[0001] La présente invention concerne un dispositif pour la réintroduction, dans un réservoir
ouvert à l'air libre, de particules solides de révélateur qui ont été séparées d'un
flux gazeux transporteur. Un tel dispositif trouve plus particulièrement, quoique
non exclusivement, son application dans les machines imprimantes non-impact dans lesquelles
des particules de révélateur, après avoir été déposées en excès sur le support d'enregistrement
équipant ces machines, sont retirées de la surface de ce support au moyen d'un dispositif
d'aspiration et renvoyées vers le réservoir dont elles sont issues, en vue d'un recyclage.
[0002] Les machines imprimantes non-impact qui sont utilisées dans les équipements de traitement
de l'information sont maintenant bien connues. Ces machines comportent un support
d'enregistrement, constitué le plus souvent par un tambour rotatif ou une courroie
sans fin, à la surface duquel on peut former, par voie électrostatique ou magnétique,
des zones sensibilisées, appelées également images latentes, qui correspondent aux
caractères ou images à imprimer. Ces images latentes sont ensuite développées, c'est-à-dire
rendues visibles, à l'aide d'un révélateur pulvérulent qui, déposé sur le support
d'enregistrement, n'est attiré que par les zones sensibilisées de celui-ci, formant
ainsi une image de poudre à la surface de ce support. Après quoi, ce support d'enregistrement
est amené au contact d' une feuille de papier afin de permettre aux particules de
révélateur constituant cette image de poudre d'être transférées sur cette feuille
pour y être définitivement fixées.
[0003] L'application des particules de révélateur sur le support d'enregistrement des machines
imprimantes de ce genre est réalisée par des dispositifs applicateurs de type connu,
tels que, par exemple, celui qui a été décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique
n° 4.246.588 (ce brevet correspondant au brevet français n° 2.408.462). Ces dispositifs
applicateurs comportent, d'une manière générale, un organe de transport qui, passant
par une ouverture pratiquée à la partie supérieure du réservoir contenant ces particules,
prélève des particules se trouvant dans ce réservoir pour les amener au voisinage
de la surface du support d'enregistrement. Cependant, avec ces dispositifs applicateurs,
malgré tout le soin apporté à leur construction, il est difficile d'éviter que les
particules de révélateur ne se déposent, non seulement en surabondance sur les zones
sensibilisées du support d'enregistrement, mais aussi, même en très faible quantité,
en dehors de ces zones. C'est pourquoi ces machines imprimantes sont également pourvues
d'un dispositif de retouche qui, disposé entre le dispositif applicateur de particules
et le poste où ces particules sont transférées sur une feuille de papier, permet de
retirer les particules de révélateur qui se trouvent en excès sur la surface du support
d'enregistrement. Bien que l'on ait réalisé des dispositifs de retouche capables d'effectuer
la retouche par attraction magnétique ou par soufflage d'air, la préférence va maintenant
aux dispositifs de retouche qui fonctionnent par aspiration d'air et offrent l'avantage
d'être non polluants et de permettre d'éliminer les particules qui se trouvent en
excès sur la surface du support d'enregistrement, sans pour cela que ces particules
présentent nécessairement des propriétés magnétiques. En outre, certains de ces dispositifs
de retouche sont associés à des dispositifs de transport qui permettent aux particules
de révélateur ainsi éliminées de retourner vers le réservoir de particules afin d'être
recyclées. On connaît ainsi un dispositif de retouche qui a été décrit dans le brevet
des Etats-Unis d'Amérique n° 4.046.682 et qui comporte un conduit d'aspiration pourvu,
d'une part d'une fente ou buse qui s'étend à proximité de la surface du support d'enregistrement,
d'autre part d'une ouverture reliée, par l'intermédiaire d'une canalisation, à une
turbine d'aspiration. Ce dispositif comporte en outre une bande sans fin qui, constituée
d'une matière perméable à l'air, est entraînée de façon continue et traverse cette
canalisation. Dans ces conditions, lorsque la turbine tourne, les particules en excès
qui se trouvent sur les parties du support d'enregistrement situées à l'aplomb de
la fente du conduit d'aspiration sont entraînées par l'air qui est aspiré par la turbine
et, circulant dans la canalisation, sont arrêtées au passage par la bande sans fin.
Ces particules viennent ainsi, en quasi totalité, se loger dans les mailles de la
matière constituant cette bande et se trouvent alors transportées par celle-ci. Cette
bande, au cours de son trajet, passe au-dessus du réservoir de particules et, forcée
à venir s'appliquer contre le bord d'une raclette disposée à la partie supérieure
de ce réservoir, laisse tomber dans celui-ci les particules dont elle se trouvait
imprégnée. Cependant, cette manière de faire, qui permet aux particules de révélateur
issues de l'opération de retouche d'être réintroduites dans le réservoir, ne donne
pas entière satisfaction du fait que, non seulement la récupération des particules
qui ont été captées par la bande est peu pratique et toujours incomplète, mais la
portion de la canalisation qui est située entre cette bande et la buse d'aspiration
finit plus ou moins par s'obstruer, ce qui diminue notablement le rendement de la
turbine d'aspiration. En outre, cette bande s'use très rapidement et son remplacement
fréquent et malaisé se traduit par un coût d'entretien élevé pour la machine dans
laquelle cette bande est montée.
[0004] Certes, la Demanderesse a réussi récemment à surmonter le problème de la séparation
et de la récupération des particules en remplaçant la bande sans fin par un appareil
séparateur à dépression de type connu, désigné habituellement sous le nom de cyclone,
cet appareil (dont une version améliorée a fait l'objet d'une demande de brevet déposée
ce même jour par la Demanderesse) comprenant une chambre de séparation munie à sa
partie inférieure d'un conduit de décharge, ce dernier étant normalement fermé, à
son extrémité inférieure, par un volet mobile afin de constituer une boîte dans laquelle
viennent s'accumuler les particules qui ont été séparées du flux gazeux transporteur.
On a cependant observé, en disposant cet appareil au-dessus du réservoir de particules,
que, chaque fois que l'on ouvrait le volet afin de faire tomber dans ce réservoir
les particules récupérées, il se produisait un appel d'air dû au fait que, d'une part
le réservoir est nécessairement pourvu d'une ouverture qui, destinée au passage du
dispositif applicateur de particules, a pour effet de mettre ce réservoir à l'air
libre, et que, d'autre part, la chambre de séparation se trouve en dépression par
rapport à la pression atmosphérique extérieure, la valeur de cette dépression étant
de l'ordre de 200 hectopascals. Cet appel d'air, non seulement perturbe le fonctionnement
du cyclone, mais provoque également l'entraînement de particules contenues dans le
réservoir pour les faire remonter dans la chambre de séparation. Ces particules sont
alors aspirées par l'air qui sort normalement de la chambre de séparation et, ainsi
entraînées, traversent la turbine avant d'être rejetées dans l'atmosphère, ce qui
engendre une pollution et finit, à la longue, par encrasser cette turbine.
