(19)
(11) EP 0 404 654 A1

(12) DEMANDE DE BREVET EUROPEEN

(43) Date de publication:
27.12.1990  Bulletin  1990/52

(21) Numéro de dépôt: 90401703.5

(22) Date de dépôt:  18.06.1990
(51) Int. Cl.5B65D 17/50, B21D 51/38
(84) Etats contractants désignés:
AT BE CH DE DK ES FR GB GR IT LI LU NL SE

(30) Priorité: 23.06.1989 FR 8908413

(71) Demandeur: SOLLAC
F-92072 Puteaux (FR)

(72) Inventeur:
  • De Smet, Gabriel
    F-60160 Nogent sur Oise (FR)

(74) Mandataire: Lanceplaine, Jean-Claude et al
CABINET LAVOIX 2, Place d'Estienne d'Orves
75441 Paris Cédex 09
75441 Paris Cédex 09 (FR)


(56) Documents cités: : 
   
       


    (54) Procédé de fabrication d'un élément de fermeture dit à ouverture contrôlée d'une boîte notamment métallique, élément de fermeture obtenu selon ce procédé et boîte en comportant application


    (57) L'invention a pour objet un procédé de fabrication d'un élément de fermeture (3) dit à ouverture contrôlée d'une boîte notamment métallique (1) à partir d'un flan de tôle, caractérisé en ce que l'on emboutit le flan de tôle pour former une zone bombée, on forme à partir de cette zone bombée une petite zone galbée et on effectue au niveau de cette zone galbée une découpe pour réaliser un orifice (5) comportant une jupe périphérique (10c), on élargit une partie de la jupe périphérique (10c) et on sertit sur l'orifice (5) un opercule amovible (4) en formant un bord de sertissage (10e) constitué par la jupe périphérique (10c).




    Description


    [0001] La présente invention a pour objet un procédé de fabrication d'un élément de fermeture dit à ouverture contrôlée pour boîtes notamment métalliques ou récipients divers et un élément de fermeture obtenu par ce procédé.

    [0002] La présente invention a également pour objet une boîte équipée d'un tel élément de fermeture.

    [0003] L'ouverture d'une boîte notamment métallique nécessite souvent l'utilisation d'un ustensile du type ouvre-boîtes dont la mise en oeuvre est parfois dangereuse et en tout cas difficile.

    [0004] Pour éviter l'emploi d'un ouvre-boîtes, des fabricants ont proposé aux consommateurs divers systèmes d'ouverture facilitée dont la mise en oeuvre nécessite, en principe, aucun outil, c'est notamment le cas des boîtes de conserves ou des boîtes d'em­ballage métalliques dites à ouverture facile.

    [0005] Quelque soit le matériau constituant la boîte, tous les différents systèmes d'ouverture connus ont pour élément essentiel une ligne d'incision entourant un panneau amovible sur lequel est fixé un anneau d'ouverture muni d'un bec d'incision, c'est à dire un élément permettant d'y introduire un doigt. La ligne d'incision détermine une zone de moindre résistance du couvercle, le bec d'incision sert à perforer le couvercle au niveau de la ligne d'incision et l'anneau à arracher le panneau amovible "en force". Le panneau amovible et l'anneau d'ouverture sont assemblés par soudage ou par un rivet embouti dans le couvercle, introduit dans ledit anneau et maté sur celui-ci.

    [0006] Généralement, avec ce type d'élément de fermeture d'une boîte à ouverture facile, le geste d'ouverture qui consiste à relever l'anneau pour perforer la ligne d'incision, puis à l'attirer vers soi pour arracher le panneau amovible, rend la boîte instable du fait de l'effet de ressort résultant de la séparation, souvent brutale, du panneau amovible arraché "en force" et comporte des risques de coupure de la main. En effet, la séparation du panneau amovible du reste de l'élément de fermeture forme, le long de la ligne d'incision sur le panneau amovible et le couvercle, un bord tranchant pouvant provoquer des coupures.

    [0007] D'autre part, la formation de la ligne d'incision sur l'élément de fermeture doit être réalisée avec précision afin d'obtenir un position­nement rigoureux du bec d'incision par rapport à cette ligne ce qui nécessite un outillage couteux.

    [0008] De plus, compte tenu du mouvement d'ouver­ture et de la présence de la ligne d'incision il est nécessaire de prévoir de raidisseurs judicieusement répartis sur l'élément de fermeture ce qui complique encore l'outillage.

