[0001] La présente invention a pour objet une pièce extérieure d'habillement pour montre
en acier inoxydable, telle que par exemple une boîte ou carrure, ainsi qu'un procédé
de fabrication d'une telle pièce.
[0002] De manière générale, les pièces extérieures en acier pour montre, telles que les
boîtes ou carrures, sont réalisées en acier inoxydable austénitique. L'une des raisons
principales de ce choix est que ce type d'acier peut être facilement embouti ou étampé.
[0003] Toutefois, les aciers austénitiques contiennent une proportion importante de nickel
(environ 10 %), ce qui constitue pour une boîte de montre un inconvénient majeur.
En effet, le nickel est un constituant fortement allergène si bien que pour éviter
toute contamination par la peau du porteur, de nombreux pays ont mis sur pied des
normes sévères, interdisant de ce fait la vente sur leur territoire de pièce d'horlogerie
ne satisfaisant pas à ces normes. Qui plus est, le nickel est sur les marchés mondiaux
sujet à des hausses de prix importantes ce qui augmente d'autant le coût des pièces
d'horlogerie.
[0004] Par ailleurs, il est également connu de la demande de brevet suisse no 8453/58 de
réaliser des boîtes de montre en acier ferritique. La composition de cet acier est
la suivante :
Cr : 19,2 % ; C + N : 0,03 % ; Mo : 2,0 % ; Mn : 0,2 % ;
Si : 0,6 % et Nb : 0,31 %.
[0005] La composition chimique de cet acier est choisie de manière qu'il présente une grande
perméabilité magnétique. Ainsi, la boîte qui forme avantageusement écran protège le
mouvement contre les champs magnétiques susceptibles de perturber son fonctionnement
[0006] De plus, le nickel n'est présent dans cette composition qu'à l'état de trace si bien
que, d'une part, le caractère allergène s'en trouve supprimé et que, d'autre part,
le coût de la boîte et de la pièce d'horlogerie qui en est équipée peut être considérablement
diminué.
[0007] Malgré tous ces avantages, l'utilisation de l'acier ferritique ne s'est jusqu'ici
jamais généralisée dans la fabrication de pièce d'habillement pour montre. Ceci parce
que les fabricants et les métallurgistes de l'industrie horlogère ont toujours écarté
les aciers ferritiques à cause de leur forte propension au grossissement de grain
lors des traitements thermiques.
[0008] En effet, lorsqu'un acier ferritique est embouti puis soumis à un traitement thermique
de recristallisation, on constate que, dans les parties de la pièce faiblement écrouie,
il n'y a pas recristallisation mais plutôt un grossissement du grain. Lorsque le
grain devient trop grand, la matière tend à se fissurer, et ceci même pour de faibles
déformations.
[0009] C'est typiquement le cas pour les opérations d'emboutissage où les passes se succèdent
et conduisent chacune à sensibiliser davantage la matière.
[0010] Dans une application horlogère, telle que la fabrication de boîtes ou carrures, ce
grossissement de grain et les micro-fissurations qui en résultent sont inacceptables.
[0011] En effet, ces fissurations à l'intérieur de la boîte se conduisent comme des défauts
cristallographiques dont le comportement est, sur le plan mécanique, celui des amorces
de ruptures.
[0012] Ainsi, la boîte est considérée comme fragile et même de faibles chocs (chutes) peuvent
entraîner son brisement.
[0013] De plus, la boîte présente un aspect qualifié de "peau d'orange", c'est-à-dire comme
martelée ou bosselée.
[0014] En surface, les grains, comme on le sait séparés par des joints, se comportent optiquement
comme de nombreuses facettes. Même après polissage, cet effet subsiste puisque cette
structure organisée en grains se retrouve dans toute la matière.
[0015] L'invention a pour but de lever toutes ces difficultés en fournissant une pièce d'habillement
réalisée en acier inoxydable formant écran magnétique, d'un coût le moins élevé possible
et ne présentant aucun caractère allergène, mais elle a aussi pour but de fournir
une pièce d'habillement suffisamment solide et d'un aspect permettant avec succès
son exploitation commerciale.
