[0001] L'invention concerne un tube à rayons cathodiques, muni de moyens de déflexion électrostatique
du trajet d'un faisceau d'électrons e
f issus d'une source d'électrons.
[0002] Dans un tube à rayons cathodiques il est habituel de dévier le trajet du faisceau
d'électrons à l'aide d'une déflexion électrostatique formée de plaques réunies à des
potentiels différents. Habituellement le tube dispose d'une paire de plaques pour
la déflexion horizontale sur lesquelles on applique une base de temps et une paire
de plaques pour la déflexion verticale sur lesquelles on applique le signal électrique
à traiter. Ce signal électrique est introduit dans le tube à l'aide de connecteurs
et de câbles qui sont reliés à un générateur de signaux. Ces signaux peuvent être
générés initialement sous des formes qui ne sont pas électriques. Une conversion en
un signal électrique est donc nécessaire ce qui dans certaines situations peut être
un inconvénient.
[0003] D'autre part ces signaux peuvent avoir des rapidités diverses. Dans le domaine des
signaux rapides lorsque l'on désire réaliser par exemple un oscilloscope ayant une
bande passante couvrant plusieurs centaines de mégahertzs, cela est difficile à réaliser
avec de tels moyens de déflexion électrostatique. Des solutions ont été proposées
mettant en oeuvre des techniques de propagation d'ondes.
[0004] Ainsi le document intitulé "Les tubes à rayons cathodiques à propagation d'ondes
à très large bande" par C. LOTY, Acta Electronica vol. 10 n°4 1966 p.351-361, révèle
une solution utilisant une ligne en hélice. Dans ce cas on dispose d'une ligne à constantes
réparties constituée d'un fil conducteur replié, le long duquel l'onde se propage
à la vitesse de la lumière selon une structure à trois dimensions. Un oscilloscope
réalisé sur de telles bases dispose d'une bande passante très élevée. Mais les signaux
qui sont à analyser et qui agissent sur la déflexion électrostatique du faisceau d'électrons
sont à introduire sous une forme électrique à l'aide de câbles de liaison qui ont
des capacités non négligeables. Dans la pratique on est toujours confronté à un problème
de sensibilité et le concepteur est conduit à établir un compromis entre la rapidité
et la sensibilité de la déviation du faisceau d'électrons.
[0005] Or lorsque l'on analyse des phénomènes lumineux, qui peuvent être de durée excessivement
brève, une grande partie de l'information rapide qu'ils renferment peut être masquée
voire perdue par ces difficultés d'introduction des signaux électriques dans le tube
à rayons cathodiques ce qui aggrave les inconvénients.
[0006] On se pose alors le problème d'éviter la conversion des signaux optiques. En outre
on peut désirer conserver au tube à la fois une grande sensibilité et une grande rapidité
pour l'analyse de tels signaux lumineux lorsqu'ils sont rapides.
[0007] La solution que propose l'invention est que les moyens de déflexion électrostatique
comprennent au moins un photodéviateur électrostatique incluant un photodétecteur
qui, sous l'action d'un rayonnement lumineux incident, créé des charges électriques
e
p qui modifient le champ électrique de déflexion du photodéviateur.
[0008] Ainsi avantageusement le rayonnement lumineux n'est pas converti en un signal électrique
préalablement à son introduction dans le tube à rayons cathodiques et l'information
qu'il contient est ainsi mieux conservée. Il y a donc intervention directe du rayonnement
lumineux sur le faisceau d'électrons.
[0009] Ceci est très utile non seulement dans des dispositifs qui doivent répondre rapidement
à l'action du rayonnement lumineux, mais également dans des dispositifs moins rapides
qui mettent à profit l'absence de transformation du rayonnement lumineux en un signal
électrique à l'extérieur dudit dispositif.
[0010] Le principe de l'invention est d'envoyer le rayonnement lumineux à détecter directement
sur l'une des plaques de déviation à travers une fenêtre placée sur le côté du tube.
Cette plaque de déviation peut être revêtue d'un photodétecteur qui dépend du domaine
spectral du rayonnement lumineux à détecter. Lorsque ce photodétecteur reçoit un rayonnement
lumineux, une quantité de charges est créée en proportion de l'intensité du rayonnement
lumineux. Si on place une électrode positive à proximité, ces charges vont transiter
et développer un potentiel positif sur la plaque de déviation. Cela revient à placer
un photodétecteur à l'intérieur du tube à rayons cathodiques. Les plaques de déviation
et le photodétecteur constituent le photodéviateur. Le photodétecteur peut être une
photocathode qui, sous l'action d'un rayonnement lumineux incident, créé des charges
sous vide, ou un élément photoélectrique comme une photodiode, qui, sous l'action
d'un rayonnement lumineux incident, créé des charges dans le matériau de l'élément
photoélectrique . Ainsi on supprime des câbles de liaison, des connecteurs et des
by-pass entre le photodétecteur et la plaque de déviation du tube à rayons cathodiques.
Il en résulte une grande liberté sur le choix de l'impédance de charge Z.
