[0001] La présente invention se rapporte à un procédé de réalisation d'un chanfrein extérieur
sur une pièce cylindrique emboutie.
[0002] Pour faciliter l'introduction d'une pièce cylindrique emboutie dans un alésage, il
est nécessaire que cette pièce cylindrique ait un chanfrein sur tout son pourtour
extérieur, sans quoi, l'introduction de la pièce dans son alésage associé peut être
rendue impossible en raison d'irrégularités, aussi minimes soient-elles.
[0003] Un tel chanfrein extérieur est classiquement réalisé par une reprise en tournage
de la tranche droite de la pièce emboutie, cette reprise étant effectuée au moyen
d'un outil qui enlève des copeaux en quantité suffisante pour réaliser le chanfrein.
[0004] Cette solution traditionnelle est d'un prix de revient élevé. Il faut en effet insérer,
dans la chaîne de fabrication, un poste de stockage des pièces embouties mais non
encore chanfreinées, puis veiller à transférer ces pièces sur le tour pour y réaliser
une opération d'enlèvement de métal. Il faut ensuite prévoir une opération particulière
de nettoyage de ces mêmes pièces, de sorte que cette série d'interventions spéciales
pénalise lourdement le prix de revient de chaque pièce. Une autre solution, selon
le préambule de la revendication 1, est connue du document US-A- 2 611 475. D'après
cet document, le chanfrein est réalisé par la rupture du materiau en tension.
[0005] L'invention vise à remédier aux inconvénients des solutions antérieures. Elle se
rapporte à cet effet à un procédé de réalisation d'un chanfrein extérieur sur une
pièce cylindrique emboutie, ce procédé consistant, en partant d'une pièce métallique
plane :
- à réaliser tout d'abord un préemboutissage conique de la pièce à obtenir, en utilisant
un poinçon dont l'embout a une forme de tronc de cône d'angle substantiellement égal
à celui du chanfrein à obtenir, avec ménagement d'un rebord périphérique plan,
- à sectionner ensuite axialement le pourtour extérieur de l'embout tronconique obtenu,
par effet de cisaille-guillotine à coupe verticale par exemple,
- et à redresser ensuite, par un emboutissage final, la paroi latérale tronconique de
cet embouti afin d'obtenir une coupelle à paroi coaxiale, le bord de cette coupelle
étant alors muni d'un chanfrein extérieur.
[0006] L'invention sera bien comprise, et ses avantages ressortiront, au cours de la description
suivante d'un exemple non limitatif de réalisation, en référence au dessin schématique
annexé dans lequel :
Figure 1 est une vue en perspective de la pièce à obtenir ;
Figures 2 à 6 montrent les phases successives d'obtention de cette pièce par un procédé
selon l'invention ;
Figures 7 à 9 montrent les trois outils utilisés pour la mise en oeuvre de ce procédé,
dans les trois phases successives essentielles d'exécution de ce procédé.
[0007] En se référant à la figure 1, la pièce à obtenir 1 est une coupelle dont le fond
5 est percé d'un orifice 2 pour le passage d'un arbre d'entraînement, et dont le bord
est muni d'un chanfrein extérieur 3. Ce chanfrein 3 est pratiquement indispensable
pour réaliser l'introduction de la coupelle 1 dans un alésage associé.
[0008] Les figures 2 à 6 montrent les phases successives essentielles de fabrication de
la coupelle 1.
[0009] La première opération, figure 2, est effectuée sur un premier poste. Elle consiste
à découper, de manière très classique entre poinçon et matrice, un disque métallique
4 de diamètre nettement supérieur à celui de la coupelle 3.
[0010] Ce disque 4 est ensuite transféré vers un autre poste, où est réalisé, figure 3,
un préemboutissage conique de ce disque 4, l'angle au sommet α du cône de préemboutissage
étant égal à celui du chanfrein à obtenir, tandis qu'est ménagé, à la périphérie de
ce préembouti, un rebord plan. L'outil est conformé pour que la petite base 5 du tronc
de cône 6 obtenu ait le même diamètre que le fond de la coupelle à obtenir, et que
son flanc ou apothème 7 ait une longueur constante L sensiblement égale à la hauteur
H (figure 1) de cette coupelle.
