[0001] La présente invention a trait à la réalisation de cuves étanches et thermiquement
isolantes destinées au transport par mer des gaz liquéfiés et, en particulier, au
transport des gaz naturels liquéfiés à forte teneur en méthane.
[0002] Dans les brevets français 1 438 330̸, 2 105 710 et 2 146 612, on a déjà décrit la
réalisation d'une cuve étanche et isolante, intégrée à la structure porteuse d'un
navire et constituée par deux barrières d'étanchéité successives, une primaire, au
contact avec le gaz liquéfié transporté, et une secondaire, disposée entre la barrière
primaire et la structure porteuse du navire, ces deux barrières d'étanchéité étant
alternées avec deux couches d'isolation thermique appelées "barrières isolantes".
Dans ces réalisations, les barrières isolantes primaire et secondaire sont constituées
par des caisses parallélépipédiques remplies d'un calorifuge et les barrières d'étanchéité
primaire et secondaire sont constituées par des virures métalliques, par exemple en
invar, soudées à bords relevés de part et d'autre d'une aile de soudure.
[0003] Dans le brevet français 2 462 336, on a proposé une réalisation de cuve dans laquelle
la barrière isolante secondaire était réalisée par une couche épaisse de matériau
alvéolaire fixée contre la structure porteuse du navire, la barrière isolante primaire
étant constituée d'une plaque rigide présentant notamment un avantage sur le plan
de la résistance mécanique. En effet, la rigidité des plaques de la barrière isolante
primaire permettait une meilleure résistance vis-à-vis des chocs produits sur les
parois de la cuve par les mouvements du liquide en cours de transport, mouvements
qui sont dûs au roulis et au tangage du navire. Pour maintenir élastiquement la barrière
isolante primaire en appui sur la barrière d'étanchéité secondaire, on avait proposé
de mettre en place dans la couche de matériau alvéolaire, qui constituait la barrière
isolante secondaire, un insert-bande sur lequel était fixée une aile de soudure ;
sur cette aile de soudure, on venait souder, d'une part, les bords relevés des virures
de la barrière d'étanchéité secondaire, d'autre part, les bords relevés de deux lamelles
de maintien qui appuyaient les plaques de la barrière isolante primaire contre la
barrière d'étanchéité secondaire et, enfin, les bords relevés des virures constituant
la barrière d'étanchéité primaire. Dans cette réalisation, la barrière primaire était
accrochée sur la barrière secondaire, sans liaison aucune avec la structure porteuse
du navire, ce qui était très avantageux pour les caractéristiques d'isolation. Mais,
l'inconvénient essentiel provenait du fait que la mise en place de l'insert-bande
et de son aile de soudure était pratiquement impossible de façon automatisée, de sorte
que le coût de réalisation de ce dispositif s'avérait prohibitif malgré les bonnes
performances que l'on obtenait. En outre, au niveau de la barrière isolante primaire,
l'aile de soudure créait un cloisonnement étanche entre deux éléments adjacents de
ladite barrière, ce qui rendait très difficile la purge de la barrière primaire par
circulation de gaz inerte ou le contrôle de l'étanchéité pour injection de gaz traceurs.
[0004] Dans le brevet français 2 504 882, an a proposé une réalisation de ce type de cuve,
qui permettait d'utiliser des barrières d'étanchéité primaire autres que celles constituées
par des virures de tôle mince d'invar soudées à bords relevés. Dans l'une des variantes
envisagées, on propose d'utiliser une barrière isolante secondaire constituée de caisses
parallélépipédiques remplies de calorifuge et une barrière isolante primaire constituée
de plaques formées par une couche alvéolaire assemblée à un panneau rigide. Ce type
de structure présentait l'avantage de conserver pour l'essentiel le bénéfice de la
rigidité de la barrière isolante primaire telle qu'elle avait été proposée dans le
brevet 2 462 336 précité et elle permettait, en outre, d'utiliser différents types
de barrière d'étanchéité primaire, notamment celles constituées par un assemblage
de tôles d'acier cryogénique gaufrées soudées à recouvrement comme proposé dans le
brevet français 2 413 260. Les réalisations proposées permettaient également d'éviter
l'inconvénient susmentionné inhérent au système décrit dans le brevet français 2 462
336, mais malheureusement, ce dispositif présentait un grave défaut : en effet, la
barrière primaire était accrochée directement sur la structure porteuse du navire
par des organes d'ancrage, qui traversaient la barrière d'étanchéité secondaire. Or,
il s'est avéré que cette technique était susceptible de générer, dans certaines conditions,
des zones de concentration de contraintes, ce qui est défavorable sur le plan de la
sécurité ; et, de plus, on établissait par les organes d'ancrage un pont thermique
direct entre la barrière primaire et la structure porteuse du navire, ce qui était
défavorable sur le plan des performances d'isolation.
[0005] Le but de l'invention est de proposer une réalisation d'un tel type de cuve dans
laquelle on puisse, d'une part, utiliser comme éléments de la barrière isolante primaire,
des plaques rigides fournissant une bonne résistance mécanique aux chocs du liquide
en cours de transport, d'autre part, éviter la création de ponts thermiques directs
entre la barrière primaire et la structure porteuse du navire et, enfin, permettre
une mise en place par des moyens automatiques afin de limiter le coût de réalisation
de la cuve. La suppression des ponts thermiques directs sussentionnés conduisait à
penser à un accrochage de la barrière primaire sur la barrière secondaire mais, comme
il a déjà été indiqué, la réalisation proposée dans le brevet français 2 462 336 ne
pouvait être envisagée. De plus, il était souhaitable de trouver une solution qui
permette d'utiliser, comme barrière d'échanchéité primaire, non seulement un assemblage
de virures à bords relevés en invar, mais également un assemblage de tôles épaisses
gaufrées, ce qui n'était pas le cas du dispositif décrit dans le brevet français 2
462 336 précité.
[0006] Le type de réalisation proposé selon la présente invention met en oeuvre une barrière
isolante secondaire constituée de façon connue de caisses rigides remplies de matériau
particulaire isolant ; la barrière d'étanchéité secondaire est constituée par des
virures d'invar soudées à bords relevés de part et d'autre d'un support de soudure
retenu sur les caisses de la barrière isolante secondaire ; ce même support de soudure
sert à maintenir les éléments de la barrière isolante primaire ; et sur ces éléments,
il est possible de disposer le type de barrière d'étanchéité primaire que l'on désire.