[0011] En particulier il n'y a plus de nécessité d'avoir une impédance adaptée à celle d'un
câble de liaison (typiquement Z=50Ω), et il est possible d'adopter une impédance de
valeur élevée et d'augmenter de façon importante la sensibilité de détection verticale.
Ainsi, si l'impédance Z est une résistance de 1000Ω accompagnée d'une capacité parasite
de C=0, 1pF, on obtient un gain de sensibilité de déflexion dans le rapport 1000/50=20
pour un temps de montée excessivement bref (100ps) du photodétecteur.
[0012] Le photodéviateur peut comprendre 3 électrodes et pour cela comprend une première
et seconde électrode extrême entre lesquelles est intercalée une électrode centrale,
l'électrode centrale séparant d'un côté un premier espace où transite le faisceau
d'électrons e
f et de l'autre côté un second espace où se situe le photodétecteur.
[0013] Lorsque le photodétecteur est une photocathode, selon une réalisation la photocathode
est déposée sur l'électrode la plus négative des électrodes délimitant le second espace,
les charges électriques e
p se déplaçant de la photocathode vers l'électrode positive et le faisceau d'électrons
e
f traversant le premier espace dans une direction sensiblement perpendiculaire.
[0014] Il est possible selon des réalisations que l'électrode centrale est, selon les cas,
portée à un potentiel intermédiaire supérieur ou inférieur aux potentiels des première
et seconde électrodes extrêmes.
[0015] Lorsque le photodétecteur est une photodiode celle-ci peut être constituée d'une
pièce de silicium placée entre l'électrode extrême positive et l'électrode centrale,
le faisceau d'électrons e
f traversant l'espace délimité par l'électrode centrale et l'électrode extrême négative.
[0016] Il est aussi possible de vouloir adopter une résistance de charge très élevée, de
valeur quasi infinie par exemple 10 MΩ, pour accroître la sensibilité de détection.
Dans ce cas la constante de temps devient grande devant le temps de montée des signaux
optiques à détecter et cette fois la déviation verticale V
y n'est plus proportionnelle au signal lumineux instantané mais à l'intégrale de ce
signal en fonction du temps :

Il est clair que la sensibilité de déflexion est alors inversement proportionnelle
à la capacité C donc proportionnelle à la distance entre le photodétecteur et l'électrode
positive divisée par la surface active du photodétecteur. Par ailleurs une augmentation
de cette distance photodétecteur-électrode positive allonge le temps de vol des électrons,
c'est-à-dire le temps de montée propre de cet espace interélectrode. Il y a donc une
distance optimale à déterminer en fonction de l'application envisagée.
[0017] Dans tous les modes de réalisation notamment les modes à 3 électrodes, il y a intérêt
à réduire la capacité propre du photodétecteur.
[0018] Lorsque le photodétecteur est une photocathode, un moyen de réduire la capacité entre
la photocathode et les électrodes de déviation consiste à supprimer une des électrodes.
Il existe alors un espace interélectrode unique où agissent le faisceau d'électrons
ef et les charges électriques e
p. Dans ce cas le photodéviateur est à 2 électrodes, réunies respectivement à un potentiel
positif et négatif, la photocathode étant déposée sur la face de l'électrode négative
dirigée vers l'électrode positive, l'électrode négative étant réunie au potentiel
négatif GND par une impédance Z, les charges électriques e
p se déplaçant de la photocathode vers l'électrode positive et le faisceau d'électrons
traversant le même espace interélectrode dans une direction sensiblement perpendiculaire.
[0019] Le rayonnement lumineux doit atteindre le photodétecteur pour créer les charges électriques
e
p. Selon l'orientation du rayonnement lumineux il peut être nécessaire que l'une au
moins des électrodes soit transparente pour transmettre le rayonnement lumineux au
photodétecteur. Il peut s'agir d'un support transparent, tel un verre métallisé, pour
recevoir la photocathode. Ou bien l'électrode qui fait face à la photocathode peut
être une grille à mailles serrées. Ou bien, lorsqu'il s'agit d'une photodiode, la
pièce de silicium peut être recouverte d'un oxyde métallique transparent.
[0020] Lorsque le photodéviateur est à 2 électrodes avec un espace unique pour le faisceau
d'électrons e
f et les charges électriques générées e
p, il se produit au repos une déviation permanente qu'il est normalement nécessaire
de compenser. Cette déviation au repos du trajet du faisceau d'électrons e
f est alors compensée par des moyens de corrections par exemple des bobines correctrices
ou un déviateur électrostatique.
[0021] Les différentes réalisations qui viennent d'être décrites concernent un photodéviateur
dont la structure de base comprend trois électrodes ou deux électrodes. Par électrode
il faut entendre une plaque ou un élément de forme appropriée qui défléchit le faisceau.
Le fait que le photodétecteur soit incorporé aux moyens de déviation pour former un
photodéviateur permet d'accroître la vitesse de réponse à un signal lumineux rapide.
