[0001] La présente invention concerne un dispositif permettant le transfert d'une phase
gazeuse dans une phase liquide, l'apport de la phase gazeuse étant destiné à assurer
le déroulement de réactions devant se développer ultérieurement dans la phase liquide.
[0002] Ce dispositif est principalement destiné à la réalisation de traitements telles que
les réactions chimiques, biologiques et métaboliques comportant le transfert d'une
phase gazeuse dans une phase liquide, cette phase liquide pouvant être une eau industrielle
ou domestique.
[0003] Beaucoup de traitements mettant en jeu des transformations chimiques ou biologiques,
en particulier celles se produisant dans le traitement aérobie des eaux résiduaires,
demandent que soit incluse dans le milieu réactionnel la phase gazeuse nécessaire
aux réactions chimiques, biochimiques et métaboliques des micro-organismes présents
dans le milieu réactionnel que représente la phase liquide.
[0004] De plus, pour être efficace le système nécessite un mélange des deux phases.
[0005] On connaît déjà des dispositifs tels que les aérateurs de surface à turbines fixes
ou flottantes, lentes ou rapides ou à brosses, les systèmes immergés par injection
d'air tels que aérateurs statiques, clapets vibreurs et diffuseurs poreux et les systèmes
par pompes déprimogènes à jets fixes ou mobiles.
[0006] Ces dispositifs ne permettent l'obtention d'un mélange très homogène qu'au prix d'une
dépense d'énergie élevée.
On connait également des dispositifs tels que celui décrit dans le document DE-A-3218227
qui utilisent un éjecteur venturi pour assurer l'aération de la phase liquide. Ils
sont plus économes en énergie que les dispositifs cités ci-dessus.
On connait également par US-A-4123800 un injecteur-mélangeur de liquides comprenant
un convergent, un col et un divergent prolongé par une cheminée de diamètre égal à
celui du divergent.
On peut juger des performances intrinsèques d'un équipement d'aération au travers
de deux critères qui sont :
- L'apport spécifique brut en kilogrammes d'oxygène par kilowattheure
- Le coefficient de transfert en secondes moins un. Ce coefficient est défini comme
celui qui lie la vitesse de variation de concentration à l'écart entre cette concentration
et la concentration correspondant à celle de saturation de la phase gazeuse dans la
phase liquide. Les appareils habituellement utilisés ont des apports spécifiques bruts
généralement compris entre 0,8 et 1,8 kilogrammes d'oxygène par kilowattheure.
Une étude réalisée par WANG et AL en 1978 et publiée dans Chem. Eng. Sci., 33, 945
en 1978 montrait que des coefficients de transfert pouvant aller jusqu'à 0,22 seconde
moins un pouvaient être obtenus en utilisant des colonnes à bulles équipées de mélangeurs
statiques pour des vitesses de liquide et de gaz respectivement égales à 0,17 mètre
par seconde et 0,25 mètre par seconde. Les équipements plus habituels que sont le
venturi classique ou le diffuseur poreux permettent d'obtenir des coefficients de
transfert généralement compris entre 0,06 et 0,13 seconde moins un. La présente invention
a pour but d'améliorer considérablement les performances des dispositifs de transfert
d'une phase gazeuse dans une phase liquide. Selon l'invention le dispositif comprend
un dispositif pour la dispersion d'une phase gazeuse dans une phase liquide comprenant
au moins un éjecteur venturi composé d'un convergent pour l'entrée du liquide, d'un
col pour l'entrée du gaz et d'un divergent caractérisé en ce que le divergent est
prolongé par une cheminée de diamètre égal ou supérieur à celui du divergent et jointive
ou non avec celui-ci, le dispositif étant utilisé en position sensiblement verticale,
et en ce que le flux de la phase liquide est descendant.
[0007] On intercale en outre entre la sortie du divergent et l'entrée de la cheminée une
pièce cylindrique intermédiaire de raccordement. Cette pièce intermédiaire est percée
de lumières mettant en communication l'intérieur de la cheminée et la phase liquide
dans laquelle baigne le dispositif.
