[0001] L'invention concerne les tubes électroniques.
[0002] Pour bien faire comprendre l'invention, on décrira plus précisément son application
à un tube à rayons cathodiques, c'est-à-dire un tube comportant d'une part un canon
à électrons produisant un faisceau électronique et d'autre part un écran luminescent
réagissant à l'impact du faisceau pour produire une image lumineuse.
[0003] Un tube à rayons cathodiques est formé globalement d'une ampoule de verre dans laquelle
on a placé les différents organes (et notamment les diverses électrodes) permettant
le fonctionnement du tube; un vide poussé est ensuite établi dans l'ampoule.
[0004] L'ampoule de verre est constituée de quatre parties principales différentes qui sont
respectivement:
- la glace ou face avant du tube, constituant l'écran luminescent sur lequel on dirige
le faisceau électronique;
- le cône, dans lequel le faisceau électronique se déplace; la partie large du cône
se termine sur la face avant; la partie étroite est reliée au col de l'ampoule;
- le col, qui est un tube de verre de petit diamètre par rapport aux dimensions de la
face avant; dans le cône sont placés principalement le canon à électrons avec les
électrodes de focalisation du faisceau; des bobines de déflexion angulaire du faisceau
sont placées autour du col;
- le pied, qui est en pratique une plaque de verre terminale fermant le col du côté
opposé au tube; cette plaque est traversée par des bornes de connexion permettant
la liaison électrique entre chacune des électrodes intérieures au tube et l'extérieur;
les traversées sont étanches au vide; le pied comporte en général un queusot pour
faire le vide par pompage.
[0005] Le pied, après montage des organes internes du tube, est soudé sur le col par une
soudure verre/verre, c'est-à-dire par fusion du verre du pied et du verre du col,
à l'aide d'un chalumeau.
[0006] Dans la technique antérieure, les électrodes du canon à électrons sont supportées
par des picots métalliques enfoncés dans des barreaux de verre s'étendant dans le
col, à la périphérie de celui-ci, dans une direction parallèle à l'axe du col. Les
picots métalliques sont enfoncés dans les barreaux de verre par chauffage préalable
de ces barreaux à une température qui rend le verre pâteux. Ces picots sont par ailleurs
soudés à la périphérie des électrodes qu'ils doivent supporter.
[0007] Les différents potentiels nécessaires au fonctionnement des électrodes sont amenés
soit par les bornes de connexion du pied, soit, pour certaines électrodes, par des
ressorts en contact indirectement (par l'intermédiaire d'une couche de graphite déposée
sur la paroi intérieure du col et du cône) avec la face avant de l'ampoule.
[0008] D'autres ressorts sont prévus pour assurer le centrage du canon dans le col, son
maintien, et sa tenue aux vibrations.
[0009] Sur la partie gauche de la figure 1, on a représenté un tel montage classique de
tube à rayons cathodiques; on n'a représenté que le pied (en bas de la figure) et
le col; le cône et la face avant ne sont pas représentés; ils s'étendraient vers le
haut de la figure.
[0010] Le pied est désigné par la référence 10, le col par la référence 12, la soudure entre
le pied et le col par 14, des bornes de connexion à travers le pied par 16, des barreaux
de verre intérieurs par 18, des picots de support d'électrodes par 20, des électrodes
par G1, G2, G3, G4, le queusot de pompage par 22.
[0011] On notera que la partie droite de la figure 1 ne représente pas l'art antérieur mais
l'invention.
[0012] Par ailleurs, on n'a pas représenté des éléments externes au tube, comme les bobines
électromagnétiques servant à la déflexion du faisceau électronique; ces bobines entourent
le col de manière à agir sur la trajectoire des électrons entre le canon à électrons
et l'extrémité du col.
[0013] Un but de l'invention est de réaliser des tubes électroniques moins encombrants dans
le sens de la largeur et/ou de la longueur.
[0014] Un autre but est de réaliser des tubes dans lesquels la consommation d'énergie des
bobines de déflexion est minimisée.
[0015] Un autre but de l'invention est de maximiser le diamètre des électrodes de focalisation
électrostatique dans l'espace alloué à l'intérieur du col, afin de minimiser les aberrations
sphériques.
[0016] Un autre but est d'améliorer la robustesse générale du tube.
[0017] Un autre but encore est de minimiser les risques de production de particules solides
à l'intérieur du tube pendant la fabrication ou pendant le fonctionnement, ces particules
pouvant détériorer la qualité de fonctionnement du tube (la qualité de l'image par
exemple).
[0018] Enfin, un but est d'éviter toute pollution chimique de certains organes sensibles,
tels que l'écran du tube ou la cathode du canon à électrons, par des produits tels
que de la vapeur d'eau ou d'autres éléments résultant de la combustion dans un chalumeau
servant à souder ou chauffer certaines parties du tube.
