ARRIERE-PLAN DE L'INVENTION
1) Domaine de l'invention
[0001] L'invention concerne de façon générale la reconnaissance de la position instantanée
de plusieurs pièces mécaniques susceptibles d'être déplacées linéairement par incréments
au moyen d'un moteur pas-à-pas.
[0002] D'une façon plus particulière, l'invention concerne tout spécialement les machines
à affranchir, qui comportent des crémaillères de pose de valeur, disposées sur le
tambour d'impression.
[0003] Il est important de s'assurer que la position réelle des crémaillères, dont dépendra
la valeur imprimée, est bien la position choisie.
2) Art antérieur
[0004] Dans le cas des machines à affranchir où la pose de valeur s'effectue manuellement
à l'aide de molettes (cf. le document US-A-4 090 063), le risque d'erreur n'est pas
éleve ; on peut résoudre ce problème de reconnaissance à l'aide de capteurs magnétiques
entourant le tambour d'impression ou son arbre, et procédant à la détection pendant
un tour dudit tambour ; l'ordre d'impression n'est valide que si la reconnaisance
est positive.
[0005] Dans les machines à affranchir plus perfectionnées, du type de celles que décrit
le document US-A-4 723 486 dont on incorpore ici l'enseignement par référence, la
mise en valeur se fait à l'aide d'un clavier. Il est alors nécessaire d'avoir une
interface entre le clavier et les crémaillères ; cette interface est constituée par
un moteur pas-à-pas permettant le choix de la crémaillère (sélection) et sa translation
mécanique à une position dépendant du chiffre compris entre 0 et 9 choisi au clavier
pour la décade concernée (indexation).
[0006] Dans une telle machine, où plus d'éléments relativement incertains entrent en jeu
dans la chaîne reliant la pose de la nouvelle valeur par l'opérateur et les positions
réellement prises par les crémaillères, le problème d'une reconnaissance, d'une vérification
des positions des crémaillères se pose avec une insistance accrue. De plus, la probabilité
d'incident rend souhaitable d'effectuer cette reconnaissance dans les plus brefs délais
après la mise à valeur, et, en tout cas, avant la mise en rotation du tambour d'impression.
De ce fait, il n'est pas possible d'utiliser dans une machine de ce type des capteurs
magnétiques simples dont le principe de détection est généralement fondé sur le déplacement
des objets à détecter.
[0007] On a proposé dans le document US-A-4 224 603 un repérage absolu efficace des crémaillères.
Cependant, ce repérage nécessite pour chaque crémaillère la presence de plusieurs
capteurs de proximité, adjacents à la crémaillère concernée. L'ensemble des capteurs
et leur câblage occupe donc au-dessus des crémaillères une place non négligeable
qu'il serait heureux de pouvoir réduire.
[0008] On connaît par ailleurs, grâce au document GB-A-2 194 842 un dispositif permettant
le repérage d'une seule crémaillère grâce à un jeu de fentes placées sur le trajet
de deux faisceaux lumineux. Comme il faut nécessairement de part et d'autre de la
crémaillère concernée deux émetteurs de faisceau et deux récepteurs de faisceau,
on conçoit que l'adaptation d'un tel système à une machine à quatre crémaillères,
comme c'est le cas le plus courant, entraînera un volume important, soit en largeur,
soit en hauteur, selon le dispositif qu'on adoptera.
[0009] Enfin, on signalera pour mémoire le document CH-A-386 454 qui ne concerne pas la
reconnaissance de position de pièces à déplacement linéaire, mais celle de pièces
pivotantes telles que des touches de clavier de machines à écrire. Le système de reconnaissance
est fondé sur l'occultation d'une pluralité de faisceaux parallèles, par un écran
codé lors de l'abaissement d'une touche. Un tel système ne permet la reconnaissance
de position que d'une touche à la fois, et ne peut être adapté à la reconnaissance
de position des crémaillères contiguës à déplacement linéaire qui occulteraient simultanément
la pluralité de faisceaux et brouilleraient la reconnaissance des écrans codés.
RESUME DE L'INVENTION
[0010] Le but de l'invention est donc de proposer de nouveaux procédé et dispositif de reconnaissance,
exempts des inconvénients précités et particulièrement adaptés à une machine à affranchir
du type considéré.
