[0001] La présente invention concerne essentiellement un procédé et un joint d'étanchéité
à lèvre d'étanchéité à sens de courbure inversé.
[0002] Plus particulièrement, l'invention concerne un procédé et un joint pour assurer l'étanchéité
notamment au centre d'une croix formée par quatre châssis de menuiserie, par exemple
de fenêtres ou de panneaux, notamment d'isolation extérieure de bâtiment.
[0003] On sait que dans le bâtiment on est souvent confronté avec des problèmes d'étanchéité
entre des châssis de menuiserie, de fenêtres ou de panneaux. On tente généralement
de résoudre ces problèmes d'étanchéité grâce à l'emploi d'un joint courant à lèvre
d'étanchéité fixé par un pied dans un organe de réception du châssis, tel qu'une gorge
ou rainure. La mise en place de ces joints est en général peu aisée. On peut trouver
ces joints d'étanchéité du côté extérieur du châssis ou même du côté intérieur, pour
renforcer l'étanchéité, mais au niveau de la croix on a un empilage de quatre lèvres
simples incurvées ou non créant un noeud d'étanchéité imparfaite.
[0004] Il a déjà été proposé dans la technique antérieure d'utiliser des joints d'étanchéité
tubulaires. Cependant, les parties tubulaires de ces joints se déforment dans les
angles en raison de l'angle du châssis, habituellement à 90°, ce qui conduit à la
formation d'un jour ou espace entre les parties tubulaires des joints. Ce jour ou
cet espace est plus important lorsqu'on se trouve à la croix formée par quatre châssis.
[0005] On a déjà proposé par le document FR-A-2 533 001 de résoudre ce problème d'étanchéité
entre les châssis, et en particulier au niveau de la croix formée par quatre châssis
à l'aide d'un joint d'étanchéité du type tubulaire ayant une section droite sensiblement
triangulaire et aplatie, la base étroite du triangle étant du côté du pied du joint
de sorte que le joint présente deux faces sensiblement planes à angle aigu, ce joint
tubulaire comportant dans les angles une seule face par suppression de l'autre face
dans chacun des quatre joints adjacents au niveau des angles, ceci afin d'éviter un
empilement excessif de faces (au nombre total de 8) au centre de la croix définie
au niveau des angles.
[0006] Cette solution présente cependant l'inconvénient de ne pas assurer une étanchéité
en toute circonstance en raison de l'espace libre existant entre la partie tubulaire
du joint et la partie à une seule lèvre ; on retrouve, en outre, la solution antérieure
de l'empilage de quatre lèvres, généralement planes, ce qui ne résoud pas le problème
technique de l'étanchéité au niveau de la croix.
[0007] La présente invention a donc pour but de résoudre le nouveau problème technique consistant
en la fourniture d'une solution permettant d'assurer l'étanchéité entre châssis de
menuiserie adjacents, et notamment au centre d'une croix formée par quatre châssis
de menuiserie, évitant l'emploi de joints tubulaires grâce à l'emploi de joints à
lèvre simple d'étanchéité, de faible coût, tout en assurant une étanchéité parfaite,
en particulier au niveau de ladite croix.
[0008] La présente invention a encore pour but de résoudre le nouveau problème technique
ci-dessus d'une manière extrêmement simple, permettant un montage aisé des châssis
de menuiserie.
[0009] Ces problèmes techniques sont résolus pour la première fois d'une manière particulièrement
simple, sûre, peu coûteuse, utilisable à l'échelle industrielle.
