[0001] L'invention concerne une combinaison d'un document authentifiable et d'une composition
d'authentification, ainsi que le procédé d'authentification.
[0002] On connait déjà de nombreux systèmes pour authentifier un document, par exemple on
réalise dans le papier, lors de sa fabrication, des filigranes à l'aide d'un rouleau
filigraneur associé à une table plate ou à l'aide d'une forme ronde emboutie. On peut
aussi incorporer dans ou sur le papier des éléments de sécurité tels que fils, fibres,
planchettes qui peuvent éventuellement être fluorescents, iridescents, magnétiques
ou métalliques. On peut aussi utiliser d'autres moyens pour authentifier un document
tels que l'impression d'un dessin élaboré à la surface du document, l'encre d'impression
et le type d'impression étant choisis et sélectionnés. Par exemple on peut utiliser
une impression taille douce qui donne une impression en relief caractéristique. Dans
le cas de documents comme les chèques, les titres de transport, les billets d'entrée
ou d'abonnement à des manifestations culturelles ou sportives, ou des timbres, devant
être validés par une oblitération, il est intéressant que cette oblitération serve
non seulement à valider mais aussi à authentifier le document.
[0003] On a décrit dans la demande GB-1 507 454, déposée par WIGGINS-TEAPE, un procédé d'authentification
d'un document lors de son oblitération. Cette demande décrit le procédé d'authentification
suivant: On imprime le document sur un papier de sécurité constitué d'un papier de
base, couché avec une composition contenant un leucocolorant, un pigment inerte et
un liant, et on effectue l'authentification par oblitération du papier à l'aide d'une
composition d'authentification comprenant en mélange une encre foncée pigmentée et
une solution d'un composé qui réagit avec le leucocolorant pour former une couleur.
[0004] Le principe de la réaction colorée utilisée dans cette demande est celui bien connu
pour les papiers autocopiants sans carbone. Ainsi on encapsule le leucocolorant donneur
d'électrons avec un solvant dans des microcapsules qui se rompent sous le pression
exercée lors de l'oblitération avec un tampon encreur et réagit avec le composé acide,
accepteur d'électrons, contenu dans la composition d'authentification. Ce n'est pas
l'inscription qui est faite lors de l'oblitération qui a une couleur particulière
permettant d'authentifier le document, mais c'est un halo qui entoure cette composition.
En effet,le leucocolorant qui est sous forme liquide est partiellement absorbé par
le tampon encreur lors de l'oblitération, et de ce fait il contamine l'encre qui,
si elle ne contient pas de pigments foncés, prend la couleur d'authentification et
n'est donc plus valable pour authentifier le document. Ainsi la demanderesse de ce
brevet a été obligée d'utiliser une encre foncée pigmentée pour masquer la coloration
d'authentification prématurément développée dans le tampon encreur et a dû rajouter
une charge inerte dans la couche comprenant les microcapsules de leucocolorant pour
faire diffuser le réactif acide autour de l'oblitération qui développe alors un halo
de la couleur d'authentification. L'encre foncée permet aussi de faire ressortir l'inscription
à l'intérieur du halo.
[0005] Ce procédé présente de nombreux inconvénients:
- il est complexe,
- il faut ajouter une charge inerte dans la couche du papier et celà nécessite donc
une opération supplémentaire, ce qui augmente le prix de revient du document,
- le halo apparaissant autour de l'inscription nuit à la lisibilité de l'inscription
et donne un aspect un peu sale au document ainsi authentifié,
- il n'est pas certain que ce soit le réactif acide qui diffuse et développe un halo
coloré, mais il se peut que ce soit l'encre contaminée et celà pose un problème de
vitesse de diffusion,
- l'encapsulation du leucocolorant est coûteuse,
- le couchage des microcapsules nécessite une opération hors machine à papier.
