[0001] La présente invention concerne des dispositifs de contrôle et de régulation d'une
encre et de son traitement dans une imprimante à jet d'encre continu.
[0002] La technique d'écriture par projection d'encre utilisant un jet continu de gouttelettes
calibrées, fournies par un système de modulation, consiste à charger électrostatiquement
ces gouttelettes, au moyen d'une électrode appropriée. Le passage de ces gouttes chargées
de manière variable entre deux électrodes portées à une forte différence de potentiel
électrique conduit à une déflexion des gouttes proportionnelle à leur charge. Cette
déflexion combinée avec le déplacement du support permet l'impression matricielle
de caractères ou de graphismes sur ledit support.
[0003] L'ensemble des paramètres conditionnant le fonctionnement de l'imprimante doit être
contrôlé de manière à assurer la qualité constante de l'impression malgré les variations
inévitables de l'environnement.
[0004] La vitesse des gouttes constitue le paramètre le plus influent sur la qualité d'impression,
car elle conditionne le temps de passage des gouttes chargées dans le champ électrique
déflecteur (et donc la trajectoire des gouttes imprimées), mais aussi le phénomène
de formation et de charge électrique des gouttes dans l'électrode de charge.
[0005] La qualité de l'encre constitue également un facteur très influent sur le fonctionnement
des imprimantes pour plusieurs raisons.
[0006] En premier lieu, les propriétés physiques de l'encre (viscosité, densité, tension
superficielle) conditionnent l'écoulement de l'encre dans la buse, ainsi que le processus
physique de formation des gouttes. Les principaux facteurs conduisant à une variation
des propriétés physiques de l'encre sont l'évaporation du solvant de l'encre, d'une
part, et les variations de température, d'autre part.
[0007] En second lieu, les propriétés chimiques de l'encre, qui résultent des concentrations
des différents constituants de l'encre doivent être maintenues constantes dans le
temps. La concentration en colorant doit être contrôlée de manière à assurer une constance
de la qualité optique des marquages sur le support imprimé (densité optique, couleur,
etc.). La quantité de résine présente dans l'encre doit être contrôlée car elle conditionne,
dans certaines formulations, la conductivité électrique de l'encre, et donc la charge
électrique des gouttes. La quantité de résine doit être particulièrement contrôlée
pour les applications où un traitement physico-chimique est appliqué au dépôt imprimé
dans une phase simultanée ou ultérieure au marquage, tel qu'une réticulation sous
rayons ultra-violets, une réaction sous rayonnement, etc., en vue de lui conférer
des propriétés de résistance chimique particulières.
[0008] Le processus de formation et de charge électrique des gouttes conditionne également
la qualité de l'impression. Une caractéristique spectaculaire de disfonctionnement
d'une imprimante lié à un défaut dans le processus de formation des gouttes est la
pollution des électrodes de déflexion par des petites gouttelettes parasites communément
appelées gouttes satellites. Le processus de formation et de charge électrique des
gouttes résulte de l'interaction de phénomènes hydrodynamiques et électriques complexes,
encore mal décrits par la théorie. Les paramètres influents sur ce processus sont
liés à la fois aux propriétés physico-chimiques de l'encre et aux caractéristiques
de fonctionnement de la machine : géométrie, vitesse de jet, fréquence et amplitude
de modulation.
[0009] L'invention a pour but de permettre un contrôle et une régulation des paramètres
les plus influents sur la qualité d'impression d'une imprimante à jet d'encre : vitesse
des gouttes, qualité de l'encre et processus de formation et de charge des gouttes.
[0010] Plus particulièrement, un objet important de l'invention consiste à prévoir des dispositifs
de contrôle et de régulation qui soient simples et peu encombrants, donc adaptés aux
imprimantes à jet d'encre compactes.
[0011] Un autre objet important de l'invention consiste à prévoir des dispositifs de contrôle
et de régulation qui soient utilisables de façon fiable dans des conditions sévères
et très variables de l'environnement (température, humidité, ventilation), ainsi qu'avec
des types d'encre différents.
[0012] Un domaine d'application particulièrement visé par la présente invention est le domaine
du marquage industriel, où les conditions d'environnement sont très différentes et
très variables dans le temps :
- températures ambiantes très différentes selon l'activité industrielle et grandes
amplitudes de variations de cette température (impression en chambre froide, impression
en extérieur);
- utilisation de solvants très volatils (méthyléthylcétone, alcools, etc.), dont l'évaporation
est très dépendante de l'environnement (température, ventilation, etc.);
- utilisation de formulations d'encre très différentes, généralement choisies en fonction
de la nature du support à imprimer (papier, métal, verre, matières plastiques, etc.)
[0013] Divers dispositifs ont été mis au point, qui permettent un contrôle et une régulation
des paramètres les plus influents sur la qualité d'impression d'une imprimante à jet
d'encre.
[0014] Concernant la vitesse des gouttes, dans les imprimantes électrostatiques, c'est-à-dire
les imprimantes utilisant des gouttes chargées électrostatiquement, un élément conducteur
permet de détecter la proximité des gouttes chargées. Dans le brevet US n
o 313 913, il est décrit une méthode de détection de gouttes chargées à l'aide d'un
tel dispositif. Par ailleurs, le brevet US n
o 3 852 768 décrit l'utilisation de deux détecteurs inductifs distincts placés le long
de la trajectoire de gouttes chargées, et la mesure de vitesse associée, donnée par
la différence entre les temps de passage de ces gouttes en regard des détecteurs.
Dans la demande de brevet européen n
o 84 460003.1 au nom de la présente demanderesse, un mode de réalisation particulier
d'un système de détection est décrit, dans lequel les deux détecteurs inductifs sont
intégrés dans une seule électrode de détection, fendue, et placée dans l'axe de la
trajectoire des gouttes.
[0015] D'une manière générale, la plupart des inventions portant sur l'utilisation de détecteurs
inductifs pour mesurer la vitesse de gouttes chargées mentionnent la nécessité d'utiliser
au moins deux détecteurs. L'inconvénient majeur de ces dispositifs à double détecteurs
réside dans leur encombrement.
[0016] On trouve dans le brevet suisse n
o 251/84 une description relative à l'utilisation d'un seul détecteur inductif pour
mesurer la vitesse de gouttes chargées. Cependant, dans ce brevet, il n'est fait aucune
mention des conditions portant sur la taille du détecteur et nécessaires à la mise
en oeuvre du procédé. En outre, peu de précisions concernent le circuit de traitement
du signal associé. Il est mentionné que ce dernier fournit une fréquence de signal
alternatif "presque proportionnelle" à la vitesse des gouttes.
[0017] Selon l'invention, la vitesse des gouttes est mesurée au moyen d'un détecteur unique
comportant un élément conducteur en deux parties symétriques par rapport à la trajectoire
des gouttes, ledit détecteur se trouvant entre l'électrode de charge et les électrodes
de déflexion. L'élément conducteur du détecteur est relié à la masse par l'intermédiaire
d'une résistance aux bornes de laquelle est relié un circuit de traitement. Une goutte
chargée, ou un train de gouttes chargées, induit une charge de signe opposé dans l'élément
détecteur, et cette charge varie selon la position de la goutte chargée, ou du train
de gouttes chargées, dans le détecteur. Le traitement de la dérivée première I(t)
et de la dérivée seconde J(t) par rapport au temps de la charge Q(t) permet de déterminer
les instants d'entrée et de sortie de la goutte chargée, ou du train de gouttes chargées,
dans le détecteur et, par conséquent, sa vitesse, la longueur du détecteur étant connue.
