[0001] La présente invention est relative à une pièce d'horlogerie susceptible d'être portée
sur une partie du corps présentant la forme d'un cylindre tel que le bras ou le tronc
de ce corps, ladite pièce comportant une antenne apte à capter un champ électromagnétique
porteur de messages radiodiffusés et un boîtier composé au moins d'une glace et d'un
fond, ledit boîtier comprenant, outre des organes nécessaires à l'affichage de l'heure,
un microrécepteur recevant les messages captés par l'antenne pour transformer ces
messages en des données perceptibles par le porteur de la pièce d'horlogerie.
[0002] On a déjà présenté à maintes reprises des pièces d'horlogerie équipées d'une antenne
et d'un microrécepteur pour capter des signaux radiodiffusés. Si cette pièce d'horlogerie
se présente sous la forme d'une montre-bracelet, l'antenne est généralement placée
dans le bracelet comme c'est le cas des réalisations décrites, par exemple, dans les
documents FR-A-1 207 640, EP-A-0 100 639, EP-A-0 125 930, EP-A-0 184 606 et WO-A-86/03645.
Or, placer l'antenne dans le bracelet d'une montre pose des problèmes de connexions
entre l'entrée du récepteur situé dans le boîtier de la montre et l'antenne faisant
partie du bracelet lequel est un élément mobile, généralement articulé sur le boîtier
au moyen de barrettes. Le passage du conducteur antenne pose donc des problèmes de
construction qui amènent à des solutions qui ne sont jamais simples. A l'endroit de
ce passage, les conducteurs sont sollicités mécaniquement et peuvent se rompre à plus
ou moins brève échéance, si des moyens ne sont pas mis en oeuvre pour éviter cette
rupture. Les moyens sont onéreux et compliquent le changement du bracelet, un bracelet
d'ailleurs qui doit être réalisé spécialement puisqu'il porte une antenne et qui ne
peut donc pas être échangé avec un bracelet existant couramment sur le marché.
[0003] Incorporer un microrécepteur avec son antenne dans un boîtier porté par une personne
est connu de réalisations relativement récentes. Il s'agit par exemple du récepteur
mis au point par l'entreprise Motorola et confiné dans un boîtier en forme de stylographe,
muni d'une agrafe qui sert à attacher le stylo à une partie de vêtement. Un tel produit
est connu sous la marque déposée "Sensar". On connaît également un récepteur de l'entreprise
Philips qui se présente sous la forme d'un parallèlipipède allongé et également muni
d'une agrafe permettant de l'accrocher à un vêtement. Ce récepteur porte la dénomination
"Pager 32 B" et ses dimensions approximatives sont de 10 cm pour la longueur et de
2 cm pour la largeur et l'épaisseur.
[0004] Les récepteurs dont on vient de parler ont des dimensions suffisamment grandes pour
que l'incorporation d'une antenne ne pose pas de problèmes insurmontables. Or, on
admettra qu'incorporer une antenne dans un boîtier de pièce d'horlogerie susceptible
d'être portée sur une partie du corps, par exemple une montre-bracelet ou une montre
pendentif, pose des problèmes bien plus difficiles à résoudre à cause de l'espace
très limité qui est à disposition pour le montage de l'antenne.
[0005] Des tentatives ont cependant été faites pour résoudre ce problème. Ainsi, le document
FR-A-2 505 105 (US-A-4 419 770) décrit un récepteur radio AM de poignet comportant
un synthétiseur PLL comme oscillateur local. Ce récepteur, muni d'une montre électronique,
est équipé d'une antenne en forme de barreau monté dans le boîtier de la montre, ce
boîtier étant arrondi pour épouser la courbe du poignet. Les figures accompagnant
le document montrent manifestement que le barreau est dirigé dans le sens de la largeur
du bracelet, ce qui fait que l'antenne est sensible à la composante du champ magnétique
située longitudinalement au cylindre que forme le poignet. Or cette situation est
défavorable, comme cela apparaîtra dans la description de l'invention qui va suivre.
[0006] L'abrégé anglais du document JP-A-52-48 364 paru dans "Patent Abstracts of Japan",
vol. 1, No 116, 4 octobre 1977, page 4486 E77, décrit une pièce d'horlogerie sous
la glace de laquelle est placée une antenne unifilaire. On a pu constater cependant
qu'une telle antenne est inefficace dans le domaine des fréquences considérées ci-après,
si elle n'est pas associée à un autre élément conducteur pour former une antenne capacitive
sensible à la composante du champ électrique située radialement au cylindre que forme
le poignet.
