[0001] La présente invention a trait à un mécanisme de commande extérieure pour l'ouverture
d'une portière de véhicule automobile, ce mécanisme étant destiné à assurer électriquement
la mise en oeuvre d'une serrure électrique associée à la portière et comportant, en
outre, une commande mécanique permettant d'assurer l'ouverture de la portière en cas
de panne électrique. L'invention a trait également à une portière comportant un tel
mécanisme.
[0002] On sait qu'il est généralement considéré comme souhaitable, notamment pour les véhicules
de "haut de gamme", d'assurer l'ouverture des portières d'un véhicule par une serrure
à commande électrique. Une telle serrure peut, en effet, être commandée à distance
au moyen d'un émetteur d'ondes, notamment d'ondes infrarouges, cette commande à distance
pouvant agir sur l'une et/ou l'autre des fonctions d'ouverture et de condamnation/décondamnation
de la serrure. Néanmoins en cas de panne électrique sur le véhicule ou en cas de panne
sur l'émetteur, il faut pouvoir ouvrir la portière du véhicule et, par conséquent,
assurer la fonction de décondamnation, d'une part, et d'ouverture, d'autre part. Une
serrure de ce type est, en outre, associée à un barillet de surêté manoeuvrable au
moyen d'une clé, ce barillet étant susceptible d'assurer mécaniquement, à partir de
l'extérieur du véhicule, la fonction condamnation/décondamnation de la serrure.
[0003] DE-B-1 093 697 montre une serrure remplissant ces fonctions.
[0004] Il est également connu que l'on désire améliorer les performances aérodynamiques
des carrosseries de véhicule automobile pour réduire la consommation d'énergie due
à la pénétration dans l'air des véhicules en déplacement. Cette recherche implique
que l'on réduise le plus possible les décrochements dans la forme globale du véhicule
et il devient donc souhaitable de pouvoir disposer d'une poignée de portière qui ne
fasse aucunement saillie par rapport à la paroi de la portière elle-même et qui ne
présente, à l'état de repos, aucun décrochement par rapport à cette paroi. Etant donné
que la manoeuvre d'une telle poignée doit être effectuée par la main de l'utilisateur
du véhicule, cela implique que la poignée soit formée d'un élément mobile, qui, à
l'état de repos, forme une continuité avec la paroi de la portière mais qui soit susceptible
d'être déplacé par l'utilisateur pour provoquer la manoeuvre de la serrure. Un tel
élément mobile doit, en outre, permettre, lorsqu'il est déplacé par l'utilisateur,
de tirer la portière manuellement de façon énergique pour que l'on puisse obtenir
l'ouverture de ladite portière lorsqu'une circonstance accidentelle, telle que le
gel des joints par exemple, rend l'ouverture difficile.
[0005] La présente invention a pour but de proposer un mécanisme de commande d'ouverture
de portière susceptible d'atteindre à la fois tous les objectifs cidessus exposés.
[0006] La présente invention a donc pour objet un mécanisme de commande d'ouverture d'une
portière de véhicule automobile sur laquelle est disposée une serrure à commande
électrique, la serrure comportant des organes appropriés pour assurer, d'une part,
une fonction d'ouverture pour laquelle la gâche solidaire de la caisse du véhicule
est libérée du pêne de la serrure, d'autre part, une fonction de condamnation qui
inhibe ladite fonction d'ouverture et, enfin, une fonction de décondamnation qui supprime,
soit électriquement soit mécaniquement, l'état créé par la fonction précédente, la
fonction d'ouverture pouvant être commandée mécaniquement ou électriquement, ce mécanisme
comportant un élément mobile actionnable par l'utilisateur, ledit élément commandant
dans son mouvement un organe électrique ou électronique dont la manoeuvre déclenche
la fonction ouverture de la serrure, le mouvement dudit élément mobile commandant,
en outre, mécaniquement des moyens de liaison mécanique qui agissent sur l'organe
assurant mécaniquement la fonction d'ouverture de la serrure et déclenchent ladite
ouverture, quand l'élément mobile arrive au voisinage de l'extrémité de sa course,
caractérisé par le fait que l'élément mobile comporte une platine susceptible de pivoter
autour d'un axe fixe par rapport à la portière, et que l'axe de pivotement de la platine
est lié mécaniquement à l'organe de la serrure, dont la manoeuvre assure la fonction
d'ouverture, cette liaison mécanique étant débrayable mécaniquement et/ou électriquement.