[0018] Dans un mode de réalisation préféré de l'invention, la longueur du détecteur est
supérieure à l'écartement entre ses deux parties symétriques par rapport à la trajectoire
des gouttes.
[0019] Concernant le contrôle de la qualité de l'encre, pour compenser l'évaporation permanente
du solvant dans l'environnement, le fonctionnement de la plupart des circuits d'encre
des machines d'impression à jet d'encre consiste, d'une part, à mesurer en permanence
à l'aide d'un viscosimètre la viscosité de l'encre dans le circuit d'encre et, d'autre
part, à réguler par ajouts de solvant ou d'encre fraîche la viscosité de l'encre alimentant
la buse. Une description d'un circuit d'encre fonctionnant selon ce principe est donnée
en particulier dans le brevet US n
o 4 628 329 au nom de la présente demanderesse. L'incorporation de la fonction viscosimètre
dans le circuit d'encre accroît notablement la complexité de son fonctionnement et
conduit généralement à un encombrement supplémentaire important.
[0020] Par ailleurs, le lieu de mesure de viscosité est généralement éloigné de la tête
d'impression. A un instant donné, la viscosité mesurée dans le circuit d'encre peut
ne pas être représentative de la viscosité réelle à la tête d'impression. Ceci est
particulièrement vrai lorsque la température au lieu de mesure de la viscosité est
différente de la température à la tête d'impression. Pour pallier à cet inconvénient,
diverses solutions de régulation de la température de l'encre dans la tête d'impression
ont été proposées, incorporant généralement un élément chauffant (voir les brevets
US n
o 4 337 468 de RICOH ou US n
o 4 403 227 d'IBM), ce qui accroît la complexité et la consommation énergétique de
l'imprimante.
[0021] Un autre objet de la présente invention consiste à mesurer la "qualité de l'encre"
à la tête d'impression, sans avoir recours à une fonction viscosimètre à proprement
parler.
[0022] Cet objet est atteint, selon l'invention, en combinant l'utilisation d'un dispositif
de mesure de vitesse des gouttes, d'un circuit électronique et d'un dispositif d'alimentation
en encre de la buse coopérant à la régulation de la vitesse des gouttes, d'une mesure
de pression d'encre dans le circuit d'encre associée à des règles de dimensionnement
des conduits hydrauliques.
[0023] Un autre objet de l'invention consiste à mesurer une température représentative de
la température de l'encre à la buse, et à corriger la qualité de l'encre par rajouts
de solvants ou d'encre fraîche, selon une loi qui tient compte de la température.
[0024] Selon l'invention, il est également prévu d'optimiser la rapidité de la régulation
de la qualité de l'encre, d'une part en tenant compte du temps d'écoulement et d'homogénéisation
de l'encre entre le lieu des ajouts d'encre (ou de solvants) et la buse et, d'autre
part, en utilisant une cartouche d'encre d'appoint contenant une encre dont la concentration
est plus forte que la valeur nominale d'utilisation.
[0025] Concernant le contrôle de la formation des gouttes, dans les imprimantes à jet d'encre
du type à jet continu, l'encre pressurisée est éjectée par une buse sous forme d'un
jet dont on provoque la fragmentation en une suite de gouttelettes auxquelles une
charge est ensuite appliquée de façon sélective et qui sont dirigées vers le support
d'impression ou vers une gouttière. Divers procédés peuvent être employés pour commander
et synchroniser la formation des gouttelettes, consistant à faire vibrer la buse,
ou à provoquer des perturbations de la pression de l'encre au niveau de la buse en
incorporant notamment un résonateur excité par une céramique piézoélectrique en amont
de la buse. Du fait de la perturbation, le jet se fragmente, à la fréquence de la
perturbation, en gouttelettes uniformes, souvent accompagnées de gouttelettes plus
petites appelées gouttelettes satellites. La présence de ces gouttes satellites doit
être contrôlée car, lors de l'application de la charge des gouttes, les satellites
ont une charge massique plus élevée que les gouttes principales : si ceux-ci passent
dans le champ de déflexion, ils subissent des déflexions importantes et provoquent,
soit une salissure des électrodes de déflexion conduisant à des défauts d'isolation
électrique, soit des impacts parasites sur le support imprimé.
[0026] L'art connu (voir l'article de BOGY dans Annual Review of Fluid Mechanics 1979) montre
que si l'on fixe les propriétés physiques de l'encre, la buse, la fréquence de la
perturbation, la vitesse du jet, le dispositif résonateur et la forme du signal d'excitation
appliqué au résonateur, il est possible de contrôler la formation des gouttes par
l'amplitude de la perturbation appliquée au résonateur. Il est possible, en particulier,
d'inhiber la formation des gouttelettes satellites en choisissant une amplitude adaptée
de la perturbation. Par ailleurs, la valeur de cette amplitude fixe le lieu de fragmentation
du jet à une distance déterminée par rapport à la position de la buse (et donc par
rapport à l'électrode de charge).
[0027] Les moyens employés pour appliquer la charge électrique choisie à chaque gouttelette
comprennent généralement un circuit de charge et une électrode entourant le jet à
l'endroit de formation de la goutte. La charge électrostatique de la goutte est alors
obtenue en appliquant une tension d'amplitude Vc entre un point de contact électrique
avec l'encre et l'électrode de charge. La charge Qg acquise par la goutte dépend alors
de la valeur de la tension de charge Vc au moment de la formation de la goutte, de
la capacité électrique Cg de l'ensemble goutte en formation/électrode de charge, et
du rapport de la période de formation des gouttes au temps caractéristique électrique
de l'ensemble jet/électrode, défini par Rj.Cj où Rj est la résistance électrique équivalente
du jet entre la buse et la goutte en formation, et Cj est la capacité électrique de
l'ensemble jet/électrode. Les paramètres Rj, Cj, Cg sont en particulier influencés
par la forme du jet pendant la période de formation et de charge de la goutte. La
résistance électrique du jet Rj dépend en outre de la conductivité électrique de l'encre,
elle-même généralement fonction de la concentration et de la température de l'encre.
[0028] Pour une tête d'impression et une encre données, l'expérience montre qu'il est possible
de déterminer une relation entre les propriétés physiques de l'encre à la buse (rhéologie,
tension superficielle) et l'amplitude d'excitation du résonateur, de manière à obtenir
une formation correcte des gouttes, c'est-à-dire de manière à ce que le point de séparation
des gouttes du jet soit proche du centre de l'électrode de charge, et que la formation
de gouttes satellites soit inhibée.
[0029] Selon l'invention, il est prévu de contrôler et réguler le processus de formation
et de charge des gouttes en régulant simultanément la vitesse des gouttes, la qualité
de l'encre, et le lieu de séparation des gouttes du jet. Le contrôle du lieu de séparation
des gouttes du jet est obtenu par un contrôle du temps de vol des gouttes entre le
lieu de charge des gouttes et la position du détecteur de vitesse de gouttes. La régulation
du lieu de séparation des gouttes est obtenue en modifiant l'amplitude d'excitation
du résonateur de manière à maintenir le lieu de séparation des gouttes en un lieu
appelé point de fonctionnement, qui dépend de la qualité de l'encre mesurée à la buse.
