[0001] La présente invention concerne un bâtiment du type industriel à éléments préfabriqués
qui permet de réaliser notamment des constructions modulaires à deux niveaux.
[0002] L'élévation des murs traditionnels par superposition d'éléments préfabriqués donne
de bons résultats mais la construction des planchers, toits, reste longue, souvent
délicate et généralement onéreuse. Le but essentiel de l'invention est de réaliser
un bâtiment industriel de construction rapide avec peu de personnel, tout en conservant
des murs à superposition d'éléments préfabriqués.
[0003] Selon l'invention, le bâtiment à éléments préfabriqués comporte des murs porteurs
en béton ou similaire déterminant un ou plusieurs modules avec ou sans étage, des
éléments métalliques formant au moins un cadre horizontal de section en "L" ou en
"U" renversé, de dimensions telles qu'ils coiffent la partie supérieure des murs assurant
ainsi le cerclage de l'ensemble du bâtiment, ledit cadre étant constitué par des éléments
profilés en "U" soudés deux à deux à leurs extrémités, au moins un plafond formé d'éléments
préfabriqués en maçonnerie en forme de dalles rectangulaires disposés parallèlement
et dont les extrémités reposent sur deux murs opposés, caractérisé par le fait que
chaque extrémité inférieure de chaque dalle est munie d'une platine métallique reposant
à plat sur lesdits profilés et solidarisée par soudage avec cesdits profilés.
[0004] L'invention peut être appliquée aussi bien à la construction d'un petit bâtiment
d'une pièce (telle que sept mètres cinquante sur quinze mètres) appelée "module" qu'à
la construction d'un bâtiment à plusieurs modules et à au moins un étage.
[0005] Pour mieux faire comprendre l'invention, et faire apparaître des caractéristiques
complémentaires, il est donné ci-après des exemples de réalisation en référence aux
dessins annexés dans lesquels :
Fig. 1 est une vue schématique en perspective d'un module (avec un rez-de-chaussée
seulement),
Fig. 2A à 2E montrent les différentes phases de la construction de la semelle, en
coupe suivant II-II de la Fig. 1,
Fig. 3 montre le plafond-toit, en coupe suivant III-III de la Fig. 1,
Fig. 4 est une vue schématique en perspective d'un bâtiment à deux modules, avec un
étage,
Fig. 5 représente la dalle sur laquelle le bâtiment est construit avec la semelle
périphérique et les profilés devant soutenir un mur de refend,
Fig. 6 montre le mur de refend,
Fig. 7 montre les poteaux de pignons,
Fig. 8 montre les murs périphériques,
Fig. 9 est une vue de face d'une clef de fixation,
Fig. 10 est une vue de face d'une pointe de fixation,
Fig. 11 est une vue de profil de la pointe de la Fig. 10,
Fig. 12 est une vue de dessus d'un angle du bâtiment après la pose d'éléments de murs,
Fig. 13 montre, en perspective de dessous, un élément de plafond,
Fig 14 est une vue en perspective de dessus du plafond-plancher,
Fig. 15 est une vue en perspective d'un profilé en "U" servant de couvre-joint et
de support du mur de refend de l'étage supérieur,
Fig. 16 est une vue en perspective au cours de la construction du premier étage,
Fig. 17 est une coupe suivant XVIII-XVII de la Fig. 16,
Fig. 18 est une vue en perspective du bâtiment avant la pose du toit,
Fig. 19 est une coupe suivant XIX-XIX de la Fig. 18,
Fig. 20 est une coupe montrant la fixation des acrotères et de la poche à eau,
Fig. 21 est une vue de la poche à eau,
Fig. 22 est une vue en perspective d'une boîte à eau avec déversoir.
