[0001] Comme on le sait, la plupart des machines à coudre zig-zag comportent, depuis de
très nombreuses années, un berceau se présentant, généralement, sous la forme d'un
support pivoté autour d'un axe généralement vertical, qu'un mécanisme fait basculer
latéralement selon un mouvement alterné et qui comprend deux supports, par exemple
deux bras superposés, auxquels sont associés des paliers coaxiaux destinés à recevoir
une barre-aiguille montée coulissante axialement en leur intérieur.
[0002] Qu'il s'agisse de paliers constitués par la paroi même de passages axiaux usinés
directement dans la masse des bras ou, au contraire, de douilles chassées dans de
tels passages, le coulissement axial, facile et précis de la barre-aiguille dépend
essentiellement d'une condition: l'usinage des passages doit être tel que, à son terme,
les passages en question doivent occuper une position alignée rigoureuse.
[0003] On comprend que le respect d'une telle condition puisse être la source de problèmes
innombrables tant en ce qui concerne l'usinage proprement dit que le montage de l'ensemble:
les constructeurs ont donc été amenés à devoir développer des processus d'usinage
et de retouches des pièces particulièrement élaborés et donc coûteux.
[0004] La machine à coudre zig-zag selon l'invention, englobe, comme les machines décrites
notamment dans les brevets FR 881 686 et US 2,862,468, une barre-aiguille dont le
déplacement latéral, de jetée, est obtenu par un mouvement alternatif de type pendulaire
imposé à la barre-aiguille.
[0005] Une telle machine comprend, en substance, un premier et un second support pour la
barre-aiguille, se faisant face, un premier et un second palier associés respectivement
aux premier et second supports et traversés à coulissement par la barre-aiguille,
l'un des supports étant mobile transversalement à l'axe de coulissement de la barre
et un mécanisme assurant l'entraînement du support mobile suivant un mouvement alterné
de va-et-vient.
[0006] Dans la machine divulguée par le brevet US 2,862,468, chaque palier est monté sur
le support correspondant par une articulation à rotule obtenue par une conformation
partiellement sphérique de la face latérale du corps du palier emprisonnée dans une
cage de forme correspondante, obtenue par un assemblage de bagues fixées dans l'ouverture
d'un passage ménagé dans le support considéré.
[0007] Cet assemblage permet effectivement à la barre-aiguille d'effectuer tant son déplacement
longitudinal que le mouvement de type pendulaire cité ci-dessus mais il est loin d'éliminer
les inconvénients mentionnés ci-dessus, bien au contraire.
[0008] L'invention a précisément pour objet une machine à coudre dont l'architecture de
base s'inspire de celle décrite dans ce brevet américain et dont les caractéristiques
essentielles, décrites notamment par les revendications 1 à 5, permettent, non seulement,
d'écarter l'ensemble des désavantages et inconvénients pratiques relevés mais encore
de réduire, dans une très grande mesure, tant les coûts de fabrication que ceux de
montage d'une machine à coudre à barre-aiguille pendulaire, cela grâce à un procédé
de mise en oeuvre à la fois facile, rapide et fiable.
[0009] Ces résultats sont obtenus notamment par une combinaison d'éléments structurels appartenant,
pour certains, aux structures décrites dans le brevet US 2,862,468 déjà cité et, pour
d'autres, dans un second brevet US 2,253,210 lequel les décrit partiellement dans
un mode d'utilisation et pour une finalité très différents de ceux concernés par la
présente invention.
[0010] L'invention a également trait à un procédé de montage de la barre-aiguille d'une
machine à coudre, tel que défini dans la revendication 6.
[0011] Les dessins annexés représentent, à titre d'exemple, deux formes d'exécution et une
variante de l'objet de la présente invention:
la figure 1 est une vue en élévation, avec coupe partielle, de la première forme d'exécution,
la figure 2 est une vue de détail selon II-II de la figure 1;
la figure 3 est une vue en élévation, avec coupe partielle, de la seconde forme d'exécution;
la figure 4 est une vue selon IV-IV de la figure 3:
la figure 5 est une vue similaire à celle de la figure 3 de la variante.
La figure 6 illustre le mode d'entrainement axial de la barre-aiguille dans les exécutions
des figures 3 à 5.
