[0001] La présente invention se rapporte aux techniques de détection de corps chimiques
de masses M connues à l'aide appareil d'ionisation, dissociation, filtration et détection
qui permet successivement la production d'ions des corps à détecter, leur dissociation
par chocs sur des molécules de gaz neutre et la recherche des fragments de dissociation
de masses m connues des corps de masses M à identifier.
[0002] Des appareils et procédés de détection de cette nature sont déjà connus et notamment
décrits dans le brevet français FR-A-2 622 699 au nom du demandeur. Dans ce document,
on enseigne à l'aide d'un appareil qui comporte une source d'ions, une boîte de dissociation,
un analyseur électrostatique, un analyseur magnétique et un détecteur d'ions, une
méthode permettant de déterminer la présence dans une atmosphère à surveiller d'un
corps chimique de masse M connue à partir de l'examen de ses fragments de dissociation
de masse également connue m
1, m
2,...mp. Dans ses grandes lignes, la méthode consiste à identifier un corps recherché
de masse M par mise en évidence de l'existence dans l'atmosphère à surveiller d'un
nombre suffisamment important de ses fragments de dissociation et l'on parvient à
ce résultat en agissant à la fois sur la tension d'extraction des ions à la sortie
de la source d'ions et sur le niveau de filtration en énergie de l'analyseur électrostatique.
[0003] Le procédé ainsi décrit est satisfaisant, peut être automatisé à l'aide de moyens
informatiques mais il est relativement difficile à mettre en oeuvre avec des matériels
légers et facilement transportables tel qu'on peut en ressentir le besoin pour des
conditions d'application en campagne, en des sites éloignés de tout laboratoire.
[0004] Le demandeur a trouvé et c'est précisément l'objet de la présente demande, qu'il
était possible de simplifier à la fois l'appareillage préconisé dans ce document FR-A-2
622 699 ainsi qui la méthode elle-même d'emploi de cet appareil, tout en conservant
une qualité de résultat sinon équivalent du moins d'un très bon niveau.
[0005] La présente invention a donc pour objet des procédés de détection simplifiés par
rapport à ceux du document précédemment rappelé, de mise en oeuvre facile et conduisant
à des résultats sûrs.
[0006] Cet objet est atteint par les procédés selon les revendications 1 à 2.
[0007] En ce qui concerne d'abord l'appareil, la présente demande préconise par rapport
à la solution de l'art antérieur rappelée précédemment, la suppression pure et simple
de l'analyseur électromagnétique, et en ce qui concerne les procédés de mise en oeuvre,
trois variantes possibles sont alors envisageables.
[0008] Dans la première variante de mise en oeuvre, l'invention a pour objet un procédé
de détection dans une atmosphère à surveiller d'un corps chimique de masse M connue,à
l'aide d'un appareil d'ionisation de cette atmosphère et de dissociation, filtration
et détection des ions formés, comportant, dans une enceinte sous vide et dans cet
ordre sur la trajectoire des ions :
- une source d'ions produisant à partir de l'atmosphère à analyser des ions du corps
de masse M et de charge unitaire e sous la tension d'extraction Vo à partir d'une atmosphère gazeuse à analyser,
- une boîte de dissociations portée au potentiel de la masse et remplie d'un gaz neutre
éventuellement chauffé à une température 8>30°C dans laquelle les ions du corps de masse M se dissocient par chocs sur les molécules
du gaz neutre en différents fragments ioniques de charge unitaire e et de masses connues
m1, m2, ... mk, caractéristiques du corps de masses M à identifier,
- un analyseur électrostatique filtrant les ions d'énergie W, ce niveau d'énergie
W étant réglable,
- un détecteur des ions ayant parcouru l'appareil précédent, caractérisé en ce que
:
- l'on fixe à une valeur constante la tension d'extraction Vo des ions de la source d'ions ;
- on fait varier le niveau énergétique W de filtration de l'analyseur électrostatique
de façon à déceler éventuellement dans le détecteur les fragments ioniques m1,...mk de dissociation du corps de masse M qui franchissent l'analyseur électrostatique
aux énergies (m1/M)eVo=W1, (m2/M) eVo=W2... (mk/M) eVo=Wk et permettent d'affirmer que le corps de masse M se trouve dans l'atmosphère analysée.
