[0001] La présente invention se rapporte à un dispositif pour appliquer, de façon intermittente,
des particules d'un révélateur pulvérulent sur la surface d'enregistrement d'une imprimante
magnétographique.
[0002] On connaît des machines imprimantes magnétographiques qui, en réponse à la réception
de signaux électriques provenant d'une unité de commande, permettent de former des
images, telles que des images de caractères par exemple, sur un support d'impression
constitué généralement par une bande ou une feuille de papier. Dans ces machines imprimantes,
qui sont analogues à celles qui ont été décrites et représentées dans les brevets
des Etats-Unis d'Amérique N° 3.161.544 et 4.072.957, l'impression des images est réalisée
en formant d'abord, à partir des signaux reçus, une image latente magnétique sur la
surface d'un élément d'enregistrement magnétique ayant généralement la forme d'un
tambour rotatif ou d'une courroie sans fin, cet élément d'enregistrement étant revêtu
d'une couche de matériau magnétique. Cette image latente magnétique est ensuite développée,
c'est-à-dire rendue visible, à l'aide d'un révélateur pulvérulent qui, constitué de
particules de résine thermoplastique renfermant des particules magnétiques et des
pigments, n'est attiré que par les régions de l'élément d'enregistrement sur lesquelles
a été enregistrée l'image latente, ce révélateur formant alors une image de poudre
à la surface de cet élément. Après quoi, cette image de poudre est transférée sur
le support d'impression.
[0003] Afin de permettre la formation de l'image latente magnétique sur la surface de l'élément
d'enregistrement, ces machines sont pourvues d'un organe d'enregistrement, appelé
transducteur, qui comporte une ou plusieurs têtes d enregistrement magnétique à proximité
desquelles se déplace cet élément d'enregistrement. Chacune de ces têtes engendre,
chaque fois qu'elle est excitée pendant un court instant par un courant électrique
d'intensité convenable, un champ magnétique qui a pour effet de créer, sur la surface
de l'élément d'enregistrement qui défile devant ces têtes, des domaines magnétisés
de petites dimensions, ces domaines, pratiquement ponctuels, étant généralement désignés
sous le nom de points magnétisés.
[0004] L'ensemble de ces points magnétisés constitue l'image latente magnétique. La portion
de surface de l'élément d'enregistrement qui passe ainsi devant chaque tête est désignée
habituellement sous le nom de piste d'enregistrement d'informations, l'élément d'enregistrement
comportant, en général, plusieurs pistes qui peuvent être soumises à l'enregistrement,
soit individuellement au cours d'opérations d'enregistrement successives, soit simultanément
au cours d'une seule opération.
[0005] On a déjà réalisé des machines imprimantes magnétographiques dans lesquelles le transducteur
comporte autant de têtes magnétiques qu'il y a de pistes sur l'élément d'enregistrement,
ces têtes étant disposées les unes à côté des autres et étant alignées suivant une
direction transversale à la direction de déplacement de l'élément d'enregistrement.
Etant donné que, dans ces machines, chaque piste est associée respectivement à chacune
des têtes du transducteur, l'enregistrement d'une image latente sur l'élément d'enregistrement
est réalisé au cours d'un seul tour de déplacement de cet élément le long de son trajet
sans fin. Ces machines sont ainsi capables de fonctionner à une grande cadence d'impression,
cette cadence pouvant en effet atteindre, par exemple, une centaine de pages à la
minute. Toutefois, pour certaines applications, une cadence aussi élevée n'est pas
toujours nécessaire, si bien que l'on peut se contenter alors d'une machine imprimante
magnétographique moins performante, mais aussi beaucoup moins coûteuse, équipée d'un
transducteur comportant un nombre de têtes magnétiques notablement inférieur au nombre
de pistes de l'élément d'enregistrement. C'est ainsi que l'on connaît une machine
imprimante magnétographique qui a été décrite dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique
N° 4.072.957 et dans laquelle le transducteur ne comporte qu'une seule tête magnétique
cette tête étant montée de manière à pouvoir se déplacer le long d'un tambour d'enregistrement
magnétique, suivant une direction parallèle à l'axe de rotation de ce tambour.
[0006] Dans cette machine, l'enregistrement d'une image latente magnétique est réalisé piste
par piste, l'enregistrement des informations dans la piste située en face de cette
tête étant effectué au cours d'un tour complet du tambour, cette tête étant, à la
fin de ce tour, déplacée pour être amenée en face de la piste suivante et permettre
à cette dernière piste d'être enregistrée à son tour. Dans ces conditions, l'enregistrement
de cette image latente sur le tambour est réalisé en autant de tours de tambour qu'il
y a de pistes sur ce tambour. La révélation de cette image latente, c'est-à-dire le
dépôt de particules de révélateur sur le tambour, n'est entreprise que lorsque la
formation de cette image sur ce tambour est terminée. Cette opération est effectuée
au moyen d'un dispositif applicateur, de type connu, qui, dans la machine décrite
dans le brevet américain précité N° 4.072.957, comprend un cylindre magnétique monté
sur un axe parallèle à l'axe de rotation du tambour, ce cylindre, placé à proximité
de la surface du tambour, étant disposé de manière à être en contact avec des particules
de révélateur contenues dans un réservoir placé au-dessous du tambour. Ainsi, lorsque
ce cylindre magnétique tourne, les particules de révélateur qui sont entraînées par
ce cylindre en rotation sont amenées au voisinage de la surface du tambour et, attirées
par les points magnétisés de cette surface, viennent se déposer sur les portions de
surface sur lesquelles a été formée l'image latente. Les particules ainsi déposées
passent ensuite devant un rouleau de transfert qui est normalement sollicité en appui
contre la surface du tambour et sont alors transférées sur une feuille de papier qui
est engagée, à ce moment-là, entre le tambour et ce rouleau de transfert.
