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(11) |
EP 0 433 430 B1 |
| (12) |
FASCICULE DE BREVET EUROPEEN |
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Mention de la délivrance du brevet: |
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02.11.1995 Bulletin 1995/44 |
| (22) |
Date de dépôt: 03.07.1990 |
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Numéro de dépôt: |
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PCT/FR9000/501 |
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Numéro de publication internationale: |
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WO 9100/589 (10.01.1991 Gazette 1991/02) |
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| (54) |
INSTRUMENT DE MUSIQUE A ARCHET EN MATERIAU COMPOSITE
STREICHINSTRUMENT AUS KUNSTSTOFF
BOWED INSTRUMENT MADE OF A COMPOSITE MATERIAL
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| (84) |
Etats contractants désignés: |
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AT BE CH DE DK ES GB IT LI LU NL SE |
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Priorité: |
05.07.1989 FR 8909048
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| (43) |
Date de publication de la demande: |
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26.06.1991 Bulletin 1991/26 |
| (73) |
Titulaire: CENTRE NATIONAL DE
LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE |
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75007 Paris (FR) |
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Inventeurs: |
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- BESNAINOU, Charles
F-91440 Bures-sur-Yvette (FR)
- VAIEDELICH, Stéphane
F-75013 Paris (FR)
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Mandataire: Robert, Jean-Pierre et al |
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CABINET BOETTCHER
23, rue la Boétie 75008 Paris 75008 Paris (FR) |
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Documents cités: :
WO-A-88/07251 US-A- 4 408 516
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US-A- 4 364 990
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| Il est rappelé que: Dans un délai de neuf mois à compter de la date de publication
de la mention de la délivrance de brevet européen, toute personne peut faire opposition
au brevet européen délivré, auprès de l'Office européen des brevets. L'opposition
doit être formée par écrit et motivée. Elle n'est réputée formée qu'après paiement
de la taxe d'opposition. (Art. 99(1) Convention sur le brevet européen). |
[0001] La présente invention concerne un instrument de musique à archet, c'est à dire appartenant
à la famille des violons, altos, violoncelles et contrebasses.
[0002] On a cherché depuis de nombreuses années sans grand succès, à remplacer le bois utilisé
dans ce type d'instruments par un matériau composite à base de nappes de fibres longues.
L'intérêt d'un tel matériau composite réside dans sa parfaite stabilité dans le temps
à l'égard des variations hygrométriques et de températures, ce qui n'est pas le cas
du bois. Un autre avantage réside dans la possibilité théorique de disposer d'un matériau
à caractéristiques constantes et parfaitement identifiées autorisant une répétabilité
dans la fabrication qu'il est impossible d'obtenir à partir du bois. C'est pourquoi,
jusqu'à présent, la facture industrielle de violons en bois n'a jamais donné d'instruments
remarquables et les violons concernés ne sont que des instruments d'étude ou d'entraînement.
[0003] La facture de violons en matériau composite, c'est à dire dont au moins la table
d'harmonie est à base de fibres orientées (carbone ou polyamides aromatiques...) disposées
en couches plus ou moins croisées et reliées entre elles par une résine, a toujours
été un échec car les sons produits n'ont jamais pu atteindre la richesse des sons
d'un instrument classique.
[0004] Un instrument de musique à archet qui est fabriqué en utilisant du matériau composite
est décrit, par example, dans US-A-4 408 516.
[0005] La présente invention entend proposer un instrument utilisant comme l'un de ses composants,
un matériau composite qui ne présente pas les inconvénients des instruments antérieurs.
[0006] A cet effet, elle a donc pour objet un instrument de musique à archet dont au moins
la table d'harmonie est constituée par une paroi mince en matériau composite comprenant
une superposition d'au moins deux nappes croisées de fibres longues orientées, recouverte
sur au moins l'une de ses faces d'un matériau de garniture de densité nettement inférieure
à celle des fibres, dans lequel l'arrangement des nappes de fibres est tel que le
rapport : module d'élasticité longitudinale / module d'élasticité transversale de
la paroi est plus élevé le long de l'axe de symétrie longitudinal de la paroi qu'au
voisinage des bords latéraux de l'instrument.
[0007] On s'est en effet rendu compte qu'une paroi vibrante comportant ces caractéristiques
permettait la production de sons riches, comparables à ceux produits par des violons
de bonne qualité. Compte tenu des propriétés d'une structure composite à fibre longue,
les modules d'élasticité dépendent essentiellement de l'orientation des fibres et
de leur nombre dans une orientation donnée.
