[0001] L'invention se rapporte à la consolidation des sols mous à faible perméabilité, imprégnés
d'eau.
[0002] Ces types de sol sont généralement, en l'état, impropres à recevoir des constructions,
à moins que celles-ci soient faites sur des pieux battus ou enfoncés jusqu'à une roche
sous-jacente dure ou que les terrains aient été consolidés.
[0003] La technique des pieux battus devient rapidement d'un prix prohibitif si l'épaisseur
de la couche de terrain mou est importante. Dans ce cas, on a plutôt recours à une
technique de consolidation des terrains, laquelle technique passe essentiellement
par l'élimination d'une grande quantité d'eau contenue dans ces couches. Etant donné
que certaines couches, telles que les couches argileuses, sont très peu perméables,
l'élimination de l'eau est parfois très difficile, et en pratique très longue.
[0004] Parmi les diverses techniques de consolidation connues de tels terrains, on citera
notamment les suivantes.
1. La technique du remblai.
[0005] Selon cette technique, et comme illustré à la figure 1 annexée, on dépose sur la
couche de terrain à traiter, par exemple une couche 1 d'argile molle d'une vingtaine
de mètres d'épaisseur reposant sur une couche 2 de terrain sous-jacente, une couche
3 de remblai, par exemple des cailloux ou de la terre, chargeant ainsi le site à construire.
[0006] Le remblai apporte sur le sol une contrainte de pression en général supérieure à
celle de la construction projetée. La présence du remblai provoque un tassement de
la couche 1, obligeant l'eau contenue dans cette couche à s'échapper selon un trajet
de cheminement général indiqué par les flèches 4.
[0007] Au bout d'un temps habituellement très long, dépassant en général plusieurs années,
on obtient une certaine consolidation du terrain. Le remblai peut alors être retiré
et le terrain construit.
[0008] Une telle technique est coûteuse du fait des opérations de chargement et de déchargement
du terrain et très longue à mettre en oeuvre, nécessitant couramment une dizaine d'années
pour obtenir des résultats satisfaisants.
2. La technique du remblai et du drainage.
[0009] Il est possible d'améliorer quelque peu la technique de chargement par un remblai,
comme décrit ci-dessus, en mettant en place dans la couche faiblement perméable 1,
un réseau de drains 5 représentés verticaux à la figure 2. Ces drains peuvent être
constitués par exemple par des forages de petits diamètres remplis de sable, selon
un maillage assez serré, par exemple de 2 à 8 mètres.
[0010] Après quoi, la couche 1 est chargée par le remblai 3, comme précédemment.
[0011] L'eau à expulser, au lieu d'avoir à remonter en surface en traversant toute l'épaisseur
de la couche 1 peu perméable, va "s'écouler" vers le drain 5 le plus proche. Pour
un maillage serré, le cheminement de l'eau, comme indiqué par les flèches 6, sera
donc relativement court. Par suite, la vitesse de consolidation du terrain sera très
notablement accrue.
[0012] En pratique, on pourra notamment utiliser des drains formés de tubes en matière plastique,
poreux d'un diamètre intérieur de l'ordre de 50 mm.
3. La technique du drainage et du chargement par application d'un vide d'air partiel.
[0013] Dans la pratique, il est apparu que l'utilisation des techniques de chargement par
remblai posaient un certain nombre de problèmes, et notamment
- des problèmes de stabilité du remblai,
- de récupération des matériaux de remblai, souvent chers, parfois difficiles à obtenir,
et
- de mise en place et d'évacuation des remblais, compte tenu des volumes de matériaux
relativement importants généralement requis.
[0014] Aussi, certains ont-ils proposé, tel qu'illustré figure 3, une autre technique consistant
à venir établir un vide d'air partiel, au moyen par exemple d'une pompe à vide 7,
dans une couche 8 de matériau perméable surmontée d'une membrane 9 d'étanchéité imperméable
à l'air et couvrant en surface la zone de terrain 1 à consolider.
[0015] En tant que matériau perméable, on prévoit habituellement du sable que l'on vient
déposer sur le sol en une couche d'environ 20 à 60 cm d'épaisseur et dans ce massif
de sable, on établit un vide de l'ordre de 60 à 80 kPa. Comme on le comprend, la charge
appliquée sur le terrain dépend de la surface ainsi recouverte.