[0012] Au dessin (fig. 1 et 2), on reconnait le berceau 1 d'une machine à coudre zig-zag
qui est articulé sur un axe vertical 2 et qui est entrainé en mouvement oscillant
par l'intermédiaire d'une tige 3, partiellement représentée, pivotée sur le berceau
par un axe 4 et dont l'autre extrémité est soumise à un dispositif de commande, non
représenté, entrainant cette tige alternativement selon deux directions opposées F1
et F2. L'amplitude des déplacements axiaux de la tige 3 peut être fixée de toutes
façons connues, par exemple à partir de cames, dans le cas de machines à coudre à
commande mécanique, ou d'instructions informatisées, dans le cas d'une machine à coudre
électronique, à commande par microprocesseur.
[0013] Le berceau 1 présente, de façon traditionnelle, deux bras superposés 5 et 6, formant
support pour une barre-aiguille 7 qui est montée coulissante dans des paliers 8 et
9 portés par le support 5 et par le support 6, respectivement.
[0014] L'entrainement axial de la barre-aiguille 7 est effectué, de façon traditionnelle,
à partir d'un plateau rotatif 10 commandé par un moteur, non représenté, et auquel
est fixée une bielle, également non représentée, portant un tourillon 11 pour la fixation
de la barre-aiguille.
[0015] Comme on le voit au dessin, les paliers 8 et 9 sont constitués, en substance, par
un corps partiellement sphérique, de préférence en matériau à bas coefficient de frottement,
par exemple du TEFLON, du DELRIN (marques déposées) ou des métaux frittés, traversé
par un passage axial dans lequel la barre-aiguille est à même de coulisser librement.
[0016] Les paliers 8 et 9 sont engagés chacun dans un siège formé par la paroi tronconique
de fenêtres 5A et 6A ménagées dans les bras 5 et 6, respectivement, du berceau.
[0017] Ainsi le contact entre la face sphérique de chaque palier 8 ou 9 et le siège que
constitue la paroi des fenêtres 5A et 6A a lieu pratiquement entre un segment annulaire
particulièrement étroit de cette face et un segment annulaire correspondant de la
paroi tronconique de la fenêtre respective. La largeur de ces segments annulaires
sera dépendante directement de l'élasticité propre du matériau du corps du palier
et de l'effort s'exerçant sur le corps en direction du siège correspondant.
[0018] En effet, selon une caractéristique essentielle de la présente invention, les deux
paliers 8 et 9 de la machine représentée sont maintenus en place par la poussée exercée
sur chacun d'eux grâce à une lame élastique 12 ayant la forme générale d'un U dont
les extrémités libres présentent des cosses 12 A et 12 B par lesquelles la lame fait
prise respectivement sur le corps des paliers 8 et 9. Cette lame présente, de plus,
un plis 12C dans sa partie intermédiaire, plis destiné à améliorer les caractéristiques
d'élasticité de la lame.
[0019] L'agencement qui vient d'être décrit présente de nombreux avantages, tant en ce qui
concerne la fabrication des pièces qui le composent que leur assemblage et la qualité
de celui-ci.
[0020] C'est ainsi que les opérations d'usinage des sièges 5A et 6A ne nécessitent pas la
mise en oeuvre de machines et de gabarits très élaborés et coûteux dans la mesure
où il n'est plus indispensable de garantir une qualité de surface de très haut niveau
ou le respect d'un positionnement relatif des sièges de grande précision.
[0021] En effet, grâce à l'agencement décrit, les paliers 5 et 6 sont centrés automatiquement
au montage dès que la barre-aiguille a été enfilée en leur intérieur, le tout prenant
sa position correcte par rapport au berceau lorsque le corps des paliers est engagé
dans le siège respectif des supports 5 et 6 du berceau et que la lame-ressort exerce
sa poussée sur les deux corps.
[0022] Avantageusement, le montage de l'agencement décrit pourra être effectué très simplemnt,
sans outillage particulier, par la mise en en oeuvre de l'un des quatre processus
ci-après, par exemple:
on place les deux corps de palier aux extrémités de la lame-ressort 12, comme illustré
au dessin, en maintenant le tout assemblé de toute manière adéquate; on serre alors,
l'une vers l'autre, les extrémités de la lame jusqu'à permettre d'engager le corps
de chaque palier dans le siège respectif; on relache le tout puis engage la barre-aiguille,
au travers de l'ouverture de l'un des sièges, dans un premier palier, ensuite entre
les supports du berceau, enfin, dans le second palier.