[0019] Pour atteindre ces buts, l'invention propose un tube électronique comportant un col
dont au moins une partie est constituée par un empilement de bagues métalliques de
support et de bagues de céramique brasées aux bagues métalliques, les bagues métalliques
servant de support et de connexion électrique aux diverses électrodes internes du
tube distinctes de ces bagues, les bagues de céramique servant à l'isolement électrique
et à la séparation physique des bagues métalliques, et les bagues métalliques étant
conformées de manière à permettre la soudure des électrodes sur ces bagues après brasure
de l'empilement. Les bagues métalliques sont brasées sur les bagues céramiques pour
assurer l'étanchéité au vide et elles présentent une partie interne au tube pour servir
de support à une électrode (distincte de la bague) et une partie externe pour servir
à la connexion électrique vers l'extérieur.
[0020] Les électrodes sont soudées par une soudure métal-métal (soudure électrique ou au
laser, sans pollution) sur les bagues métalliques qui leur servent de support et de
connexion. Cette soudure intervient après les brasures céramique-métal qui, elles,
sont polluantes; de cette manière, la cathode (notamment) n'est pas affectée par les
opérations de brasure.
[0021] La base du tube est de préférence constituée par une rondelle de céramique, et ne
comporte pas de perçages dans l'axe du tube pour assurer la connexion électrique avec
les électrodes du tube. Elle ne comporte que des perçages latéraux pour faire passer
des connexions de cathode et de filament de chauffage de cathode; les connexions externes
avec les autres électrodes sont prises directement à la périphérie du col par contact
avec les bagues métalliques.
[0022] De préférence, pour le maintien et la connexion d'une électrode en forme de bague
cylindrique, on prévoit qu'une des bagues métalliques de support comporte d'une part
une partie cylindrique coaxiale à l'axe du col, dont la surface intérieure est soudée
sur la surface extérieure cylindrique de l'électrode, et d'autre part une partie annulaire
plane s'étendant dans un plan perpendiculaire à l'axe du col et concentrique à celui-ci,
la partie annulaire plane s'étendant depuis la partie cylindrique axiale jusqu'à l'extérieur
du col, et étant brasée sur une surface annulaire plane d'une bague de céramique.
[0023] Cette disposition permet notamment de faciliter le réglage de la position des électrodes
au moment de la fabrication du tube : selon les besoins on pourra faire glisser telle
ou telle électrode dans le sens de l'axe du tube pour la souder à un endroit qui peut
varier en fonction des performances demandées au tube.
[0024] Dans un exemple de réalisation, l'empilement de bagues est le suivant : la base du
tube est une rondelle de céramique en forme de cuvette dont la concavité est tournée
vers l'avant du tube, et dont le fond constitue l'extrémité arrière du tube; une première
bague métallique supportant une première grille du tube et servant à sa connexion
avec l'extérieur est brasée sur les bords de la rondelle de céramique; une autre bague
de céramique isole la première bague métallique d'une deuxième qui sert au support
et à la connexion d'une deuxième grille (d'accélération) du tube; une autre bague
de céramique sert à l'isolation entre la deuxième bague métallique et une troisième
bague métallique servant au support et à la connexion à l'extérieur d'une troisième
grille (de focalisation) du tube; enfin, la troisième bague métallique est soudée
par une soudure verre-métal aux parties en verre du tube. Le pompage est fait par
un queusot dans une partie en verre du tube (sur le cône).
[0025] L'ensemble du col, ainsi réalisé par superposition de bagues métalliques et de bagues
de céramique, est étanche au vide gràce
- aux brasures céramique-métal entre les bagues;
- aux soudures métal-métal entre différentes pièces métalliques lorsqu'une bague est
réalisée par assemblage de plusieurs pièces métalliques;
- aux soudures verre-métal qui subsistent, à savoir pratiquement uniquement à la jonction
entre la dernière bague métallique de l'empilement et les parties en verre du tube.
[0026] Le procédé de fabrication comprend les opérations suivantes : réaliser un empilement
de bagues de céramique brasées à des bagues métalliques intercalées entre ces bagues
de céramique, puis souder électriquement ou par laser des électrodes sur les bagues
de l'empilement.
[0027] De préférence, le procédé se déroule selon les opérations suivantes :
- réaliser un premier ensemble comportant au moins une bague céramique brasée à une
bague métallique;
- réaliser un deuxième ensemble comportant un empilement de bagues céramiques brasées
à des bagues métalliques intercalées entre ces bagues céramiques,
- monter une cathode dans le premier ensemble, et souder au moins une grille par soudure
électrique ou au laser, sur une bague métallique du deuxième ensemble,
- souder par une soudure électrique ou au laser une bague métallique du premier ensemble
sur une bague métallique du deuxième ensemble pour solidariser de manière étanche
au vide les deux ensembles portant respectivement la cathode et la grille.
