[0001] La présente invention se rapporte à un dispositif de conditionnement pour rosier.
[0002] Les rosiers sont normalement livrés avec leurs racines tourbées et entourées d'un
sac étanche en matière plastique, et avec leurs branches coupées et attachées au moyen
d'une ficelle. L'ensemble est conditionné dans un sac ordinaire en matière plastique
souple et transparente, dans lequel est placée également une feuille cartonnée représentant
la rose à obtenir et donnant des conseils pour la mise en terre du rosier.
[0003] Ce mode de conditionnement présente une mauvaise tenue. Sa présentation est médiocre,
et de surcroît le plastique souple s'opacifie avec le temps, accumule les poussières,
et devient finalement moins transparent. Enfin, ce mode d'emballage a pour inconvénient
de ne pas être inviolable, le sac étant classiquement fermé par agrafage ou analogue.
[0004] L'invention vise à remédier à ces inconvénients. Elle se rapporte à cet effet à un
dispositif de conditionnement pour rosier, ce dispositif étant constitué :
- d'une part d'une coque d'une seule pièce, en matière plastique semi-rigide, formant
deux compartiments contigus et séparés par un étranglement apte à recevoir le collet
du rosier, dont un premier compartiment formant un premier bac ouvert sur le dessus
et apte à recevoir les racines tourbées du rosier, et un second compartiment formant
un deuxième bac également ouvert sur le dessus, ce deuxième bac n'ayant pas de fond,
- et d'autre part d'un couvercle qui est rapporté sur le dessus ouvert de cette coque.
[0005] De toute façon, l'invention sera bien comprise, et ses avantages et autres caractéristiques
ressortiront, au cours de la description suivante d'un exemple non limitatif de réalisation,
en référence au dessin schématique annexé dans lequel
Figure 1 est une perspective éclatée de ce dispositif de conditionnement, avec un
rosier prêt à être emballé ;
Figure 2 montre ce même emballage fermé et vu par l'arrière ; et
Figure 3 est une coupe partielle de l'emballage, sans coupe du rosier, selon III-III
de la figure 2.
[0006] En se reportant aux figures 1 à 3, un rosier 1 est classiquement livré avec ses racines
tourbées et entourées d'un sac plastique (ensemble désigné par 2), et ses branches
3 coupées (et éventuellement attachées à l'aide d'une ficelle). L'étranglement 4 entre
le bloc-racines 2 et les branches 3 est appelé "collet" du rosier. Ce collet 4 peut
être plus ou moins épais.
[0007] L'emballage conforme à l'invention est constitué :
- d'une part d'une coque 5 d'une seule pièce, en matière plastique semi-rigide et
transparente,
- d'autre part d'un couvercle de fermeture 6 qui est constitué d'une feuille plastique
transparente, au verso de laquelle est collée une feuille 7 en papier fort portant
une photographie des roses à obtenir.
[0008] La coque 5 forme deux compartiments 8,9, qui sont contigus et séparés par un étranglement
10 destiné à recevoir le collet 4 du rosier 1.
[0009] Le compartiment 8 forme un premier bac, ouvert sur le dessus, ce bac étant de profondeur
et de dimensions transversales suffisantes pour recevoir sans gêne le bloc-racines
2 de tout type de rosier. Dans l'exemple représenté, ce bac a une forme de cuvette
à section horizontale rectangulaire. Sa profondeur est de l'ordre de 8 cm et son
encombrement horizontal de l'ordre de 14,5 cm en largeur maximale sur 22 cm en longueur
maximale.
[0010] Le compartiment 9 forme un deuxième bac, dont ouverture supérieure 1 1, également
libre, est coplanaire à l'ouverture supérieure 12 du premier bac 8. Ce deuxième bac
9 est de même largeur que le premier bac 8, et à peu près de même longueur. En revanche,
il est beaucoup moins profond et il a la particularité de ne pas avoir de fond. Pour
fixer les idées, sa profondeur est de l'ordre de 3 cm. Ce deuxième bac 9 est bien
évidemment destiné à recevoir les branches 3 du rosier. Comme il n'a pas de fond,
ces branches 3 peuvent librement dépasser vers le bas, comme on le voit sur la figure
3.
[0011] Afin de pouvoir suspendre l'emballage et son contenant, la face supérieure du bac
9 présente une partie plane 18 qui est percée d'une lumière 13 apte à permettre la
suspension de l'ensemble à un crochet. Avantageusement, cette partie plane 18 n'occupe
pas toute la largeur du bac 9, mais n'en occupe que la partie centrale, de sorte que
le bac se termine, dans le sens longitudinal opposé à l'étranglement 10, par deux
logements latéraux 14 et 15 qui peuvent recevoir chacun des extrémités de branches
du rosier, agrandissant ainsi le bac 9 et assurant un meilleur maintien des branches
3.
[0012] L'étranglement 10 qui forme la transition entre les deux bacs 8 et 9 a un fond 16
qui est ondulé dans le sens longitudinal et qui forme une pente descendante du bac
9 vers le bac 8. De la sorte, ce fond 16 est extensible, présentant une certaine souplesse
dans le sens vertical (l'emballage étant supposé posé à plat), de sorte que, comme
indiqué en traits mixtes en 17 sur la figure 3, il peut jouer pour laisser le passage
à un collet plus gros que les collets habituels.
[0013] Le couvercle 6 est rapporté sur la face supérieure plane et ouverte de la coque 5,
et il est soudé par ultrasons sur ses bords. L'emballage est alors inviolable.
[0014] Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à l'exemple de réalisation qui vient
d'être décrit. C'est ainsi que le couvercle 6 pourrait être collé sur la coque 5.
Il pourrait aussi être fixé sur celle-ci par des fermetures à pression, mais alors
l'emballage ne serait plus inviolable.
1 - Dispositif de conditionnement, plus particulièrement pour rosier, qui comporte, d'une
part une coque (5) d'une seule pièce, en matière plastique semi-rigide, cette coque
formant deux compartiments (8,9) contigus et séparés par un étranglement (10) apte
à recevoir le collet (4), dont un premier compartiment formant un premier bac (8)
ouvert sur le dessus et apte à recevoir les racines (2), et un second compartiment
formant un deuxième bac (9), lui aussi ouvert sur le dessus, apte à recevoir les branches
(3). et d'autre part un couvercle (6) qui est rapporté sur le dessus ouvert de la
coque (5), le dispositif étant caractérisé en ce que le deuxième bac (9) ne comprend
pas de fond.
2 - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'étranglement (10) est
conformé pour être extensible.
3 - Dispositif selon l'une des revendications 1 et/ou 2, caractérisé en ce que le fond
(16) de l'étranglement (10) a une forme descendante et ondulée.
4 - Dispositif selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le deuxième
bac (9) est conformé pour présenter, à l'opposé de l'étranglement (10), deux logements
latéraux (14,15) aptes à recevoir des extrémités de branches.