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(11) |
EP 0 448 943 B1 |
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FASCICULE DE BREVET EUROPEEN |
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Mention de la délivrance du brevet: |
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07.09.1994 Bulletin 1994/36 |
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Date de dépôt: 11.02.1991 |
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Barre à pinces de préhension d'éléments en plaque dans une machine de production d'emballages
Greiferstange zum Greifen von plattenförmigen Gegenständen in einer Maschine zum Herstellen
von Verpackungen
Gripper bar for gripping plate-like articles in a machine for producing packages
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Etats contractants désignés: |
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AT BE DE DK ES FR GB IT LU NL SE |
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Priorité: |
24.03.1990 CH 979/90
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| (43) |
Date de publication de la demande: |
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02.10.1991 Bulletin 1991/40 |
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Titulaire: BOBST S.A. |
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CH-1001 Lausanne (CH) |
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Inventeurs: |
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- Yerly, Marcel
CH-1008 Jouxtens (CH)
- Chiari, Mauro
CH-1007 Lausanne (CH)
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| (74) |
Mandataire: Colomb, Claude |
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BOBST S.A., Service des Brevets,
Case Postale 1001 Lausanne 1001 Lausanne (CH) |
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Documents cités: :
CH-A- 329 064 DE-A- 2 337 210 FR-A- 883 780 GB-A- 1 003 838
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DE-A- 2 324 642 DE-C- 2 520 231 GB-A- 791 559
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| Il est rappelé que: Dans un délai de neuf mois à compter de la date de publication
de la mention de la délivrance de brevet européen, toute personne peut faire opposition
au brevet européen délivré, auprès de l'Office européen des brevets. L'opposition
doit être formée par écrit et motivée. Elle n'est réputée formée qu'après paiement
de la taxe d'opposition. (Art. 99(1) Convention sur le brevet européen). |
[0001] La présente invention est relative aux barres à pinces qui, dans une machine de travail
d'éléments en plaque en vue de la production d'emballages, permettent de tirer et
positionner ces éléments au travers de stations successives d'impression, de découpage,
de gaufrage, de refoulage et/ou d'éjection de déchets.
[0002] De telles barres sont généralement accrochées, à intervalles réguliers et transversalement
au sens du défilement des éléments en plaque, à deux trains de chaînes latéraux. A
l'intérieur de la machine, ces chaînes font parcourir à ces barres un circuit composé,
d'abord, de mouvements successifs de translation horizontale au travers des diverses
stations de travail, puis, en fin de machine, d'un mouvement circulaire dirigé vers
le haut en direction d'un couloir supérieur de retour vers la première station, et
enfin, d'un mouvement circulaire vers le bas en direction du point de départ, c'est-à-dire
au niveau des butées frontales de taquage d'une table de marge. Là, les pinces sont
ouvertes par un dispositif de commande qui peut, selon la machine, faire partie intégrante
ou non de la barre à pinces.
[0003] Ensuite, lorsque l'élément en plaque suivant est poussé sur la table de marge à l'encontre
des taquets frontaux, et que son bord aval est amené entre les contre-pinces inférieures
et les doigts d'appui supérieurs des pinces ouvertes, le mécanisme d'ouverture des
pinces est actionné en sens inverse, de sorte que le nouvel élément en plaque soit
saisi par la barre à pinces pour être emmené, au cours de la première translation,
dans la première station de travail. Etant donné qu'à chaque station de travail, les
éléments en plaque doivent être à l'arrêt pour pouvoir exécuter l'opération correspondante
de découpage, d'éjection, ...etc, ces éléments doivent être transférés d'une station
à l'autre selon des translations successives composées d'accélération, de décélération
et d'arrêt.
[0004] La recherche d'une augmentation de la cadence de production de la machine exige que
les translations successives mentionnées ci-dessus soient réalisées selon des vitesses
de plus en plus élevées et dans un temps de cycle de plus en plus court. A titre d'exemple,
on atteint maintenant des cadences de production de l'ordre de 9 000 éléments par
heure, soit un temps de cycle de l'ordre de 0,4 seconde dont environ 0,3 seconde seulement
pour la translation de l'élément en plaque le long d'une station de 1 mètre de longueur.
On conçoit alors aisément l'importance des contraintes de flexion et torsion que les
accélérations en jeu imposent à ces barres de grande longueur et reliées uniquement
par leurs extrémités aux deux trains de chaînes.
[0005] Par ailleurs, ces barres à pinces doivent aussi être sufisamment rigides pour ne
pas se déformer lorsque l'axe d'ouverture des pinces, axe faisant partie intégrante
ou non de la barre, est entraîné en rotation à l'encontre de l'action des nombreux
ressorts assurant la fermeture des pinces. Or, du fait de la petite taille de ces
pinces montées tout au long du bord amont de la barre, les ressorts arrière assurant
leur fermeture ne peuvent être que courts et forts pour assurer une préhension suffisante
de l'élément en plaque. En conséquence, le couple d'ouverture à appliquer sur l'axe
actionnant les doigts supérieurs d'appui est important. De plus, comme les pinces
sont solidaires de l'axe d'ouverture, celui-ci ne peut être qu'en acier et fortement
dimensionné.