[0006] La demande EP-A-90130 décrit un procédé d'authentification d'un titre de valeur en
papier qui se caractérise par le fait que l'on dépose sur la feuille de papier l'une
des deux substances d'un système de réaction colorée se composant d'un formateur de
couleur donneur d'électrons et d'un développeur de couleur accepteur d'électrons,
l'une des substances étant donc à la surface du titre et l'autre étant dans un distributeur
qui permet d'écrire ou d'imprimer sur cette surface .
[0007] Un inconvénient de ce procédé est que, comme pour la demande GB 1507454, l'un des
réactifs se trouve en surface du papier, or il est facile,pour un contrefacteur de
s'approvisionner en de tels papiers qui sont usuels dans le domaine des papiers autocopiants
classiques. Il est donc facile de contrefaire ces titres de valeur
[0008] La demande FR-A-2315132 décrit un procédé d'authentification de titres de valeur
revêtus d'une encre au carbone appliquée à chaud qui se caractérise par le fait que
ce revêtement contient un réactif qui réagit avec un autre composé apporté à la surface
du titre lors de l'authentification et produisant une coloration caractéristique.
En particulier on peut mettre un formateur de couleur dans le revêtement et utiliser
comme coréactif une solution d'un développeur de couleur approprié
[0009] Ce procédé présente donc aussi l'inconvénient que le réactif soit en surface du titre
à authentifier .De plus le procédé est assez compliqué, car il nécessite l'utilisation
d'un buvard ou d'un tampon d'ouate pour aspirer le liquide réactionnel.
[0010] Dans le document EP-A-0 174 885 on décrit des papiers de sécurité qui réagissent
aux crayons effaceurs d'encre. Ces crayons contiennent des composés oxydo-réducteurs.
Ainsi, lorsqu'un papier comporte une inscription colorée qui est obtenue à l'aide
d'une encre, le crayon effaceur décolore l'encre. Lescrayons effaceurs fonctionnnent
sur le principe du permanganate de potassium conjugué au bisulfite de sodium. De tels
papiers contiennent un agent susceptible de former un complexe coloré avec du Fe
2+ et du Fe
3+. Lorqu'on fait agir un réducteur, le Fe
3+ devient du Fe
2+ qui forme alors un complexe avec l'agent, ce complexe étant coloré. l'accepteur d'électrons
Fe
3+ n'est absolument pas un formateur de couleur (c'est-à-dire qu'il devient coloré (lui_même).
Il ne devient coloré qu'en présence de l'agent avec lequel il forme un complexe.
[0011] Dans le document EP-A-0 190 087 on ne mentionne que l'addition de benzonitrile ou
ses dérivés pour obtenir une coloration par le crayon effaceur d'encre. On ne décrit
absolument pas la réaction chimique qui entre en jeu, mais il est probable que là
encore il s'agit d'une réaction de complexage avec le nitrile pour donner un complexe
coloré.
[0012] L'invention vise donc à fournir un procédé d'authentification d'un document lors
de son oblitération, ce procédé consistant à utiliser le principe d'une réaction colorée
entre un réactif contenu dans le document et un coréactif contenu dans l'encre d'authentification,
tout en palliant ou évitant les inconvénients de l'art antérieur.
[0013] Un but de l'invention est donc de fournir un procédé d'authentification d'un document
lors de son oblitération, qui soit à la fois simple, rapide, économique.
[0014] Un autre but de l'invention est de fournir un procédé d'authentification qui donne
une inscription nette et lisible sur le document, l'inscription apparaissant en couleur
lors de l'oblitération.
[0015] Un troisième but de l'invention est de fournir un document authentifiable et sa composition
d'authentification sans utiliser la technique des microcapsules.
[0016] Un autre but de l'invention est de fournir un tel système selon lequel le document
peut être authentifié aussi bien au recto qu'au verso. Ceci permet de le distinguer
facilement des feuilles disponibles dans le commerce, qui comportent une couleur active
uniquement sur une face et ne réagissent que d'un seul côté.
[0017] Un autre but de l'invention est de fournir un tel système avec un document qui peut
être facilement filigrané, le filigrane étant un autre élément de sécurité important.
