| (19) |
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(11) |
EP 0 401 334 B1 |
| (12) |
FASCICULE DE BREVET EUROPEEN |
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Mention de la délivrance du brevet: |
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25.08.1993 Bulletin 1993/34 |
| (22) |
Date de dépôt: 18.12.1989 |
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| (86) |
Numéro de dépôt: |
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PCT/FR8900/658 |
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Numéro de publication internationale: |
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WO 9007/611 (12.07.1990 Gazette 1990/16) |
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| (54) |
ENGIN DE TRAVAUX PUBLICS UTILISABLE NOTAMMENT POUR LA POSE DE DRAINS VERTICAUX
MASCHINE FÜR TIEFBAUARBEITEN, INSBESONDERE VERWENDBAR ZUM EINBRINGEN VON SENKRECHTEN
DRAINAGEKÖRPERN
CIVIL ENGINEERING DEVICE WHICH CAN BE USED, IN PARTICULAR, FOR LAYING VERTICAL DRAINS
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| (84) |
Etats contractants désignés: |
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BE DE ES GB IT NL |
| (30) |
Priorité: |
26.12.1988 FR 8817171
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| (43) |
Date de publication de la demande: |
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12.12.1990 Bulletin 1990/50 |
| (73) |
Titulaire: ENTREPRISES MORILLON CORVOL COURBOT S.A. |
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F-94290 Villeneuve-le-Roi (FR) |
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Inventeurs: |
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- LARCHERON, Gérard
f-45210 Ferrières (FR)
- LEGENDRE, Yves
F-77118 Bazoches-les-Bray (FR)
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| (74) |
Mandataire: Poidatz, Emmanuel |
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Ing. E.C.I. Diplomé du C.P.A.
Conseil en Brevets d'Invention,
96, Boulevard Malesherbes 75017 Paris 75017 Paris (FR) |
| (56) |
Documents cités: :
DE-A- 2 365 445 GB-A- 25 970 US-A- 2 046 323
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DE-A- 2 600 173 GB-A- 2 171 738 US-A- 3 365 004
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| Il est rappelé que: Dans un délai de neuf mois à compter de la date de publication
de la mention de la délivrance de brevet européen, toute personne peut faire opposition
au brevet européen délivré, auprès de l'Office européen des brevets. L'opposition
doit être formée par écrit et motivée. Elle n'est réputée formée qu'après paiement
de la taxe d'opposition. (Art. 99(1) Convention sur le brevet européen). |
Domaine technique:
[0001] La présente invention concerne un engin de travaux publics, utilisable notamment
pour la pose de drains verticaux, tant à terre que sous l'eau. De façon générale,
le drainage vertical est réalisé pour améliorer la portance de certains sols, tels
les sols compressibles destinés à recevoir des fondations d'ouvrages.
[0002] L'invention est particulièrement bien adaptée à la pose de drains artificiels souples
tels que tubes ou rubans crépinés, recouverts ou non d'un filtre textile et disposés
selon un maillage préétabli, de l'ordre de plusieurs mètres au mètre, selon la capacité
de drainage à obtenir.
Technique antérieure:
[0003] Parmi les méthodes courantes de pose de drains, on utilise le fonçage vertical d'un
tube d'acier entourant le drain et dont le pied est équipée d'un sabot perdu fixé
au drain. Ce fonçage est réalisé par un engin mobile déplaçable selon un parcours
correspondant au maillage retenu.
[0004] On connait également, notamment de la demande de brevet DE-A-2365445 (cF. préambule
de la revendication 1), un dispositif utilisé pour la réalisation de drains de sable
présentant une tête de fonçage adaptée pour enfoncer une pluralité d'outils de fonçage
dans le sol.
Exposé de l'invention:
[0005] Avec l'accroissement des profondeurs de drainage (jusqu'à 30 à 40 mètres pour les
drains artificiels), les métrages de drains à poser sur un chantier atteignent aujourd'hui
plusieurs centaines de kilomètres. L'invention a pour objet un engin de pose à haut
rendement permettant de réduire les temps de chantier et assurant par des moyens de
guidage de structure légère et adaptable un bon positionnement horizontal et vertical
d'une pluralité de drains posés simultanément, notamment de drains de grande extension
verticale.