[0006] Compte tenu des contraintes décrites ci-dessus, la barre est actuellement réalisée
à partir d'un tube plus ou moins rectangulaire et de section appréciable. De même,
les attaches de ces barres aux trains de chaînes doivent être de dimensions suffisantes.
Une telle barre à pinces est décrite, par exemple, dans le brevet FR-A 1178295.
[0007] Le brevet GB-A 791 559, qui correspond au préambule de la revendication 1, décrit
également un dispositif utilisant des pinces solidaires de barres de pinces transversales
reliant des trains de chaînes disposés au voisinage des bâtis latéraux de la machine.
Dans ce dispositif, l'ouverture des pinces est effectuée au moyen d'un organe agissant,
à l'aide d'un poussoir et d'un levier, sur la lame supérieure de chacune des pinces.
[0008] De telles barres présentent aussi l'inconvénient d'agir, de par leur poids, sur la
cadence de production de la machine. En effet, l'ensemble mobile comprenant les barres
à pinces, leurs attaches associées et les deux trains de chaînes latéraux auxquels
elles sont rattachées, constitue une masse à grand moment d'inertie dont les accélérations
possibles sont limitées par la capacité de résistance des organes d'entraînement des
barres à pinces aux contraintes qui résultent de cette accélération, de même que par
la puissance du moteur principal.
[0009] Dans le brevet FR-A 883780, il a été proposé, en vue de diminuer la hauteur d'une
barre à pinces, d'usiner dans la barre, en profilé rectangulaire plein, des logements
en vue d'y placer les pinces montées élastiquement pivotantes sur le bord aval de
la barre de manière à ce que, au repos, ces pinces ne dépassent pas les faces supérieure
et inférieure de la barre. Toutefois, de tels logements ou fentes réalisés perpendiculairement
à la direction longitudinale de la barre, diminuent fortement la résistance à la flexion
et torsion de cette dernière.
[0010] Or, la hauteur de ces barres définit le déplacement vertical minimum que doit effectuer
la platine mobile inférieure lors du transfert des éléments en plaque par ces barres
d'une station de travail à l'autre. Pour réduire au minimum le déplacement en vue
d'augmenter la cadence de production, il est avantageux de faire effectuer à la platine
mobile le plus court déplacement possible. En conséquence, la hauteur des barres à
pinces doit être réduite au minimum, par exemple, à environ la hauteur des trains
de chaînes. De plus, comme les pinces sont actuellement entièrement réalisées en métal,
les cliquetis provoqués par leur ouverture et fermeture crééent un bruit important
qu'il faut essayer d'éliminer. Enfin, de telles barres sont généralement reliées à
leurs deux extrémités aux deux trains de chaînes latéraux à l'aide de deux dispositifs
d'attache dit "flottants" de manière à ce que, sur la table de marge, l'élément en
plaque puisse être exactement positionné et orienté relativement au sens de défilement
et à la station de travail. De tels dispositifs "flottants", décrits par exemple dans
le brevet DE-C 2520231, comprennent généralement un élément de liaison en prise avec
une extrémité de la barre à pinces et élastiquement relié au train de chaînes latéral
correspondant. Toutefois, cette liaison est ainsi conçue que, pour libérer l'extrémité
de la barre de l'élément de liaison correspondant, chaque train de chaînes doit être
écarté transversalement. Ces dispositifs d'attache "flottants" de l'art antérieur
ont donc l'inconvénient d'exiger un démontage des trains de chaînes par rapport à
la machine dans le cas, par exemple, où une barre à pinces devrait être remplacée.
De plus, ces dispositifs d'attache sont généralement lourds, d'exécution difficile
et donc coûteux. Enfin dans le brevet GB-A 1003838, le dispositif d'attache "flottant"
comprend une pièce de liaison reliée à la barre et à un maillon spécial de train de
chaînes. La pièce de liaison est munie de deux bras en prise respectivement avec l'extérieur
des parois inférieure et supérieure de la barre, et de deux charnons mâle et femelle
situés l'un vers le bord amont et l'autre vers le bord aval de la barre. Le maillon
spécial est muni d'un charnon mâle. Les charnons mâle et femelle sont reliés entre
eux à l'aide de deux tiges qui les traversent par des alésages correspondants, le
charnon mâle étant monté sur les tiges de manière à permettre un léger déplacement
avec rattrapage élastique dans le sens de défilement des trains de chaînes. Il est
à remarquer que, dans ce dispositif d'attache, la hauteur des deux bras s'additionne
à celle de la barre.
[0011] La présente invention a pour but de réaliser une barre à pinces dont le poids et
la dimension en hauteur sont réduits au minimum, mais dont la rigidité et la force
de préhension sont suffisantes pour résister aux contraintes et forces en jeu lors
du fonctionnement de la machine. La barre à pinces doit aussi être munie d'un dispositif
d'attache aux trains de chaînes qui soit simple et léger, tout en permettant un montage
et démontage aisé de la barre par rapport aux deux trains de chaînes latéraux.
[0012] Enfin, le dispositif associé d'ouverture des pinces doit, lui aussi, être plus léger
et nécessiter un effort de commande d'ouverture plus faible tout en assurant une ouverture
maximale simultanée de toutes les pinces. De plus, une telle barre à pinces doit permettre
une réduction du coût de fabrication et d'entretien, ainsi qu'une réduction sensible
du niveau sonore engendré par elle dans les diverses stations de travail.