[0010] Ainsi, selon un premier aspect, la présente invention fournit un procédé pour assurer
l'étanchéité entre châssis de menuiserie adjacents, notamment au centre d'une croix
formée par quatre châssis de menuiserie, par exemple de fenêtre ou de panneaux, dans
lequel on utilise un joint courant à lèvre simple d'étanchéité montable sur le pourtour
de chacun des châssis, caractérisé en ce qu'on prévoit un joint courant à lèvre simple
d'étanchéité incurvée comprenant une inversion de sens de courbure dans les parties
du joint destinées à être positionnées sensiblement verticalement dans les parties
verticales dudit châssis de menuiserie, ledit joint comprenant ainsi une partie de
lèvre verticale incurvée vers l'extérieur et une partie de lèvre verticale incurvée
vers l'intérieur, relativement au châssis ; on dispose chaque joint sur son châssis
associé de telle sorte que la partie de lèvre incurvée vers l'extérieur soit au-dessus
de la partie de lèvre incurvée vers l'intérieur ; et on pose le châssis de sorte à
réaliser un tuilage desdites lèvres incurvées, en particulier dans la zone de la
croix formée par quatre châssis, en obtenant ainsi une étanchéité parfaite en particulier
au niveau de la croix définie entre plusieurs châssis.
[0011] Selon une caractéristique particulièrement avantageuse du procédé selon l'invention,
celui-ci est caractérisé en ce qu'on prévoit l'inversion du sens de courbure de la
lèvre d'étanchéité en un point sensiblement médian de la lèvre verticale. Ce point
sensiblement médian correspond généralement sensiblement à un plan de symétrie du
joint d'étanchéité.
[0012] Selon un mode de réalisation particulièrement avantageux du procédé selon l'invention,
on prévoit l'inversion du sens de courbure de la lèvre d'étanchéité en un point supérieur
de ladite lèvre. Selon une autre variante de réalisation, on prévoit cette inversion
du sens de courbure de la lèvre d'étanchéité en un point inférieur de ladite lèvre.
[0013] Selon une autre caractéristique avantageuse du procédé selon l'invention, on réalise
l'inversion de courbure de la lèvre par moulage approprié du joint d'étanchéité. Une
variante de réalisation consiste à réaliser une solidarisation de deux demi-lèvres
à sens de courbure inversé par tout moyen approprié, tel que collage ou vulcanisation
des bords des deux demi-lèvres adjacentes.
[0014] Selon une autre caractéristique avantageuse de l'invention, la courbure de la lèvre
d'étanchéité est telle que lors du tuilage on réalise une compression des lèvres,
ce qui favorise grandement l'étanchéité.
[0015] Selon une autre caractéristique avantageuse de l'invention, les lèvres horizontales
du joint ont le même sens de courbure que la partie de lèvre verticale adjacente,
ce qui favorise le tuilage et l'obtention d'une étanchéité parfaite.
[0016] Naturellement, la section de la lèvre du joint d'étanchéité peut varier en fonction
du jeu existant entre les châssis. Ces lèvres peuvent être réalisées en élastomère
vulcanisé ou en matériau thermoplastique.
[0017] Selon un deuxième aspect, la présente invention concerne également un joint d'étanchéité
assurant une étanchéité notamment au centre d'une croix formée par quatre châssis
de menuiserie adjacents, comprenant un joint courant à lèvre simple d'étanchéité
montable sur le pourtour de chacun des châssis grâce à un pied insérable dans un
organe de réception du châssis, tel qu'une rainure, caractérisé en ce que ladite lèvre
d'étanchéité est une lèvre simple incurvée comprenant une inversion de sens de courbure
dans les parties de joint destinées à être positionnées sensiblement verticalement
dans les parties verticales dudit châssis de menuiserie, ledit joint comprenant ainsi
une partie de lèvre verticale incurvée vers l'extérieur et une partie de lèvre verticale
incurvée vers l'intérieur relativement au châssis ; ladite partie de lèvre incurvée
vers l'extérieur étant située au-dessus de la partie de lèvre incurvée vers l'intérieur.