Les feuilles couchées ne comportent généralement pas de filigrane car il serait masqué
par la couche ou abîmé lors du dépôt de la couche.
[0018] On atteint les buts de l'invention en utilisant comme réactif dans le document un
composé qui se trouve sous forme solide dans le document, ainsi ce composé ne peut
pas être absorbé par un tampon encreur ou un autre dispositif de marquage et contaminer
la composition d'authentification contenue dans ce dispositif.
[0019] L'invention fournit donc une combinaison d'un document à authentifier lors de son
oblitération, comportant un réactif participant à la réaction d'authentification choisi
parmi les accepteurs d'électron(s) développeurs de couleur et d'une composition d'authentification
contenant un coréactif réagissant avec le réactif du document pour produire une inscription
colorée distinctive d'oblitération sur le document à authentifier, la composition
d'authentification étant une encre grasse contenant un coréactif choisi parmi les
donneurs d'électron(s) formateurs de couleur, caractérisée par le fait que le document
contient en masse et sous forme solide ledit réactif. qui est choisi dans le groupe
formé par des charges minérales acides, résines phénoliques, composés du zinc et leurs
mélanges.
[0020] Comme développeur de couleur on peut employer, en particulier, une bentonite (appelée
montmorillonite), et encore plus préférentiellement une bentonite qui a une surface
spécifique (mesurée par la méthode BET, selon la norme DIN 66 131, le gaz étant de
l'azote) supérieure à 200 m
2/g.
[0021] Il est en effet avantageux d'utiliser une charge ayant une surface spécifique élevée
car elle permet d'améliorer l'imprimabilité du document. L'oblitération qui est aussi
la marque d'authentification a ainsi une bonne définition; elle est nette et bien
lisible.
[0022] Les coloformers associés à ces développeurs de couleur ne font pas l'objet d'un choix
particulier. Ils sont mis en solution dans un mélange de solvants organiques non volatils.
Ils forment alors des encres incolores ou quasi incolores comme celles qui sont décrites
par exemple dans la demande de brevet DE-A-2 644 117. Ces encres sont propres dans
le sens qu'elles ne polluent pas le dispositif de marquage avec lequel elles sont
utilisées pour authentifier le document. De plus elles ne sèchent pas rapidement dans
le dispositif de marquage qui peut par exemple être un crayon feutre ou un tampon
encreur.
[0023] On peut par exemple associer à un document donné à authentifier,des encres donnant
des inscriptions ou marques de couleurs différentes, il suffit pour celà de changer
de colorformer. On peut aussi mélanger plusieurs colorformers dans l'encre afin d'obtenir
une couleur particulière.
[0024] Le document à authentifier peut avoir une structure fibreuse quelconque, purement
cellulosique ou en partie synthétique, à laquelle on peut ajouter des adjuvants tels
que des charges minérales, liants, agents de résistance divers, colorants de nuançage,
produits de collage, etc. Le document peut aussi comporter d'autres moyens d'authentification,
par exemple il peut comporter un ou plusieurs filigranes.
[0025] Ce document peut aussi être constitué d'une feuille synthétique, par exemple du polyéthylène
étiré biaxialement et couché avec une couche facilitant son impression. Il peut s'agir
par exemple d'un document constitué de POLYART
R fabriqué par la société ARJOBEX
R. Dans ce cas, le composé solide est introduit dans la composition de couchage. Le
composé participant à l'authentification du document peut donc être incorporé en masse
lors de la fabrication du support ou être mis en surface, avantageusement à l'aide
d'une presse encoleuse ou d'une imprégnatrice, mais tout autre moyen de couchage peut
convenir. Une caractéristique essentielle de l'invention est que le composé se trouve
sous forme solide dans le document fini (généralement après séchage du support), mais
il peut être introduit sous forme liquide, en solution ou en suspension ou émulsion
ou sous forme pâteuse lors de la fabrication du document. On peut introduire éventuellement
un additif pour le faire précipiter si c'est nécessaire. On peut introduire ce composé
dans la totalité du document ou dans une partie de celui-ci.