[0013] Ces buts sont atteints grâce à une barre à pinces de préhension selon la revendication
1.
[0014] L'invention sera mieux comprise à l'aide des modes de réalisation donnés ci-après
à titre d'exemples nullement limitatifs et décrits en référence aux figures suivantes
:
- la figure 1 est une vue en coupe transversale d'une barre à pinces selon un mode de
réalisation de l'art antérieur,
- la figure 2 est une vue de dessus en coupe partielle d'un premier mode de réalisation
de la barre à pinces selon l'invention,
- la figure 3 est une vue en coupe transversale selon la ligne II ÷ II de la figure
2, et
- la figure 4 est une vue en coupe transversale d'un second mode de réalisation de la
barre à pinces.
[0015] Dans la description ci-après des modes de réalisation de l'invention, les ordres
de grandeurs chiffrés des dimensions de pièces sont uniquement cités pour une meilleure
compréhension de l'invention, étant bien entendu qu'ils ne présentent aucun caractère
limitatif, ces proportions pouvant varier dans le cadre de l'invention, telle que
définie dans les revendications, pour tenir compte des particularités des machines
ou des éléments en plaque qui y sont travaillés.
[0016] La figure 1 représente un mode de réalisation d'une barre à pinces selon l'art antérieur,
comprenant un profilé hexagonal creux 1, deux lames élastiques 2, 3, dont l'une 2
sert de pince et l'autre 3 de contre-pince, situées à l'extérieur et au-dessus de
la paroi supérieure du profilé creux 1 au bord aval duquel (en référence au défilement
de l'élément en plaque) elles sont fixées au moyen de vis 9 et d'écrou 10. Au bord
amont du profilé est fixé, à l'aide d'une vis 7, une équerre de prolongement 4 sur
lequel les extrémités libres de la pince 2 et la contre-pince 3 viennent s'appuyer.
La pince 2 est munie d'un tenon 14 s'étendant au travers d'une ouverture 5 réalisée
dans l'équerre 4. Un organe de commande 6, en contact avec le tenon 14, est prévu
pour ouvrir la pince 2. De la figure 1, il ressort clairement que la pince 2 et la
contre-pince 3, constituées par deux lames élastiques situées au-dessus du profilé
1, entraînent obligatoirement une augmentation de la hauteur d'encombrement de la
barre à pinces, cela avec les inconvénients discutés plus haut.
[0017] Selon un premier mode de réalisation de l'invention représentée sur les figures 2
et 3, la barre à pinces est essentiellement constituée d'une barre 100 proprement
dite, des pinces comprenant chacune un doigt supérieur 110 et une contre-pince 125,
d'un axe d'ouverture de pinces 140 et de deux dispositifs d'attache 165, 169 situés
à chaque extrémité de la barre 100 pour relier celle-ci aux trains de chaînes latéraux
(non représentés).
[0018] La barre 100 est réalisée à partir d'un profité creux en aluminium, magnésium ou
matériau composite. Vu en coupe transversale, le profit de cette barre 100 est trapézoïdal
avec une paroi supérieure 100a, une paroi inférieure 100b et deux bords latéraux amont
100c et aval 100d convergeant à 45° vers le haut. L'épaisseur de cette barre 100 est
d'environ 3 mm, sauf deux surépaisseurs orientées vers l'intérieur, l'une sur la paroi
inférieure 100b proche de la ligne médiane, l'autre dans le coin inférieur du bord
amont 100c. Ces surépaisseurs seront utilisées par la suite pour y loger des vis de
fixation d'éléments. Ce profil présente aussi une courte extension horizontale 100e
prolongeant la paroi inférieure 100b du côté amont. En d'autres termes, cette extension
horizontale 100e constitue une languette s'étendant sur toute la longueur de la barre
100. Enfin, le bord amont 100c de la barre 100 est percé, à intervalles réguliers,
de fenêtres 112, et l'extrémité aval de la paroi inférieure 100b est percée d'orifices
circulaires d'accès 116 en correspondance avec les fenêtres 112.
[0019] Au-dessous de chacune de ces fenêtres 112 sont fixées des contre-pinces 125 au moyen
de vis 129 passant au travers d'orifices 128 de la contre-pince 125 et des taraudages
pratiqués dans la surépaisseur apparaîssant au coin inférieur amont 100c. Chaque contre-pince
125, sous forme de plaque, est composée de deux ailes inclinées l'une par rapport
à l'autre.
[0020] Une première aile s'étend horizontalement vers l'amont en prenant appui sur la face
supérieure de la languette longitudinale 100e. L'autre aile, inclinée à 45° par rapport
à l'horizontale, vient s'appliquer contre la face extérieure du bord amont 100c. La
forme particulière en fourche de ces contre-pinces 125 est réalisée par matriçage
ou par moulage. Cette forme est telle que, une fois mise en place, chaque contre-pince
125 est ainsi soutenue par la languette longitudinale 100e. Le bec plat horizontal
de ces contre-pinces 125 présente une largeur d'environ 20 mm et son bord extrême
est recouvert par une bande d'élastomère 127 vulcanisée ou collée. Il est à remarquer
aussi que la surface active 127 de la contre-pince 125 se situe dans le prolongement
horizontal de la paroi inférieure 100b de la barre 100. Pour l'homme de métier, il
est aisé de comprendre que, dans le cas où il est avantageux de travailler sans prise
de pinces sur le bord frontal d'une feuille, la pince et la contre-pince peuvent être
facilement et rapidement enlevées de la barre à pinces.