[0007] L'article de P.-A. Neukomm, intitulé "Wechselwirkungen zwischen Mensch und electromagnetischen
Feld in Frequenzbereich von 10 bis 100 Mhz" paru dans le Bulletin ASE/UCS, vol. 71,
no 17, pages 924-932 du 6 septembre 1980 fait état de recherches sur l'interaction
entre le corps humain pris dans son ensemble et un champ électromagnétique supérieur
à 10 Mhz. Le corps humain est modélisé par un cylindre, les bras étant considérés
dans une position alignée le long du tronc de ce corps humain, comme cela apparaît
notamment aux figures 3 et 4. Cet article met en évidence une résonance importante
entre un champ électromagnétique incident de 50 à 200 Mhz et le corps humain, pris
dans son ensemble avec les bras le long du tronc, qui induit un rayonnement électromagnétique
secondaire, à proximité de ce corps humain formant sensiblement un cylindre vertical,
avec une composante électrique prédominante radiale et une composante magnétique prédominante
tangentielle audit cylindre vertical.
[0008] Le document JP-A-57-132 286 divulgue une montre-bracelet munie dans son boîtier d'une
antenne formée d'un enroulement autour d'un noyau. L'orientation de l'axe central
de la bobine, formée par l'enroulement, est parallèle à l'axe trois heures - neuf
heures de la montre. Cette bobine est située dans un prolongement du boîtier (côté
douze heures) et agencée à côté du mouvement horloger et des moyens d'affichage associés
à ce mouvement horloger.
[0009] L'orientation de l'antenne est défavorable à une réception efficace et l'agencement
de cette antenne à côté du mouvement horloger et des moyens d'affichage augmente l'encombrement
du boîtier, ce dernier inconvénient étant d'autant plus critique que la section transversale
de la bobine est grande.
[0010] Le but de la présente invention est de pallier les inconvénients susmentionnés en
fournissant une montre-bracelet munie d'une antenne ayant une très bonne réception
sans pour autant porter préjudice à l'encombrement du boîtier et par conséquent aux
dimensions raisonnables du boîtier d'une montre-bracelet.
[0011] A cet effet, la présente invention concerne une montre-bracelet telle que définie
à la revendication 1, cette montre-bracelet étant caractérisée en ce que l'axe de
la bobine formant antenne est orienté de manière que cette bobine puisse capter la
composante magnétique azimutale (H
φ) du champ électromagnétique située tangentiellement au poignet d'un utilisateur et
orientée perpendiculairement à la direction longitudinale de l'avant-bras de cet utilisateur,
et en ce que ladite bobine entoure le mouvement horloger, des organes nécessaires
à l'affichage de l'heure et un microrécepteur associé à l'antenne.
[0012] L'invention sera mieux comprise maintenant à la lecture de la description qui va
suivre, en se référant au dessin qui l'illustre, à titre d'exemple, et dans lequel
:
la figure 1 est une vue schématique simulant le corps humain ou une partie de ce corps
et montre deux composantes du champ électromagnétique à proximité de ce corps,
la figure 2 montre un poignet portant une montre-bracelet ainsi que deux composantes
du champ électromagnétique agissant sur cette montre,
la figure 3 montre comment est disposé une antenne inductive dans la montre-bracelet
de l'invention,
la figure 4 montre comment est disposée une antenne capacitive dans la montre-bracelet
de l'invention,
la figure 5 est un schéma électrique simplifié montrant un exemple d'adaptation de
l'antenne inductive à un microrécepteur.
la figure 6 est une vue de dessus d'une montre-bracelet selon un premier mode d'exécution
de l'invention, et
la figure 7 est une coupe selon la ligne VII-VII de la figure 6.
