[0001] La présente invention concerne un coin de culasse pour canon d'artillerie, du type
comportant des moyens pour supporter un barillet porte-étoupilles, la translation
et la rotation dudit barillet étant commandées par un ensemble pignon-crémaillère.
[0002] De tels coin du culasse sont utilisés dans des canons destinés à tirer des munitions
comportant d'une part un projectile, et d'autre part une charge propulsive contenue
dans une gargousse ou une douille combustible. La charge est mise à feu à l'aide d'une
étoupille disposée dans une chambre ménagée à l'arrière du coin de culasse, et en
communication par un canal de lumière avec la charge propulsive disposée à l'entrée
du canon. Afin d'augmenter la cadence de tir, les étoupilles sont montées sur des
barillets permettant d'amener dans la chambre à chaque coup tiré, une nouvelle étoupille
non encore consumée.
[0003] Le document FR-A-2.464.451 décrit un coin de culasse du type mentionné ci-dessus.
L'ensemble pignon-crémaillère est actionné par un levier solidaire du pignon et une
came solidaire des glissières de recul de l'arme. Par ailleurs, le percuteur est porté
dans ce document par un chariot coulissant sur le coin de culasse et venant en butée
sur le manchon en position de percussion, ou dégageant le barillet porte-étoupilles
en position d'ouverture, à l'aide d'un système de rainure en T inclinée par rapport
au sens de déplacement du coin. Enfin, le canal de lumière est incliné et de relativement
grande longueur, et il ne débouche pas au centre de la plaque de tir.
[0004] Bien que donnant d'une manière générale satisfaction, ce coin de culasse présente
un certain nombre d'inconvénients.
[0005] Tout d'abord, de nombreuses pièces sont en mouvement, et le système de coulissement
du chariot entraîne des usinages délicats. Enfin, l'allumage asymétrique est générateur
de pics de pression entraînant des dispersions balistiques.
[0006] La présente invention vise à pallier ces inconvénients en fournissant un coin de
culasse dans lequel les mouvements du barillet sont commandés directement par la translation
du coin, sans nécessiter de pièce mécanique extérieure. Elle vise également à simplifier
le mécanisme de maintien de l'étoupille et de percussion.
[0007] A cet effet, l'invention a pour objet un coin de culasse pour canon d'artillerie,
du type comportant des moyens pour supporter un barillet porte-étoupilles, la translation
et la rotation dudit barillet étant commandées par un ensemble constitué d'un premier
pignon et d'une première crémaillère, caractérisé par le fait que ledit premier pignon
est monté sur un arbre supportant un deuxième pignon agencé pour coopérer avec une
deuxième crémaillère solidaire d'une fourchette montée coulissante sur ledit coin,
un levier de commande étant monté pivotant sur le manchon de culasse et supportant
un premier galet agencé pour coopérer avec une rainure de la fourchette de manière
à provoquer le coulissement de la fourchette sur le coin de culasse, et un deuxième
galet agencé pour coopérer avec une rainure du coin de manière à provoquer le coulissement
du coin sur le manchon de culasse.
[0008] Ainsi, le même levier qui provoque le mouvement d'ouverture et de fermeture de la
culasse, permet également d'assurer la rotation du barillet porte-étoupilles.
[0009] La deuxième rainure peut en particulier comporter une partie circulaire centrée sur
l'axe de rotation du levier de commande, de manière que le coin de culasse reste sensiblement
fixe par rapport au manchon de culasse pendant la rotation du barillet porte-étoupilles.
[0010] Les deux galets peuvent être montés coaxiaux sur le levier de commande, les parties
des rainures de la fourchette et du coin de culasse parcourues par les galets pendant
le coulissement du coin sur le manchon de culasse étant superposées lorsque la fourchette
est dans sa position où le barillet porte-étoupilles est engagé sur le coin de culasse.
[0011] Dans un mode de réalisation particulier, le coin de culasse selon l'invention comporte
un chariot porte-percuteur monté coulissant sur le coin entre une première position
où le percuteur se trouve en vis-à-vis d'une étoupille à percuter, et une deuxième
position où le chariot dégage le barillet porte-étoupilles, des butées étant prévues
sur le manchon de culasse pour provoquer le déplacement du chariot par rapport au
coin, lors du déplacement du coin par rapport au manchon.