[0008] Le ou les dispositifs sont immergés dans un bassin ou tout autre type de réservoir
contenant la phase liquide.
[0009] Celle-ci est introduite par une pompe à l'entrée du convergent avec une vitesse initiale
adaptée au venturi. La phase gazeuse est introduite au col du venturi et peut être
selon les cas aspirée par la phase liquide qui joue alors le rôle de fluide moteur
ou introduite par l'effet combiné de la pression due à un compresseur de gaz et de
l'aspiration due à la phase liquide. Le divergent assure un mélange entre les deux
phases. La cheminée et la pièce cylindrique intermédiaire placée à la sortie du divergent
renforcent considérablement l'effet du venturi en assurant une zone de contact importante
dans un espace relativement confiné ce qui permet d'obtenir un bien meilleur transfert
gaz/liquide que par les procédés actuellement connus. En outre, la vitesse du mélange
phase liquide et phase gazeuse dans la cheminée provoque l'aspiration d'une partie
de la phase liquide extérieure au travers des lumières de la pièce cylindrique intermédiaire.
Un tel effet est recherché en particulier chaque fois que la quantité de gaz contenu
dans le mélange phase liquide/phase gazeuse sera supérieure à la capacité d'absorption
de la phase liquide.
[0010] La nature du ou des matériaux servant à la réalisation du dispositif n'a pas d'influence
sur l'efficacité de celui-ci. C'est la nature des phases en présence qui déterminera
les matériaux à utiliser. Les raccordements du dispositif aux diverses tuyauteries
peuvent être de tout type et notamment à souder, à coller, à brides, et à visser.
[0011] Le venturi est calculé de telle façon que la vitesse du flux dans la cheminée assure
aux bulles de gaz qui sont soumises à deux influences: le flux ascendant du mélange
et la force d'archimède, une vitesse descendante faible permettant aux dites bulles
d'être dissoutes de façon maximale par la phase liquide.
[0012] Des essais menés avec le dispositif objet de l'invention ont conduit à des résultats
faisant apparaître des coefficients de transfert pouvant atteindre 0,35 seconde moins
un, bien supérieurs à ceux obtenus par les dispositifs connus et cités précédemment.
[0013] Le dispositif objet de l'invention peut être utilisé pour tous les procédés nécessitant
le transfert d'une phase gazeuse dans une phase liquide, notamment pour les traitements
d'eaux industrielles ou domestiques, usées ou potables, en particulier pour les opérations
d'aération à l'air ou à l'air enrichi, d'oxygénation, de chloration et d'ozonation.
[0014] Les dispositifs peuvent être associés en parallèle, leur nombre dépendant du volume
de phase liquide à traiter. Deux ou plusieurs dispositifs peuvent être montés en série,
en particulier lorsque les conditions d'absorption de la phase gazeuse dans la phase
liquide sont difficiles c'est à dire lorsque la solubilité de la phase gazeuse est
faible dans les conditions prévues pour le traitement, ou si une réaction intervient
avec consommation du gaz dissous.
[0015] D'autres buts et avantages de la présente invention apparaîtront à la lecture de
la description suivante, faite, à titre non limitatif, en référence aux dessins annexés
dans lesquels :
- La figure 1 est une vue en coupe longitudinale du dispositif de l'invention ;
- La figure 2 montre un exemple de mise en oeuvre de l'invention,
- La figure 3 donne plusieurs courbes montrant la variation du coefficient de transfert
en fonction de la vitesse de la phase gazeuse, lors de mesures faites, partie par
les inventeurs, partie par WANG et AL, en Chem. Eng. Sci., 33,945 (1978),
- La figure 4 donne plusieurs courbes montrant la variation de la capacité d'oxygénation
du dispositif de la figure 1 en fonction de la puissance spécifique, établies en partant
de résultats obtenus partie par des essais faits par les inventeurs, partie par des
résultats provenant d'une étude du Centre Technique Du Génie Rural des Eaux et Forêts
(CEMAGREF) et publiés par le Ministère de l'Agriculture français en 1980.