[0016] Ainsi, l'invention a pour objet une pièce d'habillement en acier inoxydable purement
ferritique qui comporte des éléments gammagènes choisis parmi le nickel, le carbone,
l'azote et le manganèse, dont la concentration globale est donnée en équivalent nickel
Ni* exprimée par la formule :
Ni* =Ni % + 30 (C + N) % + 0,5 Mn % ;
et des éléments alphagènes choisis parmi le chrome, le molybdène, le silicium et le
niobium, dont la concentration est donnée en équivalent chrome Cr* exprimée par la
formule :
Cr* = Cr % + Mo % + 1,5 Si% + 0,5 Nb %
est qui est caractérisée en ce que l'acier inoxydable ferritique a une composition
nominale satisfaisant aux conditions suivantes : concentration en équivalent chrome
comprise entre 17,5 et 22 %, concentration en équivalent nickel inférieure ou égale
à 2 % et concentration en chrome plus petite ou égale à 18,5 %.
[0017] L'invention a aussi pour objet un procédé qui se caractérise en ce que, pour fabriquer
une pièce d'habillement telle que définie ci-dessus, l'acier utilisé se présente sous
forme d'une bande laminée, dans laquelle des ébauches sont découpées par une opération
d'étampage, puis formées par des opérations d'emboutissage à froid, avec un traitement
thermique de recristallisation entre chacune des opérations, et en ce que les pièces
obtenues sont ensuite terminées par des opérations de finition.
[0018] L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre d'un
mode de réalisation fait en référence au dessin dans lequel la figure unique montre
deux courbes représentant la limite élastique (Re) et la résistance à la traction
(Rm) en fonction du taux d'écrouissage, respectivement d'un acier austénitique classique
et d'un acier ferritique tel qu'utilisé dans les pièces selon l'invention.
[0019] Pour bien comprendre les caractéristiques particulières d'une pièce selon l'invention,
il faut au préalable rappeler dans les grandes lignes ce que sont les différents types
d'aciers inoxydables.
[0020] Les aciers inoxydables sont des alliages métalliques à base de fer (Fe) et de chrome
(Cr), et comportant en outre d'autres matériaux tels que du nickel (Ni), du carbone
(C), de l'azote (N), du manganèse (Mn), du molybdène (Mo), du silicium (Si) et du
niobium (Nb). Certains de ces matériaux (Ni, C, N, Mn) tendent à favoriser une structure
cristalline de type cubique faces centrées, appelée aussi de type gamma. Ils sont
appelés gammagènes. L'effet global de ces matériaux peut être évalué en équivalent
nickel (Ni*) par la formule suivante :
Ni* = Ni % + 30 (C + N) % + 0,5 Mn %.
[0021] D'autres de ces matériaux (C, Mo, Si et Nb) tendent à favoriser une structure cristalline
de type cubique centré, appelée aussi de type alpha. Ils sont appelés alphagènes.
L'effet global de ces matériaux peut être évalué en équivalent chrome (Cr*) par la
formule suivante :
Cr* = Cr % + Mo % + 1,5 Si % + 0,5 Nb %.
[0022] La structure cristalline, et en conséquence les caractéristiques mécaniques de ces
alliages, varient en fonction de leur teneur en Cr* et Ni*. Ceci est illustré dans
le diagramme de Schaeffler - De Long. Il existe en effet trois familles d'aciers inoxydables
:
- les aciers martensitiques ;
- les aciers austénitiques ; et
- les aciers ferritiques .
[0023] Les aciers martensitiques se caractérisent par une faible teneur en composés alphagènes
et gammagènes. Ils ont un comportement voisin des aciers aux carbones. Ils se laissent
donc tremper et bien usiner. Toutefois à cause de leur faible teneur en chrome, ils
présentent malheureusement une résistance insuffisante à l'oxydation pour pouvoir
être utilisé dans la fabrication de pièces d'habillement pour montre. Ce type d'acier
ne sera donc pas examiné de manière plus approfondie.
[0024] L'acier austénitique présente une structure de type cubique faces centrées, c'est-à-dire
de type gamma. Sa composition est donc particulièrement riche en composés gammagènes,
notamment en nickel, mais également en composés alphagènes.
[0025] L'acier ferritique présente une structure de type cubique centré, c'est-à-dire de
type alpha. Sa composition est donc particulièrement riche en composés alphagènes.
[0026] Par ailleurs, certains alliages comportent à la fois des zones de deux, voire de
chacun des trois types d'aciers inoxydables.