[0011] La pièce 6 est alors transférée sur un autre poste, comportant une cisaille-guillotine
à pourtour circulaire qui sectionne axialement, selon la direction verticale 8, le
pourtour extérieur de l'embouti tronconique 6.
[0012] Le résultat obtenu est représenté en vue partiellement agrandie sur la figure 4 :
le bord extérieur 9 de l'embouti 6 forme un angle égal à la valeur α précitée avec
son flanc ou apothème 7.
[0013] L'embouti 6 est alors transféré sur un quatrième poste, où son flanc 7 est redressé
axialement, c'est-à-dire à la verticale : ce flanc 7 devient alors cylindrique circulaire
et perpendiculaire au fond 5 de l'embouti.
[0014] Ce flanc 7 se trouve alors muni d'un chanfrein extérieur 3 d'angle α, ce qui est
le résultat que l'on vise à obtenir.
[0015] La pièce 6 obtenue est ensuite facultativement passée par un poste de calibrage,
puis est réalisé, sur un dernier poste (figure 6), le trou central 2 de passage de
l'arbre d'entraînement de la coupelle.
[0016] Les outils utilisés pour la découpe du disque 4 (figure 2) et pour le perçage du
trou 2 (figure 6) sont des outils classiques fonctionnant en emporte-pièce. Ils ne
sont en conséquence pas représentés.
[0017] La figure 7 montre l'outil utilisé pour l'emboutissage, selon figure 3, de la pièce
tronconique 6 à partir du disque 4. Cet outil comporte un poinçon 10 et une matrice
11 complémentaires, de forme tronconique. Un presse-flanc classique 12 vient appuyer
fortement sur le pourtour du disque 4 afin de le maintenir pendant l'emboutissage,
ce qui évite à la matière de plisser. De manière classique également, un poussoir
d'extraction 24, repoussé vers le haut par un ressort axial 13, équipe la matrice
11.
[0018] L'outil permettant le sectionnement axial, selon figure 4, du pourtour de l'embouti
6, est représenté figure 8. Il s'agit d'un outil de découpe circulaire comportant
un poinçon cylindrique circulaire 14, une matrice associée 15, un presse-flanc 16,
et un poussoir d'extraction 17 repoussé par un ressort 18.
[0019] L'outil utilisé pour le redressement selon figure 5 est représenté à la figure 9.
Il comporte un presse-flanc biseauté 19, une matrice cylindrique circulaire, de diamètre
D égal au diamètre extérieur de la coupelle 1 à obtenir, un poussoir 21 avec ressort
22, et un poinçon 23 cylindrique circulaire, de diamètre d égal au diamètre intérieur
de la coupelle 1 précitée.
1 - Procédé de réalisation d'un chanfrein extérieur (3) sur une pièce cylindrique
emboutie, en partant d'une pièce métallique plane caractérisé en ce qu'il consiste
:
- à réaliser tout d'abord un préemboutissage conique (6) de la pièce à obtenir, par
utilisation d'un poinçon (10) dont l'embout a une forme de tronc de cône d'angle (α)
substantiellement égal à celui du chanfrein (3) à obtenir, avec ménagement d'un rebord
périphérique plan,
- à sectionner ensuite axialement le pourtour de l'embouti tronconique (6) obtenu
et
- à redresser, par un emboutissage final, la paroi latérale tronconique (7) de cet
embouti (6) afin d'obtenir une coupelle (1) à paroi coaxiale dont le bord se trouve
alors muni d'un chanfrein extérieur (3).
2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le flanc, ou apothème
(7), du tronc de cône (6) a une longueur constante et sensiblement égale à la hauteur
(H) de la coupelle (1) à obtenir, et en ce que sa petite base (5) est de diamètre
égal à celui du fond de la coupelle (1).
3 - Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que les trois
phases du procédé sont successivement réalisées sur trois postes différents, comportant
chacun un outil à poinçon et matrice, avec opération de transfert à chaque fois d'un
poste au suivant.
