[0001] L'invention concerne une nouvelle chaussure de ski en matière plastique.
[0002] Comme on le sait, une chaussure de ski moderne en matière plastique comprend essentiellement
:
- une coque destinée à recevoir le chausson dans lequel est introduit le pied ;
- un collier, formé en une ou deux parties, articulé sur la coque ;
- des moyens de fermeture du collier sur le bas de la jambe (boucles, crémaillères,
etc..) ;
- éventuellement des moyens de serrage du pied dans la coque.
[0003] Dans les chaussures dites "à ouverture avant", on a suggéré de ménager sur le dessus
de la coque une fente longitudinale formant des rabats qui se recouvrent et permettent
de serrer le pied dans la coque sous l'action de serrage par des moyens appropriés,
tels que bandes, sangles.. . Ce type de chaussure est assez difficile à chausser.
De plus, ces chaussures peuvent présenter des défauts d'étanchéité résultant de la
fente longitudinale, et nécessitent plusieurs boucles de serrage du pied dans la coque
et du collier sur le bas de la jambe.
[0004] Depuis quelques années, les chaussures dites à "ouverture arrière" se développent
de plus en plus. Dans ces chaussures, la coque doit être indéformable, notamment au
niveau des orteils et du cou de pied. Pour assurer la tenue du pied dans la coque,
on a proposé des systèmes très variés faisant appel à des rabats, des sangles, des
tuiles (voir par exemple FR-A-2 276 851 : correspondant américain 3 883 964 ; FR-A-2
344 439 : correspondant américain 4 205 467 pour le serrage du cou de pied; voir aussi
EP-A-0158 574 du Demandeur : correspondant USA-4 615 127 pour le serrage du talon).
Malgré leur succès, ces chaussures ne permettent pas d'assurer une tenue du pied idéale
dans la coque et par voie de conséquence, d'assurer une conduite précise du ski, à
preuve elles ne sont pratiquement pas utilisées par les coureurs de compétition de
haut niveau.
[0005] Dans le document EP-A-0272 643, on a proposé une chaussure de ski dont la coque présente
différentes fentes débouchantes sur le haut, essentiellement disposées dans le sens
longitudinal, dans l'axe du tibia, ou parallèlement à celui-ci, et coopérant avec,
un organe de traction tel que des câbles pour assurer le serrage du pied. Dans une
forme de réalisation avantageuse, la coque présente une pluralité de fentes transversales
qui d'une part, se rejoignent à hauteur du cou-de-pied et d'autre part, tendent à
se rejoindre à hauteur de l'avant du pied, pour définir une tuile de serrage unique,
ce qui permet d'assurer seulement une bonne tenue du cou-de-pied et du bas de la jambe.
Toutefois, cette solution ne permet pas d'assurer une tenue de l'avant-pied spécifique
dans la coque, sauf à faire appel à un moyen distinct du type de ceux évoqués ci-dessus.
[0006] L'invention pallie ces inconvénients. Elle vise une chaussure de ski dont la coque,
à périmètre et à volume localement variable, permet d'assurer une bonne tenue du pied
dans toutes ses parties, à savoir le bas de la jambe, le talon, le cou-de-pied et
l'avant-pied, pour procurer une conduite précise du ski et ce, grâce à des moyens
de serrage, tout en permettant une entrée facile du pied dans la coque.
[0007] Cette chaussure de ski en matière plastique, qui comprend une coque, destinée à recevoir
un chausson qui reçoit à son tour un pied du skieur, et dans laquelle le dessus de
la coque présente, de part et d'autre du pied, deux fentes disposées longitudinalement
et latéralement de part et d'autre du plan médian de la coque qui s'étendent depuis
la zone métatarso-phalangienne jusqu'à la zone avant des malléoles, ces fentes, symétriques
par rapport au plan longitudinal de la coque, coopérant avec des organes de traction
agissant sur le dessus de la coque pour assurer le serrage du pied dans la coque,
se caractérise :
- d'une part, en ce que les deux fentes longitudinales remontent verticalement sur la
face avant du bas de la jambe, pour définir deux lumières qui ne débouchent pas sur
le bord du dessus de la coque ;
- et d'autre part, en ce que ces deux fentes longitudinales sont reliées entre elles
par une fente transversale disposée sur le dessus de la coque au niveau du cunéiforme,
ces différentes fentes longitudinales et transversales définissant ainsi deux zones
déformables de serrage sur lesquelles agit l'organe de traction, pour assurer le serrage
du pied, respectivement au niveau du cou-de-pied et au niveau de l'avant-pied.