[0006] L'invention propose donc un engin de travaux publics, utilisable notamment pour la
pose par fonçage de drains artificiels verticaux, du type comportant un châssis-porteur,
un équipage mobile porteur d'une pluralité d'outils pénétrants de fonçage pour effectuer
la pose simultanée de plusieurs drains et des moyens solidaires du châssis pour le
guidage vertical de l'équipage mobile, caractérisé en ce que les dits moyens de guidage
comportent une pluralité de chemins de guidage à extension verticale disposés pour
au moins deux d'entre eux en écartement l'un de l'autre, lesdits chemins de guidage
étant constitués par des câbles, ou des profils minces notamment des tiges, convenablement
raidis verticalement entre deux structures d'écartement, disposées respectivement
par rapport au châssis porteur la première, dite structure haute, en une position
élevée et la seconde, dite structure basse placée sensiblement au niveau du chassis
porteur, de préférence près du sol en cas de travail sur terre de l'engin, lesdites
structures ébant solidarisées audit châssis.
[0007] L'utilisation de câbles ou de profils minces comme chemins de guidage facilite, notamment
de par leur relative légéreté par rapport aux mâts de guidage courants, le réglage
et la mise aux dimensions en hauteur et en écartement des moyens de guidage en fonction
de l'équipage mobile d'une part, et de la hauteur et de l'espacement des drains à
poser d'autre part.
[0008] Selon un mode de réalisation performant de l'invention, le châssis comporte une plate-forme
porteuse d'une flèche de levage pivotante, les structures d'écartement étant respectivement
solidarisées à l'extrémité libre de la flèche et à l'extrémité d'une avancée de la
plate-forme.
[0009] Avantageusement, les chemins de guidage et les outils pénétrants sont disposés symétriquement
par rapport à un même axe vertical dit axe de guidage. Cette disposition permet d'éliminer
le porte-à-faux rencontré en particulier dans les installations équipées d'un mat
de guidage unique en position latérale (le poids de l'équipage mobile pouvant atteindre
plusieurs tonnes) et, en conséquence, d'utiliser une structure de guidage encore plus
légère et donc plus facile à mettre en place sur le chantier.
[0010] Selon des variantes avantageuses de l'invention, le guidage des outils pénétrants
peut être encore amélioré de plusieurs façons, notamment en éloignant les chemins
de guidage d'une distance voisine de l'écartement élémentaire prévu pour les drains,
et/ou en montant les outils pénétrants sur un jeu de traverses elles-mêmes montées
coulissantes sur les moyens de guidage.
[0011] Selon un autre mode de réalisation avantageux de l'invention, l'équipage mobile comporte
une tête de fonçage, par exemple un vibreur hydraulique, montée coulissante sur les
chemins de guidage et associée à un transmetteur-répartiteur d'effort accouplé aux
outils pénétrants.
Présentation des dessins:
[0012] L'invention est maintenant décrite en se référant aux dessins ci-annexés, dans lesquels
:
- La figure 1 représente une vue schématique de côté d'un mode de réalisation d'un engin
de pose de drain verticaux selon l'invention,
- La figure 2 représente une vue schématique partielle de face de l'engin illustré à
la figure 1,
- La figure 3, une vue partielle de face d'un équipage mobile porteur d'outil selon
un autre mode de réalisation de l'invention,
- Et les figures 4 et 5 représentent des vues schématiques de dessus de deux équipages
mobiles (respectivement pour trois et pour quatre drains) selon deux autres modes
de réalisation de l'invention.
Manières de réaliser l'invention:
[0013] Si l'on considère la figure 1, l'engin de pose de drains verticaux présente un chassis-porteur
10 automobile monté en rotation sur un plateau à chenilles 12. Le chassis comporte
une plate-forme 14 sur laquelle est montée pivotante de façon classique une flèche
de levage 16 maintenue en position par un agencement de câbles 18 et de treuil (non
représenté) entrainé par le moteur principal 20 de l'engin. A l'avant de la plate-forme
14 est prévue une avancée 22 (de longueur réglable par dispositif télescopique et
montée pivotante pour être rabattue pendant le transport hors chantier de l'engin)
qui se termine par une entretoise d'écartement 25 s'étendant assez près du sol S.