[0026] L'inscription ou marque d'authentification peut être une inscription quelconque,
par exemple une date, le nom d'une société, un dessin, etc. La représentation de l'inscription
peut constituer une authentification supplémentaire. Elle peut être apostillée par
exemple à l'aide d'un timbre, un horodateur, un numéroteur, un poinçon, en caoutchouc,
en métal ou toute autre matière. Tout dispositif de timbrage ou de compostage pouvant
recevoir une composition liquide, plus ou moins visqueuse, peut convenir pour reporter
la composition d'authentification.
[0027] L'invention fournit donc un moyen d'authentification d'un document lors de son oblitération
qui est à la fois simple, économique, rapide et qui ne pollue par le dispositif comportant
l'encre.
[0028] Pour améliorer encore la sécurité du document à authentifier on peut en outre traiter
la surface du document à un ou plusieurs endroits par une composition qui inhibe la
réaction entre le réactif contenu dans le document et le coréactif contenu dans la
composition d'authentification. A ces endroits désensibilisés il ne se développe donc
aucune marque colorée due à la réaction d'authentification lors de l'oblitération
du document.
[0029] La composition inhibitrice bloque le site actif du composé présent dans le document
et/ou le site actif du composé présent dans la composition d'authentification.
[0030] Elles peut également empêcher la réaction colorée en faisant une barrière physique
ce qui fait que le réactif et le coréactif ne peuvent pas se trouver en contact pour
réagir. Elle peut être composée de façon à jouer le rôle de barrière et aussi à bloquer
les sites actifs en mélangeant divers composés adéquats.
[0031] Cette composition inhibitrice est déposée à certains endroits sur la face du document
qui comporte le composé solide lorsque ce composé est dans une couche, sur l'une ou
les deux faces du document lorsque le composé solide a été introduit en masse lors
de la fabrication du document ou mis en couche sur les deux faces, le recto et le
verso du document étant tous les deux réactifs.
[0032] La composition inhibitrice peut être déposée à certains endroits, de façon aléatoire,
ou au contraire à des endroits parfaitement repérés. Lorsqu'elle est déposée sur les
deux faces, elle peut l'être de façon symétrique ou asymétrique. La composition inhibitrice
placée sur le recto peut être de nature différente de celle placée sur le verso. Le
nombre de possibilités est vaste. La composition peut être déposée sous forme de bandes,
de dessins, de chiffres, de lettres, etc.
[0033] La composition est de préférence sous forme d'une encre et est déposée par une technique
d'impression adaptée. Selon l'invention, on préfère la déposer par offset et plus
particulièrement par offset humide. Cette composition inhibitrice est de préférence
incolore.
[0034] La composition d'authentification peut être incolore. Dans ce cas, il n'apparaît
aucune marque sur les zones désensibilisées du document lorsqu'on l'oblitère avec
la composition d'authentification.
[0035] La composition d'authentification peut être colorée a l'aide d'un colorant (ou d'un
pigment coloré), la couleur finale de l'encre étant différente de celle donnée par
la réaction d'authentification. Ainsi sur les zones désensibilisées, lors de l'oblitération,
on pourra observer des marques de la couleur originale de la composition d'authentification
et sur les zones non désensibilisées, on observera des marques d'une couleur différente
qui sera celle de la réaction colorée nuancée par la couleur de l'encre originale.
[0036] Dans le cas d'une association selon l'invention constituée d'un document comportant
au moins en masse un accepteur d'électrons et d'une composition d'authentification
associée contenant au moins un donneur d'électrons, on peut utiliser comme composition
inhibitrice, une composition qui comporte au moins un composé nucléophile tels que
des sels d'ammonium quaternaires, des composés possédant au moins une fonction amine,
des composés comportant au moins une fonction alcool, des composés alcoxylés.