[0013] On connaît les lois qui régissent la propagation du champ électromagnétique dans
le vide. Elles sont exprimées par les équations de Maxwell qui lient les composantes
magnétiques et électriques du champ électromagnétique, composantes qui sont orthogonales
l'une à l'autre. Ces équations enseignent qu'un champ electrique variable dans le
temps engendre un champ magnétique tournant et inversement. il résulte de cela que
la composante électrique du champ pourra être captée par une antenne capacitive alors
que la composante magnétique pourra l'être par une antenne inductive. Une antenne
capacitive se présente sous la forme de deux électrodes séparées par un diélectrique
et une antenne inductive sous la forme d'une bobine. Par diélectrique, il faut entendre
ici un milieu isolant séparant les deux électrodes, ce milieu pouvant aussi être de
l'air. La polarisation du champ électrique incident est supposée perpendiculaire aux
électrodes de l'antenne capacitive alors que la polarisation du champ magnétique incident
est supposée parallèle à l'axe de la bobine de l'antenne inductive.
[0014] La présente invention étant relative à une pièce d'horlogerie susceptible d'être
portée sur une partie du corps humain, il est très important de connaître l'influence
de ce corps sur la configuration du champ électromagnétique. Or, on a constaté que,
pour les fréquences situées dans la bande VHF (30 à 300 MHz) et au début au moins
de la bande UHF (300 à 3000 MHz), le niveau et la direction du champ électromagnétique
sont fortement modifiés au voisinage du corps, ceci étant dû principalement au fait
que les propriétés diélectriques du corps humain sont très différentes de celles de
l'air.
[0015] On a entrepris l'étude du champ électromagnétique au voisinage du corps humain en
modélisant ce corps comme cela est représenté en figure 1. Le modèle est un cylindre
1 ayant une hauteur de 180 cm et un diamètre de 25 cm. La matière de ce corps est
simulée par une solution de glycol ethandiol, d'eau distillée et de chlorure de sodium,
de telle façon que les propriétés diélectriques de cette solution correspondent à
celles du corps.
[0016] De très nombreuses mesures, effectuées dans le cadre de cette invention, ont permis
d'établir les trois conclusions suivantes si l'on irradie le modèle par un champ de
polarisation verticale :
- à une distance r < 15 cm de la surface du corps, le champ électrique est essentiellement
radial, c'est-à-dire perpendiculaire à la peau. On appellera Er ce champ électrique.
- à une distance r < 15 cm de la surface du corps, le champ magnétique est essentiellement
azimutal ou tangentiel, c'est-à-dire tournant autour du corps. On appellera Hφ ce champ magnétique.
- les composantes Er et Hφ du champ électromagnétique ne dépendent quasiment pas de l'angle φ, ce qui implique
un rayonnement quasiment omnidirectionnel dans le plan perpendiculaire au corps.
[0017] Le terme essentiellement utilisé ci-dessus laisse entendre qu'il existe d'autres
directions du champ électromagnétique que celles considérées, pour lesquelles on mesure
des valeurs de moins grande amplitude que celles des directions privilégiées E
r et H
φ. Ce sont en particulier les directions radiale et longitudinale pour le champ magnétique
et les directions tangentielle et longitudinale pour le champ électrique, la direction
longitudinale étant celle qui est parallèle à l'axe Z du corps. Ainsi, pour prendre
un exemple chiffré, on a mesuré un niveau de champ magnétique tangentiel H
φ de 6 à 8 dB supérieur au niveau présenté par le champ magnétique radial.
[0018] Des mesures semblables à celles qui ont été mentionnées ci-dessus ont été répétées,
non plus sur le corps ou le tronc humain, mais sur l'avant-bras ou poignet pour plusieurs
positions du bras par rapport au corps. Toutes les positions, sauf une, ont donné
des résultats identiques aux résultats précédemment obtenus et ont donc confirmé la
prédominance des champs E
r et H
φ pour le poignet également. La position qui fait exception est celle où le bras est
replié contre la poitrine. Dans ce cas particulier, c'est la composante longitudinale
du champ magnétique qui domine, puisqu'il y a couplage avec la composante tangentielle
H
φ apportée par le tronc du corps. Dans ce cas particulier cependant, la composante
E
r demeure.
[0019] Des importantes considérations qui précèdent résulte immédiatement l'objet principal
de la présente invention sur la manière d'incorporer une antenne à une pièce d'horlogerie
destinée à être portée sur une partie du corps, qu'il s'agisse du tronc ou de l'avant-bras
de ce corps, à savoir que l'antenne doit être arrangée et dirigée pour capter soit
la composante magnétique H
φ du champ électromagnétique située tangentiellement au cylindre présenté par le corps
ou une partie de ce corps, soit la composante électrique E
r du même champ électromagnétique située radialement audit cylindre.