[0005] La présente invention remédie à ces inconvénients et propose un dispositif qui, lorsqu'il
est associé, dans un dispositif de retouche fonctionnant par aspiration, à un appareil
séparateur à dépression - tel qu'un cyclone - capable d'assurer la séparation et la
récupération des particules transportées par un flux gazeux, permet de réintroduire,
dans un réservoir ouvert à l'air libre, les particules ainsi récupérées, sans que
cette réintroduction provoque un entraînement, vers cet appareil, de particules contenues
dans ce réservoir.
[0006] Plus précisément, la présente invention concerne un dispositif pour la réintroduction,
dans un réservoir ouvert à l'air libre, de particules solides de révélateur qui ont
été séparées d'un flux gazeux transporteur à l'aide d'un appareil séparateur à dépression,
cet appareil comprenant une chambre de séparation munie à sa partie inférieure d'un
conduit de décharge, ce dispositif étant caractérisé en ce qu'il est constitué :
- d'un couloir passant devant ledit conduit de décharge, au-dessous de celui-ci, et
pourvu d'une ouverture permettant audit conduit de déboucher dans ce couloir,
- d'un élément de transport établi pour coulisser à l'intérieur dudit couloir tout
en réalisant un quasi-isolement du conduit de décharge vis-à-vis de la pression atmosphérique
extérieure, cet élément de transport étant pourvu d'au moins une cavité qui, lorsque
cet élément est amené en position de repos, se trouve en face de l'extrémité inférieure
dudit conduit de décharge et permet aux particules de révélateur qui tombent dans
ce conduit de venir s'accumuler dans cette cavité,
- et d'un moyen d'entraînement établi pour entraîner ledit élément de transport selon
un trajet prédéterminé permettant à ladite cavité d'être amenée dans un emplacement
de vidage, au-dessus du réservoir, afin de laisser tomber dans ce réservoir les particules
qui étaient accumulées dans cette cavité, et pour ramener ensuite cet élément de transport
en position de repos.
[0007] L'invention sera mieux comprise et d'autres buts et avantages de celle-ci apparaîtront
mieux dans la description suivante, donnée à titre d'exemple non limitatif, et en
se référant aux dessins annexés sur lesquels :
La figure 1 représente une vue schématique partielle d'une machine imprimante magnétographique
munie d'un dispositif de retouche pneumatique associé à un dispositif de réintroduction
de particules de révélateur qui est établi selon l'invention,
La figure 2 est une vue en coupe montrant le principe général de réalisation du dispositif
permettant la réintroduction des particules dans un réservoir ouvert à l'air libre,
La figure 3 est une vue en perspective montrant un mode de réalisation préféré du
dispositif de réintroduction qui équipe la machine représentée sur la figure 1,
La figure 4 est une vue en perspective, avec parties arrachées, montrant certains
détails de réalisation du dispositif de réintroduction de la figure 3,
La figure 5 représente une partie détaillée du dispositif de réintroduction qui est
représenté sur les figures 3 et 4,
La figure 6 est une vue en coupe, suivant un plan indiqué par 6.6 sur la figure 3,
d'une partie du dispositif de réintroduction représenté sur les figures 3 et 4, et
Les figures 7A, 7B et 7C sont des vues schématiques, en coupe, destinées à illustrer
les rôles joués par les flux d'air qui circulent à l'intérieur du dispositif de réintroduction
représenté sur les figures 3 et 4.
[0008] La machine imprimante qui a été schématiquement représentée sur la figure 1 comprend
un support d'enregistrement qui est constitué, dans l'exemple décrit, par un tambour
magnétique 10. Ce tambour est monté de manière à pouvoir tourner autour d'un axe horizontal
11. La rotation de ce tambour, dans le sens indiqué par la flèche F, est assurée par
un moteur électrique (non représenté). L'enregistrement des informations sur ce tambour
est réalisé par un organe d'enregistrement magnétique 12 comprenant plusieurs têtes
disposées les unes à côté des autres et alignées parallèlement à l'axe de rotation
11 du tambour. Chacune de ces têtes engendre, chaque fois qu'elle est excitée pendant
un court instant par un courant électrique, un champ magnétique variable, ce qui a
pour effet de créer des zones magnétisées 13, pratiquement ponctuelles, sur la surface
du tambour qui défile devant l'organe d'enregistrement 12, l'ensemble de ces zones
constituant une image latente magnétique correspondant à une image à imprimer. Ces
zones magnétisées 13 passent ensuite devant un dispositif d'application 14 qui est
disposé pratiquement au-dessous du tambour 10 et qui permet d'appliquer sur la surface
du tambour des particules d'un révélateur pulvérulent contenu dans un réservoir 15.
Les particules de révélateur qui sont ainsi appliquées sur le tambour 10 n'adhèrent,
en principe, que sur les zones magnétisées de celui-ci, de sorte que les zones magnétisées
qui sont passées devant le dispositif d'application 14 apparaissent revêtues d'une
couche de révélateur, cette couche formant, sur le tambour 10, l'image des caractères
qui doivent être imprimés. Dans l'exemple décrit, ce révélateur est constitué de particules
de résine contenant des particules magnétiques, ces particules de résine ayant une
taille de l'ordre d'une vingtaine de microns, cette résine étant capable de fondre,
lorsqu'elle est soumise à un rayonnement thermique, et de se fixer ainsi sur un papier
sur lequel elle a été déposée. Pour appliquer ce révélateur sur le tambour 10, on
peut utiliser n'importe quel dispositif d'application classique. Toutefois, dans un
mode de réalisation plus particulièrement avantageux, le dispositif d'application
14 qui est montré sur la figure 1 est du type de celui qui a été décrit dans le brevet
précité des Etats-Unis d'Amérique n° 4.246.588.
[0009] Le révélateur, qui adhère principalement sur les zones magnétisées 13, forme donc
des dépôts 16 de particules à la surface du tambour 10. Ces dépôts 16 passent alors
devant un dispositif de retouche 17 qui a pour rôle d'éliminer les particules ayant
adhéré ailleurs que sur les zones magnétisées 13, ainsi que les particules qui se
trouvent en surnombre sur ces zones. Après quoi, les particules qui subsistent sur
le tambour 10 sont transférées, en quasi totalité, sur une feuille de papier 18 qui
est appliquée sur le tambour 10 grâce à un rouleau de pression 19. Les particules
résiduelles de révélateur qui, lorque ce transfert est réalisé, se trouvent encore
sur le tambour 10 sont alors enlevées au moyen d'un dispositif de nettoyage 20, de
type connu, par exemple à brosse. Après quoi, les zones magnétisées qui sont passées
devant le dispositif de nettoyage 20 défilent devant un dispositif d'effacement 21
où elles sont alors effacées, ce qui permet aux portions du tambour 10 qui ont été
ainsi démagnétisées de pouvoir être à nouveau magnétisées lorsqu'elles se présentent
ensuite devant l'organe d'enregistrement 11.
