[0001] La présente invention concerne un procédé de traitement thermique d'aciers non alliés
ou faiblement alliés à des températures supérieures à 600°C, tel que le recuit, le
revenu, le chauffage avant trempe etc... le dit traitement s'effectuant dans une atmosphère
contenant au moins de l'azote, un hydrocarbure C
xH
y, et éventuellement de l'hydrogène, ladite atmosphère étant engendrée par injection
de ceux-ci dans le four.
[0002] Lors du traitement thermique d'aciers faiblement alliés à des températures supérieures
à 600°C (recuit, revenu, chauffage avant trempe etc...) on utilise à des fins de protection
de l'acier des atmosphères du type N₂ ( + H₂) + C
xH
y. Dans ce type de traitement le cahier des charges impose une limitation plus ou moins
importante de la décarburation. Or il s'avère que des atmosphères du type décrit ci-dessus
ne sont jamais à l'équilibre thermodynamique dans les temps usuels de traitement,
ce qui rend impossible tout calcul d'activité du carbone dans l'atmosphère et donc
toute tentative de prévision de carburation ou de décarburation des pièces, ainsi
que le pilotage a priori du traitement. Actuellement on détermine de manière empirique
pour chaque four et type de traitement, une composition d'atmosphère telle que les
limitations du cahier des charges puissent être respectées. Souvent le procédé utilisé
est le suivant:
[0003] L'expérimentateur choisit arbitrairement un débit et une composition en N₂, H₂, C
xH
y. Il effectue un essai et modifie éventuellement le débit et la quantité de C
xH
y pour essayer d'obtenir un point de rosée inférieur à une valeur empirique (souvent
- 25°C). Le dépouillement des échantillons métallurgiques traités lui montre si ses
choix s'avèrent judicieux. Dans le cas contraire il recommence en essayant d'obtenir
un point de rosée inférieur.
[0004] Le procédé actuellement utilisé en pratique résulte d'une démarche purement empirique
dont les résultats sont valables uniquement pour un traitement précis.
[0005] Ces résultats sont conditionnés par une multitude de paramètres: temps, température,
nuance de l'acier, étancheïté instantanée du four, conditionnement du four etc...
[0006] Pour chaque type de traitement et pour chaque four, l'expérimentateur doit recommencer
ses essais. Toute modification ultérieure d'un traitement peut se traduire par de
mauvais résultats métallurgiques.
[0007] La lourdeur du processus implique une non optimisation réelle des débits et de la
composition de l'atmosphère qui peut rendre l'emploi des gaz synthétiques d'un coût
prohibitif, conduisant ainsi à l'utilisation de générateurs endothermiques ou exothermiques.
[0008] Lorsqu'on utilise une atmosphère de type endothermique (riche essentiellement en
N₂, CO, H₂) on obtient un mélange des espèces gazeuses suivantes: N₂, CO, CO₂, H₂O,
C
xH
y. Ce type d'atmosphère permet une cémentation des pièces, c'est-à-dire un enrichissement
de carbone à la surface des dites pièces. Ces espèces sont généralement en équilibre
thermodynamique entre elles sauf avec les hydrocarbures présents (principalement CH₄).
Cette situation n'est pas préjudiciable à un contrôle de l'atmosphère sur les pièces
traitées, fondé sur l'existence d'un équilibre thermodynamique, car ces hydrocarbures
ne peuvent avoir d'action directe sur le métal en présence d'une quantité importante
de CO (par exemple CO/CH₄ > 25). Dans ce cas en effet, les hydrocarbures ne participent
pas au transfert de carbone du mélange gazeux à la surface du métal, mais réagissent
uniquement en phase gazeuse. Donc seules les espèces gazeuses du mélange en équilibre
thermodynamique gouvernent l'action de l'atmosphère sur les pièces traitées.
[0009] Dans l'emploi d'un mélange N₂ ( + H₂) + C
xH
y pour des applications telles que celles décrites plus haut, on obtient les mêmes
espèces gazeuses mais dans des proportions différentes (0.05 < CO/CH₄ < 15 ― De préférence
CO/CH₄ est sensiblement égale à 1, les teneurs respectives en CO et CH₄ étant préférentiellement
voisines de 1%). Dans ce cas, le ou les hydrocarbures présents peuvent participer
directement aux échanges de carbone avec le métal. Il n'est donc plus possible de
considérer uniquement les équilibres thermodynamiques pour contrôler les transferts
de carbone gaz-métal.
[0010] L'invention est basée sur une connaissance expérimentale des lois de transfert du
carbone entre la surface d'un acier faiblement allié et un mélange gazeux appliqué
à la protection. L'étude de ces lois a permis de conclure que le flux superficiel
de carbone (tel qu'il est défini dans la 1
ère loi de FICK) dépend principalement de la température et des concentrations résiduelles
(ou pressions partielles) des espèces CO, CH₄ et H₂O produites par l'injection dans
un four d'un mélange N₂ + C
xH
y. (et éventuellement H₂).
[0011] Généralement, le cahier des charges impose une consigne de flux superficiel de carbone
(à travers la surface de la pièce traitée) qui représente la tolérance de décarburation
des pièces à traiter. Cette consigne de flux F, ainsi que la température, les teneurs
résiduelles en CO et CH₄ mesurées dans le four sont introduites dans un calculateur
qui calcule à partir d'une formule établie, à partir des lois expérimentales de transfert
de carbone à l'interface gaz-métal, un point de rosée (grandeur physique). Cette nouvelle
consigne de point de rosée (qui est donc variable, car fonction de la composition
de l'atmosphère) s'applique à une régulation de type PID qui porte sur le débit de
l'atmosphère injectée dans le four. De préférence, cette régulation fonctionne avec
deux grandeurs réglables qui sont le débit d'azote et le débit d'hydrocarbure, de
sorte que la teneur résiduelle en CH₄ permet de minimiser le débit d'azote.
