(19)
(11) EP 0 345 708 A1

(12) DEMANDE DE BREVET EUROPEEN

(43) Date de publication:
13.12.1989  Bulletin  1989/50

(21) Numéro de dépôt: 89110159.4

(22) Date de dépôt:  05.06.1989
(51) Int. Cl.4B61F 5/52
(84) Etats contractants désignés:
DE ES FR GB IT SE

(30) Priorité: 08.06.1988 FR 8807621

(71) Demandeur: GEC ALSTHOM SA
75116 Paris (FR)

(72) Inventeur:
  • Rimbaud, Michel
    F-71670 Le Breuil (FR)

(74) Mandataire: Weinmiller, Jürgen et al
Lennéstrasse 9 Postfach 24
82336 Feldafing
82336 Feldafing (DE)


(56) Documents cités: : 
   
       


    (54) Chassis de bogie


    (57) La présente invention concerne un châssis de bogie comportant deux longerons (10, 20) reliés par au moins une traverse (30), caracté­risé en ce que la ou les traverses sont reliées aux longerons par des liaisons mécaniques, le bogie pouvant être moteur ou porteur.




    Description


    [0001] La présente invention concerne un châssis de bogie comportant deux longerons reliés par au moins une traverse, le bogie pouvant être moteur ou porteur.

    [0002] D'une manière connue, les châssis de bogie fabriqués par moulage le sont en une seule opération, de sorte que le châssis est monobloc. Une telle fabrication impose l'utilisation de modèles de fonderie, de fours de traitement et de machines d'usinage, de grandes dimensions, donc coûteux.

    [0003] D'une manière également connue, les châssis de bogie sont fabriqués par mécano-soudage à partir de tôles d'acier. Les deux longerons sont réalisés de cette manière et la ou les traverses peuvent être soit réalisées de cette manière, soit constituées de tubes. On assemble le tout par soudage pour constituer un châssis fini monobloc. L'utilisation du soudage pour relier les longerons et les traverses impose donc pour tout le châssis, l'emploi d'un matériau unique et soudable, en général l'acier.

    [0004] La présente invention a pour but de rendre le châssis modulaire pour faciliter les opérations de maintenance et autoriser une certaine évolutivité de la conception du châssis. Ce but est atteint par l'utilisation de liaisons mécaniques, ceci permettant de réaliser des composants de manière indépendante tels qu'un longeron ou une traverse, et de les assembler ensuite par boulonnage. Deux composants adjacents peuvent ainsi être réalisés dans deux matériaux différents, incompatibles du point de vue du soudage.

    [0005] La réalisation de chaque composant peut se faire par moulage ou par mécano-soudage. La réalisation par moulage permet l'emploi de modèles de fonderie, de fours de traitement et de machines d'usina­ge, de petites dimensions, et permet l'emploi d'un matériau, un alliage léger par exemple, réputé non soudable donc non utilisable dans le cas du mécano-soudage.

    [0006] La présente invention a pour objet un châssis de bogie comportant deux longerons reliés par au moins une traverse, caractérisé en ce que la ou les traverses sont reliées aux longerons par des liaisons mécaniques fixes constituées de surfaces assemblées par boulonnage. Un châssis de bogie moteur comporte une traverse et un châssis de bogie porteur comporte deux traverses.

    [0007] Le châssis de bogie peut comporter un ou deux longerons secondai­res qui supportent une partie de l'effort de torsion dû au freinage ainsi que les efforts dûs aux butées de caisse et aux barres anti­roulis, afin de soulager les longerons principaux.

    [0008] Il est décrit ci-après, à titre d'exemple et en référence aux dessins annexés, deux modes de réalisation du châssis de bogie selon l'invention, le premier mode représentant un châssis de bogie moteur et le deuxième mode représentant un châssis de bogie porteur.

    La figure 1 représente une vue en perspective et partiellement éclatée du premier mode de réalisation.

    La figure 2 représente une vue en perspective et partiellement éclatée du deuxième mode de réalisation.

    La figure 3 représente, en vue partielle, une première variante du deuxième mode de réalisation.

    La figure 4 représente, en vue partielle, une deuxième variante du deuxième mode de réalisation.



    [0009] Dans la figure 1, représentant un châssis moteur, ce châssis comporte deux longerons 10, 20 et une seule traverse centrale 30.

