[0001] L'invention concerne des contacts pour blocs de connecteurs, ainsi qu'un procédé
de fabrication de tels contacts.
[0002] Plus précisément, l'invention concerne la réalisation de contacts pour blocs de connecteurs
utilisés dans les répartiteurs téléphoniques. On sait qu'un répartiteur téléphonique
constitue l'interface disposée entre un central téléphonique et les cables d'un réseau
public ou privé. Un tel répartiteur comporte un bâti métallique supportant un premier
type de blocs de connecteurs appelés "têtes de câbles" et un second type de blocs
de connecteurs appelés "réglettes", reliés respectivement aux câbles du réseau et
au central. Une paire de fils souples ayant chacun un conducteur, appelée "jarretière",
est utilisée pour chaque connexion entre deux contacts associés d'une tête de câble
et deux contacts associés d'une réglette.
[0003] Etant donné que le nombre de jarrètiéres d'un répartiteur téléphonique est très important
puisqu'il est de l'ordre de plusieurs milliers dans les répartiteurs téléphoniques
des centraux publics, il convient que les raccordements des jarretières aux têtes
de câbles et aux réglettes soient faciles, rapides et sûrs.
[0004] On connaît déjà des contacts destinés à de tels blocs de connecteurs (têtes de câbles
et réglettes) de type autodénudant, c'est-à-dire qui ne nécessitent pas un dénudage
préalable de l'extrémité du conducteur isolé. Ces contacts comportent une encoche
en V qui se prolonge par une fente. La largeur de la fente est un peu inférieure au
diamètre du conducteur métallique d'un fil souple d'une jarretière. Lorsqu'un fil
souple d'une jarretière est repoussé dans une encoche, les bords de celle-ci coupent
l'isolant et, lorsque l'introduction se poursuit, les bords de la fente viennent serrer
le conducteur métallique (cuivre) en assurant un bon contact électrique.
[0005] On a été amené à utiliser des contacts ayant des fonctions de plus en plus élaborées
dans de tels blocs de connecteurs. Ainsi, un type de contact très souhaitable comporte
deux éléments de contact destinés à coopérer avec deux conducteurs, ces deux éléments
de contact étant reliés électriquement afin qu'ils soient à un même potentiel et étant
aussi reliés à une queue de contact, de type élastique, permettant un contact temporaire
avec une autre queue de contact analogue ou avec un organe de test, introduit dans
le bloc de connecteurs. On a donc déjà réalisé de tels contacts permettant la connexion
de deux fils conducteurs et ayant une queue de "coupure", c'est-à-dire permettant
la formation d'un contact temporaire.
[0006] Un premier type de contact connu comporte une tête plate ayant deux éléments de contact,
formés chacun d'une encoche et d'une fente. Ces deux éléments de contacts sont placés
côte à côte sur la tête. Ce contact présente des inconvénients car la disposition
côte à côte des deux éléments de contact augmente la largeur de la tête du contact,
si bien que les blocs de connecteurs doivent avoir une grande largeur, pour un nombre
déterminé de contacts.
[0007] On connaît aussi des contacts autodénudants comprenant plusieurs éléments de contact
et formés par pliage de bandes métalliques minces. Plus précisément, chaque élément
de contact est formé par pliage d'une bande mince sur elle-même, les deux épaisseurs
de bande étant serrées l'une contre l'autre et délimitant chacune une encoche en V,
les deux encoches étant légèrement décalées afin qu'elles attaquent successivement
l'isolant d'un fil introduit dans les encoches. Les éléments de contact sont espacés
suivant la longueur de la bande qui est repliée sur elle-même, en direction transversale,
les deux éléments de contact sont donc très éloignés et ils doivent être supportés
l'un et l'autre dans le bloc de connecteurs.
[0008] La demande de brevet européen n° 171 193 décrit un contact ayant plusieurs paires
de contacts, plus précisément deux paires de contacts reliées l'une à l'autre. Ce
contact comprend, de part et d'autre d'une partie commune de liaison, deux têtes de
contact reliées par une joue. Chaque paire de têtes de contacts est destinée à fixer
un seul fil. En outre, ces têtes de contact ne sont pas de type autodénudant. Ce contact
est destiné à être utilisé dans les véhicules automobiles.