[0006] Sur la Fig. 1 on a représenté schématiquement un module ou cellule de base 1 ayant
sept mètres cinquante sur quinze mètres, et reposant sur une dalle 2 délimitée par
une semelle 3. Pour réaliser cette semelle 3 on creuse des tranchées 4 à l'emplacement
prévu pour l'élévation des murs. Au fond de chaque tranchée on coule une couche de
béton souple, Fig. 2A. Dans le béton frais on implante les pieds de chaises métalliques
6 ayant un profil en "U", Fig. 2B. Les chaises sont enfoncées à la masse et mises
rigoureusement de niveau à la lunette. Quand la couche de béton 5 a fait sa prise,
le lendemain, on dépose sur lui, et sur les chaises maintenues de niveau, un cordon
de béton dur 5′, Fig. 2C. Dans ce béton 5′ on enfonce horizontalement des profilés
en "U" 7 après les avoir retournés de façon que leurs ailes touchent le fond des chaises
correspondantes, puis on soude lesdites ailes sur ces fonds ce chaises, Fig. 2D. Le
cordon de béton 5′ remplit l'intérieur des profilés 7. Les profilés déterminent alors
un rectangle rigide, et leurs fonds successifs engendrent une plage continue appelée
semelle 3 ayant un niveau horizontal constant. Pour parfaire la solidité et la solidarité
de l'ensemble béton 5 et 5′, chaises 6 et profilés 7, ces derniers sont soudés deux
à deux aux quatre angles du rectangle. La semelle 3 dépasse le niveau du sol et détermine
une sorte de cuvette en son centre. Cette cuvette peut éventuellement être légèrement
creusée, avant de recevoir une couche de sablon (ou similaire). Sur la surface ainsi
obtenue, on coule une couche de béton 8 afin d'obtenir une chape 9 dont la face supérieure
affleure le dos des profilés de la semelle 3.
[0007] Au-dessus de la semelle on élève un mur périphérique 10 d'une hauteur régulière et
que l'on coiffe de profilés en "U" renversé 11 enserrant la partie supérieure du mur.
Comme les extrémités des profilés sont soudées deux à deux, l'ensemble des profilés
constitue un cadre 12, les montants extérieurs des profilés encerclent la bordure
supérieure des murs et empêchent toutes les distorsions ultérieures des murs. Ce cerclage
est beaucoup plus efficace qu'un chaînage classique et très facile à poser. Le cadre
12 peut être identique à la semelle 3.
[0008] Sur le mur 10 muni de son cerclage 12 on pose un plafond-toit 13. Ce dernier est
constitué d'éléments parallélépipédiques 14 de près de sept mètres cinquante de long
(dans le cas du présent exemple) munis à chacune de leurs extrémités inférieures d'une
plaque (ou platine) métallique 15 encastrée à l'aide d'un crochet 16 de façon à affleurer
la surface. Après disposition convenable des éléments 14 sur les profilés 11, chaque
plaque 15 est apposée parfaitement à plat sur le profilé correspondant de façon que
leurs deux faces en contact soient le plus intimement liées possible et, dans cette
position, chaque plaque est alors soudée sur le profilé correspondant. Cette structure
permet de bien lier les éléments parallélépipédiques 14 au mur 10 et d'obtenir une
rigidité de la construction en limitant au maximum sa déformation, notamment par des
rotations parasites entre, par exemple, le plafond et les murs.
[0009] Le bâtiment ainsi réalisé constitue, avec le mur 10, la ceinture 12 et le plafond-toit
13, un ensemble parfaitement unitaire.
[0010] Dans la pratique, il sera préférable de construire des bâtiments comprenant plusieurs
cellules (ou modules), avec étages, par exemple deux cellules avec un étage, et c'est
cet exemple qui est décrit plus en détail ci-après et illustré par la Fig. 4. Les
modules sont de préférence accolés par leur longueur, les largeurs disposées à la
suite les unes des autres déterminant la façade.
[0011] Pour réaliser le bâtiment de la Fig. 4, on creuse une tranchée, comme dans le cas
précédent, à l'emplacement du mur périphérique mais aussi à l'emplacement du, ou des
murs de refend, parallèles aux pignons. On dispose et on soude les profilés en "U"
renversé (19 à 23) pour déterminer la semelle 24. Sur les profilés des pignons 21
et 23 sont soudées des plaques 25, 27, 28, 30 à chaque angle et 26, 29 en position
médianes.