[0008] Ainsi, en considérant une fraction élémentaire d'une section transversale de la paroi
et les projections d'une unité de longueur de chaque fibre qui traverse cette fraction
élémentaire de section d'une part sur le plan de la section et d'autre part perpendiculairement
à ce plan, le produit du nombre de projections longitudinales par leur longueur rapporté
au produit du nombre de projections transversales par leur longueur est plus élevé
pour une fraction élémentaire voisine du centre de la section transversale que pour
une fraction élémentaire voisine de ses bords. En d'autre termes, on peut définir
deux variantes de réalisation de l'invention selon que l'on agit sur le nombre de
nappes de la paroi, différent au centre et au bord, ou que l'on agit, pour un nombre
de nappes identique, sur l'orientation de fibres dans chaque nappe. Bien entendu,
on peut réaliser un panachage des deux possibilités.
[0009] Dans le cadre général de cette construction, on peut modifier localement la structure
composite pour renforcer telle ou telle partie de la paroi, notamment au niveau de
l'âme.
[0010] Des exemples de réalisation de l'invention seront donnés au cours de la description
ci-après afin d'en faire apparaître des avantages et des caractéristiques secondaires.
[0011] Il sera fait référence aux dessins annexés dans lesquels :
- la figure 1 représente en vue de face un violon dont au moins la table d'harmonie
est conforme à l'invention,
- la figure 2 est une vue de côté du violon de la figure 1,
- la figure 3 est une coupe selon la ligne III-III de la figure 2 de la table d'harmonie
de l'invention,
- la figure 4 est une vue agrandie d'une fraction élémentaire de la section de la figure
3,
- les figures 5 et 6 sont des schémas illustrant deux structures de base possibles pour
une paroi en composite utilisable comme table d'harmonie ou fond.
[0012] Le violon représenté aux figures 1 et 2 comprend classiquement une table d'harmonie
1, un fond 2 et des éclisses 3 refermant latéralement la caisse de résonnance. Un
manche 4 est attelé à la boîte de résonnance à l'extrémité duquel des cordes 5 sont
fixées par des chevilles, ces cordes passant sur un chevalet 6 situé entre les ouies
7 de la table d'harmonie, pour aboutir au cordier 8 de l'instrument.
[0013] La table d'harmonie 1 est une paroi voutée mise en forme par moulage d'un matériau
composite comprenant une superposition de nappes (A,B,C,D,..) de fibres de carbone
préimprégnées dans une résine polymérisable, ces nappes étant croisées sous des angles
choisis. De chaque côté de cette superposition, il existe un habillage en placage
de bois, Y et Z, qui confère à la table les caractéristiques du point de vue vibratoire
(amortissement, diminution de la densité globale de la paroi...).
[0014] La figure 4 est le dessin d'une fraction élémentaire dS de la section de la table
représentée à la figure 3. Cette fraction, élargie démesurément pour les besoins de
l'exposé, est traversée par des fibres 10 à 14 (ou faisceaux de fibres),orientées
dans une direction déterminée selon la nappe à laquelle elles appartiennent et/ou
leur position dans la nappe.
[0015] Par exemple, les fibres 10, 12 et 14, appartenant à des nappes différentes, sont
perpendiculaires à La fraction dS de section donc parallèle à l'axe longitudinal 9
de symétrie de l'instrument; Les fibres 11 et 13 appartenant à des nappes interposées
entre les nappes précédentes sont croisées par rapport aux fibres 10,12,14. Si on
prend pour chacune de ces fibres une longueur unitaire U et que l'on projette cette
longueur unitaire d'une part sur le plan de la section et d'autre part sur un plan
perpendiculaire à cette section, le rapport de la somme linéaire de ces projections
dans chacun de ces deux plans est significatif du rapport des modules d'élasticité
transversale et longitudinale. On comprend donc que si, en n'importe quel point de
la paroi, chaque fraction dS de section est traversée par le même nombre de fibres
orientées identiquement, le rapport des modules d'élasticité est constant. En revanche,
si en s'éloignant de l'axe de symétrie 9, on supprime une nappe de fibres à orientation
longitudinale, on diminue la grandeur significative des sommes de projections dans
le plan longitudinal de symétrie de l'instrument sans modifier l'autre grandeur dans
le plan de la section (les fibres supprimées ayant une projection nulle dans ce plan)
si bien qu'on modifie le rapport : module d'élasticité longitudinale (qui diminue)
/ module d'élasticité transversale (qui demeure pratiquement inchangé) dans le sens
d'une baisse de ce rapport.