- Les figures 5 à 7 représentent, chacune, une vue en coupe d'un dispositif selon un
troisième mode de réalisation de l'invention ;
- La figure 8 est une vue, analogue à celles des figures 5 à 7, d'une variante ; et
- La figure 9 est une vue d'un élément de garnissage. Les dispositifs objets de l'invention
et décrits à tire d'exemple ont été déterminés pour être utilisés dans un bassin de
400 mètres carrés de surface et 2, 5 mètres de profondeur dont les besoins en oxygène
de la phase liquide sont de 51 kilogrammes par heure.
[0016] Si l'on considère la figure 1, le dispositif comporte un convergent 1 d'angle 40
degrès environ et de longueur 127 millimètres. Côté entrée de ce convergent, qui sert
d'entrée à la phase liquide, se trouve une partie cylindrique 6 destinée au raccordement
de la tuyauterie amenant la phase liquide. Le diamètre d'entrée du convergent 1 est
égal à 114 millimètres.
[0017] Après le convergent se trouve le col 2 du venturi. Il a un diamètre de 25,4 millimètres
et une longueur de 25,4 millimètres. Le col 2 comporte équidistant de ses deux extrémités
un piquage 7 dépassant extérieurement de 50,8 millimètres et destiné à l'alimentation
du dispositif par la phase gazeuse. Le diamètre de ce piquage est de 6 millimètres.
Dans une variante de cette réalisation où la phase gazeuse est admise par induction
due à la force motrice de la phase liquide, le diamètre est de 8 millimètres.
[0018] Le col 2 est suivi du divergent 3 formant un angle de 10 degrés. Sa longueur est
telle que le diamètre de sortie soit égal au diamètre d'entrée du convergent, soit
506 millimètres.
[0019] On intercale entre le venturi et la cheminée 5 une pièce d'espacement 4.
[0020] Dans un exemple préféré, son diamètre est égal à 114 millimètres, sa longueur à 114
millimètres. La pièce intercalaire est ajourée par trois lumières présentant un dégagement
maximal compatible avec sa réalisation.
[0021] Après la pièce d'espacement 4 on trouve la cheminée 5. Elle est cylindrique, de diamètre
égal à celui de la sortie du divergent 3, sa longueur est égale à 1030 millimètres.
[0022] Sur la figure 2, on peut voir comment sont mis en oeuvre les dispositifs décrits
ci-dessus. Dans le bassin 8 on envoie à l'entrée des dispositifs 12 la phase liquide
par l'intermédiaire d'une pompe 9 et d'une rampe d'alimentation 10. De même, on envoie
au col des dispositifs 12 la phase gazeuse par l'intermédiaire d'un compresseur 11
et d'une rampe 13. Le bassin a une capacité de 1000 mètres cubes, la pompe 9 a un
débit de 2400 mètres cubes par heure pour une pression de 1 bar, le compresseur 11
a un débit de 3, 3 mètres cubes par minute pour une pression de 0, 4 bar.
[0023] L'installation est de préférence équipée de 263 dispositifs, chacun disposé sensiblement
verticalement. Elle assure une capacité d'oxygénation de 51 grammes d'oxygène par
mètre cube et par heure. La puissance brute requise est de 30 kilowatts, soit une
puissance spécifique de 30 watts par mètre cube.
[0024] La figure 3 permet de comparer les valeurs des coefficients de transferts en fonction
de la vitesse de la phase liquide à savoir 0,2624 mètre par seconde en utilisant le
dispositif objet de l'invention: courbe 14 et les coefficients obtenus en utilisant
les dispositifs déjà connus : courbes 15 (plateau poreux), 16 (venturi classique),
17 (colonne à bulles et mélangeur statique).
[0025] Les courbes 16 et 17 ont été obtenues par WANG et AL en 1978, les autres expérimentalement
par les inventeurs. En abscisses figurent les vitesses superficielles de gaz en mètre
par seconde, en ordonnées figurent les coefficients de transfert en seconde moins
un.