[0012] Les profilés 19 à 23 présentent un dos au moins égal à l'épaisseur des murs (vingt
centimètres par exemple) et les plaques sont de section carrée (de dix centimètres
de côté par exemple). Après coulage du béton, le dos des profilés 19 à 23 et la surface
supérieure des plaques 25 à 30 affleurent la surface de la chape 31.
[0013] Suivant le procédé de l'invention, on commence par construire le mur de refend du
rez-de-chaussée. On prépare à la longueur voulue quatre profilés en "U", dont deux
sont soudés entre eux par leur dos. Il serait aussi possible d'utiliser un profilé
en "I" 32. On a ainsi deux profilés d'extrémités en "U" 33 et 34, et un profilé central
32 en double "U" on "I". Ces profilés 32 à 34 sont positionnés verticalement sur le
profilé médian 22 de la semelle et soudés sur lui dans cette position. Les ailes des
profilés constituent des glissières dans lesquelles on fait glisser à l'aide d'une
grue des éléments parallélépipédiques 35 à 42 de dimensions appropriées qu'on empile
jusqu'au sommet des poteaux. On coiffe enfin le mur de refend à l'aide d'un profilé
en "U" renversé 43 dont ou soude les ailes sur le sommet des profilés verticaux 23
à 34. On obtient ainsi un mur de refend indéformable entièrement cerclé par des profilés
soudés. Ce cerclage sera ensuite lui-même soudé au cerclage des murs, ainsi que cela
sera décrit plus loin.
[0014] D'autres poteaux 44 à 49, de section carrée (dix centimètres de côté) coupés selon
la hauteur totale du bâtiment sont soudés verticalement chacun sur une plaque 25 à
30 insérée dans la chape 31. Sur au moins l'une de leurs plages, chaque poteau comporte
des trous oblongs 50 dont le rôle sera exposé plus loin. Des entretoises 51 à 54,
de section carrée (vingt centimètres de côté) sont disposées sur chaque pignon et
soudées entre le poteaux d'angles et médians, au niveau du profilé 43 du mur de refend.
Ce dernier profilé 43 et les entretoises 51-54 servent de support au plafond 55 du
rez-de-chaussée faisant également office de plancher du premier étage.
[0015] Le mur périphérique est constitué d'éléments standardisés empilés les uns sur les
autrs au-dessus de la semelle. A titre d'exemple, l'élément 61 de la Fig. 16 est réalisé
en béton cellulaire et a pour dimensions : sept mètres cinquante sur soixante-quinze
centimères sur vingt centimètres. Le mur périphérique ainsi constitué s'appuye intérieurement
sur les poteaux 44-49 et 33-34. Chaque élément de mur est relié à au moins un poteau
ainsi que représenté en Fig. 12 à l'aide d'une clef 62 à tête 63 à trois lumières
64 en "V", combinée avec trois pointes 65 de section également en "V". La tête 63
est placée dans un trou oblong 50 correspondant, et le corps placé à plat dans une
partie 66 grugée de la face supérieure de l'élément 61. En enfonçant les pointes 65
à travers les lumières 64 on solidarise l'élément 61 avec le poteau. Les éléments
du type 61 sont découpés de façon à laisser subsister les ouvertures voulues. Le mur
est monté sensiblement jusqu'au plafond du rez-de-chaussée, puis on pose ledit plafond.
[0016] Sur la Fig. 14 le plafond 55 est composé de quatorze éléments 56. La Fig. 13 représente
l'extrémité d'un tel élément avec sa platine métallique 57 encastrée comme dans le
cas de la Fig. 3.
[0017] Sur la Fig. 17 on a représenté deux éléments 56, 56′ munis de leurs platines 57-60,
les platines 57 et 60 reposant bien à plat sur les entretoises 51-54 et les platines
58, 59 reposant bien à plat sur le profilé central 43. Chaque platine est soudée sur
le support correspondant.