[0012] L'invention a donc pour objet un procédé tel que défini dans la revendication 1.
[0013] L'invention sera mieux comprise à l'aide des exemples de réalisation suivants, donnés
à titre non limitatif, conjointement avec des figures qui représentent:
― la fig. 1, une courbe du profil de concentration en carbone d'une pièce après traitement.
― la fig. 2, un schéma d'un dispositif de contrôle d'un four.
[0014] La connaissance des échanges de carbone entre la surface d'une pièce en acier et
un mélange gazeux d'une atmosphère de protection N₂ + C
xH
y (avec une addition éventuelle de H₂) reposent sur l'exploitation statistique des
résultats d'un plan d'expérience. Ce plan d'expérience permet de mesurer un profil
de concentration en carbone dans des pièces d'acier faiblement allié (moins de 5%
en élément d'alliage métallique) traitées dans un four, et ainsi de calculer un ensemble
de flux superficiels de carbone avec des atmosphères de composition échantillonnées
à l'intérieur de limites établies à l'avance. Bien entendu, il est possible d'utiliser
tout autre mode de calcul (qu'un plan d'expérience) des flux superficiels, d'une façon
théorique, qui sort du cadre de la présente invention ou par l'utilisation de formules
empiriques.
[0015] A titre d'exemple, les limites de ce plan d'expérience peuvent être les suivantes:
680°C < T < 1050°C
teneur résiduelle en CH₄ < 2.5%
teneur résiduelle en CO < 2.0%
40ppm < teneur résiduelle en H₂O < 1600 ppm (soit - 50°C < point de rosée < - 15°C)
teneur résiduelle en hydrogène < 5%
teneur résiduelle en CO₂ < teneur résiduelle en H₂O
[0016] Par teneur résiduelle d'un composé (ou pression partielle de ce composé) on entend
la teneur de ce composé mesurée en point du four où la décomposition des espèces injectées
s'est déjà produite.
[0017] Le flux superficiel de carbone représente l'inconnue à la surface dans la résolution
des équations de FICK. L'obtention par approximations successives d'un profil carbone
calculé par résolution des équations de FICK superposable au profil carbone obtenu
par analyse métallurgique de la pièce traitée permet de trouver ce paramètre de flux
inconnu. L'expression des équations de FICK à une dimension est la suivante:

avec F = flux de diffusion =
- c:
- teneur en carbone (% massique)
- x:
- distance à la surface
- D:
- coefficient de diffusion du carbone dans la pièce métallique en acier faiblement allié.
[0018] La conduite d'un tel plan d'expérience est décrite par le tableau suivant:

[0019] Les signes + et - désignent respectivement pour chaque facteur Za, Zb, Zc, Zd
(respectivement la température et les teneurs résiduelles en CO, CH₄, H₂O (point de
rosée)) une valeur haute Za⁺, Zb⁺, Zc⁺, Zd⁺ et une valeur basse Z a⁻, Zb⁻, Zc⁻, Zd⁻
telles que Za⁻ < Za < Za⁺ (etc...), avec Za⁻ et Za⁺ comprises dans les limites
fixées plus haut pour les paramètres de l'atmosphère (température et teneurs résiduelles
en CO, CH₄, H₂O).
[0020] Chaque ligne du tableau donne les paramètres d'une atmosphère dans laquelle une expérience
est réalisée. Cette expérience consiste à reproduire cette atmosphère dans un four,
et y maintenir pendant un temps donné un échantillon d'acier faiblement allié. Ensuite,
l'analyse spectrographique de la pièce traitée (spectrographie à étincelle, spectographie
par décharge luminescente...) fournit le profil de concentration en carbone (Fig.
1 points discrets (A)); celui-ci est reproduit par le calcul (Fig. 1 courbe continue
(B)) en résolvant les équations de FICK qui correspondent à l'expérience, par approximations
successives de la valeur de la condition à la limite que constitue la surface de l'acier
traité. Cette valeur correspond au flux superficiel de carbone recherché à l'interface
gaz-métal. (ci-après dénommé flux de consigne Fc)
[0021] L'application de l'algorithme de YATES (YATES,F., "DESIGN AND ANALYSIS OF FACTORIAL
EXPERIMENTS", IMPERIAL BUREAU OF SOIL SCIENCE (LONDON 1937) à ce plan d'expérience
2⁴ mène à l'expression de la combinaison linéaire suivante qui décrit analytiquement
le flux superficiel de carbone F d'une pièce en fonction des facteurs température,
et teneurs résiduelles dans le four en CH₄, CO et H₂O:

Xb, Xc et Xd étant définis respectivement de la même façon par rapport à Zb⁺, Zb⁻;
Zc⁺, Zc⁻; Zd⁺, Zd⁻; respectivement.
[0022] X
a, X
b, X
c, X
d sont les coordonnées centrées réduites des paramètres de l'atmosphère (température
CO, CH₄, H₂O), comprises entre - 1 et + 1.
- a
- représente l'indice de température T
- b
- représente l'indice de CO
- c
- représente l'indice de CH₄
- d
- représente l'indice de H₂O
[0023] Les coefficients Po à P15 de la combinaison linéaire sont les effets moyens de chaque
facteur et de leurs interactions. On entend par effet moyen, pour chaque combinaison
de facteur, la moyenne des 16 réponses pondérées par le produit des niveaux + 1 ou
- 1 pris par les facteurs de la combinaison dans chacune des atmosphères relatives
aux réponses.