[0021] Chaque pince est une lame ressort 110 en acier dont la longueur, la largeur et l'épaisseur
sont égales à environ 120 mm, 20 mm et 1,2 mm respectivement. Cette même lame 110
est courbée à environ 60° à sa première extrémité 110a dite d'attache. A son autre
extrémité 110b, dite d'appui, la lame 110 est courbée à 30° environ, puis redressée
à l'horizontale pour être à nouveau recourbée en son bout 126 à peu près perpendiculairement
à la surface active 127 de la contre-pince 125. Cette lame ressort 110 est fixée en
son extrémité d'attache 110a, légèrement recourbée vers le bas, sur la face interne
du bord aval 100d de la barre 100 grâce à une vis 115 et un écrou 120 interne à la
barre 100, ces derniers éléments de fixation étant mis en place au travers des orifices
circulaires d'accès 116. Ainsi, la lame ressort 110 traverse tout l'intérieur de la
barre profilée 100 pour émerger hors de la fenêtre 112 et pour s'appuyer en son bout
d'appui 126 sur la surface active 127 de la contre-pince 125. Le bout d'appui 126
de la lame ressort 110 est rectifié pour faire apparaître une succession de dents
126. Compte tenu de la forme particulière donnée par pliage à la lame ressort 110,
les dents 126 appuyent avec une certaine force sur la surface active 127 de la contre-pince
125 lorsque l'ensemble vis 115 et écrou 120 est serré pour fixer en place la lame
ressort 110. Il s'est avéré ici que l'ensemble constitué par les dents 126 et la couche
d'élastomère 127 augmente fortement la force de préhension de l'élément en plaque
par la barre à pinces.
[0022] Selon le première mode de réalisation représenté aux figures 2 et 3, la barre à pinces
100 est munie d'un dispositif d'ouverture simultanée de toutes les pinces. Ce dispositif
d'ouverture comprend un axe d'ouverture 140 s'étendant selon l'axe de la barre 100
et maintenu au-dessus de la face interne de la paroi inférieure 100b de la barre 100
par des paliers 142. Vue en coupe transversale, cet axe d'ouverture 140 est situé
environ au quart de la paroi inférieure 100b de la barre 100 du côté amont. De préférence,
cet axe d'ouverture 140 est un tube creux à parois minces en aluminium anodisé et
de diamètre égal à environ 10 mm. Les paliers 142 sont réalisés à partir de résine
synthétique et maintenus en place par des vis 146 dont la tête pénètre dans un logement
spécialement percé dans la surépaisseur de la paroi inférieure 100b. Le coefficient
de frottement entre l'axe d'ouverture 140 et les paliers 142 en résine synthétique
étant très faible, cet axe 140 peut tourner facilement à l'intérieur des paliers 142.
Cette solution permet d'éliminer l'utilisation de paliers à roulements coûteux, de
même que leur graissage, diminuant par là les coûts de fabrication et d'entretien.
[0023] Comme on peut mieux le constater sur la figure 3, cet axe d'ouverture 140 passe sous
chaque lame ressort 110. Une came 144 est rapportée par collage ou goupillage sur
le côté amont de l'axe d'ouverture 140, et ce, sous chaque lame ressort 110 respectivement.
Ces cames 144 ont une longueur sensiblement égale à la largeur des lames ressort 110,
soit 20 mm, et une section transversale généralement carrée aux bords arrondis sauf
le côté gauche qui, tel que vu sur la figure 3, possède une ligne circulaire concave
correspondant au périmètre de l'axe d'ouverture 140. Etant donné que la surface de
contact entre la came 144 et l'axe d'ouverture 140 est importante, la came 144 peut
être simplement rapportée sur cet axe 140 par collage ou goupillage. De plus, la longueur,
la forme et la disposition de la came 144 par rapport à la lame 110 sont choisies
de façon à limiter au minimum le couple tout au long de l'ouverture de la pince. Cette
limitation est obtenue, comme cela est visible dans la figure 3, par le fait que,
lors de la rotation de la came 144, la longueur L₁ du bras de levier du souple d'ouverture
diminue progressivement pour compenser l'augmentation de la force de réaction de la
lame 110.