[0018] Pour réaliser le premier étage du bâtiment on place un fer en "U" 68 au-dessus du
mur de refend du rez-de-chaussée. Ce profilé 68 sert également à cacher l'espace 69
qui sépare les éléments 56, 56′ ayant permis le passage de l'outil pour souder les
platines 58, 59 sur le profilé 43. Cet espace 69 est également utilisé pour le passage
de canalisations non décrites. Sur le profilé 68 est construit le mur de refend 70
ceinturé comme le mur de refend du rez-de-chaussée. On construit ensuite le mur périphérique
du premier étage de la même façon que celui du rez-de-chaussée.
[0019] La bordure supérieure du mur périphérique ainsi obtenu est coiffée par des profilés
en "U" renversé 71-74 soudés deux à deux entre eux, Fig. 19, pour déterminer une ceinture
75 jouant le même rôle que la ceinture 12 d'un module unique. Toutefois, le profilé
supérieur 76 du mur de refend est soudé par ses extrémités aux profilés 71 et 73 de
la ceinture 75. C'est sur cette ceinture 75 du profilé 76 qu'est posé le plafond 77
constitué d'éléments semblables à ceux du plafond 55 du rez-de-chaussée et soudés
de la même façon.
[0020] Ce plafond 77 sert de toit. Il est isolé et rendu étanche comme il est dit ci-après,
et illustré aux Fig. 20 à 22. Le bâtiment est également embelli à l'aide d'acrotères
79, 80, 81. A la partie supérieure externe du mur sont fixées des fermettes 78 sur
lesquelles on fixe trois rangées d'acrotères 79-81 à la façon de tuiles, ardoises
ou analogues, et par tout moyen connu.
[0021] Entre le plafond-toit 77 et les fermettes 78 subsiste un espace qui est bouché par
un isolant 82 et un panneau vertical allant jusqu'au sommet des fermettes 78.
[0022] Sur le toit 77 est déposé une couche d'isolant 84, puis une grande feuille de caoutchouc
85 (par exemple celle vendue par PIRELLI sous la référence EPDM 1,5 mm) avec une bordure
86 remontant le long du panneau 83 jusqu'au sommet de l'acrotère supérieure. La feuille
de caoutchouc 85 est collée sur ses supports, puis latéralement on fixe une faîtière
87 qui coiffe simultanément les acrotères.
[0023] La feuille de caoutchouc 85 forme une poche de retenue d'eau avec un passage 88 pour
son évacuation. Ce passage est disposé face à une boîte à eau avec laquelle elle coopère
pour l'évacuation de l'eau. Cette boîte 89 est représentée schématiquement en Fig.
22. Elle comporte un versoir 90, un conduit d'évacuation inférieur 91 et un déversoir
92 (pour le trop plein) à l'opposé du versoir 90. Cette boîte 89 est fixée sur des
fermettes au milieu d'une façade, et les acrotères sont interrompues à cet effet.
[0024] Pour embellir le bâtiment, des boîtes à lumière 93 sont disposées aux angles et sont
de dimensions compatibles avec la ou les boîtes à eau. La boîte à lumière est munie
d'un moyen d'éclairage dont les rayons lumineux traversent son fond pour éclairer
les murs du bâtiment, en les rasant, cet éclairage pouvant être qualifié de "lèche
mur".
[0025] Selon une caractéristique importante, la bordure de la feuille poche 85 prise sous
les faîtières 87 est située à l'extérieur de la façade du bâtiment. Ainsi, même en
cas d'incident, (chute de faîtière), la feuille 85 continuerait à protéger le toit
en permanence.