[0011] L'invention atteint son but en proposant un dispositif de reconnaissance de positions
instantanées de plusieurs pièces mécaniques contigües susceptibles d'être déplacées
linéairement par incréments au moyen d'un moteur pas-à-pas entre une position de départ
et une position d'arrivée, qui comprend :
. des drapeaux modificateurs de rayonnement individuellement liés à chacune des pièces
mécaniques, et susceptibles d'occuper une pluralité de positions de drapeaux, associées
aux diverses positions possibles des pièces,
. un ensemble de couples de moyens respectivement émetteurs et récepteurs de rayonnement,
répartis de part et d'autre de la pluralité des positions de drapeaux de sorte que
la présence d'un drapeau sur le trajet du rayonnement émis d'un émetteur donné et
dirigé sur son récepteur associé entraîne une modification du rayonnement détectable
par ledit récepteur qui fournit alors un signal de présence,
. des moyens pour reconnaître, qu'à un jeu prédéterminé de positions des pièces mécaniques,
correspondent des signaux de présence concordants fournis par l'ensemble de récepteurs.
[0012] Ainsi, l'invention propose un capteur optique statique de la position des pièces
mécaniques.
[0013] Par "drapeau modificateur", on entend un organe susceptible de s'interposer, lors
du déplacement de la pièce mécanique à laquelle il est lié, dans le faisceau de rayonnement
émis depuis un émetteur donné et dirigé vers son récepteur associé, et de modifier
le rayonnement reçu sur le recepteur d'une manière détectable. D'une manière générale,
les drapeaux seront simplement opaques, de sorte que la modification observée sera
une absence de rayonnement. Les drapeaux pourraient également être réflecteurs ; on
comprendra alors que la disposition des emetteurs et des récepteurs "de part et d'autre"
des positions de drapeaux ne doit pas s'interpréter de manière stricte géométriquement,
mais est plutôt fondée sur la notion de trajet de faisceau avant et après son incidence
sur le drapeau.
[0014] Le rayonnement utilisé sera avantageusement un rayonnement lumineux émis, par exemple,
par des diodes luminescentes.
[0015] Il y a au moins autant de couples émetteurs-récepteurs qu'il y a de positions de
drapeaux à reconnaître pour une pièce mécanique mobile donnée.
[0016] Pour la pluralité de pièces mobiles, on pourrait songer à disposer autant de couples
émetteurs-récepteurs qu'il y a de positions de drapeaux pour toutes les pièces mobiles,
le tout étant agencé pour établir une correspondance univoque entre une indication
globale des récepteurs à un moment donné et la position instantanée des drapeaux (et
donc des pièces mobiles) à ce moment précis.
[0017] Mais selon une caractéristique préférée de l'invention, les pièces et les drapeaux
sont au contraire disposés de telle sorte que les drapeaux de plusieurs des pièces
peuvent se trouver sur un même trajet de rayonnement émis d'un récepteur donné et
dirigé sur son récepteur associé.
[0018] Dans un mode de réalisation encore préféré, particulièrement bien adapté aux machines
à affranchir (les pièces mobiles étant alors les crémaillères de mise à valeur), les
drapeaux de toutes les pièces sont alignés sur le même trajet de rayonnement, chaque
fois que les pièces sont dans des positions analogues. Une telle disposition permet
un gain de place considérable au niveau de l'environnement immédiat du tambour d'impression.
[0019] Cependant, selon cette disposition, la correspondance entre l'indication globale
donnée par les recepteurs, et la position réelle des crémaillères n'est plus univoque
: deux positions différentes de l'ensemble des pièces mobiles peuvent dans certaines
configurations donner une même lecture par le capteur optique.
[0020] C'est pourquoi dans les cas où une telle ambiguïté pourrait constituer un handicap,
et c'est bien le cas des machines à affranchir, le dispositif de l'invention incorpore
des moyens de contrôle de la reconnaissance effectuée.