[0024] Tel que représenté sur la figure 2, l'axe d'ouverture 140 émerge hors de la barre
creuse 100. A chaque extrémité de l'axe 140 est monté un levier 147. Ainsi, lorsque
la barre à pinces 100 arrive au niveau des butées de taquage de la table de marge,
des moyens (non représentés) soulèvent l'extrémité amont des leviers 147 pour tourner
l'axe 140 dans le sens inverse des aiguilles d'une montre d'un angle égal à environ
33°, de manière à provoquer la levée du bout d'appui des lames ressort 110 sur une
hauteur de 6 mm par les cames 144 sous-jacentes respectives. Ce soulèvement des lames
ressort 110 par les cames 144 sur une telle hauteur est suffisant pour l'insertion
d'éléments en plaque standard dans les pinces. En conséquence, la limitation du couple
d'ouverture des pinces décrite ci-dessus permet de réduire les dimensions de l'axe
d'ouverture 140. De plus, les cames 144 ne sont pas rapportées le long du côté amont
de l'axe d'ouverture 140 selon une génératrice rectiligne, mais selon une génératrice
légèrement hélicoïdale, de telle sorte que les pinces situées sur les extrémités de
la barre 100 soient ouvertes en premier. Cette disposition permet de tenir compte
de la torsion de l'axe d'ouverture 140, qui n'est qu'un tube d'aluminium creux, lors
de sa rotation contre l'effet des lames ressort 110. La partie de la face inférieure
du levier 147 entrant en contact avec les moyens de commandes (non représentés) est
protégée par une couche d'élastomère, vulcanisée ou collée dans le but d'éliminer
le bruit et de réduire l'usure des surfaces en contact.
[0025] Des cales 150 en acier cémenté et trempé sont fixées par des vis à l'intérieur de
la barre 100 le long de la ligne médiane de la paroi inférieure 100b. Ces cales 150
reprennent les efforts de flexion agissant sur la barre à pinces 100.
[0026] La barre à pinces 100 est reliée en chacune de ses extrémités à un train de chaînes
(non représenté) par un dispositif d'attache dit "flottant" représenté sur la partie
gauche de la figure 2. Ce dispositif comprend une pièce d'attache 165 munie d'un bras
amont 170a et d'un bras aval 170b, tous deux en prise avec l'extrémité correspondante
de la barre 100. Les bras d'attache 170a, 170b ont une forme qui épouse exactement
la face extérieure des bords amont 100c et aval 100d de la barre 100 auxquels ils
sont attachés à l'aide de vis 162 mises en place depuis l'intérieur de la barre 100
au travers des orifices d'accès 116. La dimension et la disposition des bras d'attache
170a, 170b sont choisies de manière à ce qu'ils n'augmentent aucunement la hauteur
de la barre à pinces. La pièce d'attache 165 est aussi munie d'un charnon femelle
amont 167a et d'un aval 167b.
[0027] Le dispositif "flottant" comprend, de plus, un charnon mâle 169 faisant partie d'un
maillon spécial 174 du train de chaînes (non représenté). Les charnons mâle 169 et
femelles 167a, 167b sont reliés entre eux à l'aide d'un axe 172 sous forme de tige
qui les traverse par des alésages correspondants.
[0028] Dans l'alésage du charnon mâle 169, la tige 172 est entourée de deux douilles 171a,
171b en résine synthétique séparées entre elles par un ressort 180. Une première douille
en matière synthétique 171b est collée sur l'alésage du charnon mâle 169, tandis que
l'autre douille 171a peut librement coulisser dans son alésage. Dans l'alésage du
charnon femelle aval 167b, la tige 172 est entourée d'une douille à butée 173 agissant
en relation avec un écrou 160 en prise avec un filetage de l'extrémité aval de la
tige 172. L'extrémité amont de la tige 172 est munie d'une tête 172a de manière que,
lorsque l'écrou 160 est vissé, la tige 172 soit fixée longitudinalement par rapport
aux charnons femelles 167a, 167b. Par contre, il est prévu de laisser un certain jeu
H pour le charnon mâle 169 de manière que ce dernier puisse coulisser le long de la
tige 172 à l'encontre de la force du ressort 180. De la figure 2, il ressort clairement
que du côté aval, le charnon mâle 169 peut coulisser par l'intermédiaire de la douille
synthétique 171b collée sur l'alésage du charnon mâle 169, tandis, que du côté amont,
ce même charnon coulisse directement sur la douille amont 171a. Un tel dispositif
d'attache permet le verrouillage de la barre à pinces 100.
[0029] Le charnon mâle 169 est aussi muni d'un bras d'appui 176 s'étendant en direction
de la barre creuse 100 et dont l'extrémité pénètre à l'intérieur de cette dernière
et s'engage en coulissement libre, selon le sens du défilement du train de chaînes,
dans un crochet 178 fixé sur la face interne de la paroi inférieure 100b de la barre
100. Le bras 176 empêche la rotation de la barre à pinces autour de la tige 172.
[0030] Dans la figure 4, est illustré un second mode de réalisation de barre à pinces selon
l'invention. Comme précédemment, le doigt supérieur de la pince est constitué par
une lame ressort 310 de longueur supérieure à la largeur de la barre profilée 300.
Toutefois, dans ce mode de réalisation, le profil de la barre 300 est essentiellement
rectangulaire. Deux langues, l'une en amont 302, l'autre en aval 303, prolongent respectivement
de chaque côté la paroi supérieure 300a de cette barre 300. Comme précédemment, les
fenêtres rectangulaires 312 sont percées à intervalles réguliers le long du bord vertical
amont 300c de la barre 300. De plus, des fenêtres rectangulaires 311 sont aussi taillées
en correspondance avec les fenêtres 312 le long du bord vertical aval 300d de la barre
300.