[0007] Dans ce dispositif applicateur, le cylindre magnétique est entraîné en rotation,
non pas de façon continue, mais seulement pendant un tour de rotation du tambour,
suivant la formation d'une image latente sur ce tambour. On évite ainsi que, pendant
les périodes de formation des images latentes où aucune feuille de papier n'est engagée
entre le tambour et le rouleau de transfert, des particules de révélateur ne soient
déposées sur ce tambour et ne viennent, par la suite, maculer le rouleau de transfert.
Cependant, ce dispositif applicateur, qui fonctionne par intermittence et permet d'appliquer
des particules de révélateur sur le tambour sans provoquer de nuages de particules
susceptibles de produire une pollution à l'intérieur de la machine, n'est pas totalement
satisfaisant du fait que le tambour se trouve à une très faible distance du cylindre
magnétique, et que les points magnétisés qui ont été formés sur ce tambour sont alors
nécessairement soumis, lorsqu'ils passent devant ce cylindre, à l'action des flux
magnétiques engendrés par ce cylindre et risquent ainsi d'être fortement altérés ou
même d'être effacés.
[0008] Certes, on pourrait remédier à cet inconvénient en utilisant un dispositif applicateur
qui a été décrit dans le brevet français N° 2.408.462, ce dispositif comprenant, d'une
part, un réservoir disposé au-dessous de l'élément d'enregistrement et contenant des
particules de révélateur, d'autre part, un élément de transport disposé pour amener
ces particules au voisinage de la surface de cet élément d'enregistrement, ce dispositif
comprenant en outre un déflecteur fixe interposé entre cette surface et cet élément
de transport pour recueillir les particules transportées par ce dernier, ce déflecteur
étant disposé de manière à former avec cette surface un auget, de forme sensiblement
prismatique dans laquelle viennent s'accumuler les particules ainsi recueillies. Les
particules ainsi accumulées finissent par venir au contact de cette surface et par
être entraînées par celle-ci en direction de l'arête du prisme constituant l'auget,
les particules entraînées au-delà de cette arête ne restant appliquées que sur les
points magnétisés formés sur cette surface.
[0009] Ce dispositif applicateur, qui ne provoque aucune altération des points magnétisés
et qui n'engendre aucune pollution à l'intérieur de la machine, présente cependant
l'inconvénient de ne pas assurer une bonne révélation des images latentes lorsque
l'élément de transport dont il est pourvu est entraîné, non pas de façon continue,
mais par intermittence.
[0010] La présente invention remédie à ces inconvénients et propose un dispositif qui, monté
dans une imprimante magnétographique dans laquelle l'enregistrement de chaque image
latente est réalisé au cours de plusieurs tours successifs de déplacement de l'élément
d'enregistrement le long de son trajet sans fin, permet d'appliquer, par intermittence,
des particules de révélateur sur la surface de cet élément d'enregistrement, et cela
sans engendrer de pollution et sans perturber les images latentes qui ont été formées
sur cet élément d'enregistrement.
[0011] Plus précisément, la présente invention concerne un dispositif pour appliquer, de
façon intermittente, des particules d'un révélateur pulvérulent sur la surface d'enregistrement
d'une imprimante magnétographique, cette surface étant entraînée en déplacement suivant
un trajet fermé prédéterminé lui permettant de passer par un poste de transfert où
le révélateur qui a été déposé sur cette surface est transféré sur un support d'impression,
ce dispositif applicateur comprenant un organe conçu pour appliquer en permanence
des particules de révélateur sur ladite surface d'enregistrement, ce dispositif applicateur
étant caractérisé en ce que, la surface d'enregistrement coopérant avec un dispositif
d'enregistrement d'images latentes établi pour former sur cette surface une image
latente au cours de plusieurs tours successifs de déplacement de cette surface, il
comprend en outre un dispositif éliminateur de particules disposé le long dudit trajet,
en aval du point d'application des particules sur cette surface par ledit dispositif
applicateur, entre ce point d'application et ledit poste de transfert, ce dispositif
éliminateur étant établi pour retirer les particules de révélateur qui se trouvent
sur cette surface, sauf pendant le dernier desdits tours successifs de déplacement
de cette surface.
[0012] L'invention sera mieux comprise et d'autres buts et avantages de celle-ci apparaîtront
mieux dans la description suivante, donnée à titre d'exemple non limitatif, et en
se référant aux dessins annexés sur lesquels :
. La figure 1 représente une machine imprimante magnétographique équipée d'un dispositif applicateur
de particules réalisé selon l'invention,
. La figure 2 est une vue montrant la structure de l'organe d'enregistrement, ainsi que les organes
de commande d'actionnement du dispositif applicateur de particules équipant la machine
représentée sur la figure 1,
. La figure 3 est une vue en coupe montrant le détail de réalisation d'une portion du dispositif
applicateur de la machine représentée sur la figure 1,
. La figure 3A est une vue à grande échelle destinée à montrer le profil de l'arbre d'actionnement
de la raclette qui fait partie du dispositif applicateur qui est illustrée sur la
figure 3,
. La figure 4 est un schéma du circuit de commande utilisé pour commander le positionnement de
la raclette faisant partie du dispositif applicateur représenté sur la figure 3.
[0013] La machine imprimante qui a été schématiquement représentée sur la figure 1 est une
machine qui réalise l'impression de feuilles de papier qui sont extraites successivement,
de manière connue, d'un magasin d'alimentation 10.
[0014] Cette machine comprend un élément d'enregistrement qui est constitué, dans l'exemple
décrit, par un tambour 11 pourvu d'une surface d'enregistrement magnétique 12. Ce
tambour 11, qui est monté de manière à pouvoir tourner autour d'un axe horizontal
13, est entraîné en rotation, dans le sens indiqué par la flèche F, par un moteur
électrique (non représenté). L'enregistrement des informations sur ce tambour est
réalisé par un dispositif d'enregistrement 14 dont la structure sera décrite un peu
plus loin. On considèrera que ce dispositif comporte plusieurs têtes magnétiques.