[0023] On peut également commencer par placer chaque palier dans le siège respectif, puis
prend une lame élastique 12 dont on fléchit les extrémités des deux bras et engage
les coquilles 12A et 12B sur le corps des paliers 8 et 9 respectivement. On procède
ensuite comme précédemment en enfilant la barre-aiguille d'abord dans le passage de
l'un des paliers puis, après avoir traversé l'espace compris entre les bras 5 et 6
du berceau, dans le passage du second palier.
[0024] On peut aussi commencer par introduire une extrémité de la barre-aiguille dans l'espace
compris entre les supports 5 et 6 en la faisant passer au travers de l'une des fenêtres
5A ou 6A de ces supports, puis on enfile sur la barre un premier palier, la lame-ressort
12 et le second palier; on comprime la lame-ressort de façon suffisante pour permettre
d'engager les deux paliers dans les sièges respectifs des supports 5 et 6 et fait
coulisser la barre-aiguille à l'intérieur des paliers et au travers de la seconde
fenêtre 5A ou 6A.
[0025] Si les extrémités de la lame-ressort sont fourchues, c'est-à-dire si la portion de
ces extrémités devant coopérer avec le corps sphérique de chaque palier comporte deux
lamelles entre lesquelles peut être passée la barre-aiguille, on peut procéder au
montage de l'ensemble décrit en commençant par introduire une extrémité de la barre-aiguille
dans l'espace compris entre les supports 5 et 6 du berceau en faisant passer cette
barre au travers de l'une des fenêtres 5A ou 6A, puis on enfile sur la barre successivement
le premier et le second palier, en position inversée de palier à palier. On engage
ensuite l'extrémité de cette barre au travers de l'autre fenêtre et place les paliers
sur leur siège respectif, puis on engage la lame élastique entre les paliers en position
précontrainte et en appui par ses extrémités sur l'un et sur l'autre palier, les lamelles
prévues à chaque extrémité de la lame prenant place de part et d'autre de la barre-aiguille.
[0026] Dans la forme d'exécution qui vient d'être décrite, la machine à coudre selon l'invention
peut aussi bien être une machine à commande mécanique qu'une machine à commande électronique,
par microprocesseur par exemple.
[0027] Celle illustrée par les figures 3 et 4 est destinée essentiellement à être commandée
par voie électronique, en particulier grâce à des impulsions électriques générées
à partir d'instructions informatisées.
[0028] Dans un tel contexte, on connait notamment un grand nombre de constructions dans
lesquelles les mouvements de jetée du berceau de la machine sont commandés par un
moteur pas-à-pas alimenté par une tension impulsionnelle.
[0029] La machine illustrée par les figures 3 et 4 englobe précisément ce type de construction.
[0030] Le dessin montre notamment un moteur pas-à-pas comportant un arbre 13 monté sur deux
paliers à billes 14 et 15, entre deux flasques 16 et 17, et portant l'induit 18 du
moteur ainsi que, à son extrémité inférieure, un pignon 19. L'inducteur 20 est représenté,
à gauche de l'arbre 18, par son empilage de tôles statoriques et, à droite, par l'un
de ses bobinages.
[0031] Le flasque 16 s'étend vers la droite, au-delà de l'inducteur 20 pour former une patte
16a présentant une ouverture 16b de profil tronconique, allant en se resserrant vers
le haut de la figure et qui forme siège pour la face externe, sphérique, d'un palier
21 maintenu dans cette ouverture par un ressort vertical 22 engagé, par l'extrémité
supérieure, sur un col 21a faisant saillie sur la partie inférieure du palier 21 et,
par son extrémité inférieure, sur un col 23a que présente la partie supérieure d'un
second palier 23, identique au palier 21 et reposant sur un siège que forme une ouverture
24a, de profil tronconique, ménagée dans un levier horizontal 24. Ce profil va en
se resserrant vers le bas de la figure.
[0032] Le levier 24 se présente sous la forme générale d'un secteur de cercle, denté en
24b, en prise avec le pignon 19 et reposant, sur la face supérieure d'un flasque complémentaire
26, d'une part, par deux saillies semi-sphériques 24c et 24d, et, d'autre part, par
une bille 25, engagée tant dans un logement semi-sphérique 24e du levier que dans
un logement semi-sphérique 26a du flasque 26. Une fente 24f, s'étendant à proximité
de la denture 24b, garantit un contact élastique sans jeu et amorti, entre le pignon
19 et la denture elle-même (figures 3 et 4).