[0031] L'extrémité d'attache 310a de la lame ressort 310 est repliée sur elle-même vers
le haut, de telle sorte qu'une fois engagée au travers de la barre 300 par les fenêtres
311 et 312, elle puisse être fixée à la face inférieure de la langue en aval 303,
grâce à une vis 315, une rondelle 318 et un écrou 320. La contre-pince 325 est fixée
sous la langue en amont 302 en correspondance avec la fenêtre 312. Le bout d'appui
de la lame ressort 310 a la forme d'une langue pointue 326 courbée vers le bas. L'extrémité
en correspondance de la contre-pince 325 présente deux saillies longitudinales.
[0032] Pour limiter la course de l'extrémité d'appui 310b de la lame 310, de même que l'usure
et le bruit qui résultent du contact de la langue 326 avec la surface active 327 de
la contre-pince 325, il est prévu, entre l'extrémité d'appui 310b de la lame 310 et
la contre-pince 325, un élément amortisseur 371 qui, lors de la fermeture de la pince,
empêche la langue 326 de venir en contact avec la contre-pince 325.
[0033] Dans le deuxième mode de réalisation de barre à pinces, le dispositif d'ouverture
de pinces est totalement extérieur à la barre elle-même. Dans la contre-pince 325,
est aménagée une large ouverture 330 sous la lame 310, ouverture par laquelle peut
passer un galet 345 qui commande l'ouverture des pinces lorsqu'il est déplacé vers
le haut à l'aide de moyens (non représentés) commandés par la machine. Pour limiter
les bruits lors de l'ouverture de ces pinces, une couche d'élastomère 370 est vulcanisée
sous la lame ressort 310 à l'endroit où vient pousser le galet 345.
1. Barre à pinces de préhension d'éléments en plaque pour machine d'impression, de découpage,
de gaufrage et/ou de refoulage en vue de la production d'emballages, comprenant une
barre profilée creuse (100, 300) ayant au moins une paroi supérieure (100a, 300a)
et inférieure (100b, 300b) et un bord amont (100c, 300c) et aval (100d, 300d), des
pinces réparties à intervalles réguliers tout au long de la barre (100, 300) et constituées
chacune d'un doigt supérieur (110, 310) sous forme de lame élastique attachée par
une extrémité (110a, 310a) au bord aval (100d, 300d) de la barre (100, 300), l'autre
extrémité (110b, 310b) prenant appui sur une contre-pince (125, 325) située du côté
amont (100c, 300c), la barre (100, 300) étant reliée en chacune de ses extrémités
à deux trains de chaînes latéraux de transport, caractérisée en ce que chaque lame
élastique (110, 310), dont la longueur est supérieure à la largeur de la barre (100,
300), traverse l'intérieur de ladite barre (100, 300) pour émerger hors d'une fenêtre
(112, 312) prévue dans le bord amont (100c, 300c) de la barre (100, 300).
2. Barre à pinces selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'extrémité d'attache
(110a) de la lame élastique (110) est recourbée de manière à pouvoir être fixée contre
la face interne du bord aval (100d).
3. Barre à pinces selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que
l'extrémité d'appui de (110b) la lame élastique (110) est recourbée vers le bas, en
direction de la paroi inférieure (100b) de la barre (100), la face active (127) de
la contre-pince (125) s'étendant vers l'amont au niveau de la paroi inférieure (100b),
et le bout d'appui (126) de la lame (110) étant recourbé vers le bas essentiellement
perpendiculairement à la surface active (127) de la contre-pince (125).
4. Barre à pinces selon l'une des revendications précédentes, comprenant un organe de
commande d'ouverture de pinces, sous forme d'un axe rotatif (140) s'étendant dans
le sens longitudinal de la barre à pinces (100), cet axe (140) étant destiné à être
entraîné en rotation au moyen d'un levier (147) de commande d'ouverture de pinces
situé à chaque extrémité de la barre à pinces (100) et commandé par la machine, caractérisée
en ce que l'axe d'ouverture (140), monté rotatif sur des paliers (142) fixés sur la
paroi inférieure (100b) de la barre (100), s'étend tout au long de l'intérieur de
la barre creuse (100) au-dessous des lames (110) et à proximité du bord amont (100c),
des éléments d'ouverture (144) solidaires de l'axe (140) agissant sur la face inférieure
de chaque lame (110) en une zone située entre le quart et le tiers de la longueur
de la lame ressort (110) à partir du bout d'appui (126).
5. Barre à pinces selon la revendication 4, caractérisée en ce que les éléments d'ouverture
(144), sous forme de came, sont fixés sur l'axe d'ouverture (140) de manière que les
points de fixation respectifs forment une ligne légèrement hélicoïdale pour compenser
la déformation en torsion de cet axe (140) pendant sa rotation d'ouverture de pinces.
6. Barre a pinces selon la revendication 5, caractérisée en ce que la forme, la dimension
et la disposition de chaque came (144) par rapport à la lame ressort (110) sont choisies
de façon que, lors de la rotation de la came (144), la longueur (L₁) du bras de levier
du couple d'ouverture de la pince diminue progressivement de manière à compenser l'augmentation
de la force de réaction de la lame ressort (110) et ainsi limiter le couple d'ouverture.
7. Barre à pinces selon l'une des revendications 4 et 6, caractérisée en ce que l'axe
d'ouverture (140) est un tube creux en aluminium anodisé.