[0027] Ainsi que cela a été dit plus haut, les caractéristiques mécaniques des différents
types d'aciers varient de manière sensible. Le tableau ci-après donne les valeurs
de plusieurs paramètres pour un acier de type purement ferritique et plus particulièrement
de la nuance telle que commercialisée par la maison Sandvik (Suède) sous la dénomination
Sandvik 1802, et un acier purement austénitique de type 304L. Cet alliage austénitique
est celui qui a été jusqu'à lors le plus utilisé pour la fabrication de pièces d'habillement.
[0028] Les valeurs données dans les tableaux ci-dessous sont celles fournies par les acièristes
et, par voie de conséquence, celles qui avaient jusqu'ici toujours été prises en compte
par les fabricants de pièces d'habillement dans le choix de leurs aciers.
| |
Acier austénitique 304L |
Acier ferritique 1802 |
| Limite élastique (Re) |
320 N/mm² |
370 N/mm² |
| Limite à la rupture (Rm) |
600 N/mm² |
520 N/mm² |
| Allongement (A5) |
63 % |
30 % |
[0029] Si l'on se réfère à ce tableau, on constate que la limite élastique de l'acier ferritique
est sensiblement supérieure à celle de l'acier austénitique et de plus que l'allongement
avant rupture (type normalisé A5) est de 30 % pour l'acier ferritique et de 63 % pour
l'austénitique. Cela revient à dire que la force à appliquer pour obtenir une déformation
de l'acier ferritique est plus élevée que pour l'acier austénitique et que, de plus,
la déformation possible est plus faible avec le ferritique qu'avec l'austénitique.
[0030] En d'autres termes, les fabricants de pièces d'habillement ont toujours eu à l'esprit
que la mise en oeuvre par emboutissage ou étampage (c'est-à-dire par déformation plastique)
d'un acier ferritique demanderait plus d'énergie qu'avec un acier austénitique et,
de plus, que la déformation obtenue serait beaucoup moins grande qu'avec ce dernier
(au dessus d'un facteur 2).
[0031] Les premières valeurs, (limites élastiques Re) ont représenté un premier obstacle
à l'utilisation des aciers ferritiques puisque, d'une part, les outillages pour l'emboutissage
présentent des limites de pression en utilisation et que, d'autre part, le besoin
d'énergie conduit automatiquement à une élévation des coûts d'usinage qu'il faut repercuter
sur le prix de revient de la boîte.
[0032] Enfin, l'allongement (déformation plastique résultante du matériau) étant beaucoup
plus faible pour l'acier ferritique, on a toujours supposé que le nombre de passes
par opération d'emboutissage allait être beaucoup plus important qu'avec l'acier
austénitique.
[0033] Dès lors, on a toujours conclu qu'un grand nombre de recuits allait être nécessaire
et, comme chaque traitement thermique est précisément la cause du grossissement de
grain, on a considéré qu'il serait impossible d'obtenir une boîte ou carrure de montre
de résistance suffisante et d'aspect commercialement acceptable.
[0034] On comprend aisément pourquoi, au vu de toutes ces hypothèses, les fabricants de
pièces d'habillement ont toujours renoncé à utiliser les aciers ferritiques.
[0035] Cependant, en faisant de nombreux essais et en étudiant de façon approfondie et judicieuse
le comportement des aciers ferritiques dans leur application à la fabrication par
emboutissage des pièces d'habillement, telles que les boîtes ou carrures de montre,
la demanderesse a constaté que la situation était plus favorable qu'il n'y paraît
de prime abord.
[0036] Un des résultats de cette étude est illustré sur la figure, qui représente schématiquement
l'évolution de la limite élastique Re et de la limite de rupture Rm en fonction du
taux d'écrouissage des aciers respectivement ferritique de type 1802 et austénitique
de type 304L.
[0037] Il apparaît sur cette figure que si la limite élastique de l'acier ferritique type
1802 est supérieure à celle de l'acier austénitique pour de faibles taux d'écrouissage,
cette limite croît beaucoup moins rapidement lorsque ces taux augmentent. Plus précisément,
on constate que pour déformer un acier ferritique type 1802, il faut appliquer une
pression d'environ 370 N/mm² lorsqu'il n'est pas écroui et de 750 N/mm² lorsque le
taux d'écrouissage est de 60 %. Pour un acier austénitique type 304L, la pression
n'est que de 320 N/mm² lorsqu'il n'est pas écroui, mais avoisine 1'200 N/mm² avec
un taux d'écrouissage de 60 %.