[0012] Plus particulièrement, le chariot peut être solidaire en translation d'une tige coulissant
dans un alésage du manchon de culasse, une butée de la tige coopérant avec une butée
du manchon pour amener le chariot dans sa dite première position, lors de la fermeture
de la culasse, et une butée du chariot coopérant avec une autre butée du manchon pour
amener le chariot dans sa dite deuxième position lors de l'ouverture de la culasse.
[0013] Le chariot peut avantageusement comporter une surface inclinée agencée pour coopérer
avec une surface correspondante du barillet porte-étoupilles pour sertir l'étoupille
dans son logement, le mouvement de translation qui en résulte pour ladite première
crémaillère, étant absorbé par une précontrainte en torsion de l'arbre de support
desdits premier et deuxième pignons.
[0014] L'organe d'actionnement du percuteur du coin de culasse selon l'invention, peut en
particulier être monté pivotant sur le coin en un emplacement tel qu'il n'est susceptible
d'actionner le percuteur que lorsque le chariot est dans sa dite première position.
[0015] Comme l'organe de mise à feu est monté sur le manchon de culasse, il en résulte,
lorsque la culasse est ouverte, un double désalignement de la chaîne de percussion,
d'une part entre le manchon de culasse et le coin de culasse, et d'autre part entre
le coin de culasse et le chariot porte-percuteur.
[0016] On décrira maintenant à titre d'exemple non limitatif, un mode de réalisation particulier
de l'invention en référence aux dessins annexés dans lesquels :
- la figure 1 est une vue de derrière d'un coin de culasse selon l'invention,
- la figure 2 est une vue en coupe selon la ligne II-II de la figure 1,
- la figure 3 est une élévation vue de gauche, partiellement en coupe selon la ligne
III-III de la figure 1.
- les figures 4a et 4b sont des vues partielles de dessus dans deux positions de la
fourchette,
- la figure 5 est une vue de dessus du levier de commande, et
- la figure 6 est une vue de côté de ce levier, partiellement en coupe.
[0017] Le coin de culasse 1 est monté de façon connue coulissant sur le manchon de culasse
2, partiellement représenté en traits mixtes à la figure 1.
[0018] Un système de montage 3 permet de supporter un barillet porte-étoupilles 4, de telle
manière qu'une étoupille soit disposée dans une chambre porte-étoupille 6 communiquant
avec le canon de l'arme par une canal de lumière 7.
[0019] Un système à pignon 8 et crémaillère 9 permet de faire reculer le barillet porte-étoupilles
et de le faire pivoter à chaque coup tiré.
[0020] Un tel agencement est décrit dans le document FR-A-2.464.451 précité. On notera toutefois
que, dans le coin de culasse selon l'invention, le canal de lumière s'étend le long
de l'axe du canon de l'arme.
[0021] Dans le cas présent, le pignon 8 est monté à l'extrémité inférieure d'un arbre de
torsion 10 supportant à sa partie supérieure un autre pignon 11 (figure 3). L'arbre
10 est monté à rotation dans le coin de culasse 1, précontraint de manière à tendre
à ramener vers l'arrière la crémaillère 9.
[0022] A sa partie supérieure, le coin de culasse 1 supporte une fourchette 12 montée coulissante
à l'aide de deux ensembles de rainures et T, 13.
[0023] La fourchette 12 comporte par ailleurs une crémaillère 14 agencée pour coopérer avec
le pignon 11.
[0024] Le mouvement de coulissement de la fourchette 12 par rapport au coin e culasse 1
est commandé à l'aide d'un levier 15 représenté en détail aux figures 5 et 6, et schématisé
dans trois positions différentes par les traits mixtes 15a, 15b et 15c aux figures
4a et 4b.
[0025] Une extrémité du levier 15 comporte une douille 16 dans laquelle est formé un alésage
cannelé 17 susceptible de coopérer avec un arbre cannelé correspondant monté à rotation
sur le manchon de culasse. Seul l'axe 18 de cet arbre est représenté aux figures 4a
et 4b.