[0028] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de
la description détaillée qui suit et qui est faite en référence aux dessins annexés
dans lesquels:
- la figure 1 représente sur sa partie gauche un tube à rayons cathodiques de la technique
antérieure et sur sa partie droite un tube selon l'invention;
- la figure 2 représente en vue agrandie le détail de la construction du pied et du
col du tube selon l'invention.
[0029] La figure 1 ne sera pas décrite plus en détail : c'est une représentation combinée
à la fois d'un tube à rayons cathodiques selon l'art antérieur et d'un tube selon
l'invention; ces deux tubes sont essentiellement à symétrie circulaire autour de l'axe
vertical représenté par un trait tireté au centre de la figure, mais la partie à gauche
de l'axe représente le tube de l'art antérieur alors que la partie à droite de l'axe
représente un tube selon l'invention; en ce qui concerne la partie gauche de la figure
(art antérieur), elle a déjà été décrite avec ses inconvénients; la partie droite
montre la construction selon l'invention à la même échelle, de sorte qu'on peut mesurer
les avantages obtenus au point de vue de l'encombrement en largeur et en longueur;
l'amélioration est considérable. On reviendra plus loin sur les divers avantages résultant
de cet encombrement réduit.
[0030] On a rappelé sur la partie droite de la figure 1 les références des principaux éléments
qui vont maintenant être décrits en détail à propos de la figure 2.
[0031] Sur la figure 2, on voit le détail de la construction selon l'invention, dans un
exemple particulier d'application qui est un tube à rayons cathodiques ayant une cathode,
trois grilles portées à des potentiels différents en avant du canon à électrons, une
quatrième électrode constituée par une couche de graphite déposée à l'intérieur du
col et du cône du tube, et une anode constituée par un écran de visualisation sur
la face avant du tube.
[0032] Comme à la figure 1, seuls la base et le col du tube sont représentés mais pas le
cône ni la face avant.
[0033] La figure 2 ne représente que la moitié droite du tube, mais il faut comprendre que
(de même d'ailleurs qu'à la figure 1) le tube est à symétrie de révolution autour
de l'axe représenté par un trait tireté.
[0034] L'embase du tube est une rondelle de céramique pleine 30, en forme de cuvettte, dont
le fond plan constitue la face arrière du tube et dont la concavité est tournée vers
l'avant du tube. La face arrière ou fond 35 de la rondelle 30 n'est pas percée de
passages pour des connexions d'électrodes avec l'extérieur; mais les bords latéraux
50 sont percés de passages 52 pour la connexion de la cathode et du filament de chauffage
de cathode.
[0035] Pour faciliter la compréhension de la forme de cette rondelle 30, elle est représentée
en perspective coupée sur la figure 2 à côté de la vue en coupe correspondante.
[0036] Sur la vue en coupe principale de la figure 2, on voit une connexion de cathode 42
qui relie une cathode 44 à une borne externe 46. Des connexions similaires, non visibles
sur la coupe de la figure 2 relient un filament de chauffage à des bornes externes
au tube, à travers les perçages latéraux 52 des bords de la rondelle 30.
[0037] La céramique utilisée pour l'ensemble des pièces du tube sera en principe de l'alumine
frittée.
[0038] De manière générale, les bagues métalliques qui doivent être brasées sur la céramique
sont en acier inoxydable dont les caractéristiques de dilatation thermique sont adaptées
à celles de la céramique; de tels aciers inox sont bien connus et couramment utilisés
lorsqu'on a besoin de pièces associant métal et céramique.
[0039] Dans tout ce qui suit on parlera de face arrière pour une face tournée vers le côté
de l'embase du tube, et de face avant pour une face tournée vers le côté de l'écran
du tube (c'est-à-dire regardant dans le sens de déplacement du faisceau électronique
émis par le canon à électrons).
[0040] Une bague métallique de support de grille de commande, globalement désignée par la
référence 60, est brasée sur la face avant de la rondelle de céramique 30. Cette bague
est destinée à supporter une grille de commande G1, placée à proximité immédiate de
la cathode et devant être portée à un potentiel différent de celui de la cathode.
[0041] Pour des raisons tenant à la facilité de fabrication, compte-tenu du fait que la
grille G1 doit être maintenue très près de la cathode, la bague de support 60 de la
grille de commande G1 est faite en trois parties (dans cet exemple), et on expliquera
plus loin comment ces parties sont en fait assemblées entre elles à différents moments
du montage global du canon à électrons.