[0018] Ainsi, l'écoulement éventuel de l'eau a lieu dans la rigole définie par la partie
de lèvre incurvée vers l'extérieur située dans la partie supérieure du joint d'étanchéité
et se poursuit ensuite sur la partie de lèvre incurvée vers l'intérieur pour être
encore guidé dans la rigole définie par la partie de lèvre incurvée vers l'extérieur
du joint du châssis suivant situé au-dessous du châssis en question. Naturellement,
les modes ou variantes de réalisation de ce joint peuvent être tels que définis précédemment
en relation avec le procédé.
[0019] On comprend ainsi que ce joint d'étanchéité soit simplifié, soit d'un faible coût
de fabrication, d'un montage aisé, utilisable à l'échelle industrielle.
[0020] D'autres buts, caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront clairement
à la lumière de la description explicative qui va suivre faite en référence aux dessins
annexés représentant plusieurs modes de réalisation d'un joint d'étanchéité selon
l'invention, donnés simplement à titre d'illustration et qui ne sauraient donc en
aucune façon limiter la portée de l'invention.
Dans les dessins :
- la figure 1 est une vue de face, en plan d'un premier mode de réalisation d'un joint
d'étanchéité selon l'invention ;
- la figure 2 est une vue latérale de côté selon la flèche II de la figure 1, représentant
la partie verticale de la lèvre d'étanchéité vue latéralement ;
- la figure 3 est une vue similaire à la figure 2 d'un deuxième mode de réalisation
d'une lèvre d'étanchéité inversée selon l'invention ;
- la figure 4 est une autre vue similaire à la figure 2 d'un troisième mode de réalisation
d'une lèvre inversée selon l'invention ;
- la figure 5 est une vue en perspective représentant un joint d'étanchéité selon
l'invention selon un premier mode de réalisation des figures 1 et 2, ainsi que, en
vue partielle, trois joints adjacents de châssis adjacents en position écartée de
manière à montrer comment le tuilage va être réalisé ; et
- les figures 6 à 9 représentent des coupes selon la ligne de trace VI-VI ; VII-VII,
VIII-VIII et IX-IX, respectivement, représentant les positions respectives des lèvres
d'étanchéité après tuilage.
[0021] En référence plus particulièrement aux figures 1 et 2, un joint d'étanchéité selon
l'invention, représenté par le numéro de référence générale 10, est un joint courant
à lèvre simple 12 d'étanchéité montable sur le pourtour d'un châssis de menuiserie
(non représenté) grâce à un pied 14 insérable dans un organe de réception du châssis,
tel qu'une rainure. Ce pied 14 peut présenter diverses formes adaptables aux différentes
rainures ou gorges des châssis pouvant se trouver sur le marché.
[0022] Selon l'invention, la lèvre d'étanchéité 12 est une lèvre simple incurvée comprenant
une inversion 16 du sens de courbure dans les parties du joint 10 destinées à être
positionnées sensiblement verticalement dans les parties verticales dudit châssis
de menuiserie.
[0023] Ce joint comprend ainsi deux lèvres verticales référencées 12V1, 12V2 et deux lèvres
horizontales 12H1, 12H2, respec tivement. En outre, chaque lèvre verticale 12V1,
12V2 se subdivise en pratique en une partie de lèvre verticale incurvée vers l'extérieur
référencée 12V1A, 12V2A, respectivement, et une partie de lèvre verticale incurvée
vers l'intérieur 12V1B, 12V2B, respectivement, relativement au châssis, en position
montée, en considérant que le châssis comprend un bord intérieur dirigé vers l'intérieur
de la construction du bâtiment et un bord extérieur apparent de l'extérieur ou en
contact avec l'extérieur.
[0024] Selon l'invention, la partie de lèvre incurvée vers l'extérieur, c'est-à-dire la
partie 12V1A, 12V2A, est disposée au-dessus de la partie de lèvre incurvée vers l'intérieur,
à savoir la partie 12V1B, 12V2B. Les parties de lèvre 12V2A, 12V2B de part et d'autre
du point d'inversion 16 sont clairement visibles à la figure 2 ainsi qu'à la figure
5.