[0037] Une encre désensibilisatrice à base de composés alcoxylés et adaptée spécialement
à l'impression offset humide est décrite dans le brevet GB 2 013 228 de la société
SICPA. Ces composés sont par exemple un octylphénol éthoxylé, un nonylphénol éthoxylé,
un copolymère bloc d'oxyde de propylène et d'oxyde d'éthylène, un polypropylène glycol.
[0038] Lorsque la composition inhibitrice joue le rôle de barrière physique entre les réactifs
donnant lieu à la réaction d'authentification, on peut par exemple utiliser une composition
à base d'alcool polyvinylique ou une encre non pigmentée. Ce dernier type de composition
inhibitrice peut convenir pour tout type de réaction colorée.
[0039] Ainsi l'invention fournit la combinaison d'un document à authentifier et d'une composition
d'authentification produisant une inscription distinctive sur le document à authentifier,
le document contenant au moins un composé participant à l'authentification, ce composé
étant sous forme solide dans le document et réagissant, lors du marquage par la composition
d'authentification, pour former une inscription, ledit document étant caractérisé
par le fait qu'il comporte au moins une zone désensibilisée.
[0040] Le document peut comporter une zone désensibilisée par une composition inhibitrice
contenant un composé nucléophile.
[0041] De préférence, le composé nucléophile est choisi dans le groupe formé par des sels
d'ammonium quaternaire, des composés comportant au moins une fonction alcool, par
des composés alcoxylés ou leurs mélanges.
[0042] Le composé nucléophile peut être un glycol.
[0043] Le document comporte au moins une zone désensibilisée par une composition inhibitrice
qui forme une barrière physique entre le réactif du document et le coréactif de la
composition d'authentification.
[0044] La composition inhibitrice peut comporter principalement de l'alcool polyvinylique.
[0045] L'invention concerne en outre un procédé d'authentification d'un document tel qu'on
imprègne le feutre d'un dispositif marqueur à l'aide d'une composition d'authentification
constituée d'une encre incolore grasse et d'un coréactif incolore et que l'on reporte
sur le document une inscription à l'aide dudit dispositif, cette inscription devenant
colorée du fait de la réaction entre le composé participant à l'authentification et
le coréactif, à l'exception de la ou des zones désensibilisées.
[0046] Le procédé d'authentification d'un document peut être tel qu'on imprègne le feutre
d'un dispositif marqueur à l'aide d'une composition d'authentification constituée
d'une encre grasse colorée et d'un coréactif et que l'on reporte sur le document à
l'aide dudit dispositif une inscription à l'aide dudit dispositif, cette inscription
prenant une couleur du fait de la réaction entre le composé solide participant à l'authentification
et le coréactif, couleur nuancée par la couleur originale de l'encre, et à ou aux
endroits désensibilisés l'inscription ayant la couleur originale de l'encre, cette
couleur originale étant différente de celle de la réaction colorée.
[0047] L'invention sera mieux comprise à l'aide des exemples non limitatifs suivants.
EXEMPLE 1
[0048]
a) Le document à authentifier est constitué d'une feuille de papier. On met en suspension
aqueuse les composants habituels d'un papier, par exemple des fibres cellulosiques,
éventuellement en mélage avec des fibres synthétiques, des charges, des liants, des
floculants. On ajoute à cette suspension le composé participant à l'authentification.
Ce composé ajouté en masse l'est à raison de 15% en poids sec par rapport aux fibres
de cellulose; on forme une feuille sur une table plate d'une machine à papier traditionnelle
à laquelle on associe un rouleau filigraneur.
Le composé participant à l'authentification est une bentonite, de surface spécifique
de 270 m2/g, la taille des particules est de 2,5 micromètres environ. Cette bentonite est commercialisée
par la Société Française des Bentonites et Dérivés. Ce composé est sous forme solide
dans le document fini.
b) La composition d'authentification est une encre liquide incolore grasse à base
de composés glycérophtaliques, formophénoliques et d'une huile végétale. La composition
contient en outre un coréactif qui est un colorformer, composé de bisuidolylphtalide
ajouté dans cette encre à un taux de 4% en poids sec par rapport à l'encre incolore
grasse.