[0030] Les caractéristiques de l'invention mentionnées ci-dessus, ainsi que d'autres, apparaîtront
plus clairement à la lecture de la description suivante d'un exemple de réalisation
préféré, faite en relation avec les dessins joints, parmi lesquels :
la Fig. 1 est une vue schématique représentant les éléments principaux d'une tête
d'impression dans une imprimante à jet d'encre continu selon l'invention,
la Fig. 2 est une vue schématique, à échelle agrandie, représentant la buse, une électrode
de charge et le détecteur pour mesurer la vitesse des gouttes de la tête d'impression
de la Fig. 1,
les Figs. 3a à 3d sont des vues de structure associées à des diagrammes de la densité
de charge linéique induite dans le détecteur par une goutte chargée en fonction de
sa position par rapport audit détecteur,
la Fig. 4 est un diagramme représentant la charge Q(t) induite dans le détecteur par
une goutte chargée par rapport au temps,
la Fig. 5 est un diagramme représentant la dérivée première I(t) de Q(t) par rapport
au temps,
la Fig. 6 est un diagramme représentant la dérivée seconde J(t) de Q(t) par rapport
au temps,
la Fig. 7 regroupe en superposition les diagrammes de I(t), J(t), Q(t), ainsi que
deux diagrammes représentant les valeurs de trois signaux numériques F1, F2 et F3
fonction de I(t) et de J(t) et servant à déterminer les instants d'entrée et de sortie
d'une goutte chargée dans le détecteur,
la Fig. 8 est une vue semblable à la Fig. 3b, à la différence près qu'un train de
gouttes chargées au lieu d'une goutte chargée unique est utilisé pour la mesure de
vitesse,
la Fig. 9 est une vue regroupant les diagrammes de I(t), de J(t) et des signaux F1,
F2 et F3 pour le cas où un train de gouttes chargées est utilisé pour la mesure de
vitesse,
la Fig. 10 est une vue schématique représentant sous forme de blocs le circuit associé
au détecteur pour déterminer la vitesse des gouttes,
la Fig. 11 est une vue détaillée du circuit de la Fig. 10,
la Fig. 12 est une vue regroupant des diagrammes concernant le fonctionnement du circuit
de la Fig. 11,
la Fig. 13 est une vue schématique illustrant le dispositif de contrôle et de régulation
de l'invention dans son ensemble,
la Fig. 14 est un diagramme représentant des pressions de référence en fonction de
la température concernant les composants de l'encre et un mélange approprié desdits
composants, et
la Fig. 15 regroupe les diagrammes de I(t), J(t) et un diagramme du chargement des
gouttes Vc(t) illustrant comment est mesuré le temps de vol des gouttes entre le lieu
de leur formation et l'entrée du détecteur et, par suite, la longueur entre la buse
et ledit lieu de formation des gouttes.
[0031] La Fig. 1 illustre les principaux éléments mécaniques et électriques d'une tête d'impression
à jet d'encre 1 du type à jet continu. Elle présente notamment une buse 2 alimentée
en encre sous pression par un circuit d'encre 3 et créant un jet continu J. Sous l'influence
de la vibration d'un résonateur 4 alimenté par un circuit de modulation 5, le jet
continu J se fractionne au centre d'une électrode de charge 6 en une suite continue
de gouttelettes G équidistantes et équidimensionnelles. L'électrode de charge 6 est
connectée à un circuit de charge 7. Les gouttes G, animées d'une vitesse V sensiblement
égale à la vitesse moyenne du liquide dans le jet J, passent ensuite dans un détecteur
8 utilisé comme détecteur de phase et de vitesse du jet, et connecté à un circuit
électrique de détection de vitesse de goutte 9. Les gouttes chargées sont ensuite
défléchies par un champ électrique constant maintenu entre des électrodes de déflexion
10. Les gouttes non ou peu chargées sont récupérées par une gouttière 11, alors que
les autres poursuivent leur vol vers un support d'enregistrement, non montré. Les
gouttes récupérées par la gouttière 11 sont recyclées au circuit d'encre 3.
[0032] La Fig. 2 illustre schématiquement l'électrode de détection de vitesse de goutte
chargée 8, placée immédiatement en aval du lieu de formation et de charge des gouttes.
Sur la figure, on a illustré le passage d'une seule goutte chargée Gc, de charge Qg,
représentée en noir et se trouvant à proximité de l'élément conducteur actif 8c du
détecteur 8. Ce dernier est connecté électriquement au circuit électrique de détection
de vitesse de goutte 9. L'électrode de détection de vitesse 8 comporte un élément
central conducteur 8c, de préférence protégé de l'influence de charges électriques
extérieures (présentes sur l'électrode de charge 6 en particulier), grâce à une épaisseur
d'isolant 8i et à un élément conducteur extérieur 8e dit électrode de garde, électriquement
relié à la masse. Dans un mode préféré de réalisation, le détecteur 8 a une symétrie
plane et les gouttes G se déplacent dans l'axe d'une fente réalisée selon l'axe de
symétrie du détecteur. Toutefois, toute autre configuration du détecteur symétrique
par rapport à l'axe de la trajectoire des gouttes G peut convenir. Les gouttelettes
G sont animées d'une vitesse de translation sensiblement uniforme V dans le détecteur,
et orientée suivant l'axe du détecteur.
[0033] Dans la partie de représentation schématique des Figs. 3a à 3d, ou partie supérieure
des figures, la gouttelette chargée est représentée à quatre différentes positions
relatives vis-à-vis du détecteur 8, notées x1, x2, x3 et x4, et correspondant aux
temps t1 = x1/V, t2 = x2/V, t3 = x3/V, t4 = x4/V, où les temps et les abscisses sont
comptés positivement à partir de l'entrée du détecteur 8 et sont liés par la relation
x = Vt. Sur ces figures, la gouttelette chargée Gc est représentée en couleur foncée
et les autres gouttelettes non chargées situées en amont et en aval sont représentées
en clair. La distance entre les gouttelettes G, notée λ, est par ailleurs liée à la
vitesse V et à la fréquence de modulation f par la relation λ = V/f. D'autre part,
l'art connu montre que pour des conditions de fonctionnement nominales d'une imprimante,
cette distance est liée au diamètre de la buse par une relation du type :
λ= 4,5 à 6 0̸B
où 0̸B est le diamètre de la buse. Pour simplifier, on retiendra la valeur 5 ØB.
[0034] La proximité de la goutte chargée Gc (les charges sont représentées par des signes
- autour de la goutte chargée Gc aux Figs. 3a à 3d) conduit par influence électrostatique
à l'apparition de charges électriques de signe opposé sur la surface du détecteur
(charges représentées par des signes + aux Figs. 3a à 3d). La quantité de charges
électriques présentes sur le détecteur varie selon la distance axiale x. Si l'on néglige
l'influence de l'isolant 8i, cette quantité de charge peut être représentée sous forme
d'une densité linéique de charge σ(x) donnée schématiquement en ordonnées pour différentes
positions x1 à x4 de la goutte chargée Gc. En réalité, au voisinage de l'isolant 8i,
la distribution de charges électriques se trouve sensiblement modifiée et ne peut
être calculée en toute rigueur qu'avec des méthodes de calcul numériques lourdes à
mettre en oeuvre. Cependant, pour simplifier les explications qui suivent (texte et
figures), le procédé objet de l'invention sera décrit en faisant abstraction des effets
de la présence de l'isolant 8i sur la distribution de charges électriques. En pratique,
on prendra en compte l'influence de l'isolant en remplaçant la longueur L de l'élément
actif 8c du détecteur par une longueur efficace Le = L + Li/2 où Li est la longueur
totale d'isolant mesurée suivant la trajectoire des gouttes. Avec les simplifications
ci-dessus, dans le cas d'une goutte de petite taille par rapport à la dimension transversale
R du détecteur 8 (largeur de la fente du détecteur), la densité linéique de charge
peut être approchée mathématiquement par la fonction :

[0035] La courbe de densité linéique de charge est symétrique par rapport à la position
x
i de la goutte. Comme l'indique la relation (2), les charges électriques induites par
la gouttelette sur le détecteur sont plus concentrées à proximité de la goutte et
pratiquement inexistantes à grande distance de la goutte. La longueur S de la zone
influencée électriquement par la goutte Gc est représentée sur les Figs. 3a à 3d.