[0009] La demande de brevet britannique n° 2 129 716 décrit un procédé de fabrication de
contact électrique autodénudant. Selon ce procédé, une encoche en V est découpée dans
une partie de flan destinée à former une tête de contact, et une zone allongée partant
de la pointe de l'encoche en V est soumise à un matriçage destiné à réduire son épaisseur.
Ensuite, une fente est découpée dans la partie matricée. Ce document indique que le
procédé est destiné à créer, dans les deux parties de contact placées de part et d'autre
de l'encoche en V, une contrainte d'écartement. La fente doit être découpée dans la
partie matricée par poinçonnage, avec un poinçon de section variant progressivement
de manière que, après relaxation de la contrainte, les bords de la fente soient sensiblement
parallèles.
[0010] L'invention concerne de nouveaux contacts destinés à des blocs de connecteurs (têtes
de câbles et réglettes) qui comprennent deux éléments de contact placés à un même
potentiel, les deux éléments de contact étant réalisés dans deux têtes de contact
découpées dans un même morceau d'un matériau plat et étant formés chacun par une seule
épaisseur de ce matériau plat. Les deux têtes de contact sont distantes l'une de l'autre
et l'une d'elles au moins comporte, du côté opposé à sa partie de contact, une queue
qui peut fléchir élastiquement. Une languette d'appui solidaire de l'autre tête de
contact délimite un emplacement de flexion de la queue afin que la joue de raccordement
des deux éléments de contact ne subisse d'efforts excessifs.
[0011] Plus précisément, l'invention concerne un procédé de fabrication d'un élément de
contact autodénudant du type qui comporte une encoche en V et une fente, la partie
la plus large de l'encoche débouchant à un bord de l'élément de contact et la fente
prolongeant l'encoche à sa pointe ; selon l'invention, le procédé comprend :
- l'écrasement local d'une zone allongée d'un flan d'un matériau plat, afin que l'épaisseur
du matériau soit réduite à l'emplacement prévu pour la fente et de part et d'autre
de cet emplacement, puis
- la découpe du flan afin qu'il forme une encoche en V dont la pointe est disposée vers
l'intérieur du flan et pratiquement à une extrémité de la zone allongée, et
- la découpe d'une fente dans la zone allongée d'épaisseur réduite, dans le prolongement
de la pointe de l'encoche, en direction parallèle à l'axe longitudinal de l'élément
de contact.
[0012] Dans un mode de réalisation, le procédé comprend en outre la formation de deux éléments
de contact dans deux têtes reliées par une joue, les éléments de contact étant parallèles
l'un à l'autre, et le pliage du flan aux bords de la joue, en direction parallèle
à la direction longitudinale des éléments de contact.
[0013] Il est alors avantageux que le procédé comporte en outre la découpe d'une languette
destinée à former une saillie, dans une tête de contact au moins, et la découpe d'une
queue, dans l'autre tête de contact au moins.
[0014] L'invention concerne aussi un élément de contact autodénudant du type qui comporte
une encoche en V et une fente , la partie la plus large de l'encoche débouchant à
un bord de l'élément de contact et la fente prolongeant l'encoche à sa pointe ; selon
l'invention, cet élément est fabriqué par mise en oeuvre du procédé précédent selon
l'invention, et il comporte une fente sensiblement rectiligne telle que l'épaisseur
du matériau le long des bords de la fente et à proximité de celle-ci est inférieure
à l'épaisseur du reste de l'élément de contact.
[0015] L'invention concerne en outre l'application d'un tel élément à un contact pour bloc
de connecteurs qui comporte deux éléments de contact selon le paragraphe précédent,
qui sont formés dans deux têtes de contact disposées dans deux plans parallèles distincts,
le contact étant formé d'un organe unique d'un matériau plat, replié suivant un axe
parallèle à la direction longitudinale des têtes allongées de contact, le pliage formant
une joue en direction sensiblement parallèle aux plans des têtes et parallèle à la
direction longitudinale des éléments ; en outre, l'une au moins des têtes de contact
comporte une saillie tournée vers l'autre tête de contact, cette saillie étant disposée
à distance de la joue en direction perpendiculaire à la direction de pliage et étant
placée au-delà de la joue du côté de celle-ci qui est opposé à celui qui porte l'élément
de contact.