Mais il est encore possible d'accroître cette rapidité de réponse en réalisant un
photodéviateur distribué qui comprend plusieurs photodétecteurs disposés le long du
trajet du faisceau d'électrons e
f, le rayonnement lumineux étant successivement dévié d'une photocathode ou d'une photodiode
à la suivante à l'aide de réflecteurs. Les meilleurs résultats sont obtenus lorsque
les distances qui séparent les photocathodes ou les photodiodes des réflecteurs d'une
part, et les distances qui séparent deux électrodes centrales consécutives d'autre
part, sont déterminées pour assurer une action synchronisée sur le faisceau d'électrons
e
f.
[0022] Le photodéviateur ou le photodéviateur distribué peuvent être disposés à l'intérieur
d'une enceinte unique, dans laquelle on a fait le vide et qui renferme tous les éléments
d'un tube à rayons cathodiques. Mais dans le cas d'une réalisation à 3 électrodes,
pour faciliter la réalisation industrielle, il est possible d'isoler l'enceinte renfermant
le photodéviateur de l'enceinte renfermant les autres éléments du tube à rayons cathodiques.
Ainsi lorsqu'il s'agit d'une photocathode, il est possible de réaliser indépendamment
les traitements thermiques qui sont nécessaires à la formation de la photocathode
d'une part et de la cathode du canon à électrons (source d'électrons) d'autre part
de façon à ne pas les endommager mutuellement. Après le montage ces deux enceintes
peuvent rester non communicantes mais deviennent solidaires mécaniquement après leur
disposition adaptée.
[0023] L'invention sera mieux comprise à l'aide des figures suivantes données à titre d'exemple
non limitatif et qui représentent :
- figure 1 :
- un tube à rayons cathodiques connu.
- figures 2A, 2B :
- deux schémas d'un photodéviateur à 3 électrodes muni d'une photocathode selon l'invention.
- figure 3 :
- un schéma d'un photodéviateur à 2 électrodes muni d'une photocathode selon l'invention.
- figures 4A, 4B :
- un schéma d'un photodéviateur muni d'une photodiode.
- figures 5A à 5D :
- des schémas de réalisation d'un photodéviateur distribué.
- figures 6A, 6B :
- un exemple de réalisation du photodéviateur distribué selon le schéma optique de la
figure 5B.
- figures 7A, 7B :
- un exemple de réalisation du photodéviateur distribué selon le schéma électrique de
la figure 5A.
- figure 8 :
- un exemple de réalisation d'un tube à rayons cathodiques selon l'invention formé de
deux enceintes séparées.
[0024] La figure 1 représente un tube à rayons cathodiques selon l'art connu. Il comprend
une enceinte à vide 10 dans laquelle un canon à électrons 11 émet un faisceau d'électrons
e
f qui est dévié (faisceau 14) par des plaques de déviation verticale 12 et des plaques
de déviation horizontale 13. Les plaques de déviation peuvent être formées de lignes
en hélice selon l'art antérieur pour accroître la rapidité de déflexion du faisceau.
Les signaux électriques rapides à analyser sont introduits par des connecteurs électriques
non représentés.
[0025] Selon l'invention on remplace au moins un des moyens de déviation par un photodéviateur.
[0026] La figure 2A représente un photodéviateur à 3 électrodes comprenant une première
électrode extrême 20, une seconde électrode extrême 21 et une électrode centrale 22.
Le faisceau d'électrons e
f transite dans l'espace entre les électrodes 21 et 22. La première électrode extrême
20 est portée à un potentiel positif HT, la seconde électrode extrême 21 est portée
a un potentiel négatif GND, et l'électrode centrale 22 est portée à un potentiel intermédiaire.
Sur l'électrode la plus négative des électrodes 20 et 22, l'électrode centrale, est
déposée une photocathode 24 du côté de l'électrode 20. L'électrode centrale est reliée
au potentiel négatif GND par une impédance de charge Z. Sous l'influence du rayonnement
lumineux 25₁, 25₂, 25₃ la photocathode émet des électrons qui sont captés par la première
électrode extrême 20. Sous l'influence du courant électrique ainsi créé, le potentiel
de l'électrode centrale 22 varie et le champ électrique de déflexion entre les électrodes
21 et 22 varie également, ce qui permet de défléchir le faisceau d'électrons e
f.
[0027] La figure 2B représente une autre disposition des éléments d'un photodéviateur à
3 électrodes. La première électrode extrême 20 est portée à un potentiel négatif GND,
la seconde électrode extrême 21 est portée à un potentiel positif HT, et l'électrode
centrale 22 est portée à un potentiel intermédiaire, étant reliée au potentiel positif
HT par une impédance de charge Z. Le faisceau d'électrons e
f transite entre les électrodes 21 et 22. La photocathode est déposée sur l'électrode
négative 20 face à l'électrode centrale 22 qui est à un potentiel plus positif. Le
même mécanisme que précédemment se produit pour défléchir le faisceau.