[0007] L'organe électrique ou électronique coopère avec un bossage porté par l'élément mobile
au voisinage de son axe de pivotement. On peut avantageusement prévoir que l'élément
mobile soit disposé dans un boîtier, qui porte son axe de pivotement ainsi que l'organe
électrique ou électronique et qui est assemblé, par sa face frontale, sur la portière
du véhicule, la platine affleurant la face frontale du boîtier dans sa position de
repos et étant ramenée élastiquement vers cette position, le microcontact étant actionné
pour un angle de pivotement de la platine qui est faible par rapport à la course
angulaire complète de la platine dans le boîtier, le boîtier permettant une préhension
manuelle quand la platine est en bout de sa course angulaire.
[0008] Il est clair qu'un tel mécanisme de commande permet d'assurer, par simple appui sur
la platine, l'ouverture électrique de la serrure : on a donc réalisé une "poignée
sensitive". En outre, pour assurer la sécurité en cas de panne, on a prévu en bout
de course de la platine une commande mécanique de l'ouverture ; étant donné que la
serrure électrique comporte une fonction condamnation/décondamnation, si la serrure
est condamnée électriquement, on assure le débrayage de la liaison mécanique, qui
permet l'ouverture de la porte en cas de panne. Le débrayage mécanique de ladite liaison
peut être commandé par le rotor d'un barillet de serrure porté par le boîtier. Le
débrayage électrique de ladite liaison peut être commandé par un actionneur électrique.
[0009] Le mécanisme de commande, selon l'invention, permet de réduire les décrochements
et d'améliorer l'aérodynamisme.
[0010] Selon une réalisation particulière de la liaison débrayable susmentionnée, on prévoit
que l'axe de pivotement de la platine entraîne un levier pivotant disposé à l'extérieur
du boîtier, levier qui, par une liaison mécanique, vient s'assembler avec une équerre
pivotante dont l'axe est porté par le boîtier, ladite équerre comportant une fourche
dans laquelle est disposée une première extrémité d'un bras assurant la manoeuvre
mécanique d un organe commandant la fonction ouverture de la serrure, ledit bras
pouvant pivoter par rapport audit organe de façon que sa première extrémité échappe
hors de la fourche de l'équerre pour assurer le débrayage de la liaison. De préférence,
l'entrée de clé du barillet de serrure portée par le boîtier est sur la face frontale
dudit boîtier, l'extrémité du barillet, qui est opposée à l'entrée de clé, entraînant,
par le rotor du barillet, une fourchette pivotante, dont l'axe est porté par le boîtier
et entre les deux dents de laquelle est disposé, avec du jeu, le bras qui relie la
serrure et la fourche ; ce même bras peut être commandé avec du jeu par l'actionneur
électrique, qui assure le débrayage.
[0011] On peut faire en sorte que l'actionneur électrique reçoive une instruction de débrayage
lorsque la serrure reçoit une instruction de condamnation et, inversement une instruction
d'embrayage lorsque la serrure reçoit une instruction de décondamnation.
[0012] De façon connue, la commande de la serrure peut s'effectuer à distance par une émission
d'ondes et celle de l'actionneur peut être effectuée de la même façon ; on peut prévoir
que la clé du barillet porte deux émetteurs infrarouges, l'un pour commander la fonction
ouverture de la serrure, celle-ci, pour des raisons de sécurité, ne pouvant être effective
que véhicule arrêté, l'autre pour commander la fonction condamnation/décondamnation
et débrayage/embrayage, respectivement sur la serrure et l'actionneur électrique.
