[0001] La présente invention a pour objet un dispositif de tension d'un câble de serrage
d'une chaussure de ski, comprenant une embase destinée à être fixée à la chaussure
et portant au moins un levier-tendeur articulé sur l'embase et auquel est attaché
au moins un câble par l'intermédiaire d'une pièce montée coulissante longitudinalement
sur le levier-tendeur et susceptible d'occuper essentiellement deux positions, l'une
de serrage et l'autre de relaxation, le levier-tendeur étant muni de moyens de maintien
de ladite pièce coulissante en position de serrage.
[0002] Un dispositif de ce type est connu du document EP-A-0 300 955. Dans ce dispositif,
les moyens de maintien de la pièce coulissante en position de serrage sont constitués
par un levier auxiliaire articulé, soit sur le dos du levier-tendeur soit, à son extrémité.
Dans le cas où le levier auxiliaire est articulé sur le dos du levier-tendeur, il
actionne la pièce coulissante par un doigt excentrique en prise avec la pièce coulissante.
Dans le cas où il est articulé à l'extrémité du levier-tendeur, le levier auxiliaire
présente une partie excentrique en forme de came s'appuyant sur l'extrémité du levier-tendeur
et par laquelle le levier auxiliaire tire la pièce coulissante. Dans les deux cas
la relaxation du ou des câbles est relativement faible et une augmentation importante
de la relaxation n'est constructivement pas possible. En outre, le levier auxiliaire
forme une saillie relativement importante lorsqu'il est en position de relaxation.
[0003] La présente invention a principalement pour but d'obtenir une relaxation instantanée
et importante, notamment pour permettre la marche dans le cas où le dispositif de
tension est utilisé pour le serrage d'une tige de chaussure en deux parties.
[0004] Le dispositif de tension selon l'invention est caractérisé par le fait que les moyens
de maintien de la pièce coulissante sont constitués par une butée rétractable.
[0005] Lorsque la butée est rétractée, la pièce coulissante est libérée, de telle sorte
que l'on peut obtenir instanément une grande relaxation.
[0006] La butée rétractable peut être montée élastiquement de telle sorte qu'elle revient
automatiquement dans sa position de verrouillage.
[0007] Les moyens de commande de la butée rétractable peuvent être réalisés en des dimensions
réduites, de telle sorte qu'ils ne constituent pas de protubérance ou de saillie gênante.
[0008] Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, quelques formes d'exécution du dispositif
selon l'invention.
La figure 1 est une vue en coupe longitudinale, selon I-I de la figure 2, d'un dispositif
de tension selon une première forme d'exécution, en position verrouillée.
La figure 2 est une vue partielle de ce même dispositif de tension, selon la direction
A figure 1.
La figure 3 est une vue en coupe selon III-III de la figure 2.
La figure 4 représente le même dispositif de tension en position de relaxation.
La figure 5 est une vue partielle, en coupe, d'une deuxième forme d'exécution de la
butée rétractable, en position de verrouillage.
La figure 6 représente cette deuxième forme d'exécution en position de relaxation.
La figure 7 est une vue en coupe longitudinale de la partie supérieure du dispositif
de tension montrant une variante d'exécution de la pièce coulissante, en position
verrouillée.
La figure 8 représente cette même variante en position de relaxation.
Les figures 9 et 10 illustrent schématiquement un exemple d'utilisation d'un dispositif
selon la figure 1 ou 7 sur une chaussure, la figure 9 montrant cette chaussure en
position serrée et la figure 10 représentant la chaussure en position de relaxation.
[0009] Le dispositif de tension représenté aux figures 1 à 3 comprend une embase 1 destinée
à être fixée sur une chaussure, embase munie d'un étrier 2 sur lequel est articulé,
autour d'un axe 3, un levier-tendeur 4 constitué d'une pièce profilée en U. L'intérieur
de ce levier-tendeur 4 présente une glissière 5 dans laquelle est montée une plaque
coulissante 6 munie d'une denture 7, en dents de scie, faisant saillie entre les bords
latéraux intérieurs de la coulisse 5. La plaque dentée 6 présente en outre, à son
extrémité inférieure, une saillie 8 pour son entraînement manuel comme ceci sera décrit
plus loin. Entre les côtés latéraux parallèles du levier-tendeur 4 est monté un cliquet
9 articulé autour d'un axe 10 traversant les côtés du levier-tendeur 4 par deux fentes
parallèles 11 et 12. Aux extrémités coudées 10a et 10b de l'axe 10 sont fixées les
extrémités d'un ou deux câbles 13. Le bec du cliquet 9 est engagé entre deux dents
de la denture 7 de la plaque coulissante 6. Un ressort en cor de chasse (non représenté)
maintient le cliquet dans la denture 7. L'extrémité inférieure de la glissière 5
présente un rétrécissement 14 constituant une butée destinée à limiter la course de
la plaque dentée 6.