[0014] La flèche 16 comporte un agencement de levage classique avec un câble porteur 24
monté sur une poulie 26 disposée en tête de flèche et auquel est suspendu un ensemble
mobile porteur d'outil 28 (illustré plus en détail sur la figure 2). Cet ensemble
mobile 28 est constitué, à titre d'exemple non limitatif, d'une tête de fonçage 30
solidaire d'un transmetteur-répartiteur d'effort 32 associé à plusieurs outils pénétrants
34 (dans le cas présent deux outils montés en parallèle symétriquement par rapport
à la tête de fonçage 30), tels que des tubes d'acier adaptés à pénétrer le sol et
recevant chacun un drain souple 36. Les drains 36 sont dévidés à la demande à partir
de deux tambours 37 disposés de part et d'autre de l'avancée 22 et sont acheminés
vers les tubes 34 par la flèche 16.
[0015] L'ensemble mobile 28 est guidé par des moyens de guidage solidaires du chassis-porteur
10 et comportant une pluralité (deux dans l'exemple ici décrit) de chemins de guidage
38 à extension verticale. Ces deux chemins de guidage sont disposés en écartement
l'un de l'autre. L'écartement, facilement réglable, est choisi pour assurer le maintien
en position préétablie de l'équipage mobile et des outils pénétrants. Cet écartement
est choisi en fonction du nombre de chemins de guidage et peut être variable pour
chaque couple de chemins de guidage.
[0016] Selon une variante de réalisation particulièrement avantageuse, les chemins de guidage
sont constitués par des câbles 38 dont les extrémités sont fixées à l'entretoise 25
et à une autre structure d'écartement (ici l'entretoise 40) solidarisée à la tête
de la flèche 16. Les câbles 38 de longueur réglable sont convenablement raidis par
des ridoirs (non représentés). Leur extension verticale est importante et peut atteindre
plusieurs dizaines de mètres. Sans sortir du cadre de l'invention, on utilise dans
d'autres variantes (non représentées) des profils minces tels que barreaux, tiges,
profilés en lieu et place des câbles. Comme représenté sur la figure 2, la tête de
fonçage 30 est solidaire d'une traverse 42 montée coulissante sur les deux câbles
38.
[0017] Selon une disposition très intéressante du mode de réalisation ici décrit, la disposition
spatiale des chemins de guidage 38, par rapport au câble de levage 24 et aux outils
pénétrants (les tubes 34) est telle que les câbles de guidage 38 et les tubes de fonçage
34 sont disposés symétriquement par rapport à un même axe vertical G-G' dit axe de
guidage. Pour ce faire on centre les entretoises 25 et 40 par rapport à l'axe de guidage
G-G', en l'occurrence par rapport à l'axe de symétrie de l'équipage mobile (ici représenté
par le câble 24) et on dispose les quatre points d'ancrage des câbles de guidage A1,
A2, A3 et A4 dans un plan vertical passant par le câble de levage 24 au droit de la
sortie de la gorge de la poulie 26. Cette disposition évite en particulier les effets
de porte-à-faux qui pourraient être importants compte tenu du poids de l'équipage
mobile (entre une et deux tonnes).
[0018] Les moyens de guidage comportent également un jeu de traverses 44 sur lesquelles
coulissent les tubes 34 et qui sont montées elles-mêmes coulissantes sur les câbles
de guidage 38. Ces traverses participent au maintien des tubes 34 pour écarter les
risques de flambage chez ces derniers lors de la réalisation de drains profonds. Les
traverses 44 accrochées par des chaines de maintien (non représentées) au transmetteur-répartiteur
d'effort 32, viennent s'empiler sur l'entretoise 25 au fur et à mesure de la descente
des tubes 34 dans le sol. Cette entretoise 25 comporte également deux colliers de
positionnement 46 pour les tubes au voisinage du sol S.