[0020] La figure 2 présente un avant-bras portant une montre-bracelet 4 comportant un boîtier
2 et un bracelet 3. Sur ce boîtier agissent les deux champs prédominant E
r (composante électrique radiale) et H
φ (composante magnétique azimutale ou tangentielle). Le champs magnétique tangentiel
H
φ pénètre dans le boîtier par la tranche de celui-ci et l'antenne à prévoir devra être
constituée d'une bobine présentant une ou plusieurs spires, l'axe de cette bobine
étant disposé parallèlement au fond du boîtier.
[0021] Dans le cas de la montre-bracelet, la figure 3 montre de façon schématique comment
est disposée cette antenne inductive dans le boîtier 2 de la montre. L'antenne 7,
ne comprenant ici qu'une seule spire, est connectée à un microrécepteur 8. Il est
important de noter que dans ce cas, l'axe de la bobine, en plus qu'il est disposé
parallèlement au fond du boîtier, doit être disposé parallèlement à la direction longitudinale
du bracelet 3.
[0022] La figure 6 est une vue en plan d'une montre-bracelet comprenant un boîtier 2 et
un bracelet 3 et la figure 7 est une coupe selon la ligne VII-VII de la figure 6.
Cette montre est soumise à la composante magnétique tangentielle H
φ. Pour capter cette composante, la montre comporte une antenne inductive 7, formée
ici de cinq spires 11, constituée chacune de deux tronçons 9 et 12 reliés bout à bout
au moyen de connexions 13. Comme le montre la figure 7, le premier tronçon 12 est
un fil métallique noyé dans le fond 14 du boîtier 2 et le second tronçon 9 est une
métallisation disposée sous la glace 10. Ces premier et second tronçons sont ici reliés
bout à bout au moyen d'un connecteur souple 13 qui peut consister en un connecteur
"zébra" (marque déposée) qui porte plusieurs plages conductrices. Les plages 15 et
16 du connecteur 13 sont reliées à l'entrée d'un microrécepteur (non représenté) qui
est disposé dans le boîtier 2 en plus de tous les organes nécessaires à l'affichage
de l'heure comme le mouvement 17, le cadran 18 et les aiguilles 19. La pile d'alimentation
du système peut être contenue dans un tiroir pratiqué latéralement dans le boîtier
ou encore dans une trappe pratiquée dans le fond. Dans ce dernier cas, les tronçons
12 traverseront le couvercle de la trappe et seront reliés aux tronçons noyés dans
le fond au moyen de connecteurs également.
[0023] L'invention n'est pas limitée au mode d'exécution spécifique décrit ci-dessus. Ainsi,
les connexions qui lient les tronçons entre eux pourraient être des soudures au lieu
des connecteurs proposés. Le tronçon métallisé 9 pourrait aussi l'être sur la glace
ou noyé dans celle-ci. De même, le tronçon 12 pourrait n'être noyé que partiellement
dans le fond 14 ou même être disposé à la surface de ce fond.
[0024] La figure 2 montre aussi que le champ électrique radial E
r pénètre dans le boîtier perpendiculairement à sa glace ou à son fond et que dans
ce cas, l'antenne à prévoir pour le capter devra être constituée de deux électrodes
sensiblement planes, séparées par un diélectrique et disposées parallèlement au fond
du boîtier.
[0025] Dans le cas de la montre-bracelet, la figure 4 montre de façon schématique comment
est disposée cette antenne capacitive 50 dans le boîtier 2 de la montre. L'antenne
comporte ici deux électrodes 20 et 21 qui sont connectées à un microrécepteur 8.
[0026] Dans un mode d'exécution particulier où une antenne capacitive est également prévue,
l'essentiel est que l'électrode 20 doit se situer à une certaine distance de l'électrode
21 et présenter une certaine surface par rapport à cette électrode 21. Ainsi, l'électrode
20 peut avoir une surface sensiblement identique à l'électrode 21 si elle est située
sous le cadran 18. Dans certains cas, cette électrode 20 pourrait être le cadran lui-même,
surmonté des aiguilles et percé éventuellement d'un guichet qui laisserait apparaître,
par exemple, le message à transmettre (un numéro de téléphone à rappeler, une date
de rendez-vous, etc.) Dans une variante, l'électrode 20 est annulaire et pourrait
être fendue ou réalisée en forme de serpentin.