[0008] En d'autres termes, l'invention consiste à ajouter une fente transversale qui dégage
le cunéiforme, dont on sait qu'il s'agit là d'un point douloureux où passe l'artère
pédeuse, pour définir ainsi deux zones distinctes de serrage, à savoir cou-de-pied
et avant-pied, ce qui n'était pas réalisé jusqu'alors.
[0009] L'invention se distingue de la solution décrite dans le document EP-A-0272 643 par
un arrangement spécifique des fentes, à savoir la présence d'une fente transversale
au niveau du cunéiforme, et par le fait que les fentes longitudinales ne débouchent
pas sur le haut de la coque. Cette différence d'architecture d'une part, comme déjà
dit, dégage la zone douloureuse du cunéiforme et, d'autre part et surtout, permet
de ménager deux zones distinctes de serrage, respectivement cou-de-pied et avant-pied,
sur lesquelles on peut agir sélectivement.
[0010] Avantageusement, en pratique :
- les deux fentes longitudinales symétriques, présentent également deux fentes orthogonales
disposées à l'avant, en regard l'une de l'autre, au niveau de l'articulation des doigts
de pied sur les métatarses, pour définir une première zone déformable en forme de
tuile de serrage de l'avant-pied ;
- dans une variante, les deux fentes longitudinales présentent également des entailles
également orthogonales, dirigées vers la semelle ;
- le sommet de la face avant de la coque présente une fente axiale disposée selon le
plan longitudinal médian de la coque, qui s'étend depuis le bas de la jambe où elle
débouche jusqu'au haut du cou-de-pied, sans toutefois déboucher dans la fente transversale
disposée au niveau du cunéiforme ;
- les différentes fentes respectivement longitudinales, transversales, axiales ou orthogonales
sont comblées par un matériau souple, étanche, tel que par exemple un tissu élastique,
un soufflet, voire un polymère compressible, élastique, injecté avec le reste de la
coque et donc compatible avec elle ;
- la somme des largeurs des fentes latérales dans une section considérée correspond,
pour la pointure concernée, à la plage des variations podologiques ;
- la chaussure présente également deux moyens de serrage qui agissent respectivement
:
. le premier au niveau des métatarses sur la zone déformable de serrage de l'avant-pied
dans un plan sensiblement perpendiculaire à l'axe du pied ;
. le second au niveau du cou-de-pied dans un plan diagonal, allant depuis le haut
du cou-de-pied jusqu'à la base du talon ;
- les moyens de serrage sont constitués par des câbles, des sangles ou analogues.
[0011] La manière dont l'invention peut être réalisée et les avantages qui en découlent
ressortiront mieux des exemples de réalisation qui suivent, à l'appui des figures
annexées.
[0012] La figure 1 est une représentation schématique en perspective sommaire d'une coque
de chaussure de ski conforme à l'invention.
[0013] La figure 2 est une représentation en plan d'une coque perfectionnée conforme à l'invention.
[0014] Les figures 3 à 6 représentent des sections de cette chaussure caractéristique en
fonctionnement, respectivement au niveau de l'avant-pied (figures 3 et 4) et du cou
de pied (figures 5 et 6).
[0015] La figure 7 est une représentation schématique en pesrpective sommaire d'une variante
d'exécution de l'invention.
[0016] Pour ne pas surcharger inutilement les dessins, et faciliter par là la compréhension
de l'invention, on n'a pas représenté l'intégralité de la chaussure, mais seulement
la coque caractéristique de l'invention. Il va de soi que la chaussure présente d'autres
parties, classiques et usuelles, telles que collier ou manchettes, boucles de serrage,
chausson, manchon d'étanchéité, etc . .
[0017] La coque caractéristique désignée par la référence générale (1) est monobloc et est
réalisée en matière plastique semi-rigide d'usage courant pour cette application,
telle que polyuréthanne, polyamide 6.6, polyamide 12. Cette coque comprend essentiellement
un dessus (2) et une semelle (3). Elle présente aussi une pointe et un talon non référencés.
La coque (1) est creuse et est destinée à recevoir le chausson non représenté qui,
de manière connue, à son tour, reçoit un pied du skieur.
