[0001] La présente invention est relative au travail mécanique des peaux et cuirs et elle
concerne, plus particulièrement, les machines refendeuses, du type à lame entraînée
en défilement sans fin, perpendiculairement au sens de progression d'une peau, pour
en assurer le refendage, en vue d'obtenir une feuille côté fleur et une croûte, généralement
côté chair, laquelle peut aussi, dans certains cas, être une nouvelle fois refendue
ultérieurement.
[0002] Le refendage est une opération qui intervient, le plus généralement, sur des peaux
en l'état tripe initial ou en l'état tripe après picklage. Cet état correspond à un
traitement d'humidification de la peau, en association avec des sels appropriés pour
faire gonfler la peau et lui permettre de présenter une épaisseur suffisante pour
exécuter avec précision son refendage.
[0003] Une peau à l'état en tripe a ceci de particulier qu'elle se présente en un état relativement
souple, rendant difficile la prise en charge, l'acheminement et le guidage jusqu'au
bord de coupe de la lame en défilement et la sortie de la machine.
[0004] Au passage de la lame, le défilement dans un sens de cette dernière tend à entraîner
la feuille et la croûte qui sont ainsi déviées de leur direction de progression.
[0005] Pour éviter le déchirement, la destruction ou, encore, le bourrage de la machine,
il est nécessaire d'assurer la prise en charge de la feuille refendue, à partir de
la table de sortie de la machine à refendre.
[0006] Jusqu'à ces dernières années, cette opération était effectuée manuellement par un,
voire, plus fréquemment, deux opérateurs chargés d'agripper la feuille refendue pour
l'extraire de la machine en lui imposant une traction dans la direction de cheminement,
ainsi que dans des directions sensiblement perpendiculaires, en vue de procéder à
son établissage immédiat. De cette manière, les risques d'entraînement latéral, d'enroulement
et de déchirement peuvent être considérés réduits à la valeur minimale.
[0007] Il faut, toutefois, considérer que si cette façon de procéder permet, au moins en
partie, de résoudre le problème posé, il s'agit d'une tâche ingrate et fatiguante,
imposant une dépense d'énergie non négligeable à deux opérateurs astreints à travailler
dans un milieu humide, polluant et agressif pour les mains.
[0008] Pour tenter de supprimer cette intervention manuelle, la technique antérieure a proposé,
et par exemple la demande
DE-A-3 623 443, un dispositif extracteur constitué par un banc portant un transporteur ou tapis sans
fin, dit évacuateur. Ce tapis, s'étendant, généralement, dans un plan sensiblement
horizontal, est apte à être engagé au-dessus de la table de sortie d'une machine à
refendre. Dans d'autres machines utilisant le même principe, le tapis transporteur
est associé, au niveau de son rouleau antérieur, à un cylindre extracteur monté en
bout d'un bras articulé et sollicité en pincement sur le tapis par l'intermédiaire
d'organes élastiques.
[0009] Un dispositif extracteur du type ci-dessus ne donne pas satisfaction pour les raisons
suivantes.
[0010] Tout d'abord, il est nécessaire de tenir compte de l'obligation de pouvoir engager
et désengager le tapis transporteur par rapport à la table de sortie de la machine
à refendre pour faciliter l'accès éventuel à cette dernière lors des nécessaires opérations
de nettoyage, de réglage, voire de changement de lame. A cette fin, le banc est monté
sur des rails adaptés au sol et dont la longueur doit tenir compte de celle utile
du transporteur, afin de pouvoir amener le rouleau antérieur de ce dernier en dégagement
total par rapport à la machine à refendre.
[0011] Cette disposition, obligée sur la base de la structure actuelle, implique de neutraliser
un encombrement au sol très important derrière la machine à refendre, puisqu'il convient
de pouvoir l'utiliser pour l'engagement ou le dégagement, et inversement, du dispositif
extracteur associé.