[0024] L'application d'une analyse de la variance aux résultats du plan d'expérience permet
de vérifier si tous les effets sont significatifs. Ceux qui ne le sont pas sont négligés.
[0025] Le plan d'expérience peut être réalisé à partir d'échantillons quelconques en acier
non allié ou faiblement allié et permet de déterminer l'équation de flux superficiel
de carbone F qui peut être applicable ensuite à différents types de pièces à traiter
dans le four. La nature des échantillons du plan d'expérience n'est pas liée à celle
des pièces traitées ultérieurement dans le four.
[0026] Le flux de carbone superficiel est donc une fonction de la température et des concentrations
résiduelles en CO, H₂O, et CH₄ et cette fonction provient de l'exploitation des résultats
du plan d'expérience mentionné ci-dessus.
[0027] A partir de cette équation, plusieurs types de pilotage sur des espèces résiduelles
s'avèrent possibles.
[0028] Le point de rosée est la grandeur qui influe le plus sur le flux de carbone. Une
augmentation du point de rosée augmente la décarburation de la pièce; une diminution
de point de rosée diminue la décarburation de la pièce.
[0029] En revanche on a constaté que l'action des espèces CO et CH₄ résiduel dans le mélange
gazeux n'est pas univoque, et peut tendre à augmenter ou diminuer la décarburation
dans des conditions différentes.
[0030] Pour contrôler le flux superficiel de carbone (carburation ou décarburation ou protection),
la grandeur à régler est donc le point de rosée.
[0031] Le mode préférentiel de régulation de l'atmosphère choisi est le suivant:
[0032] Le cahier des charges impose une consigne de flux F
c (du carbone à travers la surface de la pièce) introduite dans un calculateur; Cette
consigne Fc est calculée comme indiqué précédemment.
[0033] L'analyse permanente de l'atmosphère du four indique la température et les teneurs
résiduelles en CH₄ et en CO qui sont enregistrées automatiquement par le calculateur;
(ainsi que la concentration en H₂O, c'est-à-dire le point de rosée mesuré PRm).
[0034] L'expression du flux F = f (T, CH₄, CO, H₂O), contenue dans la mémoire du calculateur
est appliquée pour calculer la valeur du point de rosée PR
c (équivalent à X
d lorsqu'on écrit F = F
c) qui donnerait un flux F égal au flux de consigne F
c. La consigne de flux fixée est donc transformée en une consigne de point de rosée
PR
c qui varie avec la composition de l'atmosphère, régulièrement échantillonnée.
[0035] La valeur de la mesure du point de rosée PRm fournie par l'analyse permanente de
l'atmosphère du four est comparée à la valeur PR
c régulièrement calculée, généralement après chaque échantillonnage. Le résultat de
cette comparaison provoque grâce à l'action d'un régulateur de type PID,
― soit le maintien du débit de N₂ + xHy si PRc = PRm;
― soit l'augmentation de ce débit si PRc < PRm;
― soit la diminution de ce débit si PRc > PRm.
[0036] On a constaté que l'on pouvait contrôler le point de rosée par une variation du débit
d'azote. L'azote élimine l'eau dans le four par dilution (loi du type c = c
oe
(-dt/v) avec c
o la concentration en eau initiale, c la concentration en eau au temps t, d le débit
gazeux, t la durée et v le volume du four), sans avoir d'effet contraire. Une variation
du débit d'azote permet donc de contrôler le point de posée du four.
[0037] En revanche, on a constaté que le point de rosée n'était pas contrôlé par une variation
du débit d'hydrocarbure C
xH
y injecté. En effet, l'hydrocarbure réagit sur l'eau et assèche le four mais il réagit
aussi sur les oxydes présents dans le four et forme de l'eau. Ces réactions concurrentes
ne permettent pas une régulation de l'atmosphère par une variation du débit de C
xH
y;
[0038] Mais la commande du débit d'azote influe sur la valeur du point de rosée PRc qui
représente la consigne de flux Fc. En effet une variation du débit d'azote injecté
dans le four provoque une dilution ou une concentration des teneurs résiduelles en
CH₄ et CO prises en compte dans l'expression F
c = f (T, CH₄, CO, H₂O) qui sert à convertir la consigne de flux F
c en point de rosée PR
c.
[0039] On peut donc limiter cette variation du point de rosée de consigne PRc en imposant
des conditions telles que la teneur en CH₄ résiduel varie peu en fonction du débit
d'azote.
[0040] Pour ce faire, il existe deux solutions préférentielles:
― une première solution consiste à ajuster les proportions de CxHy en fonction du
débit d'azote de telle sorte que l'on ait un CH₄ résiduel sensiblement constant. Par
exemple, on déterminera les proportions de CxHy pour les débits d'azote faible et
fort et on interpolera pour les débits d'azote intermédiaires;
― une seconde variante consiste à effectuer une régulation de type PID sur la concentration
en CH₄ résiduel, en imposant une valeur de consigne pour la concentration en CH₄ résiduel.
On peut trouver, avec l'équation de flux:
une concentration en CH₄ résiduel qui, pour une consigne de flux donnée Fc, permet
de calculer un point de rosée de consigne PRc maximum: la régulation de l'atmosphère
autour de cette consigne permet de minimiser le débit d'azote injecté dans le four.
[0041] La fixation de cette valeur de consigne de CH₄ résiduel s'effectue soit manuellement
par l'opérateur soit, de préférence, par calcul par le calculateur qui recherche la
valeur de consigne de CH₄ résiduel qui donne le point de rosée calculé le plus élevé.
