(19)
(11) EP 0 439 411 B1

(12) FASCICULE DE BREVET EUROPEEN

(45) Mention de la délivrance du brevet:
16.03.1994  Bulletin  1994/11

(21) Numéro de dépôt: 91420001.9

(22) Date de dépôt:  03.01.1991
(51) Int. Cl.5: H01B 17/02, H01B 17/32

(54)

Isolateur composite et son procédé de fabrication

Verbundisolator und dessen Herstellungsverfahren

Composite insulator and its manufacturing process


(84) Etats contractants désignés:
AT BE CH DE DK ES GB GR IT LI LU NL SE

(30) Priorité: 26.01.1990 FR 9001373

(43) Date de publication de la demande:
31.07.1991  Bulletin  1991/31

(73) Titulaire: Société Nouvelle des Etablissements Dervaux, S.A.
F-42500 Le Chambon Feugerolles (FR)

(72) Inventeurs:
  • Bastard, Roger
    F-42660 Saint Genest Malifaux (FR)
  • Novel, Pierre
    F-42100 Saint Etienne (FR)

(74) Mandataire: Perrier, Jean-Pierre et al
Cabinet GERMAIN & MAUREAU 12 rue de la République
42000 St-Etienne
42000 St-Etienne (FR)


(56) Documents cités: : 
DE-A- 1 921 299
GB-A- 2 089 141
   
       
    Il est rappelé que: Dans un délai de neuf mois à compter de la date de publication de la mention de la délivrance de brevet européen, toute personne peut faire opposition au brevet européen délivré, auprès de l'Office européen des brevets. L'opposition doit être formée par écrit et motivée. Elle n'est réputée formée qu'après paiement de la taxe d'opposition. (Art. 99(1) Convention sur le brevet européen).


    Description


    [0001] L'invention est relative aux isolateurs composites constitués, d'une part, par un noyau formé d'un jonc longitudinal en matériau composite aux extrémités duquel sont rétreints les manchons d'embouts de fixation en métal malléable, et d'autre part, par une jupe isolante en matière synthétique isolante, munie d'ailettes et surmoulée sur le noyau.

    [0002] Généralement, le jonc est composé de fibres, de verre ou autres, disposé longitudinalement et liées les unes aux autres par pultrusion, c'est à dire par passage entre des mâchoires chauffantes assurant la réticulation de la résine thermodurcissable enrobant les fibres.

    [0003] Avec ce procédé, le jonc présente un diamètre irrégulier, en forme et dimension, de sorte qu'après tronçonnage en longueur, il est soumis à un usinage longitudinal destiné à lui donner une section transversale circulaire de diamètre constant et précis permettant de l'emmancher dans les manchons. L'usage montre que cet usinage affecte non seulement la résine de liaison mais aussi les fibres et crée des microfissures qui peuvent être des sources de rupture dans le temps.

    [0004] La liaison du jonc avec les manchons des embouts est actuellement réalisée par divers procédés.

    [0005] Le plus courant consiste à rétreindre chaque manchon sur le jonc au moyen de mâchoires en plusieurs parties délimitant entre elles une gorge de section polygonale ou circulaire. Lors du serrage radial, chacun des éléments de la mâchoire est soumis à une force radiale engendrant sur le manchon une contrainte de serrage radial qui n'est pas uniforme circonférentiellement, quelle que soit la structure des mâchoires, ce qui favorise l'ovalisation du jonc et parfois le délaminage de ses fibres constitutives , en conduisant au rebut du noyau de cet isolateur.

    [0006] Un autre procédé consiste à assurer le rétreint du manchon au moyen de lames radiales, régulièrement réparties autour du manchon, montées pivotantes autour d'axes perpendiculaires à l'axe longitudinal de ce manchon, et dont le contact progressif des faces de travail sur le manchon procure une compression continue tolérant le fluage longitudinal du métal devant elles. Là encore, malgré la multiplication des zones d'application de la force radiale de rétraction du manchon et une variation de la valeur de cette force pendant l'opération de rétreint, la contrainte de serrage n'est pas réellement uniforme et des possibilités de délaminage subsistent.