[0026] L'invention porte une seulement sur les caractéristiques du bâtiment terminé, mais
également sur le procédé de construction d'un ou de plusieurs modules (cellules) sans
ou avec étages. En particulier dans le cas d'une construction à un module, il est
rappelé que le procédé comprend les étapes suivantes :
- réaliser une tranchée de fouille dans laquelle on coule d'abord un béton souple,
puis implanter les pieds de chaises en "U" renversé 6 avec mise de niveau du fond
de ces chaises,
- souder les ailes de profilés en "U" renversé 7 sur le fond des chaises, et souder
deux à deux les extrémités de ces profilés de façon à former un cadre inférieur, bien
horizontal et ancré dans le sol,
- couler un béton 8 à l'intérieur du cadre pour obtenir une chape horizontale dont
la surface supérieure affleure le dos des profilés en "U" 6 formant ainsi la semelle
3 ou 24,
- élever les murs au-dessus de la semelle, avec les ouvertures nécessaires,
- coiffer le sommet des murs par des profilés métalliques en "U" 11 indentiques à
ceux de la semelle 3 et soudés deux à deux de façon à déterminer un cadre ou cerclage
12,
- poser le plafond 13 à l'aide d'éléments rectangulaires préfabriqués 14 dont les
extrémitées reposent sur deux murs opposés, chaque extrémité inférieure de ces éléments
14 étant munie d'une platine métallique 15, de façon que lesdites platines métalliques
soient disposées bien à plat sur ledit cadre 12,
- souder les platines 15 sur le cadre 12,
- construire le toit.
[0027] Dans le cas d'une construction à deux modules avec un étage (ou plusieurs étages),
le procédé comprend les étapes suivantes :
- réaliser une tranchée de fouille dans laquelle on coule d'abord un béton souple,
puis implanter les pieds de chaises en "U" renversé 6 avec mise de niveau du fond
de ces chaises, y compris à l'emplacement du ou des murs de refend,
- souder les ailes de profilés en "U" renversé 7 sur le fond des chaises et souder
deux à deux les extrémités de ces profilés de façon à former un cadre inférieur horizontal
et ancré dans le sol, muni de traverses à l'emplacement du ou des murs de refend,
-munir une semelle 24, au moins dans chaque angle intérieur et au milieu de chaque
pignon, d'une plaque métallique 25-30,
- couler un béton 8 à l'intérieur du cadre pour obtenir une chape horizontale 9 dont
la surface supérieure affleure le dos des profils en "U" 6, pour finir la semelle
3 ou 24,
- monter le mur de refend en soudant des poteaux en "U" 32-34 sur le profilé 22, en
superposant des éléments 34 entre les poteaux, en coiffant l'ensemble par un profilé
en "U" renversé 43 et en le réunissant par soudure aux poteaux,
- souder des poteaux 44-49 sur chaque plaque 25-30 et les réunir par des traverses
soudées 51-54 parallèlement aux pignons,
- monter le mur périphérique du rez-de-chaussée par super-position d'éléments préfabriqués
disposés sur la semelle, chaque élément étant de préférence fixé à un poteau,
- poser le plafond 55 formé d'éléments rectangulaires préfabriqués 56 dont les extrémités
reposent d'une part sur une traverse 51-54 et d'autre part sur le profilé 43 du mur
de refend, chaque extrémité inférieure de ces éléments 34 étant munie d'une platine
métallique 57, de façon que lesdites platines métalliques soient disposées bien à
plat sur les traverses et sur le profilé du mur de refend,
- souder les platines 57 sur les traverses 51-54 et le profilé du mur de refend,
- monter le mur de refend de l'étage immédiatement supérieur en plaçant d'abord un
profilé en "U" 68 sur le plancher 55, au-dessus du mur de refend de l'étage immédiatement
inférieur, puis en procédant comme pour ledit mur de refend inférieur,
- monter le mur périphérique de l'étage supérieur par superposition d'éléments préfabriqués
56 disposés dans le prolongement du mur de l'étage inférieur, chaque élément étant
de préférence fixé à un poteau par une clef appropriée,
- coiffer le sommet des murs par des profilés métalliques en "U" (retournés) soudés
deux à deux et aux ailes des poteaux, de façon à déterminer un cadre 75, assurant
également le cerclage du bâtiment,
- poser les éléments préfabriqués de plafond munis de platines métalliques à leurs
extrémités inférieures, ces platines venant reposer bein à plat sur le dos des profilés
métalliques du cadre et du ou des murs de refend,
- construire le toit.
