[0001] La présente invention a pour objet un programmateur pour appareil, ou système, pourvu
d'une pluralité d'organes électriques à alimenter sélectivement et séquentiellement,
programmateur comprenant un bloc de cames coopérant avec une pluralité de contacts
d'alimentation desdits organes, et des moyens d'entraînement dudit bloc en déplacement.
[0002] Un tel programmateur est utilisé en particulier dans le domaine électroménager, pour
des appareils comme les machines à laver le linge ou la vaisselle par exemple.
[0003] On connaît déjà des programmateurs du type défini ci-des-sus, dans lesquels les
moyens d'entraînement entraînent le bloc dans un sens donné. Dans ce type de programmateur,
le déroulement du ou des programmes dépend de la façon dont se succèdent, à la périphérie
des cames, les bosses d'actionnement des différents contacts. Pour modifier ce déroulement,
il faut modifier les profils de cames. En pratique, chaque exemplaire d'un tel programmateur
n'est donc, après fabrication, plus adaptable. En effet, le programme, ou l'ensemble
de programmes, qu'il est susceptible de faire se dérouler est figé et non modifiable.
[0004] On connaît aussi des programmateurs du type défini ci-dessus, pour lesquels les
organes à alimenter sont répartis en deux groupes. Le premier groupe est alimenté
par l'intermédiaire de commutateurs à relais commandés par un circuit électronique.
Le second groupe est alimenté par l'intermédiaire de contacts actionnés par un bloc
de cames, de façon similaire à ce qui vient d'être décrit.
[0005] Par exemple, dans le cas d'une machine à laver le linge, on prévoit d'alimenter le
moteur d'entrainement du tambour par l'intermédiaire de relais commandés électroniquement,
tandis que d'autres organes comme, par exemple, l'électrovanne d'admission d'eau,
la pompe de vidange, et la résistance de chauffage de l'eau, sont alimentés par l'intermédiaire
de contacts actionnés par un bloc de cames entraîné par un moteur.
[0006] Un tel programmateur est donc partiellement adaptable, dans la mesure où il permet
de choisir et de faire varier électroniquement la durée d'entraînement du tambour
dans un sens, puis dans l'autre, par exemple. De plus, ce choix reste sans influence
sur la commande de l'électrovanne, de la pompe, et de la résistance.
[0007] Un tel programmateur est souvent appelé programmateur hybride, car il combine des
contacts commandés mécaniquement et des relais commandés électroniquement. Il permet
de résoudre en partie les problèmes liés au manque d'adaptabilité du programmateur
déjà décrit qui comporte un unique bloc de cames pour commander la totalité des organes.
Toutefois, la nécessité d'utiliser des relais augmente le prix de revient du programmateur
et en diminue la fiabilité.
[0008] La présente invention vise à pallier les inconvénients précédents en procurant un
programmateur au moins partiellement adaptable, d'un prix de revient modéré, et fiable.
[0009] A cet effet, elle a pour objet un programmateur du type défini ci-dessus, caractérisé
par le fait que :
- lesdits organes sont répartis en un premier et un second groupe,
- l'ensemble des positions possibles dudit bloc est divisé en une pluralité de plages
principales relatives, chacune, à l'alimentation d'une combinaison particulière des
organes dudit second groupe,
- au moins une plage principale est divisée en une pluralité de plages élémentaires
relatives, chacune, à l'alimentation d'une combinaison particulière des organes dudit
premier groupe, et,
- lesdits moyens d'entraînement sont agencés pour entraîner ledit bloc dans les deux
sens.
[0010] Avec le programmateur de l'invention, tant que le bloc de cames reste à l'intérieur
d'une même plage principale, la combinaison particulière des organes du second groupe
qui se trouvent alimentés reste la même. Cependant, du fait que les moyens d'entraînement
sont susceptibles d'entraîner le bloc de cames dans les deux sens, il est possible,
tout en restant à l'intérieur de cette plage principale, d'atteindre les diverses
plages élémentaires qu'elle comprend, pour faire exécuter aux organes du premier groupe
un certain nombre de tâches, indépendamment des organes du second groupe. Or, il
est facile et connu de commander électroniquement les moyens d'entraînement pour
obtenir des déplacements du bloc de sens et d'amplitude déterminés.