[0016] De préférence, la saillie portée par l'une des têtes de contact dépasse suffisamment
du plan de cette tête pour qu'elle soit normalement au contact de l'autre tête.
[0017] Dans un mode de réalisation, l'une des têtes de contact est prolongée par une queue
élastique.
[0018] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront mieux de la description
qui va suivre faite en référence au dessin annexé sur lequel :
la figure 1 est une élévation latérale d'un contact selon l'invention, à une échelle
correspondant sensiblement au double de la dimension réelle ;
la figure 2 est une vue en plan d'un flan découpé utilisé pour la fabrication d'un
contact analogue à celui de la figure 1, mais légèrement simplifié ;
la figure 3 est un agrandissement de la partie principale du flan de la figure 2 ;
la figure 4 est une coupe suivant la ligne 4-4 d'un contact réalisé à partir du flan
des figures 2 et 3 ; et
la figure 5 est une vue en plan d'un flan, illustrant les étapes de la mise en oeuvre
d'un procédé selon l'invention.
[0019] La figure 1 représente un contact selon l'invention. Ce contact comporte essentiellement
deux têtes de contact 10, 12. La tête 10 est prolongée par une queue 30, et les deux
têtes sont solidarisées par une joue 26.
[0020] Comme l'indique plus précisément la figure 3, chacune des deux têtes 10, 12 de contact
comporte un élément de contact 14. Chaque élément de contact 14 comporte une encoche
16 en V, débouchant à une extrémité de la tête, une fente 18 formée dans le prolongement
de la pointe de l'encoche, et un trou 20 dans lequel se termine la fente 18. On note
sur les figures 3 et 4 que les bords de la fente ont une épaisseur plus faible que
le reste des têtes de contact, car une zone amincie 19 est formée à l'emplacement
de la fente. Cette caractéristique est décrite plus en détail dans la suite en référence
au procédé de fabrication.
[0021] On note sur le flan représenté sur la figure 3 que l'élément de contact de la tête
10 est décalé par rapport à celui de la tête 12. En effet, l'élément de contact de
la tête 10 est destiné à être placé à distance de l'élément de contact de la tête
12, par pliage en S autour de deux lignes de pliage 24 (figure 3), de manière que
les encoches 16, les fentes 18 et les trous 20 soient alignés en direction perpendiculaire
aux têtes de contact, comme représenté clairement sur la figure 4. Cet espacement
des deux éléments de contact est avantageux car il facilite l'introduction de deux
fils séparés dans les deux éléments de contact séparés. Cependant, cet espacement
est limité car plus les éléments de contact sont écartés et plus le bloc de connecteurs
qui doit les contenir a une épaisseur importante.
[0022] Les deux têtes de contact 10, 12 sont reliées l'une à l'autre par une joue 26 qui
est solidaire des têtes. La joue est formée par pliage du flan représenté sur la figure
2 ou sur la figure 3 autour de lignes 27 de pliage qui sont parallèles à la direction
longitudinale des éléments de contact. On note que la joue a une longueur limitée
afin que les deux éléments de contact travaillent de manière indépendante.
[0023] Selon une caractéristique de l'invention, la tête 12 de contact comporte une languette
28 déformée afin qu'elle constitue une saillie tournée vers l'autre tête et de préférence
placée à son contact. Cette saillie est placée à distance de la joue 26 en direction
perpendiculaire à la direction longitudinale des éléments de contact et aux lignes
de pliage 27 constituant les bords de la joue (figure 3).
[0024] La tête de contact 10 se prolonge vers l'arrière, c'est-à-dire du côté où est placée
la saillie 28, par la queue 30 qui comporte deux saillies 32, 34 de contact. Cette
queue, lorsque le contact est monté dans un bloc de connecteurs, est destinée à fléchir
dans le sens de la flèche 35 (figure 1). En l'absence de la saillie 28, la flexion
serait localisée à l'extrémité de la joue 26, et plus précisément au raccord de la
joue et de la tête 10 à l'endroit où elles sont perpendiculaires, à l'extrémité de
la joue. Ces contraintes localisées pourraient provoquer rapidement une fissuration
puis une rupture totale du matériau de la tête et de la joue. Selon l'invention, la
saillie 28 reporte l'emplacement de la flexion à distance de l'extrémité de la joue
26, si bien que le matériau travaille uniquement à la flexion et non au cisaillement.