[0028] Le procédé pour réaliser le toit comprend les étapes suivantes :
- fixer des fermettes sur le pourtour extérieur du bâtiment, notamment par soudure
sur le cadre coiffant le partie supérieure des murs de façon à ce qu'elles dépassent
largement lesdits murs,
- placer des panneaux 83 en prolongement des faces extérieures des murs jusqu'au sommet
des fermettes,
- fixer sur les fermettes au moins une boîte à eau sur un côté, boîte pouvant jouer
aussi le rôle de gargouille,
- fixer sur les fermettes, en dehors des boîtes, des acrotères imitant une partie
de toit en tuile, ardoise ou analogue,
- isoler le plafond 70 en l'entourant et le recouvrant d'isolant, recouvrir le toit
d'une feuille de caoutchouc (ou similaire) dont les bords remontent le long des panneaux
verticaux 83 de la périphérie qu'ils dépassent, sauf à l'emplacement de la boîte à
eau, et former ainsi une poche à eau ouverte dans la boîte à eau correspondante,
- fixer le pourtour de la feuille en caoutchouc sur la partie supérieure de l'acrotère
supérieur et le coiffer de faîtière.
1. Bâtiment à éléments préfabriqués comportant des murs porteurs (10) en béton ou
similaire déterminant un ou plusieurs modules avec ou sans étage, des éléments métalliques
formant au moins un cadre horizontal (12) de section en "L" ou en "U" renversé, de
dimensions telles qu'ils coiffent la partie supérieure des murs (10) assurant ainsi
le cerclage de l'ensemble du bâtiment, ledit cadre (12) étant constitué par des éléments
profilés en "U" (11) soudés deux à deux à leurs extrémités, au moins un plafond (13)
formé d'éléments préfabriqués (14) en maçonnerie en forme de dalles rectangulaires
disposés parallèlement et dont les extrémités reposent sur deux murs opposés, caractérisé
par le fait que chaque extrémité inférieure de chaque dalle (14) est munie d'une platine
métallique (15) reposant à plat sur lesdits profilés (11) et solidarisée par soudage
avec cesdits profilés.
2. Bâtiment selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque platine (15) est
encastrée dans la dalle (14) de façon que sa surface inférieure affleure la surface
inférieure de ladite dalle (14).
3. Bâtiment selon l'une des revendications 1 et 2, dont les murs porteurs reposent
sur une semelle (3), caractérisé par le fait que la semelle (3) est constituée par
un cadre horizontal identique à celui coiffant les murs, que ce cadre inférieur est
constitué de profilés (7) encastrés dans une chape de béton (9) de manière que la
surface de la semelle (3) et de la chape (9) soit au même niveau.
4. Bâtiment comportant une semelle (3) selon la revendication 3, caractérisé en ce
que dans une tranchée de fouille sont implantés les pieds de chaises métalliques en
"U" (6) dans un béton (5), que sur le fond de ces chaises (6) sont soudées les ailes
des profilés en "U" (7) dont les fonds successifs soudés constituent la semelle proprement
dite.
5. Bâtiment selon l'une des revendications 3 et 4, caractérisé par le fait que le
cadre formant la semelle (3 ou 24) est muni, au moins dans chaque angle et au milieu
de chacun de ses pignons, d'une plaque métallique (25-30) affleurant également la
surface de la chape (9 ou 31).
6. Bâtiment selon la revendication 5, caractérisé par le fait que, sur chaque plaque
(25-30), est soudé un poteau vertical (44-49) sensiblement de la hauteur du bâtiment.
7. Bâtiment selon la revendication 6, caractérisé par le fait que les poteaux verticaux
(44-49) sont des tubes profilés carrés ou rectangulaires dont les faces comportent
des trous oblongs (50) pour le passage de moyens de solidarisation (62-65) avec les
éléments du mur.