[0010] Le dispositif de retouche 17 qui est représenté sur la figure 1 est de type connu.
Sans entrer dans tous les détails de constitution de ce dispositif, on indiquera que
ce dispositif de retouche comprend une buse ou conduit d'aspiration 22 ayant pratiquement
la forme d'un prisme droit et présentant, à l'une de ses extrémités, une fente d'admission
d'air 23 qui s'étend, à proximité de la surface du tambour 10, suivant une direction
parallèle à l'axe de rotation 11 de ce tambour. Ce conduit d'aspiration 22 communique,
à son autre extrémité, avec une chambre 24, de forme cylindrique, disposée de telle
manière que les génératrices de cette chambre s'étendent parallèlement à la direction
d'allongement de la fente d'admission d'air 23. L'une des deux parois circulaires
de cette chambre est pourvue d'une ouverture d'aspiration munie d'une canalisation
25, cette dernière permettant à cette chambre 24 d'être reliée à un appareil de séparation
et de récupération de particules 26 dont on parlera plus loin. Cet appareil 26 est
lui-même relié, par l'intermédiaire d'une autre canalisation 27 pourvue d'un élément
de filtrage 28, à une turbine d'aspiration 29. On comprend alors que, lorsque la turbine
29 est mise en marche, une dépression est créée à l'intérieur du dispositif pneumatique
constitué par le dispositif de retouche 17, la canalisation 25, l'appareil de séparation
et de récupération 26, la canalisation 27, l'élément de filtrage 28 et la turbine
29. Par suite, les particules de révélateur qui ont été déposées en excès sur la surface
du tambour 10 se trouvent entraînées, lorsqu'elles passent devant la fente 23 du conduit
d'aspiration 22, par l'air qui est aspiré par cette fente. Cet air, qui est ainsi
chargé de particules de révélateur, forme alors un flux d'air qui circule, successivement,
dans le conduit d'aspiration 22, la chambre 24 et la canalisation 25. Cet air est
débarrassé de ses particules lorsqu'il traverse l'appareil 26, puis, pratiquement
purifié lorsqu'il sort de cet appareil, circule alors dans la canalisation 27 avant
de traverser l'élément de filtrage 28 et d'être finalement rejeté dans l'atmosphère
par la turbine 29.
[0011] L'appareil 26, qui permet, non seulement de séparer les particules de révélateur
qui ont été transportées par le flux d'air circulant dans le dispositif pneumatique,
mais également de récupérer pratiquement toutes ces particules sans que celles-ci
puissent être à nouveau aspirées par ce flux d'air, est constitué, préférentiellement,
par un appareil épurateur de type connu, désigné habituellement sous le nom de cyclone.
Cet appareil, qui est représenté en coupe sur la figure 2, comprend une chambre de
séparation 40 constituée d'une portion supérieure de chambre 41, de forme cylindrique,
et d'une portion inférieure de chambre 42, de forme conique. Cette chambre 40 est
pourvue, à sa partie supérieure, d'une part d'un conduit horizontal d'admission 43
qui est raccordé à la canalisation 25 par laquelle arrive l'air chargé de particules
de révélateur, ce conduit d'admission étant disposé tangentiellement à la paroi cylindrique
de la portion 41, de manière à créer à l'intérieur de la chambre un flux tourbillonnaire
pour l'air qui arrive dans cette chambre par ce conduit, d'autre part d'un conduit
d'échappement 44, de forme cylindrique, qui est disposé suivant l'axe vertical 45
de la chambre 40 et qui s'étend à l'intérieur de la portion cylindrique 41 de cette
chambre afin de permettre l'évacuation de l'air qui a été débarrassé de ses particules
dans cette chambre. Ce conduit d'échappement 44 est raccordé à la canalisation 27
reliant l'appareil 26 à la turbine d'aspiration 29. La chambre de séparation 40 est
également pourvue, à sa partie inférieure, d'un orifice de sortie 46 qui communique
avec un conduit de décharge 47, de forme cylindrique.
[0012] Le tourbillon créé par le flux d'air qui arrive dans la chambre 40 par le conduit
d'admission 43 tourne rapidement à l'intérieur de cette chambre. Sous l'effet de la
force centrifuge, les particules de révélateur dont la masse spécifique est supérieure
à celle de l'air, se séparent alors de ce flux d'air et forment une couche tourbillonnante
qui vient contacter la paroi cylindrique de la portion 41 de la chambre. Cependant,
ces particules sont soumises également à une force de gravité, si bien que, tout en
continuant à tournoyer, elles finissent par descendre dans la portion 42 de la chambre
et par s'engager dans le conduit de décharge 47. Afin de permettre aux particules
qui sont ainsi collectées par le conduit de décharge d'être réintroduites dans le
réservoir 15, l'appareil de séparation et de récupération 26 est associé à un dispositif
de réintroduction de particules qui va être maintenant décrit.
[0013] Dans sa forme générale de réalisation qui est illustrée par la figure 2, le dispositif
de réintroduction, désigné par la référence 60, comprend deux plaques 62 et 63 disposées
parallèlement l'une à l'autre, la plaque 63 se trouvant au-dessous de la plaque 62.
Ces deux plaques sont assemblées entre elles au moyen de deux plaques latérales verticales
68, dont l'une seulement est visible sur la figure 2, ces deux plaques 68 étant fixées
sur les bords parallèles opposés des plaques 62 et 63, de manière que l'ensemble de
ces quatre plaques forme un couloir présentant une section rectangulaire constante,
ce couloir étant désigné par la référence 61 sur la figure 2. La plaque supérieure
62 est percée d'un orifice qui permet au conduit de décharge 47 de déboucher dans
ce couloir 61, sans cependant faire saillie à l'intérieur de ce couloir. De ce fait,
la plaque inférieure 63 passe au-dessous et à proximité de l'extrémité 64 de ce conduit
47. Le couloir 61 s'étend entre deux extrémités dont l'une est voisine du conduit
de décharge 47 et dont l'autre se trouve au-dessus du réservoir de particules 15.