[0042] Dans le cas d'un four discontinu, il est préférable de conditionner celui-ci préalablement.
On peut, par injection d'hydrogène à une température inférieure à celle à laquelle
C
xH
y commence à réagir sur l'eau, conditionner le four de telle sorte qu'il y ait le moins
possible d'oxydes dans le four lors de l'injection de CH₄, ce qui réduit donc les
risques de formation d'eau par réduction de C
xH
y.
[0043] La figure 2 représente le schéma de principe d'une régulation d'atmosphère permettant
de mettre en oeuvre le procédé de l'invention. L'analyseur infra-rouge 1 a pour fonction
d'analyser les teneurs résiduelles en CH₄ et CO; la température est mesurée par un
thermocouple 2. Les analyseurs et le thermocouple sont reliés à un calculateur 4 qui
fait une acquisition périodique de la température du mélange gazeux et des valeurs
des concentrations résiduelles en CH₄ et CO. L'équation F = f (T, CH₄, CO, H₂O) mise
en mémoire dans le calculateur permet, avec les mesures de T, CH₄, et CO, de calculer
le point de rosée PRc qui donne un flux égal au flux de consigne. Ce point de rosée
de consigne PRc est comparé à la valeur du point de rosée PRm mesuré dans le four
par un hygromètre 3. Le signal d'erreur est envoyé dans un régulateur de type PID
qui commande deux électrovannes 5 et 6 et calcule leurs durées d'ouverture respectives.
Le tableau de distribution de l'azote et de l'hydrocarbure C
xH
y fonctionne selon un double débit, un débit faible, qui peut être nul et un débit
fort. Lorsque les électrovannes 5 et 6 sont fermées, les débits faibles d'azote et
de C
xH
y sont réglés par l'intermédiaire des vannes 7 et 8. Il est possible d'ajuster pour
un débit faible d'azote la proportion de CxHy injectée pour obtenir une teneur résiduelle
en CH₄ fixée. Lorsque les électrovannes 5 et 6 sont ouvertes des débits complémentaires
d'azote et d'hydrocarbure C
xH
y sont ajustés par les vannes 9 et 10. On peut alors ainsi régler la proportion en
CxHy injecté de façon à obtenir la teneur résiduelle en CH₄ fixée pour un débit fort
d'azote. La lecture des débits d'azote et de C
xH
y se fait par les rotamètres 11 et 12. Les détendeurs 13 et 14 permettent de régler
la pression dans les rotamètres pour une lecture correcte des débits. La teneur résiduelle
en CH₄ dans le four peut aussi être maintenue constante par une régulation PID. La
teneur résiduelle en CH₄ (ou la consigne de CH₄ résiduel) est imposée manuellement
par l'opérateur ou engendrée par le calculateur de façon à minimiser le débit d'azote
injecté dans le four, comme cela à été décrit auparavant.
[0044] On notera que le dispositif selon l'invention comporte des électrovannes 5 et 6 commandées
par le calculateur 4 et des vannes 7, 8, 9 et 10 commandées manuellement. En effet,
on cherche, selon l'invention à maintenir un taux résiduel constant de CH₄ dans l'atmosphère
du four. On s'est rendu compte que cela n'était pas toujours possible lorsque le débit
d'azote et d'hydrocarbure CxHy injecté dans le four variait avec un rapport (CxHy)/(N₂)
constant. Il peut donc, dans certains cas, s'avérer utile ou nécessaire de pouvoir
faire varier le rapport (CxHy)/(N₂) pour conserver en toutes circonstances une concentration
constante en CH₄ résiduel.
[0045] Deux variantes sont possibles selon l'invention:
― une première variante dans laquelle on fixe une valeur de CH₄ résiduel, manuellement,
sans régulation sur le CH₄ résiduel: pour cela on procède à un premier réglage manuel
des débits faibles à l'aide des vannes 7 et 8, compte tenu d'un calcul préalable ou
d'une estimation empirique du CH₄ résiduel à obtenir dans le four. Le réglage du rapport
(CxHy)/(N₂) dans le cas du débit faible est terminé lorsque le CH₄ résiduel mesuré
atteint environ la valeur souhaitée. On procède alors à un deuxième réglage manuel
des débits forts à l'aide des vannes 9 et 10, en fonction du CH₄ résiduel à maintenir
(comme précédemment). Le réglage du rapport (CxHy)/(N2) dans le cas du débit fort
est terminé lorsque le CH₄ résiduel mesuré atteint environ la valeur souhaitée. Les
rapports (CxHy)/(N₂) ne sont pas nécessairement les mêmes par les débits faible et
fort. Cependant, ils sont réglés une fois pour toute.
Dans cette première variante, il n'y a pas de régulation sur le CH₄ résiduel (pas
de CH₄ consigne ― voir figure).
L'ouverture et la fermeture des électrovannes 5 et 6 est, dans cette variante simultanée.
― une seconde variante dans laquelle on fixe une valeur de consigne "CH₄ consigne"
à partir de laquelle une deuxième boucle de régulation est réalisée, commandée par
le calculateur. Celui-ci compare la valeur mesurée de CH₄ résiduel à la valeur de
consigne:
― si CH₄ résiduel < CH₄ consigne: le calculateur commande une augmentation du temps
d'ouverture de l'électrovanne 6 (augmentation du débit de CxHy injecté, car augmentation
de la durée du débit fort de CxHy);
― si CH₄ résiduel = CH₄ consigne, on maintient les temps d'ouverture;
― si CH₄ résiduel > CH₄ consigne, on diminue le temps d'ouverture de l'électrovanne
6 (donc diminution de la durée du débit fort).