[0007] La présente invention a donc pour objet le produit industriel nouveau que constitue
une cuve étanche et isolante intégrée à la structure porteuse d'un navire, ladite
cuve comportant deux barrières d'étanchéité successives, l'une primaire au contact
avec le produit contenu dans la cuve et l'autre secondaire disposée entre la barrière
primaire et la structure porteuse du navire, ces deux barrières d'étanchéité étant
alternées avec deux barrières thermiquement isolantes, la barrière isolante primaire
était maintenue élastiquement en appui sur la barrière d'étanchéité secondaire grâce
à des moyens d'accrochage métalliques mécaniquement liés à la barrière isolante secondaire
et étant constituée de plaques rigides sensiblement parallélépipédiques entre lesquelles
passent les moyens d'accrochage précités, la carrière d'étanchéité secondaire étant
constituée par des virures métalliques à bords relevés vers l'intérieur de la cuve,
lesdites virures étant réalisées en tôle mince à faible coefficient de dilatation
et étant soudées bord à bord, par leurs bords relevés, sur les deux faces d'un support
de soudure qui est retenu mécaniquement sur les éléments de la barrière isolante secondaire,
ledit support de soudure constituant une partie d'un moyen d'accrochage destiné à
retenir mécaniquement la barrière isolante primaire sur la barrière d'étanchéité secondaire,
caractérisé par le fait que :
a) de façon connue en soi, la barrière isolante secondaire est constituée par un ensemble
d'éléments calorifuges secondaires sensiblement parallelépipédiques fixés contre la
structure porteuse du navire par des organes de retenue solidaires de ladite structure
porteuse, qui coopèrent avec des fixations disposées en bordure des éléments de la
barrière isolante secondaire, lesdits éléments étant séparés les uns des autres par
des zones de joint sensiblement rectilignes où se trouvent disposés les organes de
retenue précités ;
b) les moyens d'accrochage sont des bandes à profil en L comportant chacune un petit
côté et un grand côté formant une équerre, le grand côté constituant le support de
soudure et le petit côté étant inséré dans une rainure pratiquée dans celle des faces
d'un élément calorifuge secondaire qui supporte la barrière d'étanchéité secondaire,
l'extrémité libre du support de soudure étant en retrait par rapport au plan de la
barrière d'étanchéité primaire ;
c) les plaques rigides de la barrière isolante primaire comportent, en vis-à-vis de
chaque support de soudure et sur toute leur longueur, un tenon de fixation, deux bandes
en équerre étant soudées de part et d'autre du support de soudure et s'appuyant par
leurs parties non soudées sur lesdits tenons.
[0008] Dans un mode préféré de réalisation, les éléments de la barrière isolante secondaire
sont des caissons cloisonnés intérieurement et remplis d'un matériau particulaire
thermiquement isolant, chaque caisson comportant, au droit de chaque rainure destinée
à la mise en place d'un moyen d'accrochage, une cloison intérieure épaisse fortement
fixée aux laces délimitant le caisson ; chaque caisson de la barrière isolante secondaire
est réalisé en bois contreplaqué, la fixation de la cloison intérieure épaisse au
droit d'une rainure étant réalisée par des vis mises en place en fond de rainure ;
les éléments de la barrière isolante secondaire sont des parallélépipèdes rectangles
tous identiques, les organes de retenue utilisés pour le maintien de la barrière isolante
secondaire sur la structure porteuse du navire étant alignés selon deux directions
perpendiculaires, dont l'une est parallèle aux rainures où sont insérés les moyens
d'accrochage.
[0009] Selon un mode de réalisation spécifique, chaque organe de retenue comporte, d'une
part, un goujon fileté soudé par sa base sur la structure porteuse du navire et, d'autre
part, une plaquette, qui s'appuie, par vissage d'un écrou sur ledit goujon, sur un
tenon disposé en bordure d'un caisson de la barrière isolante secondaire, chaque plaquette
prenant appui simultanément sur quatre tenons de quatre caissons adjacents. De façon
connue, on peut faire en sorte que les éléments de la barrière isolante secondaire
s'appuient sur la structure porteuse du navire par l'intermédiaire de lattes parallèles
reposant sur des boudins de résine polymérisable, ces lattes reconstituant, par éléments
discontinus, une surface géométrique définie, indépendante des écarts aléatoires de
la structure porteuse par rapport à sa surface théorique. Il existe, bien entendu,
des zones de joint entre les éléments de la barrière d'isolation secondaire en raison
de la présence des tenons et des organes de retenue : on peut avantageusement prévoir
que ces zones de joint soient remplies de matériau isolant.
[0010] Pour assurer un appui continu de la barrière d'étanchéité primaire, on peut prévoir,
au droit de chaque support de soudure et des tenons des plaques de la barrière isolante
primaire avec lesquels il coopère, un couvre-joint, dont la face orientée vers l'intérieur
de la cuve est au niveau des faces des plaques de la barrière isolante primaire qui
supporte la barrière d'étanchéité primaire. Selon un mode de réalisation intéressant
conduisant à bénéficier d'une bonne résistance mécanique de la barrière isolante primaire,
les plaques rigides constitutives de ladite barrière isolante primaire sont formées
d'une couche d'un matériau alvéolaire, tel que le balsa par exemple, enserrée de deux
panneaux rigides, par exemple en bois contreplaqué, éventuellement reliés entre eux
par leurs bordures au moyen d'éléments rigides ayant l'épaisseur de la couche de matériau
alvéolaire.
[0011] Dans une première variante, la barrière d'étanchéité primaire est formée par des
virures métalliques à bords relevés vers l'intérieur de la cuve, lesdites virures
étant constituées de tôles minces à faible coefficient de dilatation, par exemple
en invar, et étant soudées bord à bord, par leurs bords relevés, sur les deux faces
d'une aile de soudure, qui est retenue mécaniquement par un couvre-joint de la barrière
isolante primaire ; l'aile de soudure a avantageusement un profil en équerre, dont
le petit côté est engagé dans une rainure pratiquée sur toute la longueur du couvre-joint.
[0012] Dans une autre variante de réalisation, la barrière d'étanchéité primaire est formée
par un assemblage de tôles rectangulaires relativement épaisses compartant des ondulations
selon deux directions perpendiculaires, lesdites tôles étant soudées entre elles à
recouvrement et étant soudées par leurs bords sur des bandes métalliques fixées dans
des feuillures le long des bordures des plaques de la barrière isolante primaire,
lesdites plaques étant des parallélépipèdes rectangles et les directions des ondulations
étant parallèles aux bords des plaques ; une telle barrière d'étanchéité gaufrée est
du type de celle qui est décrite dans le brevet français 2 413 260̸.
[0013] Pour mieux faire comprendre l'objet de l'invention, on va en décrire maintenant,
à titre d'exemples purement illustratifs et non limitatifs, deux modes de réalisation
représentés sur le dessin annexé.