8. Bâtiment selon l'ensemble des revendications précédentes comportant des murs formés
d'éléments modulaires (14) parallélépipédiques préfabriqués qui sont empilés les
uns sur les autres, caractérisé par le fait que les éléments (14) sont réalisés en
béton cellulaire ou en fibres de verre, découpés aux dimensions voulues, grugés sur
les plages horizontales supérieures pour loger les moyens (62) de solidarisation aux
poteaux verticaux.
9. Bâtiment selon l'ensemble des revendications précédentes d'une superficie double
de la superficie unitaire, caractérisé par le fait que le cadre semelle (24) est de
dimensions appropriées avec un élément supplémentaire (22) médian encastré dans la
dalle parallèlement à ses pignons, et recevant un mur de refend dont les bords verticaux
sont retenus par les ailes de poteaux en "U" (33, 34) et en "I" (32), et dont le bord
horizontal supérieur est coiffé par un profilé en "U" (43), la semelle, les poteaux
et la coiffe étant soudés par leurs extrémités pour former un cerclage du mur de refend,
ce cerclage étant en outre soudé avec le cadre horizontal coiffant les murs périphériques.
10. Bâtiment selon l'une quelconque des revendications précédentes à au moins un étage,
caractérisé par le fait que les poteaux (44-49) de section carrée ou rectangulaire
sont réunis par des traverses parallèles aux pignons (51-54), et que les extrémités
des dalles formant plafond ou plancher (55) sont soudées sur ces traverses.
11. Bâtiment selon l'une quelconque des revendications précédentes dont le plafond
du dernier étage forme toit, caractérisé par le fait que le pourtour du bâtiment est
rehaussé d'acrotères externes (79) munis d'au moins une boîte (89) pour l'écoulement
de l'eau du toit, lequel est rendu étanche par une feuille en caoutchouc (85) dont
les bords montent sur les acrotères, sauf aux emplacements des boîtes d'écoulement.
12. Bâtiment selon la revendication 11, caractérisé par le fait que la feuille en
caoutchouc (85) est d'une surface plus grande que celle du toit, et que ses bords
sont relevés en prolongement de la façade des murs périphériques, puis repliés vers
l'extérieur où ils sont fixés.
13. Procédé pour réaliser un bâtiment selon l'une quelconque des revendications 1
à 4, caractérisé en ce qu'il comprend les étapes suivantes :
- réaliser une tranchée de fouille dans laquelle on coule d'abord un béton souple,
puis implanter les pieds de chaises en "U" renversé (6) avec mise de niveau du fond
de ces chaises,
- souder les ailes de profilés en "U" renversé (7) sur le fond des chaises, et souder
deux à deux les extrémités de ces profilés de façon à former un cadre inférieur, horizontal
et ancré dans le sol,
- couler un béton (8) à l'intérieur du cadre pour obtenir une chape horizontale (9)
dont la surface supérieure affleure le dos des profilés en "U" (6), formant ainsi
la semelle (3 ou 24),
- élever les murs au-dessus de la semelle, avec les ouvertures nécessaires,
- coiffer le sommet des murs par des profilés métalliques en "U" (11) identiques à
ceux de la semelle (3) et soudés deux à deux de façon à déterminer un cadre ou cerclage
(12),
- poser le plafond (13) à l'aide d'éléments rectangulaires préfabriqués (14) dont
les extrémités reposent sur deux murs opposés, chaque extrémité inférieure de ces
éléments (14) étant munie d'une platine métallique (15), de façon que lesdites platines
métalliques soient disposées bien à plat sur ledit cadre (12),
- souder les platines (15) sur le cadre,
- construire le toit.