[0033] Le flasque 26 est fixé sur une collerette 17e du flasque 17, dont seule une portion
est visible au dessin mais qui s'étend également le long des bords longitudinaux de
celui-ci, jusqu'à son extrémité droite. Cette fixation est réalisée grâce à des vis,
non représentées, passant au travers de passages 26b et faisant prise dans des trous
filetés correspondants ménagés dans la collerette.
[0034] Dans une variante d'exécution, non représentée, le flasque 26 et le flasque 17 pourraient
fort bien être constitués par des éléments d'une seule et même pièce.
[0035] Une fenêtre 26c, de forme arquée, autorise le passage vertical et le mouvement latéral
d'une barre-aiguille 27 montée coulissante dans les paliers 21 et 23.
[0036] En effet, la bille 25 constitue un axe de pivotement pour le levier 24 lequel peut
donc être basculé dans le sens horaire et anti-horaire par déplacement angulaire correspondant
de l'induit 18 du moteur pas-à-pas, chaque fois dans un sens contraire à celui de
basculement du levier 24.
[0037] De ce fait, il sera donc possible d'entraîner la barre-aiguille dans un mouvement
pendulaire autour du point de pivotement supérieur que constitue le palier 21 et d'obtenir
ainsi la jetée de l'aiguille 28 que porte la barre-aiguille 27. Bien entendu, le mouvement
pendulaire en question sera d'amplitude programmée par envoi au moteur pas-à-pas d'impulsions
de tension, en nombre et de polarité fonction du type de points à coudre.
[0038] En ce qui concerne l'entrainement axial de la barre-aiguille 27, par coulissement
dans les paliers 21 et 23, celui-ci est commandé par le mécanisme illustré schématiquement-
sur la figure 6 dans lequel 29 représente un arbre entrainé, à son extrémité droite,
par un moteur non représenté; 30 est un plateau solidaire de cet arbre auquel est
fixé, en position excentrée, un axe de pivotement 31 pour un palier 32, dont la face
externe, à profil sphérique, est montée dans un siège de forme complémentaire, ménagé
à l'extrémité inférieure, au dessin, d'une biellette 33.
[0039] A son extrémité supérieure, cette biellette présente un siège, à profil sphérique,
dans lequel est monté un palier 34 dont la face externe présente un profil complémentaire
de celui de ce siège et qui est monté pivotant sur un axe 35.
[0040] Un ressort 36 est tendu entre un plateau 37, solidaire de l'axe 35, et un palier
34, ce ressort étant destiné à compenser le jeu susceptible d'exister entre ce palier
et l'axe 35. Cet axe est solidaire de l'extrémité supérieure de la barre-aiguille
27 à laquelle il transmet le mouvement axial dont il est l'objet lors de la rotation
du plateau 30.
[0041] De plus, grâce à l'effort exercé par le ressort 22 sur le palier 23 et transmis par
celui-ci sur le levier 24, ce levier est assuré d'être maintenu en permanence en position
correcte sur le flasque 26, par appui des saïllies 24c et 24d sur ce flasque, d'une
part, et par engagement de la bille 25 à la fois dans le logement 26a du flasque et
dans le logement 24e du levier 24, d'autre part, sans faire intervenir d'autres organes
de maintien.
[0042] Ainsi, et comme on le voit au dessin, l'ensemble décrit est constitué d'un nombre
réduit de pièces, susceptibles d'être montées notamment de l'une quelconque des manières
décrites auparavant en se référant à la forme d'exécution des figures 1 et 2. On pourra,
par exemple, commencer par monter le flasque complémentaire 26 sur la collerette 17e
du flasque 17 du moteur pas-à-pas, puis on place le levier 24 sur le flasque 26 en
le mettant en prise, par sa denture 24b, avec le pignon 19, solidaire de l'arbre du
moteur tout en insérant la bille 25 dans l'espace délimité par le logement 24e du
levier et le logement 26a du flasque 26.