Cette composition est imprégnée dans un feutre encreur. On place un timbre de caoutchouc
sur lequel figure la marque ARJOMARIR contre ce feutre. On tamponne alors le document à l'aide du tampon encreur. L'inscription
ARJOMARIR apparait instantanément sur le document. Cette inscription est parfaitement lisible,
non diffuse, c'est à dire que ses contours sont parfaitement nets. Le document conserve
un aspect propre et le tampon encreur n'est pas contaminé par la composition d'authentification.
[0049] Par contre si on oblitère un papier vendu couramment dans le commerce, à l'aide de
ce tampon encreur et de cette encre d'authentification, aucune inscription colorée
n'apparait.
[0050] L'invention permet donc d'authentifier rapidement et proprement un document lors
de son oblitération.
EXEMPLE 2
[0051]
a) Le document à authentifier est constitué d'une feuille de papier. On met en suspension
aqueuse les composants habituels d'un papier, par exemple des fibres cellulosiques,
éventuellement en mélange avec des fibres synthétiques, des charges, des liants, des
floculants. On ajoute à cette suspension, le composé participant à l'authentification.
Ce composé ajouté en masse l'est à raison de 15% en poids sec par rapport aux fibres
de cellulose. On forme une feuille sur une table plate d'une machine à papier traditionnelle
à laquelle on associe un rouleau filigraneur.
Le composé participant à l'authentification est une bentonite, de surface spécifique
de 270 m2/g, la taille des particules est de 2,5 micromètres environ. Cette bentonite est commercialisée
par la Société Française des Bentonites et Dérivés. Ce composé est sous forme solide
dans le document fini.
b) La composition d'authentification est une encre liquide incolore grasse à base
de composés glycérophtaliques, formophénoliques et d'une huile de lin. La composition
contient en outre un coréactif qui est un colorformer, composé de bisuidolylphtalide
ajouté dans cette encre à un taux de 4% en poids sec par rapport à l'encre incolore
grasse. Cette composition est imprégnée dans un feutre encreur. On place un timbre
en caoutchouc sur lequel figure la marque ARJOMARIR contre ce feutre.
c) La composition inhibitrice est une encre comportant comme composé déstabilisant
un glycol encre TENORR commercialisée par la société GUERIMAND VOIRON.
Cette encre est déposée sur la feuille décrite en a), par impression offset humide.
Elle est déposée sous forme de rectangles à certains endroits, sur une face du document.
On tamponne alors le document à l'aide du tampon encreur. L'inscription ARJOMARIR apparaît instantanément en rouge sur le document, sauf aux endroits désensibilisés
où aucune marque ne se forme. Sur l'autre face du document ne portant pas de zone
désensibilisée, l'inscription apparaît en entier.
EXEMPLE 3
[0052] On reprend l'exemple 2 mais on colore l'encre d'authentification de l'exemple 2b)
avec un colorant bleu.
[0053] Lorsqu'on tamponne le document, une partie de l'inscription ARJOMARI
R apparaît en rouge-violet sur les zones non désensibilisées et une autre partie apparaît
en bleu sur les zones désensibilisées. Sur la face ne portant aucune zone désensibilisée,
l'inscription apparaît en entier en rouge-violet.
1. Combinaison d'un document à authentifier lors de son oblitération, comportant un réactif
participant à la réaction d'authentification choisi pami les accepteurs d'électron(s)
développeurs de couleur et d'une composition d'authentification contenant un coréactif
réagissant avec le réactif du document pour produire une inscription colorée distinctive
d'oblitération sur le document à authentifier, la composition d'authentification étant
une encre grasse contenant un coréactif choisi parmi les donneurs d'électron(s) formateurs
de couleur, caractérisée par le fait que le document contient en masse et sous forme
solide ledit réactif qui est choisi dans le groupe formé par des charges minérales
acides, résines phénoliques, composés du zinc, des dérivés de l'acide salicylique,
et leurs mélanges.
