[0001] La présente invention concerne d'une manière générale les accessoires de câblage
à rapporter sur l'extrémité préalablement dénudée de l'âme conductrice d'un conducteur
électrique en vue d'en rendre plus aisée et plus sûre la connexion à une quelconque
borne, notamment lorsque cette âme conductrice est formée d'une pluralité de brins
convenablement toronnés.
[0002] Elle vise plus précisément ceux de ces accessoires de câblage qui, communément dits
embouts de câblage, comportent, d'une part, une partie métallique, globalement tubulaire,
qui est celle destinée à être engagée sur l'extrémité dénudée de l'âme conductrice
du conducteur électrique à équiper, pour le câblage de celui-ci, et, d'autre part,
une partie isolante, qui, formant collerette, est en prise, par un tronçon avant,
avec la partie métallique, et qui est destinée, elle, à coiffer, par un tronçon arrière,
plus large que le tronçon avant, l'extrémité correspondante de la gaine isolante de
ce conducteur électrique.
[0003] L'un des problèmes à résoudre, dans la réalisation des embouts de câblage de ce type,
tient à l'assemblage à assurer entre la partie métallique et la partie isolante pour
une solidarisation relative convenable de celles-ci.
[0004] Le plus souvent, à ce jour, il est procédé par surmoulage.
[0005] C'est le cas, par exemple, pour l'embout de câblage faisant l'objet du brevet français
qui, déposé le 20 Octobre 1965 sous le No 35.521, a été publié sous le No 1.468.859.
[0006] C'est le cas, également, pour celui faisant l'objet de la demande de brevet français
qui, déposée le 9 Juillet 1973 sous le No 73 29221, a été publiée sous le No 2.277.419.
[0007] Pour son assemblage à la partie isolante, la partie métallique présente, à son extrémité
interne, un épanouissement, en tronc de cône, que vient épouser, de part et d'autre,
la matière synthétique constitutive de cette partie isolante.
[0008] Bien que cette disposition ait donné et puisse encore donner satisfaction, elle présente
des inconvénients, qui sont les suivants.
[0009] Tout d'abord, et surtout, la dépose de la partie métallique dans le moule nécessaire
au surmoulage de la partie isolante s'avère difficile, au détriment de la productivité,
et, donc, des coûts.
[0010] En outre, si, dans un embout de câblage à partie isolante ainsi surmoulée sur la
partie métallique, le joint de surmoulage entre partie isolante et partie métallique
n'est pas convenablement contrôlé, et ce contrôle n'est pas nécessairement aisé, ce
joint de surmoulage peut constituer un obstacle pour l'un ou l'autre des brins de
l'âme conductrice à engager dans la partie métallique, et conduire ainsi ce ou ces
brins à bouchonner, ce qui, d'une part, constitue une gêne à l'égard de la mise en
place de l'embout de câblage en cours de pose pouvant conduire au rebut de celui-ci,
et ce qui, d'autre part, dans l'hypothèse où cette mise en place est malgré tout finalement
effectuée, et indépendamment de l'incidence d'un tel bouchonnage sur la qualité électrique
de la connexion ensuite assurée, peut ultérieurement donner lieu à des incidents,
si, par exemple, le ou les brins ayant bouchonné font saillie hors de l'embout de
câblage, ou, cassés, échappent à celui-ci.
[0011] Pour assurer l'assemblage entre la partie isolante et la partie métallique d'un embout
de câblage, il a également déjà été proposé de procéder par sertissage.
[0012] C'est le cas, par exemple, dans la demande de brevet français qui, déposée le 27
Mars 1985 sous le No 85 04572, a été publiée sous le No 2.579.836, et concerne spécifiquement
un embout de câblage, et c'est le cas, également, dans le brevet américain No 2.964.171,
qui, lui, concerne plus précisément une cosse.
[0013] Après son engagement dans la partie isolante préalablement réalisée, l'extrémité
interne de la partie métallique fait l'objet, par dudgeonnage, dans celle-ci, d'une
déformation, pour son adéquation de forme avec la portion correspondante de cette
partie isolante.
[0014] Mais la déformation correspondante se borne à conduire à un placage, contre la paroi
concernée de la partie isolante, de l'extrémité interne, ainsi travaillée, de la partie
métallique.