[0043] On monte ensuite, séparément, deux paliers, tels ceux indiqués par les références
21 et 23, aux deux extrémités d'un ressort, tel le ressort 22, en engageant le col
21a, respectivement 23a, des paliers dans la première ouverture d'extrémité du ressort,
respectivement dans la seconde ouverture d'extrémité de celui-ci.
[0044] On comprime le tout axialement jusqu'à ce que la longueur de l'ensemble devienne
légèrement inférieure à la distance séparant la face inférieure du prolongement 16a
du flasque 16 du moteur et la face supérieure du levier 24, de manière à pouvoir passer
cet ensemble entre ces éléments (flasque 16 et levier 24), et conduit les paliers
21 et 23 vers les sièges 16b et 24a ménagés respectivement dans ce flasque et ce levier.
[0045] On laisse le ressort 22 se détendre de sorte que les paliers s'engagent dans les
sièges ci-dessus.
[0046] On introduit enfin la barre-aiguille 27 dans l'ouverture du premier palier (21 ou
23), puis au travers du ressort 22 et, finalement, dans l'ouverture du second palier,
par coulissement axial de la barre dans les paliers.
[0047] Par cette opération, on obtient un auto-centrage absolument correct des paliers 21
et 23 dans leur siège respectif et donc un positionnement parfait de la barre-aiguille
par rapport aux autres parties de l'agrégat décrit qui est ainsi prêt pour être monté
dans le corps de la machine à coudre.
[0048] Dans une variante d'exécution, non représentée,le ressort 22 de la forme d'éxécution
de la figure 3 pourrait fort bien être remplacé par une lame élastique précontrainte
du genre de celle utilisée dans la forme d'exécution des figures 1 et 2 et présentant
par exemple la forme d'un V, en appui, par l'extrémité de ses bras sur les paliers
21 et 23 respectivement.
[0049] La structure de la variante de la figure 5 ne se distingue de la forme d'exécution
décrite en se référant aux figures 3 et 4 par le fait que c'est le palier supérieur
qui est mobile transversalement alors que le palier inférieur demeure immobile.
[0050] Les éléments fonctionnels mis en oeuvre dans cette variante restent toutefois identiques
à ceux décrits en se référant aux figures 3 et 4: ils sont donc caractérisés, au dessin,
par des références correspondant à celles apparaissant sur ces figures mais complétées
d'un signe *.
[0051] De ce fait, les caractéristiques constructives, les avantages qui peuvent en résulter
ainsi que les modes de montage qui sont propres à cette variante de la figure 5 correspondent,
"mutatis mutandis", aux caractéristiques, avantages et modes de montage déjà cités
en se référant aux figures 3 et 4.
1. Machine à coudre zig-zag, comportant une barre-aiguille (7), un premier et un second
support (5,6) se faisant face, un premier et un second palier (8,9) associés respectivement
auxdits premier et second supports et traversés à coulissement par ladite barre-aiguille,
l'un au moins de ces supports étant mobile sur une trajectoire transversale à l'axe
de coulissement de la barre-aiguille, des moyens de commande du déplacement dudit
support mobile sur ladite trajectoire suivant un mouvement alterné de va-et-vient,
machine dans laquelle lesdits premier et second paliers (8,9) comprennent un premier
et un second corps, respectivement, traversés chacun par un passage rectiligne, de
coulissement de la barre-aiguille, et dont au moins une portion de leur surface latérale,
entourant le passage respectif, présente un profil correspondant à celui de la face
latérale d'un segment de sphère dont l'axe de symétrie coïncide avec l'axe longitudinal
de symétrie du passage, dans laquelle lesdits premier et second supports (5,6) comportent,
respectivement, une première et une seconde ouverture dont au moins une section annulaire
de leur surface latérale interne présente un profil correspondant à celui de ladite
portion de surface latérale du premier corps, pour l'une desdites première et seconde
ouvertures, et à celui de la portion de surface latérale du second corps, pour l'autre
ouverture, ces première et seconde ouvertures présentant une section supérieure à
celle de la barre-aiguille et étant disposées en alignement l'une avec l'autre, et
dans laquelle lesdits premier et second paliers reposent par ladite portion de surface
annulaire de leur corps respectifs sur ladite section annulaire de l'ouverture du
premier support, pour le premier palier, et sur celle de l'ouverture du second support,
pour le second, des moyens assurant le maintien en contact réciproque desdits paliers
et supports quelle que soit la position instantanée du support mobile sur ladite trajectoire,
caractérisée par le fait que l'ouverture de chaque support est de forme évasée et
fait face à l'ouverture de l'autre support par son entrée de plus grande section,
la dimension de cette section étant supérieure au plus grand diamètre de ladite portion
de surface latérale du corps du palier associé au support-considéré, par le fait que
le premier et le second paliers sont engagés, par leur corps respectif, dans l'ouverture
du premier et du second support, respectivement, par son entrée de plus grande section,
et par le fait que les moyens maintenant chaque palier au contact du support correspondant
sont formés par au moins un organe élastique monté en arc-boutement entre les corps
des paliers (figure 1).
