(19)
(11) EP 0 359 668 A1

(12) DEMANDE DE BREVET EUROPEEN

(43) Date de publication:
21.03.1990  Bulletin  1990/12

(21) Numéro de dépôt: 89402523.8

(22) Date de dépôt:  14.09.1989
(51) Int. Cl.5E05C 19/00
(84) Etats contractants désignés:
AT BE CH DE ES FR GB GR IT LI LU NL SE

(30) Priorité: 16.09.1988 FR 8812229

(71) Demandeur: NININ PLISMY LEJAY (NPL) SA
F-08700 Nouzonville (FR)

(72) Inventeur:
  • De Saint-Gilles, Jacques
    F-08000 Charleville-Mezieres (FR)

(74) Mandataire: Gérardin, Robert Jean René 
PROT'INNOV INTERNATIONAL SA 18 et 18bis, rue de Bellefond BP 328-09
75428 Paris Cèdex 09
75428 Paris Cèdex 09 (FR)


(56) Documents cités: : 
   
       


    (54) Dispositif de sécurité pour vantaux


    (57) L'invention concerne un dispositif de sécurité contre l'effraction, destiné principalement à renforcer la fermeture de vantaux tels que volets, persiennes ou portes.
    Le dispositif est constitué de deux leviers (50) articulés chacun, par l'une de ses extrémités (51) par rapport à un axe (7) porté par une chape (8) fixée contre l'un des jambages (4) d'une baie (1), l'autre extrémité (52) de chacun des leviers (50) comportant un évidement cylindrique (10) destiné à recevoir une partie d'extrémité d'un verrou (110) manoeuvrable par un ergot (15). L'axe d'articulation (7), porté par la chape (8), passe à travers une lumière (6) ménagée longitudinalement dans le levier (50) de façon que, en position de repos, les leviers (50) soient retenus contre les jambages par arc-boutement des leviers contre ceux-ci, par suite de leur coulissement vers le bas sous leur propre poids.




    Description


    [0001] La présente invention concerne un dispositif de sécurité, destiné à renforcer la fermeture de vantaux.

    [0002] On connaît des dispositifs de solidarisation en position fermée de battants de volets, dans lesquels une barre de sécurité est maintenue horizontalement, à mi-hauteur des battants, par des supports de barre, fixés sur la face intérieure de chaque battant. Dans ces dispositifs, les deux extrémités de la barre de fermeture sont conformées en équerre, et les surfaces intérieures de chacune des ailes desdites équerres viennent en appui contre une des faces du dormant.

    [0003] On connaît également des dispositifs de solidarisation de battants, dans lesquels une barre de fermeture pivote autour d'un axe parallèle au piédroit de l'ouverture, axe défini par des charnières. Les lames mobiles de ces charnières sont fixées à la barre de fermeture et les lames fixes sont solidarisées à la bordure libre d'un des deux battants. Un petit levier pivote, à l'une des extrémités, autour d'un petit axe, parallèle à la largeur du piédroit, fixé sur la barre de fermeture, environ à mi-hauteur des battants l'autre extrémité du levier étant destinée à venir prendre appui sur un support en forme de U, fixé sur la face intérieure du second battant.

    [0004] Ainsi, lors de la fermeture des battants, on fait pivoter les battants et la barre de fermeture jusqu'à ce qu'ils se retrouvent dans un plan parallèle au plan de la baie ; les deux extrémités de la barre de fermeture viennent en appui, par l'extrémité inférieure, contre une butée fixée sur la tablette d'appui, et, pour l'extrémité supérieure, contre une butée fixée sur la traverse dormante supérieure, de manière à ce que le plan de chacune des butées se retrouve entre le plan de la barre de fermeture et le plan des battants, puis on engage l'extrémité libre du petit levier dans le U précité, les deux battants sont alors immobilisés.

    [0005] Or, ces dispositifs connus ne garantissent pas une sécurité suffisante contre l'ouverture indésirée des battants de l'extérieur des bâtiments.

    [0006] On connaît déjà un dispositif de sécurité pour vantaux correspondant au préambule de la revendication 1 (Brevet d'invention de la république française n° 1.114.914). Il est constitué de deux leviers, réalisés dans un profilé en U, articulés chacun par rapport au piédroit de l'embrasure par l'intermédiaire d'une chape, comportant un axe d'articulation, et d'un trou de forme oblongue, dont l'extrémité libre comporte un taquet de forme parallélépipédique venant se loger entre les ailes du profilé constituant le levier opposé, compte-tenu qu'un certain recouvrement des extrémités des deux leviers a été prévu pour ce faire . Les deux leviers sont maintenus imbriqués horizontalement par l'intermédiaire de crochets articulés et retenus contre les battants par l'intermédiaire d'un doigt de verrouillage solidaire de la crémone et d'un embrèvement correspondant réalisé dans le talon du profilé constituant le levier supérieur. Un tel dispositif ne peut s'appliquer qu'à des vantaux se fermant par l'intermédiaire d'une crémone et dont la hauteur par rapport à la largeur est suffisante pour permettre, compte-tenu de leur recouvrement, le repli des leviers contre l'embrasure des vantaux. A cela s'ajoute le fait que le montage en saillie des taquets à l'extrémité des leviers oblige à décaler anormalement l'articulation de ceux-ci par rapport à l'embrasure, restreignant ainsi la largeur de celle-ci et lui conférant un aspect inesthétique certain.