[0011] Il apparaît donc que le programmateur de l'invention offre des possibilités d'adaptation
comparables à celles des programmateurs connus de type "hybride".
[0012] Toutefois, le programmateur de l'invention n'utilise pas de relais, mais, à leur
place, des contacts actionnés par des cames de type conventionnel et dont le faible
coût et la fiabilité sont connues.
[0013] Avec le programmateur de l'invention, on obtient un résultat comparable à celui
que l'on obtiendrait avec deux blocs de cames indépendants, commandés par des moyens
d'entraînement indépendants, c'est-à-dire en pratique chacun par un moteur indépendant
par exemple. Il est remarquable que, dans le programmateur de l'invention, ce résultat
soit atteint avec un unique moteur, par exemple, ce qui réduit notablement le coût
de fabrication. Ceci provient de l'agencement des plages principales et des plages
auxiliaires, associé à l'entraînement dans les deux sens, permettant la commande des
organes du premier groupe sans modifier celle des organes du deuxième groupe tant
que l'on reste à l'intérieur d'une même plage principale.
[0014] Avantageusement, lesdites plages principales comprennent chacune une pluralité de
plages élémentaires relatives à la même séquence de combinaisons particulières des
organes dudit premier groupe.
[0015] Dans ce cas, n'importe laquelle des différentes combinaisons particulières des organes
du premier groupe peut être obtenue pour une position du bloc comprise à l'intérieur
de n'importe laquelle des plages principales. Et la séquence de combinaisons particulières
se répétant d'une plage principale à l'autre, il est facile, en commandant électroniquement
l'amplitude du déplacement des moyens d'entraînement dans un sens et dans l'autre
à l'intérieur de chaque plage principale, de faire exécuter un programme déterminé
aux organes du premier bloc, ceci indépendamment de la commande des organes du second
bloc.
[0016] Avantageusement, lesdits moyens d'entraînement comprennent un moteur à double sens
et un circuit électronique de commande dudit moteur.
[0017] On obtient ainsi une réalisation particulièrement simple et fiable.
[0018] Avantageusement encore, il est prévu des moyens pour mettre hors circuit au moins
une partie desdits organes pendant le déplacement des cames correspondantes.
[0019] On évite ainsi la mise sous tension intempestive, à l'origine de bruits et de dommages,
des organes en question.
[0020] Avantageusement encore, ledit appareil est une machine à laver le linge pourvue d'un
tambour et de moyens d'entraînement dudit tambour en rotation, ledit premier groupe
comprend lesdits moyens d'entraînement du tambour en rotation, et chacune desdites
plages principales est divisée en au moins deux plages élémentaires, l'une relative
à l'alimentation desdits moyens d'entraînement du tambour dans un sens, et l'autre
relative à l'alimentation desdits moyens d'entraînement du tambour dans l'autre sens.
[0021] Le programmateur de l'invention s'avère particulièrement utile dans ce cas, puisqu'il
permet une grande souplesse dans la programmation des mouvements du tambour.
[0022] La présente invention sera mieux comprise grâce à la description de la forme de réalisation
préférée du programmateur de l'invention, faite en se référant aux dessins annexés,
sur lesquels :
- la figure 1 représente un schéma électrique d'un appareil électroménager utilisant
le programmateur de l'invention,
- la figure 2 représente une vue en perspective, simplifiée, du programmateur utilisé
dans l'appareil de la figure 1,
- la figure 3 représente une vue de face, simplifiée, d'un groupe de cames du bloc
de cames du programmateur de la figure 2,
- la figure 4 représente une vue de face, simplifiée, d'un autre groupe de cames du
bloc de cames du programmateur de la figure 2, et,
- la figure 5 représente une vue d'une variante de l'appareil de la figure 1.
[0023] Une machine à laver le linge utilisant le programmateur de l'invention est maintenant
décrite.
[0024] Cette machine comprend, de façon connue, une pluralité d'organes électriques qui
sont alimentés en énergie électrique sélectivement et séquentiellement, par l'intermédiaire
d'un programmateur, de façon à réaliser un programme de lavage.