2. Machine selon la revendication 1, dans laquelle l'organe élastique est un ressort
précontraint entre les paliers.
3. Machine selon la revendication 2, dans laquelle le ressort est un ressort à boudin
enveloppant la barre-aiguille sur sa portion comprise entre les paliers.
4. Machine selon la revendication 2, caractérisée par le fait que le ressort est formé
par une lame élastique (12) disposée entre les paliers en position précontrainte,
en appui par ses extrémités sur l'un et l'autre palier, respectivement (figure1).
5. Machine selon la revendication 3, dans laquelle la portion du corps de chaque palier
(21,23) sur laquelle prend appui ledit ressort (22) comporte un collier (21a,23a)
de positionnement du ressort, ce collier délimitant au moins une partie de la longueur
dudit passage rectiligne dudit corps et présentant un diamètre externe sensiblement
égal au diamètre interne des spires du ressort (22), ce ressort enveloppant le collier
du premier palier, par les spires de sa première extrémité, et le collier du second
palier, par les spires de sa seconde extrémité (figure3).
6. Procédé de montage de la barre-aiguille d'une machine à coudre zig-zag sur deux supports
solidaires du bâti de la machine, dans laquelle cette barre-aiguille coulisse dans
un premier et dans un second palier comprenant chacun un corps présentant un passage
rectiligne formant coussinet pour la barre-aiguille et dont la face externe comporte
une surface d'appui par laquelle ce corps est en contact avec un siège correspondant
solidaire du premier desdits supports, pour le premier palier, respectivement du second
support, pour le second palier, dans laquelle ces supports sont situés côte-à-côte
et le siège de chaque support fait face à celui appartenant à l'autre support, dans
laquelle chaque palier est maintenu en position, au contact de son support respectif,
par un organe élastique arc-bouté sur les paliers, procédé dans lequel on dispose
le premier et le second palier en appui sur le siège du premier et du second support
respectivement par leur propre surface d'appui, on place ledit organe élastique sous
tension en arc-boutement sur l'un et l'autre palier, on embroche successivement le
premier et le second palier par la barre-aiguille en introduisant cette barre d'abord
dans le passage du corps du premier palier et en la faisant coulisser dans ce passage,
puis en l'engageant dans le passage du corps de l'autre palier et en le faisant coulisser
dans celui-ci jusqu'à l'amener dans la position axiale désirée, la barre-aiguille
et ses paliers étant ainsi autocentrés par rapport auxdits premier et second supports.