[0016] De même si, en gardant le même nombre de nappes pour la paroi, on modifie l'orientation
des fibres dans chaque nappe dans le sens d'une accentuation de leur "transversalité"
lorsque l'on s'éloigne de l'axe de symétrie vers les bords, la somme des projections
longitudinales diminue et la somme des projections transversales augmente, donc le
rapport susdit des modules d'élasticité diminue.
[0017] La figure 5 montre une paroi conforme à l'invention dans laquelle l'une des nappes
A de fibres est latéralement tronquée. La paroi ainsi construite présente sur ces
bords un rapport de modules d'élasticité plus faible qu'au centre. On peut bien entendu
découper la nappe A selon un contour adapté à la forme finale du violon.
[0018] A la figure 6 on voit qu'au moins l'une des nappes A possède des fibres qui sont
orientées aux bords beaucoup plus transversalement qu'au centre où elles sont presque
parallèles à l'axe de symétrie de la paroi. On parvient également par ce moyen, en
combinant une ou plusieurs nappes de ce type en les croisant avec des couches à fibres
rectilignes longitudinales ou en biais, à la construction d'une paroi répondant aux
caractéristiques demandées.
[0019] Sur la figure 1 les lignes en traits interrompus veulent signifier que la table d'harmonie
1 comporte parmi ses nappes des nappes du genre de celle A de la figure 6. Elle peut
également comporter des nappes du genre A de la figure 5. Ces dispositions montrent
que le rapport des modules d'élasticité est maximum au centre de l'instrument, le
long de son axe de symétrie longitudinal 9.
[0020] Ce qui est décrit pour la table d'harmonie s'applique également pour le fond de la
caisse de résonnance.
[0021] Enfin, la table d'harmonie et le fond peuvent comprendre des renforcements locaux
par adjonction de nappes supplémentaires de surface limitée. Par exemple, on sait
qu'il existe dans les violons une âme logée à l'intérieur de la caisse de résonnance
légèrement à force entre la table et le fond, a proximité de l'un des pieds du chevalet.
Les zones de contact de la table et du fond avec l'âme peuvent être renforcées par
adjonction, avant placage, de ces nappes partielles supplémentaires qui renforcent
mécaniquement ces zones où il existe, du fait de l'âme, une concentration de contraintes.
Dans ces zones bien entendu, le rapport des modules d'élasticité peut être supérieur
à celui d'une zone au voisinage de l'axe de symétrie de la paroi et donc à fortiori
d'une zone voisine des bords de l'instrument, mais la surface concernée est limitée.
Ainsi, d'une manière générale, sauf en de tels endroits (on mentionnera également
certaines bandes longitudinales partielles de la paroi de fond) le rapport des modules
d'élasticité est décroissant soit continuement, soit par palier du centre vers les
bords.
1. Instrument de musique à archet dont au moins la table d'harmonie (1) est constituée
par une paroi mince en matériau composite comprenant une superposition d'au moins
deux nappes (A,B,C,D..) croisées de fibres longues orientées, recouverte sur au moins
l'une de ses faces d'un matériau de garniture (Y,Z) de densité nettement inférieure
à celle des fibres, caractérisé en ce que l'arrangement des nappes de fibres est tel
que le rapport : module d'élasticité longitudinale divisé par module d'élasticité
transversale de la paroi est plus élevé pour une zone de paroi voisine de l'axe longitudinal
de symétrie de l'instrument que pour une zone voisine de ses bords.
2. Instrument de musique selon la revendication 1 caractérisé en ce que, en considérant
une fraction élémentaire (dS) d'une section transversale de la paroi et les projections
d'une unité de longueur (U) de chaque fibre qui traverse cette fraction élémentaire
de section, d'une part sur le plan de la section et d'autre part perpendiculairement
à ce plan, le produit du nombre de projections longitudinales par leur longueur rapporté
au produit du nombre de projections transversales par leur longueur est plus élevé
pour une fraction élémentaire (dS) voisine du centre de la section transversale que
pour une fraction élémentaire voisine de ses bords.
3. Instrument de musique selon la revendication 2 caractérisé en ce que les orientations
des fibres traversant une fraction (dS) élémentaire de section sont identiques quelle
que soit la position de cette fraction, la variation du produit susdit étant obtenue
en diminuant, en direction des bords, le nombre des nappes de fibres à direction essentiellement
longitudinale.
4. Instrument de musique selon la revendication 2 caractérisé en ce que le nombre de
fibres traversant chaque fraction élémentaire (dS) de section est constant quelle
que soit la position de cette fraction élémentaire, la variation du rapport susdit
étant obtenue par modification de l'inclinaison des fibres dans chaque nappe à partir
de leur inclinaison sur l'axe longitudinal de symétrie de la paroi.