[0016] Généralement, pour assurer l'étanchéité de la membrane 9, on a recours à une rigole
11 qui est creusée à la périphérie de la zone à traiter puis remplie d'une matière
fluide, telle qu'une boue bentonitique, dans laquelle on vient noyer les bords extérieurs
9a de la membrane.
[0017] En ce qui concerne les drains, qui ont été à nouveau repérés 5, ceux-ci seront du
même type que ceux précédemment décrits. Ils débouchent toujours en partie supérieure
au niveau de la couche 8 de matériau perméable.
[0018] Néanmoins, dans ce cas, si la couche 1 à consolider est située par dessus une couche
10 poreuse, à bonne perméabilité, c'est-à-dire "drainable", on prendra soin, tel qu'illustré
figure 3, d'éviter que les drains 5 n'atteignent cette couche 10 drainante.
[0019] On notera qu'avec cette technique, l'eau située dans la couche 1 à proximité de la
surface, aura, du fait de la dépression créée dans la couche 8, tendance à remonter
vers elle par capillarité.
[0020] Malgré tout, le problème majeur qui reste posé est celui de l'évacuation de l'eau
qui s'accumule dans les drains et aucune solution intéressante n'a été jusqu'à présent
proposée permettant de refouler en surface cette eau sans nuire à l'efficacité du
système de maintien sous vide de la couche perméable dans laquelle débouchent les
drains.
[0021] L'invention a justement pour objet un nouveau procédé de consolidation d'un sol mou,
à faible perméabilité, imprégné d'eau, du type dans lequel on établit un vide d'air
partiel dans une couche de matériau perméable surmontée d'une membrane d'étanchéité
imperméable à l'air et couvrant en surface la zone de terrain à consolider, on réalise
dans le terrain un réseau maillé de drains creux à parois perméables s'enfonçant dans
le sol et s'arrêtant avant de pénétrer dans une sous-couche de terrain perméable et
l'on fait déboucher lesdits drains au niveau de la couche de matériau perméable en
question.
[0022] Le procédé de l'invention se caractérise en ce qu'on équipe chaque drain d'un tube
creux relié à un moyen extérieur d'évacuation d'eau, tel qu'une pompe, lesdits tubes
descendant dans les drains sur la plus grande partie de la hauteur de ces derniers
avec lesquels ils communiquent en partie inférieure, et on commande ledit moyen extérieur
d'évacuation, de manière à évacuer en surface, hors des drains, l'eau qui s'y sera
accumulée.
[0023] Afin d'éviter tout risque de fuite au niveau de la membrane d'étanchéité, les tubes
d'aspiration passeront sous cette membrane ou traverseront celle-ci de façon étanche.
[0024] En fait, on commandera le moyen extérieur d'évacuation de préférence par intermittence,
lorsque de l'eau aura pu s'accumuler dans les drains. Et dans le cas où l'on utilisera
en tant que moyen d'évacuation de l'eau une pompe à aspiration, du type "pompe à vide",
on interrompra le maintien sous vide d'air partiel du matériau perméable au cours
de l'intervalle de temps pendant lequel on commandera ladite pompe à aspiration.
[0025] On prévoit alors qu'en pratique la durée pendant laquelle on interrompra le maintien
sous vide partiel de la couche de matériau perméable et où l'on commandera la pompe
à aspiration sera d'environ une demi-heure, avec une périodicité d'une à deux fois
par vingt-quatre heures.
[0026] De cette façon, on va pouvoir nettement améliorer l'efficacité de la dernière technique
mentionnée en augmentant le rendement des drains, tout en conservant pratiquement
dans leur intégralité les avantages assurés par le maintien sous vide de la couche
de surface qui recouvre la zone de terrain à traiter dont le temps nécessaire à la
consolidation sera réduit.
[0027] Jusqu'à présent, à la connaissance du demandeur, les techniques de remblai et "de
vide partiel" avec drainage n'ont jamais été combinées. Or, dans le cadre de l'invention,
l'association de ces deux techniques pourrait accroître encore la rapidité de consolidation
des terrains. Comme on le comprend, il faudrait alors en pratique que les opérations
de chargement et de déchargement des matériaux de remblai puissent s'effectuer à des
coûts raisonnables.