[0018] La portion du dessus de la coque (2) disposée au-dessus du métatarse, du cou de pied
et du bas de la jambe, présente une pluralité de fentes obtenues par moulage, disposées
dans les trois directions respectivement longidunale, transversale et axiale caractéristiques
de l'invention.
[0019] La coque (2) présente sur chacune de ses deux faces latérales deux fentes longitudinales
symétriques respectivement (10) et (11) disposées de part et d'autre du plan médian
de la coque (1), et qui s'étendent de la zone métatarso-phalangienne jusqu'à la zone
avant des malléoles, puis remontent sensiblement à la verticale (12,13) le long du
bas du tibia sur la face avant du bas de la jambe pour définir deux lumières (12,13)
qui ne débouchent pas sur le bord (9) du dessus de la coque (2). Ces deux lumières
caractéristiques longitudinales (10,11) comportent sur l'avant, disposées en regard
et pratiquement au niveau de l'articulation des doigts de pied sur les métatarses,
deux fentes transversales (14,15) ménageant entre elles une zone de liaison (16) pleine.
Selon une première caractéristique de l'invention, ces deux fentes latérales (10,11)
sont reliées entre elles par une fente transversale (17) disposée au niveau du cunéiforme,
de manière à bien dégager ce point sensible où passe l'artère pédeuse. Les fentes
transversales (14,15,17) en combinaison avec les fentes longitudinales (10,11) ménagent
ainsi une première zone de serrage pour l'avant-pied, désignée par la référence (20)
en forme de tuile.
[0020] La partie arrière du dessus de la coque (2) présente sur le haut une fente axiale
(18) disposée selon le plan médian de la coque (1), qui s'étend depuis le bas de la
jambe où elle est ouverte (19) jusqu'au haut du cou de pied sans toutefois déboucher
dans la fente (17). Les fentes axiales (12,13,18), en combinaison avec la fente transversale
(17) et les fentes longitudinales (10,11), définissent ainsi une seconde zone de serrage,
désignée par la référence générale (21) également en forme de tuile évidée, pour le
serrage et la tenue du cou de pied.
[0021] La chaussure comporte également un ou deux organes de traction pour le serrage des
zones (20) et (21), désignés par les références générales (30) et (31), réalisés de
manière connue, tels que par exemple par des sangles, par des câbles. Ces moyens (30,31)
s'appuient :
. le premier (30) au niveau des métatarses sur la zone de serrage (20) de l'avant-pied,
et est disposé dans un plan sensiblement orthogonal à l'axe du pied (40) de manière,
comme on le voit sur la figure 4, à bien concentrer vers le dessus du pied les forces
de serrage qui agissent sur le dessus (2) de la coque ;
. le second (31) exerce son action sur la seconde zone de serrage (21) du cou de pied
dans un plan diagonal allant du haut du cou de pied à la base du talon.
[0022] On peut donc ainsi assurer sélectivement le serrage de l'avant-pied (20) et/ou du
cou-de-pied (21). En pratique, on a intérêt à faire appel à un câble unique (30,31)
qui, grâce à un parcours approprié, permet d'assurer simultanément le serrage et la
tenue du pied tant en (20) qu'en (21).
[0023] Pour assurer le positionnement et le maintien du câble sur les zones de serrage (20,21),
ces dernières comportent des guides ou des cales respectivement (32,33) venues de
moulage.
[0024] Les figures 3 et 4 représentent sommairement en section l'action de serrage du câble
(30) sur le pied, désigné par la référence générale (40), au niveau des métatarses,
alors que les figures 5 et 6 montrent l'action de serrage du câble (31) sur le pied
(41) au niveau de la diagonale cou de pied/talon.
[0025] On comprend qu'en actionnant les câbles de serrage (30,31), on déplace des zones
rendues déformables du fait des fentes caractéristiques qui, en se rapprochant les
unes des autres, s'adaptent au volume défini par le pied dans le chausson. Les efforts
de serrage sont ainsi multidirectionnels et radiants uniquement sur le dessus (2)
de la coque (voir figures 4 et 6), sans pour autant engendrer un serrage latéral trop
important du bas de la coque qui comprimerait douloureusement la base du pied du skieur.