[0025] En se référant à la fig. 1, la machine à laver comprend ainsi un moteur 11, de type
universel, pour entraîner le tambour dans lequel est disposé le linge, une électrovanne
21
a, une résistance 21
b de chauffage de l'eau, une pompe de vidange 21
i, et ainsi de suite jusqu'au dernier organe, qui porte la référence 21
n.
[0026] L'énergie électrique est disponible entre une borne neutre N et une borne de phase
P d'une source de tension alternative non représentée dans un souci de simplicité.
[0027] Le moteur universel 11 comprend notamment des bornes 110 et 111 d'accès au rotor,
et deux bornes 112 et 113 d'accès à l'inducteur. La borne P est reliée à un premier
contact mobile d'un inverseur double 12, dont les quatre contacts fixes sont reliés
deux à deux, et dont le deuxième contact mobile est relié à la borne d'inducteur 112.
La borne d'inducteur 113 est reliée à la borne N par l'intermédiaire, ici, d'un triac
15. Chaque borne de rotor 110 et 111 est reliée respectivement à une des paires de
contacts fixes reliés entre eux de l'inverseur double 12. Ainsi le sens de branchement
du rotor du moteur 11, relativement au sens de branchement de son inducteur, est commandé
par les contacts mobiles de l'inverseur 12, afin de commander le sens de rotation
du moteur 11.
[0028] Les organes 21
a, 21
b, ..., 21
i,... 21
n ont ici tous une borne reliée directement à la borne N, l'autre étant reliée à la
borne P par l'intermédiaire d'interrupteurs 22
a, 22
b,..., 22
i,..., 22
n, respectivement. Les interrupteurs 22
a, 22
b,..., 22
i,..., 22
n sont pourvus chacun d'un contact fixe et d'un contact mobile.
[0029] Un circuit électronique 40, branché entre les bornes N et P, commande un moteur 41,
ici un moteur synchrone à double sens, ainsi que le triac 15.
[0030] L'arbre de sortie 410 du moteur 41 entraîne des cames, non représentées sur la figure
1, qui exercent sur les contacts mobiles de l'inverseur double 12 et des interrupteurs
22
a, 22
b,..., 22
i,..., 22
n des forces schématisées par les flèches F. Les forces F agissent contre des forces
de rappel des contacts mobiles pour les déplacer et alimenter, ou non, les organes
correspondants.
[0031] Pour des raisons qui seront mieux comprises par la suite, on considère que les différents
organes 11, 21
a, 21
b,..., 21
i,..., 21
n sont répartis en deux groupes, référenciés 1 et 2 sur la figure 1. Le groupe 1 comprend
ici uniquement le moteur universel 11 d'entraînement du tambour, mais dans une autre
forme de réalisation, il pourrait évidemment comprendre d'autres organes. Le groupe
2 comprend ici les organes 21
a, 21
b,..., 21
i, ..., 21
n, dits organes de puissance.
[0032] Le programmateur de l'invention comprend le circuit électronique 40, le moteur 41,
l'inverseur double 12 et les interrupteurs 22
a, 22
b,..., 22
i,..., 22
n de la figure 1, ainsi que les cames dont il a été question, et qui vont maintenant
être décrites en référence à la figure 2.
[0033] Il apparaît, sur cette figure, que ces cames, circulaires, appartiennent toutes
à un unique bloc 120, mobile en rotation autour d'un axe 3. Le bloc 120 est entraîné
par le moteur 41, par l'intermédiaire d'un réducteur 42.
[0034] Il est utile de considérer que ces cames sont réparties en deux groupes correspondant
respectivement aux groupes d'organes 1 et 2 qui viennent d'être définis.
[0035] Ainsi, le premier groupe comprend ici deux cames 10
a et 10
b qui actionnent respectivement chacun des contacts mobiles de l'inverseur 12, relatif
au moteur 11 du groupe 1.