[0042] La première partie de la bague 60 est une bague 62 présentant une partie plane annulaire
brasée sur la face avant des bords 50 de la rondelle de céramique 30, et une partie
cylindrique 63, entourant la partie plane du côté radialement à l'extérieur de celle-ci.
On verra que cette partie est un constituant de l'ensemble filament cathode, et qu'elle
n'est que tardivement soudée au reste du canon.
[0043] La deuxième partie de la bague métallique 60 est une bague 64 présentant d'une part
une partie cylindrique entourant la partie cylindrique de la pièce 62 et soudée à
celle-ci (lorsque le canon est terminé), et d'autre part une partie plane annulaire
66, s'étendant radialement à l'intérieur de la partie cylindrique.
[0044] La troisième partie est une entretoise métallique 68 soudée à l'arrière de la partie
annulaire plane 66; la grille G1 est soudée sur cette entretoise 68.
[0045] La connexion électrique de la grille G1 vers l'extérieur est faite par la surface
extérieure de la pièce 64.
[0046] Une bague de céramique 70, ayant deux faces annulaires planes, est brasée par sa
face arrière sur la face avant de la partie annulaire 66 de la pièce 64.
[0047] L'étanchéité du passage de la connexion de grille de commande G1 vers l'extérieur
est assurée par le brasage de la pièce 62 sur les bords 50 de la rondelle de céramique
30, par le brasage de la pièce 64 sur la céramique 70, et par une soudure étanche
(de préférence une soudure laser continue) entre les pièces 62 et 64 de la bague 60.
[0048] Une deuxième bague métallique 80 sert de support et de connexion électrique pour
une grille d'accélération G2.
[0049] La grille G2 est une grille en forme de bague ayant une paroi cylindrique extérieure
82 soudée périphériquement à une paroi correspondante intérieure 84 de la bague 80.
[0050] La bague métallique 80 a de préférence une section en U tournée vers l'extérieur
du tube, le fond du U constituant la paroi intérieure soudée à la grille G2, un mur
latéral du U étant brasé sur la face avant de la céramique annulaire 70; l'autre mur
latéral du U est brasé sur une dernière bague annulaire de céramique 90.
[0051] La connexion électrique de la grille G2 vers l'extérieur du tube est prise sur la
bague 80, à l'extérieur de celle-ci.
[0052] L'étanchéité du passage de cette connexion de l'intérieur à l'extérieur est assurée
d'un côté par la brasure avec la bague de céramique 70 et de l'autre côté par la brasure
avec la bague de céramique 90.
[0053] La bague de céramique 90 est similaire à la bague 70 et à la bague 50; elle a deux
faces annulaires planes, la face arrière étant brasée sur la bague métallique 80 et
la face avant étant brasée sur une bague métallique 100 pour le support et la connexion
électrique d'une grille de focalisation G3.
[0054] La grille G3 est similaire à la grille G2 et placée devant elle. Elle a une forme
de bague avec une paroi cylindrique 102 dont la surface extérieure est soudée sur
la surface intérieure correspondante d'une paroi cylindrique 104 qui constitue une
partie de la bague 100.
[0055] La bague 100 comprend, outre cette paroi cylindrique 104, une partie annulaire plane
106 s'étendant radialement vers l'extérieur du tube. C'est cette partie annulaire
106 qui est brasée par sa face arrière sur la face avant de la dernière bague de céramique
90.
[0056] Sur la face avant de la partie annulaire plane 106 de la bague 100 est soudée une
autre bague métallique 110, par une soudure étanche, par exemple une soudure continue
au laser (faite en fin de fabrication). La bague 110 comprend une partie annulaire
plane 112 soudée sur la face avant de la bague 100, et une paroi cylindrique 114.
L'extrémité de la paroi cylindrique 114 est soudée, par une soudure verre-métal, à
une portion d'enveloppe en verre 120 du tube. Cette portion prolonge vers l'avant
l'empilement alterné de bagues céramiques et métalliques qui constitue le corps principal
du col du tube selon l'invention.
[0057] L'étanchéité au niveau du passage de la connexion de grille de focalisation G3 est
donc constituée par la brasure céramique-métal entre la bague 100 et la céramique
90, par la soudure étanche entre les bagues 100 et 110, et enfin par la soudure verre-métal
entre la pièce 110 et le tube de verre 120.
[0058] La pièce 110 est en inox choisi pour sa compatibilité avec une soudure verre-métal;
des inox appropriés sont bien connus et largement utilisés dans ce domaine.
[0059] Le col du tube électronique selon l'invention est donc constitué par l'association
entre une portion d'enveloppe en verre et l'empilement de bagues métalliques et de
bagues céramiques qui vient d'être décrit.