De cette manière, la longévité du contact est accrue.
[0025] La figure 4 représente deux caractéristiques éventuelles, qui sont aussi indiquées
sur la figure 1 à plus petite échelle. Plus précisément, la référence 36 désigne une
seconde saillie éventuelle destinée à déterminer l'espacement des têtes 10 et 12 lors
du pliage et à réduire les efforts de cisaillement au niveau de l'autre extrémité
de la joue, c'est-à-dire la plus proche des éléments de contact. En principe, cette
saillie n'est pas nécessaire car les éléments de contact des têtes de contact ne sont
pas normalement soumis à des forces importantes perpendiculairement à leur plan. Cependant,
il s'agit d'une caractéristique avantageuse. Bien entendu, la saillie 36 peut être
déportée plus loin vers les éléments de contact, afin qu'elle soit placée au-delà
de l'extrémité de la joue. Cette extrémité de la joue peut d'ailleurs être rapprochée
de l'autre extrémité de la joue, afin que les contraintes localisées de cisaillement
soient évitées.
[0026] La seconde caractéristique est indiquée sur la figure 4 par la référence 38 qui désigne
une saillie formée par déformation de la tête de contact 10 et destinée à permettre
un blocage du contact à l'intérieur d'un corps de matière plastique moulée d'un bloc
de connecteurs. Bien entendu, cet organe 38 de coopération avec un corps isolant peut
avoir diverses configurations. Par exemple, cette saillie 38 peut être remplacée par
une languette ou même par deux languettes ayant de préférence des sens opposés et
formées sur l'une des têtes de contact ou sur les deux. Ces languettes sont alors
tournées vers l'extérieur des têtes de contact, c'est-à-dire du côté opposé à la joue.
[0027] On considère maintenant le procédé de fabrication du contact selon l'invention.
[0028] La figure 2 représente un flan qui a été formé par découpe d'un organe unique d'un
matériau plat. Cet organe a cependant subi la découpe d'une languette destinée à former
la saillie 28, la découpe des encoches des éléments de contact et le poinçonnage des
trous 20. Avant le pliage du flan suivant les lignes 24 et 27 indiquées sur la figure
3 et suivant les lignes de pliage de la queue 30, il convient que les fentes soient
formées. Ces fentes doivent être découpées avec une largeur déterminée, par exemple
de 0,25 mm. Les fentes peuvent être formées directement entre l'encoche 16 et le trou
20. Cependant, on constate en pratique que les outils de coupe d'une telle fente s'usent
rapidement. Il est donc souhaitable que l'épaisseur du contact soit réduite aux endroits
auxquels une fente doit être découpée.
[0029] A cet effet, on peut envisager d'utiliser le procédé décrit dans le brevet britannique
précité n° 1 129 716. Cependant, ce procédé a un inconvénient car l'obtention de fentes
à bords parallèles dans une série de têtes de contact nécessite non seulement un poinçon
de forme adaptée à la relaxation des contraintes, mais encore une bonne reproductibilité
de ces contraintes. L'opération de matriçage qui amincit le métal nécessite alors
un réglage très précis. En conséquence, l'invention concerne un procédé différent,
dans lequel le matriçage qui réduit l'épaisseur du matériau du flan est réalisé avant
la découpe de l'encoche en V.
[0030] Plus précisément, la figure 5 représente une bande 50 constituant le flan dans lequel
sont découpés les contacts selon l'invention. De manière bien connue dans la technique,
des trous 52 de pilotage sont formés le long des deux bords du flan, afin qu'ils permettent
l'avance et le positionnement précis de la bande. Dans une première opération de matriçage,
une zone allongée 54 subit une réduction d'épaisseur, par exemple de 0,8 mm qui est
l'épaisseur du flan à 0,6 mm, la réduction d'épaisseur étant donc de 0,2 mm. Ensuite,
une seconde zone allongée 56 est matricée à l'endroit qui correspond à la formation
ultérieure de la fente de l'autre tête de contact. Bien entendu, les zones matricées
sont plus larges que la fente, de manière que les bords de la fente formés ultérieurement
aient la faible épaisseur précitée.