[0014] Sur ce dessin :
- la figure 1 représente, en perspective avec arrachement, un premier mode de réalisation
d'une cuve selon l'invention dans laquelle la barrière d'étancheité primaire est constituée
de virures en invar soudées à bards relevés ;
- la figure 2 représente, en perspective éclatée avec arrachement, la fixation d'un
caisson de la barrière d'isolation secondaire sur la structure porteuse du navire
et le maintien des plaques de la barrière d'isolation primaire au droit d'une cloison
intérieure d'un caisson de la barrière d'isolation secondaire ;
- la figure 3 représente, en coupe, le détail A de la figure 1, la coupe étant réalisée
dans un plan perpendiculaire au support de soudure assurant le maintien de la barrière
primaire contre la barrière secondaire ;
- la figure 4 représente une variante de réalisation de la cuve de la figure 1 dans
laquelle la barrière d'étanchéité primaire est constituée de tôles comportant des
ondulations selon deux directions perpendiculaires et formant une barrière d'étanchéité
primaire gaufrée ;
- la figure 5 représente une coupe analogue à celle de la figure 3 portant sur le détail
B de la figure 4 ;
- la figure 6 représente schématiquement, en perspective éclatée avec arrachement, un
mode de réalisation possible d'un angle de cuve pour l'une ou l'autre des variantes
des figures 1 et 4.
[0015] En se référant aux figures 1 à 3, on voit que l'on a désigné par 1 la paroi épaisse,
qui constitue la structure porteuse du navire. Sur la paroi 1, on a soudé, selon deux
directions perpendiculaires, des goujons filetés 2 régulièrement espacés ; les goujons
2 sont réalisés en acier inoxydable. On a mis en place sur la structure porteuse du
navire un réseau de lattes parallèles 3 reposant sur des boudins de résine polymérisable,
ces lattes 3 reconstituant, par éléments discontinus, une surface géométrique définie,
indépendante des écarts aléatoires de la structure porteuse par rapport à sa surface
théorique. Sur les lattes 3, on a mis en place des caissons 4 en forme de parallélépipède
rectangle ; les caissons 4 sont disposés les uns à côté des autres et chaque goujon
2 se trouve au point où quatre coins de caisson 4 sont adjacents. L'un des alignements
des goujons 2 est parallèle aux lattes 3.
[0016] Chaque caisson 4 est constitué par un assemblage vissé ou agrafé de plaques de bois
contreplaqué et est rempli d'un matériau particulaire isolant tel que la perlite.
La face 4
a du caisson 4, qui repose sur les lattes 3, déborde légèrement par rapport à celles
des faces transversales externes 4
b dudit caisson, qui sont parallèles aux lattes 3 ; la face 4
a porte, en bordure du caisson, des tenons 5 grâce auxquels est assuré le maintien
du caisson 4 contre la structure porteuse du navire ; en effet, on fait coopérer avec
chaque goujon 2 une plaquette carrée 6, qui vient s'appuyer sur les quatre tenons
5 de quatre caissons adjacents, la plaquette étant maintenue sur le tenon grâce à
un écrou 7, qui est vissé sur l'extrémité libre filetée du goujon 2. La face 4
a du caisson 4 ne déborde que par rapport aux faces transversales desdits caissons,
qui sont parallèles aux lattes 3, et les tenons 5 ne s'étendent sur ces parties débordantes
que sur une faible longueur, comme il est bien visible sur la figure 1. Les tenons
5 ont une épaisseur de 18 mm mesurée perpendiculairement à la face 4
a du caisson et ils sont collés et agrafés sur les faces du caisson contre lesquelles
ils sont en appui. Les caissons 4 viennent donc côte-à-côte le long de leurs faces
transversales, qui sont perpendiculaires aux lignes moyennes des lattes 3, mais sont
espacés les uns des autres au droit des tenons 5, ce qui constitue une zone de joint
que l'on remplit d'un matériau isolant 8 formant une bande, qui assure la continuité
de la surface formée par l'ensemble des faces 4
c des caissons 4 qui sont parallèles à la structure porteuse 1 du navire mais sont
distantes de celle-ci en raison de l'épaisseur des caissons définie par les dimensions
des faces transversales 4
b.
[0017] Les caissons 4 sont cloisonnés intérieurement et les faces 4
c portent chacune deux rainures 9 ayant un profil en T. Les rainures 9 sont pratiquées
dans l'épaisseur de la face 4
c et la partie, qui constitue l'âme du T, débouche vers l'extérieur du caisson. Les
lignes moyennes des deux rainures 9 d'un caisson sont perpendiculaires aux lignes
moyennes des lattes 3 ; elles sont symétriques par rapport au centre de la face 4
c et leur écartement est égal à la moitié de la largeur du caisson mesurée parallèlement
aux lattes 3. Au droit de chacune de ces rainures 9, on a disposé, à l'intérieur du
caisson 4, une cloison épaisse 4
d, qui est fixée à l'intérieur du caisson par agrafage sur les faces 4
a et 4
b au moyen d'agrafes 10
a et par vissage sur la face 4
c au moyen de vis 10. Les vis 10 sont disposées dans l'épaisseur de la cloison 4
d et elles sont mises en place au fond des rainures 9 ; leur introduction dans les
rainures 9 est rendue possible en ménageant des zones élargies 11 qui permettent le
passage des têtes des vis 10, comme il est bien visible sur la figure 2.
[0018] Dans les rainures 9 à profil en T, on introduit un moyen d'accrochage 12 qui est
constitué par une bande d'invar ayant un profil en L, le petit côté du L étant introduit
dans l'une des ailes de la rainure en T, alors que le grand côté traverse l'âme de
la rainure en T et constitue donc une saillie par rapport à la face 4
c du caisson 4, en direction de l'intérieur de la cuve. Les vis 10 qui se trouvent
au fond de la rainure 9 ne gênent aucunement la mise en place du moyen d'accrochage
12. Le grand côté du moyen d'accrochage 12 constitue un support de soudure 12
a de part et d'autre duquel viennent se souder les bords relevés 13
a de virures d'invar qui constituent la barrière d'étanchéité secondaire de la cuve
selon l'invention. Les virures d'invar 13 ont une épaisseur d'environ 0̸,7 mm et une
largeur entre bords relevés 13
a égale à la distance entre deux rainures consécutives 9. La barrière d'étanchéité
secondaire ainsi constituée repose de façon continue sur les faces 4
c des caissons 4 et les bordures des bandes isolantes 8 mises en place entre les caissons
4. Les supports de soudure 12
a forment les saillies, qui s'étendent largement au-delà des bords relevés 13
a des virures 13.