D'après la relation (2), la longueur S de ladite zone vérifie la relation :
S = 2R (3)
[0036] A un instant donné, la charge totale portée par l'élément actif 8c de longueur efficace
Le est notée Q. Elle est définie par :

[0037] Q correspond aux surfaces hachurées dans les Figs. 3a à 3d. Q varie avec la position
x de la goutte dans l'électrode de détection 8c. L'évolution de la charge Q est représentée
à la Fig. 4 en fonction du temps t = x/V compté le long de la trajectoire de la gouttelette
chargée Gc. Selon l'invention, les dimensions de l'électrode de détection 8c vérifient
la relation :
S/2 < Le, soit, d'après (3)
R < Le (5)
[0038] Ceci correspond à une largeur R de la fente suffisamment faible pour que la moitié
au moins de la zone de longueur S influencée électriquement par la gouttelette Gc
soit contenue dans la longueur efficace Le de l'élément conducteur 8c. Selon l'invention,
la gouttelette chargée Gc dont on veut mesurer la vitesse est précédée en aval par
au moins n1 gouttes non chargées, où n1 vérifie la relation :
(n1+1) > (Le+ R)/λ
ou encore, compte tenu de (1)
n1 > (Le + R)/(5 0̸B) -1 environ (6)
[0039] Cette condition permet à la goutte chargée d'entrer dans le détecteur de vitesse
8 alors que les gouttes précédemment chargées sont suffisamment éloignées pour ne
pas influencer la mesure.
[0040] Encore selon l'invention, le nombre n2 de gouttes non chargées suivant la goutte
utilisée pour la mesure de la vitesse vérifie l'égalité :
(n2 + 1) > (Lt + Le - Lb)/λ
où Lt est la distance qui sépare la buse de l'électrode de détection 8c et Lb est
la longueur du jet J entre la buse et le point de formation des gouttes, ces distances
étant représentées à la Fig. 2. On en déduit :
n2 > (Lt + Le - Lb)/5 0̸B -1 environ (7)
[0041] La condition (7) permet de s'assurer qu'aucune goutte n'est chargée pendant la durée
où le détecteur 8 est influencé par la goutte Gc utilisée pour la mesure de vitesse.
En effet, malgré le blindage de l'électrode de détection de vitesse 8c, celle-ci peut
être parasitée par les tensions de charge appliquées sur l'électrode de charge 6.
Il est d'ailleurs préférable, lors de la charge des gouttes utilisées pour la détection
de vitesse, d'appliquer la tension de charge sur l'électrode de charge pendant la
moitié, ou moins, de la période de formation des gouttes. Ceci permet de charger correctement
les gouttes, tout en minimisant le parasitage de la mesure.
[0042] Si les conditions (5), (6) et (7) sont respectées, on obtient alors la vitesse de
goutte V en mesurant la durée entre les instants T1 et T2 correspondant aux deux points
d'inflexion de la fonction Q(t), soit la relation :
V = Le/(T2 - T1) (8)
[0043] Dans la relation 8, Le est la longueur équivalente de l'électrode 8c, caractéristique
de la mesure obtenue par calibration en utilisant une autre méthode de mesure de vitesse
de goutte.
[0044] Une réalisation pratique de la mesure est représentée aux Figs. 5 à 7. Le circuit
électronique de mesure 9 détecte le courant I(t) circulant entre le détecteur 8e et
la masse. Ce courant est représenté à la Fig. 5 et correspond à la dérivée par rapport
au temps de Q(t), soit I(t) = dQ(t)/dt. Le même circuit électronique 9 mesure aussi
la dérivée J(t) = d(I)/dt de ce courant, donc la dérivée seconde de Q(t) représentée
à la Fig. 6. J(t) s'annule aux temps T1 et T2 définis plus haut.
[0045] Un moyen de mise en oeuvre de la mesure de T2 - T1 est décrit à la Fig. 7. Un comptage
est déclenché lorsque simultanément J(t) prend une valeur négative et I(t) est supérieur
à un seuil +i
o. Le comptage est stoppé lorsque simultanément J(t) prend une valeur positive ou nulle
et I(t) est inférieur à -i
o. Le contenu du compteur correspond alors à la valeur T2 - T1 à mesurer. La représentation
du traitement numérique est donnée par les diagrammes des signaux numériques F1, F2
et F3. Le comptage dure le temps que le signal numérique F3 est au niveau logique
haut. Le signal numérique F1 est au niveau logique haut lorsque I(t) est supérieur
au seuil i
o ou inférieur au seuil -i
o. Le signal numérique F2 est au niveau logique haut lorsque J(t) est positif ou nul.
Le signal F3 passe au niveau logique haut lors du front descendant de F2, F1 étant
à 1. F3 repasse à zéro lors du front montant suivant de F2 alors que F1 est à 1.
[0046] Le procédé de mesure de vitesse de gouttes chargées, décrit plus haut pour le cas
d'une goutte chargée, nécessite de charger, et donc de défléchir, des gouttes non
utiles pour l'impression. De manière à ne pas imprimer de gouttes inutiles sur le
support d'enregistrement, les gouttes chargées pour effectuer la mesure de vitesse
sont suffisamment peu chargées pour être récupérées par la gouttière 11. Compte tenu
du faible niveau de charge de ces gouttes, il est nécessaire, afin d'augmenter le
rapport signal/bruit du dispositif, d'effectuer la mesure sur un train de N gouttelettes
équichargées et équidistantes. La densité linéique de charge σN sur l'électrode 8c
du détecteur 8 correspond, dans ce cas, à la somme des contributions des N gouttes
chargées du train de gouttes (le cas pour trois gouttes chargées est représenté à
la Fig. 8). La somme des contributions des N gouttes chargées est symétrique par rapport
au centre du train de gouttes. D'une manière générale, le procédé de mesure de vitesse
est similaire à celui exposé précédemment pour le cas d'une seule goutte chargée.
La généralisation au cas de N gouttes de la relation (5) peut en première approximation
s'écrire :
SN = (N - 1)λ + 2R < 2Le ou
N < 1 + 2(Le - R)/5 0̸B, environ (9)
[0047] Cette condition stipule que la longueur SN du détecteur influencée électriquement
par la train de N gouttes doit être inférieure à deux longueurs Le de l'électrode.