[0026] Le levier 15 porte par ailleurs à son autre extrémité, deux galets 19 et 20 coaxiaux.
[0027] Le galet 20 est engagé dans une rainure en Z du coin de culasse 1 comportant une
première partie rectiligne 21, une partie circulaire 22 centrée sur l'axe 18, et une
deuxième partie rectiligne 23.
[0028] Le galet 19 est engagé dans une rainure rectiligne 24 de la fourchette 12.
[0029] Dans la position de la figure 4b, la partie 23 de la rainure en Z et la rainure 24
sont superposées.
[0030] Le coin de culasse 1 supporte par ailleurs un chariot 25 monté de façon coulissante
à l'aide d'une rainure en T, 26. Le percuteur 27 est monté pivotant sur le chariot
25 par l'intermédiaire de l'axe 28 (figure 3).
[0031] Un coulisseau 29 est également monté coulissant sur le coin de culasse 1, à l'aide
de rainures en T 30, et est rendu solidaire du chariot 25 par un organe en saillie
31. Le coulisseau 29 est également solidaire d'une tige 32 montée coulissante dans
un alésage 33 du manchon de culasse 2.
[0032] La tige 32 porte à son extrémité opposée au coulisseau 29, un écrou 34 faisant office
de butée pour coopérer avec une surface de butée 35 du manchon de culasse 2.
[0033] De même, le chariot 25 possède une surface de butée 36 susceptible de coopérer avec
une surface de butée correspondante 37 du manchon de culasse 2.
[0034] Un organe d'actionnement 38 du percuteur 27 est monté pivotant sur le coin de culasse
autour d'un axe 39. L'organe 38 est solidaire en rotation d'un arbre 40.
[0035] Une tige 41 est montée dans un alésage du coin de culasse 1 pour se déplacer en translation
contre l'action d'un ressort 42. Unecame 43 permet de transformer le mouvement de
translation de la tige 41 en un mouvement de rotation de l'arbre 40, et par conséquent
de manoeuvrer l'organe 38 d'actionnement du percuteur.
[0036] Le coin de culasse étant dans sa position ouverte représentée à la figure 4a, avec
le levier 15 dans sa position 15a, ce levier est entraîné en rotation dans le sens
de la flèche F1, le galet 20 se déplaçant dans la partie 22 de la rainure en Z.
[0037] Le galet 19 coopérant avec la rainure 24 amène par conséquent la fourchette 12 à
se déplacer par rapport au coin de culasse 1 dans le sens de la flèche F2. Ce déplacement
entraîne la mise en rotation du pignon 11 dans le sens de la flèche F3 par l'intermédiaire
de la crémaillère 14. Il s'ensuit une rotation de l'arbre 10 et du pignon 8 qui, par
l'intermédiaire de la crémaillère 9 provoque la mise en place d'une étoupille dans
la chambre 6, comme décrit dans le document précité FR-A-2.464.451.
[0038] Le mouvement du levier 15 se poursuivant comme représenté en 15 b à la figure 4b,
le galet 19 poursuit sa course dans la rainure 24 tandis que le galet 20 s'engage
dans la partie 23 de la rainure en Z du coin de culasse 1. Il s'ensuite que ce coin
de culasse se déplace dans le sens de la flèche F4 pour venir fermer la culasse. Cette
fermeture est obtenue lorsque le levier 15 atteint sa position 15c représentée à la
figure 4b, le coin de culasse 1 se trouvant alors par rapport au manchon de culasse
2 dans la position représentée aux figures 1 et 2.
[0039] Au cours de cette deuxième phase du mouvement, les butées 34 et 35 sont venues en
contact de sorte que le chariot 25 qui se trouvait initialement par rapport au coin
de culasse 1 dans la position 25′ représentée en traits mixtes à la figure 1, est
venu dans sa position en trait plein, avec le percuteur 27 ayant sa partie supérieure
en face de la chambre 6 et sa partie inférieure en face de l'organe d'actionnement
38. Pendant ce même mouvement, la tête de la tige 41 est venue en vis-à-vis d'un organe
de percussion monté sur le coin de culasse 2, de sorte que la chaîne de percussion
se trouve alignée.