[0021] Le principe de ces moyens est qu'on effectue des reconnaissances dans des positions
intermédiaires entre les positions de départ et d'arrivée. On comprendra que plus
on effectuera de reconnaissances intermédiaires, moins il y a de risque que tous ces
contrôles portent précisément sur des situations ambiguës et qu'un dysfonctionnement
reste inaperçu au bout de plusieurs contrôles.
[0022] On peut prévoir d'effectuer une reconnaissance pour chacune des positions intermédiaires
prises pour les pièces mobiles, et cela, pièce après pièce.
[0023] Par sécurité complémentaire, les moyens de contrôle comprennent également des moyens
contrôlant l'avance pas-à-pas du moteur, au moins par paquets d'un nombre de pas prédéterminé.
[0024] Selon une caractéristique importante de l'invention, il est prévu des moyens d'initialisation
des pièces mécaniques à une position de référence, qui agissent en réponse à un contrôle
négatif effectué par les moyens de contrôle. L'opération de déplacement des pièces
vers la position d'arrivée peut alors reprendre à partir de cette position de référence
pour laquelle on a su rétablir la concordance entre position réelle et position lue
par le capteur optique.
[0025] L'invention concerne également un procédé de reconnaissance associé au dispositif
précité.
[0026] Le procédé de l'invention comprend les étapes consistant à :
. lier des drapeaux modificateurs de rayonnement, individuellement à chacune des
pièces mecaniques, ces drapeaux étant susceptibles d'occuper une pluralité de positions
de drapeaux, associées aux diverses positions possibles des pièces,
. disposer un ensemble de couples de moyens respectivement émetteurs et récepteurs
de rayonnement, répartis de part et d'autre de la pluralité des positions de drapeaux
de sorte que la présence d'un drapeau sur le trajet du rayonnement émis d'un émetteur
donné et dirigé sur son récepteur associé entraîne une modification du rayonnement
détectable par ledit récepteur qui fournit alors un signal de présence,
. reconnaître, qu'à un jeu déterminé de positions des pièces mécaniques, correspondent
des signaux de présence concordants fournie par l'ensemble de récepteurs.
[0027] Avantageusement, on reconnaît la position d'arrivée ainsi que des positions intermédiaires
entre la position de départ et d'arrivée, et en cas d'échec de la reconnaissance,
on initialise les pièces mécaniques à une position de référence.
[0028] Les différents moyens de reconnaissance et de contrôle comprennent un logiciel approprié
gérant les diverses opérations qui seront décrites plus en détail ci-après, la réalisation
d'un tel logiciel étant à la portée immédiate de l'homme de l'art en fonction des
indications données plus haut et ci-après.
BREVE DESCRIPTION DES DESSINS
[0029] D'autres caractérisques et avantages de l'invention ressortiront de la description
suivante d'un mode de réalisation de l'invention. Il sera fait référence aux dessins
annexés sur lesquels :
la figure 1 est un schéma d'un capteur optique à ombres portées conforme à l'invention,
la figure 2 est un organigramme général illustrant le principe de la mise à valeurs,
la figure 3 est un organigramme détaillé illustrant précisément les premières séquences
d'une opération de mise à valeur.
DESCRIPTION DU MODE DE REALISATION PREFERE
[0030] On voit sur la figure 1 quatre tringles longitudinales 1a,1b,1c,1d contiguës portant
des crémaillères, grâce auxquelles elles peuvent être en prise avec au moins une roue
dentée faisant partie d'un dispositif de mise à valeur 2.
[0031] Ces tringles portent également des crémaillères engrénant avec les molettes d'impression
de l'oblitératrice.
[0032] Le dispositif de mise à valeur 2 comprend des moyens, agissant en réponse à l'affichage
d'une valeur sur le clavier 3, pour que la roue dentée sélectionne successivement
les tringles 1 à déplacer, puis, après chaque sélection de tringle 1, indexe celle-ci
sur une position correspondant au chiffre choisi entre 0 et 9. par un mouvement de
translation de la tringle consécutif à une rotation de la roue dentée. Un moteur pas-à-pas
4 entraîne la roue dentée dans ses mouvements de sélection et d'indexation.
[0033] Tout ce qui précède fait partie de l'état de la technique représenté par le document
US-A-4 723 486 et ne sera pas décrit plus en détail.