Chacune de ces têtes engendre, chaque fois qu'elle est excitée pendant un court instant
par un courant électrique, un champ magnétique variable, ce qui a pour effet de créer,
sur la surface cylindrique 12 du tambour qui défile devant ces têtes, des zones magnétisées
15, pratiquement ponctuelles, l'ensemble de ces zones constituant une image latente
magnétique correspondant à une image à imprimer. Ces zones magnétisées passent alors
devant un dispositif applicateur 16 qui est disposé au-dessous du tambour 11 et qui
permet d'appliquer sur la surface cylindrique de ce tambour des particules d'un révélateur
pulvérulent contenu dans un réservoir 17. La structure de ce dispositif applicateur
sera décrite en détail un peu plus loin. Les particules de révélateur qui sont ainsi
appliquées par ce dispositif sur le tambour n'adhèrent, en principe, que sur les zones
magnétisées de celui-ci et forment alors une imgage de poudre sur la surface 12 du
tambour. Un dispositif de retouche 18, devant lequel passe ensuite cette image, permet
d'éliminer les particules de révélateur qui ont adhéré ailleurs que sur les zones
magnétisées du tambour, ainsi que les particules qui se trouvent en surnombre sur
ces zones. Il y a lieu d'indiquer ici que le révélateur qui est ainsi déposé sur la
surface 12 du tambour est constitué de fines particules de résine thermoplastique
contenant des particules magnétiques et des pigments, cette résine étant capable de
fondre lorsqu'elle est soumise à une source de chaleur et de se fixer ainsi sur une
feuille de papier sur laquelle ce révélateur a été transféré. Après quoi, les particules
de révélateur qui, après être passées devant le dispositif de retouche 18, subsistent
sur le tambour 11 sont normalement transférées, en quasi totalité, sur une feuille
de papier 19 qui, après avoir été extraite du magasin 10, est appliquée, au moyen
d'un rouleau de transfert 20, contre la surface du tambour 11. La région H où ce rouleau
20 vient contacter la surface de ce tambour, lorsque aucune feuille n'est engagée
entre ce rouleau et ce tambour, constitue le poste de transfert. C'est dans ce poste
que s'effectue le transfert, sur une feuille de papier qui se trouve engagée entre
le tambour 11 et le rouleau 20, de l'image de poudre qui a été formée sur la surface
de ce tambour. Les particules de révélateur qui, lorsque ce transfert est réalisé,
subsistent encore sur la surface du tambour sont alors enlevées au moyen d'un dispositif
de nettoyage 21 Les zones magnétisées qui ont défilé devant le dispositif de nettoyage
21 passent ensuite devant un dispositif d'effacement 22, ce qui permet aux portions
du tambour 11 qui ont été ainsi démagnétisées par ce dernier dispositif de pouvoir
être à nouveau magnétisées lorsqu'elles se représentent devant le dispositif d'enregistrement
14.
[0015] La structure du dispositif d'enregistrement qui équipe la machine représentée sur
la figure 1 est illustrée sur la figure 2. Si on se réfère alors à cette dernière
figure, on voit que l'axe 13 autour duquel tourne le tambour 11 est supporté à ses
extrémités, par deux plaques de support verticales 30 et 31 rendues solidaires l'une
de l'autre au moyen d'une plaque de liaison transversale 32. Les plaques 30 et 31
supportent en outre une barre de guidage 33 qui est disposée parallèlement à l'axe
13 du tambour 11. Un chariot 34, monté coulissant sur cette barre 33, peut être entraîné
en déplacement, en pas-à-pas, suivant une direction parallèle à l'axe 13 du tambour,
au moyen d'une tige filetée 35 solidaire de l'arbre d'entraînement d'un moteur électrique
36 lui-même fixé sur la plaque verticale 30. Sur le chariot 34 sont montées des têtes
magnétiques T1, T2, T3, ..., Tn qui, disposées à intervalles régulier, sont placées
de manière à se trouver à proximité immédiate de la surface 12 du tambour 11.
[0016] Lorsque le moteur 36 est excité, ces têtes magnétiques, entraînées par le chariot
34, se déplacent simultanément dans une direction parallèle à l'axe 13 du tambour
11. L'ensemble constitué par le chariot 34 et les têtes magnétiques T1, T2, T3, ...,
Tn peut ainsi se déplacer entre deux positions limites dont l'une LG est représentée
en traits pleins sur la figure 2 et dont l'autre LD est représentée en traits mixtes
sur cette même figure. La portion de surface du tambour 11 qui défile devant chacune
de ces têtes, lorsque le chariot 34 est immobile, est désignée habituellement sous
le nom de piste. Sur la figure 2, ces pistes, qui sont circulaires ont été représentées
en tirets et désignées par des références telles que P11, P12, ..., P16, P21, ...,
P26, P31, ... Pn1, ..., Pn6. Pour des raisons de clarté du dessin, ces pistes ont
été représentées sur la figure 2, dans des positions relativement écartées les unes
des autres. Il faut cependant signaler que, en réalité, ces pistes sont très proches
les unes des autres et que, dans l'exemple décrit, la distance qui sépare deux pistes
voisines est de l'ordre d'une centaine de microns. Pour l'enregistrement des informations
sur le tambour 11, ces pistes sont exploitées par groupes de six pistes chacun de
ces groupes étant associé respectivement à chacune des têtes magnétiques du dispositif
d'enregistrement 14. C'est ainsi que les six pistes P11 à P16 sont destinées à recevoir
les informations qui sont enregistrées au moyen de la tête T1. De même, les six pistes
P21 à P26 sont destinées à recevoir les informations qui sont enregistrées au moyen
