[0001] La présente invention a pour objet un dispositif de coulée continue d'un métal liquide
en bandes minces entre deux cylindres parallèles et rotatifs, comprenant des parois
latérales de fermeture de l'espace de coulée, appliquées de manière étanche contre
les extrémités des cylindres et garnies d'un revêtement réfractaire isolant.
[0002] Il est impératif dans ces dispositifs, d'empêcher, dans toute la mesure du possible,
des infiltrations de métal liquide entre les parois latérales de fermeture et les
cylindres. En effet, toute infiltration de métal liquide entre ces pièces entraîne
une usure du réfractaire et des cylindres, des accrochages du métal coulé solidifié
sur ces pièces et finalement un blocage de la machine.
[0003] L'invention a donc pour but de proposer une solution à ce problème.
[0004] Suivant l'invention, le dispositif de coulée comporte, pour chaque paroi latérale,
des joints d'étanchéité réfractaires constitués par des rubans souples, interposés
entre d'une part une face frontale d'un cylindre et une desdites parois latérales,
qui plaque le joint contre ladite face frontale du cylindre, et d'autre part une surface
d'appui courbe dont l'axe de courbure est confondu avec celui du cylindre, et le chant
du revêtement réfractaire de la paroi latérale, la section du joint étant telle que
la surface de celui-ci, qui se trouve contre le chant du revêtement réfractaire, est
également dans le prolongement de la surface cylindrique du cylindre, et des moyens
d'entraînement de ces joints pour les faire défiler durant la coulée à la même vitesse
que la vitesse de rotation des cylindres.
[0005] Les parois latérales utilisées sont du type dit à "insert négatif", c'est-à-dire
dont la surface réfractaire en contact avec le métal liquide est décalée axialement
en retrait des extrémités des cylindres. Cet "insert" est dit "négatif" en opposition
aux "inserts positifs" qui pénètrent à l'intérieur de l'espace inter-cylindres, et
délimitent ainsi un espace de coulée dont la longueur est inférieure à celle des cylindres,
tel que décrit par exemple dans le document FR-A-2 636 259.
[0006] Une paire de joints souples "consommables" est ainsi disposée sur les côtés de chaque
"insert négatif", entre les bords du revêtement réfractaire et les extrémités des
cylindres.
[0007] Plus précisémment ces joints sont disposés entre d'une part une face frontale d'un
cylindre et une desdites parois latérales, qui plaque le joint contre ladite face
frontale du cylindre, et d'autre part une surface d'appui courbe dont l'axe de courbure
est confondu avec celui du cylindre, et le chant du revêtement réfractaire de la paroi
latérale, la section du joint étant telle que la surface de celui-ci, qui se trouve
contre le chant du revêtement réfractaire, est également dans le prolongement de la
surface cylindrique du cylindre.
[0008] Dans ces conditions, le trajet sinueux que doit parcourir le métal liquide pour s'infiltrer
éventuellement à l'extérieur du dispositif est tel que pratiquement, toute infiltration
sensible est rendue impossible.
[0009] Les surfaces courbes d'appui des joints peuvent soit être fixes, le joint glissant
alors sur celles-ci, soit mobiles entrainées en rotation avec le cylindre, une rainure
pouvant alors être réalisée sur le bord des cylindres, rainure dans laquelle est placé
le joint.
[0010] D'autres particularités et avantages de l'invention apparaîtront au cours de la description
qui va suivre, faite en référence aux dessins annexés qui en illustrent une forme
de réalisation à titre d'exemple non limitatif.
[0011] La figure 1 est une vue mi-coupe mi-élévaiton suivant 1-1 de la Fig.2 d'une forme
de réalisation du dispositif de coulée continue de métal liquide selon l'invention.
[0012] La figure 2 est une vue en coupe transversale suivant 2-2 du dispositif de la Fig.1.
[0013] Le dispositif représenté aux dessins est destiné à la coulée continue d'un métal
liquide 1 en bandes minces 2 entre deux cylindres 3 parallèles et rotatifs, entraînés
en rotation par des moyens connus en soi et non représentés.
[0014] Ce dispositif comprend, à chacune de ses extrémités, une paroi latérale 4 de fermeture
de l'espace de coulée entre les cylindres 3, garnie intérieurement d'un revêtement
réfractaire isolant 5. Chaque paroi latérale (appelée aussi "petite face latérale")
est dite à "insert négatif", c'est-à-dire qu'elle est positionnée de telle manière
que soit réservé un dégagement axial entre la surface de son revêtement réfractaire
5 et les plans des faces frontales 3a des cylindres 3.