[0038] Or, lorsqu'une pièce telle qu'une boîte ou carrure de montre est formée par emboutissage,
l'écrouissage peut être très important dans certaines régions. C'est pourquoi, d'après
cette courbe, on a pu supposé que l'acier inoxydable ferritique se laisserait plus
facilement former par emboutissage à froid que l'acier austénitique et ce malgré toutes
les hypothèses. Encore fallait-il que la différence soit importante, car si le nombre
de traitements thermiques de recristallisation de l'acier ferritique est trop élevé,
le risque de grossissement du grain augmente et avec lui la susceptibilité à la fissuration.
[0039] Des résultats satisfaisants ont été obtenus par la requérante lorsque l'acier inoxydable
ferritique utilisé a une composition qui répond aux conditions suivantes : concentration
en équivalent chrome compris entre 17,5 et 22 % ; concentration en équivalent nickel
inférieure ou égale à 2 % ; et concentration en chrome inférieure à 18,5 %.
[0040] Dans cet alliage, la concentration en composés gammagènes est sensiblement définie
par la teneur en carbone et en azote. Une augmentation de cette teneur provoque une
augmentation de la sensibilité à l'oxydation et une diminution de la sensibilité
au grossissement de grain. Pour compenser l'augmentation de la sensibilité à l'oxydation,
il faut augmenter la proportion de chrome ou d'équivalent chrome , ce qui a pour effet
de réduire la déformabilité. Les essais pratiques de la requérante ont montré qu'il
est avantageux de choisir un acier à faible teneur en carbone et en azote, malgré
l'augmentation de la sensibilité au grossissement de grain, car le nombre d'opérations
d'emboutissage peut être fortement réduit. Par exemple, alors que la fabrication d'une
carrure de montre avec quatre cornes nécessite une douzaine d'emboutissages successifs
lorsqu'elle est faite en acier austénitique, on s'est rendu compte que trois suffisaient
avec l'acier purement ferritique référence 1802 vendu par la maison Sandvik (Suède).
La composition nominale de cet acier est la suivante :
| C + N plus petit ou égal à |
0,030 % |
| Si |
0,5 % |
| S |
0,3 % |
| Cr |
18 % |
| Mo |
2,3 % |
| Ti |
0,6 % |
| solde fer et impuretés inévitables. |
[0041] En introduisant ces valeurs dans les formules de calcul des équivalent chrome et
équivalent nickel, on obtient les valeurs suivantes :
Cr* : 21,05 %
Ni* : 0,9 %
[0042] Pour obtenir un résultat satisfaisant il faut donc que l'acier ferritique utilisé
ait une valeur d'équivalent chrome comprise entre 17,5 % et 22 %. En dessous, l'acier
s'oxyde trop facilement, en dessus, il devient difficilement déformable. L'augmentation
de la concentration en chrome contribue à réduire la déformabilité c'est pourquoi
cette concentration ne doit pas dépasser 18,5 %.
[0043] Avantageusement, les aciers choisis auront une composition comprise dans les limites
suivantes :
C + N plus petit que 0,07 %
Si plus petit que 0,8 %
Cr compris entre 17 et 18,5 %
Mo compris entre 1 et 4 %
Nb + Ti plus petit que 1 %
Mn plus petit que 1,2 %
Ni plus petit que 1 %
S plus petit que 0,5 %
solde fer et impuretés
[0044] Par ailleurs, dans l'application qui nous intéresse, à savoir la fabrication de pièces
d'habillement pour montres telles que des carrures, on a pu déterminer que des compositions
nominales suivantes :
soufre compris entre 0,3 et 0,5 %
et plus particulièrement 0,3 % ;
molybdène au moins 1 % et de
préférence 2,3 % ;
nobium entre 0,1 % et 0,4% ;
et titane 0,6 %
offrent des caractéristiques avantageuses et notamment présentent d'excellents compromis
oxydation/déformabilité.
[0045] Dans ces conditions, on comprendra que le nombre très faible de passes d'étampage
et d'emboutissage (3) a permis de diminuer d'autant le nombre de recuits (recristallisation)
et, par conséquent, de ne pas augmenter la sensibilité de l'acier au grossissement
de grain.