[0048] Par ailleurs, les autres relations (6) et (7) caractéristiques de la mise en oeuvre
du procédé deviennent :
n1 > (Le + SN/2)/λ - 1 (6′)
n2 > (Lt + Le - Lb)/λ - 1/2 - N/2 (7′)
[0049] En fonction du rapport λ /R, la densité linéique σN peut présenter plusieurs maxima,
comme le montre la Fig. 8. On a représenté à la Fig. 9 les évolutions des grandeurs
I(t) et J(t) correspondantes et utilisées pour faire la mesure. On remarque que la
grandeur I(t) présente une allure similaire à la densité linéique σN. Il en résulte
que les points de passage à zéro de la fonction J(t) peuvent être multiples. Une variante
de traitement de la mesure consiste à effectuer un comptage du temps s'écoulant entre
les instants correspondant aux fronts montants du signal logique F2 au niveau haut
lorsque J(t) est supérieur à une valeur J
o ou inférieur à une valeur -J
o, comme représenté à la Fig. 9. Cependant, dans un mode de réalisation préféré de
l'invention, on effectue à l'aide d'un circuit électrique adapté une mise en forme
du signal qui permette de s'affranchir de ces inconvénients. Le circuit électrique
de mesure est décrit plus en détail ci-dessous, en relation avec les Figs. 10 et 11.
[0050] Le traitement des signaux nécessaire pour effectuer la mesure se traduit par une
mise en forme des variations temporelles des signaux électriques I(t), J(t). En pratique,
il s'avère nécessaire de filtrer le signal électrique délivré par l'électrode 8c,
pour maîtriser la transmission du signal et minimiser l'influence de signaux aléatoires
parasites. Le circuit électrique de mesure de vitesse de gouttes 9 se présente schématiquement
sous la forme décrite à la Fig. 10. Le courant I(t) résultant des variations temporelles
de la charge électrique Q(t) portée par l'électrode sensible 8c circule entre cette
électrode et la masse à travers une résistance 12. La tension U(t) aux bornes de la
résistance 12 est traitée successivement par une dérivation puis par un filtrage,
donnant un signal W(t). La solution du filtrage retenue est un filtrage d'ordre 5
vers les hautes fréquences et d'ordre 1 vers les basses fréquences. Ce filtrage vers
les hautes fréquences permet en particulier d'éliminer dans le signal traité W(t)
les multiples point de passage à zéro présents dans le signal brut J(t), qui résultent
de la présence de plusieurs gouttes chargées dans le train de gouttes chargées : comparer
J(t) à la Fig. 9 et W(t) à la Fig. 10.
[0051] Une description détaillée du fonctionnement du circuit est donnée ci-dessous, en
relation avec la Fig. 11. La fonction du circuit est de déterminer la différence des
deux instants caractéristiques T2 et T1 correspondant aux passages à zéro de la tension
W(t) de la Fig. 10.
[0052] Une préamplification de Q(t) est réalisée à l'aide d'un amplificateur à entrée F.E.T.
13 dont la densité spectrale de bruit de courant d'entrée est très faible, de l'ordre
de 10⁻¹⁴ Ampères/√hertz. La résistance d'entrée 12 détermine une première dérivation
du signal. Les composants comprenant la résistance 14 et les diodes 15 et 16 réalisent
la protection de l'entrée. Les composants comprenant les résistances 17, 18, 19 et
les condensateurs et 21 contribuent à la fonction filtre.
[0053] Un condensateur 22 crée une seconde dérivation du signal. Les composants comprenant
les résistances 23, 24, le condensateur 25 et l'amplificateur 26 constituent la suite
de la fonction filtre.
[0054] Un comparateur 27 change d'état en passant à un niveau haut en sa sortie quand la
dérivée première de la charge de l'électrode 8c dépasse une amplitude VL, déterminée
par des résistances 28 et 29.
[0055] Les composants comprenant les résistances 30 et 31 et les diodes 32 et 33 adaptent
les tensions de sortie des comparateurs aux tensions des circuits logiques.
[0056] Un comparateur 34 change d'état en sa sortie aux passages à zéro de la tension UH(t).
Des résistances 35 et 36 créent le décalage. Une résistance 37 et une diode 38 créent
un décalage de tension sur W(t) dans la phase d'attente de la mesure, et une résistance
39 crée un décalage de tension sur W(t) dans la phase de mesure. Il est nécessaire
d'utiliser la fonction "décalage" pour éviter que les comparateurs soient en changement
d'état de façon aléatoire dans les moments où l'amplitude de la dérivée de charge
est faible, et pour éviter les rebonds des signaux logiques dans la recherche des
passages à zéro de la tension UH(t). A ce sujet, les résistances 35, 36 et 39 interviennent
dans la qualité de la mesure, ainsi la tension de décalage engendrée doit être suffisamment
faible et également répartie autour du potentiel nul.
[0057] Le fonctionnement dans le temps peut être suivi sur la Fig. 12. On remarque que la
mesure ne peut débuter que si la tension V(t) est suffisamment négative (-VL). Alors,
le signal E à la sortie du comparateur 27 est au niveau haut. A ce stade, une bascule
40 a un niveau haut sur son entrée D. Par l'intermédiaire de portes NON-ET 41 et 42,
le niveau CL/ passe au niveau haut et met la bascule en état de fonctionnement, le
décalage se réduit à celui nécessaire à la mesure. Lors de la venue du front montant
du signal C provenant du comparateur 34, la bascule 40 recopie l'état présent sur
l'entrée D sur la sortie QL, la sortie QL/ prend l'état opposé, en assurant le décalage
de la tension UH(t) nécessaire à l'hystérésis durant la mesure. L'instant T1 étant
ainsi défini, on débute le comptage du temps. Lors du passage du signal C au niveau
bas, par l'intermédiaire des portes 41 et 42, on définit un décalage pour l'attente
de mesure, le niveau CL/ passe au niveau bas et met la bascule en état figé avec la
sortie QL à l'état bas. La sortie QL/ prend l'état opposé, en assurant le décalage
de tension UH(t) nécessaire en phase d'attente de mesure. L'instant T2 est ainsi défini.
On arrête le comptage du temps et on rend disponible l'information T2 - T1 au calculateur.
[0058] La Fig. 13 représente schématiquement les différents éléments mécaniques et électriques
constitutifs d'une imprimante à jet d'encre, incluant une tête d'impression 1 et un
circuit d'alimentation en encre. Sont représentés également les différents éléments
: capteurs, circuits électriques, permettant la mise en oeuvre du procédé de contrôle
de la qualité de l'encre, objet de la présente invention. La Fig. 13 illustre notamment
une tête d'impression 1 comportant une buse 2 permettant de former une succession
de gouttelettes G, une électrode de charge 6 et des moyens électriques 7 permettant
de charger ces gouttelettes, un détecteur de vitesse des gouttes 8, des électrodes
de déflexion 10, et une gouttière 11, déjà décrits à propos de la Fig. 1. Un circuit
d'encre comporte un générateur de débit d'encre constant 43, indépendant des variations
de l'environnement, ledit générateur 43 étant connecté hydrauliquement à la buse 2
par des canalisations 44 et 45 en série, à partir d'un réservoir de mélange 46 contenant
l'encre destinée à la buse. Deux réservoirs 47 et 48 contenant respectivement de l'encre
fraîche et du solvant sont reliés hydrauliquement au réservoir 46, de manière à ajuster
les quantités d'encre et de solvant de ce dernier. Enfin, un réservoir 49 contient
l'encre provenant des gouttes non utilisées pour l'impression et récupérées dans la
gouttière 11.
[0059] Dans le cas particulier de l'exemple de réalisation montré à la Fig. 13, le générateur
de débit constant 43 est constitué d'une pompe volumétrique 50 entrainée par un moteur
51, d'un dispositif de mesure de vitesse selon l'invention, et d'un circuit de régulation
de vitesse de goutte 52.