[0046] Le contrôle du point de rosée (PRm = PRc) s'effectue de manière semblable sur la
seule voie Azote à l'aide de l'électrovanne 5, dont la durée d'ouverture est plus
ou moins longue, selon que l'on veut augmenter ou diminuer la durée du débit fort
d'azote.
[0047] L'ouverture et la fermeture des deux électrovannes 5 et 6 ne sont donc plus nécessairement
simultanées.
EXEMPLE
[0048] On montre ci-après la manière dont est mise en oeuvre l'invention lorsqu'on se trouve
face à un problème technique posé par un utilisateur.
[0049] Celui-ci définit un cahier des charges duquel on déduit les limites du plan d'expérience
défini ci-avant, afin de déterminer l'équation de flux qui sera ensuite mise dans
la mémoire du calculateur. Bien entendu le plan d'expérience mentionné ci-avant n'est
qu'un exemple possible de détermination de l'équation de flux. Tout autre moyen simplifié,
approché ou théorique est bien entendu possible. En particulier, on pourra également
déterminer cette équation soit de manière empirique, soit de manière purement théorique.
[0050] Après la détermination de cette équation de flux F = f (T, CH₄, CO, H₂₀), on détermine
un flux de consigne Fc qui représente une tolérance de décarburation moyenne qui est
acceptable pour le traitement des pièces de l'utilisateur. Ce flux de consigne est
déterminé par approximation successive en résolvant les équations de Fick. Le calculateur
détermine alors le point de rosée de consigne PRc (correspondant à la valeur X
d dans l'équation de flux). Le point de rosée PRm mesuré dans le four où sont traitées
les pièces est alors comparé au point de rosée de consigne PRc. On montre ci-après
pourquoi seule une variation globale du débit d'azote et d'hydrocarbure permet d'obtenir
à la fois un flux imposé Fc et un débit minimisé de l'atmosphère injectée dans le
four. Le cahier des charges de l'utilisateur impose une atmosphère de composition
suivante, permettant de définir les paramètres Za, Zb, Zc et Zd tels que définis auparavant:
900°C < température < 925°C
0.2% < teneur résiduelle en CO < 0.4%
0.5% < teneur résiduelle en CH₄ < 1.0%
- 45°C (70 ppm) < point de rosée < - 35°C (220 ppm)
teneur en H₂ < 5%
teneur résiduelle en CO₂ < teneur résiduelle en H₂O
[0051] Des expériences sont menées selon le tableau ci-après sur des disques d'acier faiblement
allié de nuance XC38 (1038) dans un four d'essai qui est généralement différent du
ou des fours industriels dans lesquels seront mis en oeuvre le procédé selon l'invention
(ceci est un avantage du procédé selon l'invention que de ne pas lier la régulation
de l'atmosphère à un type de four particulier mais uniquement à la concentration de
certaines espèces de l'atmosphère, quel que soit le four). Chaque traitement de pièces
a une durée identique, généralement de l'ordre de une heure.

[0052] La colonne de droite indique le résultat du calcul du flux selon les indications
données auparavant. Pour chaque expérience, on trace une courbe de profil carbone
mesuré sur les pièces traitées et on calcule le flux correspondant, solution des équations
de Fick donnant le même profil ― voir figure 1. Par application de l'algorithme de
YATES, l'équation du flux s'écrit dans le cas présent:
[0053] Cette équation est mise en mémoire dans le calculateur qui va piloter le procédé
de traitement thermique selon l'invention en calculant le paramètre Xd (point de rosée
PRc) à partir des valeurs Xa, Xb et Xc mesurées dans le four (ou plus exactement Za,
Zb, Zc transformés dans le calculateur en Xa, Xb, Xc) et de la valeur de flux de consigne
imposée Fc. Le calculateur réalise un échantillonnage à intervalles de temps réguliers
pour mesurer Xa, Xb et Xc. Cet intervalle d'échantillonnage, généralement fixe, est
déterminé par l'expérience, pour un four donné.
[0054] La mise en oeuvre de l'invention concerne un traitement thermique de recuit de tubes
en acier XC 22 (1022) dans un four continu à rouleaux.
[0055] La tolérance de décarburation acceptée par l'utilisateur pour lesdits tubes est caractérisée
par un flux de consigne tel que F
c = - 3 10⁻⁹ mol · cm⁻² s⁻¹ soit une spécification de non recarburation et de décarburation
partielle acceptable sur une épaisseur de 0,1 mm pendant une durée de 30 minutes.
Ce flux a été calculé suivant la même procédure que celle des flux du plan d'expérience
(c'est le flux superficiel tel que le profil carbone expérimental d'un tube soit solution
des équations de FICK ― voir figure 1).
[0056] On injecte dans le four un débit fort de 100 Nm³/h comportant 98.5% de N₂ et 1.5%
de gaz naturel et un débit faible de 50 Nm³/h d'un mélange de 98,8% d'azote et de
1,2% d'hydrocarbure (gaz naturel) pour obtenir 1% de CH₄ résiduel (valeur fixée par
l'utilisateur ― première variante ci-dessus). Ceci correspond à 98,8 Nm³/h de N₂ et
1,2 Nm³/h de CxHy en débit fort et 49,25 Nm³/h de N2 (vanne 7) et 0,75 Nm³/h de Cx
Hy (vanne 8) en débit faible. Ces deux débits ceux qui sont commandés par la régulation
de type PID (proportionnel, intégrale, différentielle) en réponse à l'information
que lui communique le calculateur concernant la comparaison du point de rosée de consigne
PRc et du point de rosée mesurée PRm.