1. Zickzack-Nähmaschine, bestehend aus einer Nadelstange (7), einem ersten und einem
zweiten Support (5,6) die einander zugewandt sind, einem ersten und einem zweiten
Lager (8,9), die jeweils dem ersten und zweiten Support zugeordnet und gleitbeweglich
von der Nadelstange durchsetzt sind, wobei wenigstens einer der Supporte auf einer
Bahn verschiebbar ist, die quer zur Gleitachse der Nadelstange verläuft, Einrichtungen
zur Steuererung der Verstellung des verschiebbaren Supports auf der Bahn entsprechend
einer alternierenden Hin- und Herbewegung, wobei das erste und zweite Lager (8,9)
einen ersten und bzw. einen zweiten Körper aufweisen, die jeweils von einem geraden
Kanal für die Gleitbewegung der Nadelstange durchsetzt sind und von denen wenigstens
ein Teil ihrer seitlichen Oberfläche, der den jeweiligen Kanal umgibt, ein Profil
hat, das dem der Seitenfläche eines Kugelsegments entspricht, dessen Symmetrieachse
mit der Längssymmetrieachse des Kanal übereinstimmt, wobei der erste und zweite Support
(5,6) jeweils eine erste und eine zweite Öffnung aufweisen, von denen wenigstens ein
Ringsabschnitt ihrer Seitlichen inneren Oberfläche ein Profil ensprechend dem des
Teils der seitlichen Oberfläche des ersten Körpers für die eine der ersten und zweiten
Öffnungen und entsprechend dem des Teils der seitlichen Oberfläche des zweiten Körpers
für die andere Öffnung hat, wobei die erste und die zweite Öffnung einen Querschnitt
haben, der größer als der der Nadelstange ist, und fluchtend miteinander angeordnet
sind, und wobei das erste und zweite Lager mit dem Teil der ringförmigen Oberfläche
ihrer jeweiligen Körper auf dem Ringsabschnitt der Öffnung des ersten Supports für
das erste Lager und auf dem der Öffnung des zweiten Supports für das zweite Lager
aufliegen, und Einrichtungen, die den wechselseitigen Kontakt der Lager und der Supporte
aufrechterhalten, dadurch gekennzeichnet, daß die Öffnung jedes Supports eine bauchige
Form hat und der Öffnung des anderen Supports mit ihrem Eingang größeren Querschnitts
zugewandt ist, wobei die Abmessung dieses Querschnitts größer als der größte Durchmesser
des Teils der seitlichen Oberfläche des Körpers des Lagers ist, das dem entsprechenden
Lager zugeordnet ist, daß das erste und das zweite Lager mit ihren jeweiligen Körpern
in die Öffnung des ersten bzw. des zweiten Supports durch ihren Eingang größeren Durchmessers
eingreifen, und daß die Einrichtungen, die jedes Lager mit dem entsprechenden Lager
in Kontakt halten, durch wenigstens ein elastisches Element gebildet sind, das strebenartig
zwischen den Körpern der Lager angeordnet ist (Fig. 1).
2. Maschine nach Anspruch 1, bei der das elastische Element eine Feder ist, die zwischen
den Lagern vorgespannt ist.
3. Maschine nach Anspruch 2, bei der die Feder eine Schraubenfeder ist, die die Nadelstange
auf ihrem zwischen den Lagern befindlichen Teil umgibt.
4. Maschine nach Anspruch 2 dadurch gekennzeichnet, daß die Feder durch ein elastisches
Blatt (12) gebildet ist, das zwischen den Lagern in vorgespannter Stellung mit seinen
Enden an dem einen bzw. dem anderen Lager anliegend angeordnet ist (Fig. 1).
5. Maschine nach Anspruch 3, bei der der Teil des Körpers jedes Lagers (21, 23), an dem
die Feder (22) anliegt, einen Bund (21a, 23a) zur Positionierung der Feder aufweist,
der wenigstens einen Abschnitt der Länge des geraden Kanals des Körpers begrenzt und
der einen Außendurchmesser hat, der im wesentlichen gleich dem Innendurchmesser der
Windungen der Feder (22) ist, die den Bund des ersten Lagers mit ihren Windungen ihres
ersten Endes und den Bund des zweiten Lagers mit ihren Windugen ihres zweiten Endes
umgibt (Fig. 3).
6. Verfahren zur Montage der Nadelstange einer Zickzacknähmaschine an zwei am Gehäuse
der Maschine befestigten Supporten, bei der die Nadelstange in einem ersten und in
einem zweiten Lager gleitet, von denen jedes einen Körper aufweist, der einen geraden
Kanal hat, der eine Lagerbuchse für die Nadelstange bildet und dessen Außenseite eine
Stützfläche hat, durch die der Körper mit einem entsprechenden Sitz in Kontakt ist,
der mit dem ersten der Supporte für das erste Lager bzw. mit dem zweiten Support für
das zweite Lager verbunden ist, bei der die Supporte Seite an Seite angeordnet sind
und der Sitz jedes Supports demjenigen zugewandt ist, der zum anderen Support gehört,
und bei der jedes Lager in Kontakt mit seinem jeweiligen Support durch ein strebenartiges
Element an den Lagern in Stellung gehalten wird, Verfahren, bei dem man das erste
und zweite Lager an dem Sitz des ersten bzw. des zweiten Supports durch seine Stützfläche
zur Anlage bringt, das elastische Element unter Spannung strebenartig an dem einen
und dem anderen Lager anordnet, aufeinanderfolgend das erste und das zweite Lager
auf die Nadelstange schiebt, indem die Stange zunächst in den Kanal des Körpers des
ersten Lagers eingeführt wird und man sie in diesem Kanal gleiten läßt, man sie dann
in den Kanal des Körpers des anderen Lagers einführt und und sie darin gleiten läßt,
bis sie in die gewünschte axiale Stellung kommt, wobei sich die Nadelstange und ihre
Lager so bezüglich ihrer ersten und zweiten Supporte selbst zentrieren.