    [0007] A cet inconvénient, s'ajoute celui provenant de la difficulté à obtenir la valeur requise de la contrainte de serrage radial du manchon sur le jonc. En effet, s'agissant d'une liaison par adhérence entre surfaces usinées, c'est à dire presque lisses, la meilleure tenue ne peut être obtenue qu'avec un serrage maximal, quitte à rétreindre également le jonc. Or, de par sa nature, un jonc en matériau composite, avec une matrice généralement époxy, s'il présente une excellente résistance à la traction longitudinale, présente également une faible résistance au cisaillement transversal. Il en résulte que pour éviter son sectionnement transversal, lors de l'opération de rétraction du manchon sur lui, il est nécessaire de limiter le taux de serrage, donc la contrainte de serrage résiduelle sur le jonc. De ce fait, si les embouts fournis sont réalisés dans un alliage métallique de caractéristique métallurgique non stable ou ont des manchons d'épaisseurs variables, la valeur de la contrainte de serrage résiduelle peut varier dans le sens d'une réduction de sa valeur, et voire même permettre la désolidarisation du jonc et du manchon, par exemple sous l'action d'un couple de rotation.

    [0008] Le document DE-A-1 921 299 décrit un isolateur composite composé d'un noyau sur lequel est surmoulée une jupe en matière isolante et munie d'ailettes, le noyau étant lui-même composé d'un jonc axial en matériau composite sur les extrémités duquel sont montés des manchons extrêmes d'embouts de fixation, le jonc étant composé d'une âme en fibres longitudinales et liées par une résine thermodurcissable, la partie du jonc à l'extérieur des manchons ainsi que les parties des manchons qui entourent le jonc étant couvertes d'une enveloppe périphérique, composée de fibres continues, serrée sur ces parties et liée à elles par une résine thermodurcissable, chacun des manchons des embouts de fixation étant lié à l'extrémité correspondante du jonc, d'une part, par serrage radial du manchon sur elle, et d'autre part, par complémentarité du profil interne du manchon au profil ondulé de l'extrémité du jonc.

    [0009] Le procédé de fabrication décrit dans DE-A-1 921 299 consiste à réaliser le jonc composite à partir d'une âme en fibres longitudinales et parallèles, imprégnées de résine et à soumettre cette âme, à ses extrémités qui seront encastrées dans les manchons, à une pression de mise en forme pour obtenir un profil ondulé qui coopère par complémentarité avec le profil interne du manchon, à recouvrir la partie du jonc à l'extérieur des manchons ainsi que les parties des manchons qui entourent le jonc, d'une enveloppe périphérique composée de fibres continues, liée à elles par une résine, thermodurcissable et à surmouler une jupe en matériau isolant sur l'enveloppe périphérique.

    [0010] Cette solution assure la liaison jonc-manchon par la résine qui est intercalée entre les profils ondulés complémentaires et améliore l'ancrage sur le jonc de la jupe en matériau isolant au moyen de l'enveloppe entourant ce jonc et les manchons.

    [0011] La présente invention a pour but de fournir un isolateur composite remédiant aux inconvénients des techniques décrites ci-dessus et dans lequel la liaison entre l'embout et le jonc est régulière et stable et présente une excellente résistance, tant en torsion que longitudinalement.

    [0012] A cet effet, cet isolateur est composé d'un noyau sur lequel est surmoulée une jupe en matière isolante et munie d'ailettes, le noyau étant lui-même composé d'un jonc axial en matériau composite sur les extrémités duquel sont rétreints des manchons extrêmes d'embouts de fixation en métal malléable, le jonc étant composé sur toute sa longueur d'une âme en fibres longitudinales, parallèles et liées par une résine thermodurcissable et d'une enveloppe périphérique composée de fibres continues, serrée sur cette âme et liée à elle par la résine thermodurcissable, chacun des manchons des embouts de fixation étant lié à l'extrémité correspondante du jonc, d'une part, par serrage radial uniformément réparti du manchon sur elle, et, d'autre part, par pénétration du métal du manchon dans les intervalles entre les fibres de l'enveloppe.

    [0013] Selon les formes d'exécution, l'enveloppe est constituée par une tresse ou un guipage.

    [0014] La pénétration du métal du manchon dans les intervalles entre fibres de l'enveloppe et par exemple dans les mailles de la tresse, forme des crans assurant un ancrage positif entre le jonc et ses manchons et permettant d'obtenir une résistance à l'arrachement, en traction et en torsion, supérieure à celle des isolateurs connus, tout en limitant la contrainte radiale de rétraction à une valeur bien inférieure à celle de la contrainte de cisaillement du jonc.