    [0009] La présente invention a pour but d'éviter les inconvénients précités et de mettre à la disposition des fabricants d'emballage et des consommateurs, un élément de fermeture d'un orifice facile à ouvrir, sûr et sans risque.

    [0010] La présente invention a donc pour objet un procédé de fabrication d'un élément de fermeture dit à ouverture contrôlée d'une boîte notamment métallique à partir d'un flan de tôle, caractérisé en ce qu'on emboutit le flan de tôle pour former une zone bombée, on forme à partir de cette zone bombée une zone galbée et on effectue au niveau de cette zone galbée une découpe pour réaliser un orifice comportant une jupe périphérique, on élargit une partie de la jupe périphérique et on sertit sur l'orifice un opercule amovible en formant un bord de sertissage constitué par la jupe périphérique.

    [0011] Selon d'autres caractéristiques de l'invention :
    - on élargit une partie de la jupe périphé­rique de l'orifice en aplatissant progressivement l'opercule amovible préalablement galbé, placé à l'in­térieur de ladite jupe, la surface de l'opercule serti étant sensiblement identique à sa surface avant sertissage et le périmètre de l'opercule serti étant supérieur à son périmètre avant sertissage,
    - on élargit une partie de la jupe périphé­rique de l'orifice en aplatissant progressivement la découpe constituant l'opercule amovible, la surface de la découpe sertie étant sensiblement identique à sa surface avant sertissage et le périmètre de la découpe sertie étant supérieur à son périmètre avant sertissa­ge,
    - on élargit une partie de la jupe périphé­rique de l'orifice en aplatissant progressivement une rondelle élastique, on place ensuite à l'intérieur de ladite jupe un opercule amovible préalablement formé et comportant une zone galbée, et on sertit sur l'orifice l'opercule amovible en formant un bord de sertissage constitué par la jupe périphérique,
    - en élargissant la jupe périphérique de l'ouverture en forme au niveau de ladite ouverture un bord plié, en maintenant le périmètre de l'orifice constant.

    [0012] La présente invention a également pour objet un élement de fermeture dit à ouverture contrôlée d'une boîte notamment métallique, caractérisé ce en ce qu'il comporte un orifice entouré par une jupe périphérique et au niveau duquel est serti un opercule amovible, le bord de sertissage formé par la jupe périphérique étant en retrait par rapport au bord de l'orifice.

    [0013] Selon d'autres caractéristiques de l'invention :
    - l'opercule amovible est constitué par une pastille préalablement formée, la surface de l'oper­cule après sertissage étant sensiblement identique à sa surface avant sertissage et le périmètre dudit opercule après sertissage étant supérieur à son périmètre avant sertissage,
    - l'opercule amovible est constitué par la découpe de l'orifice, la surface de ladite découpe après sertissage étant sensiblement identique à sa surface avant sertissage et le périmètre de ladite découpe après sertissage étant supérieur à son périmètre avant sertissage,
    - l'opercule amovible est constitué par une pastille comportant une zone galbée, le périmètre duduit opercule étant supérieur au périmètre de l'orifice,
    - l'opercule comporte un anneau,
    - le bord de sertissage est disposé à l'intérieur de la boîte,
    - le bord de sertissage est disposé à l'extérieur de la boîte,
    - le pli extérieur du bord de sertissage est roulé vers l'intérieur,
    - le pli extérieur du bord de sertissage est plat.

    [0014] La présente invention a également pour objet une boîte caractérisée en ce qu'elle comporte un orifice à ouverture contrôlée réalisé par sertissage d'un opercule amovible rapporté.

    [0015] Selon d'autres caractéristiques de l'invention :
    - le bord de sertissage est en retrait par rapport au bord de l'orifice,
    - l'opercule amovible, après sertissage, est plus grand que l'orifice.

    [0016] La présente invention a encore pour objet une boîte boisson comportant un opercule amovible serti.

    [0017] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaitront à la lecture de la descrip­tion qui va suivre donnée à titre d'exemple et faite en référence aux dessins annexés.

    - la Fig. 1 est une vue partielle en coupe d'une boîte munie d'un élément de fermeture selon l'invention.

    - les Figs 2 à 11 sont des vues schématiques en coupe montrant les différentes étapes de fabrica­tion de l'élément de fermeture selon la Fig. 1.