[0012] Une telle neutralisation est, particulièrement, préjudiciable à la bonne utilisation
de la surface utile des locaux couverts et implique de faire intervenir des structures
nécessaires au déplacement guidé, dans un sens ou dans l'autre, du dispositif extracteur.
[0013] Ensuite, la mise en oeuvre d'un rouleau extracteur, au-dessus du rouleau antérieur
du tapis évacuateur, aboutit à la constitution d'un bec extracteur de hauteur importante.
Cette cote d'encombrement vertical limite considérablement l'engagement du bec en
direction de la lame de coupe et laisse subsister, entre cette dernière et l'intervalle
de préhension et d'extraction existant entre le cylindre extracteur et le rouleau
antérieur, une longueur relativement importante, le long de laquelle la feuille refendue
n'est pas prise en charge.
[0014] C'est l'une des raisons pour lesquelles, en pratique, on constate, avant prise en
charge, l'échappement de feuilles refendues qui, sous l'influence du sens de défilement
de la lame de coupe, sont entraînées en dérive latérale, au point d'être détériorées
et de provoquer l'arrêt de fonctionnement de la machine par bourrage.
[0015] L'objet de l'invention est de remédier aux inconvénients ci-dessus constatés, en
proposant un nouveau dispositif extracteur conçu pour être implanté à demeure à l'arrière
d'une machine refendeuse en réduisant, à la valeur minimale, l'encombrement au sol
occupé de façon définitive.
[0016] Un autre objet de l'invention est de proposer un dispositif extracteur capable d'assurer,
dans une position stable à demeure, l'engagement ou le dégagement de moyens d'extraction
par rapport à la table de sortie arrière d'une machine à refendre, de manière à offrir
un accès complet pour l'exécution des opérations de nettoyage, débourrage, changement
de lame, réglage, etc.
[0017] Un autre objet de l'invention est de proposer un dispositif extracteur particulièrement
conçu pour que son bec de préhension puisse être engagé très profondément au-dessus
de la table de sortie, de manière à être situé le plus près possible de la lame de
coupe, afin de pouvoir prendre en charge et extraire, le plus tôt possible, une feuille
refendue.
[0018] Pour atteindre les objectifs ci-dessus, le dispositif extracteur selon l'invention
est caractérisé en ce qu'il comprend :
- un bâti sensiblement vertical destiné à être placé à proximité de la façade arrière
de la machine refendeuse et délimitant une voie de support, de guidage et de roulement,
- un châssis monté sur la voie et relié à au moins un organe moteur capable de le
déplacer sur la voie d'une position haute de dégagement à une position basse de travail
en engagement au-dessus de la table de sortie de la machine à refendre,
- un tapis évacuateur porté par le châssis et mû en déplacement dans la direction
de progression de la feuille pour ce qui concerne son brin supérieur,
- une semelle de décollement portée par le châssis pour s'étendre, le long du bord
antérieur du châssis perpendiculairement à la direction de progression et pour coopérer
avec la table de sortie en position de travail du châssis,
- et un ensemble de rouleaux extracteurs disposés parallèlement au dessus de la semelle.
[0019] Diverses autres caractéristiques ressortent de la description faite ci-dessous en
référence aux dessins annexés qui montrent, à titre d'exemples non limitatifs, des
formes de réalisation de l'objet de l'invention.
La fig. 1 est une élévation latérale schématique d'une machine à refendre, associée à un dispositif
extracteur conforme à l'invention.
La fig. 2 est une vue schématique transversale prise selon la ligne II-II de la fig. 1.
La fig. 3 est une vue schématique partielle, partie en coupe, montrant, à plus grande échelle,
des détails de construction du dispositif selon l'invention.
La fig. 4 est une vue en plan partielle prise, sensiblement, selon la ligne IV-IV de la fig.3.