4 - Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que la première phase est
réalisée par un emboutissage entre poinçon (10) et matrice (11) tronconique, en ce
que la deuxième phase est réalisée par poinçon (14) et matrice (15) produisant un
effet de cisaille-guillotine, et que la troisième phase est réalisée en utilisant
un presse-flanc biseauté (19), un poinçon (23) et une matrice (20) cylindriques, ledit
poinçon (23) étant de diamètre (d) inférieur à celui (D) de ladite matrice (10).
1. Verfahren zur Herstellung einer äußeren Schrägkante (3) an einem zylindrischen Hohlteil,
ausgehend von einem ebenen Metallblech,
dadurch gekennzeichnet,
- daß zunächst eine konische Vorhöhlung (6) des herzustellenden Teils unter Verwendung
eines Stempels (10) hergestellt wird, dessen Höhlung die Form -eines Kegelstumpfes
hat, dessen Konuswinkel (α) im wesentlichen gleich demjenigen der herzustellenden
Schrägkante (3) ist, einschließlich einem ebenen Umfangsflansch,
- worauf der Umfang des kegelstumpfförmigen Hohlteils (6) axial geschnitten wird,
- daß in einem letzten Schritt die kegelstumpfförmige Seitenwand (7) des Hohlteils
(6) aufgerichtet wird zwecks Herstellung einer Schale (1) mit koaxialer Wand, deren
Kante nunmehr eine äußere Schrägkante (3) hat.
2. Verfahren nach Anspruch 1,
dadurch gekennzeichnet,
daß der Flansch oder die Fläche (7) des Kegelstumpfs (6) eine konstante Länge hat,
die im wesentlichen gleich der Höhe (H) der herzustellenden Schale (1) ist, und daß
die kleine Basis (5) dieses Teils einen Durchmesser gleich demjenigen des Bodens der
Schale (1) hat.
3. Verfahren nach Anspruch 1 oder 2,
dadurch gekennzeichnet,
daß die drei Verfahrensschritte nacheinander an drei unterschiedlichen Stationen
durchgeführt werden, die jeweils ein Werkzeug mit Stempel und Matrize haben, wobei
ein Transport von einer Station zur nächsten durchgeführt wird.
4. Verfahren nach Anspruch 1,
dadurch gekennzeichnet,
daß die erste Phase durch ein Ausbauchen zwischen einem Stempel (10) und einer kegelstumpfförmigen
Matrize (11) durchgeführt wird, daß die zweite Phase durch einen Stempel (14) und
einer Matritze (15) durchgeführt wird, die einen Schneidvorgang ausüben, und daß
die dritte Phase unter Verwendung eines abgeschrägten Preßflansches (19), eines Stempels
(23) und einer Matrize (20) durchgeführt wird, die zylindrisch sind, wobei der Stempel
(23) einen Durchmesser (d) hat, der kleiner ist als derjenige (D) der Matrize (20).
1. A method of making an external chamfer (3) on a cylindrical shaped piece starting
from a flat metal piece, characterised in that it comprises:
- firstly making a conical preform (6) of the piece to be obtained, by using a punch
(10), the end piece of which has the shape of a truncated cone of angle (a) substantially
equal to that of the chamfer (3) to be obtained, which truncated cone extends into
a plane peripheral edge;
- then axially severing the rim of the truncated conical shape (6) obtained; and
- trueing up the side wall (7) of this shape (6), which side wall is in the shape
of a truncated cone, by final shaping, to obtain a core (1) with a coaxial wall,
the edge of which has then been provided with an external chamfer (3).
2. A method according to Claim 1, characterised in that the side or apothem (7) of the
truncated cone (6) has a constant length approximately equal to the height (H) of
the core (1) to be obtained, and that its small base (5) has a diameter equal to that
of the bottom of the core (1).
3. A method according to one of Claims 1 or 2, characterised in that the three stages
of the method are carried out successively at three different stations, each comprising
a punch and die tool, with a transfer operation each time from one station to the
following station.
4. A method according to Claim 3, characterised in that the first stage is effected by
shaping between a punch (10) and a die (11) in the shape of a truncated cone, that
the second stage is effected by a punch (14) and die (15) which produce a guillotine-shearing
effect, and that the third stage is effected using a bevelled press surround (19)
and a cylindrical punch (23) and die (20), the said punch (23) having a diameter (d)
less than that (D) of the said die (20).