    - la Fig. 12 est une vue partielle en coupe d'une boîte munie d'un élément de fermeture selon un deuxième mode de réalisation.

    - les Figs. 13 à 16 sont des vues schémati­ques en coupe montrant les différentes étapes de fabrication de l'élément de fermeture selon la Fig. 12.

    - la Fig. 17 est une vue partielle en coupe d'une boîte munie d'un élément de fermeture selon l'invention et comportant un moyen d'extraction de l'opercule.



    [0018] En se reportant tout d'abord à la Fig. 1, on voit que la boîte comporte un corps 1 qui présente à sa partie supérieure une ouverture 2 sur le bord de laquelle est serti un élément de fermeture désigné dans son ensemble par la référence 3.

    [0019] Cet élément de fermeture 3 comporte un orifice 5 au niveau duquel est serti un opercule amovible 4 qui constitue l'élément détachable de la boîte à ouverture contrôlée.

    [0020] En se reportant maintenant aux Figs. 2 à 11 on va décrire les différentes étapes de fabrication de l'élément de fermeture 3.

    [0021] On découpe dans une bande métallique, non représentée, un flan 10 de forme identique à l'ouver­ture 2 de la boîte et possédant une surface supérieure à ladite ouverture de façon à pouvoir former le bord de sertissage sur le corps 1.

    [0022] Ensuite, on réalise sur le flan 10 différentes opérations pour former l'élément de fermeture 3. Ces différentes opérations sont effectuées les unes à la suite des autres sur une presse comprenant une succession d'outils indépendants ou un outil étagé.

    [0023] Par simplification, le dispositif sera décrit comme étant constitué par une succession d'outils indépendants dans la description qui va suivre.

    [0024] Tout d'abord, on place le flan de tôle 10 dans un premier outil d'emboutissage (Figs. 2 et 3) comprenant un socle 11 formant une matrice qui comporte sur sa partie supérieure une empreinte 12.

    [0025] La matrice peut être indépendante du socle 11 et placée dans un logement prévu à cet effet à l'intérieur dudit socle.

    [0026] D'autre part, le bord supérieur du socle 11, qui entoure l'empreinte 12 consitue un serre-flan périphérique inférieur 13.

    [0027] Au-dessus du socle 11, le premier outil d'emboutissage comprend un corps 14 dont la partie inférieure constitue un serre-flan périphérique supérieur 15.

    [0028] Le corps 14 comporte un puits 16 dans lequel pénètre un poinçon 17 dont la face supérieure a une forme complémentaire à celle de l'empreinte 12 de la matrice.

    [0029] Après avoir placé le flan 10 sur le serre-­flan périphérique inférieur 13, on descend dans un premier temps le serre-flan périphérique supérieur 15 de façon à serrer le bord périphérique du flan 10.

    [0030] Ensuite, en descend le poinçon 17 de telle sorte que sa face de travail entre en contact avec le flan 10 et forme une zone centrale bombée 10a dont le galbe correspond au galbe de l'empreinte 12 (Fig. 3).

    [0031] A la suite de cette première phase, on retourne le flan 10 et on le place dans un deuxième outil d'emboutissage (Figs. 4 et 5) comprenant un socle 20 qui comporte une cavité centrale 21 dans laquelle est monté un poinçon mobile 22 muni sur sa face supérieure d'un petit méplat 22a.

    [0032] Le poinçon mobile 22 coopère avec un organe 23 de régulation du déplacement dudit poinçon qui peut être constitué par exemple par un ressort de telle sorte qu'en position repos la face supérieure du poinçon mobile 22 soit située au-dessus de la face supérieure du socle 20.

    [0033] Le deuxième outil d'emboutissage comprend également un corps 24 dont la partie inférieure constitue un serre flan périphérique supérieur 25. Ce corps 24 comporte un puits 26 dans lequel coulisse une matrice 27 dont la face inférieure est munie d'une empreinte 28 de forme complémentaire à celle du poinçon mobile 22. L'empreinte 28 comporte également un petit méplat 27a.