[0028] C'est dans cet esprit de combinaison des techniques mentionnées,qu'une caractéristique
de l'invention prévoit qu'en complément de la contrainte de pression exercée sur la
zone de terrain à consolider par la mise sous vide partiel de la couche de matériau
perméable, on vient exercer sur la zone en question un surcroît de pression en plaçant
sur elle, en surface, une charge répartie, telle qu'une charge d'eau ou de matériaux
de remblai.
[0029] Outre différentes caractéristiques de procédé, l'invention vise également un dispositif
pour la mise en oeuvre de ce procédé, se caractérisant en ce qu'il comprend, pour
équiper chaque drain, un tube creux qui débouche à son extrémité inférieure sur une
cage d'entrée d'eau ouverte sur le drain et dans laquelle est retenu prisonnier un
flotteur équipé d'un clapet pouvant venir obturer l'extrémité inférieure dudit tube
lorsque l'eau contenue dans le drain atteint un niveau inférieur à celui du flotteur,
l'ensemble des tubes étant reliés à une même pompe à aspiration disposée en surface
pour l'évacuation de l'eau.
[0030] De cette façon, une fois les drains vidés, on évitera d'aspirer par les tubes l'air,
ou plus précisément le reste d'air, contenu dans les drains. En pratique, des capteurs
de tous types connus seront en outre disposés vers le fond de certains au moins des
drains, au niveau de l'extrémité inférieure des tubes, et reliés aux moyens de commande
de la pompe, afin d'arrêter celle-ci une fois les drains vidés de leur eau.
[0031] L'invention et sa mise en oeuvre apparaîtront plus clairement de la description qui
va suivre faite en référence aux dessins annexés dans lesquels, outre les figures
1, 2 et 3 précédemment décrites, relatives à l'art antérieur :
- la figure 4 montre schématiquement le procédé de l'invention,
- la figure 5 montre en vue agrandie le détail repéré 5 à la figure 4,
- et les figures 6, 7 et 8 illustrent successivement et schématiquement une vue d'ensemble
de trois variantes de réalisation de l'invention.
[0032] Si l'on se reporte tout d'abord à la figure 4, on aperçoit en 1 la couche ou zone
de terrain à consolider, par exemple une couche épaisse d'une vingtaine de mètres
d'argile molle. Dans l'exemple illustré, cette couche repose sur une sous-couche 12
de type quelconque, par exemple une couche drainante.
[0033] Dans ce terrain, on a foncé et mis en place un réseau maillé de drains 13 constitués
par exemple par des gaines poreuses en plastique, tubes crépinés, c'est-à-dire perforés,
ou autres. Ces drains 13 forment des puits ayant un diamétre de l'ordre de 50 mm et
s'arrêtent à une certaine distance au-dessus de la couche 12 drainante qu'ils ne doivent
pas atteindre. Le maillage du réseau peut respecter une distance entre drains par
exemple de 4 à 6 mètres. En pratique, plus le maillage sera dense, plus rapide pourra
être la consolidation. En surface, les drains 13 débouchent dans une couche superficielle
14 de matériau perméable relativement peu épaisse, telle qu'un massif de sable d'environ
30 à 50 cm d'épaisseur, qui a été étendu sensiblement sur toute la surface de la zone
de terrain à consolider.
[0034] La couche 14 est recouverte d'une bâche ou membrane 15 en matière synthétique sensiblement
étanche, au moins à l'air, dont les bords extérieurs périphériques 15a viennent plonger
dans une rigole 16 remplie d'une matière suffisamment visqueuse pour maintenir en
position les bords de la membrane et assurer son étanchéité.
[0035] Dans la couche 14, débouche par ailleurs un conduit 17 relié à un moyen d'évacuation
d'eau tel qu'une pompe d'aspiration "à vide" 18 du type à anneau liquide, de manière
qu'on puisse établir sous la membrane, dans la couche 14, un vide d'air partiel de
l'ordre de 60 à 80 kPa. Bien entendu, le conduit 17 sortira de la membrane sans nuire
à l'étanchéité.
[0036] Selon l'invention, à l'intérieur de chaque drain 13, on va descendre un tube 19 de
plus faible diamètre, tel qu'un tube en matière plastique de type polyamide d'environ
4 à 8 mm de diamètre. En partie inférieure, ces tubes sont en communication avec les
drains et, en pratique, descendront dans ces derniers jusqu'à environ 1 à 2 mètres
du fond, de manière à se terminer à un niveau supérieur à la couche de dépôt 20 de
matières diverses qui se forme en général au fond des drains.