5. Instrument de musique selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé
en ce que la paroi comprend au moins une zone renforcée par au moins une nappe supplémentaire
partielle de fibres.
6. Instrument selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce
que la paroi de fond de la caisse de résonnance est constituée de la même manière
que la table.
1. Streichinstrument, bei welchem zumindest die Klangdecke (1) durch eine dünne Wand
aus Verbundmaterial gebildet ist, welches eine aus zumindest zwei sich kreuzenden
Lagen (A,B,C,D...) von orientierten Langfasern bestehende Aufschichtung umfaßt, die
zumindest an einer ihrer Flächen mit einem Beschichtungsmaterial (Y,Z) versehen ist,
dessen Dichte deutlich kleiner ist als die der Fasern, gekennzeichnet durch eine Anordnung der Faserlagen derart, daß das Verhältnis des Längselastizitätsmoduls
der Wand geteilt durch ihren Querelastizitätsmodul in einer der Längssymmetrieachse
des Instruments benachbarten Wandzone höher ist als in einer den Rändern des Instruments
benachbarten Wandzone.
2. Streichinstrument nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß, wenn man einen Elementarabschnitt (dS) eines Wandprofils und die Projektionen
einer Längeneinheit (U) jeder diesen elementaren Profilabschnitt durchquerenden Faser
einerseits auf die Profilebene und andererseits senkrecht zu dieser Ebene betrachtet,
das Produkt der Anzahl von Längsprojektionen mit ihrer Länge bezogen auf das Produkt
der Anzahl von Querprojektionen mit ihrer Länge bei einem der Profilmitte benachbarten
Elementarabschnitt (dS) höher als bei einem dem Profilrand benachbarten Abschnitt
ist.
3. Streichinstrument nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, daß die Orientierungen der einen Elementarabschnitt (dS) des Profils durchquerenden
Fasern ungeachtet der Position dieses Abschnitts identisch sind, wobei die Änderung
des vorgenannten Produkts erreicht wird, indem man die Anzahl der Lagen von im wesentlichen
längsgerichteten Fasern in Richtung der Ränder verringert.
4. Streichinstrument nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, daß die Anzahl der jeden Elementarabschnitt (dS) des Profils durchquerenden Fasern
unabhängig von der Position dieses Elementarabschnitts gleich ist, wobei die Änderung
des vorgenannten Verhältnisses erreicht wird, indem man die Neigung der Fasern in
jeder Faserlage ausgehend von ihrer Neigung gegenüber der Längssymmetrieachse der
Wand ändert.
5. Streichinstrument nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, daß die Wand zumindest eine Zone enthält, die durch zumindest eine zusätzliche Teillage
von Fasern verstärkt ist.
6. Instrument nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, daß die Bodenwand des Resonanzkastens in der gleichen Weise wie die Klangdecke gebildet
ist.
1. A bow musical instrument in which at least the front (1) is constituted by a thin
wall of composite material comprising at least two superposed sheets (A, B, C, D,
...) of crossed and directed long fibers, the wall being covered on at least one of
its faces with a lining material (Y, Z) of considerably lower density than the fibers,
the instrument being characterized in that the disposition of the sheets of fibers
is such that the ratio of the longitudinal modulus of elasticity of the wall divided
by the transverse modulus of elasticity of the wall is higher in a wall zone close
to the longitudinal axis of symmetry of the instrument than it is for a zone close
to the sides of the instrument.
2. A musical instrument according to claim 1, characterized in that, when considering
an element (dS) of a cross-section of the wall and the projections of unit lengths
(U) of each fiber passing through said element of the wall cross-section, firstly
on the plane of the section and secondly on a plane perpendicular thereto, the product
of the number of longitudinal projections multiplied by their lengths compared with
the product of the number of transverse projections multiplied by their lengths is
higher for an element (dS) close to the center of the cross-section than for an element
close to its sides.
3. A musical instrument according to claim 2, characterized in that the directions of
the fibers passing through an element (dS) of the section are identical regardless
of the position of said element, with the variation in the above-mentioned product
being obtained by reducing the number of sheets of fibers extending essentially in
the longitudinal direction on getting closer to the sides.
4. A musical instrument according to claim 2, characterized in that the number of fibers
passing through each element (dS) of the section is constant regardless of the position
of said element, with the variation in the above-mentioned ratio being obtained by
changing the angles of the fibers in each sheet starting with their angle relative
to the longitudinal axis of symmetry of the wall.
5. A musical instrument according to any preceding claim, characterized in that the wall
includes at least one area which is reinforced by at least one additional partial
fiber sheet.
6. An instrument according to any preceding claim, characterized in that the back wall
of the sound body is made in the same manner as its front the wall.