    [0034] On pose le flan 10 sur la face supérieure du socle 20 et on descend dans un premier temps le serre-flan périphérique supérieur 25 afin de serrer le bord périphérique dudit flan. On descend progressive­ment la matrice 27 si bien qu'une portion de la zone bombée 10a pénètre dans l'empreinte 28 sous l'action du poinçon mobile 22 de façon à former, à partir de ladite zone bombée 10a, une petite zone galbée 10b se raccordant au reste du flan 10 par une jupe périphé­rique 10c sensiblement verticale. La zone galbée 10b comporte un méplat 10′b.

    [0035] Au cours, de la descente de la matrice 27, le poinçon mobile 22 descend également ce qui comprime le ressort 23.

    [0036] Après cette deuxième phase, on retourne une nouvelle fois le flan 10 ainsi formé et on le place dans un outil de poinçonnage (Figs. 6 à 8) .

    [0037] Cet outil de poinçonnage comprend une matrice 30 comportant une empreinte 31 de forme complémentaire à la forme galbée (10b, 10c) formée sur le flan 10 et dans laquelle débouche un puits 32. L'intersection entre l'empreinte 31 et le puits 32 forme une arête tranchante 32a.

    [0038] Dans ce puits 32 est monté coulissant un poussoir 33.

    [0039] L'outil de poinçonnage comprend également, dans l'axe du puits 32 et de forme complémentaire audit puits, un poinçon 34 qui comporte sur son bord inférieur une arête tranchante 34a.

    [0040] On pose le flan 10 sur la face supérieure de la matrice 30 de telle manière que la zone galbée (10b, 10c) vienne se loger dans l'empreinte 31.

    [0041] Ensuite, on descend progressivement le poinçon 34 jusqu'à ce que son arête tranchante 34a vienne en contact avec la zone galbée 10b, puis chevauche l'arête tranchante 32a (Fig. 7a) et pratique dans cette zone galbée une ouverture 5a. La découpe 10d ainsi formée se sépare du reste du flan 10 et tombe sur le poussoir 33 (Fig. 7). La découpe 10d repose sur le poussoir 33 par l'intermédiaire de son méplat 10′b ce qui évitera à la découpe de basculer.

    [0042] Cette découpe 10d, à ce stade du procédé, a les mêmes dimensions que l'ouverture 5a réalisée dans le flan 10.

    [0043] Après avoir remonté le poinçon 34, le poussoir 33 monte et fait passer la découpe 10d au travers de l'ouverture 5a pour positionner ladite découpe au-dessus du bord de la zone galbée 10b, comme représenté à la Fig.8.

    [0044] Le passage de la découpe 10d dans l'ouvertu­re 5a s'effectue facilement étant donné qu'au moment du poinçonnage ladite découpe a tendance à se rétrécir légèrement.

    [0045] Ensuite, en descend le poinçon 34 pour aplatir légèrement la découpe 10d afin que le bord de la découpe entre en contact avec la jupe 10c et aussure le maintien de ladite découpe au moment du transfert dans l'outil suivant.

    [0046] Selon une variante représentée à la Fig. 8a, le maintien de la découpe 10d sur le poussoir 33 peut être réalisé par un téton 10g formé sur ladite découpe et s'encastrant dans un logement 33a réalisé sur le poussoir 33.

    [0047] Ensuite, l'ensemble constitué par le flan 10 et la découpe 10d est transféré dans un outil de sertissage (Figs. 9 à 11).

    [0048] Cet outil de sertissage est constitué par un poinçon supérieur 40 et un tas inférieur 42, tous deux étant mobiles verticalement de façon à pouvoir se rapprocher l'un vers l'autre.

    [0049] Le poinçon supérieur 40 comporte une partie en relief 41 de forme complémentaire à la jupe 10c formée dans le flan 10. Le tas 42 comporte une gorge 43a qui délimite une partie centrale 43 de forme complémentaire à l'ouverture pratiquée dans ledit flan. La gorge 43a permet de rouler l'extrémité de la jupe 10c sur la découpe 10d comme cela sera décrit ultérieurement.

    [0050] La partie en relief 41 du poinçon 40 pénètre dans la jupe 10c et bloque le bord de cette jupe tandis que la partie centrale 43 du tas 42 pénètre dans l'ouveture 5a du flan 10 comme représenté à la Fig. 10.

    [0051] Dans cette position, le bord 10b se trouve en appui sur le fond de la gorge 43a. D'autre part, le bord de la découpe 10d est en appui sur la partie en relief 41 et se trouve positionnée sensiblement à mi-­hauteur de la jupe 10c, alors que le fond de ladite découpe 10d repose sur la partie centrale 43 du poinçon 42.