[0019] La barrière isolante primaire est constituée de plaques rigides rectangulaires 14
ayant une largeur égale à la distance comprise entre deux bords relevés 13
a des virures 13 ; la longueur des plaques 14 est égale à la longueur des caissons
4 mesurée parallèlement aux rainures 9. Chaque plaque 14 est constituée d'une âme
en balsa 14
b recouverte, de part et d'autre, par un panneau de bois contreplaqué de 9 mm d'épaisseur,
l'ensemble ayant une épaisseur de 50 mm. Le panneau de contreplaqué, qui repose sur
une virure 13, a été designé par 14
a ; ce panneau 14
a déborde de part et d'autre de l'âme en balsa 14
b sur toute la longueur de la plaque 14 ; sur cette longueur, l'âme de balsa 14
b est bordée par une entretoise transversale 14
c, ladite entretoise maintenant l'écartement entre le panneau 14
a, d'une part, et le panneau 14d, qui recouvre l'âme de balsa 14
b sur son autre face. Sur la partie débordante du panneau 14
a et sur toute la longueur de la plaque 14 est disposé un tenon de fixation 15 ; les
tenons de fixation 15 de deux plaques adjacentes 14 sont disposés de part et d'autre
du support de soudure 12
a, la longueur de ce support de soudure étant telle qu'il dépasse en saillie au-delà
des tenons 15. Sur l'angle correspondant au raccordement du panneau 14
d et de l'entretoise 14
c, les plaques 14 présentent un embrevement permettant la mise en place, entre deux
plaques 14 adjacentes, d'un couvre-joint plat 16, qui ferme le volume compris entre
deux entretoises 14
c de deux plaques 14 adjacentes. Le couvre-joint 16 est fixé par des agrafes 17 sur
les entretoises 14c ; une de ses faces longitudinales est en regard de l'extrémité
libre du support de soudure 12
a et son autre lace longitudinale est dans le prolongement des faces externes des panneaux
14
d des plaques 14. Le couvre-joint 16 est constitué en bois contreplaqué d'une épaisseur
de 12 mm.
[0020] Avant de mettre en place le couvre-joint 16, on dispose de part et d'autre de la
partie du support de soudure 12
a qui dépasse au-delà des tenons de fixation 15, deux bandes en équerre 18, dont une
aile est en appui sur les tenons 15 et dont l'autre aile est en appui contre une face
du support de soudure 12
a ; les deux bandes 18 sont soudées en continu de part et d'autre du support de soudure
12
a de la même façon et avec la même machine automatique que pour la soudure des bords
relevés 13
a des virures 13 de part et d'autre du support de soudure 12
a. On peut éventuellement, pour une facilité de mise en place, prévoir un agrafage
des bandes 18 sur les tenons 15, mais cet agrafage n'a aucun rôle dans le maintien
de la barrière primaire sur la barrière secondaire, ledit maintien étant assuré par
les bandes en équerre 18, qui appuient les plaques 14 sur la barrière secondaire,
dès que leur soudure est effectuée sur le support de soudure 12
a.
[0021] Dans chaque couvre-joint 16, an a pratiqué une rainure en T 19 qui s'étend sur toute
la longueur du couvre-joint et qui reçoit une aile de soudure 20 ayant un profil en
L. La rainure en T 19 est identique à la rainure en T 9 ; l'une des ailes du T reçoit
le petit côté de l'aile de soudure 20, alors que l'âme du T est traversée par le grand
côté 20
a de part et d'autre duquel viennent les bords relevés 21a des virures d'invar 21,
qui constituent la barrière d'étanchéité primaire de la cuve selon l'invention. Les
virures 21 sont identiques aux virures 13 ; les bords relevés 21
a sont soudés en continu de part et d'autre du grand côté 20
a de l'aile de soudure 20 ; les virures 21 reposent sur une surface rigide continue
constituée par les panneaux 14
d des plaques 14 et les couvre-joints 16.
[0022] On constate que, dans le mode de réalisation qui vient d'être décrit, il n'y a aucun
pont thermique direct entre la barrière primaire et la structure porteuse du navire,
ce qui est extrêmement favrorable pour les caractéristiques d'isolation du système.
Par ailleurs, étant donné qu'aucun élément de fixation ne traverse la barrière d'étancheité
secondaire, on ne risque pas d'avoir des contraintes localisées éventuellement génératrices
d'incident. De plus, l'épaisseur de l'isolation primaire peut être réduite en raison
de l'absence de pont thermique entre la barrière primaire et la structure porteuse
du navire et cette réduction permet de réduire le poids de la barrière primaire qui
est accrochée sur la barrière secondaire. Le lait d'avoir adopté des plaques rigides
pour constituer les éléments de la barrière isolante primaire permet de bénéficier
d'une excellente résistance aux chocs générés par le liquide en cours de transport.
[0023] On sait, par ailleurs, que les cuves intégrées sont soumises à des phases de mise
en route au cours desquelles on purge l'air contenu dans les barrières primaire et
secondaire en envoyant un courant d'azote sous une légère surpression, généralement
limitée à 30 millibars. Cette purge par un gaz inerte génère des efforts tendant à
arracher les isolations ; la réalisation ci-dessus décrite permet de parfaitement
encaisser ces efforts : les forces d'arrachement se transmettent par les bandes en
équerre 18 sur le support de soudure 12
a ; elles sont transmises par la coopération du support de soudure etde la rainure
9 à la face 4
c qui est vissée sur la cloison épaisse 4
d ; les épaisseurs adaptées pour les cloisons 4
c et 4
d sont d'environ 12 mm pour des caissons ayant des dimensions de 1,2 m x 1 m. La cloison
4
d transmet ces forces à la face 4
a qui, par les tenons 5, les reporte sur les goujons 2. On a constaté que cette disposition
permettait sans inconvénient de reporter sur les goujons 2 des forces d'arrachement
de 360 kg par métre de support de soudure.
[0024] Les figures 4 et 5 se rapportent à un deuxième mode de réalisation. Dans ce deuxième
mode de réalisation, la barrière isolante secondaire et la barrière d'étanchéité secondaire
sont strictement identiques à celles qui ont été décrites en détail pour le premier
mode de réalisation. En conséquence, elles ne seront pas décrites à nouveau mais les
différents éléments correspondants ont été désignés sur les ligures 4 et 5 par des
chiffres de référence correspondant à deux du premier mode de réalisation augmentés
de 10̸0̸ ; ces éléments sont donc ceux dont les références sont comprises entre 101
et 113.