[0057] Lorsque PRc est inférieur à PRm, on augmente le débit total d'azote et de gaz naturel
en activant le débit fort de la régulation PID.
[0058] Lorsque PRc = PRm, on maintient le débit existant (fort ou faible).
[0059] Lorsque PRc est supérieur à PRm, on diminue le débit total d'azote et de gaz naturel
en activant le débit faible de la régulation PID.
[0060] On constate en pratique, en régime stabilisé, que le débit fort est injecté environ
70% du temps et le débit faible environ 30% du temps, soit un débit moyen dans le
four de l'ordre de 85 Nm³/h. Les pièces traitées répondent au cahier des charges imposé,
en particulier en ce qui concerne la décarburation maximale fixée.
[0061] Le tableau ci-après donne un certain nombre d'exemples de situations qui ont été
relevées au cours du traitement des pièces susmentionnées dans le four et qui illustrent
l'action de la régulation selon le procédé de l'invention:

Etat A: relevé dans le four avant optimisation:
[0062] L'utilisateur a fixé arbitrairement un (CH₄) résiduel de 0.7%.
[0063] La mesure A indique que l'atmosphère est réglée c'est-à-dire que le point de rosée
mesuré PRm est égal au point de rosée de consigne PRc. Cependant, le calculateur indique
(équation de flux) que le point de rosée n'est pas maximal dans le domaine de variation
possible du CH₄ résiduel. Il indique un maximum pour (CH₄) résiduel = 1,0%. (équation
de flux).
Etat B:
[0064] le (CH₄) résiduel a été fixé par l'opérateur à 1.0%. Le point de rosée de consigne
PRc est maximal ( - 36°C) ― Le débit d'atmosphère est diminué. Il est minimal du fait
que le PRc est maximal.
Etat C:
[0065] La mesure C a été réalisée après la mesure B qui représente un état stable minimisé
que l'on cherche a atteindre en permanence. Cette mesure montre l'apparition d'une
perturbation dans l'atmosphère du four (par exemple introduction de pièces, entrées
d'air, etc...) car le point de rosée mesuré augmente ( - 35°C) traduisant une augmentation
de l'humidité de l'atmosphère du four. La régulation selon l'invention va donc agir
pour induire un retour à l'état B, par une variation du débit global de l'atmosphère
injectée (en agissant sur le débit fort jusqu'au retour à l'état E, identique à l'état
B).
Etat D:
[0066] A titre de comparaison, on a réalisé au cours du traitement des pièces dans le four,
une tentative de régulation en augmentant uniquement le débit d'azote.
[0067] Dans ce cas (CH₄) résiduel est diminué par dilution. Le point de rosée de consigne
PRc diminue ( - 38,5°C), ce qui entraîne une instabilité de la régulation: le régulateur
cherche toujours à rattraper la consigne PRc en augmentant le débit d'azote.
[0068] Ceci montre la nécessité d'une régulation uniquement sur le débit global d'azote
et d'hydrocarbure.
Etat E: identique à l'état B.
Etat F:
[0069] L'état F indique une autre perturbation engendrée au cours du procédé, due à une
augmentation de la concentration en CO dans l'atmosphère du four (0,4 au lieu de 0,3).
Ceci entraîne une variation du flux mesuré ( - 3,5)10⁻⁹mol · cm⁻²s⁻¹ qui n'est plus
conforme à la valeur Fc. Par conséquent, une nouvelle valeur de consigne PRc ( - 36,6°C)
est calculée (à partir de l'équation en mémoire) et le débit global est ajusté de
manière à retourner dans l'état stable G, différent de B.
[0070] A titre comparatif, on a réalisé dans le même four un traitement de tubes ayant les
mêmes caractéristiques après recuit, à l'aide d'une atmosphère engendrée par un générateur
exothermique. Le traitement est effectué à la même température, avec la même durée
mais le débit d'atmosphère dans le four est de 160 Nm³/h.
[0071] L'invention permet donc à durée de traitement égale et à qualité identique de pièces,
une diminution importante du débit de l'atmosphère injectée dans le four, cette diminution
étant dans le cas présent de 47%.
[0072] Bien entendu, on peut faire en sorte que les débits d'azote et d'hydrocarbure soient
effectués en fonction de l'amplitude de l'écart entre le point de rosée mesuré PRm
et le point de rosée de consigne PRc.
1. Procédé de traitement thermique de pièces en acier faiblement allié à des températures
supérieures à 600°C, tel que le recuit, le chauffage avant trempe, etc..., ledit traitement
s'effectuant selon un cahier des charges qui fixe notamment les tolérances de décarburation
desdites pièces, dans une atmosphère de protection produite par injection notamment
d'azote, d'un hydrocarbure CxHy et éventuellement d'hydrogène, caractérisé en ce que
l'on détermine avant le traitement thermique et à partir du cahier des charges un
flux de consigne Fc de diffusion du carbone entre la pièce et l'atmosphère de traitement,
à travers la surface de la pièce, ainsi que l'équation de flux F = f(T, (CH₄), (CO),
(H₂O)) en fonction de la température T et des concentrations résiduelles de (CH₄),
(CO) et (H₂O) dans l'atmosphère du four, et pendant le traitement thermique on mesure
à intervalles de temps réguliers la température T les concentrations résiduelles en
(CH₄), (CO), et (H₂O) dans le four, on calcule le point de rosée de consigne PRc,
à partir de l'égalité F = Fc, au plus pour chaque ensemble de mesures effectuées à
l'étape précédente, on mesure le point de rosée PRm dans le four, on compare le point
de rosée mesuré PRm au point de rosée de consigne PRc, de sorte que:
― lorsque PRc < PRm, on augmente le débit total d'azote et d'hydrocarbure CxHy injecté
dans le four,
― lorsque PRc = PRm, on maintient le débit total d'azote et d'hydrocarbure CxHy injecté
dans le four,
― lorsque PRc > PRm, on diminue le débit total d'azote et d'hydrocarbure CxHy injecté
dans le four.