[0013] L'organe électrique ou électronique qui est commandé par l'élément mobile actionnable
par l'utilisateur peut être un microcontact.
[0014] La présente invention a également pour objet une portière de véhicule comportant
un mécanisme de commande d'ouverture tel que ci-dessus défini.
[0015] Pour mieux faire comprendre l'objet de l'invention, on va en décrire maintenant,
à titre d'exemple purement illustratif et non limitatif, un mode de réalisation représenté
sur le dessin annexé.
[0016] Sur ce dessin :
- la figure 1 représente, en perspective schématique, les différents éléments d'un
mécanisme de commande d'ouverture selon l'invention ;
- la figure 2 représente une vue en élévation de la face frontale du boîtier du mécanisme,
dont les différents éléments sont représentés sur la figure 1 ;
- les figures 3A à 3C représentent des coupes selon III-III de la figure 2, la figure
3A montrant l'élément mobile dans sa position de repos, la figure 3B montrant l'élément
mobile dans la position de commande d'ouverture électrique et la figure 3C montrant
l'élément mobile dans la position d'ouverture mécanique de la serrure.
[0017] En se référant au dessin, on voit que l'on a désigné par 1 la tôle d'une portière
de véhicule automobile et par 2, dans son ensemble, un boîtier en forme de parallélépipède
rectangle, qui est assemblé sur la tôle 1 de façon que sa face frontale se trouve
exactement dans le prolongement de la tôle 1. Pour ce faire, le boîtier comporte une
collerette 3 qui vient en applique sur une feuillure prévue dans la tôle 1 sur toute
la périphérie de l'évidement qui reçoit le boîtier.
[0018] Le boîtier 2 comporte sur sa face frontale 4 un élément mobile désigné par 5 dans
son ensemble. L'élément mobile 5 comporte une platine 6 solidaire d'un manchon d'articulation
7. Le manchon 7 entoure un axe d'articulation 8 qui est porté par le boîtier. Sur
le véhicule, l'axe 8 est disposé dans un plan vertical parallèlement au plan moyen
de la tôle 1 dans la zone de fixation du boîtier. La platine 6 comporte, sur sa bordure
parallèle à l'axe 8 et la plus éloignée dudit axe, une feuillure faisant apparaître
une languette débordante 6
a du côté de l'intérieur du boîtier. La platine 6 est poussée élastiquement par un
ressort 9 en direction de sa position de repos qui est celle dans laquelle la languette
6
a vient en appui contre le côté intérieur de la face frontale 4 du boîtier : dans cette
position, la platine 6 ne présente aucun décrochement par rapport à la face frontale
4 et à la tôle 1.
[0019] On a donc ainsi réalisé une poignée de commande d'ouverture, qui s'intègre parfaitement
dans la forme générale du véhicule et qui améliore les performances aérodynamiques
de la carrosserie. Mais, en outre, étant donné que le boîtier 2 ne comporte aucun
mécanisme encombrant, il est possible de réaliser ce boîtier de façon que son épaisseur
soit faible, ce qui permet de rapprocher la vitre de portière vers l'extérieur du
véhicule et ce qui contribue encore à l'amélioration aérodynamique de la carrosserie.
[0020] L'utilisateur peut, en appuyant sur la platine 6, la faire pivoter selon un angle
plus ou moins grand comme il apparaît sur les figures 3
A à 3
C. Le pivotement maximum est obtenu, lorsque la platine 6 arrive à proximité du fond
10 du boîtier. Dans cette position, la partie de la face frontale 4 du boîtier qui
supportait initialement l'appui de la languette 6
a se trouve en saillie et l'utilisateur peut engager ses doigts en arrière de cette
saillie, à l'intérieur du boîtier, ce qui lui donne une prise très forte pour pouvoir
exercer une traction importante vers l'extérieur, dans l'hypothèse où l'ouverture
de la portière serait rendue très difficile, par exemple dans le cas où les joints
de portière auraient collé sur la carrosserie par le gel. On voit donc que le dispositif
selon l'invention permet d'assurer l'ouverture même dans cette situation d'incident.