[0015] Le plus souvent, et c'est le cas dans la demande de brevet français No 85 04572,
celle-ci, pour en faciliter la déformation, est en outre fragmentée en languettes.
[0016] Les risques de bouchonnage, succinctement exposés ci-dessus pour un assemblage par
surmoulage, se retrouvent de manière similaire, et même de manière sensiblement accrue,
avec un tel assemblage par sertissage.
[0017] Il en est d'autant plus ainsi que, ainsi que l'expérience le montre, il se produit,
par élasticité, au terme d'un tel sertissage, un certain "rebond" de la portion préalablement
sertie de la partie métallique par rapport à la partie isolante, notamment dans le
cas où, comme indiqué ci-dessus, cette partie métallique est, pour ce faire, fractionnée
en languettes, la partie isolante, plus massive, présentant en effet une relative
rigidité par rapport à de telles languettes.
[0018] Ce "rebond" de la portion sertie de la partie métallique conduit en pratique celle-ci
à faire intempestivement saillie dans le volume interne de la partie isolante, au
risque du bouchonnage à éviter.
[0019] En outre, l'effort de sertissage à appliquer est relativement important, de l'ordre
par exemple de 35 kg pour un embout de câblage dont la partie métallique a une section
de 1,5 mm2, et, en pratique, il faut contrebuter extérieurement la partie isolante
pour l'encaisser, ce qui complique les opérations, au détriment du coût de l'ensemble,
et ce qui accentue encore la rigidité relative de la partie isolante par rapport à
la partie métallique, au bénéfice du "rebond" à éviter.
[0020] La présente invention a d'une manière générale pour objet une disposition propre
à permettre d'assurer de manière simple et efficace, et sans qu'il en résulte un quelconque
risque de bouchonnage, l'assemblage, l'une à l'autre, des parties isolante et métallique
d'un embout de câblage, ou, au moins, de participer à un tel assemblage.
[0021] De manière plus précise, elle a pour objet un embout de câblage du genre comportant
une partie métallique, globalement tubulaire, qui est destinée à être engagée sur
l'extrémité, préalablement dénudée, de l'âme conductrice d'un conducteur électrique,
pour le câblage de celui-ci, et une partie isolante, qui, formant collerette, est
en prise, par un tronçon avant, avec la partie métallique, et est destinée à coiffer,
par un tronçon arrière, plus large que le tronçon avant, l'extrémité correspondante
de la gaine isolante d'un tel conducteur électrique, cet embout de câblage étant d'une
manière générale caractérisé en ce que, l'extrémité interne de la partie métallique,
initialement droite, est globalement déformée en forme de tulipe, l'arête extérieure
de sa tranche forme une arête d'ancrage par laquelle elle est en prise avec la partie
isolante, et elle s'étend en regard d'un épaulement transversal de cette partie isolante
dont le diamètre intérieur est inférieur à celui de la circonférence suivant laquelle
s'étend l'arête intérieure de sa dite tranche.
[0022] En pratique, cette arête d'ancrage pénètre à la manière d'un coin dans la partie
isolante.
[0023] Ainsi, suivant l'invention, il est procédé à un simple ancrage de la partie métallique
dans la partie isolante.
[0024] Cet ancrage se distingue d'un surmoulage, d'une part parce que, la partie isolante
étant réalisée préalablement, il est pratiqué après l'engagement de la partie métallique
dans cette partie isolante, et d'autre part parce que, à son terme, la matière de
cette partie isolante ne s'étend que d'un côté de cette partie métallique, et non
pas de part et d'autre de celle-ci.
[0025] Il se distingue également d'un sertissage, parce qu'il ne se borne pas à conduire
à un simple placage de la partie métallique contre la partie isolante, mais à une
réelle pénétration de cette partie métallique dans cette partie isolante.
[0026] Comme le sertissage, l'ancrage mis en oeuvre suivant l'invention peut avantageusement
être pratiqué par dudgeonnage, à l'aide d'un simple poinçon conique.
[0027] Mais l'effort à développer est sensiblement réduit par rapport à celui nécessaire
pour un sertissage.
[0028] Les conditions étant égales par ailleurs, cet effort s'avère réduit d'au moins les
deux tiers, en passant par exemple de 35 kg à 10 kg pour un embout de câblage dont
la partie métallique a une section de 1,5 mm2.