    [0010] Les longerons 10, 20 se composent chacun d'une poutre 11, 21 et d'une couronne de liaison 12, 22, la couronne 22 du longeron 20 étant clairement représentée.

    [0011] La traverse 30 se compose d'un tube 31 portant un pivot cen­tral 31A et deux couronnes de liaison 32, 33.

    [0012] Dans la figure 2, représentant un châssis porteur, ce châssis comporte deux longerons 10, 20 et deux traverses 30, 40. Ce châssis peut comporter en outre, un longeron secondaire central, ou tels que représentés, deux longerons secondaires latéraux 50, 60, le longeron secondaire 50 étant adjacent au longeron principal 10 et le longeron secondaire 60 étant adjacent au longeron principal 20.

    [0013] Les longerons 10, 20 se composent chacun d'une poutre 11, 21 et de deux couronnes de liaison 12, 13 ; 22, 23, dans cette figure, seules les couronnes 22, 23 du longeron 20 étant clairement représentées.

    [0014] Les traverses 30, 40 se composent chacune d'un tube 31, 41 portant deux couronnes de liaison 32, 33 ; 42, 43, et deux potences soutenant une barre-support de freins 36, seules les deux potences 34, 35 et la barre-support 36 de la traverse 30 étant représentées.

    [0015] Les longerons secondaires 50, 60 se composent chacun d'une poutre 51, 61 et de quatre couronnes de liaison, seules les couronnes de liaison 62, 63, 64, 65 du longeron secondaire 60 étant clairement représentées.

    [0016] Dans ces figures 1 et 2, les liaisons mécaniques fixes entre deux couronnes adjacentes, sont constituées de surfaces assemblées par boulonnage, et ces surfaces sont planes mais bien entendu, afin d'améliorer le positionnement des couronnes entre elles, les liaisons peuvent comporter un emboîtement circulaire. En présence de longerons secondaires, les liaisons peuvent être réalisées par des boulons traversant chacun les quatre couronnes, par exemple, les couronnes 22, 64, 62, 33.

    [0017] La figure 3 montre une première variante de réalisation dans laquelle les potences sont reliées à la barre-support de freins par l'intermédiaire de deux plaques de liaison assemblées par boulonnage, ceci permettant de réaliser les potences et la barre dans des matières différentes incompatibles en soudage.

    [0018] Dans cette figure 3, en vue partielle, seule la potence 35 est représentée. Cette potence 35 comporte à son extrémité une plaque de liaison 35A, et la barre 36 comporte également une plaque de liaison 36A, ces deux plaques 35A, 36A pouvant comporter un centrage.

    [0019] La figure 4 montre une deuxième variante de réalisation dans laquelle la barre-support est directement reliée à l'extrémité d'un longeron secondaire, de sorte que les potences sont supprimées.

    [0020] La poutre 61 du longeron secondaire 60 est prolongée, au­delà des couronnes de liaison, par une protubérance 66 terminée par une plaque de liaison 66A. La barre 36 comporte une plaque de liaison 36A, et les deux plaques 36A, 66A sont reliées par boulon­nage.


    Revendications

    1/ Châssis de bogie comportant deux longerons (10, 20) reliés par au moins une traverse (30, 40), caractérisé en ce que la ou les traverses sont reliées aux longerons par des liaisons mécaniques fixes constituées de surfaces reliées par boulonnage.
     
    2/ Châssis selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte une traverse (30), ce châssis étant un châssis moteur.
     
    3/ Châssis selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte deux traverses (40), ce châssis étant un châssis porteur.
     
    4/ Châssis selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'il comporte au moins un longeron secondaire.
     
    5/ Châssis selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'il comporte deux longerons secondaires (50, 60), chaque longeron secondaire étant intercale entre un longeron (10, 20) et les deux traverses (30, 40).
     
    6/ Châssis selon l'une des revendications 3, 4 ou 5, caractérisé en ce qu'il comporte un ensemble support de freins constitué de deux potences (34, 35) reliées à une traverse (30, 40) et d'une barre-support (36) reliée aux deux potences (34, 35) par boulonnage.
     
    7/ Châssis selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'il comporte un ensemble support de freins constitué d'une barre-support (36) reliée aux deux longerons secondaires (50, 60) par boulonnage.
     




    Dessins













    Rapport de recherche