[0027] La figure 5 montre un schéma d'adaptation possible d'une antenne inductive 7 à l'entrée
d'un microrécepteur 8. Ce récepteur peut être celui mis sur le marché par la Société
Philips sous la référence UAA 2033. Si l'antenne inductive comprend cinq spires et
est équilibrée, l'adaptation à l'entrée du récepteur se fera au moyen des condensateurs
C
1 et C
2 dont la valeur est de l'ordre de 4pF pour chacun. D'autres arrangements sont également
possibles selon que l'antenne et que l'entrée du récepteur sont équilibrées ou non.
[0028] On a vu comment capter la composante magnétique H
φ ou la composante électrique Er du champ électromagnétique au moyen, respectivement,
d'une antenne inductive ou d'une antenne capacitive. Il va de soi que la présente
invention n'est pas limitée à capter l'une de ces composantes à l'exclusion de l'autre
et qu'on peut très bien capter les deux composantes à la fois, l'une n'allant d'ailleurs
pas sans l'autre. Dans ce cas, on peut équiper la pièce d'horlogerie d'une antenne
capacitive et d'une antenne inductive réalisées selon la description qui en a été
donnée plus haut. On comprendra qu'un tel arrangement pourrait se montrer avantageux
quant à l'amplitude du signal recueilli. On comprendra aussi que si deux antennes
sont mises en parallèle, l'une pourra servir de circuit d'accord à l'autre ce qui
conduira à une simplification du circuit d'entrée du microrécepteur.
1. Montre-bracelet, destinée à être portée au poignet d'un utilisateur, comportant une
antenne (7,50) apte à capter un champ électromagnétique comportant un champ magnétique
H et un champ électrique E, ledit champ électromagnétique étant porteur de messages
radiodiffusés et un boîtier (2)composé au moins d'une glace (10) et d'un fond (14),
ledit boîtier comprenant, outre des organes (18,19) nécessaires à l'affichage de l'heure,
un mouvement (17) et un microrécepteur (8) recevant des messages captés par l'antenne
pour transformer ces messages en des données perceptibles par le porteur de la montre-bracelet,
cette antenne étant localisée dans l'espace délimité par ledit boîtier et comprenant
notamment une bobine comportant au moins une spire (11), l'axe de cette bobine étant
disposé parallèlement au fond dudit boîtier, cette montre-bracelet étant caractérisée
en ce que l'axe de ladite bobine est orienté de manière que cette bobine puisse capter
la composante magnétique azimutale (Hφ) dudit champ électromagnétique située tangentiellement audit poignet et orientée
perpendiculairement à la direction longitudinale de l'avant-bras dudit utilisateur
portant ladite montre-bracelet, et en ce que ladite bobine entoure ledit mouvement
(17), lesdits organes (18, 19) nécessaires à l'affichage de l'heure et ledit microrécepteur
(8).
2. Montre-bracelet selon la revendication 1, caractérisée en ce que ladite spire (11)
comporte plusieurs tronçons (9, 12) reliés bout à bout au moyen de connexions (13).
3. Montre-bracelet selon la revendication 2, caractérisée en ce que ladite spire (11)
comporte un premier tronçon (12) noyé dans le fond (14) dudit boîtier (2) et un second
tronçon (19) métallisé sous la glace (10), les premier et second tronçons étant reliés
bout à bout au moyen de connecteurs souples (13) situés entre la glace et le fond.
4. Montre-bracelet selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que
ladite antenne (7,50) comporte en outre une première (20) et une seconde (21) électrodes
planes disposées parallèlement au fond (32) dudit boîtier afin de capter la composante
électrique radiale (Er) du champ électromagnétique située radialement audit poignet.
5. Montre-bracelet selon la revendication 4, caractérisée en ce que ladite bobine et
lesdites première et seconde électrodes (20, 21) sont connectées en parallèles.