14. Procédé pour réaliser un bâtiment à au moins un étage selon l'une quelconque des
revendications 1, 5 à 12, caractérisé en ce qu'il comprend les étapes suivantes :
- réaliser une tranchée de fouille dans laquelle on coule d'abord un béton souple,
puis implanter les pieds de chaises en "U" renversé (6) avec mise de niveau du fond
de ces chaises, y compris à l'emplacement du ou des murs de refend,
- souder les ailes de profilés en "U" renversé (7) sur le fond des chaises et souder
deux à deux les extrémités de ces profilés de façon à former un cadre inférieur horizontal
et ancré dans le sol, muni de traverses à l'emplacement du ou des murs de refend,
- munir la semelle (24), au moins dans chaque angle intérieur et au milieu de chaque
pignon, d'une plaque métallique (25-30),
- couler un béton (8) à l'intérieur du cadre pour obtenir une chape horizontale (9)
dont la surface supérieure affleure le dos des profils en "U" (6) pour finir la semelle
(3 ou 24),
- monter le mur de refend en soudant des poteaux en "U" (3234) sur le profilé (22),
en superposant des éléments (34) entre les poteaux, en coiffant l'ensemble par un
profilé en "U" renversé (43) et en le réunissant par soudure aux poteaux,
- souder des poteaux (44-49) sur chaque plaque (25-30) et les réunir par des traverses
soudées (51-54) parallèlement aux pignons,
- monter le mur périphérique du rez-de-chaussée par super-position d'éléments préfabriqués
disposés sur la semelle, chaque élément étant de préférence fixé à un poteau,
-poser le plafond (55) formé d'éléments rectangulaires préfabriqués (56) dont les
extrémités reposent d'une part sur une traverse (51-54) et d'autre part sur le profilé
(43) du mur de refend, chaque extrémité inférieure de ces éléments (34) étant munie
d'une platine métallique (57), de façon que lesdites platines métalliques soient disposées
bien à plat sur les traverses et sur le profilé du mur de refend,
- souder les platines (57) sur le profilé (43) et les traverses (51-54),
- monter le mur de refend de l'étage immédiatement supérieur en plaçant d'abord un
profilé en "U" (68) sur le plancher (55), au-dessus du mur de refend de l'étage immédiatement
inférieur, puis en procédant comme pour ledit mur de refend inférieur,
- monter le mur périphérique de l'étage supérieur par super-position d'éléments préfabriqués
(56) disposés dans le prolongement du mur de l'étage inférieur, chaque élément étant
fixé à un poteau,
- coiffer le sommet des murs par des profilés métalliques en "U" retournés soudés
deux à deux et aux ailes des poteaux, de façon à déterminer un cadre (75) assurant
également le cerclage du bâtiment,
- poser les éléments préfabriqués de plafond munis de platines métalliques à leurs
extrémités inférieures, ces platines venant reposer bien à plat sur le dos des profilés
métalliques du cadre (75) et du ou des murs de refend,
- construire le toit.
15. Procédé pour réaliser le toit d'un bâtiment construit selon l'une des revendications
13 et 14 caractérisé en ce qu'il comprend les étapes suivantes :
- fixer des fermettes sur le pourtour extérieur du bâtiment, notamment par soudure
sur le cadre coiffant la partie supérieure des murs de façon à ce qu'elles dépassent
largement lesdits murs,
- placer des panneaux (83) en prolongement des faces extérieures des murs jusqu'au
sommet des fermettes,
- fixer sur les fermettes au moins une boîte à eau sur un côté, boîte pouvant jouer
ausi le rôle de gargouille,
- fixer sur les fermettes, en dehors des boîtes, des acrotères imitant une partie
de toit en tuile, ardoise ou analogue,
-isoler le plafond (70) en l'entourant et le recouvrant d'isolant,
- recouvrir le toit d'une feuille de caoutchouc (ou similaire) dont les bords remontent
le long des panneaux verticaux (83) de la périphérie qu'ils dépassent, sauf à l'emplacement
de la boîte à eau, et former ainsi une poche à eau ouverte dans la boîte à eau correspondante,
- fixer le pourtour de la feuille en caoutchouc sur la partie supérieure de l'acrotère
supérieur et le coiffer de faîtière.