[0036] Le deuxième groupe comprend ici les cames 20
a, 20
b,..., 20
i,..., 20
n qui actionnent respectivement les contacts mobiles des interrupteurs 22
a, 22
b,..., 22
i,..., 22
n, relatifs aux organes 21
a, 21
b,..., 21
i,..., 21
n du groupe 2.
[0037] Chaque contact mobile est disposé sur un levier, qui coopère avec le profil de la
came correspondante. A cet effet, et de façon connue, chacun des leviers est soumis
à l'action d'une force exercée par exemple par un ressort, qui le rappelle contre
le profil de la came correspondante, c'est-à-dire vers l'axe 3.
[0038] De part et d'autre de chacun des contacts mobiles de l'inverseur 12 sont disposés
les deux contacts fixes correspondants. Comme le montre la figure 3, le profil de
chacune des cames 10
a et 10
b comprend respectivement des bosses 101
a et 101
b, et des creux 102
a et 102
b, séparés par des portions 100
a et 100
b de profil neutre.
[0039] Lorsque un des leviers supportant un des contacts mobiles de l'inverseur 12 est sur
une portion 100 de profil neutre, le contact mobile correspondant est isolé. Lorsqu'il
est sur une bosse 101, le contact mobile touche le contact fixe le plus éloigné de
l'axe 3, et lorsque le levier est sur un creux 102, le contact mobile touche le contact
fixe le plus proche de l'axe 3.
[0040] Les contacts fixes de chacun des interrupteurs 22
a, 22
b, ..., 22
i,..., 22
n sont disposés à côté des contacts mobiles correspondants, et les cames 20
a, 20
b,..., 20
i, ..., 22
n comportent seulement des portions de profil neutre et des bosses. Les portions de
profil neutre laissent l'interrupteur correspondant ouvert, tandis que les bosses
le ferment.
[0041] Ici, et comme le montre la figure 2, les points de contact entre les leviers et les
cames sont alignés sur une droite parallèle à l'axe 3.
[0042] Il en résulte notamment, compte tenu de la fonction de l'inverseur double 12, et
comme le montre la figure 3, que le profil de la came 10
a comprend successivement un creux 102
a, faisant face à une bosse 101
b de la came 10
b, une portion neutre 100
a, faisant face à une portion neutre 100
b, une bosse 101
a faisant face à un creux 102
b, une portion neutre 100
a, faisant face à une portion neutre 100
b, et ainsi de suite. Ainsi est assurée une inversion du sens du branchement du rotor
du moteur 11, ici avec un passage systématique par une position neutre.
[0043] Sur la figure 3, les plages de positions du groupe des cames 10
a et 10
b pour lesquelles les leviers de l'inverseur 12 sont actionnés par une bosse 101
b et un creux 102
a sont notées PE
g, celles pour lesquelles ces leviers sont actionnés par les portions neutres sont
notées PE
n, et celles pour lesquelles ces leviers sont actionnés par un creux 102
b et une bosse 101
a sont notées PE
d. Ces plages PE
g, PE
d et PE
n correspondent respectivement à l'alimentation du moteur 11 pour qu'il tourne dans
un sens, dans l'autre, et pour qu'il soit arrêté. Ces plages PE
g, PE
d et PE
n sont appelées plages élémentaires, pour des raisons qui seront mieux comprises dans
la suite. Ici, le profil des cames 10
a et 10
b est tel que la séquence PE
g, PE
n, PE
d, PE
n se répète, de façon périodique, sur un tour des cames 10
a et 10
b.
[0044] Sur la figure 4, l'ensemble des plages de positions possibles du groupe des cames
20
a, 20
b,..., 20
i,..., 20
n est divisé en une pluralité de plages principales, notées PP, relatives chacune,
à l'alimentation d'une combinaison particulière des organes 21
a, 21
b,..., 21
i,..., 21
n du second groupe 2.
[0045] Ici, et dans un souci de simplicité, chaque plage principale PP correspond à l'alimentation
d'un seul des organes du second groupe 2. Par exemple, la première plage principale
PP représentée comprend la bosse de la came 20
a, qui s'étend sur toute la largeur de la plage principale, les cames 20
b,..., 20
i,..., 20
n ayant toutes un profil neutre. La deuxième plage principale PP représentée comprend
la bosse de la came 20
b, qui s'étend sur toute la largeur de la plage principale, les cames 20
a, 20
c, ..., 20
i,..., 20
n ayant toutes un profil neutre, et ainsi de suite.