[0015] A chaque paroi latérale 4 est associée une paire de joints 6 d'étanchéité constitués
par des rubans souples interposés, dans une direction axiale parallèle aux axes des
cylindres 3, entre les faces frontales 3a et la paroi 4. Dans la direction transversale,
perpendiculaire à la précédente, chauqe joint 6 est intercalé entre le revêtement
réfractaire 5 et un guide fixe 7 présentant une portée circulaire 7a d'appui du joint
6.
[0016] Chaque joint 6 est dévidé d'une bobine 8 d'alimentation placée au-dessus du cylindre
correspondant 3, le brin inférieur du joint 6 pouvant être maintenu tendu par des
moyens non représentés, ou rembobiné sur un cylindre, si l'entraînement du joint par
les seuls cylindres ne s'avère pas efficace.
[0017] Pour assurer l'étanchéité de l'espace de coulée et l'entraînement des joints consommables
6 à la même vitesse que celle des cylindres 3, le dispositif est complété pour chaque
paroi latérale 4, par un ressort 11 qui exerce sur ladite paroi 4 une poussée parallèle
aux axes des cylindres 3, qui comprime les joints souples 6 entre les faces frontales
3a et les surfaces 4a des parois 4. De ce fait, les joints 6 s'agrippent aux rugosités
des faces 3a, qui les obligent à défiler à la même vitesse que les cylindres 3.
[0018] En variante, cet entraînement des joints 6 peut être assuré par des crénelages ou
crantages non représentés, ménagés sur les faces frontales 3a et qui viennent s'imbriquer
dans la matière souple des joints.
[0019] Dans tous les cas, les joints se déplacent à la même vitesse que les cylindres 3.
Les crénelages ou crantages peuvent être naturellement remplacés par tous moyens équivalents
tels que des picots.
[0020] Les joints 6 peuvent être réalisés en une matière réfractaire fibreuse convenable,
par exemple dans une matrice de silicone. Ils peuvent également être en un tissu réfractaire,
tel que des fibres d'alumine ou du papier carbone. Les joints 6 permettent de supprimer
pratiquement tote infiltration de métal liquide entre les cylindres 3 et les parois
4. Ainsi est pratiquement évité tout risque de blocage du dispositif consécutif à
des infiltrations à ces endroits.
1. Dispositif de coulée continue de métal liquide en bandes minces (2) entre deux cylindres
(3) parallèles et rotatifs, comprenant des parois latérales (4) de fermeture de l'espace
de coulée appliquées de manière étanche contre les extrémités (3a) des cylindres (3)
et garnies intérieurement d'un revêtement réfractaire isolant (5), caractérisé en
ce qu'il comporte, pour chaque paroi latérale, des joints (6) d'étanchéité réfractaires
constitués par des rubans souples, interposés entre d'une part une face frontale (3a)
d'un cylindre et une desdites parois latérales (4), qui plaque le joint contre ladite
face frontale du cylindre, et d'autre part une surface (7a) d'appui courbe dont l'axe
de courbure est confondu avec celui du cylindre, et le chant du revêtement réfractaire
de la paroi latérale, la section du joint étant telle que la surface de celui-ci,
qui se trouve contre le chant du revêtement réfractaire, est également dans le prolongement
de la surface cylindrique du cylindre, et des moyens d'entraînement de ces joints
pour les faire défiler durant la coulée à la même vitesse que la vitesse de rotation
des cylindres.
2. Dispositif selon la revendication 1, caractrisé en ce que les extrémités (3a) des
cylindres (3) sont munies de guides circulaires (7) d'appui des joints (6), ces derniers
étant interposés entre ces guides et les bords du revêtement réfractaire (5) des parois
latérales (4).
3. Dispositif selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les moyens d'entraînement
des joints (6) comprennent des crantages ou picots ménagés sur les extrémités (3a)
des cylindres (3) et servant de moyens d'accrochage des rubans formant les joints
(6).
4. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les joints
(6) sont déroulés à partir de bobines (8) d'alimentation situées au-dessus des cylindres
(3).
5. Dispositif selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les moyens
d'entraînement des joints (6) comportent des ressorts (11) exerçant sur les parois
latérales (4) des poussées parallèles aux axes des cylindres (3), qui compriment les
joints (6) entre lesdites parois et les faces frontales (3a) rugueuses des cylindres
(3).