[0010] Aux figures 1 et 2, la plaque dentée 6 est retenue, contre la traction des câbles
13, par une butée rétractable constituée par l'extrémité rectangulaire 15 d'un doigt
cylindrique 16, sur lequel est articulé, autour d'un axe 17, un petit levier 18 dont
les ailes 18a, situées de chaque côté du doigt 16, sont excentriques relativement
à l'axe 17. Le doigt 16 est monté dans une douille 19 fixée au levier tendeur 4 et
dans laquelle est logé un ressort 20 travaillant en compression entre le fond de la
douille 19 et la partie rectangulaire 15 du doigt 16.
[0011] Pour libérer la plaque dentée 6, c'est-à-dire relâcher le câble 13, il suffit de
basculer vers le bas le petit levier 18, dans le sens de la flèche F1. L'excentricité
du levier 18 a pour effet de rétracter le doigt 16, de telle sorte que la plaque dentée
6 peut descendre jusqu'à ce qu'elle arrive en butée contre la butée 14. Le levier
18 occupe la position représentée à la figure 4. Cette position est stable. On remarque
que le levier-tendeur 4 est resté fermé. Pour revenir en position serrée on relève
le levier 18 dans le sens de la flèche F2, pour le ramener dans la position représentée
à la figure 1. On ouvre ensuite le levier-tendeur 4, puis on repousse la plaque dentée
6 par sa saillie 8 au-delà du doigt de verrouillage 16, lequel, sous la poussée de
son ressort 20 revient dans la position de la figure 1. On peut alors refermer le
levier 4 pour se retrouver dans la position de serrage représentée à la figure 1.
On remarquera que le réglage du serrage a été conservé lors de ces opérations.
[0012] Les figures 1 et 4 montrent un second levier-tendeur 21 articulé autour d'un axe
22 sur un second étrier 23 de l'embase 1, au-dessous du levier-tendeur 4 et aligné
sur celui-ci. Ce second levier-tendeur 21 est destiné au serrage d'une autre partie
de la chaussure, comme ceci sera décrit plus loin en relation avec les figures 9 et
10.
[0013] La butée rétractable 15 pourrait être exécutée de nombreuses autres manières. Un
exemple est représenté aux figures 5 et 6. La butée rétractable présente une tête
rectangulaire 15′ identique à la tête 15 de la figure 1. Cette tête 15′ est solidaire
d'une tige cylindrique 24 munie d'une nervure hélicoïdale à forte pente coopérant
avec une rainure hélicoïdale prévue dans un bouton 25 monté rotativement sur le levier
4. Ce bouton 25 présente une creusure dans laquelle est logé un ressort travaillant
en compression entre le fond de cette creusure et la butée rétractable 15′. Celle-ci
est retenue dans le bouton par une portée annulaire 27. Pour relacher la tension
sur le câble 13, il suffit de tourner le bouton 25, ce qui a pour effet de rétracter
la butée 15′. Pour revenir en position de serrage, on ouvre le levier-tendeur 4, comme
décrit précédemment, et l'on repousse la plaque dentée 6. La butée 15 revient alors
automatiquement dans la position représentée à la figure 5 sous l'effet du ressort
26 dont la force est suffisante pour entraîner le bouton 25 en rotation, rotation
qui est d'autre part possible en raison de la forte pente de sa rainure hélicoïdale.
[0014] Le ou les câbles pourraient être reliés par tout autre moyen réglable à la plaque
coulissante 6. Une variante d'exécution est représentée, à titre d'exemple, aux figures
7 et 8. La plaque coulissante 6′ est munie d'une portée 28 sur laquelle s'appuie la
tête 29 d'une tige filetée 30 parallèle au levier 4 et sur laquelle est engagé un
écrou rectangulaire 31, non rotatif, auquel sont fixées les extrémités d'un ou deux
câbles 13. La vis 30 est en outre retenue axialement par un circlips 32. La rotation
de la vis 30 a pour effet de déplacer axialement l'écrou 31 et par conséquent de régler
la tension sur les câbles.