    [0052] Le rapprochement de ces deux éléments 40 et 42 aplatit progressivement la découpe 10d de telle sorte que le bord de cette découpe 10d provoque le flambage de cette jupe 10c. Ce flambage est accentué par le mouvement du tas 42 qui agit sur le bord 10b (Fig. 10). En même temps, il se forme, au niveau de l'orifice 5 un bord plié 10f, le périmètre de l'orifice 5 restant constant.

    [0053] En fin d'opération, la découpe 10d est com­plètement aplatie et sertie dans le pli de sertissage 10e qui se forme sous l'action du poinçon 40 et du tas 42 comme représenté à la Fig. 11.

    [0054] La gorge 43a roule vers l'intérieur le bord extérieur du pli de sertissage 10e de telle manière que la tranche coupante dudit pli s'incruste dans la découpe 10d ce qui évite l'oxydation de ladite tranche.

    [0055] De plus, le bord de sertissage 10e est en retrait par rapport au bord plié 10f formant l'orifice 5.

    [0056] Grâce à la forme intiale galbée de la découpe 10d, la surface de cette découpe sertie est sensiblement identique à sa surface avant sertisage, mais le périmètre de la découpe sertie est supérieur à son périmètre avant sertissage de telle manière qu'el­le puisse être pincée dans les plis au cours de l'opération de sertisssage.

    [0057] De la sorte, on obtient un élément de fermeture 3 qui comporte un opercule amovible 4 serti constitué par la découpe 10d elle-même et qu'il suffit de sertir sur le corps 1 de la boîte (Fig. 1) pour avoir une fermeture hyper-étanche.

    [0058] L'étanchéité est réalisée, d'une part, au niveau du bord périphérique de l'opercule 4 et, d'autre part, au niveau de la tranche du pli de sertissage 10e.

    [0059] Selon une variante, l'opercule n'est pas constitué par la découpe 10d elle-même, mais par une pastille découpée soit dans la bande métallique où est découpé le flan 10, mais dans une zone différente, soit dans une autre bande métallique. Dans ce cas, la pastille est préalablement formée pour obtenir un galbe identique à la découpe 10d et le sertissage s'effectue de la même manière que précédemment.

    [0060] Selon une autre variante l'opercule 4 peut être formé à partir d'un matériau différent du flan 10 ou d'une couleur différente, puis serti, comme précedemment avec le bord de l'orifice 5 formé dans ledit flan. Dans ce cas, l'opercule a également la même surface et un galbe identique à la découpe 10d pratiquée dans le flan.

    [0061] Selon encore une autre variante illustrée à la figure 12, l'opercule 4 comporte une zone galbée 4a par exemple orientée vers l'intérieur de la boîte 1.

    [0062] Dans ce cas, l'opercule 4 n'est pas consti­tué par la découpe 10d réalisée directement dans le flan 10, comme pour la variante précédente, du fait de la zone galbée 4a.

    [0063] En effet, compte tenu de la présence de cette zone galbée 4a sur l'opercule 4, on ne peut pas aplatir cet opercule pour obtenir l'élargissement de la jupe 10c.

    [0064] C'est pourquoi l'opercule 4 est constitué par une pastille découpée soit dans la bande métal­lique où est découpé le flan 10, mais dans une zone différente, soit dans une autre bande métallique, et formée pour obtenir la zone galbée 4a. Dans ce cas, l'opercule 4 a un périmètre plus grand que le périmètre de l'orifice 5.

    [0065] En se reportant maintenant aux Figs. 13 à 16, on va décrire les différentes étapes de fabrication de l'élément de fermeture selon la Fig. 12.

    [0066] Le flan 10, dans lequel on a préalablement réalisé la jupe 10c et l'ouverture 5a, est placé dans un outil de formage (Figs. 13 et 14).

    [0067] Cet outil est constitué par un poinçon inférieur 50 comportant une rondelle élastique 51 de forme complémentaire à la jupe 10c.

    [0068] L'outil comprend, d'autre part, un poinçon supérieur 52 comportant une partie en relief 53 de forme complémentaire à la jupe 10c et pénétrant dans ladite jupe.

    [0069] Un élément 54 formant butée est placé à une certaine distance et autour de la jupe 10c.