[0026] La figure 4 permet de comparer les valeurs des capacités d'oxygénation en fonction
des puissances spécifiques mises en oeuvre par le dispositif objet de l'invention:
courbes 18 et 19 (débit de la phase liquide égal à 2,5 litres par seconde pour courbe
18, débit de la phase liquide égal à 5 litres par seconde pour courbe 19) et les coefficients
obtenus par les dispositifs déjà connus : courbe 20 (courbe enveloppe maximale des
valeurs statistiques relatives aux turbines rapides, lentes et aux brosses ), 21 (turbine
lente brosse) et 22 (turbine rapide). Les courbes 20, 21 et 22 ont été tracées avec
les résultats de mesures citées par CEMAGREF en 1980, les autres expérimentalement
par les inventeurs. En *abcisses figurent les puissances spécifiques en watts par
mètre cube, en ordonnées figurent les capacités d'oxygénation en grammes d'oxygène
par mètre cube et par heure.
[0027] Chacun des dispositifs décrits ci-dessus est très performant en soi. Cependant, dans
certains cas et en présence de certains fluides qui sont caractérisés par une faible
viscosité et/ou une forte tension de vapeur, ou en présence de certains gaz occlus
ou phase dispersée de bas poids moléculaire, son utilisation en mode vertical peut
conduire à une accumulation de gaz ou une coalescence de celui-ci dans la cheminée
du dispositif.
[0028] Les modes de réalisation représentés sur les figures 5 à 8 diffèrent de ceux décrits
ci-dessus en ce qu'ils comprennent, en plus, un garnissage dans la cheminée qui joue
le rôle de rupteur de bulles et empêche ainsi la coalescence des bulles du gaz.
[0029] Comme représenté sur la figure 5, le dispositif comporte un garnissage 30 disposé
dans la cheminée 5. Le garnissage est formé de deux éléments 32 et 34, chacun comprenant
une structure grillagée 36 telle que représentée sur la figure 9. La structure grillagée
36 comprend deux séries de fils 38 disposées de manière orthogonale formant des mailles
carrées qui sont soit soudées, soit enchevêtrées. Les fils 38 peuvent être, par exemple,
en une matière plastique, en acier inoxydable ou bien consister en fils métalliques
plastifiés.
[0030] Le premier élément 32 du garnissage 30 est formé d'une structure grillagée 36 qui
est enroulée pour qu'elle prenne une forme sensiblement spirale. Le deuxième élément
34 du garnissage 30 est également formé d'une structure grillagée qui est pliée de
façon à avoir une section sensiblement en dent de scie. Une fois pliée, la structure
grillagée est enroulée pour prendre une forme correspondant à celle du premier élément.
De préférence, les deux éléments 32 et 34 sont enroulés ensemble. Une fois enroulé,
le garnissage 30 est monté à l'intérieur de la cheminée 5
[0031] Afin de retenir le garnissage 30 dans la cheminée 5, on peut envisager de former
le garnissage avec un diamètre externe qui est entre 1,10 et 1,20 fois le diamètre
interne de la cheminée 5. Dans ce cas, le garnissage 30 est emmanché à force dans
la cheminée 5. On peut également prévoir de former le garnissage 30 avec un diamètre
externe sensiblement égal ou légèrement inférieur au diamètre interne de la cheminée
5. Dans ce cas, le dispositif comprend, en outre, un moyen pour retenir le garnissage
30 en place dans la cheminée 5. Les dispositifs représentés sur les figures 5 à 7
comportent chacun un moyen différent pour retenir le garnissage 30. Dans le mode de
réalisation de la figure 5, le garnissage 30 est retenu par un ressort de blocage
40 qui est sensiblement en forme de C et qui comporte deux bras, extrêmes 42 dirigés
vers le centre du C. Le ressort de blocage 40 est monté autour de l'extérieur de la
cheminée 5, les bras 42 passant par des ouvertures 44 formées dans la cheminée 5 pour
engager les mailles de l'élément 32. Le ressort de blocage 40 est retenu en place
entre deux brides 46 qui sont formées chacune par repliage d'une partie de la tôle
de la cheminée 5.