[0037] Chaque tube 19 est essentiellement relié à la surface à un conduit souple 21 commun,
lui-même relié à un moyen extérieur d'évacuation d'eau, qui, dans l'exemple illustré,
est la pompe à vide 18 qui sert à maintenir le vide partiel dans la couche 14 de matériau
perméable.
[0038] Dans ce cas à l'entrée de la pompe 18 sont prévus des moyens de commutation, schématisés
28, commandés par une unité de commande, repérée 38, permettant à la pompe d'aspirer
à travers soit le conduit 17, soit le conduit 21.
[0039] Faisant référence à la figure 5, on décrira une construction particulièrement adaptée
de la partie extréme inférieure des tubes 19.
[0040] Cette partie inférieure est recourbée vers le haut en forme de crochet et se termine
par une cage 22 ouverte sur le drain, dans laquelle cage le tube débouche par un orifice
23. A l'intérieur de la cage est maintenu prisonnier un flotteur 24, monté mobile
dans la cage et équipé d'un clapet ou d'une bille 25 susceptible de venir obturer
l'orifice 23.
[0041] Le fonctionnement et la commande de l'installation que l'on vient de décrire sont
les suivants.
[0042] Supposons que le moyen de commutation 28 est commandé de manière que la pompe 18
assure la mise en dépression de la couche 14. Une pression d'environ 60 à 80 kPa règne
donc dans cette couche et dans la partie non immergée des drains 13.
[0043] Le conduit 21 est sensiblement à la pression atmosphérique.
[0044] L'eau provenant du terrain 1 et qui a cheminé essentiellement selon les flèches 26,
a gagné les drains les plus voisins, dans lesquels elle s'est accumulée jusqu'à atteindre
le niveau 27, niveau où est disposé un capteur de niveau 30, tel qu'un contacteur
relié à un moyen électrique d'alimentation (non représenté) et qui peut avoir été
fixé sur le tube 19. Ce capteur 30 qui est par ailleurs relié (non représenté) à l'unité
38 de commande de la pompe déclenche la commutation de cette pompe dont le branchement
"bascule" du conduit 17 au conduit 21.
[0045] Le maintien sous vide partiel de la couche 14 est donc momentanément interrompu.
Une pression inférieure à celle qui règne dans la couche 14 et en haut des drains
13 s'établit alors dans les tubes 19 pour se stabiliser en général aux alentours de
60 à 80 kPa.
[0046] L'eau contenue dans les drains est alors aspirée à travers les ouvertures de la cage
22, passe dans l'orifice 23 et remonte dans les tubes pour être évacuée en surface,
à l'extérieur de la membrane 15.
[0047] Dès que l'eau contenue dans les drains descend en dessous du flotteur 22 dont la
densité est inférieure à celle de l'eau, le clapet 25 vient, sous l'effet de la dépression
qui règne dans les tubes, obturer l'orifice 23. Ainsi, on évite qu'une mise en dépression
des drains et de la couche 14 "de compactage" ne soit obtenue par la mise en dépression
des tubes 19.
[0048] Au niveau du flotteur 22, on a de préférence prévu, sur au moins quelques drains,
un autre capteur de niveau 31, tel qu'un capteur électrique relié à son moyen d'alimentation
(non représenté) ainsi qu'à l'unité 38 de commande de la pompe 18, de manière que
dès l'instant où ce capteur 31 n'est plus immergé dans l'eau, la pompe "bascule" à
nouveau du conduit 21 au conduit 17 et rétablisse ainsi le vide partiel dans la couche
14.
[0049] L'aspiration de l'eau par les tubes 19 s'interrompt alors et les drains se remplissent
à nouveau.
[0050] On notera qu'une telle installation à commande cyclique permet d'obtenir une bonne
efficacité d'assèchement, ainsi qu'une consommation d'énergie limitée compatible avec
les exigences des interventions sur le terrain.
[0051] En pratique, les essais menés jusqu'à présent ont montré que des cycles de commande
en aspiration de l'eau par les tubes 19 et d'interruption du maintien en dépression
de la couche 14, d'une durée d'environ une demi-heure, avec une périodicité d'une
à deux fois par vingt-quatre heures, assurait une très bonne efficacité des drains
sans nuire au chargement superficiel du terrain assuré par la mise en dépression de
surface.