[0031] Ensuite, trois rectangles allongés 58 sont découpés dans la bande 50 de manière qu'ils
délimitent les côtés des deux têtes de contact. Par exemple, la fente centrale a une
largeur correspondant à la largeur de la joue.
[0032] Ensuite, les encoches en V, les fentes et les trous d'extrémité sont découpés comme
indiqué par la référence 60. Il faut noter que, autour de ces découpages repérés par
la référence 60, on n'a pas représenté les découpes allongées 58, par raison de clarté.
Cependant, ces découpes allongées 58 existent, comme indiqué dans le groupe suivant,
placé juste au-dessous sur la figure 5.
[0033] Ensuite, les extrémités des contacts sont découpées comme indiqué par la référence
62. A ce moment, la découpe des têtes de contact est terminée, les opérations suivantes
étant, vers le bas de la figure 5, la découpe de la queue, son pliage, le pliage de
la tête, puis (dans des opérations qui ne sont pas illustrées sur la figure 5) le
pliage du contact lui-même et sa séparation de la bande.
[0034] Ainsi, selon l'invention, le matriçage qui réduit l'épaisseur de la zone dans laquelle
doit être formée la fente est réalisé avant la formation des encoches. De cette manière,
le problème posé par la contrainte du métal dans les parties de contact placées de
part et d'autre de l'encoche ne pose pas le problème résolu par le procédé décrit
dans le brevet britannique précité.
[0035] Bien qu'on ait représenté la zone allongée d'écrasement 19 sur une face du flan,
cette zone allongée peut être formée indépendamment sur l'une ou l'autre face.
[0036] On a représenté la saillie 28 formée par une languette découpée. Cette languette
a donc une certaine élasticité. Cependant, il peut aussi s'agir d'une simple déformation
d'une tête, tournée vers l'autre tête. On a aussi représenté la saillie 28 formée
sur la tête qui n'est pas prolongée par une queue 30. Cependant, la saillie peut être
formée sur la tête de contact qui comporte la queue, du moment que l'emplacement de
flexion de la queue est reporté au-delà de la joue 26, du côté opposé à celui qui
comporte les éléments de contact, et que la formation de la saillie ne crée pas de
zone de faiblesse dans le matériau.
[0037] On a représenté deux éléments de contact 14 de type autodénudant. Bien entendu, il
s'agit d'un mode de réalisation particulièrement avantageux dans le cas des blocs
de connecteurs, mais ils peuvent aussi être remplacés par une simple queue ou languette
de connexion par enroulement de fil (contact à "wrapper").
[0038] Bien entendu, lorsque les deux têtes de contact sont sous forme de telles queues
ou languettes de connexion, il peut être avantageux que les deux languettes ne soient
pas superposées, c'est-à-dire soient décalées en direction perpendiculaire à la joue.
1. Procédé de fabrication d'un élément de contact autodénudant du type qui comporte une
encoche en V (16) et une fente (18), la partie la plus large de l'encoche débouchant
à un bord de l'élément de contact et la fente prolongeant l'encoche à sa pointe, caractérisé
en ce qu'il comprend :
- l'écrasement local d'une zone allongée d'un flan d'un matériau plat, afin que l'épaisseur
du matériau soit réduite à l'emplacement prévu pour la fente et de part et d'autre
de cet emplacement, puis
- la découpe du flan afin qu'il forme une encoche en V (16) dont la pointe est disposée
vers l'intérieur du flan et pratiquement à une extrémité de la zone allongée, et
- la découpe d'une fente (18) dans la zone allongée d'épaisseur réduite, dans le prolongement
de la pointe de l'encoche, en direction parallèle à l'axe longitudinal de l'élément
de contact.