[0034] Conformément à l'invention, on repère la position des tringles 1 (et donc des crémaillères
associées) grâce à un capteur optique à ombres portées prévu dans la zone des extrémités
libres des tringles.
[0035] A cet effet, les tringles 1a, 1b, 1c, 1d portent à leur extrémité un drapeau 5a,
5b, 5c, 5d opaque aux rayons lumineux, légèrement décalé (au-dessus ou au-dessous)
du niveau des quatre tringles.
[0036] Par ailleurs, au niveau desdits drapeaux 5, on dispose de part et d'autre de l'ensemble
des tringles 1, respectivement une barrette D de diodes émettrices D₀ à D₉ alimentées
par une source convenable 6, et une barrette de phototransistors P₀ à P₉. Chaque
segment D
iP
i, où i est compris entre 0 et 9, est orthogonal aux tringles 1, et correspond à l'une
des positions possibles des tringles 1.
[0037] Les diodes D
i émettent des faisceaux lumineux F
i dirigés vers les bases des phototransistors P
i en vis-à-vis. Des diaphragmes 8 collimatent les faisceaux F
i pour éviter les rayons parasites et les réflexions spéculaires. Si aucun drapeau
5 n'intercepte le faisceau F
i, celui-ci excite la base du phototransistor P
i. Au contraire, si un drapeau s'interpose sur le chemin du faisceau F
i, le phototransistor P
i n'est pas éclairé.
[0038] Un bloc électronique 7 reçoit les signaux des phototransistors P
i et peut, par la détection des faisceaux couplés, contrôler la valeur V
dV
cV
bV
a correspondant à la position des tringles 1.
[0039] Ainsi sur la figure 1, où les drapeaux 5a, 5b, 5c, 5d occultent les faisceaux F₅,
F₃, F₇, F₈, la valeur à lire est 8 735.
[0040] Le capteur optique de l'invention permet donc le contrôle facile de la position des
tringles de crémaillères pour s'assurer que la position réelle correspond bien à
la valeur désirée.
[0041] Cependant, si le capteur de l'invention donne la plus grande satisfaction quant a
la simplicité de fonctionnement, la robustesse et la compacité (permettant un logement
sur l'arbre principal de la machine d'affranchissement), il laisse subsister une
ambiguïté de lecture globale dans la mesure où n'est pas déterminée quelle est la
tringle dont le drapeau interceptera un faisceau donné. Une lecture globale ne distingue
pas la valeur 8735 de 8537.
[0042] Pour éviter cela, il convient de lire et contrôler le mouvement des tringles de
crémaillère une à une : mais même alors, il reste des cas de lecture ambiguë, notamment
quand les valeurs anciennes ou nouvelles comportent deux ou trois chiffres identiques.
Ainsi, le passage d'une valeur 3321 à 2321 ne donne pas de lecture globale différente
: un défaut de fonctionnement de la tringle 1d risque donc de n'être pas détecté.
[0043] C'est pourquoi le capteur optique de l'invention s'accompagne d'un logiciel de lecture
et de contrôle minutieux permettant de pallier ces éventuelles ambiguïtés.
[0044] On va expliquer dans ce qui suit les séquences exactes d'une opération de mise à
valeur, dans le cadre du capteur optique de l'invention adapté à un dispositif conforme
à l'enseignement du document US-A-4.723.486 : en particulier la sélection d'une crémaillère
se fait à l'aide du moteur pas-à-pas (moteur 18 du document précité), puis par activation
d'un électro-aimant (électro-aimant 55 du document précité) pour mettre en prise
un élément d'entraînement avec la crémaillère sélectionnée. L'indexation de la crémaillère
sélectionnée se fait alors grâce au moteur pas-à-pas.
[0045] Pour fixer les idées, on retiendra les hypothèses constructives suivantes.
[0046] Le moteur pas-à-pas retenu est du type dans lequel le couple est inversement proportionnel
à la vitesse, et où le pas
n n'est exécuté que si le pas d'ordre
n-1 a été effectue.
[0047] Le moteur pas-à-pas fait un tour en 100 pas. On solidarise sur son arbre moteur un
disque codeur de 10 fentes, permettant donc de compter des paquets de 10 pas.
