pion 40 se trouve dans
le plan bissecteur de l'encoche 45.
[0063] La pièce 44 comporte, sensiblement à l'opposé de l'encoche 45, un bras 46 faisant
saillie radialement vers l'extérieur et propre à se trouver dans la lumière 6
a lorsque la tête 43 est engagée dans l'encoche 45. Le bord 47, de ce bras 46, situé
vers l'avant selon le sens de fermeture de la serrure, se trouve en avant du bord
arrière de la lumière 6
a ; lorsque le pêne 1
a est entraîné en rotation dans le sens d'horloge, la tête 43 se trouvant dans l'encoche
45, c'est le bord 47 du bras 46 qui vient en contact avec la gâche 2.
[0064] Le bord arrière 48 du bras 46 est écarté d'une distance angulaire
j de la face avant 37 du bossage 36 lorsque la tête 43 se trouve dans l'encoche 45.
Si la pièce 44 vient à tourner par rapport au pêne 1
a, dans le sens contraire d'horloge, le bord arrière 48 vient en butée contre la face
37 (voir figure 5).
[0065] La roue libre 17
a est montée dans un évidement 18
a du pêne 1
a, concentriquement à l'axe de rotation A. La roue libre 17
a comprend des crans 19
a prévus sur la paroi interne de l'évidement 18
a, et au moins un cliquet 20 monté sur un rotor 21 propre à être entraîné en rotation,
par les moyens 16, coaxialement au pêne 1
a. Le ou chaque cliquet 20 est articulé, à une extrémité, sur le rotor 21 et est sollicité
par des moyens de rappel élastiques 22, schématiquement représentés, dans le sens
radial extérieur pour s'engager, par son autre extrémité, dans un cran 19.
[0066] Ces moyens E comprennent une plaque 25
a montée coulissante suivant la direction radiale, mais bloquée en rotation. La plaque
25
a comporte un rebord 49 s'étendant suivant un arc de cercle centré sur l'axe A et situé
au voisinage de la limite périphérique extérieure de l'extension 38. A l'opposé, la
plaque 25
a comporte un autre rebord 29
a, en arc de cercle, propre à coopérer, lors d'un déplacement radial de la plaque 25
a, avec une partie en saillie latérale du cliquet 20, du côté opposé à la couronne
44.
[0067] Le déplacement de la plaque 25
a pour dégager le cliquet 20 des crans 19 doit se faire vers le haut selon la représentation
des figures 4 à 6. Ce déplacement peut être assuré à partir des moyens de commande
manuelle M.
[0068] Ce déplacement peut également être assuré par l'extrémité arrondie 50 du pion 40,
opposée à la tête 43, lorsque cette tête sort de l'encoche 45. Le logement 39 débouche,
radialement vers l'extérieur, par une ouverture 51 propre à laisser passer l'extrémité
50, tandis que la longueur H du pion 40 est prévue pour que ce pion ne fasse pas saillie
par son extrémité 50 au-delà du bord radial extérieur de l'extension 38, lorsque la
tête 43 est logée dans l'évidement 45. Par contre, lorsque la tête 43 est sortie de
cet évidement et appuie contre la périphérie extérieure de la couronne 44 (figure
5), l'extrémité 50 fait saillie au-delà du bord de l'extension 38 et, en coopérant
avec le rebord 49, repousse la plaque 25
a et dégage le cliquet 20 des crans 19 du pêne.
[0069] L'étendue angulaire du rebord 49 est telle que l'extrémité 50 du pion 40 peut coopérer
avec ce rebord 49 pour le début de la course de fermeture de la serrure. Sur la figure
4, on a désigné par 52 la plage des positions relatives du centre de la gâche 2 pour
lesquelles un débrayage est possible c'est-à-dire pour lesquelles l'extrémité 50 peut
agir contre le rebord 49. Pour la plage 53, qui correspond à la fin de la fermeture,
située au-delà de la plage 52, le pion 40 se trouve au-delà du rebord 49, de sorte
que l'extrémité 50 ne peut repousser le rebord 49, comme visible sur la figure 6.