[0020] La
fig. 1 montre une machine
1 à refendre dans l'épaisseur les peaux et cuirs. De manière traditionnelle, une telle
machine comporte un bâti
2 supportant, par des moyens de guidage et d'entraînement, une lame de coupe
3 dont le brin supérieur, seul représenté à la
fig. 1, est entraîné en défilement selon une direction perpendiculaire au plan du dessin.
[0021] La lame de coupe
3 est disposée selon un plan
P-P′ à proximité d'un ensemble de cylindres, respectivement d'appui
4 et entraîneur
5, délimitant entre eux une section de passage devant être empruntée par une peau à
refendre. Les cylindres
4 et
5 sont alignés selon un plan
P₁-P₁′ qui est, généralement, perpendiculaire au plan
P.
[0022] Une machine à refendre, telle que ci-dessus, comporte, en façade avant, une table
6 d'entrée ou d'approvisionnement permettant de présenter à plat une peau sur le plan
P-P′ pour l'amener dans la section de passage entre les rouleaux
4 et
5, au-delà desquels cette peau est soumise à l'action de la lame
3.
[0023] Une machine du type ci-dessus possède un bâti qui délimite, de part et d'autre de
la lame
3, un couloir
7 d'évacuation des croûtes refendues et une table
8 de sortie en façade arrière, pour le guidage des feuilles refendues vers un dispositif
de prise en charge. La table de sortie
8 est située à proximité du cylindre
5 et délimite, avec ce dernier, un intervalle de dégagement
9 à partir duquel il convient de prendre en charge une feuille refendue pour aider
à sa mise sous tension et à son établissement favorisant le refendage et l'extraction
dans des conditions convenables.
[0024] Le dispositif extracteur selon l'invention est, justement, prévu pour prendre en
charge une telle feuille refendue dans l'intervalle
9, de façon automatique, par des moyens mécaniques qui sont décrits dans ce qui suit.
[0025] Le dispositif extracteur comprend un bâti
10, en forme de portique, principalement constitué par deux montants
11 réunis par une ou plusieurs traverses
12. Les montants
11 sont destinés à occuper une direction verticale et sont ancrés au sol, de manière
à être situés le plus près possible de la façade arrière de la machine
1.
[0026] Ainsi que cela ressort de la comparaison des
fig. 1 et
2, le bâti
10 porte, sur sa face tournée vers la machine
1, une voie
13 de support et de guidage pour un châssis mobile
14. La voie
13 est, de préférence, constituée par des segments de rail
15 s'étendant verticalement à la partie supérieure du bâti
10, légèrement en retrait des montants
11. Les segments
15 sont courbes et présentent leur concavité tournée vers la façade arrière de la machine.
Les segments de rail
15 sont constitués par des profilés avec lesquels peuvent coopérer des galets
16 portés par le châssis
14. Les galets
16 sont, de préférence, montés sur des joues
17 réunies par des traverses entretoises
18 pour former l'ossature du châssis
14. Les galets
16 sont, de préférence, prévus en deux jeux latéraux de deux duos chacun, de manière
à conférer une stabilité propre au châssis sur les segments
15 qui le portent.
[0027] La position des segments
15 est déterminée pour conférer au châssis
14 une position basse de butée, représentée en traits pleins à la
fig. 1, dans laquelle il s'étend dans un plan sensiblement horizontal, en engagement dans
l'intervalle
9 et une position haute selon une orientation inclinée, telle qu'illustrée en trait
mixte à la
fig. 1, en dégagement total de l'intervalle
9, de la table
8 et de la façade arrière de la machine
1. Le passage d'une position, dite de travail en engagement inférieur, à l'autre position,
dite de dégagement supérieur, peut être commandé par l'intermédiaire d'au moins un
organe moteur
19, de préférence constitué par un vérin hydraulique à course rectiligne, interposé
entre le bâti
10 et le châssis
14.