[0009] Comme on vient de le voir, ce procédé consiste à effectuer le filtrage des fragments
de dissociation de masse m en faisant uniquement varier le niveau énergétique W de
filtration de l'analyseur électrostatique, la tension d'extraction V
o des ions de la source d'ions étant fixée à une valeur constante.
[0010] Dans un deuxième mode de mise en oeuvre de l'invention, le procédé de détection dans
une atmosphère à surveiller d'un corps chimique de masse M connue, à l'aide d'un appareil
d'ionisation de cette atmosphère et de dissociation, filtration et détection des ions
formés comportant, dans une enceinte sous vide et dans cet ordre sur la trajectoire
des ions :
- une source d'ions produisant à partir de l'atmosphère à analyseur des ions du corps
de masse M et de charge unitaire e sous la tension d'extraction Vo à partir d'une atmosphère gazeuse à analyser,
- une boîte de dissociation portée au potentiel de la masse et remplie d'un gaz neutre
éventuellement chauffé à une température 8>30°C dans laquelle les ions du corps de masse M se dissocient par chocs sur les molécules
du gaz neutre en différents fragments ioniques de charge unitaire e et de masses connues
m1, m2,...mk, caractéristiques du corps de masse M à identifier,
- un analyseur électrostatique filtrant les ions d'énergie W, ce niveau d'énergie
W étant réglable,
- un détecteur des ions ayant parcouru l'appareil précédent, se caractérise en ce
que :
- l'on fixe à une valeur constante W=eVf l'énergie de filtration de l'analyseur électrostatique ;
- on fait varier la tension d'extraction Vo et l'on recherche la présence dans le détecteur d'un certain nombre au moins des
fragments ioniques m1,...mk de dissociation du corps de masse M qui franchissent l'analyseur électrostatique
pour des valeurs V01, Vo2,...Vok de la tension Vo d'extraction telles que



et permettent d'affirmer que le corps de masse M se trouve dans l'atmosphère analysée.
[0011] Comme on le voit, dans ce deuxième mode de mise en oeuvre, la filtration des composés
de dissociation de masse m est obtenue en faisant varier la tension V
o d'extraction des ions de la source d'ions et en fixant au contraire le seuil de filtration
W de l'énergie de filtration de l'analyseur électrostatique à une valeur constante.
[0012] Enfin, dans un troisième mode de mise en oeuvre qui est un perfectionnement du précédent,
on identifie le corps de masse M recherché par détermination précise de sa masse en
injectant dans la source d'ions, en même temps que l'atmosphère à analyseur, un corps
de référence de masse Mr connue, et donnant lieu à la formation de nombreux fragments
de dissociation identiques ou de mêmes masses que les fragments de dissociation m
1, m
2,...m
k du corps de masse M recherché, la masse M étant calculée avec exactitude à partir
des tensions d'extraction V
or (de référence) et V
o (corps M) pour lesquelles deux fragments de dissociation de même masse du corps de
référence et du corps de masse M franchissent le filtre électrostatique, en appliquant
l'égalité Mr/M=V
or/V
o (corps M).
[0013] Cette troisième méthode de mise en oeuvre du même appareillage permet par conséquent,
lorsque la méthode précédente a permis d'obtenir une quasi certitude sur la présence
d'un composé de masse M dans l'atmosphère à surveiller, d'effectuer rigoureusement
et de façon précise le calcul de cette masse M rendant ainsi certaine son identification.