[0021] Sur le manchon 7 de l'élément mobile 5, on a ménagé un bossage 11, qui fait saillie
par rapport au manchon 7. Ce bossage coopère avec un microcontact 12, qui est relié
par une liaison électrique 13 à un boîtier électronique 14 lui-même relié par une
connexion électrique 15 à la serrure électrique 16 montée sur la portière, où est
installé le boîtier 2. La serrure électrique 16 peut être de n'importe quel type connu.
Généralement, elle comporte un pêne en forme de fourche et un cliquet de retenue du
pêne, la gâche qui coopère avec un tel pêne étant montée fixe sur la caisse du véhicule
et constituant une saillie cylindrique qui pénètre entre les deux dents de la fourche
du pêne. L'ouverture de la serrure 16 est susceptible d'être commandée mécaniquement
par action sur un organe 17 comportant un retour en équerre, organe qui est susceptible
de translation dans une fente 18 du boîtier de la serrure.
[0022] L'axe 8 du boîtier traverse la face supérieure 19 dudit boîtier et commande, à l'extérieur
du boîtier, un levier pivotant 20, dont l'extrémité est reliée à une tige 21 assurant
la liaison mécanique avec une équerre pivotante 22. Le pivot 23 de l'équerre pivotante
22 est porté par le fond 10 du boîtier. Celle des branches de l'équerre 22, qui n'est
pas reliée à la tige de liaison 21, est constituée par une fourche désignée par 24
dans son ensemble. La fourche 24 comporte deux dents parallèles, l'une 24
a étant de plus grande longueur que l'autre 24
b, la dent 24
b étant disposée à un niveau inférieur à celui de la dent 24
a. La fourche 24 assure la liaison mécanique avec un bras 25 dont l'extrémité supérieure
est recourbée, et pénètre entre les deux dents 24
a, 24
b et dont l'extrémité inférieure, également recourbée, pénètre dans le retour en équerre
de l'organe 17. On voit donc que, selon ce montage, le bras 25 est susceptible de
pivoter autour de son extrémité inférieure de façon que son extrémité supérieure échappe
à la fourche 24 lorsqu'il y a un pivotement vers la droite sur la figure 1 ou revienne
entre les dents de la fourche 24 lorsqu'il y a un pivotement en sens inverse. On a
ainsi réalisé une liaison mécanique entre l'axe 8 et l'organe 17, liaison qui est
débrayable selon l'orientation que l'on donne au bras 25.
[0023] Le boîtier 2 porte sur sa face frontale un barillet de serrure 26, qui coopère avec
une clé 27. La face d'entrée de clé du barillet 26 affleure la face frontale 4 du
boîtier 2. A l'arrière du barillet 26, le rotor dudit barillet entraîne par un axe
28 une fourchette pivotante 29, dont les deux dents 30
a, 30
b sont disposées perpendiculairement au fond 10 du boîtier 2, de part et d'autre du
bras 25. L'écartement entre les dents 30
a, 30
b correspond au débattement nécessaire du bras 25 pour que son extrémité échappe à
l'action de la fourche 24 c'est-à-dire à la dent 24
b.
[0024] Au-dessous du boîtier 2 est disposé un actionneur 31, qui est un vérin électrique
dont le piston 32 peut prendre l'une ou l'autre de deux positions stables. L'extrémité
du piston 32 porte un anneau 33 qui entoure le bras 25 avec un jeu suffisant pour
assurer au bras 25 un débattement angulaire lui permettant d'échapper à la dent 24
b de la fourche 24.