8. Barre à pinces selon l'une des revendications 4 à 7, caractérisée en ce que les paliers
(142) et les cames d'ouverture (144) sont en résine synthétique, les cames (144) étant
fixées par collage ou goupillage sur l'axe d'ouverture (140).
9. Barre à pinces selon la revendication 1, dont la paroi supérieure (300a) comporte
une langue (303) s'étendant vers l'aval de la barre creuse (300), caractérisée en
ce que l'extrémité d'attache (310a) de la lame élastique (310) émerge au travers d'une
fenêtre (311) réalisée dans le bord aval (300d) de la barre (300) et est recourbée
à environ 180° vers le haut de manière à pouvoir être fixée contre la face inférieure
de la langue aval (303).
10. Barre à pinces selon l'une des revendications 1. 2, 3 ou 9, dont l'ouverture de chaque
pince est realisée individuellement à partir d'un organe de commande (345) solidaire
de la machine, caractérisée en ce que la contre-pince (325) est munie d'une ouverture
(330) située entre le bord amont (300c) de la barre (300) et la surface active (327)
de la contre-pince (325), ouverture au travers de laquelle passe chaque organe individuel
(345) d'ouverture de pinces.
11. Barre à pinces selon l'une des revendications précédentes, reliée en chacune de ses
extrémités à un maillon spécial (174) de deux trains de chaînes latéraux par un dispositif
d'attache, caractérisée en ce que chaque dispositif d'attache comprend au moins une
pièce d'attache (165) munie de deux bras d'attache (170a, 170b) reliés de façon amovible
respectivement aux bords amont (100c) et aval (100d) de la barre (100), ces deux bras
(170a, 170b) étant conçus de manière que chacun épouse exactement la forme extérieure
du bord, sans augmenter la hauteur de la barre à pinces (100).
12. Barre à pinces selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'un
élément d'amortissement (371) de bruit, de course et d'usure est interposé entre l'extrémité
d'appui (310b) de la lame (310) et la contre-pince (325).
13. Barre à pinces selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que
le bout d'appui (126) de la lame ressort (110) est courbée approximativement perpendiculairement
à la surface active (127) de la contre-pince (125) à bec plat et dur.
14. Barre à pinces selon l'une des revendications 1 à 13, caractérisée en ce que le bout
d'appui (126) de la lame (110) est sous forme de dents.
15. Barre à pinces selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que
la surface active de la contre-pince (325) est munie d'au moins une dent (327).
16. Barre à pinces selon l'une des revendications 1 à 12, caractérisée en ce qu'une couche
d'élastomère (127) est vulcanisée sur la face active de la contre-pince (125).
17. Barre à pinces selon l'une des revendications 11 à 16, caractérisée en ce que la pièce
d'attache (165) est munie de deux charnons femelles (167a, 167b) situés respectivement
du côté du bord amont et aval de la barre (100) et le maillon spécial (174) est muni
d'un charnon mâle (169), les trois charnons (169, 167a, 167b) étant reliés entre eux
à l'aide d'un axe (172) sous forme de tige qui les traverse au dedans d'alésages correspondants,
le charnon mâle (169) étant monté sur la tige (172) avec un jeu axial, destiné au
verrouillage de la barre à pinces dans une station de travail, et muni d'un bras d'appui
(176) dont une extrémité peut librement coulisser dans un élément correspondant (178)
fixé sur une face interne de la paroi inférieure (100b) de la barre (100).
18. Barre à pinces selon la revendication 17, caractérisée en ce que, dans l'alésage du
charnon mâle (169), la tige (172) est entourée de deux douilles (171a, 171b) en plastique
longitudinalement espacées et séparées entre elles par un ressort (180), une première
douille (171b) située du côté du charnon femelle aval (167b) est collée aux parois
de l'alésage correspondant, l'autre douille (171a) venant buter, sous l'effet du ressort
(180) en direction du charnon femelle amont (167a), et la longueur du charnon mâle
(169) est inférieure à la distance séparant les deux charnons femelles (167a, 167b)
de manière à autoriser ledit jeu axial.
1. Gripper bar for gripping plate-like articles to be used in printing, cutting, embossing
and/or creasing machines for producing packages, comprising a profiled hollow bar
(100, 300) with at least one upper (100a, 300a) and one lower (100b, 300b) wall and
an upstream (100c, 300c) and a downstream (100d, 300d) edge, grippers arranged at
regular distances all along the bar (100, 300) and consisting each of an upper finger
(110, 310) with the-shape of a resilient plate attached at the one end (110a, 310a)
to the downstream edge (100d, 300d) of the bar (100, 300) and with the other end (110b,
310b) supporting a gripper counter-part (125, 325) situated on the upstream edge (100c,
300c), the bar (100, 300) being connected at both ends to two lateral conveyor chains,
characterized by the fact that every resilient plate (110, 310) with a length exceeding
the width of the bar (100, 300) crosses the inner side of the said bar (100, 300)
before reappearing through a window (112, 312) existing on the upstream edge (100c,
300c) of the bar (100, 300).
2. Gripper bar-according to claim 1, characterized by the fastening end (110a) of the
resilient plate (110) being bent in such a way as to allow to be fitted against the
inner side of the dowstream edge (110d).