[0014] L'appareil d'ionisation, dissociation, filtration et détection des ions secondaires
formés, utilisé dans l'invention, comprend pour l'essentiel, placés dans une enceinte
sous vide et dans cet ordre sur la trajectoire des ions : (voir fig. 1).
a) une source d'ions 1 produisant, à partir d'une conduite 2 en provenance de l'atmosphère
à surveiller, des ions du corps de masse M et de charge unitaire e sous la tension
d'extraction Vo,
b) une boîte de dissociation 3 portée à la masse et remplie d'un gaz neutre dans laquelle
les ions du corps de masse M se dissocient par choc sur les molécules du gaz neutre
en différents fragments de masses connues m1, m2,...mk, caractéristiques du corps de masse M à identifier et étant eux-mêmes ionisés,
c) un analyseur électrostatique 4 qui ne laisse passer que les ions d'énergie W déterminée,
ce niveau d'énergie W étant réglable et égal à

Vp et Vn étant les potentiels >O et <0 auxquels sont portées les deux armatures de l'analylseur
et
d) un détecteur 5 des ions qui ont parcouru et traversé l'appareil précédent.
[0015] Bien entendu, pour pouvoir fonctionner, l'appareil précédent est situé dans une enceinte
sous vide schématisée en traits pointillés sous le référence 6.
[0016] Le vide est effectué dans l'enceinte 6 au moyen d'une pompe turbomoléculaire associée
à une pompe primaire à double étage. La boîte de collisions 3 qui sert de boîte de
dissociation est remplie d'un gaz neutre tel que par exemple l'argon ou le krypton
dans lequel le faisceau d'ions se dissocie partiellement, cette dissociation étant
comprise entre 1% et 15% suivant la nature des corps, la pression de travail et la
température du gaz cible.
[0017] Le faisceau d'ions secondaires de fragmentation est ensuite partiellement séparé
dans l'analyseur électrostatique 4 à un seuil d'énergie réglable en fonction des tensions
positives et négatives symétriques par rapport à la masse auxquelles sont portées
ces deux électrodes. Le détecteur 5 est constitué le plus souvent par un multiplicateur
d'électrons relié à un appareil de mesure si l'on travaille en analogique ou au contraire
par un compteur si l'on fait un simple comptage des ions à la sortie de l'analyseur
4.
[0018] Le fait que l'appareillage précédent qui permet la mise en oeuvre des différents
procédés objet de l'invention, travaille sans électroaimant à l'inverse des appareils
de l'art antérieur qui comportaient un séparateur électromagnétique, est une simplification
très importante notamment pour toutes les applications dans lesquelles l'appareil
doit être amovible et facilement transportable.
[0019] On va donner maintenant un exemple de mise en oeuvre des procédés objet de l'invention,
de nature à bien faire comprendre les avantages comparés des trois modes d'utilisation
possibles de la structure de l'appareil qui vient d'être décrit.
[0020] Cet exemple est donné à titre illustratif et non limitatif.
CAS 1
[0021] Ce premier cas permet d'illustrer le procédé de détection, objet de l'invention,
dans le cas où la tension d'extraction V
o des ions de la source d'ions 1 étant fixée à une valeur constante, on effectue la
filtration et la sélection des fragments de dissociation m par variation du niveau
énergétique W de filtration de l'analyseur électrostatique 4.
[0022] Dans ce premier cas, on cherche à détecter la présence d'un corps de masse M=126,
le méthyl éthylphosphorfluoridate de formule C
3H
80
2FP.
[0023] Le spectre de masse de ce corps donne en particulier le pic moléculaire 126 à partir
duquel on a étudié les différents fragments obtenus par chocs ce qui donne les corps
de masses m = 98, 125, 96, 67, 68, 29, 32, 31 qui sont les principaux fragments ;
il en existe d'autres connus de masses m = 27, 41, 47, 81, que l'on n'utilise pas
ici.
[0024] On applique les premières méthodes en analysant par balayage dégressif de la tension
entre les bornes de l'analyseur caractéristique en partant de V
o = 8000 Volts, on filtre les énergies suivantes, en particulier :
W = 7936,5 eV correspondant à m1=125 (mi/M=0,99206)
W = 6221,6 eV correspondant à m2= 98 (m2/M=0,7777)
W = 6095,2 eV correspondant à m3= 96 (m3/M=0,7619)
W = 4318 eV correspondant à m4= 68 (m4/M=0,5397) W = 4253,9 eV correspondant à m5= 67 (m5/M=0,5317)
W = 1969,3 ev correspondant à m6= 31 (m6/M=0,2460)
W = 1841,3 eV correspondant à m7= 29 (m7/M=0,2302)
W = 2031,7 eV correspondant à m8= 32 (m8/M=0,2540)
au lieu d'opérer par scanning au point fixe dans le programme, les énergies W filtrées
pour lesquelles il y aura une réponse et on le vérifie en mesurant les intensités
correspondantes.