[0040] Si, dans cette position, un choc est exercé sur la tige 41 dans le sens de la flèche
F5, cette tige s'enfonce contre l'action du ressort 42, provoquant ainsi la rotation
de l'arbre 40 et celle de l'organe d'actionnement 38. Celui-ci fait basculer le percuteur
27 qui provoque la mise à feu de l'étoupille, et par voie de conséquence de la charge
propulsive.
[0041] On remarquera que l'extrémité avant de l'étoupille est sertie dans la partie d'extrémité
conique de la chambre 6, du fait de la coopération d'une surface inclinée 44 du chariot
25 avec une surface inclinée 45 du barillet porte-étoupilles 4. Ce sertissage se traduit
par une torsion de l'arbre 10 et entraîne une parfaite mise en place de l'étoupille
dans son logement.
[0042] Après que le coup a été tiré, le levier 15 est tout d'abord ramené vers sa position
15b, ce qui provoque un déplacement du coin de culasse dans la direction de la flèche
F6, de la figure 1.
[0043] De fait des frottements, la tige 32 coulisse dans l'alésage 33, le chariot 25 étant
ainsi entraîné avec le coin de culasse 1. Lorsque sa surface de butée 36 vient en
contact avec la surface de butée 37 du manchon du culasse 2, le chariot 25 est immobilisé
par rapport à ce manchon, de sorte que, le coin de culasse poursuivant son mouvement
dans le sens de la flèche F6, le chariot 25 est ramené par rapport à ce coin de culasse
dans sa position 25′.
[0044] On remarquera que, dès le début du mouvement du coin de culasse, la chaîne de percussion
se trouve désalignée du fait du déplacement latéral de la tige 41. Dès lors que les
surfaces de butée 36 et 37 sont en contact, la chaîne de percussion se trouve doublement
désalignée du fait que la partie inférieure du percuteur 27 n'est plus en vis-à-vis
de l'organe d'actionnement 38.
[0045] Lorsque le mouvement d'ouverture du coin de culasse 1 est terminé, le levier 15 provoque
le déplacement de la fourchette 12 dans le sens inverse de la flèche F1, et, par un
mouvement inverse de celui décrit précédemment, l'extraction et la rotation du barillet
porte-étoupilles.
1. Coin du culasse pour canon d'artillerie, du type comportant des moyens pour supporter
un barillet (4) porte-étoupilles, la translation et la rotation dudit barillet étant
commandées par un ensemble constitué d'un premier pignon (8) et d'une première crémaillère
(9), caractérisé par le fait que ledit premier pignon est monté sur un arbre (10)
supportant un deuxième pignon (11) agencé pour coopérer avec une deuxième crémaillère
(14) solidaire d'une fourchette (12) montée coulissante sur ledit coin, un levier
de commande (15) étant monté pivotant sur le manchon de culasse (2) et supportant
un premier galet (19) agencé pour coopérer avec une rainure (24) de la fourchette
de manière à provoquer le coulissement de la fourchette sur le coin de culasse, et
un deuxième galet (20) agencé pour coopérer avec une rainure (21, 22, 23) du coin
de culasse de manière à provoquer le coulissement du coin de culasse sur le manchon
de culasse.
2. Coin de culasse selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ladite deuxième
rainure comporte une partie circulaire (22) centrée sur l'axe de rotation (18) du
levier de commande, de manière que le coin de culasse reste sensiblement fixe par
rapport au manchon de culasse pendant la rotation du barillet porte-étoupilles.
3. Coin du culasse selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé par
le fait que lesdits premier et deuxième galets sont coaxiaux, les parties de rainures
de la fourchette et du coin de culasse parcourues par les galets pendant le coulissement
du coin sur le manchon de culasse étant superposées lorsque la fourchette est dans
sa position où le barillet porte-étoupilles est engagé le coin de culasse.
4. Coin du culasse selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le
fait qu'il comporte un chariot (25) porte-percuteur monté coulissant sur le coin,
entre une première position où le percuteur se trouve en vis-à-vis d'une étoupille
à percuter et une deuxième position (25′) où le chariot dégage le barillet porte-étoupilles,
des butées (35, 37) étant prévues sur le manchon de culasse pour provoquer le déplacement
du chariot par rapport au coin lors du déplacement du coin par rapport au manchon.