    [0007] La présente invention a pour but de remédier à ces inconvénients. L'invention telle qu'elle est caractérisée dans les revendications résout le problème consistant à créer un dispositif de renforcement de la fermeture de battants de vantaux, combinant, à la fois, la garantie d'une sécurité accrue contre les effractions et une simplicité d'utilisation et de rangement.

    [0008] Le dispositif de sécurité pour vantaux selon l'invention se caractérise principalement en ce que les leviers de sécurité comportent, à leur extrémité libre, un évidement axial dans lequel pénètre l'extrémité d'un verrou assurant la solidarisation transversale temporaire des deux leviers et en ce que lesdits leviers sont solidarisés temporairement aux battants par des supports formant chape .

    [0009] Les leviers de sécurité sont constitués d'éléments de profilé tubulaire dont l'une des extrémités est aplatie pour former un oeilleton d'articulation et dont l'autre sert de logement au verrou.

    [0010] Le verrou est constitué d'un tronçon de profilé, de section et de dimension correspondant à celles de l'ame du profilé tubulaire utilisé pour réaliser les leviers de sécurité, comportant un ergot extérieur permettant la manoeuvre et limitant la pénétration dans l'évidement des leviers de sécurité.

    [0011] L'ergot extérieur permettant la manoeuvre et limitant la pénétration du verrou dans l'évidement des leviers de sécurité est situé à une distance D, de l'extrémité du verrou assurant le verrouillage, un peu inférieure à la distance X séparant les extrémités libres des deux leviers de sécurité lorsque ceux-ci sont alignés.

    [0012] Les supports formant chape sont constitués d'une lame métallique dont une partie a été contre-pliée à 90° et dont l'autre partie est fixée au battant correspondant par l'intermédiaire de vis.

    [0013] Selon un mode de réalisation préférentiel de l'invention, le profilé tubulaire utilisé pour réaliser les leviers de sécurité est cylindrique.

    [0014] Les avantages obtenus, grâce à cette invention consistent essentiellement en ceci que les éléments du dispositif de sécurité peuvent être réalisés à partir de profilés métalliques standard en utilisant des moyens courants de l'industrie de la métallurgie et en ce qu'ils peuvent être montés et manoeuvrés aisément sans faire intervenir le moyen de fermeture habituel des vantaux.

    [0015] D'autres caractéristiques et avantages apparaîtront dans la description qui va suivre d'un mode de réalisation de l'invention donné à titre d'exemple non limitatif au regard des dessins annexés sur lesquels:

    - la figure 1 représente une vue partielle, de face, d'un dispositif d'immobilisation de battants, conforme à l'invention, mis en oeuvre sur des volets constitués de panneaux de bois,

    - la figure 2 représente une vue partielle, de face, d'un dispositif selon l'invention dans une position dite de non-utilisation.



    [0016] Les figures représentant une baie de fenêtre 1 close par deux battants 2,3, pivotant autour de gonds (non visibles). Les parties fixes des pentures sont solidarisées aux piédroits de ladite baie 1 et les parties mobiles sont fixées sur les battants 2,3.

    [0017] Ces deux battants 2,3 sont maintenus dans la position fermée, grâce à un dispositif de solidarisation conforme à l'invention. Ce dispositif met en oeuvre, sur chaque battant, un levier de sécurité 50, pièce métallique dont l'une des extrémités 51 comporte une lumière 6 de forme oblongue, destinée au passage d'un axe 7 porté par une chape 8, fixée sur le piédroit 4 de la baie 1, au moyen de deux vis 9, et dont l'autre extrémité 52 comporte un évidement cylindrique axial 10, destiné à loger partiellement une pièce coulissante formant un verrou 110 ; le même verrou 110 est engagé dans les deux évidements pour assurer la solidarisation latérale des deux leviers 50.

    [0018] Ces leviers de sécurité 50 sont arrêtés, dans leur rotation autour de l'axe 7, par des supports 120 fixés sur la face intérieure des battants 2,3 à la même hauteur que la chape 8. Ces supports de leviers 120 sont constitués d'une lame métallique dont une partie 121 est fixée par vis 13 aux battants 2,3 et dont l'autre partie 122 a été légèrement contre-pliée à 90°, de manière à créer un espace entre le support 120 et le battant 2, destiné à recevoir les leviers de sécurité 50.