[0025] La clé 27 du barillet est équipée de deux émetteurs infrarouges commandés respectivement
par les boutons-poussoirs 34 et 35. Le bouton-poussoir 34 envoie une émission infrarouge,
qui est reçue par le boîtier électronique 14, lequel génère alors un signal qu'il
envoie par la connexion 15 sur la serrure 16 pour provoquer l'ouverture de celle-ci.
Le bouton-poussoir 35 envoie une émission infrarouge à la fois sur le boîtier électronique
14 et sur l'actionneur 31. Le boîtier électronique 14 génère un signal qu'il envoie
par la connexion 15 sur la serrure 16 et qui provoque la condamnation ou la décondamnation
de la serrure suivant qu'elle se trouve décondamnée ou condamnée. La même émission
reçue par l'actionneur 31 provoque le déplacement de l'anneau 33 vers la droite ou
vers la gauche sur la figure 1 suivant que la serrure était préalablement dans l'état
décondamné ou condamné.
[0026] Le fonctionnement du dispositif qui vient d'être décrit est le suivant : lorsque
l'utilisateur du véhicule veut ouvrir sa portière, il appuie sur la platine 6 pour
en provoquer le pivotement jusque dans la position représentée sur la figure 3
B. A ce moment, le microcontact 12 envoie au boîtier électronique 14 une information,
qui génère la transmission par la connexion 15 d'un signal provoquant l'ouverture
électrique de la serrure 16.
[0027] Si l'utilisateur quitte son véhicule, il ferme la portière en la claquant, ce qui
met la serrure en position fermée. Il appuie ensuite sur le bouton-poussoir 35, ce
qui envoie une émission infrarouge sur le boîtier 14. Le boîtier 14 envoie par la
connexion 15 un signal, qui met la serrure 16 en position de condamnation. Lorsque
l'utilisateur veut à nouveau pénétrer dans son véhicule, il réappuie sur le bouton-poussoir
35 ce qui met la serrure 16 en position de décondamnation. Il peut alors ou bien
ouvrir la portière en agissant manuellement sur la platine 6 ou bien ouvrir la portière
en agissant sur le bouton-poussoir 34.
[0028] Lorsque l'utilisateur a mis la serrure 16 en position de condamnation par action
sur le bouton-poussoir 35, l'information de commande électrique de la serrure est
annulée par l'intermédiaire du boîtier électronique ; d'autre part, l'actionneur 31
a poussé le bras 25 vers la droite sur la figure 1, ce qui a débrayé la liaison mécanique
entre le levier pivotant 20 et l'organe 17 qui permet l'ouverture mécanique de la
serrure : de la sorte, même si un intrus agit sur la platine 6 en l'amenant dans la
position correspondant à la figure 3
C, il ne peut y avoir d'ouverture mécanique de la serrure.
[0029] Au moment où l'utilisateur en agissant sur le bouton-poussoir 35 a remis la serrure
en position de décondamnation, la serrure peut à nouveau être actionnée électriquement
; d'autre part, l'actionneur 31 a subi un mouvement inverse de celui qui est précédemment
indiqué, ce qui rétablit l'embrayage de la liaison mécanique entre le levier 20 et
l'organe 17 et permet la fonction d'ouverture mécanique de secours.
[0030] Dans l'hypothèse où le véhicule ferait l'objet d'une panne électrique, il faut, bien
entendu, assurer mécaniquement l'ouverture de la portière.
[0031] Si la serrure est en position décondamnée, il suffit à l'utilisateur d'agir sur la
platine 6 en la faisant pivoter au maximum comme représenté sur la figure 3
C : dans ce cas, la liaison mécanique (20, 21, 22, 24, 25, 17) entraîne l'ouverture
de la serrure.