5. Coin de culasse selon la revendication 4, caractérisé par le fait que ledit chariot
est solidaire en translation d'une tige (32) coulissant dans un alésage (33) du manchon
de culasse, une butée (34) de la tige coopérant avec une butée (35) du manchon pour
amener le chariot dans sa dite première position lors de la fermeture de la culasse,
et une butée (36) du chariot coopérant avec une autre butée (37) du manchon pour amener
le chariot dans sa dite deuxième position lors de l'ouverture de la culasse.
6. Coin du culasse selon l'une quelconque des revendications 4 et 5, caractérisé par
le fait que ledit chariot comporte une surface inclinée (44) agencée pour coopérer
avec une surface correspondante (45) du barillet porte-étoupilles pour sertir l'étoupille
dans son logement, le mouvement de translation qui en résulte pour ladite première
crémaillère étant absorbé par une précontrainte en torsion de l'arbre de support desdits
premier et deuxième pignons.
7. Coin du culasse selon l'une quelconque des revendications 4 à 6, caractérisé par le
fait qu'il comporte un organe d'actionnement (38) du percuteur (27), monté pivotant
sur le coin en un emplacement tel qu'il n'est susceptible d'actionner le percuteur
que lorsque le chariot est dans sa dite première position.
1. Artillery tube breech wedge of the type including means for supporting a primer-cartridge
magazine (4), the translation and rotation of said magazine being controlled by a
first pinion (8) and first rack (9), characterised by the fact that said first pinion
is mounted on a shaft (10) supporting a second pinion (11) that cooperates with a
second rack (14) integral with a fork (12) mounted sliding on said wedge, with a control
lever (15) mounted pivoting on the breech sleeve (2) and supporting a first roller
(19) arranged to cooperate with a groove (24) in said fork so as to cause the fork
to slide on the breech wedge, and a second roller (20) arranged to cooperate with
a groove (21, 22, 23) in the wedge of the breech to cause the wedge of the breech
to slide on the breech sleeve.
2. Breech wedge according to claim 1, characterized by the fact that the second groove
includes a circular part (22) centered on the axis of rotation (18) of the said control
lever, so that the breech wedge remains roughly stationary with respect to the breech
sleeve during the rotation of the primer-cartridge magazine.
3. Breech wedge according to claim 1 or 2, characterized by the fact that the said first
and second rollers are coaxial, the parts of the grooves in the fork and breech wedge
in which the rollers ride as the wedge slides over the wedge sleeve are superposed
when the fork is in position where the primer-cartridge magazine is engaged on the
breech wedge.
4. Breech wedge according to anyone of claims 1 to 3 characterized by the fact that it
includes a pin carriage slider (25) sliding on the wedge between a first position
where the pin is facing a primer to be fired and a second position (25') where the
slider frees the primer-cartridge magazine, with stops (35, 37) being provided on
the breech sleeve to move the slider with respect to the wedge when the wedge moves
with respect to the sleeve.
5. Breech wedge of claim 4, characterized by the fact that the said slider is integral
in translation with a rod (32) sliding in a bore (33) of the breech sleeve, a stop
(34) of the rod cooperating with a stop (35) of the sleeve to bring the slider into
its said first position when the breech is closed, ans a stop (36) on the slider cooperating
with another stop (37) on the sleeve to bring the slider into its said second position
when the breech is open.
6. Breech wedge according to claim 4 and 5, characterized by the fact that said slider
includes an inclined surface (44) arranged to cooperate with a corresponding surface
(45) on the primer-cartridge magazine to crimp the primer into its lodging, while
the resulting translational motion for said first rack is absorbed by a torsional
prestress of the shaft supporting said first and second pinions.
7. Breech wedge according to anyone of claim 4 to 6, characterized by the fact that it
includes a pin actuating element (38) mounted to pivot on the wedge at a position
such that it is possible to actuate the pin only when the slider is in its said first
position.