1. Armbanduhr, die für das Tragen am Handgelenk eines Benutzers bestimmt ist, die eine
Antenne (7,50) umfasst, welche ein elektromagnetisches Feld empfangen kann, das ein
Magnetfeld H und ein elektrisches Feld E aufweist, wobei das elektromagnetische Feld
Funkmeldungen überträgt, und die ein Gehäuse (2) aufweist, das wenigstens aus einem
Uhrglas (10) und einem Boden (14) besteht, wobei das Gehäuse zusätzlich zu den für
das Anzeigen der Zeit erforderlichen Organen (18,19) ein Uhrwerk (17) und einen Mikroempfänger
(8) enthält, der die von der Antenne empfangenen Meldungen aufnimmt, um diese Meldungen
in vom Träger der Armbanduhr erkennbare Daten umzuwandeln, wobei diese Antenne im
vom Gehäuse umgrenzten Raum angeordnet ist und insbesondere eine Spule umfasst, die
wenigstens eine Windung (11) aufweist, wobei die Achse dieser Spule parallel zum Boden
des Gehäuses angeordnet ist, welche Armbanduhr dadurch gekennzeichnet ist, dass die
Achse der Spule derart ausgerichtet ist, dass diese Spule die azimutale Magnetkomponente
(HΦ) des elektromagnetischen Feldes empfangen kann, die tangential zum Handgelenk
angeordnet ist und senkrecht zur Längsrichtung des Vorderarms des die Armbanduhr tragenden
Benutzers ausgerichtet ist, und dass die Spule das Uhrwerk (17), die für das Anzeigen
der Zeit erforderlichen Organe (18,19) und den Mikroempfänger (8) umgibt.
2. Armbanduhr nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet dass die Windung (11) mehrere Abschnitte
(9,12) aufweist, die mit Hilfe von Verbindungen (13) stumpf aneinanderstossend verbunden
sind.
3. Armbanduhr nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, dass die Windung (11) einen ersten
Abschnitt (12), der im Boden (14) des Gehäuses (2) versenkt ist, und einen zweiten
Abschnitt (19) aufweist, der unter das Uhrglas (10) metallisiert ist, wobei der erste
und der zweite Abschnitt durch weiche Verbinder (13), die zwischen dem Uhrglas und
dem Boden angeordnet sind, stumpf aneinanderstossend verbunden sind.
4. Armbanduhr nach einem der vorangehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die
Antenne (7,50) ferner eine erste (20) und eine zweite (21) ebene Elektrode umfasst,
die parallel zum Boden (32) des Gehäuses angeordnet sind, um die radiale elektrische
Komponente (Er) des elektromagnetischen Feldes zu empfangen, die radial zum Handgelenk angeordnet
ist.
5. Armbanduhr nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, dass die Spule und die erste und
zweite Elektrode (20,21) parallelgeschaltet sind.
1. Wristwatch, intended to be worn on a user's wrist, including an antenna (7, 50) able
to capture an electromagnetic field including a magnetic field H and an electric field
E, said electromagnetic field bearing radio diffused messages and a case (2) formed
of at least a glass (10) and a back cover (14), said case including, in addition to
the elements (18, 19) necessary to display the time, a movement (17) and a micro receiver
(8) which receives messages captured by the antenna in order to transform said messages
into data perceptible to the wearer of the wristwatch, said antenna being disposed
in the space delimited by said case and including in particular a coil including at
least one winding (11), the axis of said coil being arranged parallel to the back
cover of said case, said wristwatch being characterized in that the axis of said coil
is oriented so that said coil can capture the azimuthal magnetic component (Hφ) of said electromagnetic field which is located tangential to said wrist and oriented
perpendicular to the longitudinal direction of the forearm of said user wearing said
wristwatch, and in that said coil surrounds said movement (17) said elements (18,
19) necessary for displaying the time and said micro receiver (8).
2. Wristwatch according to claim 1, characterized in that said winding (11) includes
a plurality of sections (9, 12) coupled end to end by connections (13).
3. Wristwatch according to claim 2, characterized in that said winding (11) includes
a first section (12) embedded in the back cover (14) of said case (2) and a second
section (19) metallized under the glass (10), the first and second sections being
coupled end to end by means of flexible connectors (13) located between the glass
and the back cover.
4. Wristwatch according to any of the preceding claims, characterized in that said antenna
(7, 50) further includes a first (20) and a second (21) planar electrodes arranged
parallel to said back cover (32) of said case in order to capture the radial electric
component (Er) of the electromagnetic field radial to said wrist.
5. Wristwatch according to claim 4, characterized in that said coil and said first and
second electrodes (20, 21) are connected in parallel.