[0032] Si la serrure est, au contraire, en position de condamnation, dans ce cas, l'utilisateur
introduit sa clé 27 dans le barillet 26 et fait tourner le rotor dudit barillet pour
provoquer la rotation de la fourchette pivotante 29 autour de son axe 28 ; cette
rotation s'effectue de façon à amener la dent 30
b en contact avec le bras 25 pour repousser l'extrémité du bras 25 entre les dents
24
a et 24
b de la fourche 24. On rétablit ainsi la liaison mécanique entre la platine 6 et l'organe
17 ce qui permet l'ouverture de la portière. Si ultérieurement, la panne électrique
subsistant, l'utilisateur veut recondamner la serrure 16, il manoeuvre le barillet
26 en sens inverse pour provoquer la rotation de la fourchette pivotante 29 dans
le sens inverse du précédent ; dans ce mouvement, la dent 30
a pousse le bras 25 de façon que son extrémité échappe à l'action de la fourche 24
ce qui rétablit le débrayage de la liaison mécanique de secours et assure donc la
condamnation de la portière par une voie purement mécanique. Ce basculement du bras
25 est possible sans action sur l'actionneur 31 étant donné le jeu que ménage l'anneau
33 autour du bras 25. Après l'action de condamnation, le barillet 26 est ramené dans
la position initiale pour pouvoir extraire la clé, ce qui s'effectue sans mouvement
pour le bras 25 étant donné que cette rotation retour ramène simplement la dent 30
b en contact avec le bras 25.
[0033] Lorsque l'actionneur 31 déplace son piston 32 vers la droite sur la figure 1 pour
assurer le débrayage de la liaison mécanique de secours au moment où l'on établit
électriquement la condamnation de la serrure 16, le mouvement s'effectue sans difficulté
en raison du fait que le bras 25 se déplace entre les dents 30
a et 30
b sans entraîner aucune rotation de la fourchette pivotante 29. En effet au moment
où l'embrayage est établi, le bras 25 est au voisinage de la dent 30
a et, lorsqu'il est poussé par l'actionneur 31, il vient au voisinage de la dent 30
b, ceci pour la position de repos de la fourchette pivotante 29 c'est-à-dire pour la
position de repos du rotor du barillet 26.
[0034] Il est bien entendu que le mode de réalisation ci-dessus défini pourra donner lieu
à toutes modifications désirables, sans sortir pour cela du cadre de l'invention.
1. Mécanisme de commande d'ouverture d'une portière de véhicule automobile sur laquelle
est disposée une serrure (16) à commande électrique, la serrure (16) comportant des
organes appropriés pour assurer, d'une part, une fonction d'ouverture pour laquelle
la gâche solidaire de la caisse du véhicule est libérée du pêne de la serrure, d'autre
part, une fonction de condamnation qui inhibe ladite fonction d'ouverture et, enfin,
une fonction de décondamnation qui supprime, soit électriquement soit mécaniquement,
l'état créé par la fonction précédente, la fonction d'ouverture pouvant être commandée
mécaniquement ou électriquement, ce mécanisme comportant un élément mobile (5) actionnable
par l'utilisateur, ledit élément (5) commandant dans son mouvement un organe électrique
ou électronique (12), dont la manoeuvre déclenche la fonction ouverture de la serrure
(16), le mouvement dudit élément mobile (5) commandant, en outre, mécaniquement des
moyens de liaison mécanique (20, 21, 22, 24, 25), qui agissent sur l'organe (17) assurant
mécaniquement la fonction d'ouverture de la serrure (16) et déclenchent ladite ouverture,
quand l'élément mobile (5) arrive au voisinage de l'extrémité de sa course, caractérisé
par le fait que l'élément mobile (5) comporte une platine (6) susceptible de pivoter
autour d'un axe (8) fixe par rapport à la portière, et que l'axe de pivotement (8)
de la platine (6) est lié mécaniquement à l'organe (17) de la serrure (16), dont la
manoeuvre assure la fonction d'ouverture, cette liaison mécanique étant débrayable
mécaniquement et/ou électriquement.