    [0015] L'invention vise également un procédé de fabrication d'un isolateur composite du type précité. Ce procédé consiste :
    • à réaliser un jonc composite à partir d'une âme en fibres, longitudinales et parallèles, imprégnées de résine thermodurcissable,
    • à enserrer l'âme sur toute sa longueur dans une enveloppe périphérique en fibres continues et liée à l'âme par la résine thermodurcissable,
    • à couper ce jonc à la longueur nécessaire en formant un chanfrein,
    • à encastrer chacune des extrémités du jonc, à l'état brut de fabrication, dans un manchon d'un embout de fixation en métal malléable, également brut de fabrication,
    • à réaliser une opération de compression et filage du manchon sur l'extrémité du jonc au moyen d'une filière circulaire qui, en deux éléments rapportés sur une portée cylindrique du manchon, est déplacée longitudinalement en direction de l'extrémité de ce manchon pour rétreindre ledit manchon sur le jonc, avec un taux de rétraction constant, suffisant pour faire fluer son métal constitutif, simultanément, radialement, avec une répartition uniforme et entre les intervalles de l'enveloppe périphérique du jonc, sans atteindre la limite de rupture au cisaillement de ce jonc, et, longitudinalement, en même temps qu'est déplacée la filière sur le manchon,
    • et à surmouler, au moins sur l'enveloppe (6) du jonc (2), une jupe (3) en matériau isolant et munie d'ailettes (4).


    [0016] Lorsque la filière est déplacée sur le manchon, elle exerce sur lui une compression par filage forçant le métal constitutif de ce manchon à fluer au devant de la filière. Grâce à l'enveloppe, enveloppant et protégeant l'âme du jonc, ce fluage n'entraîne qu'une faible contrainte d'allongement sur les fibres de l'âme, fibres qui, ainsi, ne risquent pas d'être délaminées par cet allongement.

    [0017] De plus, grâce à la répartition uniforme sur toute la périphérie du jonc de la contrainte de serrage exercée sur ce jonc par le manchon, pour une même résistance à l'arrachement de la liaison, la contrainte moyenne dans le jonc est inférieure à celle obtenue avec les autres procédés connus.

    [0018] Ce procédé, simple à mettre en oeuvre, permet d'obtenir des résultats constants et répétitifs et cela d'autant plus, qu'excepté la mise en longueur du jonc, les éléments composant le noyau de l'isolateur ne subissent aucun usinage pouvant altérer leurs caractéristiques physiques.

    [0019] D'autres caractéristiques et avantages ressortiront de la description qui suit en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemples non limitatifs, plusieurs formes d'exécution d'isolateurs obtenus par le procédé selon l'invention.

    Figure 1 est une vue de côté avec coupe partielle montrant les composants du noyau d'un isolateur,

    Figure 2 est une vue de côté avec coupe partielle montrant le noyau lors de la rétraction sur lui du manchon de l'embout,

    Figure 3 est une vue de côté en coupe transversale montrant une forme d'exécution de l'isolateur obtenu,

    Figure 4 est une vue partielle de côté et en coupe transversale montrant l'une des extrémités d'un espaceur de phases obtenu selon l'invention,

    Figure 5 est une vue de côté en coupe transversale montrant une autre forme d'exécution d'un isolateur.



    [0020] De façon connue, chaque isolateur est composé d'un noyau, désigné de façon générale par A, lui-même constitué par un jonc 2 dont les extrémités sont solidaires d'embouts de fixation 7 et 8, et d'une jupe en matière synthétique 3 surmoulée sur le noyau et comportant des ailettes périphériques espacées 4.

    [0021] Selon l'invention, le jonc 2 est composé d'une âme de fibres 5, en verre ou matériau synthétique, préimprégnées par une résine thermodurcissable, disposées parallèlement entre elles pour former un faisceau continu qui est enserré dans une tresse tubulaire 6, en fibres continues de verre et réalisée sur l'âme. Lors de la formation de la tresse tubulaire, le serrage communiqué aux fibres constitutives de cette tresse provoque l'exsudation de la résine imprégnant les fibres longitudinales. De la sorte, la résine imprègne également les fibres de la tresse et assure ainsi, après réticulation, la liaison de cette tresse à l'état serré avec les fibres 5. Eventuellement, l'excédent de résine est essuyé par un joint annulaire avant passage du jonc dans une enceinte assurant sa réticulation.