[0019] Par ailleurs, on peut remarquer sur la figure 2 que les chemins de guidage sont avantageusement
disposés au côté des outils pénétrants, éloignés, dans ce cas donné à titre d'exemple
non limitatif, d'une distance voisine de l'écartement élémentaire prévu pour les drains.
Dans l'agencement particulier illustré à la figure 2, les câbles sont disposés à l'extérieur,
par rapport à l'axe G-G', des tubes 34.
[0020] Il est ainsi possible grâce à l'invention, de réaliser la pose simultanée de plusieurs
(deux) drains tout en contrôlant le positionnement horizontal et vertical de chacun
(ce qui est important pour la qualité du drainage) avec une structure légère (sans
pénalité de poids par rapport à un engin monodrain à mât de guidage) et de réglage
aux dimensions et de mise en place faciles.
[0021] Pour ne pas surcharger la figure 1, seule la tête de fonçage 30 a été représentée
en position haute et basse. Dans le mode de réalisation ici décrit, la tête de fonçage
30 est du type à vibreur hydraulique alimenté en fluide sous haute pression par des
conduites flexibles 48 à partir d'un groupe hydraulique 50 porté par la plate-forme
14. Le vibreur 30 est d'architecture classique et comporte une batterie d'excentriques
entraînés en rotation par le fluide sous pression pour transmettre (par l'intermédiaire
d'une pince-attache ici associée au répartiteur 32) des vibrations verticales oscillantes
aux outils pénétrants en l'espèce aux tubes 34. Ces vibrations, de fréquence comprise
entre 1500 et 2500 vibrations/minute, sont transmises au sol. Il se produit, au voisinage
immédiat du tube pénétrant, une fluidification du sol qui facilite la pénétration
(ou l'arrachage) du tube. Le transmetteur-répartiteur d'effort 32 se présente sous
la forme d'une poutre en U dont les extrêmités reçoivent les deux têtes d'accrochage
des tubes 34. Comme représenté sur la figure 2, les côtés de la pièce en U sont réalisés
par des plaques renforcées en forme de triange isocèle recevant à leurs sommets la
pince-attache du vibreur 30. Bien entendu, tout cet équipage mobile est centré sur
l'axe de guidage G-G'.
[0022] L'engin ainsi décrit est mis en oeuvre de la façon suivante. Après mise en position
de travail de l'engin par rapport au sol, les tubes, en position relevée, sont équipés
des drains et des sabots de pied. On procède alors à la pénétration simultanée des
deux tubes par vibrofonçage jusqu'à atteindre la profondeur requise. Les tubes 34
sont alors relevés par arrachage, les drains restant en place grâce aux sabots qui
s'accrochent dans le sol. On peut enfin couper les drains ainsi posés pour déplacer
l'engin vers sa nouvelle position de travail.
[0023] Sans sortir du cadre de l'invention, d'autres modes de réalisation proposent d'autres
types de têtes de fonçage, par exemple à marteau de percussion ou hydraulique, ou
même des équipages mobiles à tête de lançage ou à tête de forage.
[0024] Les figures 3, 4 et 5 représentent de façon schématique et partielle trois autres
modes de réalisation d'équipages mobiles porteurs d'outils selon l'invention ; les
éléments identiques ou similaires à ceux précédemment décrits en relation avec les
figures 1 et 2, portent les mêmes références numériques augmentées respectivement
de 100, 200 et 300.
[0025] L'équipage mobile illustré à la figure 3 permet la pose simultanée de quatre drains
136 conduits par les quatre tubes pénétrants 134 solidarisés à la partie horizontale
du répartiteur d'effort 132 selon une disposition de deux tubes internes et deux tubes
externes symétrique par rapport à l'axe de guidage G-G', telle qu'illustrée sur la
figure 3. Dans le cas présent, les câbles 138 sont disposés au voisinage mais à l'extérieur,
par rapport à l'axe G-G', des tubes 134 internes. Sur les câbles de guidage 138 sont
montés coulissants la tête de fonçage 30 par l'intermédiaire de l'entretoise 142 et
la partie horizontale du répartiteur 132.