[0025] Selon un mode de réalisation avantageux de l'invention, le point d'inversion 16 du
sens de courbure de la lèvre verticale 12V1, 12V2 est disposé en un point sensiblement
médian de la lèvre verticale, selon le mode de réalisation représenté aux figures
1, 2 et 5 à 9. Cependant, selon une variante de réalisation (figure 3), le point d'inversion
116 du sens de courbure de la lèvre 112 est disposé en un point inférieur de la lèvre
112, c'est-à-dire que la dimension ou la longueur de la partie de lèvre 112V1A occupe
pratiquement toute la dimension ou la longueur de la lèvre 112, tandis que la dimension
ou la longueur de la partie de lèvre inversée 112V1B est réduite ou presque inexistante,
comme clairement visible à la figure 3.
[0026] Selon une autre variante de réalisation représentée à la figure 4, le point d'inversion
216 du sens de courbure de la lèvre est disposé en un point supérieur de la lèvre
212. On observera que dans ce cas c'est au contraire la partie supérieure 212V1A de
la lèvre verticale qui est de dimension ou longueur extrêmement réduite alors que
la partie inférieure de la lèvre verticale 212V1B occupe pratiquement toute la dimension
ou la longueur de la lèvre verticale 212V1 ou V2.
[0027] Dans tous les cas, il est préféré que les lèvres horizontales telles que 12H1, 12H2
présentent le même sens de courbure que la partie de lèvre verticale adjacente, telle
que 12V1A, 12V2A ; 12V1B, 12V2B, respectivement.
[0028] Selon un mode de réalisation particulier, la section de la lèvre peut varier en fonction
du jeu existant entre les châssis. Ceci s'applique également aux lèvres verticales
12V1, 12V2 et aux lèvres horizontales 12H1, 12H2.
[0029] Ces lèvres peuvent être réalisées en tout matériau approprié, notamment en élastomère
vulcanisé ou en matériau thermoplastique.
[0030] Selon une autre caractéristique avantageuse du joint selon l'invention, la courbure
des lèvres 12V1, 12V2, 12H1, 12H2 est telle que lors du tuilage réalisé lors de la
pose des châssis, notamment lorsqu'il s'agit de châssis de menuiserie de panneaux
d'isolation extérieure, on réalise une compression des lèvres 12V1, 12V2, 12H1, 12H2.
[0031] Selon une caractéristique particulièrement avantageuse, la courbure des lèvres verticales
12V1, 12V2 est identique à la courbure des lèvres horizontales 12H1, 12H2. Cependant,
selon certaines variantes, on peut prévoir des courbures différentes entre les lèvres
verticales 12V1, 12V2 et les lèvres horizontales 12H1, 12H2. Il en est de même des
dimensions des lèvres elles-mêmes, pour tenir compte des jeux existants entre les
châssis, notamment en fonction de l'aspect esthétique recherché sur l'apparence extérieure
des façades.
[0032] Selon une autre caractéristique particulièrement avantageuse de l'invention, le
joint d'étanchéité selon l'invention est destiné à être plus particulièrement placé
à l'intérieur des châssis, c'est-à-dire vers le bord intérieur ou arrière, non apparent
des châssis.
[0033] Il peut cependant être également utilisé vers le bord extérieur, avant ou apparent
des châssis.
[0034] Le joint d'étanchéité selon l'invention peut être fabriqué par tous procédés de fabrication
classique des joints que l'homme de l'art connaît bien. Par exemple, il peut être
fabriqué sans problème, malgré le point d'inversion, par coulage ou moulage, ou encore
par solidarisation de deux demi-lèvres telles que 12V1A, 12V1B de la lèvre verticale
12V1, à sens de courbure inverse, par tous moyens appropriés de solidarisation, tels
que collage ou vulcanisation. Cependant, la technique de coulage ou moulage est préférée,
en raison de sa simplicité.