de la tête T2, et ainsi de suite pour les groupes de pistes suivants. Les têtes T1,
T2, T3, ..., Tn sont positionnées sur le chariot 34 de telle manière que, lorsque
ce chariot est immobilisé dans sa position limite LG (à gauche sur la figure 2), chacune
de ces têtes se trouve en face de la première des pistes du groupe auquel elle est
associée. C'est ainsi que, dans cette position, la tête T1 se trouve en face de la
piste P11, la tête T2 se trouve en face de la piste P21, etc ..., et la dernière tête
Tn se trouve en face de la piste Pn1. On peut alors, au cours d'un même tour de rotation
du tambour 11, enregistrer des informations simultanément dans les pistes P11, P21,
P31, ..., Pn1. Un disque horloge D, fixé sur l'arbre 13 du tambour 11, est pourvu
d'une fente qui permet, à chaque tour de ce tambour, de laisser passer, pendant un
bref instant, un faisceau lumineux émis par une source lumineuse L et envoyé vers
une cellule photoélectrique PH. Chaque fois que cette fente laisse passer ce faisceau
lumineux, c'est-à-dire chaque fois que le tambour 11 a accompli un tour, cette cellule
PH délivre un signal électrique à un circuit électrique de commande, de type connu
(non représenté), lequel est établi pour commander alors l'excitation momentanée du
moteur 36 et, par suite, le déplacement très rapide, de un pas, du chariot 34. Le
signal qui est envoyé par cette cellule PH lorsque l'enregistrement dans les pistes
P11, P21, P31, ..., Pn1 est terminé, a pour effet d'amener les têtes T1, T2, T3, ...,
Tn en face, respectivement, des pistes P12, P22, P32, ..., Pn2. On peut alors, au
cours d'un deuxième tour de rotation du tambour 11, enregistrer des informations simultanément
dans les pistes P12, P22, P32, ..., Pn2. Le signal électrique qui, à la fin de ce
deuxième tour, est envoyé par la cellule PH, provoque à nouveau le déplacement d'un
pas du chariot 34, ce qui amène les têtes T1, T2, T3, ..., Tn en face des pistes P13,
P23, P33, ..., Pn3, ces pistes étant celles qui, sur la figure 2 sont situées immédiatement
à droite des pistes P12, P22, P32, ..., Pn2. On peut alors, au cours d'un troisième
tour de rotation du tambour, enregistrer des informations simultanément dans ces pistes
P13, P23, P33, ..., Pn3.
[0017] L'enregistrement des informations dans les pistes suivantes est réalisé de la même
manière que celle qui vient d'être décrite, le chariot 34 étant déplacé d'un pas,
en direction de sa position limite LD, à la fin de chacune des rotations du tambour
11. On comprend alors que, avec le dispositif d'enregistrement qui est représenté
sur la figure 2, l'enregistrement d'une image latente magnétique sur le tambour nécessite
six tours complets de rotation du tambour. Naturellement, au cours des cinq premiers
de ces six tours, le dispositif d'effacement 22 est invalidé, afin de ne pas effacer
les portions d'image latente qui ont déjà été enregistrées sur le tambour. Ce dispositif
d'effacement n'est réactivé que lorsque l'image de poudre correspondant à cette image
latente a été transférée sur une feuille de papier. A partir du moment où le dispositif
d'effacement 22 a été réactivé, une nouvelle image latente peut être enregistrée sur
le tambour 11, cet enregistrement s'effectuant, soit en déplaçant le chariot 34, en
pas-à-pas à partir de sa position limite LD en direction de sa position limite LG,
soit en ramenant au préalable ce chariot dans sa position limite LG et en le déplaçant
ensuite en pas-à-pas, en direction de sa position limite LD.
[0018] On va maintenant décrire, en se référant aux figures 1 et 3, la structure du dispositif
applicateur de particules qui permet de former l'image de poudre correspondant à l'image
latente qui a été enregistrée sur le tambour au cours de six tours de rotation successifs
de ce tambour. Ainsi qu'on peut le voir sur la figure 1, ce dispositif applicateur
comprend, d'une part un élément de transport 23 qui prélève des particules de révélateur
se trouvant dans le réservoir 17 pour les amener au voisinage de la surface 12 du
tambour, d'autre part un déflecteur fixe 24 qui est interposé entre l'élément de transport
23 et le tambour 11 pour recueillir les particules transportées par cet élément 23
et les appliquer sur la surface de ce tambour.
[0019] L'élément de transport 23 consiste, dans l'exemple décrit, en un cylindre magnétique
dont l'axe de rotation 25 est parallèle à l'axe 13 du tambour 11 et peut tourner dans
deux paliers (non représentés) dont sont respectivement munies les faces latérales
26 et 27 du réservoir 17.
[0020] Le déflecteur 24, qui est représenté à grande échelle sur la figure 3, est une pièce
réalisée en un matériau amagnétique et fixée aux deux faces latérales du réservoir
17. Cette pièce présente une face plane 40 limitée par un premier et un second bords
41 et 42 parallèles aux axes 13 et 25. Le déflecteur 24 est disposé de telle manière
que, d'une part, son premier bord 41 se trouve à proximité immédiate de la surface
12 du tambour et que, d'autre part, si on désigne par G la génératrice du tambour
où le plan P de la face 40 intercepte la surface 12 de ce tambour, ce plan P forme
avec le plan normal en G à la surface du tambour un angle A dont la valeur est inférieure
à quarante cinq degrés. La distance qui sépare cette générarice G du premier bord
41 du déflecteur est toujours très petite. C'est ainsi que, dans l'exemple décrit,
cette distance est sensiblement égale à un millimètre. Par ailleurs, dans l'exemple
décrit, la largeur de la face 40 est de l'ordre de un centimètre.