[0026] Pour améliorer la répartition des efforts oscillants de vibration, les plaques triangulaires
133 sont pourvues de renforts 135 disposés en étoile de la pointe des plaques vers
les têtes d'accrochage des tubes, tels qu'illustrés sur la figure 3. Bien que non
représenté sur la figure 3, il est prévu un jeu de traverses (correspondantes aux
traverses 44), montées coulissantes sur les câbles 138 pour contribuer au guidage
des quatre tubes 134.
[0027] Les figures 4 et 5 illustrent deux autres modes de réalisation du transmetteur-répartiteur
d'effort selon l'invention. D'une façon générale, le transmetteur-répartiteur comporte
une structure plane (cadre ou plateau) 232, 332, définissant un polygone régulier
centré sur l'axe de guidage vertical G-G'. Les outils pénétrants, ici les tubes 234
et 334, sont solidarisés à la structure plane selon une disposition symétrique par
rapport à l'axe G-G', de préférence aux sommets du polygone régulier défini sur la
structure. Enfin, la structure 232, 332 est montée coulissante sur les câbles de guidage
selon une disposition également symétrique par rapport à l'axe G-G'. Le transmetteur-répartiteur
d'effort illustré à la figure 4, permet la pose simultanée de trois drains disposés
selon un maillage triangulaire. Comme illustré schématiquement sur la figure, la structure
plane 232, en forme de triangle équilatéral, reçoit les tubes 234 en ses sommets et
est montée coulissante, de préférence par les milieux de ses côtés, aux trois câbles
de guidage 238 eux-mêmes disposés aux sommets d'un triangle équilatéral. Dans le cas
présent, l'écartement entre câbles est d'environ moitié de celui des drains à poser.
Bien évidemment les structures d'écartement (correspondantes aux structures 40 et
24) sont adaptées à cette disposition triangulaire des câbles. La tête de fonçage
est dans l'exemple ici décrit, un marteau hydraulique de forme cylindrique 230 maintenu
centré sur l'axe G-G' par trois pattes 242 montées coulissantes sur les çables 238.
La structure plane 232 est pourvue de nervures verticales 235 disposées comme illustrées
sur la figure 4 pour répartir régulièrement l'effort transmis par la tête de fonçage
230.
[0028] Le transmetteur-répartiteur d'effort illustré à la figure 5, permet la pose simultanée
de quatre drains disposés selon un maillage carré. Comme illustré schématiquement
sur la figure 5, la structure plane 332 se présente sous la forme d'une plaque carrée
aux sommets de laquelle sont solidarisés les quatre tubes pénétrants 334, le tout
étant centré sur l'axe G-G'. La plaque carrée est par ailleurs montée coulissante
sur deux câbles de guidage 338, par les milieux de deux côtés opposés. Dans le mode
de réalisation ici décrit, la tête de fonçage est constituée de deux vibreurs hydrauliques
330 montés en parralèle et symétriquement par rapport à l'axe G-G' et convenablement
accouplés par une barre de synchronisme 231. Dans une variante non représentée de
ce mode de réalisation de l'invention, chaque câble 338 est remplacé par une paire
de câbles montés au voisinage l'un de l'autre symétriquement par rapport au milieu
d'un deux côtés opposés de la plaque carré. Il est à remarquer toutefois que dans
cette disposition à quatre câbles, au moins certains d'entre eux sont disposés en
écartement les uns des autres (en choisissant deux câbles pris chacun dans une paire
différente).
[0029] L'invention est également utilisable sur l'eau sans difficulté particulière. Dans
un mode de réalisation (non représenté de l'invention), la plate-forme 14 est montée
sur une barge flottante.
[0030] L'invention n'est pas non plus limitée à la pose de drains verticaux mais est utilisable
pour d'autres applications dans lesquelles une pluralité d'outils sont enfoncés verticalement
dans le sol de façon simultanée.