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les variations de débit
d'azote et d'hydrocarbure sont effectuées par passage d'un débit faible à un débit
fort ou vice-versa, la valeur moyenne du débit étant déterminée par les durées respectives
des débits faible et fort.
3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que les rapports des concentrations
(CxHy)/(N₂) est différent selon que le débit est faible ou fort.
4. Procédé selon l'une des revendications 2 ou 3, caractérisé en ce que l'azote et
l'hydrocarbure comportent chacun une commande de débit faible et une commande de débit
fort.
5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que le passage d'un débit faible
à un débit fort ou vice-versa de l'azote et de l'hydrocarbure est effectué simultanément.
6. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que le passage d'un débit faible
à un débit fort ou vice-versa de l'azote est effectué indépendamment de celui de l'hydrocarbure
et vice-versa.
7. Procédé selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que l'on fixe une
valeur de consigne du CH₄ résiduel afin de réguler le débit d'injection d'hydrocarbure
CxHy dans le four tandis que la valeur du point de rosée de consigne PRc permet de
réguler le débit d'azote seul.
8. Procédé selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que l'on calcule
le point de rosée de consigne PRc maximal en résolvant l'équation F = Fc, à partir
des valeurs mesurées de T et de (CO), ce qui permet de déterminer la valeur optimale
de (CH₄) résiduel, la valeur mesurée de (CH₄) résiduel étant alors amenée à cette
valeur optimale par variation des débits d'azote et/ou d'hydrocarbure CxHy.
9. Procédé selon les revendications 7 et 8, caractérisé en ce que la valeur optimale
de (CH₄) résiduel est la valeur de consigne du CH₄ résiduel.
10. Procédé selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que la détermination
de l'équation de flux s'effectue au préalable, pour un cahier des charges donné.
11. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les variations de débit
d'azote et d'hydrocarbure sont effectuées en fonction de l'amplitude de l'écart entre
le point de rosée mesuré PRm et le point de rosée de consigne PRc.
12. Procédé selon les revendications 1 à 7, et 11, caractérisé en ce que la régulation
s'effectue sur une consigne de point de rosée PRc fixée.
1. Verfahren zur Wärmebehandlung von Teilen aus niedrig legiertem Stahl bei Temperaturen
oberhalb 600°C, wie das Glühen, das Erhitzen vor dem Abschrecken usw...., wobei diese
Behandlung nach einer Spezifikation erfolgt, die insbesondere die Entkohlungstoleranzen
dieser Teile festlegt, in einer durch Einblasen insbesondere von Stickstoff, eines
Kohlenwasserstoffes CxHy und gegebenenfalls von Wasserstoff erzeugten Schutzatmosphäre,
dadurch gekennzeichnet, daß man vor der Wärmebehandlung und anhand der Spezifikation einen Einstellfluß
Fc der Kohlenstoffdiffusion zwischen dem Teil und der Behandlungsatmosphäre quer durch
die Oberfläche des Teils sowie die Flußgleichung F = f [T, (CH₄), (CO), (H₂O)] in
Funktion der Temperatur T und der Restkonzentrationen an (CH₄), (CO) und (H₂O) in
der Ofenatmosphäre bestimmt und während der Wärmebehandlung in regelmäßigen Zeitabständen
die Temperatur T und die Restkonzentrationen an (CH₄), (CO) und (H₂O) in dem Ofen
mißt, den Einstelltaupunkt PRc anhand der Gleichwertigkeit F = Fc höchstens für jede
Gesamtheit der Messungen, die in der vorausgehenden Stufe erfolgten, berechnet, den
Taupunkt PRm in dem Ofen mißt und den gemessenen Taupunkt PRm mit dem Einstelltaupunkt
PRc vergleicht, wobei man derart vorgeht, daß
― wenn PRc < PRm, man den Gesamtdurchsatz an in den Ofen eingeblasenem Stickstoff
und Kohlenwasserstoff CxHy steigert,
― wenn PRc = PRm, man den Gesamtdurchsatz an in den Ofen eingeblasenem Stickstoff
und Kohlenwasserstoff CxHy beibehält und
― wenn PRc > PRm, man den Gesamtdurchsatz an in den Ofen eingeblasenem Stickstoff
und Kohlenwasserstoff CxHy vermindert.
2. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß man die Veränderungen des Durchsatzes von Stickstoff und Kohlenwasserstoff durch
Übergang von geringem Durchsatz zu starkem Durchsatz und umgekehrt bewirkt, wobei
der Mittelwert des Durchsatzes durch die jeweilige Dauer der geringen und starken
Durchsätze bestimmt wird.
3. Verfarhren nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, daß das Verhältnis der Konzentrationen (CxHy)/(N₂) je nachdem, ob der Durchsatz
gering oder stark ist, verschieden ist.
4. Verfahren nach einem der Ansprüche 2 oder 3, dadurch gekennzeichnet, daß der Stickstoff und der Kohlenwasserstoff jeweils eine Steuerung des geringen
Durchsatzes und eine Steuerung des starken Durchsatzes gestatten.