[0029] Il en résulte, notamment, qu'il n'est avantageusement pas nécessaire de contrebuter
extérieurement la partie isolante lors d'un tel ancrage.
[0030] Mais, et surtout, il en résulte également, que le "rebond" de la partie métallique
après l'ancrage est nul ou quasi nul.
[0031] En pratique, ce "rebond", s'il se produit, est accompagné par la partie isolante.
[0032] En effet, celle-ci n'étant pas contrebutée extérieurement lors de l'ancrage, elle
revient elle aussi, par élasticité, à sa configuration initiale, et son élasticité
propre étant en pratique intrinsèquement supérieure à celle de la partie métallique,
elle a alors même tendance à dépasser cette dernière.
[0033] C'est alors aussi bien la partie isolante qui vient enserrer la partie métallique
autour de son arête d'ancrage que cette partie métallique qui pénètre par cette dernière
dans cette partie isolante.
[0034] Le risque de voir la partie métallique venir faire saillie dans le volume intérieur
de la partie isolante, et donc le risque d'un éventuel bouchonnage ultérieur, s'en
trouve avantageusement minimisé, sinon annulé.
[0035] Certes, il a déjà été proposé, dans la demande de brevet français qui, déposée le
5 Septembre 1974 sous le No 74 30217, a été publiée sous le No 2.243.534, de procéder
à une déformation, en forme de tulipe, de l'extrémité interne de la partie métallique
de la cosse concernée.
[0036] Mais, initialement, cette extrémité interne doit être épointée par un double chanfrein,
tant externe qu'interne, ce qui ne peut manquer de renchérir le coût de l'ensemble.
[0037] En outre, l'extrémité interne, ainsi épointée, de la partie métallique attaque une
portion droite, dépourvue de tout épaulement, de la surface interne de la partie isolante.
[0038] Une partie substantielle de la tranche de cette extrémité interne restant ainsi en
saillie par rapport à la surface interne de la partie isolante, il peut subsister
un risque de bourrage à l'introduction de l'extrémité, préalablement dénudée, de l'âme
conductrice d'un conducteur électrique, même si cette partie ainsi en saillie de cette
tranche s'étend en oblique.
[0039] Il n'en est pas de même dans l'embout de câblage suivant l'invention, dans lequel,
au contraire, l'extrémité interne déformée de la partie métallique s'étend en regard
d'un épaulement transversal interne de la partie isolante dont le diamètre intérieur
est inférieur à celui de la circonférence suivant laquelle s'étend sa propre arête
intérieure.
[0040] Ainsi, à la jonction de la partie métallique avec la partie isolante, et compte tenu
d'un retour de cette dernière à sa configuration initiale après ancrage de la partie
métallique, cette partie métallique est en retrait par rapport à cette partie isolante.
[0041] Tout risque de bouchonnage ultérieur se trouve dès lors éliminé.
[0042] Outre que l'ancrage suivant l'invention ne nécessite ainsi avantageusement aucune
forme en contre-dépouille sur la pièce isolante, en se satisfaisant au contraire d'une
forme particulièrement simple pour celle-ci, le poinçon mis en oeuvre pour son exécution
a également pour avantage d'assurer un certain ébavurage de la partie isolante lors
de son introduction dans celle-ci et d'aligner parfaitement avec elle la partie métallique,
ce qui rend encore plus aisée l'introduction ultérieure d'un conducteur électrique
dans l'ensemble.
[0043] Pour l'assemblage de la partie métallique d'un embout de câblage à sa partie isolante,
l'ancrage suivant l'invention peut, si désiré, se suffire à lui-même.
[0044] Mais il peut aussi avantageusement être associé à un collage, lorsque, comme il a
déjà été proposé par ailleurs, un film de colle intervient entre cette partie métallique
et cette partie isolante.
[0045] Il a alors principalement pour effet de renforcer dans des proportions notables,
supérieures en pratique à 20 %, la tenue à la traction de l'ensemble, et d'assurer
avantageusement en toute hypothèse la permanence d'une certaine tenue à la traction
même dans le cas d'une éventuelle détérioration ultérieure de la colle comme il peut
par exemple s'en produire par vieillissement.
[0046] Les choses étant égales par ailleurs, l'ancrage suivant l'invention peut également
avantageusement permettre, si désiré, une réduction de l'épaisseur du film de colle
mis en oeuvre.