[0026] Dans une forme de réalisation perfectionnée (voir figures 1 et 2), la fente transversale
(17) est prolongée de part et d'autre en (25) au-delà des fentes longitudinales (10,11)
dirigées dans la direction de la semelle (3), et disposées à hauteur de la voûte plantaire,
pour donner de l'élasticité aux parties latérales de la coque.
[0027] Dans une autre forme d'exécution avantageuse montrée aux figures 2 et 7, les fentes
transversales non débouchantes (14,15) sont également prolongées de l'autre côté des
fentes longitudinales (10,11) par des dégagements (27), qui assurent une meilleure
déformation multidirectionnelle à l'ensemble. De même, la portion de liaison des fentes
longitudinales (10,11) avec les lumières (12,13) présente des fentes de dégagements
transversales (26), dirigées vers la semelle (3).
[0028] Dans une variante montrée à la figure 2, l'arrière de la coque comprend une portion
rigide flexible (35), destinée à assurer le serrage du talon conformément aux enseignements
du brevet européen 0158 574 du Demandeur (correspondant USA-4 615 127) cité dans le
préambule.
[0029] L'étanchéité de l'ensemble est assurée par un capot de recouvrement (45) mobile ou
fixe ou tout autre moyen connu.
[0030] Dans une variante non représentée, les fentes caractéristiques longitudinales (10,11,12,13),
transversales (15,17) et axiale (18) peuvent être soit obturées par des matériaux
déformables (soufflets, tissus élastiques), ou remplies par un matériau compressible
élastique bi-injecté.
[0031] Les chaussures conformes à l'invention présentent de nombreux avantages par rapport
à celles réalisées jusqu'alors et évoquées dans le préambule. On peut citer:
- la possibilité de réaliser avec un seul moyen (câble) un serrage uniforme en tous
les points du pied : bas de jambe, talon, cou-de-pied et avant-pied, ce que ne permet
pas d'obtenir la solution décrite dans le document EP-A-0272 643 cité dans le préambule
;
- la possibilité de réaliser un serrage différencié entre l'avant du pied et le cou
du pied ;
- la possibilité de réaliser un serrage concentrique, ce qui permet alors au pied de
rester dans l'axe de la chaussure, donc du ski, ce qui assure alors une très bonne
qualité du guidage et de la conduite du ski et permet au skieur d'avoir une meilleure
sensibilité ;
- un effort de serrage fortement diminué, ce qui est appréciable pour les adolescents,
les femmes ou lors d'une utilisation en basse température ;
- l'absence d'interférences entre le serrage avant du pied avec celui du cou de pied
et vice-versa, en d'autres termes la possibilité de réaliser des serrages différenciés
sélectifs non inter-réagissant entre l'avant du pied, le cou de pied, et s'il y a
lieu le talon ;
- enfin, l'absence de serrage latéral parasite du bas de la coque.
1. Chaussure de ski en matière plastique, comprenant une coque (1), destinée à recevoir
un chausson qui reçoit à son tour un pied du skieur, et dans laquelle le dessus (2)
de la coque présente, de part et d'autre du pied, deux fentes (10,11) disposées longitudinalement
et latéralement de part et d'autre du plan médian de la coque (1), qui s'étendent
depuis la zone métatarso-phalangienne jusqu'à la zone avant des malléoles, ces fentes
(10,11), symétriques par rapport au plan longitudinal de la coque (1), coopérant avec
des organes de traction agissant sur le dessus (2) de la coque pour assurer le serrage
du pied dans cette coque (1),
caractérisée :
- en ce que les deux fentes longitudinales (10,11) remontent verticalement sur la
face avant du bas de la jambe, pour définir ainsi deux lumières (12,13) qui ne débouchent
pas sur le bord (9) du dessus de la coque (2) ;
- en ce que ces deux fentes longitudinales (10,11) sont reliées entre elles par une
seule fente transversale (17) disposée au-dessus de la coque (2), au niveau du cunéiforme
;
ces différentes fentes longitudinales (10,13) et transversale (17) définissant ainsi
deux zones déformables de serrage (20,21) sur lesquelles agit l'organe de traction
(30,31), pour assurer le serrage du pied, respectivement au niveau de l'avant-pied
(20) et du cou-de-pied (21).
2. Chaussure de ski selon la revendication 1, caractérisée en ce que les deux fentes
longitudinales (10,11) symétriques présentent également deux fentes orthogonales (14,15)
disposées à l'avant, en regard l'une de l'autre, au niveau de l'articulation des doigts
de pied sur les métatarses, pour définir la première zone déformable (20) de serrage
de l'avant-pied en forme de tuile.