1. Engin de travaux publics utilisable notamment pour la pose par fonçage de drains artificiels
verticaux, du type comportant un châssis porteur (10), un équipage mobile (28) porteur
d'une pluralité d'outils pénétrants de fonçage (34,134,234,334) pour effectuer la
pose simultanée de plusieurs drains et des moyens solidaires du chassis pour le guidage
vertical de l'équipage mobile (28), caractérisé en ce que lesdits moyens de guidage
comportent une pluralité de chemins de guidage à extension verticale (38, 138, 238,
338) disposés pour au moins deux d'entre eux en écartement l'un de l'autre, lesdits
chemins de guidage (38, 138, 238, 338) étant constitués par des câbles, ou des profils
minces notamment des tiges, convenablement raidis verticalement entre deux structures
d'écartement, disposées respectivement par rapport au châssis porteur (10) la première
(40), dite structure haute, en une position élevée et la seconde (25), dite structure
basse placée sensiblement au niveau du châssis porteur de préférence près du sol en
cas de travail sur terre de l'engin, lesdites structures étant solidarisées audit
châssis.
2. Engin selon la revendication 1 caractérisé en ce que lesdits chemins de guidage (38,
138, 238, 338) et lesdits outils pénétrants (34, 134, 234, 334) sont disposés symétriquement
par rapport à un même axe vertical dit axe de guidage G-G'.
3. Engin selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le châssis comporte
une plate-forme (14) porteuse d'une flèche de levage pivotante (16), lesdites structures
d'écartement (25, 40) étant respectivement solidarisées à l'extrémité libre de la
flèche pour la structure haute (40), et à l'extrémité d'une avancée de la plate-forme
pour la structure basse (25).
4. Engin selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que lesdits chemins
de guidage (38, 138) sont éloignés entre eux d'une distance voisine de l'écartement
élémentaire prévu pour les drains.
5. Engin selon l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que lesdits outils
pénétrants (34) sont montés coulissants sur un jeu de traverses (44) ellesmêmes montées
coulissantes sur lesdits chemins de guidage.
6. Engin selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que ledit équipage
mobile est du type à tête de lançage.
7. Engin selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que l'équipage mobile
(28) comporte une tête de fonçage (30, 130, 230, 330) montée coulissante sur les chemins
de guidage (38, 138, 238, 338) et associée à un transmetteur-répartiteur d'effort
(32, 132, 232, 332) accouplé aux outils pénétrants (34, 134, 234, 334).
8. Engin selon la revendication 7 caractérisé en ce que le transmetteur-répartiteur d'effort
(32, 132) comporte une poutre à laquelle sont solidarisés lesdits outils pénétrants
(34, 134), selon une répartition symétrique par rapport à la tête de fonçage (30,
130).
9. Engin selon la revendication 7, caractérisé en ce que le transmetteur-répartiteur
d'effort (232, 332) comporte une structure plane (cadre ou plateau), montée coulissante
sur les chemins de guidage, et définissant un polygone régulier, lesdits outils pénétrants
(234, 334) étant solidarisés à la structure plane selon une répartition régulière
polygonale de préférence aux sommets dudit polygone.
10. Engin selon la revendication 9, caractérisé en ce que ladite structure plane (332)
se présente sous la forme d'un carré dont deux côtés opposés sont montés coulissants,
de préférence en leur milieu, sur lesdits chemins de guidage (338).
11. Engin selon la revendication 9, caractérisé en ce que ladite structure plane (232)
se présente sous la forme d'un triangle équilatéral dont les trois côtés sont montés
coulissants, de préférence en leur milieu, sur lesdits chemins de guidage (238).
12. Engin selon l'une des revendications 7 à 11, caractérisé en ce que ladite tête de
fonçage est du type à vibreur hydraulique.
13. Engin selon l'une des revendications 7 à 11, caractérisé en ce que ladite tête de
fonçage est du type à marteau à percussion.
14. Engin selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il est mobile
sur terre ou sur l'eau.