[0046] Comme le montre la figure 4, l'amplitude des plages principales PP est ici égale
à quatre fois l'amplitude d'une quelconque des plages élémentaires comme PE
g, PE
d ou PE
n, et la position relative des cames du premier et du second groupe est telle que chaque
plage principale PP se trouve divisée en une pluralité de plages élémentaires, comprenant
ici les quatre plages de la séquence PE
g, PE
n, PE
d, PE
n.
[0047] Le programmateur qui vient d'être décrit fonctionne comme suit.
[0048] On suppose par exemple que l'on veut exécuter un programme de lavage très simple,
qui comprend le remplissage en eau de la machine, le chauffage de l'eau, et la vidange
de la machine, ces trois phases étant accompagnées de mouvements de rotation dans
un sens, et dans l'autre, du tambour de la machine.
[0049] Le circuit électronique 40 commande d'abord le triac 15 de façon à ce que celui-ci
reste ouvert. Le moteur 11 est donc à l'arrêt.
[0050] Le circuit électronique 40 commande alors le moteur 41 de façon à ce que le bloc
120 se trouve entraîné dans le sens trigonométrique T, par exemple, jusqu'à ce que
la bosse de la came 20
a actionne l'interrupteur 22
a pour commander l'électrovanne 21
a d'admission d'eau. Naturellement, le circuit 40 est pourvu d'une mémoire dans laquelle
sont stockées les positions des creux et des bosses de toutes les cames. De plus,
il calcule à tout moment les positions du bloc 120 à partir des déplacements qu'il
commande par l'intermédiaire du moteur 41 et de leurs positions initiales, qui ont
été soit mémorisées lors de l'arrêt précédent, soit déterminées à la suite d'une
procédure d'initialisation. Une telle procédure d'initialisation comprend,par exemple,
un entraînement dans un sens déterminé jusqu'à détection de positions particulières
par des dispositifs de type connu, et non représentés dans un souci de simplicité.
[0051] Lorsque l'admission d'eau a commencé, le circuit 40 continue à faire tourner le
bloc 120 jusqu'à ce qu'il se trouve dans la position où le point noté F sur la figure
4 coïncide avec l'extrémité du levier de l'interrupteur 22a, position au-delà de
laquelle ce levier cesserait d'être poussé. Alors, il peut commander l'inversion
du sens de rotation du moteur 41 afin que le bloc 120 se déplace dans le sens I, inverse
du sens trigonométrique T, d'un angle inférieur ou égal à l'amplitude de la plage
principale PP, de façon à ne rien changer à la commande de l'admission d'eau.
[0052] Il est évident que, en restant à l'intérieur du débattement permis par l'amplitude
de la plage principale PP, les cames 10
a et 10
b du bloc 1 peuvent commander l'alimentation du rotor du moteur 11 dans un sens ou
dans l'autre, ou couper cette alimentation en restant sur les profils neutres 100
a et 100
b. Ceci est rendu possible ici du fait que la plage principale PP comprend la séquence
de plages élémentaires PE
g, PE
n, PE
d, PE
n. Le circuit 40 peut donc, en commandant d'une part le triac 15 pour régler la vitesse
du moteur 11, et d'autre part des mouvements de va et vient du moteur 41, commander
la rotation dans un sens, puis dans l'autre, du tambour entraîné par le moteur 11.
Naturellement, la durée de la rotation dans un sens, celle de la rotation dans l'autre
sens, et celle du palier qui les sépare au cours duquel le tambour reste immobile
sont variables par simple commande électronique en jouant sur le sens et la durée
de chaque mise en rotation du moteur 41.
[0053] Dès que la cuve est remplie, le circuit électronique 40 en est averti par exemple
par un détecteur de niveau non représenté car connu. Il peut commander le triac 15
pour arrêter le moteur 11, et déplacer le bloc 120, toujours dans le sens T, par exemple,
pour amener celui-ci dans la position où le point noté F′ coïncide avec le levier
de l'interrupteur 22
b, position au-delà de laquelle ce levier cesserait d'être poussé par la came 20b.