[0015] Un exemple d'utilisation des dispositifs de tension décrits est représenté aux figures
9 et 10. Le dispositif de tension représenté à la figure 1 est monté sur la demi-tige
postérieure 32 d'une chaussure de ski 33 à entrée par l'arrière, cette demi-tige postérieure
32 étant articulée sur la coque de la chaussure autour d'un axe 34. Le levier-tendeur
4 agit sur un câble 13 fermant, de manière connue en soi, les deux parties 32 et 35
de la tige de la chaussure. Le levier-tendeur 21 agit quant à lui sur deux câbles
36 et 37 serrant le pied de manière connue. Dans la position représentée à la figure
9, la chaussure est fermée et serrée.
[0016] Par l'abaissement du levier auxiliaire 18 on passe instantanément en position de
relaxation, telle que représentée à la figure 4. La tension sur le câble 13 est largement
relâchée, de telle sorte que la cheville est partiellement libérée, ce qui permet
à la jambe de se redresser comme représenté à la figure 10. Le skieur peut ainsi marcher,
le pied restant par ailleurs tenu, car la tension exercée par le levier 21 est maintenue.
Pour revenir dans la position serrée représentée à la figure 9, il suffit d'ouvrir
le levier-tendeur 4, qui bascule par dessus le levier tendeur 21, de relever le levier
auxiliaire 18 et de repousser la plaque dentée 6, comme décrit précédemment, puis
de refermer le levier-tendeur 4.
[0017] Le dispositif de tension selon l'invention pourrait bien entendu être également utilisé
pour le serrage du pied. Le dispositif de tension pourrait être monté en un autre
endroit de la chaussure. L'embase pourrait porter deux leviers-tendeurs l'un à côté
de l'autre.
1. Dispositif de tension d'un câble de serrage d'une chaussure de ski, comprenant
une embase (1) destinée à être fixée à la chaussure et portant au moins un levier-tendeur
(4) articulé sur l'embase et auquel est attaché au moins un câble (13) par l'intermédiaire
d'une pièce (6) montée coulissante longitudinalement sur le levier-tendeur (4) et
susceptible d'occuper essentiellement deux positions, l'une de serrage et l'autre
de relaxation, le levier-tendeur (4) étant muni de moyens de maintien de ladite pièce
coulissante (6) en position de serrage, caractérisé par le fait que les moyens de
maintien de la pièce coulissante (6) sont constitués par une butée rétractable (15;
15′).
2. Dispositif de tension selon la revendication 1, caractérisée par le fait que la
butée rétractable (15; 15′) est un doigt mobile (16; 24) associé à un dispositif
d'actionnement (18; 25) pour sa rétraction.
3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé par le fait que ledit doigt est
monté élastiquement de telle sorte qu'il revient automatiquement en position active
lorsqu'il est libéré par son dispositif d'actionnement.
4. Dispositif de tension selon la revendication 3, caractérisée par le fait que le
dispositif d'actionnement dudit doigt (16) est un levier à excentrique (18) articulé
sur le doigt (16) et agissant contre l'action d'un ressort (20) ayant tendance à repousser
le doigt en position active.
5. Dispositif de tension selon la revendication 3, caractérisé par le fait que le
dispositif d'actionnement dudit doigt mobile (24) est un bouton (25) monté rotativement
sur le levier-tendeur et muni d'une gorge hélicoïdale coopérant avec une nervure hélicoïdale
correspondante dudit doigt, le bouton contenant en outre un ressort (26) tendant
à faire sortir le doigt en position active.
6. Dispositif de tension selon la revendication 5, caractérisé par le fait que la
pente de la gorge hélicoïdale et la force du ressort (26) sont suffisantes pour entraîner
le bouton (25) en rotation lorsque le ressort est comprimé à son maximium.
7. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que le
ou les câbles sont attachés à ladite pièce coulissante (6) par des cliquets (9) coopérant
avec une denture (7) de la pièce coulissante.
8. Dispositif de tension selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé par le
fait que le ou les câbles sont fixés à un écrou (31) monté sur une vis de réglage
(30) retenue par ladite pièce coulissante.