[0048] De plus, on supposera qu'il faut un paquet de 10 pas pour sélectionner une crémaillère,
et un paquet de +10 pas (respectivement -10 pas) pour indexer la crémaillère sélectionnée
d'un chiffre n à n+1 (respectivement n-1).
[0049] Enfin, il est précisé que deux cellules de fin de course contrôlent l'action de l'électro-aimant
pour l'engrènement ou le désengrènement de la crémaillère sélectionnée.
[0050] Ceci étant posé, le principe général de la mise à nouvelles valeurs est le suivant.
Soit V
d1 V
c1 V
b1 V
a2 l'ancienne valeur
et V
d2 V
C2 V
b2V
a1 la nouvelle valeur.
Appelons
R
a = V
a1 - V
a2
R
b = V
b1 - V
b2
R
c = V
c1 - V
c2
R
d = V
d1 - V
d2
c'est-à-dire les différences entre les chiffres de même ordre des deux valeurs.
[0051] L'organigramme général de la figure 2 montre le principe de mise en place successive
des quatre crémaillères 1a, 1b, 1c, 1d, en fonction de tests sur les valeurs R
a, R
b, R
c, R
d.
[0052] Le principe peut être résumé ainsi : on teste la valeur R
i. Si elle vaut zéro, c'est que le chiffre d'ordre i de la nouvelle valeur est le même
que dans l'ancienne valeur ; on passe alors directement au rang i+1. Si au contraire
P
i ne vaut pas zéro, on sélectionne la crémaillère d'ordre i, et on l'indexe à la valeur
nouvelle. Puis l'on passe alors au rang i+1.
[0053] La figure 3 détaille les opérations exécutées au début du programme, et la mise en
place de la première crémaillère, étant entendu que la mise en place des crémaillères
suivantes se fait d'une manière très semblable.
[0054] On suppose l'ancienne valeur (A.V.) enregistrée en mémoire (100) et l'on saisit (étape
101) la nouvelle valeur (N.V.). On calcule alors (étape 102) les différences R
i.
[0055] On procède (étape 103) à un premier contrôle du disque codeur de l'arbre du moteur.
Si aucune fente n'est repérée, on arrête le processus et on reprend une initialisation
de la machine (étape 104 = stop/initialisation S/I). Si le contrôle est positif,
on contrôle le capteur optique (étape 105) qui doit lire la valeur ancienne encore
en place. Si ce n'est pas le cas, on passe a une étape S/I. Si le contrôle est positif,
on initialise un registre de sélection à une valeur de +10 pas (étape 106) et on entre
dans la phase E₀ du programme.
[0056] Cette phase E₀ commence avec un test (étape 107) sur la valeur de R
a ; si elle est nulle, on passe à la phase E₁. Sinon, l'appel au registre de sélection
(étape 108) permet de sélectionner la crémaillère 1a, grâce à l'avance de 10 pas.
Après un nouveau contrôle du disque codeur, on place l'électro-aimant commandant l'engrènement
de la crémaillère en position de travail (étape 109), ce que contrôle une première
cellule de fin de course (étape 110) : si le positionnement n'est pas achevé au terme
d'un temps de consigne, par exemple ms, on génère un ordre S/I.
[0057] Quand l'électro-aimant est en place, on indexe la crémaillère sélectionnée 1a d'un
incrément de 10 pas (étape 111), puis on actualise (étape 112) l'ancienne valeur à
une valeur intermédiaire V
d1 V
c1 V
b1 V
a′1′ où V
a′1 diffère d'une unité avec le chiffre précédemment enregistré (pour correspondre à
la valeur désignée par la crémaillère incrémentée de 10 pas). Après un nouveau contrôle
du disque codeur, on effectue (étape 113) un contrôle du capteur optique, qui doit
lire une valeur correspondant à la nouvelle valeur actualisée. Un nouveau calcul
de R
a, actualisé, est fait et un test 114 sur la valeur actualisée de R
a permet de renouveler l'incrémentation tant qu'une différence nulle n'est pas obtenue.