1. Machinery for public works, of use inter alia for installation of vertical artificial
drains by sinking, and of the kind comprising a bearing frame (10), a movable component
(28) carrying a number of piercing sinking tools (34, 134, 234, 334) for simultaneously
installing a number of drains and means secured to the frame for vertically guiding
the movable component (28), characterised in that the guide means comprise a number
of vertically extending guide tracks (38, 138, 238, 338), at least two of them being
spaced apart from one another, the guide tracks (38, 138, 238, 338) comprising cables
or thin section members such as rods, suitably tightened vertically between two spacing
structures disposed relative to the bearing frame (10), the first or high structure
(40) being in a high position and the second or low structure (25) being disposed
substantially level with the bearing frame, preferably near the soil in the case where
the machine is working on land, the structures being secured to the frame.
2. A machine according to claim 1, characterised in that the guide tracks (38, 138, 238,
338) and the piercing tools (34, 134, 234, 334) are symmetrically disposed relative
to a single vertical axis, called the guide axis G-G'.
3. A machine according to claim 1 or 2, characterised in that the frame comprises a surface
(14) bearing a pivoting lifting jib (16), the spacing structures (25, 40) being respectively
secured to the free end of the jib in the case of the high structure (40), and to
the end of a projection from the surface in the case of the low structure (25).
4. A machine according to any of the preceding claims, characterised in that the guide
tracks (38, 138) are spaced apart by a distance about equal to the elementary spacing
provided for the drains.
5. A machine according to any of the preceding claims, characterised in that the piercing
tools (34) are mounted for sliding on a set of cross-members (44) in turn mounted
for sliding on the guide tracks.
6. A machine according to any of the preceding claims, characterised in that the moving
component is of the jetting head kind.
7. A machine according to any of claims 1 to 5, characterised in that the moving component
(28) comprises a sinking head (30, 130, 230, 330) mounted for sliding on the guide
tracks (38, 138, 238, 338) and associated with a force transmitter and distributor
(32, 132, 232, 332) coupled to the piercing tools (34, 134, 234, 334).
8. A machine according to claim 7, characterised in that the force transmitter and distributor
(32, 132) comprises a beam to which the piercing tools (34, 134) are secured and symmetrically
distributed with respect to the sinking head (30, 130).
9. A machine according to claim 7, characterised in that the force transmitter and distributor
(232, 332) comprises a flat structure (frame or plate) mounted for sliding on the
guide tracks and defining a regular polygon, the piercing tools (234, 334) being secured
to the flat structure and distributed in a regular polygon, preferably at the apices
of the polygon.
10. A machine according to claim 9, characterised in that the flat structure (332) is
in the form of a square, two opposite sides of which are mounted for sliding, preferably
at their centre, along the guide tracks (338).
11. A machine according to claim 9, characterised in that the flat structure (232) is
in the form of an equilateral triangle having the three sides mounted for sliding,
preferably at their centre, along the guide tracks (238).
12. A machine according to any of claims 7 to 11, characterised in that the sinking head
is of the hydraulic vibrator kind.
13. A machine according to any of claims 7 to 11, characterised in that the sinking head
is of the percussion hammer kind.
14. A machine according to any of the preceding claims, characterised in that it is movable
on land or on water.
1. Maschine für Tiefbauarbeiten, insbesondere zum Verlegen künstlicher vertikaler Drainagekörper
durch Absenken, mit einem Trägerchassis (10), einer beweglichen Einrichtung (28),
die mehrere zum Absenken dienende Eindringwerkzeuge (34,134,234,334) trägt, um gleichzeitig
mehrere Drainagekörper zu verlegen, und mit dem Chassis fest verbundenen Führungsmitteln
für die vertikale Führung der beweglichen Einrichtung (28), dadurch gekennzeichnet,
daß die Führungsmittel mehrere vertikal verlaufende Führungsbahnen (38,138, 238,338)
aufweisen, von den mindestens zwei im Abstand zueinander angeordnet sind, wobei die
Führungsbahnen (38,138, 238,338) von Seilen oder dünnen Profilen, insbesondere Stangen,
gebildet werden, die zwischen zwei beabstandeten Halterungen entsprechend vertikal
verspannt sind, welche bezüglich des Trägerchassis (10) so angeordnet sind, daß sich
die erste Halterung (40), die sogenannte obere Halterung, an einer oberen Stelle und
die zweite Halterung (25), die sogenannte untere Halterung, im wesentlichen auf Höhe
des Trägerchassis befindet, und zwar vorzugsweise in der Nähe des Bodens, wenn die
Maschine zu Lande arbeitet, wobei die Halterungen mit dem Chassis fest verbunden sind.