[0028] Dans des autres réalisations l'électrode centrale peut être portée à un potentiel
inférieur ou supérieur aux potentiels des première et seconde électrodes extrêmes,
avec la photocathode déposée sur l'électrode la plus négative des électrodes 20 et
22.
[0029] La figure 3 représente un photodéviateur à 2 électrodes. Le faisceau d'électrons
e
f et les charges électriques e
p se déplacent dans le même espace interélectrode. La photocathode 24 est déposée sur
l'électrode 22 qui est reliée au potentiel négatif GND par l'impédance Z. Dans ce
cas la tension continue de polarisation entre la photocathode et l'électrode positive
entraîne que le faisceau d'électrons e
f est fortement dévié au repos. Cette déviation au repos doit être compensée par des
moyens de corrections :
- soit en inclinant à priori le faisceau d'électrons avant son entrée dans le photodéviateur,
- soit en plaçant un second déviateur électrostatique agissant en sens opposé et placé
soit en amont, soit en aval du photodéviateur,
- soit en utilisant un déviateur magnétique convenablement disposé pour que la trace
du faisceau vienne se former à l'endroit désiré sur l'écran.
[0030] La figure 4A représente le schéma électrique du principe d'un photodéviateur muni
d'une photodiode. La photodiode 40 est reliée d'une part à un potentiel positif V
p (inférieur à la haute tension HT dans le cas d'une photocathode) et d'autre part
à l'électrode centrale 22 reliée à la masse à travers une impédance Z. Le faisceau
d'électrons e
f transite entre l'électrode centrale 22 et la seconde électrode extrême 21 portée
à un potentiel négatif. La figure 4B représente un schéma de réalisation. La photodiode
est formée d'une pièce de silicium 41 placée entre la première électrode extrême 20
portée à un potentiel positif et l'électrode centrale 22. Pour capter le rayonnement
lumineux 25₁, 25₂ l'une au moins des électrodes doit être transparente.
[0031] La figure 5A représente un schéma électrique d'un photodéviateur distribué. Il comprend
une première électrode extrême 20 portée à un potentiel positif, une seconde électrode
extrême 21 portée à un potentiel négatif et une pluralité d'électrodes centrales 22₁
à 22₆. Chacune de ces électrodes centrales porte une photocathode telle que 24₁ pour
l'électrode 22₁. Chaque électrode centrale est reliée au potentiel négatif par une
impédance 2.
[0032] La figure 5B représente le trajet optique suivi par le rayonnement lumineux 50. Il
commence par frapper la première photocathode 24₁. Une partie du rayonnement est absorbée
et génère des électrons (charges électriques e
p) qui agissent sur le potentiel de l'électrode centrale 22₁ selon les mécanismes déjà
exposés. L'autre partie du rayonnement est réfléchi vers la première électrode extrême
20 qui le renvoie à son tour vers la seconde photocathode et ainsi de suite. Le rayonnement
lumineux est ainsi absorbé après son action sur quelques photocathodes. Pour conserver
au photodéviateur distribué tout son intérêt il est souhaitable de répartir l'absorption
du rayonnement lumineux entre toutes les photocathodes concernées sans privilégier
les premières en adaptant leur taux d'absorption.
Mais pour que les actions de tous les photodéviateurs individuels soient en phase,
il est nécessaire de déterminer la distance d séparant deux photodéviateurs individuels
consécutifs pour adapter le chemin optique, suivi par le rayonnement lumineux entre
deux photocathodes consécutives, à la distance séparant une photocathode (par exemple
24₁) de la première électrode extrême 20. La vitesse des électrons étant de :

où
e est la charge électrique,
m la masse de l'électron,
V le potentiel appliqué,
les distances d entre les photocathodes sont ainsi déterminées en fonction du potentiel
appliqué.
[0033] Pour allonger le chemin optique il est possible d'utiliser non pas la première électrode
extrême 20 mais des réflecteurs latéraux tel que cela est représenté sur les figures
6A et 6B.
[0034] Pour allonger le chemin optique suivi par le rayonnement lumineux il est également
possible de réaliser un photodéviateur distribué selon la figure 5C. Chaque électrode
centrale 22₁- 22₆ est reliée au potentiel négatif par une impédance Z (voir figure
5A). La photocathode 24 est dans ce cas déposée sur un support transparent 53 qui
reçoit au préalable la première électrode extrême 20 semi-transparente portée à un
potentiel négatif. Le faisceau d'électrons e
f transite entre ces électrodes centrales et la seconde électrode extrême 21 portée
à un potentiel positif. Ainsi le rayonnement lumineux traverse le support transparent
53 et l'électrode semi-transparente 20, est absorbé partiellement et se réfléchit
sur la photocathode 24, retraverse les mêmes éléments et vient se réfléchir à nouveau
sur un réflecteur 55. Les mécanismes successifs de réflexion se produisent ensuite
de la même manière que précédemment. Dans ce cas le chemin optique peut être adapté
à la distance d en positionnant le réflecteur 55.