    [0019] L'évidement 10 desdits leviers de sécurité 50, permet le coulissement du verrou 110, dont la fonction est de solidariser les deux leviers 50 et, ainsi, d'immobiliser complètement les deux battants par l'intermédiaire des supports 120. Ce verrou 110 comporte, sur sa surface, un ergot 15, destiné, d'une part, à faciliter sa manoeuvre et, d'autre part, à empêcher une pénétration complète à l'intérieur de l'évidement cylindrique 10 de l'un des leviers 50. Cet ergot 15 est situé à une distance D de l'extrémité 111 du verrou 110 un peu inférieure à la distance X séparant les extrémités libres des deux leviers de sécurité lorsque ceux-ci sont alignés.

    [0020] On notera qu'une seule partie du dispositif a été représentée et qu'il faut considérer l'autre partie comme étant identique à la première.

    [0021] Sur la figure 2, un dispositif de l'invention est représenté partiellement, dans une position de non-­utilisation. En effet, lorsque l'on veut ouvrir les battants, il suffit de faire coulisser le verrou 110 afin de le dégager de l'un des évidements 10, puis de faire pivoter les leviers 50 autour de l'axe 7 jusqu'à ce qu'ils soient parallèles à une direction longitudinale du piédroit 4; dans cette position, la lumière 6, ménagée dans l'extrémité de chaque levier 50, guide en translation vers le bas ces mêmes leviers sous leur propre poids jusqu'à ce que l'axe 7 vienne en contact avec l'autre extrémité de la lumière 6, qui sert alors de butée. Dans cette position, l'extrémité inférieure des leviers de sécurité 50 bloque la rotation du levier autour de l'axe 7 par arc-boutement et permet ainsi une mise en position d'attente du dispositif sans recourir à son démontage, avec un effacement suffisant.

    [0022] Lors d'une réutilisation, il suffira d'exercer une traction vers le haut sur les leviers 50 pour amener la lumière 6 en butée opposée, puis de faire pivoter lesdits leviers 50 pour obtenir la remise en service du dispositif d'immobilisation, en procédant comme il a été indiqué plus haut. On comprend que le dispositif n'est pas réservé uniquement à renforcer la fermeture d'un ventail à deux battants, mais qu'il est directement adaptable aux vantaux à un seul battant.

    [0023] Bien que l'on ait décrit et représenté une forme particulière de réalisation de l'invention, il doit être compris que celle-ci ne doit pas être limitée à cette forme et à ces moyens, mais qu'elle s'étend à tous les dispositifs d'immobilisation de battants et à d'autres sortes de vantaux, comportant les caractéristiques générales énoncées ci-dessus.

    [0024] Par ailleurs, une version simplifiée du dispositif peut être envisagée en réduisant le nombre de leviers 50 à un seul et en engageant l'extrémité du verrou 110 dans un orifice percé dans le jambage opposé.


    Revendications

    1. Dispositif de sécurité pour vantaux destiné à renforcer la fermeture de ceux-ci, comprenant deux leviers de sécurité articulés, par l'une de leurs extrémités, par rapport à un axe porté par une chape fixée, elle-même, sur le jambage d'une ouverture, caractérisé en ce que les leviers de sécurité (50) comportent, à leur extrémité libre (52), un évidement axial (10) dans lequel pénètre l'extrémité d'un verrou (110) assurant la solidarisation transversale temporaire des deux leviers (50) et en ce que lesdits leviers (50) sont solidarisés temporairement aux battants (2,3) par des supports (120) formant chape.
     
    2. Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que les leviers de sécurité (50) sont constitués d'éléments de profilé tubulaire dont l'une des extrémités est aplatie pour former un oeilleton d'articulation (51) et dont l'autre (52) sert de logement au verrou (110).
     
    3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que le profilé tubulaire, utilisé pour réaliser les leviers de sécurité (50), est cylindrique.
     
    4. Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que le verrou (110) est constitué d'un tronçon de profilé, de section et de dimension correspondant à celles de l'âme du profilé tubulaire utilisé pour réaliser les leviers de sécurité (50), comportant un ergot extérieur (15) permettant la manoeuvre et limitant la pénétration dans l'évidement (10) des leviers (50).
     
    5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'ergot extérieur (15) permettant la manoeuvre et limitant la pénétration du verrou (110) dans l'évidement (10) des leviers de sécurité (50) est situé à une distance (D) de l'extrémité (111) du verrou (110) assurant le verrouillage, un peu inférieure à la distance (X) séparant les extrémités libres des deux leviers (50) lorsque ceux-ci sont alignés.
     
    6. Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que les supports (120) formant chape sont constitués d'une lame métallique dont une partie (122) a été contre-pliée à 90° et dont l'autre partie (121) est fixée au battant correspondant par l'intermédiaire de vis (13).
     




    Dessins







    Rapport de recherche