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend la formation de
deux éléments de contact (14) dans deux têtes (10, 12) reliées par une joue (26),
les éléments de contact étant parallèles l'un à l'autre, et le pliage du flan aux
bords de la joue (26), en direction (27) parallèle à la direction longitudinale des
éléments de contact.
3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comporte en outre la découpe
d'une languette (28) destinée à former une saillie, dans une tête de contact au moins,
et la découpe d'une queue (30), dans l'autre tête de contact au moins.
4. Contact pour bloc de connecteurs, caractérisé en ce qu'il comporte deux éléments de
contact (14) qui sont formés dans deux têtes de contact (10, 12) disposées dans deux
plans parallèles distincts, chaque élément de contact autodénudant comportant une
encoche en V (16) et une fente (18), la partie la plus large de l'encoche débouchant
à un bord de l'élément de contact et la fente prolongeant l'encoche à sa pointe, chaque
élément étant fabriqué par mise en oeuvre d'un procédé selon la revendication 1, le
contact étant formé d'un organe unique d'un matériau plat, replié suivant un axe (27)
parallèle à la direction longitudinale des têtes allongées de contact, le pliage formant
une joue (26) en direction sensiblement parallèle aux plans des têtes et parallèle
à la direction longitudinale des éléments, et en ce que l'une au moins des têtes de
contact comporte une saillie (28) tournée vers l'autre tête de contact, cette saillie
étant disposée à distance de la joue (26) en direction perpendiculaire à la direction
de pliage et étant placée au-delà de la joue du côté de celle-ci qui est opposé à
celui qui porte l'élément de contact (14), l'épaisseur du matériau le long des bords
de la fente et à proximité de celle-ci étant inférieure à l'épaisseur du reste de
l'élément de contact.
5. Contact selon la revendication 4, caractérisé en ce que la saillie (28) portée par
l'une des têtes de contact dépasse suffisamment du plan de cette tête (12) pour qu'elle
soit normalement au contact de l'autre tête (10).
6. Contact selon l'une des revendications 4 et 5, caractérisé en ce que l'une des têtes
de contact est prolongée par une queue élastique (30).
1. A method of manufacturing an insulation-displacement contact element of the type comprising
a V-shaped notch (16) and a slot (18), the widest portion of the notch opening out
into an edge of the contact element, and the slot extending the tip of the notch,
the method being characterized in that it comprises:
locally compressing an elongate zone of a blank of flat material so that the thickness
of the material is reduced in the location that is to receive the slot, and on either
side of said location, then;
cutting out the blank so as to form a V-shaped notch (16) whose tip is directed
towards the inside of the blank, and practically at one end of the elongate zone;
and
cutting out a slot (18) in the elongate zone of reduced thickness, running on from
the tip of the notch in a direction parallel to the longitudinal axis of the contact
element.
2. A method according to claim 1, characterized in that it includes forming two contact
elements (14) in two heads (10, 12) interconnected by a web (26), the contact elements
being parallel to each other, and folding the blank along the edges of the web (26)
in a direction (27) parallel to the longitudinal direction of the contact elements.
3. A method according to claim 2, characterized in that it further includes cutting out
a tongue (28) in at least one contact head, the tongue being designed to form a projection,
and cutting out a tail (30) in at least the other contact head.
4. A contact for a connector block, characterized in that it comprises two contact elements
(14) which are formed in two contact heads (10, 12) disposed in two distinct parallel
planes, each insulation-displacement contact element including a V-shaped notch (16)
and a slot (18), the widest portion of the notch opening out into an edge of the contact
element and the slot extending the notch at its tip, each element being manufactured
by implementing a method according to claim 1, the contact being formed of a single
member of flat material that is folded along an axis (27) parallel to the longitudinal
direction of the elongate contact heads, the folding forming a web (26) in a direction
substantially parallel to the planes of the heads and parallel to the longitudinal
direction of the elements, and in that at least one of the contact heads includes
a projection (28) directed towards the other contact head, said projection being disposed
at a distance from the web (26) in a direction perpendicular to the fold direction
and being placed beyond the web at the end thereof opposite from the end carrying
the contact element (14), the thickness of the material along the edges of the slot
and in the proximity thereof being less than the thickness of the remainder of the
contact element.