[0021] L'élément de transport 23 a un sens de rotation, indiqué par la flèche R, tel qu'il
entrane les particules de révélateur vers la face 40 du déflecteur. Le second bord
42 de ce déflecteur se trouve pratiquement en contact avec la surface de l'élément
de transport, de sorte que les particules qui sont entraînées par cet élément de transport
sont pour la plupart arrêtées au passage par le déflecteur 24 et viennent alors s'accumuler
dans un auget 43, de forme sensiblement prismatique, délimité par la surface cylindrique
12 du tambour et par la face 40 du déflecteur 24. Le sens de rotation F du tambour
11 est tel que, lorsque la quantité des particules accumulées dans cet auget 43 est
suffisante pour atteindre le premier bord 41 du déflecteur, les particules qui se
trouvent à proximité de la surface 12 du tambour sont entraînées en direction de la
génératrice G qui constitue en quelque sorte l'arête de l'auget 43. Une partie de
ces particules vient alors s'appliquer sur les zones magnétisées 15 du tambour. Les
particules qui sont ainsi entraînées par le tambour ne sont pas arrêtées au passage
par le déflecteur 24 du fait que celui-ci ne touche pas la surface du tambour et qu'il
laisse par conséquent, entre son premier bord 41 et le tambour, une ouverture étroite
dont la largeur est cependant suffisante pour permettre aux particules de révélateur
entraînées par le tambour de sortir de l'auget 43. Les particules de révélateur qui,
appliquées sur les zones magnétisées du tambour, sortent de l'auget 43, continuent
à adhérer à ces zones et rendent ainsi visible l'image qui doit être imprimée, tandis
que celles qui sortent de l'auget 43 sans être retenues par le tambour retombent dans
le réservoir 17. Etant donné que la distance qui sépare le bord 41 du déflecteur de
la surface 12 du tambour est très petite, le nombre de particules qui sortent aussi
de l'auget 43 est relativement faible, de sorte que les particules qui, non retenues
par le tambour, retombent dans le réservoir 17 sont peu nombreuses et ne forment pas
de nuages de particules susceptibles de polluer la machine.
[0022] Selon l'invention, le dispositif applicateur 16 comprend en outre, comme le montre
la figure 1, une raclette 45 qui est placée entre le déflecteur 24 et le poste de
transfert H et qui est actionnée par un électro-aimant EA de manière à être amenée,
soit dans une première position dans laquelle elle se trouve en contact avec la surface
12 du tambour et arrête alors au passage les particules de révélateur qui, sortant
de l'auget 43, sont restées appliquées sur cette surface, soit dans une seconde position
dans laquelle elle est écartée de cette surface et laisse alors passer les particules
qui ont été déposées sur celle-ci.
[0023] Les particules qui sont arrêtées par la raclette 45, lorsque celle-ci se trouve dans
sa première position, finissent par retomber dans le réservoir 17. Cependant, afin
d'éviter que certaines de ces particules ne parviennent à se glisser entre la raclette
et le tambour et continuent ainsi à adhérer à la surface du tambour, il est nécessaire
que cette raclette soit appliquée sur cette surface avec une force suffisante dont
la valeur dépend d'ailleurs de la taille des particules et de la force qui maintient
ces particules sur la surface du tambour.
[0024] Dans une forme avantageuse de réalisation qui est illustrée sur la figure 3, cette
raclette se présente sous la forme d'une lame flexible comprenant, d'une part une
partie fixe 46 destinée à permettre à cette lame d'être fermement attachée sur une
plaque transversale fixe 47 constitutive du réservoir 17, d'autre part une partie
libre 48 terminée par un bord 49 qui, parallèle aux axes 13 et 25, est appliqué sur
la surface 12 du tambour, ce bord venant ainsi contacter cette surface suivant une
génératrice K du tambour. Cette lame flexible 45 est positionnée de telle sorte que
sa partie terminale qui est voisine du bord 49 forme, avec la demi-tangente T à cette
surface 12 au point de contact K et orientée dans le sens de déplacement du tambour,
un angle t dont la valeur reste comprise entre dix et quarante cinq degrés.
[0025] Afin que, pratiquement, aucune des particules qui sont arrêtées par cette lame n'arrive
à se glisser entre cette lame et la surface du tambour, il faut que cette lame soit
appliquée sur cette surface avec une force suffisante. Pour le type de particules
qui est utilisé dans l'exemple décrit, on a ainsi trouvé que la force P s'exerçant,
par unité de longueur sur le bord 49 de la lame en contact avec le tambour devait
être au moins égale à 2,5 N/dm. Or, si on désigne par b la longueur, par a la largeur
et par e l'épaisseur de la partie libre 48 de la lame (cette longueur b correspondant
à la longueur du bord 49 de cette lame), on sait que, lorsqu'on fait subir à cette
lame une flexion telle que le bord 49 de cette lame se trouve déplacé d'une distance
f par rapport à sa position d'origine, la force P qui s'exerce, par unité de longueur,
sur ce bord 49 a pour expression :

E représentant la valeur du module d'élasticité du matériau constituant la lame.
On voit donc que si on choisit, pour réaliser cette lame, un matériau présentant des
propriétés élastiques suffisantes, on pourra déterminer les valeurs de la largeur
a, de l'épaisseur e et de la flexion f qu'il convient d'adopter pour obtenir une force
P dont la valeur est au moins égale à 2,5 N/dm.
[0026] En pratique, on s'arrange pour que l'amplitude de la flexion f subie par la lame
flexible soit au plus égale à la moitié de la largueur a de cette lame, cette disposition
permettant à cette lame flexible, lorsque celle-ci est réalisée en l'un des matériaux
habituellement choisis pour constituer des lames élastiques, de rester dans le domaine
des déformations élastiques. Il faut cependant que le matériau qui est utilisé pour
réaliser cette lame flexible ne présente pas une dureté trop grande afin de ne pas
risquer de détériorer la surface du tambour sur laquelle cette lame est appliquée.