Il y a lieu d'indiquer que, étant donné que l'extrémité inférieure 64 du conduit de
décharge n'est pas nécessairement située au même niveau que la partie supérieur du
réservoir 15, le couloir 61 peut comporter des portions obliques, comme on peut le
voir sur la figure 2. Toutefois, les parties du couloir qui se trouvent à l'aplomb
du conduit de décharge 47 et du réservoir 15 sont disposées horizontalement.
[0014] Le dispositif de réintroduction 60 qui est représenté sur la figure 2 comprend également
un élément de transport constitué, dans l'exemple décrit, par une bande flexible mobile
65, cette bande étant établie de manière à pouvoir coulisser facilement à l'intérieur
du couloir 61, tout en empêchant que le conduit de décharge 47 se trouve mis en communication
avec l'atmosphère extérieure par l'intermédiaire de ce couloir. C'est ainsi que, dans
l'exemple décrit, cette bande 65 qui est dimensionnée de manière à pouvoir coulisser
à l'intérieur du couloir 61 avec un jeu aussi réduit que possible, est réalisée en
une matière souple non perméable à l'air, telle que, par exemple, la matière polychloroprène
qui est vendue commercialement sous le nom de "néoprène" (marque déposée). Dans ces
conditions, il est possible, en réglant, de manière connue, le régime de la turbine
29, d'ajuster la dépression à l'intérieur de la chambre de séparation 40 à une valeur
constante qui permet d'assurer efficacement la séparation des particules de révélateur
qui ont été transportées par le flux d'air circulant à l'intérieur du dispositif pneumatique
dont on a parlé plus haut. Il y a lieu d'indiquer ici que la valeur de la pression
d'air à l'intérieur de la chambre 40 est ainsi maintenue à une valeur fixe P₁, qui
est naturellement inférieure à la valeur P₀ de la pression atmosphérique extérieure
et qui est d'autant plus élevée que la taille des particules est plus petite. C'est
ainsi que, dans l'exemple décrit où ces particules ont un diamètre de l'ordre de vingt
microns, cette valeur P₁ est comprise entre 760 et 900 hectopascals. Autrement dit,
la dépression Δ p = p₀ - p₁ à l'intérieur de la chambre 40 est maintenue à une valeur
fixe qui, dans l'exemple décrit, est comprise sensiblement entre 255 et 115 hectopascals.
[0015] On peut encore remarquer que, dans l'exemple de réalisation qui est illustré sur
la figure 2, la bande 65 posséde deux extrémités distinctes et qu'elle peut être entraînée
en déplacement, soit dans le sens indiqué par la flèche D, grâce à des rouleaux d'entraînement
66D, soit dans le sens inverse indiqué par la flèche G, grâce à des rouleaux d'entraînement
66G, ces rouleaux 66D et 66G étant disposés respectivement à droite et à gauche du
couloir 61, comme le montre la figure, tous ces rouleaux étant placés contre les deux
faces de la bande 65 afin de permettre à celle-ci d'être maintenue constamment serrée
entre ces rouleaux. Il faut toutefois signaler que, dans un autre mode de réalisation,
la bande 65 pourrait très bien être une bande sans fin et n'être entraînée en déplacement
que dans un seul sens, par exemple dans le sens indiqué par la flèche D. La figure
2 montre encore que la bande 65 est munie d'une cavité 67 qui traverse toute l'épaisseur
de la bande 65, le volume intérieur de cette cavité ayant la forme d'un cylindre droit
à base circulaire dont le diamètre est sensiblement égal au diamètre intérieur du
conduit de décharge 47. Sur la figure 2, la bande 65 est représentée en position de
repos. Dans cette position, la cavité 67 se trouve exactement en face de l'extrémité
inférieure 64 du conduit de décharge 47 et elle est obturée, à sa partie inférieure,
par la plaque inférieure 63 du couloir 61. De ce fait, les particules de révélateur
qui, après s'être séparées du flux d'air transporteur dans la chambre de séparation
40, sont collectées par le conduit 47, peuvent tomber dans la cavité 67 et s'accumuler
sur la portion de la plaque 63 qui constitue le fond de cette cavité. Les rouleaux
d'entraînement 66D et 66G de la bande 65 sont commandés par un dispositif de temporisation
de type connu (non représenté) établi pour déclencher l'entraînement de la bande 65,
à des instants prédéterminés, d'abord dans le sens de la flèche D, puis en sens inverse,
ces instants étant choisis de telle manière que le déplacement de la bande 65 dans
le sens D est déclenché un peu avant que le haut du tas formé par les particules de
révélateur qui se sont accumulées dans la cavité 67 n'ait atteint le niveau de l'extrémité
inférieure du conduit de décharge 47. Chaque fois que la bande 65 est ainsi commandée
en déplacement, les rouleaux d'entraînement 66G sont rendus fous et la bande 65, entraînée
par les rouleaux 66D, se déplace dans le sens D. Ce déplacement se poursuit jusqu'au
moment où la cavité 67 sort du couloir 61 et arrive dans un emplacement P1 qui, illustré
en traits mixtes sur la figure 2, est contigu à l'extrémité du couloir 61 qui se trouve
au-dessus du réservoir de particules 15. A ce moment-là, les particules qui, jusque-là
étaient accumulées dans la cavité 67, ne sont plus retenues par la plaque inférieure
63 du conduit 61 et elles tombent alors dans le réservoir 15. Dès que la cavité 67
a atteint l'emplacement P1, les rouleaux 66D sont rendus fous et la bande 65, entraînée
par les rouleaux 66G, se déplace dans le sens G. Ce déplacement se poursuit jusqu'au
moment où la cavité 67 est revenue en position de repos, en face du conduit 47.
[0016] Il y a lieu d'indiquer que la longueur de la bande 65 est telle que cette bande reste
constamment en contact avec les rouleaux 66D et 66G, aussi bien lorsqu'elle est entraînée
dans le sens D pour permettre à la cavité 67 d'être déplacée de sa position de repos
à l'emplacement P1, que lorsqu'elle est entraînée en sens inverse pour permettre à
cette cavité d'être ramenée à sa position de repos. De plus, les deux plaques 62 et
63 du couloir 61 s'étendent, autour de l'extrémité inférieure 64 du conduit de décharge,
sur une distance qui est supérieure au diamètre de la cavité 67. Dans ces conditions,
la cavité 67 ne risque pas, lorsqu'elle se trouve en communication avec le conduit
de décharge 47, d'être mise simultanément en communication avec l'atmosphère extérieure,
ce qui ne manquerait d'arriver si, en l'absence de cette précaution, la bande 65,
entraînée dans le sens de la flèche G, dépassait légèrement sa position de repos.