[0047] Dans tous les cas, il peut être réalisé avant le collage, ou après celui-ci, mais,
alors, avant la polymérisation de la colle correspondante.
[0048] Dans le cas où il est réalisé avant le collage, il permet avantageusement de confiner
le film de colle mis en oeuvre, en assurant une étanchéité au niveau de l'extrémité
interne de la partie métallique, et en s'opposant donc à toute pénétration de la colle
dans la partie isolante au-delà de celle-ci.
[0049] Toute bavure interne de colle susceptible d'être ultérieurement à l'origine d'un
bouchonnage est ainsi avantageusement évitée.
[0050] Les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description
qui va suivre, à titre d'exemple, en référence aux dessins schématiques annexés sur
lesquels :
la figure 1 est une vue en perspective d'un embout de câblage suivant l'invention
et de l'extrémité du conducteur électrique qu'il est destiné à équiper ;
la figure 2 est, à échelle supérieure, une vue en coupe axiale de cet embout de câblage,
suivant la ligne II-II de la figure 1 ;
la figure 3 reprend, à échelle encore supérieure, le détail de la figure 2 repéré
par un encart III sur cette figure 2 ;
les figures 4A, 4B sont des vues partielles en coupe axiale, qui, reprenant pour partie
celle de la figure 2, illustrent, chacune respectivement, deux phases successives
de la réalisation de l'embout de câblage suivant l'invention.
[0051] Tel qu'illustré sur ces figures, l'embout de câblage 10 suivant l'invention comporte,
d'une part, une partie métallique 11, globalement tubulaire, qui est destinée à être
engagée sur l'extrémité 12, préalablement dénudée, de l'âme conductrice 13 d'un conducteur
électrique 14, pour le câblage de celui-ci, et, d'autre part, une partie isolante
15, qui, formant collerette, est en prise, par un tronçon avant 16, avec la partie
métallique 11 précédente, et qui est destinée à coiffer, par un tronçon arrière 17,
plus large que le tronçon avant 16, l'extrémité correspondante 18 de la gaine isolante
19 d'un tel conducteur électrique 14.
[0052] Dans la forme de réalisation représentée, la partie métallique 11 forme un fût circulairement
fermé sur lui-même, sans une quelconque discontinuité, et elle est globalement cylindrique.
[0053] Mais il va de soi que cette partie métallique pourrait aussi bien résulter du roulage
d'un flan initialement plat, et présenter, dès lors, longitudinalement, une fente,
droite ou oblique, rectiligne ou ondulée, et ouverte ou fermée, par exemple par soudage,
et/ou qu'elle peut être plus ou moins tronconique, en convergeant alors en direction
opposée à la partie isolante 15.
[0054] Corollairement, le tronçon avant 16 de la partie isolante 15 est, lui-même, globalement
cylindrique dans la forme de réalisation représentée, en formant, intérieurement,
un logement 20, qui, borné par un épaulement transversal 21, est propre, suivant des
modalités qui, ne relevant pas de la présente invention, ne seront pas décrites en
détail ici, à un emmanchement, avec jeu, mais avec centrage, de la partie métallique
11, et en étant relié, extérieurement, au tronçon arrière 17 associé, par des ailettes
23, qui, régulièrement réparties circulairement, s'étendent globalement radialement,
et qui, à niveau avec le contour extérieur de ce tronçon arrière 17 à son raccordement
à celui-ci, sont effilées en direction du débouché du tronçon avant 16.
[0055] Suivant l'invention, l'extrémité interne 25 de la partie métallique 11, initialement
droite, est globalement déformée en forme de tulipe, en allant en s'épanouissant radialement
en direction opposée à l'axe de l'ensemble, l'arête extérieure 26 de sa tranche 27
forme une arête d'ancrage par laquelle elle est en prise avec la partie isolante 15.
[0056] Par extrémité interne 25 de la partie métallique 11 on entend ici la portion de cette
partie métallique immédiatement adjacente à sa tranche 27, et l'arête extérieure 26
de cette tranche 27 en forme la périphérie de plus grand diamètre.
[0057] En pratique, l'arête d'ancrage que forme cette arête extérieure 26 pénètre à la manière
d'un coin dans la partie isolante 15, et, plus précisément, dans la paroi interne
correspondante du tronçon avant 16 de cette partie isolante 15.