5. Verfahren nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, daß der Übergang von geringem Durchsatz zu starkem Durchsatz und umgekehrt für den
Stickstoff und den Kohlenwasserstoff gleichzeitig bewirkt wird.
6. Verfahren nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, daß der Übergang von einem geringen Durchsatz zu einem starken Durchsatz und umgekehrt
für den Stickstoff unabhängig von jenem für den Kohlenwasserstoff und umgekehrt bewirkt
wird.
7. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 6, dadurch gekennzeichnet, daß man einen Einstellwert für Rest-CH₄ festlegt, um den Durchsatz des Einblasens
von Kohlenwasserstoff CxHy in den Ofen zu regulieren, während der Wert des Einstelltaupunktes
PRc es gestattet, den Stickstoffdurchsatz allein zu regulieren.
8. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 7, dadurch gekennzeichnet, daß man den maximalen Einstelltaupunkt PRc unter Auflösung der Gleichung F = Fc
aus den gemessenen Werten für T und (CO) berechnet, was die Bestimmung des Optimalwertes
von Rest-(CH₄) gestattet, wobei der gemessene Wert von Rest-(CH₄) dann durch Veränderung
der Durchsätze von Stickstoff und/oder Kohlenwasserstoff CxHy auf diesen Optimalwert
gebracht wird.
9. Verfahren nach den Ansprüchen 7 und 8, dadurch gekennzeichnet, daß der Optimalwert für Rest-(CH₄) der Einstellwert für Rest-(CH₄) ist.
10. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 9, dadurch gekennzeichnet, daß die Bestimmung der Flußgleichung vorher für eine bestimmte Spezifikation erfolgt.
11. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die Veränderungen des Durchsatzes von Stickstoff und Kohlenwasserstoff in Funktion
der Größe der Abweichung zwischen dem gemessenen Taupunkt PRm und dem Einstelltaupunkt
PRc erfolgen.
12. Verfahren nach den Ansprüchen 1 bis 7 und 11, dadurch gekennzeichnet, daß die Regulierung auf einem festgelegten Einstellwert des Taupunktes PRc erfolgt.
1. Thermal treatment process for slightly alloyed steel pieces at temperatures above
600°C, such as annealing, heating before hardening, etc..., the said treatment being
carried out in accordance with a specifications sheet which sets, in particular, the
decarburization tolerances of the said pieces, in a protective atmosphere produced
by injection, in particular of nitrogen, a hydrocarbon CxHy and possibly hydrogen,
characterised in that, before the thermal treatment and from the specifications sheet, a desired flow Fc
of carbon diffusion is determined between the piece and the treatment atmosphere,
through the surface of the piece, as well as the flow equation F = f (T, (CH₄), (CO),
(H₂O)) in dependence upon the temperature T and residual concentrations of (CH₄),
(CO) and (H₂O) in the atmosphere of the furnace, and, during the thermal treatment,
at regular intervals of time the temperature T, the residual concentrations of (CH₄),
(CO) and (H₂O) are measured in the furnace, the desired dew point PRc is calculated
from the equality F = Fc, at the most for each set of measurements carried out in
the preceding step, the dew point PRm is measured in the furnace, the measured dew
point PRm is compared with the desired dew point PRc, so that:
― when PRc < PRm, the total delivery rate of nitrogen and hydrocarbon CxHy injected
into the furnace is increased,
― when PRc = PRm, the total delivery rate of nitrogen and hydrocarbon CxHy injected
into the furnace is maintained,
― when PRc > PRm, the total delivery rate of nitrogen and hydrocarbon CxHy injected
into the furnace is reduced.
2. Process according to claim 1, characterised in that variations in the delivery rate of nitrogen and hydrocarbon are carried out by changing
from a low delivery rate to a high delivery rate or vice versa, the average value
of the delivery rate being determined by the respective durations of the low and high
delivery rates.
3. Process according to claim 2, characterised in that the ratios of the concentrations (CxHy)/(N₂) differ according to whether the delivery
rate is low or high.
4. Process according to one of claims 2 or 3, characterised in that the nitrogen and the hydrocarbon are each provided with a low delivery rate control
and a high delivery rate control.
5. Process according to claim 4, characterised in that the change from a low delivery rate to a high delivery rate, or vice versa, of nitrogen
and of hydrocarbon, is carried out simultaneously.
6. Process according to claim 4, characterised in that the change from a low delivery rate to a high delivery rate, or vice versa, of nitrogen,
is carried out independently of that of hydrocarbon, and vice versa.
7. Process according to one of claims 1 to 6, characterised in that a desired value is set for the residual CH₄ in order to regulate the injection rate
of hydrocarbon CxHy into the furnace, while the value of the desired dew point PRc
enables the delivery rate of nitrogen to be regulated on its own.
8. Process according to one of claims 1 to 7, characterised in that the maximum desired dew point PRc is calculated by solving the equation F = Fc, from
the measured values of T and (CO), which enables the optimum value of residual (CH₄)
to be determined, the measured value of residual (CH₄) then being brought to this
optimum value by varying the delivery rates of nitrogen and/or hydrocarbon CxHy.
9. Process according to claims 7 and 8, characterised in that the optimum value of residual (CH₄) is the desired value of the residual CH₄.
10. Process according to one of claims 1 to 9, characterised in that determination of the flow equation is carried out beforehand, for a given specifications
sheet.
11. Process according to claim 1, characterised in that variations in the delivery rate of nitrogen and hydrocarbon are carried out in dependence
upon the size of the difference between the measured dew point PRm and the desired
dew point PRc.
12. Process according to claims 1 to 7 and 11, characterised in that regulation is carried out on a fixed desired value of dew point PRc.