CAS 2
[0025] Ce cas est relatif au procédé de détection selon l'invention dans lequel l'énergie
de filtration de l'analyseur électrostatique 4 étant fixé une value constante W=eV
f, c'est par variation de la tension d'extraction V
o que l'on sélectionne les différents ions fragmentaires de dissociation de masse m
détectés dans le détecteur 5.
[0026] Le choix de cette méthode de travail dépend en général des cas particuliers que l'on
doit résoudre. En effet, comme eV
o(m/M)=eV
f, le recours à ce procédé est surtout intéressant lorsque la différence de potentiel
V
o n'est pas trop petite, ce qui suppose que le rapport m/M des ions recherchés ou des
énergies de filtration ne soit pas trop faible de façon à ce que la tension d'extraction
V
o ne devienne pas trop grande et ne dépasse pas par exemple 10.000 volts.
[0028] Les différents fragments de masses m
k sont extraits à des valeurs de V
o suffisamment différentes pour que leur séparation soit très facile.
[0029] On peut remarquer que le procédé peut être amélioré en prenant 2 valeurs pour eV
f par exemple, ici :
eVf= 5000 eV pour m1/M, m2/M, m3/M, m4/M, m5/M, puis
eVf=2000 eV pour m6/M, m7/M,et m4/M.
[0030] Si ces conditions sont réalisées, ce procédé est théoriquement beaucoup plus sensible
et précis que le précédent, car les variations de la tension d'extraction V
o sont inversement proportionnelles aux valeurs des rapports m/M pour chaque fragment
de dissociation. Comme ces rapports sont inférieurs à l'unité, le pouvoir séparateur
est supérieur car les grandeurs des tensions V
o mesurées pour le même rapport m/M entre le premier procédé et le second procédé sont
proportionnelles à (M/m)
2.
[0031] L'appareil mis en oeuvre selon l'un des deux procédés précédents permet par conséquent
de définir avec une quasi certitude la présence d'un corps quelconque de masse connue
M dans l'atmosphère à condition que l'on connaisse précisément cette masse M, la formule
du corps et les masses m des principaux fragments de dissociation dus à la décomposition
par chocs dans la boîte de collision 3 des ions primaires M, c'est-à-dire en d'autres
termes, les valeurs des rapports m/M caractéristique du corps recherché.
[0032] C'est comme on l'a déjà expliqué, la présence d'un nombre suffisant de ces fragments
connus à la sortie de l'analyseur électrostatique 4 qui permet d'assurer que l'on
a détecté dans l'atmosphère à surveiller la présence du corps de masse moléculaire
M.
CAS 3
[0033] Dans le cas où l'on n'a pas dans le spectre de masse le pic moléculaire de masse
M, on prend comme référence un fragment de masse m élevée qui est à son tour, par
dissociation, à l'origine des fragments de dissociation de masse m plus faibles. Dans
ce cas 3 on cherche à séparer, c'est-à-dire à identifier, deux corps qui ont une formule
développée légèrement différente, mais une masse identique. Ces deux corps sont par
exemple : D'une part l'isopropyl de méthyl- phonofluoridate de formule : C
4H
100
2FP

de masse 140 qui n'a pas de pic moléculaire et dont les principaux pics de dissociation
ont pour masses m 99, 125, 81, 43, 41, 42, 39, 47, 27, 98. et d'autre part l'éthyl-éthylphosphonofluoridate
de formule :

[0034] Ces deux corps qui ont la même masse moléculaire 140 ont beaucoup de produits de
dissociation en commun. Cependant, le premier n'a pas les fragments de masse 113 qui
est le fragment de dissociation le plus important du deuxième corps, ni les fragments
de masse 95, 96, 112 et 111. Ces corps proviennent de la dissociation du pic 139 ou
du pic 125.