3. Chaussure de ski selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que les
fentes longitudinales (10,11) symétriques présentent également des entailles (25,26,27)
orthogonales, dirigées vers la semelle (3).
4. Chaussure de ski selon l'une des revendications 1 et 3, caractérisée en ce que le
sommet de la face avant (2) de la coque (1) présente une fente axiale (18) disposée
selon le plan longitudinal médian, qui s'étend depuis le bas de la jambe où elle débouche
(19), jusqu'au haut du cou-de-pied, sans déboucher toutefois dans la fente transversale
(17).
5. Chaussure de ski selon l'une des revendications 1 et 4, caractérisée en ce que les
différentes fentes respectivement longitudinales (10-13), transversales (14,15-17)
et axiale (18) sont comblées par un matériau souple, étanche.
6. Chaussure de ski selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que la somme
des largeurs des fentes longitudinales (10-13), dans une section considérée, correspond,
pour la pointure concernée, à la plage des variations podologiques.
7. Chaussure de ski selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce qu'elle
présente deux organes de traction (30,31) qui agissent respectivement :
- le premier (30), au niveau des métatarses, sur la zone déformable (20) de serrage
de l'avant-pied dans un plan sensiblement perpendiculaire à l'axe du pied ;
- le second (31), au niveau du cou-de-pied, dans un plan diagonal allant du haut du
cou de pied à la base du talon.
8. Chaussure de ski selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que les
organes de traction et de serrage sont constitués par des câbles (30,31).
1. Skischuh aus Kunststoff mit einer Schale (1) zum Aufnehmen eines Innenschuhs, der
wiederum einen Fuß des Skifahrers aufnimmt, und bei dem das Oberteil (2) der Schale
beiderseits des Fußes zwei Schlitze (10, 11) aufweist, die beiderseits der Mittelebene
der Schale (1) längs- und querverlaufend angeordnet sind und die sich von dem Mittelfuß-Zehenknochenbereich
bis zum Bereich vor den Fußknöcheln erstrecken, wobei diese zu der Längsebene der
Schale (1) symmetrischen Schlitze (10, 11) mit auf das Oberteil (2) der Schale einwirkende
Zugmitteln zusammenwirken, um ein Einspannen des Fußes in die Schale (1) zu gewährleisten,
dadurch gekennzeichnet,
- daß die zwei Längsschlitze (10, 11) senkrecht auf der Vorderfläche des unteren Teiles
des Beines aufsteigen, um so zwei Ausnehmungen (12, 13) zu bilden, die nicht an den
oberen Rand der Schale (2) grenzen,
- daß die zwei Längsschlitze (10, 11) miteinander über einen einzigen Querschlitz
(17) verbunden sind, der über der Schale (2) im Bereich der Fußwurzelknochen angeordnet
ist und
daß die verschiedenen Längsschlitze (10, 13) und der Querschlitz (17) somit zwei
verformbare Einspannbereiche (20, 21) bilden, auf welche Zugmittel (30, 31) einwirken,
um das Einspannen des Fußes jeweils im Bereich des Vorderfußes (20) und des Spannes
(21) zu gewährleisten.
2. Skischuh gemäß Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die zwei symmetrischen Längsschlitze
(10, 11) ebenfalls zwei rechtwinklige Schlitze (14, 15) aufweisen, die in dem vorderen
Bereich einander gegenüberliegend im Bereich der Gelenke der Fußzehen mit der Fußwurzel
angeordnet sind, um einen ersten verformbaren, ziegelförmigen Bereich (20) des Einspannens
des Vorderfußes zu bilden.
3. Skischuh gemäß einem der Ansprüche 1 und 2, dadurch gekennzeichnet, daß die zwei symmetrischen
Längsschlitze (10, 11) ebenfalls rechtwinklige Einschnitte (25, 26, 27) aufweisen,
die zu der Sohle (3) ausgerichtet sind.
4. Skischuh gemäß einem der Ansprüche 1 und 3, dadurch gekennzeichnet, daß der oberste
Teil der Vorderfläche (2) der Schale (1) einen Axialschlitz (18) bezüglich der Mittellängsebene
aufweist, der sich zwischen dem unteren Teil des Beines, in den er mündet (19), bis
zu dem oberen Teil des Spannes erstreckt, ohne jedoch in den Querschlitz (17) zu münden.