[0070] La plage 54 des positions relatives du centre de la gâche 2, représentée sur la
figure 4, correspond à l'approche manuelle et à l'entrée de la gâche 2 dans la lumière
6
a du pêne.
[0071] On prévoit avantageusement un contact inverseur 55 propre à être commandé par la
sortie du pion 40 de l'évidement 43, dans la plage 52 de débrayage. Ce contact 55
peut être disposé de manière à être commandé par le déplacement de la plaque 25
a ; par exemple le contact 55 comporte un poussoir situé en regard de la face externe
du rebord 49, le poussoir du contact 55 étant enfoncé lorsque la plaque 25
a est déplacée vers le haut. Le contact 55 est combiné avec une logique de contrôle
de manière à commander l'inversion du sens de rotation des moyens moteurs d'assistance
16 et donc l'inversion du sens de rotation du rotor 21.
[0072] Lorsque l'inversion du sens de rotation est commandée, le rotor 21 se met à tourner
dans le sens contraire d'horloge et le cliquet 20 s'efface au passage des crans 19,
en laissant le pêne 1
a libre de tourner dans le sens contraire d'horloge.
[0073] Des moyens de contact (non représentés) sensibles à la position du pêne, sont prévus
pour mettre en service les moyens d'assistance 16 lorsque, après une approche manuelle,
le pêne 1
a a tourné, dans le sens de la fermeture, d'un angle relativement faible précéterminé.
[0074] Ceci étant, le fonctionnement de la serrure de la figure 4 est le suivant.
[0075] On considère l'opération de fermeture, le pêne 1
a étant initialement en position d'ouverture.
[0076] La porte à fermer est approcher manuellement de sa position de fermeture et la gâche
2 entre dans l'espace limité par le bord avant de la lumière 6
a et le bord avant 47 du bras 46.
[0077] L'approche manuelle correspondant à la plage 54 provoque, par coopération de la gâche
2 et du bord avant de la lumière 6
a, la rotation du pêne 1
a dans le sens d'horloge, la couronne 44 restant liée au pêne par la tête 43 engagée
dans l'encoche 45. Au cours de cette phase d'approche, aucun couple de rotation notable
n'est à transmettre du pêne 1
a à la couronne 4, de sortie qu'il n'y aucune raison pour que la tête 44 sorte de l'encoche
45.
[0078] A la fin de la plage 54, la rotation du pêne 1
a est suffisante pour commander un contact de mise en marche du moteur d'assistance
16 de sorte que le rotor 21 va être entraîné en rotation dans le sens d'horloge, et
transmettre ce mouvement au pêne 1
a par la coopération du cliquet 20 et des crans 19 prévus sur le pêne.
[0079] De ce fait, le bord avant de la lumière 6
a quitte le contact de la gâche 2 qui vient en contact avec le bord avant 47 du bras
46.
[0080] Un couple de rotation est donc transmis du rotor 21 au pêne 1
a par le cliquet 20, qui s'arc-boute, et du pêne 1
a à la pièce auxiliaire 44 par l'intermédiaire du pion de débrayage 40 dont la tête
43 est engagée dans l'évidement 45. Un effort de fermeture est transmis par le bras
46 à la gâche 42 à son contact.
[0081] Si, dans la plage 52, une résistance à la fermeture supérieure à celle autorisée
par le pion de débrayage 40 et son ressort 41 se manifeste, la tête 43 sont du logement
45 sus l'effet de rampe des surfaces inclinées de l'encoche, en comprimant le ressort
41. Il y a débrayage entre le pêne 1
a et la couronne 44. La couronne 44 et le bras 46 cessent de tourner dans le sens d'horloge.