    [0022] Dans une variante de réalisation, la tresse est remplacée par un guipage enroulé avec serrage autour des fibres 5.

    [0023] Grâce à ce procédé de fabrication, le jonc 2 présente un diamètre constant, ce qui évite d'avoir à l'usiner par tournage.

    [0024] De façon connue, chacun des embouts de fixation, respectivement 7 et 8, comprend un manchon 9 solidaire d'une partie de fixation constituée, pour l'embout 7, par une chape 10 et pour l'embout 8, par un tenon percé 12. Chaque embout est obtenu par moulage de précision et est réalisé dans un métal malléable tel que de l'acier ou un alliage d'aluminium.

    [0025] Selon l'invention, le manchon de chaque embout 7 et 8 comporte, venant de moulage, une gorge 13 disposée à l'opposé de son extrémité libre. Le fond 11 de cette gorge a les dimensions et le profil de l'alésage interne 14 de la filière 15 en deux parties qui sera utilisée ultérieurement pour rétreindre ce manchon sur l'extrémité du jonc.

    [0026] Après que le jonc 2 ait été découpé en longueur avec formation d'un chanfrein d'extrémité 16, et donc sans aucun autre usinage, chacune de ses extrémités est engagée dans l'alésage interne du manchon 9 correspondant, manchon qui lui-même n'a besoin de subir aucun usinage. La liaison de chaque manchon avec l'extrémité correspondante du jonc est assurée par compression et filage au moyen de la filière 15 qui est disposée dans la gorge 13 correspondante et déplacée longitudinalement sur le manchon en allant en direction de son extrémité libre. Sous l'action de ce déplacement, le métal constitutif du manchon flue devant la filière en provoquant l'allongement de ce manchon.

    [0027] La contrainte de serrage procurée par la filière a une valeur suffisante pour obtenir ce fluage sans pour autant exercer sur le jonc une contrainte entraînant la rétraction de l'extrémité du jonc, tout en permettant au métal constitutif du manchon de s'insérer dans l'intervalle entre mailles de la tresse 6 pour former des crans représentés schématiquement en 17 à la figure 2. Ces crans assurent ainsi une liaison mécanique positive entre le jonc et le manchon correspondant.

    [0028] Cette liaison possède une résistance à l'allongement similaire à celle obtenue par les procédés traditionnels et une résistance en torsion supérieure d'au moins 30 % à celle obtenue par ces procédés.

    [0029] Grâce à ce procédé de fabrication, le jonc du noyau est exempt de microfissures et de fibres délaminées.

    [0030] Lorsque le noyau A est ainsi réalisé, il est disposé, sans aucun usinage, dans un moule où il reçoit par surmoulage la jupe 3 qui est réalisée dans un matériau synthétique 3 présentant de bonnes caractéristiques d'isolation électrique tel qu'un élastomère, thermoplastique ou thermodurcissable.

    [0031] Dans la forme d'exécution représentée à la figure 4 concernant un espaceur de phases, le manchon 20 de l'embout 21 est solidaire du corps 22 d'une pince d'accrochage sur l'un des conducteurs de l'une des phases. De plus grande longueur que celui de la forme d'exécution précédente, ce manchon comporte, provenant de moulage, une gorge 23, représentée en traits mixtes figure 4, permettant sa fixation par compression et étirage au moyen d'une filière sur l'extrémité d'un jonc 2a.

    [0032] Cette figure montre qu'après assemblage des manchons avec le jonc, la jupe surmoulée 3a s'étend nettement au dessus de la zone de jonction 24 de manière à protéger celle-ci contre toute pénétration d'eau et à décaler sur la zone plus épaisse 25 du manchon la zone d'accrochage d'un éventuel arc électrique de puissance se formant entre les extrémités de l'espaceur.

    [0033] Dans une variante de réalisation de cet espaceur, les manchons sont rétreints sur le jonc après qu'il ait reçu sa jupe surmoulée. Dans ce cas, le manchon comporte un alésage épaulé dont la partie de plus grand diamètre est apte à coiffer l'extrémité correspondante de la jupe, et l'opération de rétreint par compression et filage affecte également cette partie de plus grand diamètre afin qu'elle soit serrée radialement sur l'extrémité de la jupe. Cette disposition améliore l'étanchéité de la liaison jonc-manchon.