[0035] Il est également possible de modifier le schéma de la figure 5C en faisant que le
support transparent 53 soit suffisamment épais pour que le rayonnement lumineux ne
quitte pas le support 53 par la face 56 dans la direction du réflecteur 55, tout en
ayant un chemin optique assez long (figure 5D). La réflexion peut s'effectuer soit
sur le réflecteur 55 lorsqu'un tel réflecteur est accolé au support 53, soit sans
réflecteur 55 sur la face 56 elle-même par réflexion totale. Les épaisseurs et les
positionnements de ces différents éléments dépendent des caractéristiques de rapidité
que l'on désire donner au photodéviateur distribué.
[0036] Les figures 6A, 6B représentent un exemple de réalisation d'un photodéviateur selon
le schéma de la figure 5B mais avec des réflecteurs latéraux 61, 62.
[0037] Le rayonnement lumineux 50 arrive dans une direction très différente de la direction
de propagation du faisceau d'électrons e
f sur la première photocathode 24₁, déposée sur la première électrode centrale 22₁,
est partiellement absorbé et génère des charges électriques e
p qui sont captées par la première électrode extrême 20. L'autre partie du rayonnement
lumineux est réfléchie sur le réflecteur latéral 61 qui renvoie le rayonnement vers
la seconde photocathode. A chaque photocathode, le rayonnement qui n'est pas absorbé
est ainsi réfléchi vers la photocathode suivante, alternativement par l'un et l'autre
réflecteur latéral. La figure 6B représente une vue de dessus du photodéviateur de
la figure 6A où les électrodes extrêmes ont été omises pour ne pas alourdir le dessin.
Les mêmes éléments sont représentés avec les mêmes repères.
[0038] Sur la figure 5A les électrodes centrales 22₁ à 22₆ constituent des surfaces conductrices
indépendantes reliées chacune par une impédance Z au potentiel négatif GND. Le potentiel
électrique de chaque électrode centrale est ainsi asservi aux charges électriques
e
p qui sont créées par chaque photocathode. Il est possible de réaliser de différentes
manières cette pluralité d'électrodes centrales conductrices. Les figures 7A et 7B
représentent un exemple de réalisation. Pour cela on utilise un support isolant 70
sur lequel sont placées les électrodes centrales 22₁ à 22₆ isolément et consécutivement
dans la direction de propagation du faisceau d'électrons e
f. Chaque électrode centrale traverse le support isolant 70 de sorte qu'elle apparaît
sur les deux faces du support. La face supérieure (sur la figure 7B) reçoît la photocathode
et la face inférieure sert à défléchir le faisceau. Chaque photocathode (par exemple
24₁) est reliée par une impédance Z (par exemple 71₁) au potentiel négatif GND. Les
électrodes conductrices ainsi que les impédances Z peuvent être réalisées par les
technologies classiques de couches minces ou de couches épaisses. Les photocathodes
sont déposées par les méthodes habituelles.
[0039] Les autres dispositions décrites avec les photocathodes déposées sur les électrodes
négatives peuvent utiliser les mêmes méthodes de réalisation.
[0040] La figure 8 représente un exemple de réalisation d'un tube à rayons cathodiques muni
d'un photodéviateur à 3 électrodes selon l'invention. On retrouve les éléments essentiels
déjà décrits sur la figure 1 mais un des déviateurs est ici remplacé par un photodéviateur.
[0041] Le tube à rayons cathodiques est représenté formé de deux enceintes à vide indépendantes
10 et 80.
[0042] L'enceinte 80 est formée d'une ampoule vide d'air. Elle contient la première électrode
extrême 20 et l'électrode centrale 22
a munie de la photocathode 24. Ainsi cette enceinte 80 peut être traitée indépendamment
pour tous les processus de formation de la photocathode qui autrement pourrait recevoir
une légère pollution des autres parties du tube à rayons cathodiques. L'enceinte 80
peut recevoir la fenêtre qui sert à y introduire le rayonnement lumineux.
[0043] L'enceinte 10 est munie de la seconde électrode extrême 21 ainsi que d'une autre
électrode centrale 22
b qui est accessible de l'extérieur. Ainsi lors du montage, les électrodes centrales
22
a et 22
b sont reliées électriquement entre elles (par exemple soudées) et constituent l'électrode
centrale unique 22 du photodéviateur. L'électrode centrale 22
b de l'enceinte à vide 10 peut être placée dans une partie rentrante de l'enceinte
à vide 10 afin de réduire la distance qui la sépare du faisceau d'électrons e
f, et donc les capacités, et faciliter le positionnement de l'enceinte à vide 80.
[0044] Bien évidemment il est possible de ne pas adopter cette constitution à deux enceintes
séparées et de placer tous les éléments dans l'enceinte à vide 10. Les modes de réalisation
du photodéviateur décrits précédemment peuvent être montés dans un tube à rayons cathodiques
selon des principes analogues accessibles à l'homme de métier sans sortir du cadre
de l'invention.
[0045] Un tel tube peut être utilisé pour réaliser un oscilloscope.