    [0070] Le rapprochement des poinçons 50 et 52 provoque l'aplatissement progressif de la rondelle 51 ce qui entraîne un élargissement d'une partie de la jupe 10c. Simultanément, une ébauche d'un bord plié 10f se forme au niveau de l'orifice 5, tout en main­tenant le périmètre dudit orifice constant.

    [0071] L'élargissement de la jupe 10c peut également être obtenu par un coussin en un matériau élastomère qui se déforme sous l'action d'un poinçon.

    [0072] L'élément 5 limite l'élargissement de la jupe 10c et contribue à la formation du bord vertical de ladite jupe.

    [0073] Ensuite, on place le flan 10 ainsi formé dans un outil de sertissage identique aux Figs. 9 à 11 comprenant deux poinçons 40 et 42 (Figs 15 et 16) et on positionne l'opercule 4, préalablement formé, dans la jupe 10c.

    [0074] Le rapprochement des poinçons 40 et 42 réalise le sertissage de l'opercule 4.

    [0075] Au cours de cette opération, le bord plié 10f est aplati et, grâce à la gorge 43a le bord extérieur du pli de sertissage 10e est roulé vers l'intérieur de telle manière que la tranche coupante dudit pli s'incruste dans l'opercule 4 pour assurer l'étanchéité et éviter l'oxydation de ladite tranche.

    [0076] Le bord de sertisage 10e est également en retrait par rapport au bord plié 10f.

    [0077] Après, il suffit de retourner l'élément de fermeture ainsi réalisé et de le sertir sur le corps de la boîte 1 pour que la zone galbée 4a de l'opercule 4 se trouve orientée vers l'intérieur de ladite boîte.

    [0078] Dans ce cas, l'opercule 4 peut également être formé à partir d'un matériau différent du plan 10 ou d'une couleur différente.

    [0079] Pour ouvrir l'élément de fermeture 3 selon les modes de réalisation décrits ci-dessus, il suffit d'appuyer sur l'opercule 4 qui tombe à l'intérieur de la boîte, évitant ainsi d'avoir des pastilles séparables vers l'extérieur de la boîte qui , bien souvent, jonchent les lieux publics.

    [0080] Le contrôle de la force nécessaire pour l'ouverture de la boîte est obtenu au cours de la fabrication, par le réglage des efforts de sertissage de l'opercule.

    [0081] Selon encore un autre mode de réalisation illustré à la Fig. 17, l'opercule 4 peut être muni d'un anneau 6 riveté ou soudé sur ledit opercule permettant de tirer sur cet opercule pour ouvrir la boîte.

    [0082] L'élément de fermeture selon l'invention présente, entre autres, l'avantage de ne comporter aucun bord tranchant accessible pouvant porvoquer des coupures au moment de l'ouverture de la boîte et d'assurer une protection alimentaire du bord entourant l'orifice dans lequel est serti l'opercule.

    [0083] Par ailleurs, l'opercule peut avoir toutes les dimensions désirées, une forme quelconque, ronde, triangulaire, élliptique, adaptée à chaque type de boîte et l'élément de fermeture peut comporter plu­sieurs opercules sertis et détachables.

    [0084] Enfin, l'opercule amovible peut être réalisé sur le corps de la boîte ou sur le fond de la boîte.

    [0085] L'invention s'applique à toutes les boîtes notamment métalliques, à des récipients divers et par exemple aux boîtes-boisson.


    Revendications

    1. Procédé de fabrication d'un élément de fermeture (3) dit à ouverture contrôlée d'une boîte notamment métallique (1), à partir d'un flan de tôle (10), caractérisé en ce qu'on emboutit le flan de tôle (10), pour former une zone bombée (10a), on forme à partir de cette zone bombée (10a) une zone galbée (10b, 10C) et on effectue au niveau de cette zone galbée (10b, 10c) une découpe (10d) pour réaliser un orifice (5) comportant une jupe périphérique (10c), on élargit une partie de la jupe périphérique (10c) et on sertit sur l'orifice (5) un opercule amovible (4) en formant un bord de sertissage (10e) constitué par la jupe périphérique (10c).
     