1. A zigzag sewing machine, comprising a needle bar (7), mutually opposed first and second
supports (5, 6), a first and a second bearing (8, 9) respectively associated with
the first and second supports and slidingly traversed by the needle bar, at least
one of the supports being displaceable on a path transverse to the sliding axis of
the needle bar, and means of controlling the displacement of the mobile support on
the said path according to a reciprocating movement, in which machine the first and
second bearings (8, 9) comprise a first and a second body respectively, each traversed
by a rectilinear passage for the sliding displacement of the needle bar, at least
one portion of their lateral surface, surrounding the respective passage, being of
a profile corresponding to that the lateral surface of a segment of a sphere having
an axis of symmetry coinciding with the longitudinal axis of symmetry of the passage,
and the said first and second supports (5, 6) respectively have a first and a second
aperture, at least one annular portion of the internal lateral surface of the said
apertures being of a profile corresponding to that of the said lateral surface portion
of the first body, for one of the first and second apertures, and corresponding to
that of the lateral surface portion of the second body, for the other aperture, the
said first and second apertures having a cross-section greater than that of the needle
bar and being arranged in mutual alignment, and in which machine the said first and
second bearings rest by means of the annular surface portions of their respective
bodies on the annular portion of the aperture of the first support, for the first
bearing, and on that of the aperture of the second support, for the second bearing,
there being means ensuring the continued mutual contact between the bearings and the
apertures regardless of the momentary position of the mobile support on the path,
characterised in that the aperture of each support is splayed in shape and is opposed to the aperture of
the other support at its opening of largest cross-section, the dimension of this cross-section
being greater than the largest diameter of the said lateral surface portion of the
body of the bearing associated with the appropriate support, and the first and second
bearings are engaged by means of their respective bodies in the apertures of the first
and the second support respectively at their openings of greatest cross-section, and
the means maintaining each bearing in contact with the corresponding support are formed
by at least one resilient member braced between the bodies of the bearings (fig. 1).
2. A machine according to claim 1, wherein the resilient member is a spring pre-stressed
between the bearings.
3. A machine according to claim 2, wherein the spring is a helical spring enclosing the
needle bar over its portion between the bearings.
4. A machine according to claim 2, characterised in that the spring is formed by a resilient blade (12) arranged in a pre-stressed position
between the bearings, and supported at each end on the respective bearing (fig. 1).
5. A machine according to claim 3, in which that portion of the body of each bearing
(21, 23) on which the spring (22) is supported has a spring-positioning collar (21a,
23a) defining at least a part of the length of the said rectilinear passage of the
body, and having an external diameter substantially equal to the internal diameter
of the turns of the spring (22), the spring enclosing the collar of the first bearing
in the turns of its first end, and the collar of the second bearing in the turns of
its second end (fig. 3).
6. A process for assembly of the needle bar of a zigzag sewing machine on two supports
integral with the framework of the machine, wherein the needle bar slides in a first
and a second bearing, each comprising a body having a rectilinear passage which forms
a bearing for the needle bar, the external surface of the said passage having a supporting
surface by means of which the body is in contact with a corresponding seat integral
respectively with the first of the supports, for the first bearing, and with the second
support for the second bearing, wherein the supports are situated side by side and
the seat of each support is opposite that belonging to the other support, and wherein
each bearing is retained in its position in contact with the respective support by
means of a resilient member braced on the bearings, in which process the first and
second bearings are supported on the seats of the first and second supports respectively
by means of their own supporting surfaces, and the said resilient member is braced,
under stress, on each bearing, and the first and second bearings are connected in
succession by the needle bar in that the bar is introduced firstly into the passage
of the body of the first bearing and is slid in this passage, then it is engaged in
the passage of the body of the other bearing and slid therein until it is brought
into the desired axial position, the needle bar and its bearings thus being automatically
centred in relation to the said first and second supports.