Etant donné, par ailleurs, que la bande 65 coulisse avec un faible jeu à l'intérieur
du couloir 61 et ne permet pratiquement pas à l'air extérieur de traverser ce couloir,
le conduit de décharge 47 ne peut donc jamais être mis directement en communication
avec l'atmosphère extérieure. De ce fait, le fonctionnement de l'appareil 26 ne peut
pas être perturbé par le courant d'air qui se produirait si la cavité 67 se trouvait
mise en communication à la fois avec l'atmosphère extèrieure et avec le conduit de
décharge 47, ou encore si la bande 65 n'assurait pas une étanchéité suffisante du
couloir 61 vis-à-vis de cette atmosphère extérieure.
[0017] Il faut encore signaler que, pendant les intervalles de temps où la cavité 67 cesse
d'être en face du conduit de décharge 47, les particules de révélateur qui sont collectées
par ce conduit viennent s'accumuler sur les parties de la face supérieure de la bande
65 qui se trouvent à l'aplomb de ce conduit. Cependant, étant donné que ces intervalles
de temps sont toujours très courts, la quantité des particules ainsi accumulées n'est
jamais très importante, de sorte que ces particules ne risquent pas d'atteindre un
niveau suffisant qui leur permettrait d'être réaspirées par l'air qui sort par le
conduit d'échappement 44. Dans ces conditions, lorsque la cavité 67 revient en position
de repos, toutes ces particules tombent dans cette cavité pour être ultérieurement
transportées, puis déversées dans le réservoir de particules 15.
[0018] Le dispositif 60 qui permet aux particules collectées par le conduit 47 d'être réintroduites
dans le réservoir 15 peut se présenter sous une forme différente de celle qui est
illustrée sur la figure 2. C'est ainsi que, dans un mode de réalisation plus particulièrement
avantageux de l'invention qui a été représenté sur les figures 3 et 4, le dispositif
de réintroduction 60 comprend un socle horizontal 70 fixé sur le réservoir de particules
15, à la partie supérieure de celui-ci, ce socle 70 étant surmonté d'une plaque intermédiaire
71 pourvue d'une ouverture centrale circulaire 72 réalisée dans toute l'épaisseur
de cette plaque. La plaque intermédiaire 71 est revêtue, à son tour, d'une plaque
supérieure horizontale 62 qui recouvre entièrement l'ouverture 72. L'ensemble formé
par le socle 70 et les plaques 71 et 62 ainsi assemblées délimite alors une chambre,
de forme cylindrique, dans laquelle sont logées les autres pièces constitutives du
dispositif de réintroduction. Au centre de cette chambre est disposé un axe vertical
73 autour duquel peut pivoter un disque rigide horizontal 74 pourvu, à sa périphérie,
d'une denture 75 placée en engrènement avec les dents d'un pignon denté 76 solidaire
de l'arbre d'entraînement d'un moteur électrique 77 fixé sur la face supérieure de
la plaque 62. Ainsi qu'on peut le voir sur les figures 4, 5 et 6, le disque 74 est
muni de deux joints élastiques annulaires 78 et 79 logés dans deux rainures circulaires
concentriques pratiquées sur la face supérieure de ce disque, ainsi que de deux autres
joints élastiques annulaires 80 et 81 logés dans deux rainures circulaires concentriques
pratiquées sur la face inférieure du disque, ces quatre rainures admettant pour axe
l'axe de rotation 73 du disque. Les deux joints 78 et 80 ont le même rayon, ce rayon
étant égal à une première valeur R1. De même, les joints 79 et 81 ont le même rayon,
ce dernier rayon étant égal à une deuxième valeur R2 supérieure à R1, les rayons R1
et R2 étant évidemment inférieurs au rayon du disque 74. Le disque 74, qui est monté
fou sur l'axe 73, est supporté par une plaque circulaire horizontale 63, elle-même
soutenue par des éléments à ressorts qui, tels que celui qui est représenté en 82
sur la figure 6, sont fixés sur la face supérieure du socle 70 et sollicitent cette
plaque 63 et le disque 74 vers le haut, c'est-à-dire en direction de la plaque 62.
Toutefois, cette action ne permet pas au disque 74 de venir au contact des deux plaques
62 et 63 pour la raison que, comme le montre la figure 6, les joints 78, 79, 80 et
81 font saillie sur les faces du disque 74 sur lesquelles ils sont placés et laissent
subsister un petit espacement, dont la valeur e sera précisée plus loin, entre les
faces en regard du disque 74 et de la plaque supérieure 62 d'une part, et entre les
faces en regard du disque 74 et de la plaque inférieure 63 d'autre part. Il faut encore
signaler que, comme on peut le voir sur la figure 6, les quatre joints 78, 79, 80
et 81 présentent chacun une section droite relativement petite, de sorte que les surfaces
de ces joints qui se trouvent en contact avec la face inférieure de la plaque 62 et
avec la face supérieure de la plaque 63 sont suffisamment faibles pour ne pas provoquer
l'apparition de forces de frottement importantes lorsque le disque 74 tourne autour
de son axe 73. L'ensemble formé par le disque 74 et les quatre joints 78, 79, 80 et
81 constitue ainsi un élément de transport qui, sur la figure 4, a été désigné par
la référence générale 65.
[0019] Ainsi qu'on le voit sur la figure 4, la plaque inférieure 63 comporte un doigt de
retenue 83 qui, engagé dans une encoche 84 de la plaque intermédiaire 71, empêche
cette plaque 63 de tourner autour de l'axe 73 lorsque le disque 74 est entraîné en
rotation par le moteur 77. La figure 4 montre encore que le disque 74 est pourvu de
deux cavité 67A et 67B qui, pratiquées dans la zone annulaire du disque comprise entre
les deux joints 78 et 79, traversent chacune entièrement toute l'épaisseur du disque,
comme on peut le voir sur la figure 6. Le volume intérieur de chacune de ces cavités
a la forme d'un cylindre droit à base circulaire, les axes des cylindres constituant
les cavités 67A et 67B étant désignés respectivement par XA et XB sur la figure 4.