[0060] On notera sur la figure 2 qu'une couche de graphite 122 a été représentée sur la
paroi intérieure du tube 120, cette couche constituant une autre partie (G4) de l'électrode
de focalisation.
[0061] Le pompage du tube se fait par un queusot non représenté, situé sur le tube de verre
120 dans le cône non représenté.
[0062] Pour la fabrication du tube, on procédera de préférence de la manière suivante: on
assemble par soudage et brasage les éléments suivants de l'empilement alterné de bagues
métalliques et de bagues de céramique: bague 100, bague 90, bague 80, bague 70, pièces
64 et 68 de la bague 60.
[0063] On soude alors la grille G2 sur la bague 80 (et là on peut ajuster à volonté la distance
entre la grille G2 et la grille G1 en faisant glisser la grille le long de la partie
cylindrique 84 de la bague 80).
[0064] On soude ensuite la grille G3 sur la paroi cylindrique de la bague 100, et là encore
on peut ajuster la distance entre les grilles G2 et G3 en faisant glisser à la hauteur
désirée la grille G3.
[0065] On soude enfin la grille G1 sur la pièce 68.
[0066] On prépare par ailleurs la partie arrière du tube : brasage de la première partie
62 de la bague métallique 60 sur la rondelle de céramique 30, passage des connexions
et fixation en place de l'ensemble de la cathode 44 et du filament de chauffage.
[0067] On soude ensemble par une soudure périphérique au laser les pièces 62 et 64 de la
bague 60, solidarisant ainsi les deux parties de l'empilement.
[0068] D'autre part, on prépare la partie avant du tube : cône terminé à l'avant par un
écran et terminé à l'arrière par un début de col en verre 120 (un queusot de pompage
étant formé dans le cône), getter à l'intérieur du cône. On soude par une soudure
verre-métal la partie 114 de la bague 110 sur l'extrémité arrière du col de verre
120; ensuite on fixe l'écran à l'avant du cône; enfin, on soude ensemble par une soudure
périphérique au laser la bague métallique 110 terminant à l'arrière le cône de verre
et la bague métallique 100 terminant à l'avant l'assemblage complet du canon à électrons
avec toutes ses électrodes.
[0069] Par rapport aux tubes de l'art antérieur, on voit qu'on a supprimé tous les barreaux
de verre et les picots métalliques enfoncés dans ces barreaux. Le gain en diamètre
du tube est important; cela est d'autant plus vrai que les barreaux sont généralement
assez épais pour qu'ils ne soient pas fragilisés par les picots.
[0070] Comme l'énergie nécessaire pour l'alimentation des bobines de déflexion électromagnétique
(situées autour du col du tube) est d'autant plus grande que le diamètre est plus
important, on gagne donc non seulement sur l'encombrement mais simultanément aussi
sur la consommation du tube.
[0071] La base du tube ne comprend plus de passages autres que latéraux pour les bornes
de connexion; elle n'est plus constituée que par un disque de céramique; on gagne
donc beaucoup sur l'encombrement en longueur, ce qui est important dans certaines
applications (exemple : viseurs tête-haute pour hélicoptères).
[0072] La construction est robuste, on a éliminé tous les ressorts de centrage et de maintien
qui ne sont plus nécessaires; la tenue aux vibrations de cet ensemble est très bonne,
les éléments étant tous solidaires les uns des autres.
[0073] L'ensemble du canon à électrons (cathode et différentes électrodes), monté sur son
enveloppe de protection constituée par l'empilement de bagues alternées de céramique
et de métal, est assemblé avec le tube de verre non pas par une soudure au chalumeau
(verre sur verre) comme dans la technique antérieure, mais par une soudure laser entre
les bagues métalliques 100 et 110. Il en résulte que l'on ne crée pas de particules
dans le tube au moment de l'assemblage, alors que dans le passé la soudure du pied
sur le col créait des particules de verre dans le tube.
[0074] Le tube selon l'invention évite aussi la production dans le tube de particules de
graphite dues au frottement de ressorts, en cours d'assemblage, sur la couche de graphite
constituant l'électrode G4.
[0075] Enfin, sont évités les risques de pollution de la cathode ou de l'écran qui existaient
dans la technique antérieure lors de l'opération de soudure du pied sur le col, cette
pollution provenant de la vapeur d'eau et d'autres produits de la combustion du chalumeau
de soudure. Dans le tube selon l'invention, les opérations de soudure ou brasure à
température élevée sont effectuées hors de la présence de la cathode ou de l'écran
du tube, et l'assemblage final, lorsque la cathode et l'écran sont présents, peut
se faire à une température qui est pratiquement la température ambiante (soudure par
laser).