    [0034] Dans la forme d'exécution représentée à la figure 5, les organes de fixation des embouts 7b et 8b sont conformés en éléments respectivement femelles et mâles d'une liaison du type couramment dénommé ball-socket. La jupe 3b recouvre totalement les manchons 9b de manière que ses extrémités coïncident avec les zones plus massives 30 et 32 des embouts 7b et 8b

    [0035] Comme dans la forme d'exécution précédente, cette disposition particulière de la jupe reporte sur ces parties 30 et 32, plus épaisses et plus résistantes, les zones d'accrochage d'un éventuel arc de puissance reliant les deux extrémités de l'isolateur et permet à l'isolateur de résister à des courants de court-circuit ayant des intensités plus élevées.

    [0036] La figure 5 montre également que, grâce à la fixation de chaque manchon sur le jonc au moyen d'une opération de compression et filage par filière, c'est à dire par des moyens exigeant un faible encombrement, les zones de liaison des manchons avec le jonc peuvent être à proximité immédiate de la zone de fixation de l'embout. Cet avantage combiné avec la possibilité de mouler la jupe jusqu'à ses zones de fixation permet de réaliser un isolateur composite qui, ayant des caractéristiques d'isolement égales à celles d'un isolateur traditionnel, a également la même longueur que ces isolateurs. Grâce à cela, il devient donc possible de substituer sur les lignes d'alimentation en courant électrique des isolateurs traditionnels par des isolateurs composites.


    Revendications

    1. Isolateur composite composé d'un noyau (A) sur lequel est surmoulée une jupe (3) en matière isolante et munie d'ailettes (4), le noyau (A) étant lui-même composé d'un jonc axial (2) en matériau composite sur les extrémités duquel sont retreints des manchons extrêmes (9;20;9b) d'embouts de fixation (7,8) en métal malléable, le jonc (2) étant composé sur toute sa longueur d'une âme en fibres longitudinales (5), parallèles et liées par une résine thermodurcissable et d'une enveloppe périphérique (6) composé de fibres continues, serrée sur cette âme et liée à elle par la résine thermodurcissable, chacun des manchons (9;20;9b) des embouts de fixation (7,8) étant lié à l'extrémité correspondante du jonc (2), d'une part, par serrage radial uniformément réparti du manchon sur elle, et, d'autre part, par pénétration du métal du manchon dans les intervalles entre les fibres de l'enveloppe (6).
     
    2. Isolateur selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'enveloppe (6) est constituée par une tresse.
     
    3. Isolateur selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'enveloppe (6) est constituée par un guipage.
     
    4. Isolateur selon l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que, avant sa fixation sur le jonc (2), le manchon (9; 20; 9b) de chaque embout (7,8) comporte, venant de moulage, une portée cylindrique extérieure (11) disposée longitudinalement à l'opposé de son extrémité libre et dont le diamètre extérieur et le profil sont voisins de ceux du profil interne (14) de la filière (15) assurant l'étirage du manchon (9; 20; 9b) sur le jonc (2).
     
    5. Isolateur selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé en ce que chaque embout, (21;7b,8b), comporte, entre le manchon (20;9b) de liaison avec le jonc (2a; 2) et ses moyens de fixation et d'accrochage à un support, une zone massive (25;30,32) ayant une section transversale plus épaisse, tandis que la jupe surmoulée (3) s'étendant aussi sur chacun des manchons (20; 9b), s'arrête sur chaque manchon (20; 9b) au niveau desdites zones massives (25; 30,32).
     
    6. Procédé de fabrication d'un isolateur composite, du type de celui décrit dans la revendication 4, consistant :

    - à réaliser un jonc composite (2; 2a) à partir d'une âme en fibres (5), longitudinales et parallèles, imprégnées de résine thermodurcissable,

    - à enserrer l'âme (5) sur toute sa longueur dans une enveloppe périphérique (6) en fibres continues et liée à l'âme par la résine thermodurcissable,

    - à couper ce jonc à la longueur nécessaire en formant un chanfrein,

    - à encastrer chacune des extrémités du jonc (2; 2a), à l'état brut de fabrication, dans un manchon (9; 20; 9b) d'un embout de fixation (10,12) en métal malléable, également brut de fabrication,