[0032] Le mode de réalisation de la figure 6 diffère de celui de la figure 5 en ce que le
ressort de blocage 40′ est monté à l'intérieur de la cheminée 5. Dans ce cas, les
bras 42′ sont repliés vers l'extérieur et passent par des ouvertures 44′ formées dans
la cheminée 5. Une troisième ouverture 48 est formée dans la cheminée et permet à
une partie 50 en forme de boucle du ressort 40′ de faire saillie en dehors de la cheminée
5. Le ressort de blocage 40′ est disposé dans la cheminée entre le garnissage 30 et
la sortie de la cheminée 5.
[0033] Dans le mode de réalisation de la figure 7, le garnissage 30 comporte deux baïonnettes
52 qui sont soudées sur les mailles des éléments 32 et 34. La cheminée 5 est pourvue
de deux évidements 54 en forme de L qui sont destinés à recevoir les baïonnettes 52
verrouillant ainsi le garnissage 30 en place.
[0034] Un deuxième mode de réalisation du garnissage 30 est représenté sur la figure 8.
Ce garnissage diffère de celui des figures 5 à 7 en ce que le deuxième élément est
formé d'une structure grillagée à laquelle on a préalablement donné une section ondulée
ou sensiblement sinusoïdale.
[0035] Dans les modes de réalisation des figures 5 à 8, il est envisagé que la longueur
axiale du garnissage 30 soit entre 10 à 40 % de la longueur axiale de la cheminée
5.
[0036] Le garnissage décrit ci-dessus présente les avantages suivants :
- du fait de sa très grande porosité, la perte de charge créée par la présence du garnissage
dans la cheminée est très faible ;
- la surface de contact entre le gaz et le liquide est augmentée par le cassage des
bulles de gaz ;
- le transfert gaz-liquide est donc amélioré, ce qui entraîne une réduction de la viscosité
du liquide due à la forte quantité de gaz dissous ;
- le garnissage permet la libre circulation des particules solides si la maille est
environ 5 fois plus importante que le diamètre des particules ;
- le garnissage diminue le rétromélange du liquide rendant l'écoulement de ce dernier
plus près d'un écoulement piston.
[0037] Le premier élément 32 du garnissage 30, destiné à être utilisé dans un dispositif
ayant les dimensions données ci-dessus, est de préférence formé de mailles carrées
ayant un côté de 10 mm réalisées à partir d'un fil de diamètre 0,25 à 0,5 mm. Dans
le cas où le premier élément 32 a une section en dent de scie, la longueur de chaque
pan est 14,14 mm et l'angle entre deux pans voisins est 90°. Dans le mode de réalisation
de la figure 8, la longueur d'onde des ondulations est 20 mm et l'amplitude est 10
mm.
1. Dispositif pour la dispersion d'une phase gazeuse dans une phase liquide comprenant
au moins un éjecteur venturi composé d'un convergent (1), d'un col (2) et d'un divergent
(3) caractérisé en ce que le dit divergent (3) est prolongé par une cheminée (5) de
diamètre égal à celui du divergent et en ce que l'on intercale entre le venturi et
la cheminée une pièce cylindrique (4) ajourée de diamètre égal au diamètre de sortie
du convergent (1) et de longueur sensiblement égale à ce diamètre.
2. Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que la cheminée (5) est de
longueur au moins égale à celle de l'éjecteur venturi.
3. Dispositif selon l'une des revendications 1 ou 2 caractérisé en ce qu'il comporte
plusieurs éjecteurs venturi montés en série.
4. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 3 caractérisé en ce qu'il comporte
plusieurs éjecteurs venturi montés en parallèle.
5. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 4 caractérisé en ce qu'il comprend
en outre un garnissage (30) disposé dans la cheminée (5), ce garnissage (30) étant
formé d'au moins un élément grillagé (32, 34).
6. Dispositif selon la revendication 5 caractérisé en ce que le garnissage (30) est
formé de deux éléments grillagé (32, 34) qui sont enroulés ensemble pour avoir sensiblement
la forme d'une spirale.
7. Dispositif selon la revendication 6 caractérisé en ce que l'un des éléments (34)
a une section sensiblement en dents de scie.