[0035] Le premier corps a par contre les pics 99 et 81 qui proviennent également de la dissociation
du pic de 125.
[0036] En travaillant sur le fragment de masse moléculaire 125 qui est un fragment de dissociation
commun aux deux corps, il suffit de prendre pour tension de filtration de l'analyseur4,
la valeur V
f=2000 volts pour obtenir pour les pics précédents des valeurs nettement séparées qui
permettant de reconnaître à coup sûr, soit la présence de l'un des deux corps, soit
leur présence simultanée.
[0037] Ce deuxième procédé de mise en oeuvre de l'appareil objet de l'invention présente
plusieurs avantages sur le premier, lequel consistait simplement à faire un échantillonnage
de la tension de l'analyseur électrostatique. En effet, on peut obtenir avec cette
méthode une intensité de filtration plus grande, c'est-à-dire une plus grande sensibilité
et il est plus facile d'autre part de déterminer avec précision la tension d'extraction
V
o que la tension V
f entre les deux électrodes de l'analyseur électrostatique.
[0038] On est plus sûr de la précision de la mesure en ne faisant pas varier la tension
entre les électrodes de l'analyseur électrostatique.
CAS 4
[0039] Ce cas est relatif à la mise en oeuvre du procédé dans lequel on identifie avec certitude
le corps de masse m recherché par détermination précise de sa masse à l'aide de l'injection
d'un corps de référence de masse Mr connue dans le mélange à analyser.
[0040] A titre d'exemple, on prend le cas de deux corps qui donnent par dissociation deux
ions fragmentaires de masses très voisines telles que C
3H
7 de masse m=43,054 et C
2H
5N de masse m=43,045. Or, il existe effectivement deux corps dont l'un, que l'on cherche
à identifier a une masse égale à 162,057 daltons qui donne parmi ses fragments de
dissociation l'ion C
2H
5N, de masse m = 43,045 et l'autre qui est le corps de comparaison ou de référence,
ici dans l'exemple particulier l'alcool isobutylique de masse M=74,072, et parmi les
fragments de dissociation duquel se trouve l'ion secondaire C
3H
7 de masse 43,054. L'alcool isobutylique donne comme fragments les plus importants
les masses m = 43, 31, 42, 41, 33, 27, 29, 39, 74.
[0041] En injectant simultanément ce corps de référence avec le corps dont on cherche la
présence dans l'atmosphère et dont on connaît la masse moléculaire M=162,057, on peut
séparer facilement ces deux composés puisque si l'on fixe toujours à 2000 volts la
valeur V
f de la tension entre les deux électrodes de l'analyseur électrostatique 4, le fragment
de masse 43,054 sera extrait pour une tension V
o=162,057/43,054 x 2000=7529,7 volts, alors que l'autre fragment de masse 43,045 sera
extrait pour une tension d'extraction :

[0042] Bien qu'étant de masses pratiquement identiques, les deux fragments de dissociation
seront parfaitement séparés et permettront, si on les obtient effectivement tous les
deux simultanément, d'affirmer la présence du corps de masse M=162,057 daltons dans
l'atmosphère à analyser.

[0043] Il est possible et intéressant dans certains cas de prendre deux corps de référence
simultanément.