[0025] La constitution de la barrière isolante primaire de ce deuxième mode de réalisation
est légèrement différente de celle prévue pour le premier mode de réalisation. Les
éléments constitutifs de cette barrière isolante primaire sont des plaques rigides
114 constitués d'une âme de balsa 114
b enserrée entre deux panneaux de contreplaqué 114
a, 114
d. Cette structure générale est tout-à-fait analogue à celle des plaques 14 du premier
mode de réalisation. Les panneaux 114
a ont une partie débordante sur toute la longueur des plaques 114 et, sur cette partie
débordante, ils sont munis d'un tenon de fixation 115 ; deux tenons de fixation de
deux plaques 114 adjacentes sont fixés sur les caissons 114 comme les tenons 15 l'étaient
sur les caissons 14, par collage et agrafage ; ils sont disposés de part et d'autre
du support de soudure 112
a, qui fait saillie par rapport à la barrière d'étanchéité secondaire en direction
de l'intérieur de la cuve. Sur les tenons 115. on met en place des bandes en équerre
118, dont une aile repose sur les tenons 115 alors que l'autre vient en appui sur
une face du support de soudure 112
a. Les bandes en équerre 118 sont soudées en continu de part et d'autre du support
de soudure 112
a et permettent le maintien en appui des plaques 114 contre la barriére d'étanchéité
secondaire 113. Au droit des deux tenons 115, on vient mettre en place, après soudure
des bandes en équerre 118, un couvre-joint 116, qui présente une découpe 116
a permettant de loger, dans l'épaisseur du couvre-joint 116, l'extrémité du support
de soudure 112
a associée aux deux ailes des deux bandes de soudure, qui sont disposées de part et
d'autre dudit support. Le couvre-joint 116 a une épaisseur permettant de remplir complétement
l'espace libre existant au droit des tenons 115, de façon que l'on puisse disposer,
sur l'ensemble constitué par les panneaux 114
d et les couvre-joints 116, une barrière d'étanchéité primaire en bénéficiant d'un
support-plan continu.
[0026] Dans cette réalisation, la barrière d'étanchéité primaire est constituée par des
tôles d'acier cryogénique gaufrées, soudées à recouvrement. Ces tôles 121 ont une
épaisseur d'environ 1,2 mm et elles ont des dimensions de 3,00 m x 1,20 m. Chaque
tôle 121 comporte des ondulations 121
a, 121
b selon deux directions parallèles aux bordures de la tôle. L'une des bordures de la
tôle est disposée parallèlement à la ligne moyenne des couvre-joints 116. Au droit
de certains des raccordements des plaques 114 de la barrière isolante primaire, on
prévoit des feuillures dans lesquelles on met en place des bandes métalliques 122,
qui sont vissées sur les panneaux 114
d des plaques 114. La disposition de ces bandes métalliques 122 permet de poser les
tôles 121 sur la barrière isolante primaire, de telle façon que les bordures d'une
tôle se trouvent toujours au droit d'une bande métallique 122 ; on soude les bordures
des tôles 121 par points sur les bandes métalliques 122 et on dispose deux tôles 121
adjacentes de façon que leurs bords se recouvrent. On assure alors une soudure continue
entre chaque tôle 121 et les tôles adjacentes pour obtenir l'étanchéité de la barrière
primaire d'étanchéité.
[0027] Sur la figure 6, on a représenté un mode de réalisation d'un angle de cuve pouvant
être utilisé aussi bien pour la variante de la figure 1 que pour la variante de la
figure 4. La structure porteuse du navire a été désignée par 1 mais elle pourrait
aussi bien être désignée par 101. De chaque côté de l'angle 200, la structure porteuse
1 comporte des ailes soudées 201, 202. La distance des ailes 201 à l'angle de cuve
200 correspond à l'épaisseur de la barrière d'isolation secondaire. La distance entre
les ailes 201 et 202 correspond à l'épaisseur de la barrière d'isolation primaire.
Le volume défini entre l'arête 200 et les prolongements des deux ailes 201 est rempli
au moyen de deux blocs isolants 203, 204 ; après quoi, on ferme ledit volume au moyen
de deux bandes métalliques 205 soudées en continu sur les ailes 201, les deux bordures
des bandes 205, qui sont opposées aux ailes 201, étant raccordées à deux ailes en
équerre 206
a, 206
b d'une poutre désignée par 206 dans son ensemble.
[0028] La poutre 206 a une section transversale carrée dont le côté est égal à la distance
qui sépare les ailes 201 et 202 ; aux quatre sommets du carré, les faces de la poutre
se prolongent vers l'extérieur pour former des ailes en équerre analogues aux ailes
206
a, 206
b. En vis-à-vis de chacune des ailes 202, la poutre 206 présente donc une aile 206
c ; un volume parallélépipédique est délimité de part et d'autre de l'arête 200 entre
la plaque 205, la structure porteuse 1 et les ailes 202 et 206
c. On remplir ce volume parallélépipédiques au moyen de trois éléments isolants 207,
208, 209, l'élément médian 209 étant mis en place en dernier comme le montre la figure
6. Ces deux volumes parallélépipédiques sont alors fermés par des plaques 210 que
l'on soude de façon continue tout le long de leurs bordures sur les ailes 202 et 206
c. Par rapport au plan de chacune des plaques 210, la poutre 206 présente alors deux
ailes en saillie 206
d, 206
e, les deux ailes 206
e étant raccordées en équerre a une même arête de la poutre 206. Le volume compris
entre la structure porteuse 1 et l'aile 206
d correspond à l'épaisseur de la barrière d'isolation secondaire et, par conséquent,
l'aile 206
d permet le raccordement par soudure de la barrière d'étanchéité secondaire. La distance
entre les ailes 206
d et 206
e correspond à l'épaisseur de la barriére d'isolation primaire et, par conséquent,
les ailes 206
e permettent le raccordement par soudure des barrières d'étanchéité primaire. On voit
donc que l'on a ainsi réalisé un angle de cuve en assurant, d'une part, la continuité
de l'isolation thermique et, d'autre part, la continuité de l'étanchéité des barrières
primaire et secondaire.
[0029] Ce mode de réalisation d'un angle de cuve n'a été donné qu'à titre d'exemple, mais
tout autre mode de réalisation d'angle peut être adopté.