[0076] Grâce à l'invention, on peut obtenir à titre d'exemple les performances suivantes
:
- diamètre utile 65 mm
- diamètre du col 14 mm
- longueur 93 mm
- luminance de la trace 65000 candelas/m2 pour un diamètre de spot inférieur à 0,2mm
- énergie de déviation du faisceau 300 microjoules
1. Tube électronique caractérisé en ce qu'il comporte un col dont au moins une partie
est constituée par un empilement de bagues métalliques de support (60, 80, 100, 110)
et de bagues de céramique (30, 70, 90) brasées aux bagues métalliques, les bagues
métalliques servant de support et de connexion électrique a des électrodes internes
du tube (G1, G2, G3) distinctes de ces bagues, les bagues de céramique servant à l'isolement
électrique et à la séparation physique des bagues métalliques, et les bagues métalliques
étant conformées de manière à permettre la soudure des électrodes sur ces bagues après
brasure de l'empilement.
2. Tube électronique selon la revendication 1, caractérisé en ce que les bagues métalliques
sont brasées sur les bagues céramiques pour assurer l'étanchéité au vide et elles
présentent une partie interne au tube pour servir de support à une électrode et une
partie externe pour servir à la connexion électrique vers l'extérieur.
3. Tube selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que les électrodes
sont soudées sur les bagues métalliques par une soudure électrique ou une soudure
laser.
4. Tube électronique selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il comporte
une base constituée par une rondelle de céramique (30) sans perçages axiaux pour assurer
la connexion électrique avec les électrodes du tube, les connexions externes étant
prises directement à la périphérie du col par contact avec les bagues métalliques.
5. Tube électronique selon la revendication 4, caractérisé en ce que la rondelle de céramique
(30) est en forme de cuvette dont la concavité est tournée vers l'avant du tube, le
fond (35) constituant l'extrémité arrière du tube, et les bords latéraux (50) étant
pourvus de perçages latéraux (52) pour le passage de connexions (46).
6. Tube électronique selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que, pour
assurer le maintien et la connexion d'une électrode en forme de bague cylindrique,
on prévoit qu'une des bagues métalliques de support (80, 100) comporte d'une part
une partie cylindrique (84, 104) coaxiale à l'axe du col, dont la surface intérieure
est soudée sur la surface extérieure cylindrique de l'électrode, et d'autre part une
partie annulaire plane s'étendant dans un plan perpendiculaire à l'axe du col et concentrique
à celui-ci, la partie annulaire plane s'étendant depuis la partie cylindrique axiale
jusqu'à l'extérieur du col, et étant brasée sur une surface annulaire plane d'une
bague de céramique (70, 90).
7. Tube électronique selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que l'empilement
de bagues est le suivant : le tube comprend une base constituée par une rondelle de
céramique (30) en forme de cuvette; une première bague métallique (60) supportant
une première grille (G1) du tube et servant à sa connexion avec l'extérieur est brasée
sur ce disque; une bague de céramique (70) brasée sur la première bague métallique
sépare celle-ci d'une deuxième bague métallique (80); la deuxième bague métallique
sert au support et à la connexion d'une deuxième grille (G2) du tube; une autre bague
de céramique (90) isole la deuxième bague métallique d'une troisième (100) qui sert
au support et à la connexion d'une troisième grille (G3) du tube; enfin, la troisième
bague métallique est soudée par une soudure verre-métal aux parties en verre du tube.
8. Tube selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que certaines bagues
métalliques (60) sont constituées d'un assemblage de plusieurs pièces (62, 64, 68)
soudées entre elles.
9. Procédé de fabrication d'un tube électronique, caractérisé en ce qu'il comprend les
opérations suivantes : réaliser un empilement de bagues de céramique brasées à des
bagues métalliques intercalées entre ces bagues de céramique, puis souder électriquement
ou par laser des électrodes internes du tube sur les bagues métalliques de l'empilement.
10. Procédé de fabrication selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'il comprend
les opérations suivantes :
- réaliser un premier ensemble comportant au moins une bague céramique brasée à une
bague métallique;
- réaliser un deuxième ensemble comportant un empilement de bagues céramiques brasées
à des bagues métalliques intercalées entre ces bagues céramiques,
- monter une cathode dans le premier ensemble, et souder au moins une grille par soudure
électrique ou au laser, sur une bague métallique du deuxième ensemble,
- souder par une soudure électrique ou au laser une bague métallique du premier ensemble
sur une bague métallique du deuxième ensemble pour solidariser de manière étanche
au vide les deux ensembles portant respectivement la cathode et la grille.