Le déplacement du pion 40 se produisant dans la plage angulaire où le rebord 49 recouvre
l'extrémité 50, cette extrémité va repousser le rebord 49 vers l'extérieur et déplacer
la plaque 25
a qui va soulever le cliquet 20. L'extrémité de ce cliquet 20 ne coopère plus avec
les crans 19 et le pêne 1
a n'est plus soumis à un couple de rotation provenant du rotor 21.
[0082] Si un contact inverseur 55 est prévu, le rotor 21 se met à tourner en sens inverse,
ce qui supprime également tout couple de rotation dans le sens d'horloge sur le pêne
1
a. Dans cette hypothèse, il n'est pas nécessaire de soulever le cliquet 20 et le rebord
inférieur 29
a de la plaque 25
a peut être supprimé. Cette solution présente comme avantage d'éviter un matage de
l'extrémité du cliquet 20 qui coopère avec les dents 19, ainsi qu'un matage de l'extrémité
de ces dents. En effet, lorsque la plaque 25
a est déplacée pour soulever le cliquet 20, un effort relativement important est développé
entre ce cliquet 20 et le pêne 1
a puisqu'une résistance à la fermeture se manifeste. L'inversion du sens de rotation
évite des frottements et des chocs relativement importants.
[0083] De toute façon, en cas de coincement d'un doigt ou d'un bagage, lors de la fermeture,
la serrure conforme à la figure 4 permet d'obtenir un débrayage faisant cesser l'action
des moyens moteurs d'assistance, ce qui évite des dommages difficilement réparables.
[0084] Si aucun obstacle ne se manifeste dans la première partie de la course de la course
de fermeture, le pion 40 franchit la plage angulaire correspondant au rebord 49.
[0085] En fin de fermeture, les efforts développés, notamment en raison de la réaction des
joints, sont supérieurs au seuil de déclenchement du pion de débrayage 40 et de son
ressort 41 de sorte que la tête 43 va sortir de l'évidement 45. Toutefois, l'extrémité
50 ne pouvant plus agir sur le rebord 49, l'assistance se poursuit et le pêne 1
a continue à être entraîné en rotation par le cliquet 20, alors que le bras 46 et la
gâche 2 sont arrêtés.
[0086] Dans ces conditions, l'écart
j (figure 4) entre le bord arrière 48 du bras 46 et la face 37 du bossage 36 disparaît
et ladite face 37 vient en appui contre le bord 48 (voir figures 5 et 6).
[0087] Le couple de rotation est alors transmis du pêne 1
a au bras 46 par ledit bossage 36. Une force de fermeture est donc transmise par ce
bras 46 à la gâche 2.
[0088] L'ensemble est de préférence agencé, notamment en ce qui concerne la force du ressort
41 et l'inclinaison des faces 45, de manière que le débrayage se produise pour un
effort, au niveau de la gâche 2, d'environ 10 daN, alors que l'effort de fermeture,
en fin de fermeture, est de l'ordre de 50 daN.
[0089] La plage 52 de débrayage correspond sensiblement à la première moitié de la course
de fermeture, tandis que la plage 53 correspond à la deuxième moitié.
[0090] Au niveau de la gâche 2, pour une course complète de fermeture d'environ 25 mm, l'approche
manuelle (plage 54) correspond par exemple à 5 mm, tandis que la plage 52 correspond
à 10 mm et la plage 53 également à 10 mm.
[0091] Le diagramme des efforts exprimés en daN, et portés en ordonnée, en fonction de la
course de la gâche exprimée en mm et portée en abscisse, est donné sur la figure 7.
[0092] Une serrure conforme à l'invention est d'une réalisation simple et robuste, sous
un faible encombrement du fait du logement de la roue libre dans le pêne. Il est
clair que d'autres types de roue libre que celle décrite dans l'exemple de réalisation
particulier peuvent convenir.
[0093] Une telle serrure est applicable à tout système de fermeture d'une porte de véhicule
automobile, portes latérales, porte de coffre, hayon. On peut assurer, d'une manière
simple et peu encombrante, une protection en cas d'obstacle lors de la fermeture.