En outre, ces deux cavités 67A et 67B, qui ont le même diamètre, sont disposées de
telle sorte que leurs axes respectifs XA et XB, qui sont parallèles à l'axe de rotation
73 du disque 74, se trouvent à la même distance de cet axe de rotation. Il faut signaler
par ailleurs que l'appareil 26 qui assure la séparation des particules de révélateur
transportées par le flux d'air est placé au-dessus de la plaque 62 de telle sorte
que l'axe vertical 45 de la chambre de séparation et du conduit de décharge de cet
appareil se trouve écarté de l'axe de rotation 73 d'une distance égale à celle qui
sépare cet axe 73 de l'un ou l'autre des axes XA et XB, la plaque supérieure 62 étant
percée d'une ouverture pour le passage de ce conduit de décharge. Dans ces conditions,
lorsque le disque 74 est entraîné en rotation par le moteur 77, les cavités 67A et
67B décrivent une même trajectoire circulaire autour de l'axe 73 et, au cours de leur
mouvement, passent successivement devant l'extrémité inférieure du conduit de décharge
47. A chaque tour de rotation du disque 74, ces cavités passent en outre devant deux
ouvertures 85 et 86 situées l'une au-dessus de l'autre et pratiquées, respectivement,
dans la plaque inférieure 63 et dans le socle 70, ces deux ouvertures permettant à
la cavité qui passe au-dessus d'elles d'être mise en communication avec l'intérieur
du réservoir de particules 15. On comprend ainsi que, lorsque l'une de ces cavités
se trouve en face de l'extrémité inférieure du conduit de décharge 47, les particules
de révélateur qui, après s'être séparées du flux d'air transporteur, sont collectées
par ce conduit, peuvent tomber dans cette cavité et s'accumuler sur la portion de
la plaque 63 qui constitue le fond de cette cavité. La rotation du disque 74 autour
de l'axe 73 a pour effet d'entraîner en déplacement les particules contenues dans
cette cavité. Ce déplacement des particules se poursuit jusqu'au moment où cette cavité
arrive à l'aplomb des ouvertures 85 et 86. A ce moment là, en effet, ces particules
cessent d'être retenues par la plaque 63 et elles tombent alors dans le réservoir
15.
[0020] Si on revient à la figure 6, on voit que les deux joints annulaires 78 et 79, qui
ménagent un petit espacement, de valeur e, entre les faces en regard du disque 74
et de la plaque supérieure 62, délimitent, dans la zone comprise entre ces deux faces,
un couloir annulaire supérieur 88 ayant une largeur sensiblement égale à (R2 - R1)
et une hauteur égale à e. De même, les deux joints annulaires 80 et 81, qui ménagent
un petit espacement, de valeur e, entre les faces en regard du disque 74 et de la
plaque inférieure 63, délimitent, dans la zone comprise entre ces deux faces, un couloir
annulaire inférieur 89 ayant une largeur sensiblement égale à (R2 - R1) et une hauteur
égale à e. Etant donné que le conduit de décharge 47 débouche dans le couloir supérieur
88, que la plaque inférieure 63 est pourvue d'une ouverture 85 qui, destinée au déchargement,
dans le réservoir 15, des particules transportées par l'une ou l'autre des cavités
67A et 67B, débouche dans le couloir inférieur 89, et que, enfin, les deux couloirs
88 et 89 sont mis en communication l'un avec l'autre par l'intermédiaire de ces deux
cavités 67A et 67B, le conduit de décharge 47 se trouve relié au réservoir 15, lequel
est ouvert à l'air libre, ainsi qu'on l'a indiqué plus haut. La dépression pneumatique
provoquée par la turbine d'aspiration 29 à l'intérieur de ce conduit 47 a alors pour
effet d'engendrer un courant d'air qui, partant du réservoir 15, se dirige vers le
conduit 47 en empruntant le couloir inférieur 89, les cavités 67A et 67B et le couloir
supérieur 88. Il y a lieu de signaler, toutefois, que la valeur e des écartements
formés par les quatre joints annulaires entre les faces en regard du disque 74 et
de la plaqe supérieure 62 d'une part, et entre les faces en regard du disque 74 et
de la plaque inférieure 63 d'autre part, est toujours très petite, cette valeur e
n'étant en effet jamais supérieure à une centaine de microns. Dans ces conditions,
le flux d'air qui circule dans les deux couloirs 88 et 89 est toujours très faible
en comparaison du débit de la turbine 29 et ne risque pas de perturber le fonctionnement
de l'appareil à dépression 26. Autrement dit, le conduit de décharge 47 se trouve
quasiment isolé vis-à-vis de la pression atmosphérique extérieure.
[0021] Il faut encore signaler que le flux d'air qui circule dans les deux couloirs 88 et
89 et qui passe par les ouvertures 85, 86 ainsi que par les cavités 67A et 67B, empêche
que les particules de révélateur qui se sont accumulées dans l'une ou l'autre de ces
cavités ne viennent adhérer aux parois cylindriques de ces cavités. En outre, au cours
du déplacement du disque 74, ce flux d'air facilite le décollement des particules
qui sont venues s'appliquer sur les parties de la face supérieure de la plaque inférieure
63 qui servent de fond à ces cavités. Ces actions sont illustrées sur les figures
7A, 7B et 7C qui montrent, de manière schématique, les sens de circulation du flux
d'air dans les différentes parties des couloirs 88 et 89 lorsque, au cours de la rotation
du disque 74, l'une des cavités, par exemple 67A, se déplace depuis une position dans
laquelle elle se trouve en face du conduit 47 jusqu'à une position dans laquelle elle
se trouve en face de l'ouverture 85. Sur ces trois figures, on a volontairement exagéré
les distances e qui séparent le disque 74 des plaques 62 et 63, afin de montrer plus
clairement les effets provoqués par le flux d'air. C'est ainsi que, dans la position
illustrée par la figure 7A, l'air qui circule dans le couloir inférieur 89 provient
de l'extérieur et pénètre dans ce couloir après avoir traversé l'ouverture 85 ainsi
que des orifices 90 pratiqués dans la plaque inférieure 63. Cet air s'échappe de ce
couloir 89 en passant par la cavité 67A, et finalement, s'engouffre dans le conduit
de décharge 47. Ainsi qu'on le voit sur la figure 7A, cet air, en arrivant latéralement
par la base de la cavité 67A tend à repousser vers l'axe XA de cette cavité les particules
qui viennent s'accumuler dans cette cavité. De même, l'air qui circule dans le couloir
supérieur 88 provient de l'extérieur et pénètre dans ce couloir après avoir traversé
des orifices 91 pratiqués dans la plaque supérieure 62. Cet air, qui s'échappe par
le conduit 47, force les particules qui tombent dans ce conduit, à s'écarter de la
paroi cylindrique de ce conduit et à se rassembler autour de l'axe XA de la cavité
67A, ce qui évite à ces particules de venir contacter la paroi cylindrique de cette
cavité. En définitive, les particules qui viennent s'accumuler dans la cavité 67A
finissent par former un tas 100 de particules qui est maintenu écarté de la paroi
cylindrique de cette cavité par l'air qui circule dans le couloir 89. L'entraînement
du disque 74 a pour effet d'écarter la cavité 67A de l'extrémité inférieure du conduit
47 bien avant que la hauteur du tas de particules 100 n'ait atteint le niveau de la
face supérieure de ce disque. Dans ces conditions, ces particules ne risquent pas
de venir se coller sur la face inférieure de la plaque 62 lorsque la cavité 67A est
entraînée en déplacement, comme le montre la figure 7B. On peut d'ailleurs observer
sur cette figure que, au cours de ce déplacement, l'air qui circule dans le couloir
89 pour s'échapper par la cavité 67A oblige les particules qui reposent sur la plaque
fixe 63 à se mouvoir sur cette plaque en restant rassemblées autour de l'axe XA de
la cavité 67A. On peut également remarquer sur cette figure que, au cours de ce déplacement,
les particules qui tombent dans le conduit 47 viennent s'accumuler sur la face supérieure
du disque 74 en formant un autre tas de particules 101 et que ces particules sont
sollicitées à se mouvoir sur cette face sous l'action de l'air qui, s'échappant par
le conduit 47, tend à les maintenir rassemblées autour de l'axe central 45 de ce conduit.