1. An electronic tube, characterized in that it comprises a neck of which at least a
part is constituted by a stack of metallic support rings (60, 80, 100, 110) and ceramic
material rings (30, 70, 90) brazed to the metallic rings, the metallic rings functioning
for the support and electrical connection of internal electrodes (G1, G2, G3) of the
tube and distinct from the last-named rings, the ceramic material rings functioning
as electrical insulation and physical separating means for the metallic rings, and
the metallic rings being adapted in such a manner as to permit the soldering of the
electrodes on the rings after the brazing of the stack.
2. The electronic tube as claimed in claim 1, characterized in that the metallic rings
are brazed on the ceramic rings in a vacuum-tight fashion and present a part inside
the tube in order to function as a support for an electrode and an outside part in
order to provide electrical connection with the outside.
3. The tube as claimed in any one of the preceding claims, characterized in that the
electrodes are soldered onto the metallic rings by electrical soldering or by laser
soldering.
4. The tube as claimed in any one of the preceding claims 1 through 3, characterized
in that it comprises a base constituted by a ceramic material disk (30) without axial
holes in order to ensure an electrical connection with the electrodes of the tube,
the external connections being made directly at the periphery of the neck by contact
with the metallic rings.
5. The tube as claimed in claim 4, characterized in that the ceramic material disk (30)
is in the form of a dish whose concave side is turned towards the front of the tube,
the bottom (35) constituting the rear end of the tube, and the lateral edge parts
(50) being provided with lateral holes (52) for the passage of connections (46).
6. The tube as claimed in any one of the claims 1 through 5, characterized in that, in
order to ensure holding and connecting an electrode in the form of a cylindrical ring,
there is a provision such that one of the metallic support rings (80, 100) comprises
on the one hand a cylindrical part (84, 104) centered on the axis of the neck, and
whose interior surface is soldered to the exterior surface of the electrode and on
the other hand an annular plane part extending in a plane perpendicular to the axis
of the neck and concentric to the latter, the annular plane part extending from the
cylindrical axial part as far as the outside of the neck and being brazed on a plane
annular surface of a ceramic material ring (70, 90).
7. The tube as claimed in any one of the claims 1 through 6, characterized in that the
stack of rings is made up as follows: the tube comprises a base constituted by a ceramic
material disk (30) in the form of a dish; a first metallic ring (60) supporting a
first grid (G1) of the tube and functioning for the connection thereof with the outside
is brazed on this disk; a ceramic material disk (70) brazed on the first metallic
ring separates the latter from a second metallic ring (80); the second metallic ring
functions to support and connect a second grid (G2) of the tube; another ceramic material
ring (90) insulates the second metallic ring from a third one (100) which functions
to support and connect a third grid (G3) of the tube; and lastly the third metallic
ring is soldered by glass-metal solder to the glass parts of the tube.
8. The tube as claimed in any one of the preceding claims, characterized in that certain
ones of the metallic rings (60) are constituted by an assembly of a plurality of members
(62, 64, 68) which are soldered together.
9. A method for the manufacture of an electronic tube, characterized in that it comprises
the following operations: forming a stack of ceramic rings brazed to metallic rings
arranged between such ceramic material rings, then electrical soldering or laser soldering
of the internal electrodes of the tube onto the metallic rings of the stack.
10. The method of manufacture as claimed in claim 9, characterized in that it comprises
the following operations:
- forming a first assembly comprising at least one ceramic ring brazed onto a metallic
ring;
- forming a second assembly comprising a stack of ceramic rings brazed to metallic
rings arranged between such ceramic rings,
- mounting a cathode in the first assembly and soldering at least one grid, by electrical
soldering or laser soldering, on a metallic ring of the second assembly, and
- soldering by electrical or laser soldering a metallic ring of the first assembly
on a metallic ring of the second assembly in order to firmly unite the two assemblies,
in a vacuum-tight fashion, respectively bearing the cathode and the grid.
1. Elektronenröhre, dadurch gekennzeichnet, daß sie einen Hals aufweist, von dem wenigstens
ein Teil aus einem Stall aus metallischen Trägerringen (60, 80, 100, 110) und mit
den metallischen Ringen verlöteten keramischen Ringen (30, 70, 90) besteht, wobei
die metallischen Ringe als Träger und als elektrische Verbindung mit den inneren Elektroden
(G1, G2, G3) der Röhre dienen, die von diesen Ringen verschieden sind, wobei die keramischen
Ringe als elektrische Isolierung und zur körperlichen Trennung der metallischen Ringe
dienen, und wobei die metallischen Ringe so geformt sind, daß das Anschweißen der
Elektroden an diesen Ringen nach dem Loten des Stapels möglich ist.