2. Combinaison selon la revendication 1, caractérisée par le fait que la charge minérale
acide est une bentonite.
3. Combinaison selon la revendication 2, caractérisée par le fait que la bentonite a
une surface spécifique supérieure à 200 m2/g.
4. Combinaison selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée par le fait que le
document comporte au moins une zone désensibilisée.
5. Combinaison selon la revendication 4, caractérisée par le fait que le document comporte
au moins une zone désensibilisée par une composition inhibitrice contenant un composé
nucléophile.
6. Combinaison selon la revendication 5, caractérisée par le fait que le composé nucléophile
est choisi dans le groupe formé par des sels d'ammonium quaternaire, des composés
comportant au moins une fonction alcool, par des composés alcoxylés ou leurs mélanges.
7. Combinaison selon la revendication 6, caractérisée par le fait que le composé est
un glycol.
8. Combinaison selon la revendication 4, caractérisée par le fait que le document comporte
au moins une zone désensibilisée par une composition inhibitrice qui forme une barrière
physique entre le réactif du document et le coréactif de la composition d'authentification.
9. Combinaison selon la revendication 8, caractérisée par le fait que la composition
inhibitrice comporte principalement de l'alcool polyvinylique.
10. Combinaison selon l'une des revendications 4 à 9, caractérisée par le fait que la
composition inhibitrice est déposée par une technique d'impression.
11. Combinaison selon la revendication 10, caractérisée par le fait que la composition
inhibitrice est déposée par impression offset humide.
12. Procédé d'authentification utilisant la combinaison d'un document et d'une composition
selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait qu'on imprègne le feutre
d'un dispositif marqueur à l'aide de ladite composition, ledit document comportant
le cas échéant au moins une zone désensibilisée telle que définie selon l'une des
revendications 4 à 11 et que l'on reporte sur le document une inscription à l'aide
dudit dispositif, cette inscription devenant colorée du fait de la réaction entre
le composé participant à l'authentification et le coréactif, à l'exception de la ou
des zones désensibilisées.
1. Kombination aus einem Dokument, das bei seiner Entwertung (Abstempelung) authentifiziert
werden soll, das ein Reagens enthält, das an der Authentifizierungs-Reaktion teilnimmt,
das ausgewählt wird aus den Elektronenakzeptor-Farbentwicklern, und einer Authentifizierungs-Zusammensetzung,
die ein Coreagens enthält, das mit dem Reagens des Dokuments reagiert unter Bildung
einer erkennbaren Entwertungs-Farbaufschrift auf dem zu authentifizierenden Dokument,
wobei die Authentifizierungs-Zusammensetzung eine ölige Druckfarbe ist, die ein Coreagens
enthält, das ausgewählt wird aus den Elektronendonor-Farbbildnern, dadurch gekennzeichnet,
daß das Dokument im Innern und in fester Form das genannte Reagens enthält, das ausgewählt
wird aus der Gruppe, die besteht aus Mineralsäure-Füllstoffen, Phenolharzen, Zinkverbindungen
und ihren Mischungen.
2. Kombination nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß der Mineralsäure-Füllstoff
ein Bentonit ist.
3. Kombination nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, daß der Bentonit eine spezifische
Oberflächengröße von mehr als 200 m2/g hat.
4. Kombination nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, daß das Dokument
mindestens eine desensibilisierte Zone aufweist.
5. Kombination nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, daß das Dokument mindestens eine
Zone aufweist, die durch eine eine nucleophile Verbindung enthaltende Inhibitor-Zusammensetzung
desensibilisiert worden ist.
6. Kombination nach Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, daß die nucleophile Verbindung
ausgewählt wird aus der Gruppe, die besteht aus quaternären Ammoniumsalzen, Verbindungen,
die mindestens eine Alkoholfunktion tragen, Alkoxyl-Verbindungen oder Mischungen davon.