1. Tube à rayons cathodiques, muni de moyens de déflexion électrostatique du trajet d'un
faisceau d'électrons ef issus d'une source d'électrons caractérisé en ce que lesdits moyens de déflexion
comprennent au moins un photodéviateur électrostatique incluant un photodétecteur
qui, sous l'action d'un rayonnement lumineux incident, créé des charges électriques
ep qui modifient le champ électrique de déflexion du photodéviateur.
2. Tube selon la revendication 1 caractérisé en ce que le photodéviateur comprend une
première et seconde électrode extrême entre lesquelles une électrode centrale est
intercalée, un premier espace, où transite le faisceau d'électrons ef, étant délimité par l'électrode centrale et la seconde électrode extrême, et un second
espace, qui renferme le photodétecteur, étant délimité par l'électrode centrale et
la première électrode extrême.
3. Tube selon la revendication 2 caractérisé en ce que le photodétecteur est une photocathode
déposée sur l'électrode la plus négative des électrodes délimitant le second espace,
les charges électriques ep se déplaçant de la photocathode vers l'électrode positive et le faisceau d'électrons
ef traversant le premier espace dans une direction sensiblement perpendiculaire.
4. Tube selon les revendications 2 ou 3 caractérisé en ce que la première électrode extrême
est portée à un potentiel négatif, la seconde électrode extrême est portée à un potentiel
positif et l'électrode centrale est portée à un potentiel intermédiaire.
5. Tube selon la revendication 2 ou 3 caractérisé en ce que la première électrode extrême
est portée à un potentiel positif, la seconde électrode extrême est portée à un potentiel
négatif, et l'électrode centrale est portée à un potentiel intermédiaire.
6. Tube selon les revendications 2 ou 3 caractérisé en ce que l'électrode centrale est
portée à un potentiel supérieur aux potentiels des première et seconde électrodes
extrêmes.
7. Tube selon les revendications 2 ou 3 caractérisé en ce que l'électrode centrale est
portée à un potentiel inférieur aux potentiels des première et seconde électrodes
extrêmes.
8. Tube selon la revendication 1 caractérisé en ce que le photodéviateur est à 2 électrodes
réunies respectivement à un potentiel positif et négatif, une photocathode étant déposée
sur la face de l'électrode négative dirigée vers l'électrode positive, l'électrode
négative étant réunie au potentiel négatif GND par une impédance Z, les charges électriques
ep se déplaçant de la photocathode vers l'électrode positive et le faisceau d'électrons
traversant le même espace interélectrode dans une direction sensiblement perpendiculaire.
9. Tube selon la revendication 8 caractérisé en ce que la déviation au repos du trajet
du faisceau d'électrons ef est compensée par des moyens de corrections.
10. Tube selon la revendication 1 ou 2 caractérisé en ce que le photodétecteur est une
photodiode.
11. Tube selon la revendication 10 dans la mesure où elle dépend de la revendication 2
caractérisé en ce que la photodiode est constituée d'une pièce de silicium placée
entre l'électrode extrême positive et l'électrode centrale, le faisceau d'électrons
ef traversant l'espace délimité par l'électrode centrale et l'électrode extrême négative.
12. Tube selon une des revendications 1 à 11 caractérisé en ce que le faisceau d'électrons
ef est défléchi par la combinaison d'un signal électrique appliqué sur au moins une
des électrodes avec un signal optique appliqué sur le photodétecteur.
13. Tube selon une des revendications 2 à 12 caractérisé en ce que l'une au moins des
électrodes est transparente pour transmettre le rayonnement lumineux au photodétecteur.
14. Tube selon la revendication 13 caractérisé en ce que l'électrode transparente est
constituée d'une grille à mailles serrées.
15. Tube selon une des revendications 1 à 14 caractérisé en ce qu'il comprend plusieurs
photodéviateurs formant un photodéviateur distribué le long du trajet du faisceau
d'électrons ef, le rayonnement lumineux étant successivement dévié d'une photocathode ou d'une photodiode
à la suivante à l'aide de réflecteurs.
16. Tube selon la revendication 15 caractérisé en ce que les distances qui séparent les
photocathodes ou les photodiodes des réflecteurs d'une part, et les distances qui
séparent deux électrodes centrales consécutives d'autre part, sont déterminées pour
assurer une action synchronisée sur le faisceau d'électrons ef.
17. Tube selon une des revendications 1 à 7 ou selon une des revendications 10 à 16 dans
la mesure où elle dépend des revendications 1 à 7 caractérisé en ce qu'il comprend
une première enceinte à vide qui comprend le photodéviateur et une seconde enceinte
à vide solidaire de la première qui comprend les autres éléments du tube.
18. Tube selon la revendication 17 caractérisé en ce que, préalablement à son montage,
la première enceinte à vide forme un élément indépendant.
19. 19. Oscilloscope caractérisé en ce qu'il comprend un tube à rayons cathodiques selon
une des revendications 1 à 18.