2. Elektronenröhre nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die metallischen Ringe
auf den keramischen Ringen verlötet sind, um die Vakuumdichtheit zu gewährleisten,
und daß sie einen an der Röhre innenliegenden Abschnitt zum Halten einer Elektrode
und einen äußeren Abschnitt zum elektrischen Anschließen nach außen hin aufweisen.
3. Röhre nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, daß die Elektroden
durch eine elektrische Schweißung oder eine Laserschweißung an den metallischen Ringen
angeschweißt sind.
4. Elektronenröhre nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, daß sie
einen Sockel aufweist, der von einer keramischen Scheibe (30) ohne axiale Durchführungen
zur Gewährleistung der elektrischen Anschlüsse an die Elektroden der Röhre gebildet
ist, wobei die externen Anschlüsse direkt am Umfang des Halses durch Kontakt mit den
metallischen Ringen gebildet sind.
5. Elektronenröhre nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, daß die keramische Scheibe
(30) die Form einer Schale hat, deren Vertiefung zum Vorderteil der Röhre gedreht
ist, wobei der Boden (35) das hintere Ende der Röhre bildet, und wobei die Seitenränder
(50) mit seitlichen Durchführungen (52) zum Durchführen von Anschlüssen (46) versehen
sind.
6. Elektronenröhre nach einem der Ansprüche 1 bis 5, dadurch gekennzeichnet, daß zur
Gewährleistung der Aufrechterhaltung und des Anschlusses einer Elektrode in zylindrischer
Ringform vorgesehen wird, daß einer der metallischen Trägerringe (80, 100) einerseits
einen zur Achse des Halses koaxialen zylindrischen Teil (84, 104), dessen Innenfläche
an die zylindrische Außenfläche der Elektrode angeschweißt ist, und andererseits einen
ebenen ringförmigen Teil aufweist, der sich in einer Ebene senkrecht zur Achse des
Halses und konzentrisch zu diesem erstreckt, wobei sich der ebene ringförmige Teil
von dem axialen zylindrischen Teil bis zur Außenseite des Halses hin erstreckt und
mit einer ebenen ringförmigen Fläche eines keramischen Rings (70, 90) verlötet ist.
7. Elektronenröhre nach einem der Ansprüche 1 bis 6, dadurch gekennzeichnet, daß der
Stapel aus Ringen wie folgt ist: die Röhre enthält einen von einer Keramikscheibe
(30) in Form einer Schale gebildeten Sockel; ein erster metallischer Ring (60), der
ein erstes Gitter (G1) der Röhre trägt und zu deren Verbindung nach außen dient, ist
an diese Scheibe angelötet; ein keramischer Ring (70), der an dem ersten metallischen
Ring angelötet ist, trennt diesen von einem zweiten metallischen Ring (80); der zweite
metallische Ring dient als Träger und dem Anschließen eines zweiten Gitters (G2) der
Röhre; ein weiterer Keramikring (90) isoliert den zweiten metallischen Ring von einem
dritten (100), der als Träger und dem Anschließen eines dritten Gitters (G3) der Röhre
dient, der dritte metallische Ring ist schließlich mittels einer Glas-Metall-Schweißung
an aus Glas bestehenden Teilen der Röhre angeschweißt.
8. Röhre nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, daß gewisse
metallische Ringe (60) aus einer Anordnung mehrerer Teile (62, 64, 68) bestehen, die
miteinander verschweißt sind.
9. Verfahren zum Herstellen einer Elektronenröhre, dadurch gekennzeichnet, das es folgende
Vorgänge umfaßt: Herstellen eines Stapels aus keramischen Ringen, die mit metallischen
Ringen verschweißt sind, die zwischen die keramischen Ringe eingefügt sind, worauf
dann die inneren Elektroden der Röhre elektrisch oder mittels Laser an die metallischen
Ringe des Stapels angeschweißt werden.
10. Herstellungsverfahren nach Anspruch 9, dadurch gekennzeichnet, daß es folgende Vorgänge
umfaßt:
- Herstellen einer ersten Anordnung mit wenigstens einem mit einem metallischen Ring
verlöteten Keramikring;
- Herstellen einer zweiten Anordnung mit einem Stapel keramischer Ringe, die mit metallischen
Ringen verlötet sind, die zwischen die keramischen Ringe eingefügt sind,
- Einbauen einer Katode in die erste Anordnung und Anschweißen wenigstens eines Gitters
durch elektrisches Schweißen oder Laserschweißen an einem metallischen Ring der zweiten
Anordnung,
- Anschweißen eines metallischen Rings der ersten Anordnung durch elektrisches Schweißen
oder Laser-Schweißen an einem metallischen Ring der zweiten Anordnung zum vakuumdichten
festen Verbinden der zwei Anordnungen, die die Katode bzw. das Gitter tragen.