1. Serrure comprenant un pêne rotatif destiné à coopérer avec une gâche, notamment
pour un système de fermeture d'une porte de véhicule automobile telle qu'une porte
de coffre, une porte latérale, ou un capot, comportant des moyens moteurs propres
à assister au moins la fermeture ainsi que des moyens de commande manuelle permettant
d'assurer l'ouverture et la fermeture en cas de panne des moyens moteurs d'assistance
; un dispositif de transmission (T) propre à communiquer au pêne (1) un mouvement
de rotation à partir des moyens d'assistance (16) pour le sens qui correspond à la
fermeture de la serrure (S), ainsi que des moyens d'anti-blocage (L) propres à être
actionnés par les moyens de commande manuelle (M) en vue d'empêcher l'action normale
de blocage du dispositif de transmission (T) et de désaccoupler le pêne des moyens
d'assistance (16) en cas de panne de ces derniers, caractérisée par le fait que le
dispositif de transmission (T) est du type roue libre (17) et est monté dans un évidement
(18) du pêne, concentriquement à l'axe de rotation de ce pêne.
2. Serrure selon la revendication 1, caractérisée par le fait que le dispositif (T)
du type roue libre (17) comprend des crans (19) prévus sur la paroi interne de l'évidement
(18), et au moins un cliquet (20) monté sur un rotor (21) et propre à coopérer avec
les crans (19), ce cliquet (20) étant sollicité élastiquement dans le sens radial
extérieur pour s'engager dans un cran (19), le rotor étant calé sur un arbre (23)
destiné à être entraîné par les moyens moteurs (16).
3. Serrure selon la revendication 2, caractérisée par le fait que les moyens d'anti-blocage
(L) comprennent des moyens (E) pour effacer le ou les cliquets (20).
4. Serrure selon la revendication 3, caractérisée par le fait que les moyens (E) pour
effacer le ou les cliquets (20) comprennent une plaque (25) montée coulissante suivant
la direction radiale, le déplacement de cette plaque (25) étant assuré par les moyens
de commande manuelle (M), la plaque (25) étant propre à coopérer avec au moins un
cliquet (20) associé pour l'écarter de la surface interne de l'évidement (18) du pêne,
lorsque ladite plaque (25) est déplacée radialement vers l'intérieur.
5. Serrure selon la revendication 6, caractérisée par le fait que des moyens conjugués
comportant, d'une part, une lumière inclinée (30) et, d'autre part, un pion (31)
engagé dans cette lumière sont prévus pour assurer le déplacement radial de la plaque
(25).
6. Serrure selon la revendication 5, caractérisée par le fait que le pion (31) est
solidaire d'une pièce (32) montée rotative coaxialement au pêne (1) et dont la rotation
est obtenue en agissant sur les moyens de commande manuelle (M), tandis que la lumière
inclinée (30) dans laquelle est engagé le pion (31), est prévue dans la plaque (25),
l'ensemble étant tel que la rotation de la pièce (32) dans un sens approprié provoque
le déplacement radial de la plaque (25) vers l'intérieur et dégage le cliquet associé
(20) du cran (19) de l'évidement interne.
7. Serrure selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par
le fait que les moyens moteurs d'assistance (16) comprennent un moto-réducteur électrique
non réversible, le rotor (21) du dispositif de transmission (T) du type roue libre
étant lié en rotation à l'arbre de sortie de ce moto-réducteur.
8. Serrure selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par
le fait que les moyens de commande manuelle (M) comprennent un bouton-poussoir (34)
propre à commander,au cours de son enfoncement, tout d'abord un interrupteur (35)
destiné à mettre en oeuvre les moyens moteurs d'assistance (16) puis, lors de la
poursuite de sa course d'enfoncement,la commande manuelle de l'ouverture.