1. Cuve étanche et isolante intégrée à la structure porteuse (1, 101) d'un navire,
ladite cuve comportant deux barrières d'étanchéité successives, l'une primaire au
contact avec le produit contenu dans la cuve et l'autre secondaire disposée entre
la barrière primaire et la structure porteuse du navire, ces deux barrières d'étanchéité
étant alternées avec deux barrières thermiquement isolantes, la barrière isolante
primaire étant maintenue élastiquement en appui sur la barrière d'étanchéité secondaire
grâce à des moyens d'accrochage (12, 112) métalliques mécaniquement liés à la barrière
isolante secondaire et étant constitués de plaques rigides (14, 114) sensiblement
parallélépipédiques entre lesquelles passent les moyens d'accrochage précités, la
barrière d'étanchéité secondaire étant constituée par des virures métalliques (13,
113) à bords (13
a, 113
a) relevés vers l'intérieur de la cuve, lesdites virures étant réalisées en tôle mince
à faible coefficient de dilatation et étant soudées bord à bord par leurs bords relevés,
sur les deux faces d'un support de soudure (12
a, 112
a) qui est retenu mécaniquement sur les éléments (4, 104) de la barrière isolante secondaire,
ledit support de soudure (12
a, 112
a) constituant une partie d'un moyen d'accrochage (12, 112) destiné à retenir mécaniquement
la barrière isolante primaire sur la barrière d'étanchéité secondaire, caractérisée
par le fait que :
a) de façon connue en soi, la barrière isolante secondaire est constituée par un ensemble
d'éléments calorifuges secondaires (4, 104) sensiblement parallélépipédiques fixés
contre la structure porteuse (1, 101) du navire par des organes de retenue solidaires
de ladite structure porteuse, qui coopèrent avec des fixations (5, 105) disposées
en bordure des éléments (4, 104) de la barrière isolante secondaire, lesdits éléments
(4, 104) étant séparés les uns des autres par des zones de joint sensiblement rectilignes
où se trouvent disposés les organes de retenue prècités ;
b) les moyens d'accrochage (12, 112) sont des bandes à profil en L comportant chacune
un petit côté et un grand côté formant une équerre, le grand côté constituant le support
de soudure (12a, 112a) et le petit côté étant inséré dans une rainure (9, 109) pratiquée dans celle (4c, 104c) des faces d'un élément calorifuge secondaire (4, 104), qui supporte la barrière
d'étanchéité secondaire, l'extrémité libre du support de soudure (12a, 112a) étant en retrait par rapport au plan de la barrière d'étanchéité primaire ;
c) les plaques rigides (14, 114) de la barrière isolante primaire comportent, en vis-à-vis
de chaque support de soudure et sur toute leur langueur, un tenon (15, 115) de fixation,
deux bandes en équerre (18, 118) étant soudées de part et d'autre du support de soudure
et s'appuyant par leurs parties non soudées sur lesdits tenons.
2. Cuve selon la revendication 1, caractérisée par le fait que les éléments de la
barrière isolante secondaire sont des caissons (4, 104) cloisonnés intérieurement
et remplis d'un matériau particulaire thermiquement isolant, chaque caisson comportant
au droit de chaque rainure (9, 109) destinée à la mise en place d'un moyen d'accrochage
(12, 112), une cloison intérieure épaisse (4d, 104d) fortement fixée aux faces délimitant le caisson.
3. Cuve selon la revendication 2, caractérisée par le fait que chaque caisson (4,
104) de la barrière isolante secondaire est réalisé en bois contreplaqué, la fixation
de la cloison intérieure épaisse (4d, 104d) au droit d'une rainure (9, 109) étant réalisée par des uns mises en place en fond
de rainure.
4. Cuve selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée par le fait que les éléments
(4, 104) de la barrière isolante secondaire sont des parallélépipédes rectangles tous
identiques, les organes de retenue utilisés pour le maintien de la barrière isolante
secondaire sur la structure porteuse (1, 101) étant alignés selon deux directions
perpendiculaires, dont l'une est parallèle aux rainures (9, 109) où sont insérés les
moyens d'accrochage (12, 112).
5. Cuve selon la revendication 4, caractérisée par le fait que chaque organe de retenue
comporte d'une part un goujon (2, 102) fileté soudé par sa base sur la structure porteuse
du navire et, d'autre part, une plaquette (6, 106), qui s'appuie, par vissage d'un
écrou sur ledit goujon, sur un tenon (5, 105) disposé en bordure d'un caisson (4,
104) de la barrière isolante secondaire, chaque plaquette (6, 106) prenant appui simultanément
sur quatre tenons (5, 105) de quatre caissons (4, 104) adjacents.
6. Cuve selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisée par le fait que les éléments
(4, 104) de la barrière isolante secondaire s'apppuient sur la structure porteuse
(1, 101) du navire, par l'intermédiaire de lattes (3, 103) parallèles reposant sur
des boudins de résine polymérisable, ces lattes constituant, par éléments discontinus,
une surface géométrique définie indépendante des écarts aléatoires de la structure
porteuse par rapport à sa surface théorique.
7. Cuve selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisée par le fait que les zones
de joint existant entre les éléments (4, 104) de la barrière isolante secondaire en
raison de la présence des tenons (5, 105) et des organes de retenue sont remplies
de matériau isolant (8, 108).
8. Cuve selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisée par le fait qu'au droit
de chaque support de soudure (12a,, 112a) et des tenons (15, 115) des plaques (14, 114) de la barrière isolante primaire,
avec lesquels il coopère, est disposé un couvre-joint (16, 116), dont la face orientée
vers l'intérieur de la cuve est au niveau des faces des plaques (14, 114) de la barrière
isolante primaire, qui supportent la barrière d'étanchéité primaire.
9. Cuve selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisée par le fait que les plaques
rigides (14, 114) constitutiues de la barrière isolante primaire sont formées d'une
couche de matériau alvéolaire (14b, 114b) enserrée entre deux panneaux rigides (14a, 14d ; 114a, 114d).
10. Cuve selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisée par le fait que la barrière
d'étanchéité primaire est formée par des virures métalliques (21) à bords relevés
(21a) vers l'intérieur de la cuve, lesdites virures étant constituées de tôles minces
à faible coefficient de dilatation et étant soudées bord à bord, par leurs bords relevés
(21a), sur les deux faces d'une aile de soudure (20̸), qui est retenue mécaniquement par
un couvre-joint (16) de la barrière isolante primaire.
11. Cuve selon la revendication 10, caractérisée par le fait que l'aile de soudure
(20) a un profil en équerre, dont le petit côté est engagé dans une rainure (19) pratiquée
sur toute la longueur du couvre-joint (16).
12. Cuve selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisée par le fait que la barrière
d'étanchéité primaire est formée par un assemblage de tôles rectangulaires (121) relativement
épaisses comportant des ondulations (121a, 121b) selon deux directions perpendiculaires, lesdites tôles (121) étant soudées entre
elles à recouvrement et étant soudées par leurs bords sur des bandes métalliques (122)
fixées dans des feuillures le long des bordures des plaques (114) de la barrière isolante
primaire, lesdites plaques (114) étant des parallélépipèdes rectangles et les directions
des ondulations (121a, 121b) étant parallèles aux bords des plaques (114).