[0058] De préférence, et tel que représenté, l'amplitude
d du déport radial de cette arête extérieure 26, mesurée par rapport à la surface externe
de la portion courante 29 de la partie métallique 11, est du même ordre de grandeur
que l'épaisseur
e de sa paroi.
[0059] En pratique, cette amplitude
d du déport radial de l'arête extérieure 26 formant l'arête d'ancrage est au plus égale
à l'épaisseur
e de la paroi de la partie métallique 11.
[0060] Elle est donc relativement faible.
[0061] En pratique, également, seule l'arête extérieure 26 de la tranche 27 de la partie
métallique 11 est ainsi engagée en forme de coin dans la partie isolante 15, à l'exclusion
de l'arête intérieure 28 de cette tranche 27.
[0062] Au contraire, et suivant l'invention, lorsque l'extrémité interne déformée 25 de
la partie métallique 11 s'étend, comme en l'espèce, en regard d'un épaulement transversal
interne 21 de la partie isolante 15, le diamètre intérieur D1 de cet épaulement transversal
21 est inférieur à celui D2 de la circonférence suivant laquelle s'étend l'arête intérieure
28 de la tranche 27 de cette extrémité interne déformée 25.
[0063] Enfin, dans la forme de réalisation représentée, et suivant des dispositions proposées
par ailleurs, il intervient, dans le logement 20, entre la partie métallique 11 et
la partie isolante 15, un film de colle 30.
[0064] Suivant l'invention, ce film de colle 30 est confiné par l'extrémité interne déformée
25 de la partie métallique 11.
[0065] Il ne s'étend donc que du côté de celle-ci opposé à l'épaulement transversal 21 de
la partie isolante 15.
[0066] Initialement, et tel que déjà souligné ci-dessus, la partie métallique 11, dont l'épaisseur
de paroi
e est en pratique uniforme sur toute sa longueur, est globalement droite, figure 4A.
[0067] Elle est alors engagée dans le logement 20 formé par le tronçon 16 de la partie isolante
15, jusqu'à venir en butée, par sa tranche 27, contre l'épaulement transversal interne
21 bornant ce logement 20.
[0068] Suivant des dispositions proposées par ailleurs, la partie métallique 11 est alors
convenablement centrée dans la partie isolante 15, et, par sa surface interne, elle
s'étend en continuité avec la surface interne de celle-ci.
[0069] Suivant l'invention, et tel que représenté à la figure 4A, il est alors introduit,
dans le tronçon arrière 17 de la partie isolante 15, du côté de celle-ci opposé à
la partie métallique 11, un poinçon 32 dont la partie active 33 est globalement tronconique.
[0070] L'introduction du poinçon 32 est poursuivie jusqu'à ce que, prenant contact, par
sa partie active 33, avec l'extrémité interne 25 de la partie métallique 11, et jusqu
'à ce que, l'effort axial F correspondant étant fait suffisant à cet effet, il provoque,
tel que schématisé à la figure 4B, la déformation en tulipe recherchée pour cette
extrémité interne 25, avec, conjointement, et tel qu'également schématisé sur la figure
4B, une déformation élastique de la partie isolante 15.
[0071] Pour faciliter son action, le poinçon 32 peut être tourné sur lui-même autour de
son axe.
[0072] Quoi qu'il en soit, il résulte de la déformation qu'il applique à l'extrémité interne
25 de la partie métallique 11 l'ancrage de celle-ci dans la partie isolante 15.
[0073] Après le retrait du poinçon 32, la partie isolante 15 reprend élastiquement sa configuration
initiale, cependant que l'extrémité interne déformée 25 de la partie métallique 11
n'est, éventuellement, l'objet que d'un "rebond" élastique plus modéré.
[0074] L'ancrage ainsi réalisé peut être exécuté avant la mise en place du film de colle
30.
[0075] Tel que souligné ci-dessus, il en résulte alors avantageusement un confinement de
celui-ci du côté de l'extrémité interne déformée 25 de la partie métallique 11 opposé
à l'épaulement transversal 21 de la partie isolante 15.
[0076] Mais, en variante, l'ancrage suivant l'invention peut être exécuté après la mise
en place du film de colle 30, en étant alors pratiqué avant la polymérisation de la
colle correspondante.