5. Skischuh gemäß einem der Ansprüche 1 und 4, dadurch gekennzeichnet, daß die verschiedenen
Längsschlitze (10 bis 13), Querschlitze (14, 15 bis 17) und Axialschlitze (18) mit
einem schmiegsamen, dichten Material gefüllt sind.
6. Skischuh gemäß einem der Ansprüche 1 bis 5, dadurch gekennzeichnet, daß die Summe
der Breiten der Längsschlitze (10 bis 13) in einem betrachteten Bereich für eine betreffende
Schuhnummer der Fläche der podologischen Abweichungen entspricht.
7. Skischuh gemäß einem der Ansprüche 1 bis 6, dadurch gekennzeichnet, daß er zwei Zugmittel
(30, 31) aufweist,
- wobei das erste (30) im Bereich des Mittelfußes auf dem verformbaren Einspannbereich
(20) des Vorderfußes in einer Ebene sehr genau senkrecht zu der Fußachse einwirkt
und
- das zweite (31) im Bereich des Spannes in einer von dem oberen Bereich des Spannes
bis zum unteren Bereich der Ferse verlaufenden Diagonalebene einwirkt.
8. Skischuh gemäß einem der Ansprüche 1 bis 7, dadurch gekennzeichnet, daß die Zug- und
Einspannmittel durch Drähte (30, 31) gebildet sind.
1. Ski boot made of plastic material, comprising a shell (1) which is intended to receive
an inner boot, which in turn receives one foot of the skier, and in which the top
(2) of the shell has, on either side of the foot, two slits (10, 11) which are arranged
longitudinally and laterally on either side of the median plane of the shell (1) and
which extend from the metatarso-phalangeal zone as far as the front zone of the malleoli,
these slits (10, 11), which are symmetrical in relation to the longitudinal plane
of the shell (1), interacting with traction members acting on the top (2) of the shell
so as to ensure the clamping of the foot in this shell (1),
characterised
- in that the two longitudinal slits (10, 11) rise vertically on the front face of
the bottom of the leg so as thus to define two slots (12, 13) which do not open on
the edge (9) of the top of the shell (2);
- in that these two longitudinal slits (10, 11) are interconnected by a single transverse
slit (17) arranged on top of the shell (2) in the region of the cuneiform;
these various longitudinal (10, 13) and transverse (17) slits thus defining two deformable
clamping zones (20, 21), on which the traction member (30, 31) acts so as to carry
out the clamping of the foot, in the region of the front of the foot (20) and of the
instep (21) respectively.
2. Ski boot according to Claim 1, characterised in that the two symmetrical longitudinal
slits (10, 11) likewise have two orthogonal slits (14, 15) arranged at the front,
opposite one another, in the region of the articulation of the toes on the metatarsi,
so as to define the first deformable zone (20) for clamping the front of the foot
in the form of a plate.
3. Ski boot according to one of Claims 1 and 2, characterised in that the symmetrical
longitudinal slits (10, 11) likewise have orthogonal notches (25, 26, 27) directed
towards the sole (3).
4. Ski boot according to one of Claims 1 and 3, characterised in that the top of the
front face (2) of the shell (1) has an axial slit (18) which is arranged according
to the median longitudinal plane and which extends from the bottom of the leg where
it opens (19) as far as the top of the instep without, however, opening into the transverse
slit (17).
5. Ski boot according to one of Claims 1 and 4, characterised in that the various respectively
longitudinal (10-13), transverse (14, 15-17) and axial (18) slits are filled by an
impermeable flexible material.
6. Ski boot according to one of Claims 1 to 5, characterised in that the sum of the widths
of the longitudinal slits (10-13), in a considered section, corresponds, for the size
concerned, to the range of podological variations.
7. Ski boot according to one of Claims 1 to 6, characterised in that it has two traction
members (30, 31) which act respectively:
- the first (30), in the region of the metatarsi, on the deformable zone (20) for
clamping the front of the foot in a plane which is essentially perpendicular to the
axis of the foot;
- the second (31), in the region of the instep, in a diagonal plane running from the
top of the instep to the base of the heel.
8. Ski boot according to one of Claims 1 to 7, characterised in that the traction and
clamping members are constituted by cables (30, 31).