2. Maschine nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die Führungsbahnen (38,138,238,338)
und die Eindringwerkzeuge (34,134,234,334) bezüglich der gleichen vertikalen Achse,
der sogenannten Führungsachse G-G', symmetrisch angeordnet sind.
3. Maschine nach einem der Ansprüche 1 und 2, dadurch gekennzeichnet, daß das Chassis
eine Plattform (14) aufweist, die einen schwenkbaren Hubausleger (16) trägt, wobei
von den beabstandeten Halterungen (25,40) die obere Halterung (40) mit dem freien
Ende des Auslegers und die untere Halterung (25) mit dem Ende eines Auskragarmes der
Plattform fest verbunden ist.
4. Maschine nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, daß die
Führungsbahnen (38,138) um eine Strecke voneinander entfernt sind, die ungefähr dem
für die Drainagekörper vorgesehenen grundsätzlichen Abstand entspricht.
5. Maschine nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, daß die
Eindringwerkzeuge (34) auf einer Gruppe von Traversen (44) gleitend gelagert sind,
die ihrerseits auf den Führungsbahnen gleitend gelagert sind.
6. Maschine nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, daß die
bewegliche Einrichtung in Form eines Pfahltreibkopfes ausgebildet ist.
7. Maschine nach einem der Ansprüche 1 bis 5, dadurch gekennzeichnet, daß die bewegliche
Einrichtung (28) einen Absenkkopf (30,130,230,330) aufweist, der auf den Führungsbahnen
(38,138,238,338) gleitend gelagert und einem Kraftübertrager und -verteiler (32,132,232,332)
zugeordnet ist, der mit den Eindringwerkzeugen (34,134,234,334) verbunden ist.
8. Maschine nach Anspruch 7, dadurch gekennzeichnet, daß der Kraftübertrager und -verteiler
(32,132) einen Querträger aufweist, an dem die Eindringwerkzeuge (34,134) in symmetrische
Verteilung bezüglich des Absenkkopfes (30, 130) befestigt sind.
9. Maschine nach Anspruch 7, dadurch gekennzeichnet, daß der Kraftübertrager und -verteiler
(232,332) eine (rahmen- oder plattenförmige) ebene Konstruktion aufweist, die auf
den Führungsbahnen gleitend gelagert ist und ein gleichmäßiges Vieleck bildet, wobei
die Eindringwerkzeuge (234, 334) an der ebenen Konstruktion in gleichmäßiger polygonaler
Verteilung, vorzugsweise an den Ecken des Vielecks, befestigt sind.
10. Maschine nach Anspruch 9, dadurch gekennzeichnet, daß die ebene Konstruktion (232)
die Form eines Quadrats hat, dessen paarweise gegenüberliegende Seiten, vorzugsweise
in ihrer Mitte, auf den Führungsbahnen (338) gleitend gelagert sind.
11. Maschine nach Anspruch 9, dadurch gekennzeichnet, daß die ebene Konstruktion (232)
die Form eines gleichseitigen Dreiecks hat, dessen drei Seiten, vorzugsweise in ihrer
Mitte, auf den Führungsbahnen (238) gleitend gelagert sind.
12. Maschine nach einem der Ansprüche 7 bis 11, dadurch gekennzeichnet, daß der Absenkkopf
in Form eines hydraulischen Vibrators ausgebildet ist.
13. Maschine nach einem der Ansprüche 7 bis 11, dadurch gekennzeichnet, daß der Absenkkopf
in Form eines Schlaghammers ausgebildet ist.
14. Maschine nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, daß sie
zu Lande oder zu Wasser bewegbar ist.