[0060] En particulier, la pompe volumétrique 50 peut consister en une cellule multifonction
comportant une chambre à volume variable, telle que décrite dans la demande de brevet
français n
o 86 17385 au nom de la présente demanderesse. Le circuit de régulation de vitesse
de goutte 52 vient agir sur le moteur 51 entraînant la pompe 50, de manière à augmenter
(ou diminuer) le débit de la pompe 50, selon que la vitesse de goutte mesurée est
inférieure (ou supérieure) à une valeur de consigne Vo. Un procédé similaire de régulation
de vitesse de goutte est décrit en particulier dans les brevets US n
o 4 045 770 et US n
o 4 063 252 pour le cas d'une imprimante à jet d'encre magnétique.
[0061] Le générateur 43 est relié à la buse 2 par une seule canalisation définie par la
mise en série des canalisations 44 et 45. La régulation de la vitesse de goutte revient
sensiblement à réguler le débit d'encre en sortie du générateur 43, circulant dans
les canalisations 44 et 45.
[0062] Selon l'invention, on dispose d'un dispositif de mesure 53 de la pression de l'encre
Pe délivrée par la pompe 50, placé entre le générateur 43 et la buse 2, et divisant
la canalisation en une partie amont et une partie aval par rapport au sens de circulation
du fluide, déjà référencées respectivement 44 et 45. La pression Pe nécessaire pour
maintenir un débit de jet fixe Qo (ou une vitesse de goutte Vo) dépend des paramètres
suivants :
- du dénivelé (zp - zj) existant entre le lieu de mesure de pression et le jet J;
- des caractéristiques géométriques (sections, longueurs et formes) de la canalisation
45 située entre le lieu de mesure de pression et le jet J, et de la buse 2;
- des caractéristiques de l'encre présente dans la canalisation 45 entre le lieu de
mesure de pression et le jet J (viscosité, densité), et dans la buse 2.
[0063] La relation entre la pression de l'encre et ces différents paramètres peut, en particulier,
s'écrire sous la forme suivante :
Pe = K1ρ.Qo²+ KηQo -ρg(zp - zj) (10)
où ρ représente la densité moyenne de l'encre dans la canalisation 45 et dans la buse
2;
η représente la viscosité moyenne de l'encre dans la canalisation 45 et dans la buse
2,
g représente l'accélération de la pesanteur,
K1 et K2 sont des coefficients caractérisant la géométrie de l'écoulement d'encre
le long de la canalisation 45 et dans la buse 2.
[0064] Pour une installation donnée, le dénivelé (zp - zj) est connu (par construction ou
mesure sur le site). La pression Pe* tenant compte du dénivelé, et définie ci-dessous,
ne dépend alors que des caractéristiques (densité et viscosité) dé l'encre circulant
dans les conduits (la canalisation 45 et la buse 2) entre le lieu de mesure de pression
et le jet.
Pe* = Pe + ρg(zp - zj) = K1ρQo² + K2ηQo (11)
[0065] la densité de l'encre ρ contribue à la perte de pression Pe* par le premier terme
du membre de droite de la relation (11), qui correspond à une perte par inertie; celui-ci
dépend (par l'intermédiaire du coefficient K1) de l'amplitude des changements de sections
de l'écoulement de l'encre dans les conduits situés entre le lieu de mesure de pression
et le jet. La viscosité η de l'encre contribue à la perte de pression Pe* par le second
terme du membre de droite de la relation (11), qui correspond à une perte par frottement;
celui-ci dépend (par l'intermédiaire du coefficient K2) du diamètre et des longueurs
des conduits situés entre le lieu de mesure de Pe* et le jet.
[0066] Dans un mode préféré de réalisation, le diamètre de la canalisation 45 est beaucoup
plus grand (plus de dix fois) que le diamètre 0̸B de la buse 2 située à l'extrémité,
et la longueur de la canalisation est relativement faible, de telle sorte que la perte
de pression dans ces conduits est négligeable devant la perte de pression dans la
buse, et ainsi la relation (11) peut s'écrire :
Pe* = K
1B Qo² + K
2B Qo (12)
où K
1B et K
2B sont des paramètres représentatifs de la géométrie de la buse 2, caractérisée par
un diamètre d'orifice 0̸B et une longueur d'orifice LB. Dans ce cas, la viscosité
η et la densité de l'encre ρ apparaissant dans la relation (12) sont représentatives
des valeurs à la buse. La mesure de la pression Pe* permet alors, pour un type d'encre
et une buse donnés, de contrôler la qualité de l'encre circulant dans la buse, immédiatement
en amont du lieu de formation des gouttes. La pression Pe* mesurée à l'aide du principe
décrit plus haut résulte d'un effet combiné de la densité ρ et de la viscosité η de
l'encre en écoulement dans la buse, tel que donné par la relation (12). Ces deux paramètres
dépendent essentiellement de la concentration en solvant dans l'encre et de la température
de l'encre. Ils diminuent tous deux lorsque la température de l'encre augmente et
lorsque la quantité de solvant dans l'encre augmente.
[0067] Pour une variation de concentration de l'encre donnée de 1 %, par exemple, on constate
généralement une variation relative plus grande de la viscosité (30 %) que de la densité
(1 %). Afin d'augmenter la sensibilité de la mesure de Pe* à une variation de concentration
de l'encre, on utilise, de préférence, une buse 2 dont l'élancement (défini par le
rapport de la longueur de l'orifice sur le diamètre de l'orifice) est au moins égal
à 1, afin d'augmenter la valeur du coefficient K2B dans la relation (12) et d'obtenir
une mesure plus sensible aux variation de qualité de l'encre, qui résulte principalement
des variations de viscosité.
[0068] Le dispositif de régulation de la qualité de l'encre est schématiquement représenté
à la Fig. 13. Selon l'invention, un capteur de température 54 est disposé dans le
circuit d'encre afin de réaliser une mesure de température représentative de la température
Te* de l'encre à la buse. Avec les hypothèses faites plus haut sur le diamètre de
la canalisation 45, la vitesse moyenne de l'encre dans la canalisation est faible
(de l'ordre de quelques cm/s), de sorte que la température de l'encre est identique
à la température ambiante dès que la longueur du conduit est supérieure à 50 cm, environ.
Une simple mesure de la température ambiante est alors suffisante pour mettre en oeuvre
le procédé décrit dans la suite.
[0069] Les mesures de la pression Pe* et de la température Te* de l'encre sont transmises
à un circuit de contrôle 55. Ce dernier, en fonction d'une consigne de qualité de
l'encre à maintenir, qui peut être en particulier définie par une courbe Pe*(consigne)-Te*
telle que représentée à la Fig. 14, régule en permanence la qualité de l'encre en
ajoutant dans le réservoir de mélange 46 des quantités déterminées d'encre fraîche
provenant du réservoir 47, ou de solvant provenant du réservoir 48, ou d'encre recyclée
à la gouttière 11 provenant du réservoir 49, grâce à une action sur l'une des électrovannes,
respectivement 56, 57 et 58.
[0070] Selon l'invention, l'encre présente dans le réservoir d'encre fraîche 47 est d'une
concentration plus élevée que la concentration nominale d'utilisation. La courbe Pee
caractérisant la qualité de cette encre fraîche en fonction de la température est
représentée à la Fig. 14, ainsi que celle du solvant Pes. Les avantages principaux
de l'utilisation d'encre d'appoint concentrée sont, d'une part, un temps de réponse
plus rapide de la régulation de la qualité de l'encre et, d'autre part, une autonomie
supérieure de la machine en terme de réapprovisionnement en encre neuve.