[0052] En se reportant maintenant aux figures 6 à 8, on va décrire une variante de réalisation
de l'invention dans laquelle, en complément de la contrainte de pression exercée sur
la zone 1 de terrain à consolider par la mise sous vide partiel de la couche 14, on
va venir exercer sur la zone en question un surcroît de pression, en plaçant sur elle,
toujours en surface, une charge répartie telle qu'une charge d'eau ou de matériaux
de remblai. On accroîtra ainsi d'autant la rapidité de compactage du terrain.
[0053] Figure 6, tout d'abord on a prévu de déposer directement sur la couche 1 de terrain,
une couche de remblai 32 que l'on a recouverte de la couche 14 de matériau perméable
surmontée de sa membrane 15 dont les bords extérieurs 15a plongent dans la rigole
périphérique 16 d'étanchéité. Dans ce cas, les drains 13 traversent la couche 1 à
traiter, mais également la couche 32 de remblai pour déboucher sous la couche 14 dans
laquelle, comme précédemment, on a établi le vide partiel.
[0054] Figure 7, on a prévu en quelque sorte la solution "inverse". La couche 32 de remblai
a ici été étendue par dessus la membrane 15 qui recouvre toujours la couche 14 dans
laquelle débouchent les drains.
[0055] Enfin, figure 8, on a illustré une troisième possibilité de chargement complémentaire.
Dans ce cas, on a prévu en surface de border périphériquement la zone 1 de terrain
à traiter par un merlon ou monticule 33 en remblai, de manière à constituer, au-dessus
de la zone 1, une cuvette 34. Le fond de la cuvette et le merlon 33 ont été recouverts
de la couche 14 en matériau perméable que l'on a elle-même recouverte de sa membrane
15 d'étanchéité. La cuvette 34 ainsi constituée a été remplie d'un liquide 35, tel
que de l'eau, de façon à assurer un surcroît de chargement du terrain, à la manière
du remblai des figures 6 et 7. Afin d'éviter tout problème, on choisira, au moins
dans ce cas, une membrane étanche à l'eau.
[0056] Bien que cela n'ait pas été précisé, il est clair que les installations des figures
6 à 8 sont également pourvues des moyens d'évacuation de l'eau des drains.
[0057] Par ailleurs, même si dans ce qui précède on n'a précisément décrit que le cas où
la mise en dépression de la couche 14 de matériau perméable et des tubes 19 était
assurée par une même pompe 18, on pourrait tout à fait envisager d'utiliser une pompe
pour chaque fonction.
[0058] Enfin, un moyen d'évacuation de l'eau contenue dans les drains, autre qu'une pompe
à vide pourrait être utilisé. Par exemple, on pourrait équipé chaque drain, vers sa
base, d'une pompe à refoulement pouvant être commandée de la surface en continu ou
par intermittence, de façon cyclique, par l'intermédiaire d'un conduit d'air comprimé
relié à un compresseur pour évacuer en surface, par un conduit annexe de refoulement,
l'eau recueillie au fond des drains (non représenté).
[0059] Un tel dispositif est bien connu, en particulier du brevet FR-A-2 564 500 auquel
on pourra se reporter, et dans lequel est décrit une pompe comprenant essentiellement
un corps cylindrique de diamètre généralement équivalent à celui des drains, un clapet
d'entrée d'eau monté sur le corps en question et permettant l'entrée de l'eau en surpression
dans le corps, un conduit souple d'amenée d'air comprimé relié audit corps et à une
station de compression au sol, et une chambre d'accumulation d'eau formée dans ledit
corps, laquelle chambre est reliée à travers un clapet anti-retour à un autre conduit
souple d'évacuation en refoulement de l'eau remontant, à travers le drain, jusqu'à
la surface.
[0060] Bien entendu dans ce cas, l'eau serait toujours évacuée hors de la membrane et la
couche de matériau perméable disposée en dessous serait toujours maintenue sous vide
partiel par une pompe à vide.