2. Mécanisme selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'organe électrique
ou électronique (12) coopère avec un bossage (11) porté par l'élément mobile (5) au
voisinage de son axe de pivotement (8).
3. Mécanisme selon la revendication 1 ou 2, caractérisé par le fait que l'élément
mobile (5) est disposé dans un boîtier (2), qui porte son axe de pivotement (8) ainsi
que l'organe électrique ou électronique (12) et qui est assemblé par sa face frontale
(4) sur la portière du véhicule, la platine (6) affleurant, dans sa position de repos,
la face frontale (4) du boîtier (2) et étant ramenée élastiquement vers cette position,
le microcontact (12) étant actionné pour un angle de pivotement de la platine (6)
qui est faible par rapport à la course angulaire complète de la platine (6) dans le
boîtier (2), le boîtier (2) permettant une préhension manuelle quand la platine (6)
est en bout de sa course angulaire.
4. Mécanisme selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que
le débrayage mécanique de la liaison est commandé par le rotor d'un barillet (26)
de serrure porté par le boîtier (2).
5. Mécanisme selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que
le débrayage électrique de la liaison est commandé par un actionneur électrique (31).
6. Mécanisme selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que
l'axe de pivotement (8) de la platine (6) entraîne un levier pivotant (20) disposé
à l'extérieur du boîtier (2), levier qui, par une liaison mécanique, vient s'assembler
avec une équerre pivotante (22), dont l'axe (23) est porté par le boîtier (2), ladite
équerre (22) comportant une fourche (24) dans laquelle est disposée une première extrémité
d'un bras (25) assurant la manoeuvre mécanique de l'organe (17), qui commande mécaniquement
la fonction ouverture de la serrure (16), ledit bras (25) pouvant pivoter par rapport
audit organe (17), de façon que sa première extrémité échappe hors de la fourche (24)
de l'équerre (22) pour assurer le débrayage de la liaison.
7. Mécanisme selon les revendications 4 et 6 prises simultanément, caractérisé par
le fait que l'entrée de clé du barillet (26) de serrure portée par le boîtier (2)
est sur la face frontale (4) dudit boîtier (2), l'extrémité du barillet (26), qui
est opposée à l'entrée de clé, entraînant, par le rotor du barillet (26), une fourchette
pivotante (29), dont l'axe (28) est porté par le boîtier (2) et entre les deux dents
(30a, 30b) de laquelle est disposé, avec du jeu, le bras (25), qui relie la serrure (16) et
la fourche (24).
8. Mécanisme selon 1 une des revendications 6 ou 7 prises en combinaison avec la revendication
4, caractérisé par le fait que le bras (25), qui relie la serrure (16) et la fourche
(24), est commandé, avec du jeu, par l'actionneur électrique (31), qui assure le débrayage.
9. Mécanisme selon l'une des revendications 5 ou 8, caractérisé par le fait que l'actionneur
électrique (31) reçoit une instruction de débrayage lorsque la serrure (16) reçoit
une instruction de condamnation et, inversement, une instruction d'embrayage lorsque
la serrure (16) reçoit une instruction de décondamnation.
10. Mécanisme selon la revendication 9, caractérisé par le fait que la commande de
la serrure (16) et de l'actionneur (31) s'effectue à distance par une émisson d'ondes.
11. Mécanisme selon les revendications 9 et 10 prises simultanément, caractérisé par
le fait que la clé (27) du barillet (26) porte deux émetteurs infrarouges, l'un pour
commander la fonction ouverture de la serrure, l'autre pour commander la fonction
de condamnation/décondamnation et débrayage/embrayage respectivement sur la serrure
(16) et l'actionneur électrique (31).
12. Mécanisme selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait
que l'organe électrique ou électronique commandé par l'élément mobile (5) actionnable
par l'utilisateur est un microcontact.
13. Portière d'un véhicule automobile comportant un mécanisme de commande d'ouverture
selon l'une des revendications 1 à 12.