[0071] Dans un exemple de réalisation particulier, la pompe volumétrique 50 est constituée
d'une chambre à volume variable fermée par une membrane, cette dernière étant mise
en mouvement alternatif par un moteur de type moteur pas à pas. La pompe 50 alimente
en permanence la tête d'impression 1 avec de l'encre, à travers le réservoir de mélange
46, le débit Qo étant maintenu constant à l'aide du circuit de régulation 52. La régulation
de la qualité de l'encre s'obtient en jouant sur les durées d'ouverture des électrovannes
56, 57 et 58, commandées par le circuit de régulation 55. Ce dernier fonctionne, en
outre, d'une manière échantillonnée de période dt. Afin de tenir compte du temps de
mélange et de transit de l'encre entre le réservoir de mélange 46 et la buse 2, la
régulation tient compte, non seulement de la qualité de l'encre mesurée à l'instant
présent, mais de tout l'historique de la qualité de l'encre mesurée depuis l'instant
de mise en route de la machine. Le mode de régulation de la qualité de l'encre est
alors assuré de la manière suivante :
[0072] On définit sur une période dt d'échantillonnage du circuit de régulation 55 les valeurs
moyennes suivantes, sur la ième période d'échantillonnage :
- la durée d'ouverture De(i) de l'électrovanne d'encre fraîche 56,
- la durée d'ouverture Ds(i) de l'électrovanne de solvant 57,
- la durée d'ouverture Dg(i) de l'électrovanne 58 d'encre recyclée provenant de la
gouttière 11,
- la température mesurée de l'encre Te*(i),
- la pression mesurée Pe*(i) à la température Te*(i),
- la courbe de consigne Pec(T) en fonction de la température T (Fig. 14);
- la courbe Pee(T) caractéristique de l'encre fraîche (Fig. 14);
- la courbe Pes(T) caractéristique du solvant (Fig. 14);
- le temps de réponse tr du circuit compris entre les réservoirs 47, 48, 49 et la
buse 2 défini par le rapport volume de la canalisation sur le débit volumique du jet
Qo.
[0073] Soit DP(i) l'écart instantané de qualité de l'encre par rapport à la valeur de consigne
:
DP(i) = Pe*(i) - Pec(Te*(i))
[0074] On définit l'écart dynamique de la qualité de l'encre H(i) :

où n = 0 correspond à l'instant de mise en route du circuit d'encre de l'imprimante.
La régulation s'écrit :
si |H(i)| < Ho
encre de qualité satisfaisante
alors De(i) = 0
Ds(i) = 0
Dg(i) = dt
si H(i) > Ho
encre trop concentrée
alors De(i) = 0
Ds(i) = dt.Ks.|H(i) - Ho|
Dg(i) = dt.(1 - Ks).|H(i) - Ho|
si H(i) < - Ho
encre trop peu concentrée
alors De(i) = dt.Ke.|H(i) - Ho|
Ds(i) = 0
Dg(i) = dt.(1 - Ke).|H(i) - Ho|
où Ke est proportionnel à |Pec(To) - Pee(To)|
Ks est proportionnel à |Pec(To) - Pes(To)|
To est une température moyenne d'utilisation,
Tp est de l'ordre de 3tr.
[0075] La Fig. 13 illustre également le schéma de fonctionnement du dispositif de contrôle
de la formation de gouttes, objet de l'invention. Le dispositif met en oeuvre la tête
d'impression 1, comportant la buse 2, alimenté par le circuit d'encre comportant le
générateur à débit constant 43. Le jet J issu de la buse 2, dont la vitesse est fixe
(régulée), se fragmente à une distance Lb, Fig. 2, de la buse 2 en une succession
de gouttelettes équidistantes et équidimensionnelles G, sous l'action de la perturbation
de pression appliquée par le résonateur 4 placé en amont de la buse 2, et alimenté
par le circuit de modulation 5. Le circuit de charge 7 coopérant avec l'électrode
de charge 6 permet de charger les gouttes destinées à l'impression.
[0076] Selon l'invention, un circuit électrique 59 mesure un temps de vol tv des gouttes
utilisées pour la mesure de vitesse. Ce temps de vol tv est défini par la durée entre
l'instant de charge de ces gouttes et l'instant de détection de leur passage à l'entrée
du détecteur de vitesse 8. Un chronogramme du fonctionnement du détecteur 59 est présenté
à la Fig. 15. Le nombre de gouttes du train utilisé pour la détection de vitesse étant
connu (5 à la Fig. 15), un simple traitement des signaux de charge Vc(t) (la tension
de charge Vc est appliquée sur l'électrode de charge pendant une demi-période goutte
pour le cas représenté à la Fig. 15) et de détection de vitesse I(t), J(t) permet
d'obtenir le temps tv. La distance Lt, Fig. 2, entre la buse 2 et l'entrée du détecteur
8 étant connue par construction, la distance Lb séparant la buse du lieu de formation
et charge des gouttes s'obtient par la relation ci-dessous, qui met en oeuvre à la
fois la vitesse de goutte V et le temps de vol tv, tous deux contrôlés par l'imprimante
:
Lb = Lt - V.(tv - Tf) (13)
où Tf est un temps de retard caractéristique du filtrage électronique et indépendant
des autres paramètres.
[0077] L'expérience montre par ailleurs que, la vitesse des gouttes étant fixée par la régulation
décrite précédemment, il existe une relation unique liant la qualité de l'encre à
la buse (mesurée par la pression Pe*) et la longueur de brisure Lb, permettant d'assurer
une formation et une charge de gouttes optimales. Le circuit de régulation de la formation
des gouttes 59 agit sur l'amplitude du signal d'excitation du résonateur 4, afin de
maintenir le lieu de brisure Lbopt, assurant une formation optimale des gouttes, fonction
du type d'encre utilisé et de la qualité de l'encre circulant à la buse. Un autre
avantage de l'invention réside dans le fait qu'on s'affranchit par un tel procédé
de disparités éventuelles dans les caractéristiques des résonateurs, d'une machine
à une autre.
[0078] Dans les moyens de contrôle décrits ci-dessus, tous les paramètres contrôlés sont
mesurés (ou représentatifs des valeurs mesurables) au niveau de la buse. Ceci permet
une régulation du fonctionnement de l'imprimante très précise. La précision atteignable
par ces moyens de contrôle permet leur utilisation dans les imprimantes à jet d'encre
utilisées pour les applications de marquage de haute qualité. Elle contribue, d'une
manière générale, à améliorer la qualité de l'impression et la fiabilité des imprimantes
à jet d'encre.