1. Verschlußkeil für eine Artilleriekanone mit Mitteln zum Abstützen einer Zünderträgertrommel
(4), deren Verschiebung und Drehung durch eine Einheit gesteuert sind, die durch ein
erstes Ritzel (8) und eine erste Zahnstange (9) gebildet ist, dadurch gekennzeichnet,
daß das erste Ritzel an einer Welle (10) angebracht ist, die ein zweites Ritzel (11)
trägt, das für ein Zusammenwirken mit einer zweiten Zahnstange (14) ausgelegt ist,
die fest mit einem Bügel (12) verbunden ist, der verschiebbar an dem Verschlußkeil
angebracht ist, wobei ein Steuerhebel (15) schwenkbar an der Bodenstückmuffe (2) angebracht
ist und eine erste Rolle (19) trägt, die für ein solches Zusammenwirken mit einer
Nut (24) des Bügels ausgelegt ist, daß die Verschiebung des Bügels an dem Verschlußteil
bewirkt wird, sowie eine zweite Rolle (20), die für ein solches Zusammenwirken mit
einer Nut (21, 22, 23) des Verschlußkeils ausgelegt ist, daß die Verschiebung des
Verschlußkeils an der Bodenstückmuffe bewirkt wird.
2. Verschlußkeil nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die zweite Nut einen kreisförmigen
Abschnitt (22) aufweist, der zentrisch zur Drehachse (18) des Steuerhebels verläuft,
so daß der Verschlußkeil während der Drehung der Zünderträgertrommel bezüglich der
Bodenstückmuffe im wesentlichen festgesetzt bleibt.
3. Verschlußkeil nach einem der Ansprüche 1 und 2, dadurch gekennzeichnet, daß die erste
und die zweite Rolle koaxial sind, wobei die Nutenabschnitte des Bügels und des Verschlußkeils,
die während der Verschiebung des Verschlußkeils an der Bodenstückmuffe von den Rollen
durchlaufen werden, übereinanderliegen, wenn der Bügel seine Stellung einnimmt, in
der die Zünderträgertrommel an dem Verschlußkeil angesetzt ist.
4. Verschlußkeil nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, daß es einen
Schlagteilträgerschlitten (25) aufweist, der zwischen einer ersten Stellung, in der
der Schlagteil einem zu schlagenden Zünder gegenüberliegt, und einer zweiten Stellung
(25'), in der der Wagen die Zünderträgertrommel freigibt, verschiebbar an dem Verschlußkeil
angebracht ist, wobei Anschläge (35, 37) an der Bodenstückmuffe vorgesehen sind, um
die Verlagerung des Wagens bezüglich des Verschlußkeils während der Verlagerung des
Verschlußkeils bezüglich der Muffe zu bewirken.
5. Verschlußkeil nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, daß der Schlitten bezüglich
einer Verschiebung fest mit einer Stange (32) verbunden ist, die in einer Bohrung
(33) der Bodenstückmuffe verschiebbar ist, wobei ein Anschlag (34) der Stange mit
einem Anschlag (35) der Muffe zusammenwirkt, um den Schlitten während des Schließens
des Verschlusses in seine erste Stellung zu überführen, und ein Anschlag (36) des
Schlittens mit einem weiteren Anschlag (37) der Muffe zusammenwirkt, um den Wagen
während des Öffnens des Verschlusses in seine zweite Stellung zu überführen.
6. Verschlußkeil nach einem der Ansprüche 4 und 5, dadurch gekennzeichnet, daß der Schlitten
eine Schrägfläche (44) aufweist, die dazu ausgelegt ist, mit einer entsprechenden
Fläche (45) der Zünderträgertrommel zusammenzuwirken, um den Zünder in seine Aufnahme
einzusetzen, wobei die sich daraus für die erste Zahnstange ergebende Verschiebebewegung
durch eine Torsionsvorspannung der Trägerwelle des ersten und zweiten Ritzels aufgenommen
wird.
7. Verschlußkeil nach einem der Ansprüche 4 bis 6, dadurch gekennzeichnet, daß es ein
Organ (38) zur Betätigung des Schlagteils (27) aufweist, das an dem Verschlußteil
an einer solchen Stelle schwenkbar angebracht ist, daß es den Schlagteil nicht betätigen
kann, wenn der Schlitten seine erste Stellung einnimmt.