1. Kathodenstrahlröhre mit Mitteln zum elektrostatischen Ablenken eines Elektronenbündels
ef aus einer Elektronenquelle, dadurch gekennzeichnet, daß die Ablenkmittel zum elektrostatischen Ablenken wenigstens eine elektrostatische
Photoablenkeinheit mit einem Photodetektor enthalten, der unter Einwirkung einer einfallenden
Lichtstrahlung elektrische Ladungen ep erzeugt, die das elektrische Ablenkfeld der Photoablenkeinheit ändern.
2. Kathodenstrahlröhre nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die Photoablenkeinheit eine erste und eine zweite äußere Elektrode enthält,
zwischen denen eine Mittelelektrode eingeschaltet ist, wobei ein erster Raum, den
das Elektronenbündel ef durchquert, von der Mittelelektrode und von der zweiten äußeren Elektrode begrenzt
wird, und ein zweiter Raum, in dem sich der Photodetektor befindet, von der Mittelelektrode
und von der ersten äußeren Elektrode begrenzt wird.
3. Kathodenstrahlröhre nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, daß der Photodetektor eine Photokathode auf der negativsten der den zweiten Raum
abgrenzenden Elektroden ist, die elektrischen Ladungen ep von der Photokathode nach der positiven Elektrode gehen und das Elektronenbündel
ef den ersten Raum in einer im wesentlichen senkrechten Richtung durchquert.
4. Kathodenstrahlröhre nach Anspruch 2 oder 3, dadurch gekennzeichnet, daß die erste äußere Elektrode ein negatives Potential führt. die zweite äußere
Elektrode ein positives Potential führt und die Mittelelektrode ein Zwischenpotential
führt.
5. Kathodenstrahlröhre nach Anspruch 2 oder 3, dadurch gekennzeichnet, daß die erste äußere Elektrode ein positives Potential führt. die zweite äußere
Elektrode ein negatives Potential führt und die Mittelelektrode ein Zwischenpotential
führt.
6. Kathodenstrahlröhre nach Anspruch 2 oder 3, dadurch gekennzeichnet, daß die Mittelelektrode ein höheres oder niedrigeres Potential als die Potentiale
der ersten und zweiten äußeren Elektroden führt.
7. Kathodenstrahlröhre nach Anspruch 2 oder 3, dadurch gekennzeichnet, daß die Mittelelektrode ein niedrigeres Potential führt als die Potentiale der ersten
und zweiten äußeren Elektroden.
8. Kathodenstrahlröhre nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die Photoablenkeinheit 2 Elektroden enthält, die ein positives bzw. ein negatives
Potential führen, wobei die Photokathode auf der der positiven Elektrode zugewandten
Fläche der negativen Elektrode angeordnet ist, die negative Elektrode durch eine Impedanz
Z mit dem negativen Potential GND verbunden ist, die elektrischen Ladungen ep sich von der Photokathode nach der positiven Elektrode begeben und das Elektronenbündel
denselben Zwischenelektrodenraum in einer im wesentlichen senkrechten Richtung durchquert.
9. Kathodenstrahlröhre nach Anspruch 8, dadurch gekennzeichnet, daß die Ablenkung des Weges des Elektronenbündels ef im Ruhezustand mittels Korrekturmittel ausgeglichen wird.
10. Kathodenstrahlröhre nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, daß der Photodetektor eine Photodiode ist.
11. Kathodenstrahlröhre nach Anspruch 10, sofern sie vom Anspruch 2 abhängig ist, dadurch gekennzeichnet, daß die Photodiode aus einem Siliziumstück besteht, das zwischen der äußeren positiven
Elektrode und der Mittelelektrode angebracht ist, wobei das Elektronenbündel ef den von der Mittelelektrode und von der äußeren negativen Elektrode abgegrenzten
Raum durchquert.
12. Kathodenstrahlröhre nach einem der Ansprüche 1 bis 11, dadurch gekennzeichnet, daß das Elektronenbündel ef durch die Kombination eines an wenigstens eine der Elektroden angelegten Signals
mit einem dem Photodetektor zugeführten optischen Signal abgelenkt wird.
13. Kathodenstrahlröhre nach einem der Ansprüche 2 bis 12, dadurch gekennzeichnet, daß wenigstens eine der Elektroden zum Durchlassen der Lichtstrahlung nach dem Photodetektor
transparent ist.
14. Kathodenstrahlröhre nach Anspruch 13, dadurch gekennzeichnet, daß die transparente Elektrode aus einer engmaschigen Gitter zusammengesetzt ist.
15. Kathodenstrahlröhre nach einem der Ansprüche 1 bis 14, dadurch gekennzeichnet, daß sie mehrere Photoablenkeinheiten enthält, die eine verteilte Photoablenkeinheit
auf dem Weg des Elektronenbündels ef bilden, wobei die Lichtstrahlung von einer Photokathode oder einer Photodiode nach
der folgenden mit Hilfe von Reflektoren weitergeleitet wird.
16. Kathodenstrahlröhre nach Anspruch 15, dadurch gekennzeichnet, daß die Abstände, die die Photokathoden oder die Photodioden von den Reflektoren
einerseits trennen, und die Abstände, die zwei aufeinanderfolgenden Mittelelektroden
voneinander trennen, zum Gewährleisten einer synchronisierten Wirkung auf das Elektronenbündel
ef bestimmt werden.