[0079] Le tableau suivant donne à titre indicatif des valeurs pour trois modèles de tête
d'impression selon l'invention :
| |
Exemple 1 |
Exemple 2 |
Exemple 3 |
| f |
|
|
|
| Fréquence goutte |
125 kHz |
83,33 kHz |
62,5 kHz |
| R |
|
|
|
| Largeur fente électrode |
0,6 mm |
0,6 mm |
0,6 mm |
| L |
|
|
|
| Longueur détecteur 8c |
2 mm |
2 mm |
2,8 mm |
| Li |
|
|
|
| Longueur isolant |
1 mm |
1 mm |
1,2 mm |
| Le |
|
|
|
| Longueur efficace de 8c |
2,39 mm |
2,375 mm |
3,25 mm |
| N |
|
|
|
| nombre de gouttes chargées |
7 |
6 |
7 |
| ⌀B |
|
|
|
| Diamètre de buse |
40 µm |
55 µm |
70 µm |
1) Dispositif de contrôle et de régulation d'une encre et de son traitement dans une
imprimante à jet d'encre continu dans laquelle un jet d'encre continu (J) sortant
d'une buse (2) est fractionné par un moyen de fractionnement (4, 5) en gouttelettes
(G) équidistantes et équidimensionnelles, dans une électrode de charge (6) où lesdites
gouttelettes sont sélectivement chargées électrostatiquement, lesdites gouttelettes
passant ensuite entre des électrodes de déflexion (10) où elles sont déviées en fonction
de leur charge, un détecteur (8) étant prévu entre l'électrode de charge (6) et les
électrodes de déflexion (10), comportant un élément conducteur (8c) en deux parties
symétriques par rapport à la trajectoire des gouttelettes (Gc), caractérisé en ce
qu'il comprend un circuit pour mesurer la vitesse d'une gouttelette chargée (Gc),
ou d'un train de gouttelettes chargées successives, passant dans le détecteur (8),
ledit circuit comportant un moyen pour déterminer et traiter les dérivées première
(I(t)) et seconde (J(t)) par rapport au temps de la charge induite dans l'élément
conducteur (8c) par la gouttelette chargée (Gc), ou le train de gouttelettes chargées
successives, passant dans le détecteur, afin de déterminer les instants d'entrée (T1)
et de sortie (T2) de ladite gouttelette (Gc), ou dudit train de gouttelettes chargées
successives, dans le détecteur (8), et par conséquent sa vitesse.
2) Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la tension de charge
sur l'électrode de charge (6) n'est appliquée que pendant une partie de la période
de formation des gouttelettes utilisées pour la mesure de vitesse.
3) Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que la tension de charge
sur l'électrode de charge (6) n'est appliquée que pendant la moitié, environ, de la
période de formation des gouttelettes utilisées pour la mesure de vitesse.
4) Dispositif selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'élément
actif (8c) du détecteur (8) est protégé par un élément isolant (8i).
5) Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que le détecteur (8) comporte
un élément actif (8c) satisfaisant à la condition :
R < Le
où R est l'écartement des deux parties symétriques de l'élément actif (8c) et Le la
longueur efficace du détecteur définie par la relation :
Le = L + Li/2
L étant la longueur de l'élément actif (8i) et Li la longueur totale d'isolant mesurée
suivant la trajectoire des gouttes.
6) Dispositif selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en que le détecteur
(8) comprend en outre une électrode de garde (8e).
7) Dispositif selon la revendication 5 ou 6, caractérisé en ce qu'il comporte un moyen
pour séparer une gouttelette chargée (Gc) servant à réaliser une mesure de vitesse,
par rapport à d'autres gouttelettes chargées, de telle sorte que ladite gouttelette
chargée (Gc) soit précédée d'au moins n1 gouttelettes non chargées et suivie d'au
moins n2 gouttelettes non chargées, n1 et n2 satisfaisant aux relations :
n1 > (Le + R)/(5 ØB) - 1, environ
n2 > (Lt + Le - Lb)/(5 0̸B) - 1, environ,
où ØB est le diamètre de la buse (2),
Lt est la distance entre la buse (2) et l'entrée du détecteur (8), et
Lb est la distance entre la buse (2) et le lieu de formation des gouttes (G).
8) Dispositif selon la revendication 5 ou 6, caractérisé en ce qu'il comporte un moyen
pour séparer un train de N gouttelettes chargées successives servant à réaliser une
mesure de vitesse, par rapport à d'autres gouttelettes chargées, de telle sorte que
ledit train de N gouttelettes chargées successives soit précédé d'au moins n1 gouttelettes
non chargées et suivi d'au moins n2 gouttelettes non chargées, n1 et n2 satisfaisant
aux relations :
n1 > (Le + SN/2)/λ - 1
n2 > (Lt + Le - Lb)/λ - 1/2 - N/2
où λ est la distance entre deux gouttelettes successives et
S est la longueur de la zone influencée électriquement par une goutte chargée (Gc).
9) Dispositif selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qu'au moyen
de mesure de la vitesse des gouttelettes, est associé un moyen de commande de la charge
des gouttelettes (Gc) utilisées pour la mesure de vitesse, afin qu'elles soient suffisamment
peu chargées pour être récupérées dans la gouttière (11) de l'imprimante.
10) Dispositif selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce qu'il comprend
un moyen de régulation (52) de la vitesse des gouttes agissant sur un moteur (51)
entraînant une pompe (50) sur le circuit d'alimentation en encre de la buse (2) selon
que la vitesse de goutte mesurée est inférieure (ou supérieure) à une valeur de consigne
(Vo).
11) Dispositif selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'il comprend un capteur
de pression de l'encre (Pe*) sur la canalisation (44, 45) entre le générateur de débit
d'encre constant (43) formé de la pompe (50) et du moteur (51), et la buse (2), immédiatement
en amont de la buse (2), afin de déduire la concentration de l'encre en fonction de
ladite pression, d'une température d'utilisation déterminée et de la vitesse des gouttes.
12) Dispositif selon la revendication 11, caractérisé en ce que la canalisation entre
le générateur de débit (43) et la buse (2) a un diamètre qui est environ dix fois
supérieur au diamètre de la buse (2).
13) Dispositif selon la revendication 11 ou 12, caractérisé en ce que le rapport entre
la longueur et le diamètre de l'orifice de la buse (2) est au moins égal à 1.
14) Dispositif selon l'une des revendications 11 à 13, caractérisé en ce qu'il comprend
encore un capteur de température (54) pour mesurer une température représentative
de la température (Te*) de l'encre à la buse (2).
15) Dispositif selon la revendication 14, caractérisé en ce qu'il comprend encore
un moyen (55) pour réguler en permanence la qualité de l'encre en fonction des mesures
de pression (Pe*), de température (Te*) et d'une courbe de consigne de la pression
en fonction de la température, pour une vitesse de goutte donnée (Vo).
16) Dispositif selon la revendication 15, caractérisé en ce que la régulation de la
qualité de l'encre s'opère dans un réservoir de mélange (46), à partir d'un réservoir
d'encre fraîche (47), d'un réservoir de solvant (48) et d'un réservoir (49) d'encre
recyclée à la gouttière (11), le moyen de régulation (55) actionnant sélectivement
des électrovannes (56, 57, 58) respectivement sur les conduites entre, d'une part,
les réservoirs (47, 48, 49) et, d'autre part, le réservoir (46).
17) Dispositif selon la revendication 16, caractérisé en ce que l'encre dans le réservoir
(47) a une concentration plus élevée que la valeur nominale d'utilisation.
18) Dispositif selon l'une des revendications 15 à 17, caractérisé en ce que le moyen
de régulation (55) comprend un circuit de traitement prenant en compte la qualité
de l'encre à l'instant présent et l'historique de la qualité de l'encre depuis l'instant
de mise en route de la machine.
19) Dispositif selon l'une des revendications 1 à
18, caractérisé en ce qu'il comprend encore un moyen (59) pour déterminer la distance
entre le lieu de formation des gouttes (G) et la buse (2), et pour agir sur l'amplitude
du signal d'excitation du moyen (5) servant à former lesdites gouttes (G) pour que
la distance (Lb) assure une formation optimale des gouttes, fonction du type d'encre
utilisé et de la qualité de l'encre circulant à la buse.