Le déplacement des deux tas de particules 100 et 101 se poursuit ainsi jusqu'au moment
où la cavité 67A arrive en face de l'ouverture 85 de la plaque 63. A ce moment-là,
les particules du tas 100 ne sont plus retenues par la plaque 62, ainsi qu'on le voit
sur la figure 7C, et elles passent alors par l'ouverture 85 pour tomber dans le réservoir
15. On peut remarquer que, pendant tout leur transport à l'intérieur de la cavité
67A, les particules du tas 100 se déplacent sur la plaque 63 tout en étant maintenues
écartées de la paroi cylindrique de cette cavité. Dans ces conditions, ces particules
ne risquent pas d'être soumises à un écrasement tel que celui qu'elles subiraient
si, restant collées sur la face supérieure de la plaque 63, elles venaient se coincer
entre cette plaque et le disque 74. En outre, ces particules ne risquent pas de venir
se loger dans les couloirs 88 et 89. Cependant, ces résultats ne peuvent être atteints
que si le flux d'air qui circule dans les deux couloirs 88 et 89 est suffisamment
fort pour obliger les particules constitutives des tas 100 et 101 à rester rassemblées,
respectivement, autour de l'axe XA de la cavité 67A et autour de l'axe central 45
du conduit 47. Il est, par conséquent, nécessaire que l'espacement e entre les faces
en regard du disque 74 et de la plaque inférieure 63 et entre les faces en regard
de ce disque 74 et de la plaque supérieure 62 soit au moins égal à une valeur minimum
prédéterminée e
m qui est d'autant plus élevée que la dépression Δ p à l'intérieur de la chambre 40
est plus faible et que la taille des particules est plus grande. On a trouvé, expérimentalement,
que, pour une dépression Δ p voisinne de 115 hectopascals et pour des particules ayant
une taille de l'ordre de cinq microns, cette valeur e
m était pratiquement égale à vingt microns. En conséquence, les joints annulaires sont
établis de telle sorte que cet espacement e soit au moins égal à cette valeur minimum
e
m et au plus égal à une valeur maximum e
M, pratiquement égale à cent microns, au-dessus de laquelle le fonctionnement de l'appareil
à dépression 26 se trouve perturbé. C'est ainsi que, dans l'exemple décrit où les
particules ont une taille voisine de vingt microns et où la dépression Δ p est de
l'ordre de deux cents hectopascals, cet espacement e est pratiquement égal à cinquante
microns. Par suite, le dispositif de réintroduction que l'on vient de décrire ne s'encrasse
pratiquement pas et ne perturbe pas le fonctionnement de l'appareil à dépresion 26.
[0022] Ainsi qu'il apparaît sur les figures 4, 5 et 6, les deux cavités 67A et 67B se trouvent
à égale distance des joints annulaires 78, 79, 80 et 81. Autrement dit, les axes XA
et XB de ces deux cavités se trouvent à une distance de l'axe 73 égale à :

De plus, les rayons R1 et R2 de ces joints sont tels que la différence R2 - R1 est
supérieure au diamètre D de chacune de ces cavités. De ce fait, sur la face inférieure
de la plaque 62, la partie de cette face qui est comprise entre les deux joints 78
et 79 peut être considérée comme formée de trois portions, à savoir une portion centrale
92, de largeur D, devant laquelle défilent les cavités 67A et 67B lorsque le disque
74 tourne, et deux portions latérales annulaires 93 et 94 ayant chacune une largeur
égale à :

ces deux portions 93 et 94, situées de part et d'autre de la portion centrale 92,
s'étendant, respectivement, le long de chacun des joints 78 et 79. Les orifices 91,
dont est pourvue la plaque 62, sont réalisés de façon à déboucher précisément sur
ces deux portions annulaires 93 et 94, ainsi que le montre la figure 6. De même, sur
la face supérieure de la plaque 63, la partie de cette face qui est comprise entre
les deux joints 80 et 81 peut être considérée comme formée de trois portions, à savoir
une portion centrale 95, de largeur D, devant laquelle défilent les cavités 67A et
67B lorsque le disque 74 tourne, et deux portions latérales annulaires 96 et 97 ayant
chacune une largeur égale à :

ces deux portions 96 et 97, situées de part et d'autre de la portion centrale 95,
s'étendant, respectivement, le long de chacun des joints 80 et 81. Les orifices 90,
dont est pourvue la plaque 63, sont réalisés de manière à déboucher précisément sur
ces deux portions annulaires 96 et 97. Etant donné que, au cours de la rotation du
disque 74, les particules accumulées dans l'une des cavités 67A et 67B sont sollicitées
à se déplacer sur la face supérieure de la plaque 63 tout en restant à l'aplomb de
cette cavité, ces particules ne se déplacent donc que sur la portion centrale 95 de
cette face et ne risquent pas de venir obstruer les orifices 90 de cette plaque.
[0023] Il y a lieu d'indiquer encore que les orifices 90 et 91 des plaques 62 et 63 ont
un diamètre relativement petit, afin de minimiser l'entrée, dans ces orifices, des
poussières contenues dans l'air extérieur, ce qui finirait, a la longue, par les boucher.
Ce résultat a pu être atteint en réalisant ces orifices de telle sorte que chacun
d'eux présente un diamètre au plus égal à un millimètre. On peut également empêcher
la pénétration des poussières en arrêtant celles-ci au moyen de filtres.