[0028] Ainsi que cela ressort de l'examen de la
fig. 1, la structure porteuse se caractérise par une ossature d'orientation verticale portant,
sur une face tournée vers la machine
1, une voie de guidage sur laquelle est monté mobile un châssis possédant, au-delà
des galets
16, une partie antérieure en porte-à-faux. Cette structure permet d'implanter et de
fixer à demeure le bâti
10 à proximité de la face arrière d'une machine
1 et de pouvoir amener le châssis
14, soit dans une position d'engagement ou de travail, soit dans une position de dégagement,
sans modification de l'implantation du bâti
10 ni déplacement relatif.
[0029] Il devient ainsi possible de réduire notablement l'encombrement au sol nécessairement
occupé par le dispositif, tout en offrant une possibilité d'engagement, de dégagement
et d'accessibilité permettant l'exécution des opérations de nettoyage, changement,
réglage, etc, sur la machine
1.
[0030] Selon une autre disposition constructive de l'invention, les joues
17 du châssis
14 supportent un tapis transporteur sans fin
20 qui entoure un rouleau arrière
21, dit de renvoi et d'entraînement. Le rouleau
21 peut, à cet effet, être motorisé de toute façon appropriée ne faisant pas partie
directement de l'invention, en raison de la connaissance que l'homme de l'art possède
des différentes possibilités offertes en la matière. Le tapis transporteur sans fin
20 entoure, par ailleurs, un rouleau,
22 dit antérieur, qui s'étend parallèlement au plan du bâti
10, de manière à être disposé perpendiculairement au sens de progression d'une peau
prise en charge par la machine
1 selon la flèche
f (fig. 3). Le rouleau antérieur
22 est de faible diamètre et se trouve complété, en face inférieure du châssis
14, par un rouleau
23, dit tendeur, conférant, en outre, au brin inférieur du tapis
20 un cheminement selon une portion inclinée
24, de même angle que celui d'un pan incliné
25 prolongeant la table de sortie
8 de la machine
1.
[0031] Les joues
17 du châssis
14 portent, par ailleurs, à leur extrémité antérieure des pattes
26 supportant une semelle
27, dite de décollement, destinée à coopérer avec la table de sortie
8. La semelle
27 s'étend parallèlement au rouleau
22, en amont de celui-ci par rapport au sens de progression d'une peau selon la flèche
f. Les pattes
26 sont adaptées sur les joues
17, de manière à permettre un réglage de l'inclinaison relative de la semelle
27 par rapport à la table
8. La semelle
27 est constituée par une plaque rigide
28 de faible largeur qui est adaptée sur un profilé cornier
29 de raidissement reliant les pattes
26.
[0032] Les joues
17 du châssis
14 supportent des flasques
30 adaptés en retrait du rouleau antérieur
22 et entretoisés par une poutre
31. Les flasques
30 et la poutre
31 supportent un ensemble
32 de rouleaux extracteurs disposés parallèlement entre eux et au rouleau antérieur
22 pour être situés au-dessus de la semelle
27. L'ensemble
32 comprend des bras
33 montés par l'intermédiaire de pivots
34, de manière à pouvoir pivoter dans le sens de la flèche
f₁.
[0033] Chaque bras
33 comporte une première partie terminale
35, dite arrière,traversant la poutre
31 et dont le débattement est limité par une butée réglable
36 et par un absorbeur élastique
37 à dureté réglable. La butée
36 et l'absorbeur élastique
37 sont, de préférence, portés par la poutre
31 et sont disposés en opposition de part et d'autre des bords de la partie terminale
35.