1. In die Tragkonstruktion (1, 101) eines Schiffs integrierter dichter und isolierender
Tank mit zwei aufeinanderfolgenden Abdichtungsbarrieren, deren erste in berührung
mit dem in dem Tank enthaltenen Produkt steht und deren zweite zwischen der ersten
barriere und der Tragkonstruktion des Schiffs angeordnet ist, wobei die beiden Abdichtungsbarrieren
mit zwei Wärmeisolierschichten abwechseln, von denen die erste Isolierschicht durch
mechanisch mit der zweiten Isolierschicht verbundene metallische Halteeinrichtungen
(12, 112) in elastischer Anlage auf der zweiten Abdichtungsbarriere gehalten ist und
aus im wesentlichen parallelepipedischen steifen Platten (14, 114) besteht, zwischen
denen die genannten Halteeinrichtungen verlaufen, wobei die zweite Abdichtungsbarriere
aus Metallplanken (13, 113) aus dünnem Blech mit geringem Ausdehnungskoeffizienten
besteht, deren Ränder (13
a, 113
a) gegen das Innere des Tanks aufgerichtet sind und die an ihren aufgerichteten Rändern
mit den beiden Seiten eines Schweißflansches (12
a, 112
a) stumpf verschweißt sind, der mechanisch an den bauteilen (4, 104) der zweiten Isolierschicht
gehalten ist, wobei der Schweißflansch (12
a, 112
a) einen Teil einer Halteeinrichtung (12, 112) zum mechanischen Halten der ersten Isolierschicht
auf der zweiten Abdichtungsbarriere bildet, dadurch gekennzeichnet,
a) daß die zweite Isolierschicht in an sich bekannter Weise aus einer Gruppe von im
wesentlichen quaderförmigen zweiten wärmedämmenden bauteilen (4, 104) besteht, die
an der Tragkonstruktion (1, 101) des Schiffs mittels an der Tragkonstruktion angeformter
Halteelemente befestigt sind, die mit am Rand der Bauteile (4, 104) der zweiten Isolierschicht
angeordneten Befestigungseinrichtungen (5, 105) zusammenwirken, wobei die Bauteile
(4, 104) durch im wesentlichen gerade Stoßfugen voneinander getrennt sind, in denen
die genannten Halteelemente angeordnet sind;
b) daß die Halteeinrichtungen (12, 112) L-Profilbänder mit jeweils einer schmalen
und einer breiten Seite sind, die einen Winkel bilden, wobei die breite Seite den
Schweißflansch (12 a, 112 a) bildet und die schmale Seite in eine Rille (9, 109) eingesetzt ist, die in derjenigen
(4 c, 104 c) Fläche eines zweiten wärmedämmenden Bauteils (4, 104) ausgebildet ist, welche die
zweite Abdichtungsbarriere trägt, wobei das freie Ende des Schweißflanschs (12 a, 112 a) in Bezug auf die Ebene der ersten Abdichtungsbarriere zurückgesetzt ist;
c) daß die steifen Platten (14, 114) der ersten Isolierschicht jedem Schweißflansch
gegenüberliegend und über die gesamte Länge einen Befestigungsansatz (15, 115) aufweisen,
und daß zwei Winkelbänder (18, 118) auf beiden Seiten des Schweißflanschs angeschweißt
und mit ihren nicht verschweißten Teilen auf den genannten Ansätzen abgestützt sind.
2. Tank nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die Bauteile der zweiten Isolierschicht
innen durch Trennwände unterteilte und mit wärmeisolierenden Materialpartikeln gefüllte
Kästen (4, 104) sind, die Jeweils nahe bei jeder zur Anbringung einer Halteeinrichtung
(12, 112) bestimmten Rille (9, 109) eine fest mit den Begrenzungsflächen des Kastens
verbundene dicke Trennwand (4 d, 104 d) aufweist,
3. Tank nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, daß jeder Kasten (4, 104) der zweiten
Isolierschicht aus Sperrholz besteht, und daß die Befestigung der dicken Innentrennwand
(4 d, 104 d) in der Nähe einer Rille (9, 109) durch im Boden der Rille angebrachte Schrauben
erfolgt.
4. Tank nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, daß alle Bauteile
(4, 104) der zweiten Isolierschicht identische rechwinklige Quader sind, und daß die
zum Halten der zweiten Isolierschicht auf der Tragkonstruktion (1, 101) verwendeten
Halteelemente in zwei zueinander senkrechten Richtungen ausgerichtet sind, von denen
die eine parallel zu den Rillen (9, 109) verlauft, in denen die Halteeinrichtungen
(12, 112) vorgesehen sind.
5. Tank nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, daß jedes Halteelement einerseits
einen mit seiner basis an der Tragkonstruktion des Schiffs angeschweißten Gewindestift
(2, 102), und andererseits eine Platte (6, 106) aufweist, die sich durch das Aufschrauben
einer Mutter auf den Stift auf einem am Rand eines Kastens (4, 104) der zweiten Isolierschicht
angeordneten Vorsprung (5, 105) abstützt, und daß jede Platte (6, 106) sich gleichzeitig
auf vier Vorsprüngen (5, 105) vier benachbarter Kästen (4, 104) abstützt.
6. Tank nach einem der Ansprüche 1 bis 5, dadurch gekennzeichnet, daß die Bauteile
(4, 104) der zweiten Isolierschicht über parallele Latten (3, 103) auf der Tragkonstruktion
(1, 101) des Schiffs abgestützt sind, die auf Wülsten aus polymerisierbarem Harz liegen,
und daß diese Latten durch diskontinuierliche Elemente eine von Zufallsabweichungen
der Tragkonstruktion in Bezug auf ihre theoretische Fläche unabhängige geometrische
Fläche definieren.
7. Tank nach einem der Ansprüche 1 bis 6, dadurch gekennzeichnet, daß die aufgrund
des Vorhandenseins der Vorsprünge (5, 105) und der Halteelemente zwischen den Bauteilen
(4, 104) der zweiten Isolierschicht bestehenden Stoßfugen mit Isoliermaterial (8,
108) ausgefüllt sind.
8. Tank nach einem der Ansprüche 1 bis 7, dadurch gekennzeichnet, daß nahe bei jedem
Schweißflansch (12 a, 112 a) und den Vorsprüngen (15, 115) der Platten (14, 114) der ersten Isolierschicht, mit
welchen er zusammenwirkt, eine Deckleiste (16, 116) angeordnet ist, deren zur Innenseite
des Tanks gerichtete Fläche in der Ebene der Flichen der Platten (14, 114) der ersten
Isolierschicht liegt, welche die erste Abdichtungsbarriere tragen.
9. Tank nach einem der Ansprüche 1 bis 8, dadurch gekennzeichnet, daß die die erste
Isolierschicht bildenden steifen Platten (14, 114) aus einer zwischen zwei steifen
Paneelen (14 a, 14 d; 114 a, 114 d) eingespannten Lage (14 b, 114 b) aus wabenförmigem Material bestehen.
10. Tank nach einem der Ansprüche 1 bis 9, dadurch gekennzeichnet, daß die erste Abdichtungsbarriere
aus Metallplanken (21) mit gegen das Innere des Tanks aufgerichteten Rändern (21 a) gebildet ist und daß die Planken aus dünnem Blech mit geringem Ausdehnungskoeffizienten
bestehen und an ihren aufgerichteten Rändern (21 a) mit den beiden Seiten eines Schweißflansches (20) stumpf verschweißt sind, der durch
eine Deckleiste (16) der ersten Isolierschicht mechanisch gehalten ist.
11. Tank nach Anspruch 10, dadurch gekennzeichnet, daß der Schweißflansch (20) ein
Winkelprofil aufweist, dessen schmale Seite in eine über die gesamte Länge der Deckleiste
(16) verlaufende Nut (19) eingreift.