1. Procédé de détection dans une atmosphère à surveiller d'un corps chimique de masse
M connue, à l'aide d'un appareil d'ionisation de cette atmosphère et de dissociation,
filtration et détection des ions formés, comportant, dans une enceinte sous vide et
dans cet ordre sur la trajectoire des ions :
- une source d'ions (1) produisant à partir de l'atmosphère à analyser des ions du
corps de masse M et de charge unitaire e sous la tension d'extraction Vo à partir d'une atmosphère gazeuse à analyser,
- une boîte de dissociations (3) portée au potentiel de la masse et remplie d'un gaz
neutre éventuellement chauffé à une température 0>30°C dans laquelle les ions du corps de masse M se dissocient par chocs sur les molécules
du gaz neutre en différents fragments ioniques de charge unitaire e et de masses connues
m1, m2, ... mk, caractéristiques du corps de masse M à identifier,
- un analyseur électrostatique (4) filtrant les ions d'énergie W, ce niveau d'énergie
W étant réglable,
- un détecteur (5) des ions ayant parcouru l'appareil précédent, caractérisé en ce
que :
- l'on fixe à une valeur constante la tension d'extraction Vo des ions de la source d'ions (1) ;
- on fait varier le niveau énergétique W de filtration de l'analyseur électrostatique
(4) de façon à déceler éventuellement dans le détecteur (5) les fragments ioniques
m1,...mk de dissociation du corps de masse M qui franchissent l'analyseur électrostatique
aux énergies (m1/M)eV0=W1, (m2/M) eV0=W2... (mk/M) eVo=Wk et permettent d'affirmer que le corps de masse M se trouve dans l'atmosphère analysée.
2. Procédé de détection dans une atmosphère à surveiller d'un corps chimique de masse
M connue, à l'aide d'un appareil d'ionisation de cette atmosphère et de dissociation,
filtration et détection des ions formés comportant, dans une enceinte sous vide et
dans cet ordre sur la trajectoire des ions :
- une source d'ions (1) produisant à partir de l'atmosphère à analyser des ions du
corps de masse M et de charge unitaire e sous la tension d'extraction Vo à partir d'une atmosphère gazeuse à analyser,
- une boîte de dissociations (3) portée au potentiel de la masse et remplie d'un gaz
neutre éventuellement chauffé à une température O>30°C dans laquelle les ions du corps de masse M se dissocient par chocs sur les molécules
du gaz neutre en différents fragments ioniques de charge unitaire e et de masses connues
m1, m2,...mk, caractéristiques du corps de masse M à identifier,
- un analyseur électrostatique (4) filtrant les ions d'énergie W, ce niveau d'énergie
W étant réglable,
- un détecteur (5) des ions ayant parcouru l'appareil précédent, caractérisé en ce
que :
- l'on fixe à une valeur constante W=eVf l'énergie de filtration de l'analyseur électrostatique (4) ;
- on fait varier la tension d'extraction Vo et l'on recherche la présence dans le détecteur (5) d'un certain nombre au moins
des fragments ioniques m1,...mk de dissociation du corps de masse M qui franchissent l'analyseur électrostatique
(4) pour des valeurs V01, V02,...Vok de la tension V0 d'extraction telles que



et permettent d'affirmer que le corps de masse M se trouve dans l'atmosphère analysée.
3. Procédé de détection selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'on identifie
le corps de masse M recherché par détermination précise de sa masse en injectant dans
la source d'ions, en même temps que l'atmosphère à analyser, un corps de référence
de masse Mr connue, et donnant lieu à la formation de nombreux fragments de dissociation
identiques ou de mêmes masses que les fragments de dissociation m1, m2,...mk du corps de masse M recherché, la masse M étant calculée avec exactitude à partir
des tensions d'extraction Vor (de référence) et Vo (corps M) pour lesquelles deux fragments de dissociation de même masse du corps de
référence et du corps de masse M franchissent le filtre électrostatique, en appliquant
l'égalité Mr/M=Vo/Vo (corps M).