[0034] Les bras
33 comportent, à l'opposé de la partie terminale
35, chacun une partie terminale antérieure
39 délimitant des paliers pour le support d'au moins deux rouleaux extracteurs
40 et
41, continus ou segmentés, s'étendant parallèlement entre eux et au rouleau
22 en étant disposés au-dessus de la semelle
27. Les rouleaux
40 et
41 sont entraînés en rotation par l'intermédiaire d'une transmission
42 (
fig. 4) prenant son mouvement à partir d'une poulie
43 mue en rotation directement ou par une transmission
44, par un organe moteur approprié
45. De préférence, le rouleau
40 comporte des rainures axiales pour faciliter la prise en charge et l'extraction,
alors que le rouleau suivant
41, à fonction d'extraction complémentaire, est, de préférence, pourvu de cannelures
hélicoïdales favorables, lors de la prise en charge de la feuille, à un établissement
de cette dernière par étirement transversal.
[0035] Selon une disposition avantageuse, les parties antérieures des flasques
30 portent, également, derrière le rouleau
41, un rouleau
46 dit de post-entraînement situé sensiblement au-dessus du rouleau antérieur
22 et du brin supérieur du tapis
20. Le rouleau
46 est mû en rotation par l'intermédiaire d'une transmission propre prélevant son mouvement
de la poulie
43.
[0036] L'examen de la
fig. 3 permet de constater que la disposition structurelle décrite ci-dessus permet, en
mettant en oeuvre une semelle inférieure
27 et des rouleaux extracteurs superposés de faible diamètre, de former, le long du
bord antérieur du châssis
14, un bec de préhension ou de prise en charge de faible hauteur, susceptible d'être
engagé dans l'intervalle
9 pour occuper la position la plus proche possible de la lame de coupe
3. De cette manière, la distance, entre le fil de coupe de la lame et le bord antérieur
de la semelle
27, se trouve réduite par rapport aux installations actuelles.
[0037] Ainsi, une feuille
I, refendue dans l'épaisseur à partir d'une peau
p, est amenée à gravir la semelle
27 suivant la table de sortie
8 et à être prise en charge par le rouleau extracteur
40, avant d'avoir pu être sollicitée en dérive transversale par le défilement de la
lame
3. Il en résulte une mise sous tension rapide et à faible distance de la ligne de refendage,
permettant d'établir convenablement la feuille
I, de la tendre pour l'exécution d'une coupe convenable par la lame
3 et d'éviter les plis ultérieurs.
[0038] L'action d'extraction est complétée par le rouleau
41 qui agit en combinaison avec le rouleau
40, tout en procédant, par l'intermédiaire de ses cannelures hélicoïdales, à un établissement
de la feuille
I qui peut ainsi être alors prise en charge par le brin supérieur du tapis
20 pour être évacuée.
[0039] Pour parfaire l'extraction, le rouleau
46 est prévu de manière à maintenir la prise en charge de la feuille
I lorsque le bord postérieur de cette dernière est libéré par le rouleau
41. De cette manière, l'ensemble de la feuille est acheminé, dans le sens de la flèche
f₂, en étant correctement pris en charge par le brin supérieur du tapis
20.
[0040] Il y a lieu de noter que le montage de l'ensemble
32, par l'intermédiaire des bras
33, permet, en réglant convenablement les absorbeurs
37, de conférer une faculté de débattement possible pour absorber les variations d'épaisseur
des feuilles
I tout en exerçant une pression par les rouleaux
40 et
41.
[0041] L'invention n'est pas limitée aux exemples décrits et reeprésentés car diverses modifications
peuvent y être apportées sans sortir de son cadre.