Quand celle-ci est obtenue, on désactive l'électro-aimant (étape 115) avec une boucle
de contrôle 116 analogue au contrôle 110 (mais à l'aide d'une deuxième cellule de
fin de course). On calcule (étape 117) la nouvelle valeur intermédiaire V. I = V
d1 V
c1 V
bl V
a2 que l'on contrôle par le capteur optique (étape 118). Si le contrôle est positif,
on compare cette valeur à la nouvelle V.A. ; si elles sont identiques, la mise à valeur
est terminée, on peut remplacer en mémoire l'ancienne valeur A.V. par la nouvelle
valeur N.V. (étape 120) et passer à la phase finale E₄. Si elles sont différentes,
on passe à la phase E₁ de sélection et d'indexation de la crémaillère suivante.
[0058] Les phases suivantes répètent sensiblement, pour chaque crémaillère concernée, les
opérations décrites ci-dessus.
[0059] Par la fréquence et l'emplacement des tests prévus, le programme choisi de mise
à valeur assure que malgré les éventuelles ambiguïtés de lecture du capteur optique
de l'invention, la mise à valeur peut s'effectuer sans erreur.
[0060] Une originalité du programme choisi est le recours systématique à l'arrêt et à une
nouvelle initialisation en cas de dysfonctionnement apparaissant lors du programme
de mise à valeur (erreurs détectées par le disque codeur ou le capteur optique).
[0061] Une initialisation doit aussi, naturellement, intervenir à la mise sous tension de
la machine.
[0062] Le processus choisi pour l'initialisation conforme à l'invention est le suivant.
[0063] On fait l'hypothèse que l'on ne connaît ni la position des fentes du disque codeur
solidaire de l'arbre du moteur pas-à-pas ni la position des drapeaux des crémaillères.
En d'autres termes, la cellule du disque est occultée et tous les drapeaux sont en
position intermédiaire entre les émetteurs et récepteurs du capteur optique.
[0064] Le concept retenu est de mettre de façon certaine toutes les crémaillères en position
0000.
[0065] Par logiciel, on réduit d'abord la vitesse du moteur afin de lui conférer un couple
maximum lui permettant de vaincre les éventuelles résistances aux points durs rencontrés,
qui peuvent être la cause du dysfonctionnement constaté (par exemple, encre séchée,
etc).
[0066] On recherche ensuite la première fente du disque codeur. On effectue alors -40 pas.
Ainsi, quelle que soit la position du chariot de sélection, le nombre de pas est supérieur
ou égal à ce qui est nécessaire pour le retour à la position de départ ; on est sûr
d'être en position "départ sélection" et d'être synchrone avec les fentes du disque
codeur (on rappelle que par hypothèse constructive, il a une fente tous les dix pas
et qu'il faut 100 pas pour effectuer une rotation complète).
[0067] On sélectionne par un paquet de +10 pas la première crémaillère 1a. On l'indexe
à la valeur 9 par un paquet de +90 pas. Ainsi, quel que soit l'index réel de la crémaillère
5a, on est certain d'aller sur une butée qui est testée. On teste si on est simultanément
en face d'une fente du disque codeur. Si les deux tests sont positifs, on indexe à
la valeur 0 la crémaillère 5a par une rotation de -90 pas du moteur pas-à-pas.
[0068] Après selection de la crémaillère 1b (+10 pas), on recommence le processus jusqu'à
la crémaillère 1d.
[0069] Le chariot de sélection est remis en position de départ et on teste à l'aide du capteur
optique que la valeur lue est bien 0000.
[0070] Dans le cas contraire qui signifie que le dysfonctionnement s'est prolongé, on recommence
le processus d'initialisation cinq fois. Si les cinq tentatives sont infructueuses,
on peut considérer qu'on a affaire à une panne fatale, à laquelle le processus d'initialisation
ne peut porter remède.
[0071] Naturellement, de nombreuses modifications sont possibles sans sortir du cadre de
l'invention. C'est ainsi qu'on peut remplacer le disque codeur à dix fentes de l'arbre
moteur par deux sondes à effet Hall prépositionnées dans le moteur et délivrant des
signaux en quadrature. Ce moyen permet de compter les pas par l'observation des fronts
montants et descendants des signaux des sondes.