7. Kombination nach Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, daß die Verbindung ein Glycol
ist.
8. Kombination nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, daß das Dokument mindestens eine
Zone aufweist, die durch eine Inhibitor-Zusammensetzung desensibilisiert worden ist,
die eine physikalische Sperre (Sperrschicht) zwischen dem Reagens des Dokuments und
dem Coreagens der Authentifizierungs-Zusammensetzung bildet.
9. Kombination nach Anspruch 8, dadurch gekennzeichnet, daß die Inhibitor-Zusammensetzung
hauptsächlich Polyvinylalkohol enthält.
10. Kombination nach einem der Ansprüche 4 bis 9, dadurch gekennzeichnet, daß die Inhibitor-Zusammensetzung
durch ein Druckverfahren aufgebracht worden ist.
11. Kombination nach Anspruch 10, dadurch gekennzeichnet, daß die Inhibitor-Zusammensetzung
durch nasses Offset-Drucken aufgebracht worden ist.
12. Verfahren zur Authentifizierung unter Verwendung der Kombination aus einem Dokument
und einer Zusammensetzung nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet,
daß man den Filz einer Markierungs-Einrichtung mit Hilfe der genannten Zusammensetzung
imprägniert, wobei das genannte Dokument gegebenenfalls mindestens eine desensibilisierte
Zone aufweist, wie sie in einem der Ansprüche 4 bis 11 definiert ist, und daß man
mit Hilfe der genannten Einrichtung eine Aufschrift auf das Dokument aufbringt, die
gefärbt wird durch die Reaktion zwischen der Verbindung, die an der Authentifizierung
teilnimmt, und dem Coreagens mit Ausnahme der desensibilisierten Zone(n).
1. Combination of a document authenticable during its cancellation comprising a reagent
which participates in the authentication reaction selected from colour developer electron
acceptors and an authentication composition which contains a co-reagent which reacts
with the reagent of the document to produce a distinctive coloured cancellation inscription
on the document to be authenticated, the authentication composition being a fatty
ink which contains a co-reagent selected from the electron releasing colour formers,
characterised by the fact that the document contains in mass and in the solid form
said reagent which is selected from the group formed by acid mineral fillers, phenolic
resins, zinc compounds and mixtures thereof.
2. Combination according to claim 1, characterised by the fact that the acid mineral
filler is a bentonite.
3. Combination according to claim 2, characterised by the fact that the bentonite has
a specific surface greater than 200 m2/g.
4. Combination according to one of claims 1 to 3, characterised by the fact that the
document comprises at least one desensitised zone.
5. Combination according to claim 4, characterised by the fact that the document comprises
at least one zone desensitised by an inhibitory composition which contains a nucleophilic
compound.
6. Combination according to claim 5, characterised by the fact that the nucleophilic
compound is selected from the group formed by quaternary ammonium salts, compounds
which comprise at least one alcohol function, by alkoxylated compounds, or mixtures
thereof.
7. Combination according to claim 6, characterised by the fact that the compound is a
glycol.
8. Combination according to claim 4, characterised by the fact that the document comprises
at least one zone desensitised by an inhibitory composition which forms a physical
barrier between the reagent of the document and the co-reagent of the authentication
composition.
9. Combination according to claim 8, characterised by the fact that the inhibitory composition
principally contains polyvinyl alcohol.
10. Combination according to one of claims 4 to 9, characterised by the fact that the
inhibitory composition is deposited by a printing technique.
11. Combination according to claim 10, characterised by the fact that the inhibitory composition
is deposited by wet offset printing.
12. Method of authentication using the combination of a document and a composition according
to one of claims 1 to 3, characterised by the fact that the felt of a marker device
is impregnated with the aid of said composition, said document comprising if need
be at least one desensitised zone such as defined according to one of claims 4 to
11 and that an inscription is transferred to the document with the aid of said device,
this inscription becoming coloured due to the reaction between the compound participating
in the authentication and the co-reagent, with the exception of the desensitised zone(s).