1 - Dispositif extracteur de feuille pour machines à refendre les peaux et du type
à lame de coupe (3) entraînée en défilement sans fin, sensiblement au droit d'un ensemble de cylindres
d'appui (4) et entraîneur (5) superposés, selon une direction perpendiculaire à un sens de progression (f) d'une peau (p) depuis une table d'entrée ou d'approvisionnement (6) prévue en façade avant jusqu'à une table de sortie (8) ménagée en façade arrière, assumant le transfert des feuilles refendues et qui se
trouve située au-dessus d'un couloir (7) d'évacuation des croûtes refendues,
caractérisé en ce qu'il comprend :
- un bâti (10) sensiblement vertical destiné à être placé à proximité de la façade arrière de la
machine refendeuse (1) et délimitant une voie (13) de support, de guidage et de roulement,
- un châssis (14) monté sur la voie et relié à au moins un organe moteur (19) capable de le déplacer sur la voie d'une position haute de dégagement à une position
basse de travail en engagement au-dessus de la table de sortie de la machine à refendre,
- un tapis évacuateur (20) porté par le châssis et mû en déplacement dans la direction de progression de la
feuille pour ce qui concerne son brin supérieur,
- une semelle (27) de décollement portée par le châssis pour s'étendre, le long du bord antérieur du
châssis, perpendiculairement à la direction de progression et pour coopérer avec la
table de sortie en position de travail du châssis,
- et un ensemble (32) de rouleaux extracteurs (40, 41) disposés parallèlement au dessus de la semelle.
2 - Dispositif extracteur selon la revendication 1,
caractérisé en ce que la voie (13) est constituée par deux segments (15) de rails verticaux, profilés pour coopérer avec des jeux de galets (16) portés par le châssis (14).
3 - Dispositif extracteur selon la revendication 2,
caractérisé en ce que les segments de rails (15) sont courbes et orientés pour que leur concavité soit tournée vers la façade arrière
de la machine à refendre (1).
4 - Dispositif extracteur selon la revendication 1,
caractérisé en ce que le châssis (14) comporte, à partir de la voie (13) le supportant, une partie antérieure en porte-à-faux de pénétration dans un intervalle
de dégagement (9) délimité en façade arrière de la machine refendeuse par la table de sortie (25) de cette dernière.
5 - Dispositif extracteur selon la revendication 1 ou 4,
caractérisé en ce que le châssis comprend :
- deux joues (17) pourvues, dans leur partie sensiblement médiane, des galets (16) coopérant avec les rails (15),
- des rouleaux (21, 22, 23) de renvoi et d'entraînement du tapis évacuateur (20), montés aux extrémités antérieure et postérieure des joues (17),
- des flasques (30) réunis par une poutre (31) munie de pivots (34) d'articulation de l'ensemble (32) des rouleaux extracteurs (40, 41),
- et des pattes (26) adaptées à l'extrémité antérieure du châssis et portant la semelle (27).
6 - Dispositif extracteur selon la revendication 5,
caractérisé en ce que l'ensemble (32) comprend des bras (33) montés sur les pivots (34) et comportant chacun :
- une première partie terminale arrière (35) coopérant avec un absorbeur élastique (37) à dureté réglable sollicitant cette première partie en appui contre une butée (36) réglable portée par le châssis,
- une seconde partie terminale (39) pourvue de paliers de support des rouleaux extracteurs (40, 41).
7 - Dispositif extracteur selon la revendication 6,
caractérisé en ce que l'absorbeur (37) et la butée (36) sont disposés en opposition de part et d'autre de la première partie terminale (35) de chaque bras (33).
8 - Dispositif extracteur selon la revendication 5 ou 6,
caractérisé en ce que l'ensemble extracteur (32) comprend un premier rouleau extracteur (40) mû en rotation et tournant parallèlement
au dessus de la partie terminale antérieure de la semelle (27) et un second rouleau (41) extracteur complémentaire et établisseur, parallèle au premier, également mû en
rotation et situé au-dessus de la semelle (27) en arrière du premier rouleau.
9 - Dispositif extracteur selon la revendication 8,
caractérisé en ce que l'ensemble extracteur (32) comprend aussi un rouleau (46) de post-entraînement disposé parallèlement et derrière le rouleau (41) et sensiblement à l'aplomb du rouleau de renvoi antérieur (22) du tapis évacuateur (20) en étant porté parles flasques (30).
10 - Dispositif extracteur selon la revendication 8 ou 9,
caractérisé en ce que les rouleaux (40, 41 et 46) sont crantés.