[0035] On comprend ainsi que grâce au joint d'étanchéité selon l'invention, on puisse aboutir
à tous les avantages techniques précédemment énoncés de simplicité, de faible coût
de fabrication, de rapidité de montage, et d'étanchéité parfaite, en particulier au
niveau de la croix définie entre les angles de panneaux adjacents.
[0036] Ce joint d'étanchéité permet ainsi la mise en oeuvre du procédé précédemment énoncé,
et qui est décrit en détail en référence avec les figures 5 à 9.
[0037] Ce procédé, après avoir prévu le joint tel que précédemment défini, comprend l'étape
de disposer chaque joint 10, 10′, 10˝ ou 10‴ sur son châssis associé (non représenté
par simplification) de telle sorte que la partie de lèvre incurvée vers l'extérieur
telle que 12V1A, 12V2A, soit disposée au-dessus de la partie de lèvre incurvée vers
l'intérieur, telle que 12V1B, 12V2B. Il en est de même des joints adjacents 10′, 10˝
et 10‴.
[0038] Ensuite, on pose les châssis de sorte à réaliser un tuilage des lèvres incurvées.
Ainsi, par exemple, le joint 10 a sa lèvre verticale 12V2 qui vient se positionner
sur la lèvre verticale 12V1 du joint 10′ de telle sorte que la partie supérieure
de lèvre 12V2A vient se positionner sur la partie supérieure de lèvre 12V1A′ et de
même pour la partie inférieure de lèvre 12V2B sur la partie inférieure de lèvre 12V1B′.
[0039] En outre, le joint 10˝ du châssis supérieur de menuiserie par exemple de fenêtres,
ou de panneaux d'isolation extérieure a sa lèvre horizontale inférieure 12H2˝, dont
on doit remarquer que le sens de courbure, qui est identique à celui des parties inférieures
12V1B et 12V2B des lèvres verticales 12V1, 12V2, avec un sens inverse de courbure
par rapport à la lèvre horizontale supérieure 12H1 du joint d'étanchéité 10. La lèvre
horizontale supérieure 12H1 a un sens de courbure qui est tourné vers l'extérieur,
au contraire de la lèvre horizontale inférieure 12H2 qui a un sens de courbure tourné
vers l'intérieur. De cette manière, la lèvre horizontale inférieure 12H2˝ du joint
10˝ vient se positionner au-dessus de la lèvre horizontale supérieure 12H1 du joint
10. Il en est de même par analogie avec les joints 10 et 10‴. Ces positionnements,
après tuilage, sont clairement visibles sur les coupes des figures 6 à 9.
[0040] On comprend ainsi que ce tuilage assure une étanchéité parfaite et permet à l'eau
d'infiltration ou de condensation de s'écouler dans les rigoles verticales 12V1A,
12V2A ou 12V1′A, 12V2A pour passer ensuite sur les parties de lèvres inférieures 12V1B,
12V2B avant de s'écouler ensuite dans les rigoles des lèvres verticales des joints
10‴ disposés en-dessous des parties verticales inférieures précédentes.
[0041] Cette étanchéité parfaite est en particulier obtenue dans la zone de croix 20 définie
par les angles de quatre châssis adjacents.
[0042] Il est bien entendu que diverses variantes de réalisation de l'invention sont possibles.
En particulier, lorsque la section de la lèvre est relativement grande, on peut prévoir
que le profil de la lèvre du côté du pied du joint soit sensiblement rectiligne, alors
que le profil de la lèvre présente la courbure précitée du côté libre (opposé au pied)
de la lèvre.
[0043] On comprend ainsi que l'on obtient tous les avantages techniques déterminants précédemment
énoncés de manière particulièrement simple, inattendue pour un homme de l'art.