[0046] Pour fabriquer une pièce d'habillement de montre, par exemple une carrure, on part
d'une bande d'acier 1802, laminée à une épaisseur voisine de celle qu'aura la carrure
terminée. Les ébauches sont ensuite découpées par une opération d'étampage, puis formées
par emboutissage à froid, au moyen d'une matrice et d'un poinçon. Ces derniers définissent
ensemble un logement ayant la forme finale de la carrure. Pour une carrure habituelle,
trois emboutissages suffisent pour obtenir la forme définitive. Les carrures ainsi
obtenues sont ensuite terminées par les opérations classiques de finition. Il est
bien clair qu'après chaque opération d'étampage et d'écrouissage, la matière subit
un traitement thermique de recristallisation.
[0047] Il est important que les ébauches soient découpées dans une bande laminée plutôt
que sciées dans un tube. En effet, la pratique a montré que si la pression d'emboutissage
est appliquée selon un axe parallèle à l'axe de déformation de la matière générée
par son étirage, ce qui est le cas avec des ébauches sciées, la déformabilité avant
fissuration est plus faible que lorsque l'axe de déformation de la matière est perpendiculaire
à l'axe d'application de la pression.
[0048] L'exemple décrit ci-dessus se rapporte à une carrure de boîte de montre. Il est bien
évident que d'autres pièces de l'habillement pourraient également être fabriquées
en acier purement ferritique comme défini dans les revendications. C'est le cas par
exemple des maillons d'un bracelet, du fond de la boîte, etc.
1. Pièce extérieure d'habillement pour montre, constituée en un acier purement ferritique
comportant des éléments gammagènes choisis parmi le nickel (Ni), le carbone (C), l'azote
(N) et le manganèse (Mn), dont la concentration est donnée en équivalent nickel Ni*
exprimé par la formule :
Ni* = Ni % + 30 (C + N) % + 0,5 Mn %
et des éléments alphagènes choisis parmi le chrome (Cr), le molybdène (Mo), le silicium
(Si) et le niobium (Nb), dont la concentration est donnée en équivalent chrome Cr*
exprimé par la formule :
Cr* = Cr % + Mo % + 1,5 Si % + 0,5 Nb %
caractérisée en ce que ledit acier a une composition nominale satisfaisant aux conditions
suivantes :
Cr* compris entre 17,5 % et 22 % ;
Ni* plus petit ou égal à 2 % ; et
concentration en Cr plus petit ou égal à 18,5 %.
2. Pièce d'habillement selon la revendication 1, caractérisée en ce que ledit acier
présente la composition nominale suivante : carbone et azote ensemble : moins de 0,07
% ; silicium : moins de 0,8 % ; chrome : compris entre 17 et 18,5 % ; molybdène :
compris entre 1 et 4 % ; niobium et titane ensemble : moins de 1 % ; manganèse :
moins de 1,2 % ; soufre : moins de 0,5 % ; et nickel : moins de 1 %, le solde étant
du fer et des impuretés inévitables.
3. Pièce d'habillement selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que ledit
acier comporte une composition nominale en souffre comprise entre 0,3 et 0,5 %.
4. Pièce d'habillement selon la revendication 1, 2 ou 3, caractérisée en ce que ledit
acier comporte 0,3 % de souffre.
5. Pièce d'habillement selon la revendication 1, 3 ou 4, caractérisée en que ledit
acier comporte au moins 1 % de molybdène.
6. Pièce d'habillement selon la revendication 5, caractérisée en ce que ledit acier
comporte 2,3 % de molybdène.
7. Pièce d'habillement selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en
ce que ledit acier a une composition nominale satisfaisant aux conditions suivantes
:
cr* = 21,05 %
ni* = 0,9 %
8. Pièce d'habillement selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en
ce que ledit acier comporte entre 0,1 et 0,4 % de nobium.
9. Pièce d'habillement selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée
en ce que l'acier présente sensiblement la composition nominale suivante : carbone
et azote ensemble : moins de 0,03 % ; silicium : 0,5 % ; manganèse : 0,5 % ; soufre
: 0,3 % ; chrome : 18% ; molybdène : 2,3 % ; titane : 0,6 % ; le solde étant du fer
et des impuretés inévitables.
10. Procédé de fabrication d'une pièce selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé
en ce que l'acier utilisé se présente sous forme d'une bande laminée, en ce qu'une
ébauche est découpée dans la bande par une opération d'étampage, puis formée par des
opérations d'emboutissage à froid, avec un traitement thermique de recristallisation
entre chacune desdites opérations, et en ce que la pièce obtenue à partir des ébauches
est ensuite terminée par des opérations de finition.
11. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que le nombre des opérations
d'étampage et d'emboutissage est plus petit ou égal à 5.