On a trouvé que, pour que la lame flexible reste dans la limite des déformations élastiques
et ne provoque aucune dégradation de l'état de surface du tambour, le matériau employé
pour constituer cette lame devait présenter un module d'élasticité E au moins égal
à 300 daN/mm² et une dureté au plus égale à 600 Vickers. C'est ainsi, par exemple,
que cette lame flexible peut être une lame de téréphtalate de polyéthylène, cette
dernière matière, désignée habituellement sous le nom de "Mylar" (marque déposée),
présentant un module d'élasticité pratiquement égal à 480 daN/mm², la partie libre
de cette lame ayant une largeur a pratiquement égale à 8 mm et une épaisseur e pratiquement
égale à 0,2 mm. La force P qui s'exerce, par unité de longueur, sur le bord 49 de
cette lame, lorsque celle-ci est soumise à une flexion f égale à la moitié de la largeur
a de la lame, c'est-à-dire ici à 4 mm, a alors pour valeur :

[0027] La lame flexible peut aussi être une lame en acier inoxydable présentant un module
d'élasticité pratiquement égal à 25.000 daN/mm², la partie libre de cette lame ayant
une largeur a pratiquement égale à 8 mm et une épaisseur e pratiquement égale à 0,05
mm. La force P qui s'exerce, par unité de longueur, sur le bord 49 de cette lame,
lorsque celle-ci est soumise à une flexion f égale à la moitié de la largeur de la
lame, c est-à-dire à 4 mm, a alors pour valeur :

[0028] Afin que la lame flexible ne soit pas soumise à une usure trop rapide par suite de
son frottement sur la surface du tambour, il est nécessaire que la force avec laquelle
cette lame est appliquée sur cette surface ne soit pas trop élevée. Des essais ont
montré que, pour obtenir une usure modérée de la lame, la force P s'exerçant, par
unité de longueur, sur le bord 49 de cette lame ne devait pas dépasser, pratiquement,
la valeur de 20 N/dm.
[0029] Le dispositif applicateur 16 comporte encore, comme on le voit sur la figure 3, un
organe d'actionnement qui permet d'écarter la raclette 45 de la surface 12 du tambour
et de laisser ainsi subsister sur cette surface les particules qui ont été appliquées
à l'aide du déflecteur 24.
[0030] Cet organe d'actionnement est formé d'une tige 50 qui est disposée parallèlement
aux axes 13 et 25 et qui peut tourillonner dans deux paliers (non représentés) fixés
sur les faces latérales 26 et 27 du réservoir 17, et d'un levier 51 qui est monté
à l'une des extrémités de la tige 50 et dont le bras est articulé à l'extrémité d'une
tige coulissante 52 solidaire de l'armature mobile d'un électro-aimant EA, cet électro-aimant
étant lui-même fixé sur l'une des faces latérales du réservoir 17. Lorsque cet électro-aimant
EA n'est pas excité, ce levier 51 occupe une première position, dite position de repos,
qui, sur la figure 3, a été représentée en traits interrompus. Lorsque, au contraire,
cet électro-aimant EA est excité, le levier 51 occupe une seconde position, dite position
de travail, qui, sur la figure 3, a été représentée en traits mixtes. Dans l'exemple
de réalisation qui est illustré par la figure 3, dans lequel la raclette 45 est constituée
par une lame flexible, la tige 50 est usinée de façon à présenter, dans sa partie
médiane et sur une longueur au moins égale à la longueur de la lame, une face plane
53 qui, comme on le voit sur la figure 3A, passe par l'axe 54 de la tige et est limitée
par deux bords 55 et 56.
[0031] Cette tige 50 est positionnée de telle sorte que sa partie médiane, qui est ainsi
de forme hémi-cylindrique, se trouve entre la partie libre 48 de la lame 45 et la
surface 12 du tambour, et que, lorsque le levier 51 et placé en position de repos,
le bord 55 de cette partie médiane se trouve le plus près possible de cette partie
libre 48 sans toutefois la contacter, comme on peut le voir sur la figure 3A. Dans
ces conditions, cette partie médiane de la tige 50 ne risque pas, lorsque le levier
51 est en position de repos, de modifier la valeur de la force avec laquelle le bord
49 de la lame 45 est appliqué sur la surface du tambour.
[0032] Si, maintenant, on excite l'électro-aimant EA, le levier 51 vient en position de
travail et fait pivoter la tige 50 d'un angle w dans le sens qui est indiqué par la
flèche sur la figure 3A.
[0033] Dans ce cas, la partie médiane de cette tige vient occuper une position qui, illustrée
en traits mixtes sur la figure 3A, forme un angle w avec la position d'origine, et
le bord 55 de cette partie médiane, venant s'appliquer sur la partie libre 48 de la
lame 45, oblige cette partie libre à fléchir davantage et à s'écarter de la surface
12 du tambour.
[0034] On va maintenant décrire, en se référant à la figure 4, le circuit de commande de
l'excitation de l'électro-aimant EA. Ce circuit comporte des contacts à commande manuelle
et à relais prévus pour être utilisés dans des conditions qui vont être décrites.
Sur la figure 4, chaque contact de relais est désigné par la même référence que celle
du bobinage qui le commande, mais précédée de la lettre C. Un contact, normalement
fermé quant la bobine du relais qui le commande n'est pas excitée, est représenté
sur cette figure par un triangle noir. Les relais représentés sur cette figure sont
normalement alimentés par du courant continu oris entre deux bornes (+) et (-), la
borne (-) étant mise à la masse.
[0035] Pour décrire le fonctionnement du circuit représenté sur la figure 4, on supposera
que chacune des têtes de l'organe d'enregistrement a fini d'enregistrer des informations
sur les cinq premières des six pistes qui lui sont associées, cet enregistrement ayant
été effectué au cours de cinq tours de rotation successifs du tambour 11. Les têtes
magnétiques T1, T2, T3, ..., Tn ayant été placées, au cours du cinquième tour, respectivement
en face des pistes P15, P25, P35, ..., Pn5, le signal électrique qui, à la fin de
ce cinquième tour, apparaît à la sortie de la cellule PH provoque le déplacement,
de un pas vers la droite, du chariot 34. Ce déplacement a pour effet, d'une part d'amener
les têtes T1, T2, T3, ...,Tn en face, respectivement des pistes P16, P26, P36, ...,
Pn6 et permettre ainsi à ces pistes d'être enregistrées au cours d'un sixième tour
de rotation du tambour 11, d'autre part d'enfoncer un contact KD qui, comme le montre
la figure 2, est disposé de manière à être actionné par le chariot 34 lorsque celui-ci
est amené dans sa position limite LD. Ainsi qu'on le comprend en se référant à la
figure 4, par suite de l'enfoncement du contact KD, une tension positive est appliquée
à l'entrée d'un amplificateur-dériveur AD, cette entrée étant en effet reliée à la
borne (+) par l'intermédiaire du contact KD.