1. Procédé pour assurer l'étanchéité entre châssis de menuiserie adjacents, notamment
au centre d'une croix (20) formée par quatre châssis de menuiserie, par exemple de
fenêtres ou de panneaux d'isolation extérieure, dans lequel on utilise un joint courant
(10) à lèvre simple d'étanchéité, montable sur le pourtour de chacun des châssis,
caractérisé en ce qu'on prévoit un joint courant (10) à lèvre simple d'étanchéité
incurvée comprenant une inversion (16) de sens de courbure dans les parties de joints
destinées à être positionnées sensiblement verticalement (12V1, 12V2) dans les parties
verticales dudit châssis de menuiserie, ledit joint comprenant ainsi une partie de
lèvre verticale incurvée vers l'extérieur (12V1A, 12V2A) et une partie de lèvre verticale
incurvée vers l'intérieur (12V1B, 12V2B) relativement au châssis on dispose chaque
joint (10) sur son châssis associé de telle sorte que la partie de lèvre incurvée
vers l'extérieur (12V1A, 12V2A) soit au-dessus de la partie de lèvre incurvée vers
l'intérieur (12V1B, 12V2B) ; et on pose les châssis de sorte à réaliser un tuilage
desdites lèvres incurvées, et en particulier dans la zone de la croix (20) définie
par quatre châssis adjacents, en obtenant ainsi une étanchéité parfaite en particulier
dans ladite zone de croix définie par les angles entre plusieurs châssis.
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on prévoit le point d'inversion
(16) du sens de courbure de la lèvre verticale (12V1, 12V2) en un point sensiblement
médian de la lèvre verticale (figure 2).
3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on prévoit le point d'inversion
(116) du sens de courbure de la lèvre verticale (telle que 112) en un point inférieur
de la lèvre (112) (figure 3).
4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on prévoit le point d'inversion
(216) du sens de courbure de la lèvre verticale (212), en un point inférieur de la
lèvre (212) (figure 4).
5. Procédé selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les lèvres
horizontales (12H1, 12H2), présentent le même sens de courbure que la partie de lèvre
verticale adjacente (12V1A, 12V2A ; 12V1B, 12V2B, respectivement).
6. Procédé selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la section
de la lèvre varie en fonction du jeu existant entre les châssis.
7. Procédé selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que les lèvres
sont réalisées en élastomère vulcanisé ou en matériau thermoplastique.
8. Procédé selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que la courbure
de la lèvre est telle que lors du tuillage on réalise une compression des lèvres.
9. Procédé selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qu'on obtient
l'inversion (16) précitée des sens de courbure par coulage ou moulage, ou par solidarisation
de deux demi-lèvres (telles que 12V1A, 12V1B) à sens de courbure inverse par tous
moyens de solidarisation appropriée, tels que collage ou vulcanisation.
10. Joint d'étanchéité assurant une étanchéité notamment au centre d'une croix (20)
formée par quatre châssis de menuiserie, par exemple de fenêtres ou de panneaux d'isolation
extérieure, comprenant un joint courant (10) à lèvre (12) simple d'étanchéité montable
sur le pourtour de chacun des châssis grâce à un pied (14) insérable dans un organe
de réception du châssis, tel qu'une rainure, caractérisé en ce que ladite lèvre d'étanchéité
(12) est une lèvre simple incurvée comprenant une inversion (16) du sens de courbure
dans les parties de joint destinées à être positionnées sensiblement verticalement
(12V1, 12V2) dans les parties verticales du châssis de menuiserie, ledit joint comprenant
ainsi une partie de lèvre verticale incurvée vers l'extérieur (12V1A, 12V2A) et une
partie de lèvre verticale incurvée vers l'intérieur (12V1B, 12V2B), la partie de lèvre
incurvée vers l'extérieur (12V1A, 12V2A) étant destinée à être disposée au-dessus
de la partie de lèvre incurvée vers l'intérieur (12V1B, 12V2B).
11. Joint d'étanchéité selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'il présente
une lèvre telle que définie selon l'une quelconque des revendications 2 à 9.