    - à réaliser une opération de compression et filage du manchon (9; 20; 9b) sur l'extrémité du jonc (2; 2a) au moyen d'une filière circulaire (15) qui, en deux éléments rapportés sur une portée cylindrique (11) du manchon (9; 20; 9b), est déplacée longitudinalement en direction de l'extrémité de ce manchon pour rétreindre ledit manchon sur le jonc (2; 2a), avec un taux de rétraction constant, suffisant pour faire fluer son métal constitutif, simultanément, radialement, avec une répartition uniforme et entre les intervalles de l'enveloppe périphérique (6) du jonc (2; 2a), sans atteindre la limite de rupture au cisaillement de ce jonc (2; 2a), et, longitudinalement, en même temps qu'est déplacée la filière (15) sur le manchon (9; 20; 9b),

    - et à surmouler, au moins sur l'enveloppe (6) du jonc (2; 2a), une jupe (3; 3a; 3b) en matériau isolant et munie d'ailettes (4).


     


    Ansprüche

    1. Verbundisolator, umfassend einen Kern (A), an welchem ein mit Rippen (4) versehener Mantel (3) aus Isoliermaterial angeformt ist, wobei der Kern (A) einen axialen Stab (2) aus Verbundmaterial umfaßt, auf dessen Enden Endhülsen (9; 20; 9b) von Befestigungsansätzen (7, 8) aus streckbarem Metall unter Querschnittsverminderung angebracht sind, wobei ferner der Stab (2) auf seiner ganzen Länge eine Seele aus longitudinalen, paralellen, durch ein warmaushärtendes Harz verbundenen Fasern (5) und eine von kontinuierlichen, auf diese Seele gedrängten, mit ihr durch das warmaushärtende Harz verbundenen Fasern gebildete Umfangshülle (6) umfaßt, wobei jede der Hülsen (9; 20; 9b) der Befestigungsansätze (7, 8) mit dem entsprechenden Ende des Stabs (2), einerseits durch gleichmäßig verteiltes radiales Drucken der Hülse auf dieses und andererseits durch Eindringen des Metalls der Hülse in die Zwischenräume zwischen den Fasern der Hülle (6) verbunden ist.
     
    2. Isolator nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die Hülle (6) von einem Geflecht gebildet ist.
     
    3. Isolator nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die Hülle (6) von einer Umspinnung gebildet ist.
     
    4. Isolator nach einem der Ansprüche 2 und 3, dadurch gekennzeichnet, daß die Hülse (9; 20; 9b) jedes Ansatzes (7,8) vor ihrer Befestigung auf dem Stab (2), vom Formen herrührend, umfaßt, einen in Längsrichtung entgegengesetzt von ihrem freien Ende angeordneten, äußeren, zylindrischen Bereich (11), dessen Außendurchmesser und dessen Profil denjenigen des Innenprofils (14) des das Ziehen der Hülse (9; 20; 9b) auf den Stab (2) gewährleistenden Ziehelements (15) ähnlich sind.
     
    5. Isolator nach einem der Ansprüche 2 bis 4, dadurch gekennzeichnet, daß jeder Ansatz (21; 7b, 8b) zwischen der Hülse (20; 9b) zur Verbindung mit dem Stab (2a; 2) und seinen Mitteln zum Befestigen und Halten an einem Träger einen massiven Abschnitt (25; 30; 32) mit einem stärkeren Querschnitt umfaßt, während der sich auch über jede Hülsen (20; 9b) erstreckende, angeformte Mantel (3) auf jeder Hülse (20; 9b) in Höhe der massiven Abschnitte (25; 30, 32) endet.
     
    6. Verfahren zum Herstellen eines Verbundisolators des Typs nach Anspruch 4, umfassend:
    Erzeugen eines Verbundstabs (2; 2a) aus einer Seele von longitudinalen und parallelen, mit warmaushärtendem Harz imprägnierten Fasern (5),
    Enges Umschließen der Seele (5) auf ihrer ganzen Länge mit einer Umfangshülle (6) aus kontinuierlichen, mit der Seele durch das warmaushärtende Harz verbundenen Fasern,
    Schneiden des Stabs auf die erforderliche Länge unter Ausbildung einer Abfasung,
    Einfügen jedes der Enden des Stabs (2; 2a) im Herstellungsrohzustand in eine Hülse (9; 20; 9b) eines Befestigungsansatzes 12) aus streckbarem Metall, welche gleichfalls im Herstellungsrohzustand ist,
    Durchführen eines Kompressions- und Ziehvorgangs der Hülse (9; 20; 9b) auf das Ende des Stabs (2; 2a) mittels eines kreisförmigen Ziehelements (15), welches, in zwei Teilen auf einen zylindrischen Bereich (11) der Hülse (9; 20; 9b) aufgesetzt, longitudinal in Richtung auf das Ende dieser Hülse verlagert wird, um die Hülse auf dem Stab (2; 2a) unter Querschnittsvermfnderung anzubringen, mit einem konstanten Schrumpfungsbetrag, der ausreicht, daß das die Hülse bildende Metall gleichzeitig radial mit einer gleichmäßigen Verteilung und in die Zwischenräume der Umfangshülle (6) des Stabs (2; 2a) fließt, ohne die Scherbruchgrenze dieses Stabs (2; 2a) zu erreichen, und longitudinal fließt, zugleich mit dem Verlagern des Ziehelements (15) auf der Hülse (9; 20; 9b),
    und Anformen eines Rippen (4) aufweisenden Mantels (3; 3a; 3b) aus Isoliermaterial an wenigstens der Hülle (6) des Stabs (2; 2a).
     