1. Procédé de consolidation d'une zone de terrain mou à faible perméabilité, imprégné
d'eau du type dans lequel on établit un vide d'air partiel dans une couche (14) de
matériau perméable surmontée d'une membrane (15) d'étanchéité imperméable couvrant
en surface la zone (1) de terrain à consolider, on réalise dans ledit terrain un réseau
maillé de drains (13) creux à parois perméables s'enfonçant dans le sol et s'arrêtant
avant de pénétrer dans une sous-couche (12) de terrain perméable et l'on fait déboucher
lesdits drains (13) au niveau de ladite couche (14) de matériau perméable, caractérisé
en ce qu'on équipe chaque drain (13) d'un tube (19) relié à un moyen extérieur d'évacuation
d'eau (18), tel qu'une pompe, lesdits tubes (19) descendant dans les drains sur la
plus grande partie de la hauteur de ces derniers avec lesquels ils communiquent en
partie inférieure, et on commande ledit moyen (18) extérieur d'évacuation de manière
à évacuer en surface, hors de ces drains, l'eau qui s'y est accumulée.
2. Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'on utilise en tant que moyen
extérieur (18) d'évacuation de l'eau une pompe à aspiration que l'on commande de manière
à établir dans les tubes une pression inférieure à celle régnant dans les drains.
3. Procédé selon la revendication 1 ou la revendication 2 caractérisé en ce qu'on
commande le moyen (18) extérieur d'évacuation par intermittence, lorsque de l'eau
a pu s'accumuler dans les drains (13).
4. Procédé selon la revendication 3 caractérisé en ce qu'au cours de l'intervalle
de temps pendant lequel on commande ladite pompe à aspiration, on interrompt le maintien
sous vide d'air partiel de la couche (14) de matériau perméable.
5. Procédé selon la revendication 4 caractérisé en ce que la durée pendant laquelle
on interrompt le maintien sous vide d'air partiel de la couche (14) de matériau perméable
et où l'on commande la pompe (18) à aspiration, est d'environ une demi-heure, avec
une périodicité de l'ordre d'une à deux fois par vingt-quatre heures.
6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5 caractérisé en ce qu'on
réalise des drains (13) circulaires d'un diamètre de l'ordre de 50 mm et on utilise
des tubes (19) en matière plastique d'environ 4 à 8 mm de diamètre.
7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6 caractérisé en ce qu'en
complément de la contrainte de pression exercée sur la zone (1) de terrain à consolider
par la mise sous vide partiel de la couche (14) de matériau perméable, on vient exercer
sur la zone en question un surcroît de pression en plaçant sur elle, en surface, une
charge (32, 35) répartie, telle qu'une charge d'eau ou de matériau de remblai.
8. Procédé selon la revendication 7 caractérisé en ce qu'on dépose directement sur
la zone (1) de terrain à traiter une charge (32) de matériau de remblai sur laquelle
on vient déposer la couche (14) de matériau perméable que l'on recouvre de sa membrane
(15) d'étanchéité.
9. Procédé selon la revendication 7 caractérisé en ce qu'on place la couche (14) de
matériau perméable que l'on recouvre de sa membrane (15) d'étanchéité, directement
sur la surface de la zone (1) de terrain à consolider et l'on vient déposer sur ladite
membrane une charge (32) de matériau de remblai.
10. Procédé selon la revendication 7 caractérisé en ce qu'en surface, au-dessus de
la zone (1) de terrain à consolider, on créé une cuvette (34) bordée périphériquement
d'un monticule (33) en matériau de remblai, on recouvre la cuvette de la couche (14)
de matériau perméable surmontée de sa membrane (15) d'étanchéité et l'on remplit la
cuvette (34) d'un liquide, tel que de l'eau.
11. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications
1 à 10 caractérisé en ce qu'il comprend, pour équiper chaque drain (13), un tube (19)
qui débouche vers son extrémité inférieure dans une cage (22) d'entrée d'eau ouverte
sur le drain et dans laquelle est retenu prisonnier un flotteur (24) équipé d'un clapet
(25) pouvant venir obturer l'extrémité inférieure (23) dudit tube lorsque l'eau contenue
dans le drain atteint un niveau inférieur à celui du flotteur (24), caractérisé en
ce que l'ensemble des tubes (19) est relié pour l'évacuation de l'eau à une même pompe
à aspiration (18) disposée en surface, ladite pompe (18) étant en outre reliée à la
couche (14) de matériau perméable, de manière à y assurer le vide partiel, et comprenant
un moyen (28) de commutation connecté à une unité (38) de commande propre à commander
séquentiellement soit la mise sous vide d'air partiel de la couche (14) de matériau
perméable, soit la mise en dépression des tubes (19).