L'admission d'eau est donc arrêtée, et le chauffage de l'eau, par la résistance 21
a, a lieu.
[0054] Le triac 15 est alors commandé et le bloc 1 est entraîné dans le sens I sur un angle
inférieur à l'amplitude de la plage PP, puis dans le sens T, et ainsi de suite, de
façon à commander les mouvements de va et vient du tambour. Naturellement, si il
est jugé souhaitable d'avoir, pendant le chauffage, des mouvements de va et vient
de durées différentes, par exemple, de ce qu'ils étaient au cours du remplissage,
ceci est tout à fait possible et le circuit 40 est programme en conséquence.
[0055] Le programme de lavage peut ainsi se dérouler jusqu'à la fin avec, comme cela a été
souligné, une grande souplesse dans la commande des mouvements d'inversion du sens
de rotation du tambour.
[0056] Naturellement, si les bosses 101 et les creux 102 sont beaucoup plus nombreux et
rapprochés que cela n'a été représenté sur les figures, il est possible d'utiliser
aussi le programmateur de l'invention comme un programmateur conventionnel, en commandant
le moteur 41 pour qu'il tourne à vitesse constante, assez faible, et toujours dans
le même sens. Comme cela est connu et évident, la durée de chacune des étapes du
programme est alors liée à la longueur de chaque creux ou bosse et à la vitesse du
moteur 41.
[0057] Comme cela a été signalé, et représenté sur les figures 2 et 4, les cames 20
a, 20
b,..., 20
i,..., 20
n du second groupe ne comprennent chacune qu'une seule bosse, réparties pour que ce
groupe comporte une pluralité de plages principales, à l'intérieur de chacun desquels
un seul organe 21
a, 21
b,..., 21
i,..., 21
n se trouve alimenté, en principe. Naturellement, si l'on prévoit qu'il sera parfois
nécessaire d'alimenter en même temps deux ou plusieurs organes 21
a, 21
b,..., 21
i,..., 21
n, les plages principales correspondantes seront prévues. Dans ce cas, la structure
mécanique du bloc 120 est simple, et les programmes sont mémorisés dans le circuit
électronique 40. Celui-ci commande le bloc 120 non pas pour avancer d'un pas de programme
à chaque fois, sans se préoccuper de l'organe qui va être ainsi mis en marche, mais
pour aller mettre en marche un organe déterminé, à commander au cours de ce pas de
programme.
[0058] On notera qu'il n'est pas nécessaire, alors, que le bloc 120 soit commandé toujours
dans le même sens, et que l'on peut choisir le sens de déplacement du bloc 120 qui
minimise la durée de chacun des déplacements à effectuer.
[0059] Le bloc 120 pourrait cependant, comme dans les programmateurs de l'art antérieur,
être divisé en une pluralité de secteurs angulaires correspondant chacun à un programme
différent, le choix d'un de ces programmes étant fait en déplaçant le bloc 120 pour
amener le début du secteur correspondant en face de la ligne de contacts entre les
cames et les leviers, et le déroulement de ce programme étant obtenu en faisant ensuite
balayer ce secteur par le bloc 120. Dans un tel cas, c'est le bloc 120 qui mémorise,
au moins en partie, les programmes de lavage.
[0060] Dans un cas comme dans l'autre, lorsque le bloc 120 se trouve entraîné assez rapidement
pour aller vers le début d'un programme déterminé, s'il est du type "à mémoire", où
pour aller commander un organe déterminé, s'il est du type "sans mémoire", il passe
par un certain nombre de positions intermédiaires, ce qui a pour effet d'alimenter
brièvement certains organes.
[0061] Dans certains cas, on peut tolérer ce phénomène. Dans d'autres il est considéré comme
gênant, parce qu'il est à l'origine de bruits parasites, et parce qu'il risque d'endommager
les organes ainsi mis sous tension pour un trop bref intervalle de temps.