1. Embout de câblage du genre comportant une partie métallique (1), globalement tubulaire,
qui est destinée à être engagée sur l'extrémité (12), préalablement dénudée, de l'âme
conductrice (13) d'un conducteur électrique (14), pour le câblage de celui-ci, et
une partie isolante (15) qui, formant collerette, est en prise, par un tronçon avant
(16), avec la partie métallique (11), et est destinée à coiffer, par un tronçon arrière
(17), plus large que le tronçon avant (16), l'extrémité correspondante (18) de la
gaine isolante (19) d'un tel conducteur électrique (14), et dans lequel l'extrémité
interne (25) de la partie métallique (11) est globalement déformée en forme de tulipe,
avec l'arête extérieure (26) de la tranche (27) de cette extrémité interne déformée
(25) qui forme une arête d'ancrage, caractérisé en ce que l'arête d'ancrage de l'extrémité
interne déformée (25) de la partie métallique (11) pénètre à la manière d'un coin
dans la partie isolante (15), et cette extrémité interne déformée (25) de cette partie
métallique (11) s'étend en regard d'un épaulement transversal (21) de cette partie
isolante (15) dont le diamètre intérieur (D1) est inférieur à celui (D2) de la circonférence
suivant laquelle s'étend l'arête intérieure (28) de sa dite tranche (27).
2. Embout de câblage suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'amplitude (d) du déport radial de l'arête extérieure (26) de la tranche (27) de l'extrémité interne
déformée (25) de la partie métallique (11) vis-à-vis de la surface externe de la portion
courante (29) de celle-ci est du même ordre de grandeur que l'épaisseur (e) de la paroi de cette partie métallique (11).
3. Embout de câblage suivant la revendication 2, caractérisé en ce que l'amplitude (d) du déport radial de l'arête extérieure (26) de la tranche (27) de l'extrémité interne
déformée (25) de la partie métallique (11) est au plus égale à l'épaisseur (e) de la paroi de cette partie métallique (11).
4. Embout de câblage suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en
ce que seule l'arête extérieure (26) de la tranche (27) de l'extrémité interne déformée
(25) de la partie métallique (11) est en prise avec la partie isolante (15), à l'exclusion
de l'arête intérieure (28) de cette tranche (27).
5. Embout de câblage suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en
ce que, entre la partie métallique (11) et la partie isolante (15), il intervient
un film de colle (30).
6. Embout de câblage suivant la revendication 5, caractérisé en ce que ledit film de
colle (30) est confiné par l'extrémité interne déformée (25) de la partie métallique
(11).
7. Embout de câblage suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en
ce que l'épaisseur (e) de la paroi de la partie métallique (11) est uniforme sur toute la longueur de celle-ci.
8. Procédé pour la formation d'un embout de câblage du genre comportant une partie métallique
(11), globalement tubulaire, qui est destinée à être engagée sur l'extrémité (12),
préalablement dénudée, de l'âme conductrice (13) d'un conducteur électrique (14),
pour le câblage de celui-ci, et une partie isolante (15), qui, formant collerette,
est en prise, par un tronçon avant (16), avec la partie métallique (11), et est destinée
à coiffer, par un tronçon arrière (17), plus large que le tronçon avant (16), l'extrémité
correspondante (18) de la gaine isolante (19) d'un tel conducteur électrique (14),
procédé suivant lequel on prévoit intérieurement dans la partie isolante (15) un logement
(20) borné par un épaulement transversal (21), on emmanche la partie métallique (11)
dans ledit logement (20), et on déforme en forme de tulipe l'extrémité interne (25)
de la partie métallique (11) de manière à ce que l'arête extérieure (26) de sa tranche
(27) pénètre à la manière d'un coin dans la paroi interne correspondante du logement
(20) de la partie isolante (15) et que le diamètre (D2) de la circonférence suivant
laquelle s'étend l'arête intérieure (28) de cette tranche (27) soit supérieur au diamètre
intérieur (D1) de l'épaulement transversal (21) de la partie isolante (11).