    2. Procédé de fabrication selon la revendi­cation 1, caractérisé en ce qu'on élargit une partie de la jupe périphérique (10c) de l'orifice en apla­tissant progressivement l'opercule amovible (4) préalablement galbé, placé à l'intérieur de ladite jupe, la surface de l'opercule (4) serti étant sensi­blement identique à sa surface avant sertissage et le périmètre de l'opercule (4) serti étant supérieur à son périmètre avant sertissage.
     
    3. Procédé de fabrication selon la revendi­cation 1, caractérisé en ce qu'on élargit une partie de la jupe périphérique de l'orifice (10c) en apla­tissant progressivement la découpe (10d) constituant l'opercule amovible (4), la surface de la découpe (10d) sertie étant sensiblement identique à sa surface avant sertissage et le périmètre de la découpe (10d) sertie étant supérieur à son périmètre avant sertissage.
     
    4. Procédé de fabrication selon la revendi­cation 1, caractérisé en ce qu'on élargit une partie de la jupe périphérique (10c) de l'orifice (5) en aplatissant progressivement une rondelle élastique, on place ensuite à l'intérieur de ladite jupe un opercule amovible (4) préalablement formé et comportant une zone galbée (4a), et on sertit sur l'orifice (5) l'opercule amovible (4) en formant un bord de sertissage (10e) constitué par la jupe périphérique (10c).
     
    5. Procédé de fabrication selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'en élargissant la jupe périphérique (10c) de l'ouverture (5), on forme au niveau de ladite ouverture un bord plié (10f) en maintenant le périmètre de l'orifice (5) constant.
     
    6. Elément de fermeture dit à ouverture contrôlée d'une boîte notamment métallique (1), caractérisé en ce qu'il comporte un orifice (5) entouré par une jupe périphérique (10c) et au niveau duquel est serti un opercule amovible (4), le bord de sertissage (10e) formé par la jupe périphérie (10c) étant en retrait par rapport au bord de l'orifice (5).
     
    7. Elément de fermeture selon la revendica­tion 6, caractérisé en ce que l'opercule amovible (4) est constitué par une pastille préalablement formée, la surface de l'opercule (4) après sertissage étant sensiblement identique à sa surface avant sertissage et le périmètre dudit opercule après sertissage étant supérieur à son périmètre avant sertissage.
     
    8. Elément de fermeture selon la revendica­tion 6, caractérisé en ce que l'opercule amovible (4) est constitué par la découpe (10d) de l'orifice (5), la surface de ladite découpe (10d) après sertissage étant sensiblement identique à sa surface avant sertissage et le périmètre de ladite découpe après sertissage étant supérieur à son périmètre avant sertissage.
     
    9. Elément de fermeture selon la revendica­tion 6, caractérisé en ce que l'opercule amovible (4) est constitué par une pastille comportant une zone galbée (4a), la surface dudit opercule étant supéri­eure à la surface de l'orifice (5).
     
    10. Elément de fermeture selon l'une des revendications 6 à 9, caractérisé en ce que l'opercule (4) comporte un anneau (6).
     
    11. Elément de fermeture selon la revendica­tion 6, caractérisé en ce que le bord de sertissage (10a) est disposé à l'intérieur de la boîte (1).
     
    12. Elément de fermeture selon la revendi­cation 6, caractérisé en ce que le bord de sertissage (10e) est disposé à l'extérieur de la boîte (1).
     
    13. Elément de fermeture selon les revendi­cations 11 et 12, caractérisé en ce que le pli exté­rieur du bord de sertissage (10e) est roulé vers l'intérieur.
     
    14. Elément de fermeture selon les revendi­cations 11 et 12, caractérisé en ce que le pli exté­rieur du bord de sertissage (10e) est plat.
     
    15. Boîte pour application de l'élément de fermeture selon l'une quelconque des revendications 6 à 14, caractérisée en ce qu'elle comporte un orifice (5) à ouverture contrôlée réalisé par sertissage d'un opercule amovible rapporté (4).
     
    16. Boîte selon la revendication 15, caractérisée en ce que le bord de sertissage est en retrait par rapport au bord de l'orifice (5).
     
    17. Boîte selon la revendication 15, caractérisée en ce que l'opercule amovible (4) après sertissage est plus grand que l'orifice (5).
     
    18. Boîte boisson, pour application de l'élément de fermeture selon l'une quelconque des revendications 6 à 14, caractérisée en ce qu'elle comporte un opercule amovible serti (4).
     




    Dessins

























    Rapport de recherche