[0036] Cet amplificateur-dériveur est conçu pour délivrer une seule impulsion positive à
sa sortie chaque fois que son entrée est portée à un potentiel positif. L'impulsion
qui apparaît à la sortie de cet amplificateur-dériveur AD est appliquée à l'entrée
d'un élément de retard R1, lequel, en réponse à la réception de cette impulsion, délivre
à sa sortie une impulsion retardée. Le retard de cet élément R1 est établi de telle
sorte que cette impulsion retardée n'apparaît à la sortie de cet élément que lorsque
les portions de surface du tambour qui passaient devant les têtes T1, T2, T3, ...,
Tn à l'instant où ces têtes étaient amenées en face des pistes P16, P26, P36, ...,
Pn6 sont sur le point de passer sous la lame 45. L'impulsion retardée qui apparaît
alors à la sortie de l'élément R1 est appliquée, d'une part à l'entrée d'un second
élément de retard R2, d'autre part à l'électro-aimant EA et à un relais B02.
[0037] Le relais B02 , excité, ferme alors son contact CB02 et établit un circuit de maintien
pour lui-même et pour l'électro-aimant EA, par l'intermédiaire d'un contact CB0₁,
normalement fermé, et du contact CB02. L'électro-aimant EA excité, actionne la tige
52 et amène ainsi le levier 51 en position de travail, ce qui a pour effet d'écarter
la lame 45 de la surface 12 du tambour. Dans ces conditions, cette lame, qui, jusque-là
retirait les particules de révélateur qui, sortant de l'auget 43, restaient appliquées
sur la surface du tambour, laisse maintenant subsister ces particules sur cette surface,
de sorte que ces particules peuvent arriver jusqu'au poste de transfert H où elles
sont alors transférées sur une feuille de papier 19 qui est engagée, à ce moment-là,
entre le tambour 11 et le rouleau de transfert 20. Le retard de l'élément R2 est établi
de telle sorte que, en réponse à une impulsion électrique appliquée à son entrée,
il délivre une impulsion retardée à sa sortie au bout d'un temps sensiblement égal
au temps mis par le tambour pour accomplir un tour. Plus précisément, cette impulsion
retardée apparaît à la sortie de R2 au moment où l'image de poudre correspondant à
l'image latente formée au cours de six tours de rotation successifs du tambour est
entièrement passée devant la lame 45. Cette impulsion retardée est appliquée à un
relais B01 qui, excité pendant un court instant, ouvre momentanément son contact CB01.
L'ouverture du contact CB0₁ a pour effet de désexciter le relais B02 et l'électro-aimant
EA. Par suite, le relais B02, désexcité, ouvre son contact de maintien CB02, tandis
que l'électro-aimant EA cesse de maintenir la lame 45 écartée de la surface du tambour.
[0038] A partir de ce moment-là, les particules de révélateur qui, après être sorties de
l'auget 43, restent appliquées sur la surface du tambour sont arrêtées au passage
par la lame 45 et retombent alors dans le réservoir 17.
[0039] La machine imprimante qui est représentée sur la figure 1 peut être conçue de telle
manière que l'enregistrement d'une image latente sur le tambour ne s'effectue que
lorsque le chariot 34 est déplacé en pas-à-pas à partir de sa position limite LG en
direction de sa position limite LD.
[0040] Dans ce cas, lorsque, à la fin de son déplacement pas-à-pas, le chariot 34 est arrivé
à sa position limite LD, ce chariot est, dès que l'enregistrement des informations
dans les pistes P16, P26, ..., Pn6 est terminé, ramené rapidement dans sa position
limite LG afin de permettre à une nouvelle image latente d'être enregistrée sur le
tambour, l'excitation des têtes du dispositif d'enregistrement 14 étant interrompue
pendant toute la durée du mouvement de retour du chariot.
[0041] La machine représentée sur la figure 1 peut être également conçue de telle manière
que l'enregistrement d'une image latente sur le tambour s'effectue lorsque le chariot
34 est déplacé en pas-à-pas, soit à partir de sa position limite LG, soit à partir
de sa position limite LD. Dans ce cas, lorsque, à la fin de son déplacement pas-à-pas,
le chariot 34 est arrivé à sa position limite LD, ce chariot est, aussitôt que l'enregistrement
des informations dans les pistes P16, P26, ..., Pn6 est terminé, ramené en pas-à-pas
vers sa position limite LG, tandis qu'une nouvelle image latente est formée sur le
tambour. Pendant les cinq premiers des six tours de rotation du tambour nécessaires
à la formation de cette nouvelle image, l'électro-aimant EA n'est pas excité, de sorte
qu'aucune des particules de révélateur qui sortent de l'auget 43 ne peut parvenir
au poste de transfert H. Lorsque, par suite de son déplacement pas-à-pas, le chariot
34 atteint sa position limite LG et amène ainsi les têtes en face des pistes P11,
P21, ..., Pn1, l'électro-aimant EA est excité au moment où les portions de surface
du tambour qui passaient sous ces têtes à l'instant où le chariot arrivait dans sa
position LG sont sur le point de passer sous la lame 45. L'excitation de cet électro-aimant
à cet instant peut être déclenchée, de manière avantageuse, grâce à un contact KG
qui, comme le montre la figure 2, est disposé de manière à être actionné par le chariot
34 au moment où celui-ci atteint sa position limite LG, ce contact KG étant monté
en dérivation aux bornes du contact KD, comme l'indique la figure 4.