1. Dispositif de reconnaissance de la position instantanée de plusieurs pièces mécaniques
(1a,1b,1c,1d) susceptibles d'être déplacées linéairement par incréments au moyen d'un
moteur pas-à-pas (4) entre une position de départ et une position d'arrivée, caractérisé
en ce qu'il comprend :
. des drapeaux (5a, 5b, 5c, 5d) modificateurs de rayonnement, individuellement liés
à chacune (1a, 1b, 1c, 1d) des pièces mécaniques, et susceptibles d'occuper une pluralite
de positions de drapeaux, associées aux diverses positions possibles des pièces,
. un ensemble de couples de moyens respectivement emetteurs (D₀ à D₉) et récepteurs
(P₀ à P₉) de rayonnement, répartis de part et d'autre de la pluralité des positions
de drapeaux de sorte que la présence d'un drapeau sur le trajet du rayonnement (F₀
à F₉) émis d'un émetteur donné et dirigé sur son recepteur associé entraîne une modification
du rayonnement détectable par ledit récepteur (P₀ à P₉) qui fournit alors un signal
de présence,
. des moyens (7) pour reconnaître, qu'à un jeu déterminé de positions des pièces
mécaniques (1a, 1b, 1c, 1d), correspondent des signaux de présence concordants fournis
par l'ensemble de récepteurs.
2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les pièces (1a, 1b,
1c, 1d) et les drapeaux (5a, 5b, 5c, 5d) sont disposés de telle sorte que les drapeaux
de plusieurs des pièces peuvent se trouver sur un même trajet de rayonnement (F₀ à
F₉) émis d'un recepteur donné et dirigé sur son récepteur associé.
3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que les drapeaux (5a, 5b,
5c, 5d) de toutes les pièces sont alignés sur le même trajet de rayonnement (F₀ à
F₉), chaque fois que les pièces sont dans des positions analogues.
4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce
qu'il comprend des moyens de contrôle de la reconnaissance effectuée.
5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que lesdits moyens de contrôle
comportent des moyens pour effectuer des reconnaissances dans des positions intermédiaires
entre les positions de départ et d'arrivée.
6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 4 ou 5, caractérisé en ce
que les moyens de contrôle comprennent des moyens pour contrôler l'avance pas-à-pas
du moteur (4).
7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 4 à 6, caractérisé en ce
qu'il est prévu des moyens d'initialisation des pièces mecaniques (1a, 1b, 1c, 1d)
à une position de référence, qui agissent en réponse à un contrôle négatif effectué
par les moyens de contrôle.
8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce
que les pièces mécaniques sont les tringles (1a, 1b, 1c, 1d) des crémaillères d'indexation
d'une machine à affranchir.
9. Procédé de reconnaissance de la position instantanée de pièces mécaniques (1a,
1b, 1c, 1d) actionnées par un moteur pas-à-pas (4) entre une position de départ et
une position d'arrivée, caractérisé en ce qu'il comprend les étapes consistant à :
. lier des drapeaux (5a, 5b, 5c, 5d) modificateurs de rayonnement, individuellement
à chacune des pièces mécaniques, ces drapeaux étant susceptibles d'occuper une pluralité
de positions de drapeaux, associées aux diverses positions possibles des pièces,
. disposer un ensemble de couples de moyens respectivement émetteurs (D₀ à D₉) et
récepteurs (P₀ à P₉) de rayonnement, répartis de part et d'autre de la pluralité
des positions de drapeaux de sorte que la présence d'un drapeau sur le trajet du
rayonnement (F₀ à F₉) émis d'un émetteur donné et dirigé sur son récepteur associé
entraîne une modification du rayonnement détectable par ledit récepteur qui fournit
alors un signal de présence,
. reconnaître, qu'à un jeu déterminé de positions des pièces mécaniques (1a, 1b, 1c,
1d), correspondant des signaux de présence concordants fournie par l'ensemble de
récepteurs.
10. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'on reconnaît la position
d'arrivée ainsi que des positions intermédiaires entre la position de départ et d'arrivée,
et en cas d'échec de la reconnaissance, on initialise les pièces mécaniques (1a, 1b,
1c, 1d) à une position de référence.