[0024] On peut remarquer que, dans l'exemple de réalisation illustré sur la figure 4, le
disque 74 est muni de deux cavités 67A et 67B disposées symétriquement par rapport
à l'axe de rotation 73. De ce fait, le transport, vers le réservoir 15, des particules
qui ont été collectées par le conduit de décharge 47 peut être réalisé en faisant
tourner le disque 74, de façon continue, à une vitesse égale à la moitié de celle
qui serait nécessaire si ce disque, tournant de manière continue, n'était pourvu que
d'une seule cavité. Il est utile d'indiquer à ce sujet que, dans l'exemple décrit
où le disque 74 comporte deux cavités, ce disque est entraîné en rotation, de façon
continue, à une vitesse de l'ordre de cinq tours à la minute, ce qui permet d'utiliser,
pour entraîner ce disque, un moteur électrique 77 relativement peu puissant et, par
conséquent, peu coûteux. Il faut cependant signaler que, dans le cas où le volume
de particules à transporter en un temps donné serait supérieur à celui transporté,
pendant le même temps, par les deux cavités du disque de l'appareil qui vient d'être
décrit, on pourrait, sans modifier la vitesse de rotation du disque, assurer ce transport
en prévoyant dans ce disque un nombre de cavités supérieur à deux, ce nombre étant
déterminé en fonction du volume des particules à transporter pendant ce temps.
[0025] Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de mise en oeuvre décrits
et illustrés qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. Au contraire, elle comprend
tous les moyens constituant des équivalents techniques de ceux décrits et illustrés,
considérés isolément ou en combinaison et mis en oeuvre dans le cadre des revendications
qui suivent.
1. Dispositif pour la réintroduction, dans un réservoir (15) ouvert à l'air libre,
de particules solides de révélateur qui ont été séparées d'un flux gazeux transporteur
à l'aide d'un appareil séparateur à dépression (26), cet appareil comprenant une chambre
de séparation (40) munie à sa partie inférieure d'un conduit de décharge (47), ce
dispositif étant caractérisé en ce qu'il est constitué :
- d'un couloir (61) passant devant ledit conduit de décharge (47), audessous de celui-ci,
et pourvu d'une ouverture permettant audit conduit de déboucher dans ce couloir,
- d'un élément de transport (65) établi pour coulisser à l'intérieur dudit couloir
tout en réalisant un quasi-isolement du conduit de décharge vis-à-vis de la pression
atmosphérique extérieure, cet élément de transport étant pourvu d'au moins une cavité
(67) qui, lorsque cet élément est amené en position de repos, se trouve en face de
l'extrémité inférieure (64) dudit conduit de décharge et permet aux particules de
révélateur qui tombent dans ce conduit de venir s'accumuler dans cette cavité,
- et d'un moyen d'entraînement (66G, 66D ou 76, 77) établi pour entraîner ledit élément
de transport (65) selon un trajet prédéterminé permettant a ladite cavité (67) d'être
amenée dans un emplacement de vidage (P1), au-dessus du réservoir, afin de laisser
tomber dans ce réservoir les particules qui étaient accumulées dans cette cavité,
et pour ramener ensuite cet élément de transport en position de repos.
2. Dispositif de réintroduction de particules selon revendication 1, caractérisé en
ce que l'élément de transport (65) est constitué d'une bande de matériau non perméable
à l'air, cette bande étant conformée pour coulisser à l'intérieur du couloir (61)
avec un jeu aussi réduit que possible.
3. Dispositif de réintroduction de particules selon revendication 1, caractérisé en
ce que le couloir (61) est formé d'une première plaque (63) et d'une seconde plaque
(62) disposées horizontalement, l'une au-dessus de l'autre, au-dessus du réservoir
de particules (15), ladite seconde plaque (62) étant montée fixe au niveau de l'extrémité
inférieure (64) du conduit de décharge, ladite première plaque (63) étant montée de
manière à pouvoir se déplacer verticalement au-dessous de ladite seconde plaque (62),
cette première plaque (63) étant sollicitée vers cette seconde plaque (62) par des
moyens élastiques (82).
4. Dispositif de réintroduction de particules selon revendication 3, caractérisé en
ce que l'élément de transport est constitué par un disque rigide (74) interposé entre
lesdites première et seconde plaques (63 et 62) et monté de manière à pouvoir tourner
autour d'un axe vertical (73) traversant ces deux plaques.
5. Dispositif de réintroduction de particules selon revendication 4, caractérisé en
ce que le disque rigide (74) est pourvu de deux joints élastiques annulaires (78,80)
ayant un rayon égal à une première valeur (R1) et de deux joints élastiques annulaires
(79,81) ayant un rayon égal à une seconde valeur (R2) supérieure à ladite première
valeur, ces quatre joints étant montés de manière que deux desdits joints (78 et 79),
de rayons différents, soient disposés concentriquement, autour de l'axe de rotation
(73) du disque, sur l'une des faces dudit disque, et que les deux autres joints (80
et 81) soient disposés concentriquement, autour dudit axe (73), sur l'autre face de
ce disque, chacun de ces quatre joints faisant saillie sur la face du disque sur lequel
il est placé.
6. Dispositif de réintroduction de particules selon revendication 5, caractérisé en
ce que, la cavité (67) ayant la forme d'un cylindre droit à base circulaire de diamètre
D, les valeurs (R1) et (R2) des rayons des joints annulaires (78,79,80 et 81) sont
telles que la différence R2 - R1 de ces valeurs est supérieure audit diamètre D.
7. Dispositif de réintroduction de particules selon revendication 6, caractérisé en
ce que les joints annulaires (78,79,80 et 81) du disque (74) sont établis, lorsque
ce disque est sollicité en appui contre la seconde plaque (62) sous la poussée exercée
par la première plaque (63), pour laisser, entre les faces en regard dudit disque
et de ladite seconde plaque d'une part, et entre les faces en regard de ce disque
et de ladite première plaque d'autre part, un espacement dont la valeur (e) est au
plus égale à une centaine de microns.
8. Dispositif de réintroduction de particules selon revendication 7, caractérisé en
ce que, la cavité (67) passant, lors de la rotation du disque (74), à l'aplomb d'une
portion annulaire (95) faisant partie de la face supérieure de la première plaque
(63), cette première plaque est percée d'orifices (90) qui débouchent, sur cette face
supérieure, entre les deux joints (80 et 81) qui sont appliqués contre cette face,
mais en dehors de ladite portion annulaire (95).
9. Dispositif de réintroduction de particules selon l'une quelconque des revendications
7 et 8, caractérisé en ce que, la cavité (67) passant, lors de la rotation du disque
(74), à l'aplomb d'une autre portion annulaire (92) faisant partie de la face inférieure
de la seconde plaque (62), cette seconde plaque est percée d'orifices (91) qui débouchent,
sur cette face inférieure, entre les deux joints (78 et 79) qui sont appliqués contre
cette face, mais en dehors de ladite autre portion annulaire (92).
10. Dispositif de réintroduction de particules selon l'une quelconque des revendications
4 à 9, caractérisé en ce que le disque (74) est entraîné en rotation de façon continue
à une vitesse au plus égale à 1/5 de tour par seconde.
11. Machine imprimante non-impact, caractérisée en ce qu'elle comporte un dispositif
de réintroduction de particules selon l'une quelconque des revendications 1 à 10.