[0042] En définitive, quel que soit le mode adopté pour la formation des images latentes
sur le tambour, pourvu que la formation de chacune de ces images soit effectuée au
cours de plusieurs tours de rotation successifs du tambour (c'est-à-dire au moins
deux tours), on voit donc que la formation de l'image de poudre correspondant à cette
image latente n'est entreprise qu'au cours du dernier de ces tours de rotation, cette
image de poudre étant transférée aussitôt après sur une feuille de papier. Dans ces
conditions, le rouleau de transfert 20 ne risque pas d'être maculé par des particules
de révélateur pendant les périodes où aucune feuille de papier n'est engagée entre
ce rouleau et le tambour 11.
1. Dispositif pour appliquer, de façon intermittente, des particules d'un révélateur
pulvérulent sur la surface d'enregistrement (12) d'une imprimante magnétographique,
cette surface étant entraînée en déplacement suivant un trajet fermé prédéterminé
lui permettant de passer par un poste de transfert (H) où le révélateur qui a été
déposé sur cette surface est transféré sur un support d'impression (19), ce dispositif
applicateur comprenant un organe (17, 23, 24) conçu pour appliquer en permanence des
particules de révélateur sur ladite surface d'enregistrement (12), ce dispositif applicateur
étant caractérisé en ce que, la surface d'enregistrement coopérant avec un dispositif
d'enregistrement d'images latentes (14) établi pour former sur cette surface une image
latente au cours de plusieurs tours successifs de déplacement de cette surface, il
comprend en outre un dispositif éliminateur de particules (45, 50, 51, 52, EA) disposé
le long dudit trajet, en aval du point d'application (G) des particules sur cette
surface par ledit dispositif applicateur, entre ce point d'application (G) et ledit
poste de transfert (H), ce dispositif éliminateur étant établi pour retirer les particules
de révélateur qui se trouvent sur cette surface, sauf pendant le dernier desdits tours
successifs de déplacement de cette surface.
2. Dispositif applicateur selon revendication 1, caractérisé en ce que le dispositif
éliminateur de particules comprend une raclette (45) placée entre le point d'application
(G) des particules et le poste de transfert (H) et sollicitée normalement en appui
contre la surface d'enregistrement (12) pour retirer les particules qui se trouvent
sur celle-ci, et un organe d'actionnement de la raclette (50, 51, 52, EA) établi pour
écarter cette raclette de cette surface uniquement pendant le dernier desdits tours
successifs de déplacement de cette surface.
3. Dispositif applicateur selon revendication 2, caractérisé en ce que la raclette
(45) est constituée par une lame flexible dont un bord (49) est appliqué sur la surface
d'enregistrement (12), cette lame formant, avec la demi-tangente (T) à cette surface,
passant par le point de contact (K) de cette lame avec cette surface et orientée sans
le sens de déplacement (F) de cette surface, un angle (t) dont la valeur est comprise
entre dix et quarante-cinq degrés.
4. Dispositif applicateur selon l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisée
en ce que la raclette (45) est constituée par une lame flexible dont un bord (49)
est appliqué sur la surface d'enregistrement (12) avec une force qui, par unité de
longueur dudit bord, est au moins égale à 2,5 N/dm.
5. Dispositif applicateur selon quelconque des revendications 3 et 4, caractérisé
en ce que la lame flexible (45) est réalisée en un matériau présentant un module d'élasticité
au moins égal à 300 daN/mm² et une dureté au plus égale à 600 Vickers.
6. Dispositif applicateur selon l'une quelconque des revendications 2 à 5, caractérisé
en ce que l'organe d'actionnement de la raclette (50, 51, 52, EA) comprend un élément
(50) qui est articulé autour d'un axe (54) et est établi pour occuper l'une ou l'autre
de deux positions, cet élément étant pourvu d'un bord d'appui (55) disposé de telle
sorte que, lorsque ledit élément est placé sur sa première position, ce bord d'appui
se trouve à proximité immédiate de la raclette, alors que, lorsque ledit élément est
placé sur sa seconde position, ce bord d'appui repousse cette raclette et l'oblige
ainsi à rester écartée de la surface d'enregistrement.
7. Dispositif applicateur selon revendication 6, caractérisé, en ce que l'organe d
actionnement de la raclette (50, 51, 52, EA) comprend en outre un électro-aimant (EA)
dont l'armature mobile est couplée à l'élément articulé (50) pour actionner cet élément
et lui permettre d'être placé sur l'une ou l'autre de ses deux positions.
8. Dispositif applicateur selon l'une quelconque des revendications 6 et 7, caractérisé
en ce que l'élément articulé (50) est constitué par une tige présentant une partie
hémi-cylindrique limitée par deux bords (55 et 56) dont l'un constitue le bord d'appui
(55).
9. Dispositif applicateur selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé
en ce que l'organe (17, 23, 24) qui applique en permanence des particules de révélateur
sur la surface d'enregistrement (12) comprend :
- un réservoir (17) disposé au-dessous de ladite surface (12) et contenant des particules
de révélateur,
- un élément de transport (23) disposé pour amener ces particules au voisinage de
cette surface,
- et un déflecteur fixe (24) interposé entre cette surface (12) et cet élément de
transport (23) pour recueillir les particules transportées par ce dernier, ce déflecteur
étant disposé de manière à former avec cette surface un auget (43), de forme sensiblement
prismatique, dans lequel viennent s'accumuler les particules ainsi recueillies, ces
particules finissant par venir au contact de cette surface et par être entraînées
vers l'arête (G) dudit prisme, les particules entraînées au-delà de cette arête ne
restant appliquées que sur les portions magnétisées de cette surface (12).
10. Machine imprimante magnétographique, caractérisée en ce qu'elle comporte un dispositif
applicateur de révélateur pulvérulent selon l'une quelconque des revendications 1
à 9.