9. Serrure selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par
le fait qu'elle comporte des moyens (40, 41) sensibles à l'effort de résistance à
la fermeture propres à agir sur les moyens d'anti-blocage (L) et/ou sur les moyens
d'assistance (16) pour arrêter le mouvement de fermeture assistée lorsque l'effort
de résistance dépasse une valeur prédéterminée.
10. Serrure selon la revendication 9, caractérisée par le fait que les susdits moyens
sensibles à l'effort de résistance sont prévus pour agir sur une plage limitée (52),
au début de la fermeture.
11. Serrure selon la revendication 9 ou 10, caractérisée par le fait que les moyens
sensibles à l'effort de résistance comprennent un pion de débrayage (40), sollicité
élastiquement, propre à établir une liaison en rotation entre le pêne (1a) entraîné par les moyens d'assistance (16, 21), et une pièce auxiliaire (44) propre
à transmettre les efforts entre le pêne (1a) et la gâche (2).
12. Serrure selon la revendication 11, caractérisée par le fait que le pion de débrayage
(40) est orienté sensiblement radialement et est poussé, en direction du centre, par
un ressort (41), ce pion comportant une tête tronconique (43) tournée radialement
vers l'intérieur propre à coopérer avec une encoche en V (45) prévue sur la périphérie
de la pièce auxiliaire (44), montée rotative coaxialement au pêne (1a), le pion (40) étant porté par le pêne (1a) et pouvant coulisser radialement.
13. Serrure selon la revendication 11 ou 12, caractérisée par le fait que la pièce
auxiliaire a la forme d'une couronne (44) et comporte un bras (46) s'étendant radialement
vers l'extérieur propre à faire saillie dans une lumière (6a) du pêne (1a) destinée à recevoir la gâche (2), l'effort de fermeture étant transmis à la gâche
(2) par le susdit bras (46).
14. Serrure selon l'une des revendications 11 à 13, caractérisée par le fait que le
pêne (1a) comporte une protubérance (36) située en arrière du bras (46) de la couronne, selon
le sens de rotation correspondant à la fermeture, un écart angulaire (j) existant entre les faces (48, 37) en regard du bras et de la protubérance lorsque
le pion de débrayage (40) est engagé dans l'encoche (45) de la pièce auxiliaire, cet
écart angulaire disparaissant et la protubérance (36) venant en butée contre le bras
(46) lorsque le pion de débrayage (40) sort de l'encoche (45) de la pièce auxiliaire.
15. Serrure selon l'une quelconque des revendications 11 à 14, caractérisée par le
fait que les moyens d'anti-blocage (L) comprennent une plaque (25a) montée coulissante sensiblement suivant la direction radiale et immobilisée en rotation,
cette plaque (25a) comportant un rebord (49) qui vient recouvrir la trajectoire de l'extrémité extérieure
(50) du pion de débrayage (40), l'ensemble étant tel que lorsque le pion (40) sort
de l'encoche (45) de la pièce auxiliaire, son extrémité opposée (50) repousse le rebord
de la susdite plaque, laquelle est ainsi déplacée en translation et commande le déblocage
de la roue libre (17a).
16. Serrure selon la revendication 15, caractérisée par le fait que le rebord (49)
de la plaque (25a) recouvre la trajectoire de l'extrémité (50) du pion de débrayage sur une étendue
angulaire limitée correspondant, par exemple, à une course d'environ 10 mm de la gâche,
au début de la fermeture.
17. Serrure selon l'une des revendications 11 à 14, caractérisée par le fait qu'elle
comporte un contact inverseur (55) propre à être commandé par le déplacement radial
de la susdite plaque (25a) ou du pion de débrayage (40), ce contact inverseur (55) commandant l'inversion
du sens de rotation des moyens moteurs d'assistance (16).
18. Serrure selon l'une quelconque des revendications 9 à 17, caractérisée par le
fait qu'elle est agencée de telle sorte que le déclenchement ou débrayage soit possible
seulement sensiblement sur la première moitié de la course de fermeture.