1. Verfahren zum Nachweis einer chemischen Substanz bekannter Masse M in einer zu
überwachenden Atmosphäre mit Hilfe eines Geräts zur Ionisierung dieser Atmosphäre
und zur Dissoziation, Filterung und Detektion der gebildeten lonen, das in einem Behälter
unter Vakuum und in dieser Reihenfolge auf der Bahn der lonen
- eine Ionenquelle (1), die aus der zu analysierenden Atmosphäre lonen der Substanz
der Masse M und der Einheitsladung e unter der Spannung Vo zur Extraktion aus einer zu analysierenden gasförmigen Atmosphäre produziert,
- eine auf Massepotential gebrachte und mit einem neutralen, gegebenenfalls auf eine
Temperatur 8>30°C erwärmten Gas gefüllte Dissoziationskammer (3), in der die lonen der Substanz der
Masse M durch Stöße an den Molekülen des neutralen Gases in verschiedene ionische
Fragmente der Einheitsladung e und bekannter Massen m1, m2, ... mk dissoziieren, die für die zu identifizierende Substanz der Masse M charakteristisch
sind,
- einen elektrostatischen Analysator (4), der die lonen der Energie W filtert, wobei
dieses Energieniveau W verstellbar ist, und
- einen Detektor (5) für die lonen umfaßt, die vorhergehendes Gerät durchlaufen haben,
dadurch gekennzeichnet, daß
- man die Extraktionsspannung Vo für lonen der lonenquelle (1) auf einem konstanten Wert hält,
- man das Filterungsenergieniveau W des elektrostatischen Analysators (4) variiert,
um gegebenenfalls in dem Detektor (5) die ionischen Dissoziationsfragmente m1, ... mk der Substanz der Masse M nachzuweisen, die den elektrostatischen Analysator mit den
Energien (m1/M)eV0=W1, (m2/M)eVo=W2, ... (mk/M)eVo=Wk durchqueren und zu bestätigen ermöglichen, daß die Substanz der Masse M sich in der
analysierten Atmosphäre befindet.
2. Verfahren zum Nachweis einer chemischen Substanz bekannter Masse M in einer zu
überwachenden Atmosphäre mit Hilfe eines Geräts zur Ionisierung dieser Atmosphäre
und zur Dissoziation, Filterung und Detektion der gebildeten lonen, das in einem Behälter
unter Vakuum und in dieser Reihenfolge auf der Bahn der lonen
- eine lonenquelle (1), die aus der zu analysierenden Atmosphäre lonen der Substanz
der Masse M und der Einheitsladung e unter der Spannung Vo zur Extraktion aus einer zu analysierenden gasförmigen Atmosphäre produziert,
- eine auf Massepotential gebrachte und mit einem neutralen, gegebenenfalls auf eine
Temperatur 8>30°C erwärmten Gas gefüllte Dissoziationskammer (3), in der die lonen der Substanz der
Masse M durch Stöße an den Molekülen des neutralen Gases in verschiedene ionische
Fragmente der Einheitsladung e und bekannten Massen m1, m2, ... mk dissoziieren, die für die zu identifizierende Substanz der Masse M charakteristisch
sind,
- einen elektrostatischen Analysator (4), der die lonen der Energie W filtert, wobei
dieses Energieniveau W verstellbar ist, und
- einen Detektor (5) für die lonen umfaßt, die vorhergehendes Gerät durchlaufen haben,
dadurch gekennzeichnet, daß
- man die Filterungsenergie des elektrostatischen Analysators (4) auf einem konstanten
Wert W=eVf hält,
- man die Extraktionsspannung Vo variiert und in dem Detektor (5) die Anwesenheit von zumindest einer gewissen Anzahl
ionischer Dissoziationsfragmente m1, ... mk der Substanz der Masse M untersucht, die den elektrostatischen Analysator (4) für
solche Werte V01, V02, ...V0k der Extraktionsspannung Vo durchqueren, daß



und zu bestätigen ermöglichen, daß die Substanz der Masse M sich in der analysierten
Atmosphäre befindet.
3. Nachweisverfahren nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, daß man die gesuchte
Substanz der Masse M durch genaue Bestimmung ihrer Masse identifiziert, indem man
in die lonenquelle gleichzeitig mit derzu analysierenden Atmosphäre eine Bezugssubstanz
bekannter Masse Mr injiziert und die Bildung zahlreicher Dissoziationsfragmente veranlaßt, die identisch
mit den Dissoziationsfragmenten m1, m2, ... mk der gesuchten Substanz der Masse M oder von gleicher Masse wie diese sind, wobei
die Masse M, ausgehend von den Extraktionsspannungen Vor (Bezugssubstanz) und Vo (Substanz M), für die zwei Dissoziationsfragmente gleicher Masse der Bezugssubstanz
und der Substanz der Masse M den elektrostatischen Filter durchqueren, durch Anwenden
der Gleichung Mr/M=Vor/Vo(Substanz M) exakt berechnet wird.