17. Kathodenstrahlröhre nach einem der Ansprüche 1 bis 7 oder nach einem der Ansprüche
10 bis 16, sofern er von den Ansprüchen 1 bis 7 abhängig ist, dadurch gekennzeichnet, daß sie einen ersten Vakuumraum, der die Photoablenkeinheit enthält, und einen zweiten
mit dem ersten verbundenen Vakuumraum enthält, der die anderen Bauelemente der Röhre
enthält.
18. Kathodenstrahlröhre nach Anspruch 17, dadurch gekennzeichnet, daß vor dem Zusammenbau der erste Vakuumraum ein unabhängiges Element darstellt.
19. Oszillograph, dadurch gekennzeichnet, daß er eine Kathodenstrahlröhre nach einem der Ansprüche 1 bis 18 enthält.
1. A cathode ray tube comprising electrostatic deflection means for deflecting the path
of an electron beam ef issuing from an electron source, characterized in that the said deflection means
comprise at least an electrostatic photodeflector including a photodetector which
under the action of an incident light radiation creates electric charges ep which modify the electric deflection field of the photodeflector.
2. A tube as claimed in Claim 1, characterized in that the photodeflector comprises a
first and a second outer electrode between which a central electrode is interposed,
a first space through which the electron beam ef passes being defined by the central electrode and the second outer electrode, and
a second space which comprises the photodetector being defined by the central electrode
and the first outer electrode.
3. A tube as claimed in Claim 2, characterized in that the photodetector is a photocathode
deposited on the electrode which is the most negative of the electrodes defining the
second space, the electric charges ep moving from the photocathode towards the positive electrode and the electron beam
ef traversing the first space in a substantially perpendicular direction.
4. A tube as claimed in Claim 2 or 3, characterized in that the first outer electrode
is brought to a negative potential, the second outer electrode is brought to a positive
potential and the central electrode is brought to an intermediate potential.
5. A tube as claimed in Claim 2 or 3, characterized in that the first outer electrode
is brought to a positive potential, the second outer electrode is brought to a negative
potential, and the central electrode is brought to an intermediate potential.
6. A tube as claimed in Claim 2 or 3, characterized in that the central electrode is
brought to a potential which is higher than the potentials of the first and the second
outer electrodes.
7. A tube as claimed in Claim 2 or 3, characterized in that the central electrode is
brought to a potential which is lower than the potentials of the first and the second
outer electrodes.
8. A tube as claimed in Claim 1, characterized in that the photodeflector comprises 2
electrodes which are brought to respectively a positive and negative potential, a
photocathode being deposited on the face of the negative electrode directed towards
the positive electrode, the negative electrode being brought to the negative potential
GND via an impedance Z, the electric charges ep moving from the photocathode towards the positive electrode and the electron beam
traversing the same interelectrode space in a substantially perpendicular direction.
9. A tube as claimed in Claim 8, characterized in that the deflection in the quiescent
state of the path of the electron beam ef is compensated for by correction means.
10. A tube as claimed in Claim 1 or 2, characterized in that the photodetector is a photodiode.
11. A tube as claimed in Claim 10, in so far as Claim 10 depends on Claim 2, characterized
in that the photodiode is constituted by a silicon piece located between the positive
outer electrode and the central electrode, the electron beam ef traversing the space defined by the central electrode and the negative outer electrode.
12. A tube as claimed in any one of the Claims 1 to 11, characterized in that the electron
beam ef is deflected by the combination of an electric signal applied to at least one of
the electrodes and an optical signal applied to the photodetector.
13. A tube as claimed in any one of the Claims 2 to 12, characterized in that at least
one of the electrodes is transparent to transmit the light radiation to the photodetector.
14. A tube as claimed in Claim 13, characterized in that the transparent electrode is
constituted by a close-meshed grid.
15. A tube as claimed in any one of the Claims 1 to 14, characterized in that it comprises
several photodeflectors forming a distributed photodeflector along the path of the
electron beam ef, the light radiation being successively deflected from one photocathode or one photodiode
to the next by means of reflectors.
16. A tube as claimed in Claim 15, characterized in that the distances which separate
the photocathodes or the photodiodes from the reflectors on the one hand, and the
distances which separate two consecutive central electrodes on the other hand are
chosen so as to ensure a synchronized action on the electron beam ef.
17. A tube as claimed in any one of the Claims 1 to 7 or 10 to 16 in so far as any one
of Claims 10 to 16 depends on Claims 1 to 7, characterized in that it comprises a
first evacuated space which comprises the photodeflector and a second evacuated space
formed integrally with the first space and which comprises the other elements of the
tube.
18. A tube as claimed in Claim 17, characterized in that prior to assembly the first evacuated
space forms an independent element.
19. An oscilloscope, characterized in that it comprises a cathode ray tube as claimed
in any of the Claims 1 to 18.