5. A contact according to claim 4, characterized in that the projection (28) carried
by one of the contact heads projects sufficiently from the plane of said head (12)
so that it normally comes into contact with the other head (10).
6. A contact according to claim 4 or 5, characterized in that one of the contact heads
is extended by a resilient tail (30).
1. Verfahren zur Herstellung eines selbstreinigenden Kontaktelements, enthaltend eine
V-förmige Aussparung (16) und einen Schlitz (18), wobei sich der größte Teil der Aussparung
an einer Kante des Kontaktelements öffnet und der Schlitz die Aussparung an deren
Spitze verlängert, gekennzeichnet durch folgende Verfahrensschritte:
- lokales Zusammendrücken einer gestreckten Zone eines aus einem flachen Material
bestehenden Plättchens, so daß die Stärke an der für den Schlitz vorgesehenen Stelle
und beiderseits dieser Stelle reduziert wird, dann
- Schneiden des Plättchens, so daß eine V-förmige Aussparung (16) gebildet wird, deren
Spitze in das Innere des Plättchens und praktisch an einem Ende der gestreckten Zone
ausgerichtet ist und
- Schneiden eines Schlitzes (18) in der in der Stärke reduzierten, gestreckten Zone
und in Verlängerung der Spitze der Aussparung und parallel zur Längsachse des Kontaktelements.
2. Verfahren nach Anspruch 1, gekennzeichnet durch die Bildung von zwei Kontaktelementen
(14) in zwei durch einen Seitenteil (26) miteinander verbundenen Köpfen (10, 12),
wobei die beiden Kontaktelemente parallel zueinander sind und durch das Falten des
Plättchens um die Kanten des Seitenteils (26) in einer Richtung (27) parallel zur
Längsrichtung der Kontaktelemente.
3. Verfahren nach Anspruch 2, ferner gekennzeichnet durch das Schneiden einer Lasche
(28) in wenigstens einem Kontaktkopf, um einen Vorsprung zu bilden, und durch das
Schneiden eines Endstücks (30) in wenigstens dem anderen Kontaktkopf.
4. Kontakt für einen Steckerblock, dadurch gekennzeichnet, daß er zwei Kontaktelemente
(14) enthält, die in zwei Kontaktköpfen (10, 12) gebildet sind, die in zwei unterschiedlichen,
parallelen Ebenen angeordnet sind, wobei jedes selbstreinigende Kontaktelement eine
V-förmige Aussparung (16) und einen Schlitz (18) aufweist, wobei sich der größte Teil
der Aussparung an einer Kante des Kontaktelements öffnet und der Schlitz die Aussparung
an deren Spitze verlängert, wobei jedes Element nach einem Verfahren gemäß dem Anspruch
1 hergestellt wird, wobei der Kontakt aus einem einzigen Teil aus einem flachen Material
gebildet wird, der entlang einer Achse (27) parallel zur Längsrichtung der gestreckten
Kontaktköpfe gefaltet wird, wobei die Faltung ein Seitenteil (26) in Richtung exakt
parallel zu den Ebenen der Köpfe und parallel zu der Längsrichtung der Elemente bildet
und daß wenigstens einer der Kontaktköpfe einen zum anderen Kontaktkopf gedrehten
Vorsprung (28) aufweist, wobei dieser Vorsprung mit Abstand von dem Seitenteil (26)
in Richtung quer zur Faltrichtung angeordnet ist und jenseits des Vorsprungs auf der
Seite desselben vorgesehen ist, die der Seite, die das Kontaktelement (14) trägt,
gegenüberliegt, und wobei die Materialstärke entlang der Kanten des Schlitzes und
in der Nähe desselben geringer ist als die Stärke des restlichen Kontaktelements.
5. Kontakt nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, daß der von einem der Kontaktköpfe
getragene Vorsprung (28) in ausreichendem Maße über die Ebene dieses Kopfes (12) vorsteht,
um normalerweise in Kontakt mit dem anderen Kopf (10) zu stehen.
6. Kontakt nach einem der Ansprüche 4 oder 5, dadurch gekennzeichnet, daß einer der Kontaktköpfe
durch ein elastisches Endstück (30) verlängert ist.