1. Kabelschuh, der einen insgesamt rohrförmigen metallischen Teil (11), der dazu bestimmt
ist, auf das zuvor abisolierte Ende (12) des leitenden Kerns (13) eines elektrischen
Leiters (14) für dessen Verkabelung aufgesteckt zu werden, und einen einen Kragen
formenden, isolierenden Teil (15) umfaßt, der mit einem vorderen Abschnitt (16) mit
dem metallischen Teil (11) in Eingriff ist und dazu bestimmt ist, mit einem hinteren
Abschnitt (17), der breiter als der vordere Abschnitt (16) ist, das entsprechende
Ende (18) des isolierenden Mantels (19) eines solchen elektrischen Leiters (14) zu
überdecken, und bei dem das innere Ende (25) des metallischen Teils (11) insgesamt
tulpenförmig verformt ist, wobei die äußere Kante (26) der Stirnfläche (27) dieses
verformten inneren Endes (25) eine Verankerungskante formt, dadurch gekennzeichnet,
daß die Verankerungskante des inneren verformten Endes (25) des metallischen Teils
(11) keilartig in den isolierenden Teil (15) eintritt und dieses innere verformte
Ende (25) des metallischen Teils (11) sich gegenüber einer Querschulter (21) des isolierenden
Teils (15) erstreckt, deren innerer Durchmesser (D1) kleiner als der (D2) des Umfangs
ist, auf welchem sich die innere Kante (28) der Stirnfläche (27) erstreckt.
2. Kabelschuh nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die Amplitude (d) der radialen
Versetzung der äußeren Kante (26) der Stirnfläche (27) des verformten inneren Endes
(25) des metallischen Teils (11) bezüglich der Außenfläche seines laufenden Teils
(29) von derselben Größenordnung wie die Dicke (e) der Wand dieses metallischen Teils
(11) ist.
3. Kabelschuh nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, daß die Amplitude (d) der radialen
Versetzung der äußeren Kante (26) der Stirnfläche (27) des verformten inneren Endes
(25) des metallischen Teils (11) höchstens gleich der Dicke (e) der Wand dieses metallischen
Teils (11) ist.
4. Kabelschuh nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, daß nur die äußere
Kante (26) der Stirnfläche (27) des verformten inneren Endes (25) des metallischen
Teils (11) mit dem isolierenden Teil (15) in Eingriff ist, wobei die innere Kante
(28) dieser Stirnfläche (27) ausgeschlossen ist.
5. Kabelschuh nach einem der Ansprüche 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, daß zwischen
denm metallischen Teil (11) und den isolierenden Teil (15) ein Klebstoffilm (30) eingebracht
ist.
6. Kabelschuh nach Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, daß der Klebstoffilm (30) durch
das verformte innere Ende (25) des metallischen Teils (11) eingekapselt ist.
7. Kabelschuh nach einem der Ansprüche 1 bis 6, dadurch gekennzeichnet, daß die Dicke
(e) der Wand des metallischen Teils (11) auf seiner ganzen Länge gleichförmig ist.
8. Verfahren zur Formung eines Kabelschuhs, der einen insgesamt rohrförmigen metallischen
Teil (11), der dazu bestimmt ist, auf das zuvor abisolierte Ende (12) des leitenden
Kerns (13) eines elektrischen Leiters (14) für dessen Verkabelung aufgesteckt zu werden,
und einen einen Kragen formenden, isolierenden Teil (15) umfaßt, der mit einem vorderen
Abschnitt (16) mit dem metallischen Teil (11) in Eingriff ist und dazu bestimmt ist,
mit einem hinteren Abschnitt (17), der breiter als der vordere Abschnitt (16) ist,
das entsprechende Ende (18) des isolierenden Mantels (19) eines solchen elektrischen
Leiters (14) zu überdecken, Verfahren, gemäß welchem man innen im isolierenden Teil
(15) eine durch eine Querschulter (21) begrenzte Aufnahme (20) vorsieht, den metallischen
Teil (11) in die Aufnahme (20) einsteckt und das innere Ende (25) des metallischen
Teils tulpenförmig verformt, so daß die äußere Kante (26) seiner Stirnfläche (27)
nach der Art eines Keils in die entsprechende innere Wand der Aufnahme (20) des isolierenden
Teils (15) eintritt und daß der Durchmesser (D2) des Umfangs, auf welchem sich die
innere Kante (28) dieser Stirnfläche (27) erstreckt, größer als der innere Durchmesser
(D1) der Querschulter (21) des isolierenden Teils (11) ist.