8. Dispositif selon la revendication 6 caractérisé en ce que l'un des éléments (34)
a une section sensiblement sinusoidale.
9. Dispositif selon l'une des revendications 5 à 8 caractérisé en ce qu'il comporte
en outre un moyen pour retenir le garnissage (30) en place dans la cheminée (5).
1. Vorrichtung zum Dispergieren einer Gasphase in einer Flüssigphase mit wenigstens
einem Venturi-Ejektor, der aus einem konvergenten Teil (1), aus einem Hals (2) und
aus einem divergenten Teil (3) zusammengesetzt ist, dadurch gekennzeichnet, daß das
divergente Teil (3) durch ein Rohr (5) verlängert ist, dessen Durchmesser mit demjenigen
des divergenten Teils übereinstimmt, und daß zwischen das Venturirohr und das Rohr
ein zylindrisches, durchbrochenes Teil (4) eingefügt ist, dessen Durchmesser mit dem
Austrittsdurchmesser des konvergenten Teils (1) und dessen Länge im wesentlichen mit
diesem Durchmesser übereinstimmt.
2. Vorrichtung nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß das Rohr (5) eine Länge
hat, die wenigstens gleich derjenigen des Venturi-Ejektors ist.
3. Vorrichtung nach Anspruch 1 oder 2, gekennzeichnet durch mehrere, in Reihe angeordnete
Venturi-Ejektoren.
4. Vorrichtung nach einem der Ansprüche 1 bis 3, gekennzeichnet durch mehrere, parallel
angeordnete Venturi-Ejektoren.
5. Vorrichtung nach einem der Ansprüche 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, daß sie außerdem
eine in dem Rohr (5) angeordnete Auskleidung (30) aufweist, die von wenigstens einem
Gitterelement (32, 34) gebildet wird.
6. Vorrichtung nach Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, daß die Auskleidung (30) von
zwei Gitterelementen (32, 34) gebildet wird, die zusammen so eingerollt sind, daß
sie im wesentlichen die Form einer Spirale haben.
7. Vorrichtung nach Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, daß das eine der Elemente
(34) einen im wesentlichen sägezahnförmigen Abschnitt hat.
8. Vorrichtung nach Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, daß das eine der Elemente
(34) einen im wesentlichen sinusförmigen Abschnitt hat.
9. Vorrichtung nach einem der Ansprüche 5 bis 8, dadurch gekennzeichnet, daß sie außerdem
eine Einrichtung zum Halten der Auskleidung (30) an Ort und Stelle in dem Rohr (5)
aufweist.
1. A device for the dispersion of a gaseous phase in a liquid phase comprising at
least one venturi ejector consisting of a convergent portion (1), a neck (2) and a
divergent portion (3), characterised in that the said divergent portion (3) is extended
by a chimney (5) having a diameter equal to that of the divergent portion and in that
there is incorporated between the venturi and the chimney portion a cylindrical open-work
portion (4) having a diameter equal to the outlet diameter of the convergent portion
(1) and of a length which is substantially equal to the said diameter.
2. A device according to Claim 1, characterised in that the chimney portion (5) is
of at least the same length as the venturi ejector.
3. A device according to one of Claims 1 or 2, characterised in that it comprises
a plurality of venturi ejectors mounted in series.
4. A device according to one of Claims 1 to 3, characterised in that it comprises
a plurality of venturi ejectors mounted in parallel.
5. A device according to one of Claims 1 to 4, characterised in that it comprises
furthermore a lining (30) disposed in the chimney portion (5), the said lining (30)
consisting of at least lattice-work element (32, 34).
6 A device according to Claim 5, characterised in that the lining (30) consists of
two lattice-work elements (32, 34) which are rolled together in order substantially
to assume the form of a spiral.
7. A device according to Claim 6, characterised in that one of the elements (34) has
a substantially saw-toothed cross-section.
8. A device according to Claim 6, characterised in that one of the elements (34) is
of substantially sinusoidal cross-section.
9. A device according to one of Claims 5 to 8, characterised in that it also comprises
a means of retaining the lining (30) in place in the chimney portion (5).