[0062] La figure 5 montre une variante de la machine de la figure 1, pour lequel il est
prévu un relais 25, commandé par le circuit 40 pour mettre hors circuit les organes
21
a, 21
b,..., 21
i,..., 21
n lors des déplacements du bloc 2. Le relais 25 est disposé dans une connexion commune
reliant les organes 21
a, 21
b,..., 21
i,..., 21
n à la borne N. Il n'est pas nécessaire de prévoir ici un relais pour le moteur 11,
le triac 15 permettant d'ouvrir la connexion si nécessaire.
[0063] Le relais 25 est donc commandé par le circuit 40 avant tout déplacement du bloc 120
susceptible d'occasionner le phénomène décrit.
[0064] Le circuit électronique 40 est, par exemple, un circuit à microprocesseur. La conception
d'un tel circuit, à partir de la description qui a été faite des fonctions qu'il doit
réaliser, est évidente pour un homme du métier.
[0065] Naturellement, la portée de la présente demande n'est pas limitée à la description
qui vient d'être faite, et qui a été volontairement simplifiée dans un souci de clarté.
C'est ainsi, que, à titre d'exemple, et de façon connue, il est possible de prévoir,
sur le moteur universel 11, un inducteur à prise intermédiaire, pour n'utiliser qu'une
partie de cet inducteur lorsqu'on a besoin que le moteur 11 tourne à vitesse très
élevée. Dans ce cas, un inverseur simple, actionné par une came du bloc 120, commande
le branchement de la totalité ou d'une partie seulement de l'inducteur. On pourrait
également, à la place de moteur universel 11, utiliser tout type de moteur, comme
par exemple un moteur asynchrone, ou un moteur à courant continu. De même, dans l'exemple
décrit, les cames du premier groupe sont relatives à l'inversion du sens de rotation
du moteur du tambour, tandis que celle du second groupe sont relatives à la commande
des autres organes de la machine. Si une telle répartition est intéressante, comme
on l'a vu, dans le cas d'une machine à laver le linge, elle n'est, même dans ce cas,
par obligatoire et l'homme du métier est à même de choisir la répartition qui est
la plus intéressante, compte tenu du problème spécifique à résoudre.
[0066] Naturellement, lorsque plusieurs organes sont affectés au premier groupe 1, c'est-à-dire
sont commandés par les plages élémentaires, chacune de ces plages élémentaires est
relative à l'alimentation d'une combinaison particulière de ces organes. Par ailleurs,
il est clair que dans la description qui précède, où seul le moteur universel 11 est
affecté au premier groupe 1, il faut entendre par "combinaison particulière" les branchements
de l'inverseur double 12 qui permettent de faire tourner le moteur 11 dans un sens,
dans l'autre, ou de l'arrêter. Evidemment, il n'est pas obligatoire que toutes les
combinaisons particulières possibles des organes du premier groupe 1 soit prévues
dans la séquence de plages élémentaires contenue dans chaque plage principale. De
même, dans le cas décrit, la séquence de plages élémentaires pourrait être simplement
PE
g, PE
n, PE
d, ou encore PE
g, PE
d.
[0067] Enfin, le fait que les plages principales PP comprennent chacune la même séquence
de combinaisons particulières des organes du premier groupe 1 permet de conserver
toutes les possibilités de commande des organes du premier groupe 1, quelle que soit
la plage principale dans laquelle se trouve le bloc 120. Ceci donne donc une grande
souplesse dans l'emploi du programmateur. Toutefois, il peut y avoir des situations
où cette possibilité n'est pas indispensable, et où l'on peut bénéficier de l'adaptabilité
du programmateur de l'invention dans la mesure où celui-ci permet, dans certaines
plages principales seulement, certaines possibilités de commande des organes du premier
groupe 1. Or un tel avantage peut être obtenu dès lors qu'au moins une plage principale
est divisée en une pluralité de plages élémentaires et qu'il est prévu l'entraînement
du bloc 120 dans les deux sens.
[0068] Naturellement, le programmateur n'est pas limité à la commande d'une pluralité d'organes
réunis au sein d'un même appareil, et peut être utilisé dans le cas d'un système industriel
comprenant une pluralité d'organes disséminés.