    Claims

    1. A composite insulator composed of a core (A) onto which is moulded a skirt (3) of insulating material and provided with fins (4), the core (A) being itself composed of an axial rod (2) of composite material onto the ends of which are shrunk end sleeves (9, 20 9b) of fixing end pieces (7, 8) of malleable metal, the rod (2) being composed over the whole of its length of a core of longitudinal fibres (5) which are parallel and connected by a thermo-hardenable resin and a peripheral covering (6) composed of continuous fibres clamped on this core and connected to it by the thermo-hardenable resin, each of the sleeves (9, 20, 9b) of the fixing end pieces (7, 8) being connected to the corresponding end of the rod (2), on the one hand, by uniformly distributed radial clamping of the sleeve thereon and, on the other hand, by penetration of the metal of the sleeve into the spaces between the fibres of the covering (6).
     
    2. An insulator according to Claim 1, characterised in that the covering (6) is constituted by braiding.
     
    3. An insulator according to Claim 1, characterised in that the covering (6) is yarn covering.
     
    4. An insulator according to any one of Claims 2 and 3, characterised in that, before its fixing on the rod (2), the sleeve (9, 20, 9b) of each end piece (7, 8) includes a moulded external cylindrical support surface (11) disposed longitudinally opposite to its free end and of which the external diameter and the profile are close to those of the internal profile (14) of the dye (15) effecting the drawing of the sleeve (9, 20, 9b) on the rod (2).
     
    5. An insulator according to any one of Claims 2 to 4, characterised in that each end piece (21, 7b, 8b) includes, between the sleeve (20, 9b) for connecting between the rod (2d, 2) and its means for fixing and anchoring to a support, a massive zone (25, 30, 32) having a thicker transverse section, whilsi: the moulded skirt (3) extending also on to each of the sleeves (20, 9b) stops on each sleeve (20, 9b) in the region of said massive zones (25, 30, 32).
     
    6. A process for manufacturing a composite insulator, of the type described in Claim 4, consisting:

    - in forming a composite rod (2, 2a) from core of longitudinal parallel fibres (5) impregnated with thermo-hardenable resin,

    - in inserting the core (5) over its whole length into a peripheral covering (6) of continuous fibres and connected to the core by the thermo-hardenable resin,

    - in cutting the rod to the necessary length whilst forming a chamfer,

    - by encasing each of the ends of the rod (2, 2a) in its crude manufactured state in a sleeve (9, 20, 9b) of a fixing end piece (10, 12) of malleable metal, also in crude manufactured state,

    - in performing an operation of compression and extrusion of the sleeve (9, 20, 9b) on the end of the rod (2, 2a) by means of a circular die (15) which, as two elements placed on to a cylindrical carrier (11) of the sleeve (9, 20, 9b), is displaced longitudinally in the direction of the end of the sleeve to shrink the sleeve on to the rod (2, 2a) with a constant withdrawal rate sufficient to cause its constituent metal to flow, simultaneously, radially with a uniform distribution and between the intervals of the peripheral covering (6) of the rod (2, 2a) without reaching the rupture limit for shearing of this rod (2, 2a), and, longitudinally, at the same time as the die (15) is displaced on the sleeve (9, 20, 9b),

    - and in moulding, at least on the covering (6) of the rod (2, 2a) a skirt (3, 3a, 3b) of insulating material provided with fins (4).


     




    Dessins