12. Tank nach einem der Ansprüche 1 bis 9, dadurch gekennzeichnet, daß die erste Abdichtungsbarriere
aus einer Anordnung relativ dicker rechteckiger bleche (121) besteht, die in zwei
zueinander senkrechten Richtungen verlaufende Wellen (121 a, 121 b) aufweisen, daß die bleche (121) miteinander überlappend verschweißt sind, daß ihre
Ränder an Metallbänder (122) angeschweißt sind, die in längs der Ränder der Platten
(114) der ersten Isolierschicht verlaufenden Fugen befestigt sind, und daß die Platten
(114) rechteckig und parallelepipedisch sind und die Richtungen der Wellen (121 a, 121 b) parallel zu den Rändern der Platten (114) verlaufen.
1. A leakproof and insulating tank integrated in the load bearing structure (1, 101)
of a vessel, the said tank including two successive sealing barriers, one the primary,
being in contact with the product contained in the tank and the other, the secondary
disposed between the primary barrier and the load bearing structure of the vessel,
these two sealing barriers alternating with two thermally insulating barriers, the
primary insulating barrier being elastically held to bear on the secondary sealing
barrier by means of metallic securing means (12, 112) mechanically connected to the
secondary insulating barrier and being formed by rigid substantially parallelepiped
plates (14, 114) between which there pass the above mentioned securing means, the
secondary sealing barrier being formed by metallic panels (13, 113) with edges (13
a, 113
a) raised towards the inside of the tank, the said panels being made of thin sheeting
with a low coefficient of expansion and being welded edge to edge with their raised
edges onto the two sides of a weld support (12
a, 112
a) which is mechanically retained on the elements (4, 104) of the secondary insulating
barrier, the said weld supports (12
a, 112
a) forming part of a securing means (12, 112) intended to retain the primary insulating
barrier mechanically on the secondary sealing barrier, characterized in that:
a) in a way known per se, the secondary insulating barrier is formed by a set of secondary,
substantially parallelepiped insulating elements (4, 104) fixed against the load bearing
structure (1, 101) of the vessel by retaining means integrated in the said load bearing
structure that cooperate with fixing means (5, 105) disposed at the edge of the elements
(4, 104) of the secondary insulating barrier, the said elements (4, 104) being separated
from each other by substantially straight joint zones where the above mentioned retaining
means are disposed;
b) the securing means (12, 112) are L-shaped strips each comprising a small side and
a large side forming a right angle, the large side forming the weld support (12a, 112a) and the small side being inserted into a groove (9, 109) cut into that (4c, 104c) of the sides of a secondary insulating element (4, 104) which supports the secondary
sealing barrier, the free end of the weld support (12a, 112a) being recessed in relation to the plane of the primary sealing barrier;
c) the rigid plates (14, 114) of the primary insulating barrier include opposite each
weld support and over their whole length, a fixing tenon (15, 115), two strips (18,
118) at right angles being welded on either side of the weld support and bearing with
their non-welded portions on the said tenons.
2. A tank according to claim 1, characterized in that the elements of the secondary
insulating barrier are internally partitioned caissons (4, 104) and filled with a
particulate, thermally insulating material, each caisson comprising, opposite each
groove (9, 109) intended for the positioning of a securing means (12, 112), a thick
internal partition (4d, 104d) firmly fixed to the sides delimiting the caisson.
3. A tank according to claim 2, characterized in that each caisson (4, 104) of the
secondary insulating barrier is made of plywood, the fixing of the thick internal
partition (4d, 104d) opposite a groove (9, 109) being obtained by screws placed into position at the
bottom of the groove.
4. A tank according to one of claims 1 to 3, characterized in that the elements (4,
104) of the secondary insulating barrier are parallelepiped rectangles that are all
identical, the retaining means used for holding the secondary insulating barrier on
the load bearing structure (1, 101) being aligned along two perpendicular directions,
whereof one is parallel to the grooves (9, 109) wherein the securing means (12, 112)
are inserted.
5. A tank according to claim 4, characterized in that each retaining means includes
on the one hand, a threaded pin (2, 102) welded at its base onto the load bearing
structure of the vessel, and on the other hand, a plate (6, 106) which bears by screwing
a nut on the said pin on a tenon (5, 105) disposed at the edge of a caisson (4, 104)
of the secondary insulating barrier, each plate (6, 106) bearing simultaneously on
four tenons (5, 105) of four adjacent caissons (4, 104).
6. A tank according to one of claims 1 to 5, characterized in that the elements (4,
104) of the secondary insulating barrier bear on the load bearing structure (1, 101)
of the vessel by means of parallel slats (3, 103) resting on bulge portions of a polymerisable
resin, these slats constituting by discontinuous elements, a geometric surface defined
to be independent of accidental deviations of the load bearing structure relative
to its theoretical surface.
7. A tank according to one of claims 1 to 6, characterized in that the joint zones,
which exist between the elements (4, 104) of the secondary insulating barrier because
of the presence of the tenons (5, 105) and of the retaining elements, are filled with
an insulating material (8, 108).
8. A tank according to one of claims 1 to 7, characterized in that opposite each weld
support (12a, 112a) and the tenons (15, 115) of the plates (14, 114) of the primary insulating barrier
wherewith it cooperates, there is disposed a joint cover (16, 116) whose face directed
towards the inside of the tank is at the level of the sides of the plates (14, 114)
of the primary insulating barrier which support the primary sealing barrier.
9. A tank according to one of claims 1 to 8, characterized in that the rigid plates
(14, 114) constituting the primary insulating barrier are formed by a layer of a cellular
material (14b, 114b) enclosed between two rigid panels (14a, 14d; 114a, 114d).
10. A tank according to one of claims 1 to 9, characterized in that the primary sealing
barrier is formed by metallic panels (21) with edges (21a) raised towards the inside of the tank, the said panels being formed by thin sheets
with a low coefficient of expansion and being welded edge to edge with their raised
edges (21a) onto the two sides of a weld flange (20) which is retained mechanically by a joint
cover (16) of the primary insulating barrier.
11. A tank according to claim 10, characterized in that the weld flange (20) has a
right angled profile, the small side whereof is engaged in a groove (19) cut over
the whole length of the joint cover (16).
12. A tank according to one of claims 1 to 9, characterized in that the primary sealing
barrier is formed by an assembly of relatively thick rectangular plates (121) comprising
corrugations (121a, 121b) along two perpendicular directions, the said plates being welded together with an
overlap and being welded at their edges to metallic strips (122) fixed in grooves
along the edges of the plates (114) of the primary insulating barrier, the said plates
(114) being parallelepiped rectangles and the direction of the corrugations (121a, 121b) being parallel to the edges of the plates (114).