3. Gripper bar according to one of the aforementioned claims, characterized by the fact
that the supporting end (110b) of the resilient plate (110) is bent downward against
the lower wall (100b) of the bar (100), the active side (127) of the gripper counter-part
(125) extending upstream as far as the level of the lower wall (100b) with the supporting
end (126) of the resilient plate (110) being bent downward essentially perpendicularly
with regard to the active surface (127) of the gripper counter-part (125).
4. Gripper bar according to one of the aforementioned claims, comprising a gripper opening
organ having the shape of a rotary axle (140) extending lengthwise in line with the
gripper bar (100), the axle (140) being designed for being rotated by means of a gripper
opening lever (147) situated at both ends of the gripper bar (100) and controlled
by the machine, characterized by the fact that the opening axle (140) fitted rotarily
on the bearings (142), which are themselves fitted on the lower wall (100b) of the
bar (100), extends throughout the inner space of the hollow bar (100) underneath the
resilient plates (110) and in the vicinity of the upstream edge (100c), opening devices
(144) permanently connected with the axle (140) acting on the lower side of each resilient
plate (110) in an area situated between the forth and the third of the length of the
resilient plate (110) beginning at the supporting end (126).
5. Gripper bar according to claim 4, characterized by the fact that the cam-shaped opening
devices (144) are fitted on the opening axle (140) in such a way that the respective
fastening points are to be slightly helically arranged in order to compensate the
twist deformation of this axle (140) during its gripper opening rotation.
6. Gripper bar according to claim 5, characterized by the fact that the shape, the dimension
and the arrangement of every cam (144) with regard to the resilient plate (110) have
been designed in such a way that with the cam (144) rotating, the length (L₁) of the
lever ensuring the opening torque on the gripper progressively diminishes so as to
compensate the increase of the elasticity originating from the resilient plate (110)
und thus to limit the opening torque.
7. Gripper bar according to one of the claims 4 and 6, characterized by the fact that
the opening axle (140) is designed as a hollow tube of anodised aluminum.
8. Gripper bar according to one of the claims 4 to 7, characterized by the bearings (142)
and the opening cams (144) consisting of synthetic resin and the cams (144) being
fitted on the opening axle (140) either by means of glue or splints.
9. Gripper bar according to claim 1, whose upper wall (300a) has a tongue (303) extending
downstream from the hollow bar (300), characterized by the fact that the fastening
end (310a) of the resilient plate (310) will appear through a window (311) added to
the downstream edge (300d) of the bar (300) and be bent to about 180° upward so as
to allow it to be fixed on the lower side of the downstream tongue (303).
10. Gripper bar according to one of the claims 1, 2, 3 or 9, on which the opening of every
gripper is achieved individually by means of an appropriate organ (345) connected
with the machine, characterized by the gripper counter-part (325) being provided with
an aperture (330) situated between the upstream edge (300c) of the bar (300) and the
active surface (327) of the gripper counter-part (325), each individual gripper opening
organ (345) passing through the said aperture.
11. Gripper bar according to one of the aforementioned claims, connected at both ends
to a special link (174) of two lateral chains by means of an appropriate fixture,
characterized by the fact that every fixture includes at least one fixture (165) provided
with two fastening braces (170a, 170b), connected temporarily to the upstream and
downstream edges (100c and 100d respectively) of the bar (100), both braces (170a,
170b) being designed so as to be able to adopt exactly the outer shape of the edge
without increasing the height of the gripper bar (100).
12. Gripper bar according to one of the aforementioned claims, characterized by a noise,
thrust and wear absorbing element (371) is arranged between the supporting end (310b)
of the resilient plate (310) and the gripper counter-part (325).
13. Gripper bar according to one of the aforementioned claims, characterized by the supporting
end (126) of the resilient plate (110) being bent approximately perpendicularly to
the active surface (127) of the gripper counter-part (125) with flat and hard beak.
14. Gripper bar according to one of the claims 1 to 13, characterized by the supporting
end (126) of the resilient plate (110) having the shape of teeth.
15. Gripper bar according to one of the aforementioned claims, characterized by the active
surface of the gripper counter-part (325) being provided with at least one tooth (327).
16. Gripper bar according to one of the claims 1 to 12, characterized by an elastomere
layer being vulcanized on the active surface (127) of the gripper counter-part (125).
17. Gripper bar according to one of the aforementioned claims 11 to 16, characterized
by the fact that the fixture (165) is provided with two female knuckles (167a, 167b
respectively) situated on the upstream and dowstream edge of the bar (100), and that
the special link (174) is provided with a male knuckle (169), all three knuckles (169,
167a, 167b) being connected with one another by means of a rod-shaped axle (172) crossing
them inside the corresponding bores, the male kuckle (169) being fitted on the rod
(172) with an axial backlash designed for the interlocking of the gripper bar within
a processing station, and additionally provided with a supporting brace (176) of which
one end is able to slide freely within a corresponding component (178) fitted on an
inner side of the lower wall (100b) of the bar (100).
18. Gripper bar according to claim 17, characterized by the fact that within the bore
of the male knuckle (169) the rod (172) is surrounded by two plastic bushings (171a,
171b) lengthwise separated from one another and at appropriate distances by means
of a spring (180), with the first bushing (171b) situated on the side of the downstream
female knuckle (167b) being glued on the walls of the corresponding bore, whereas
the other bushing (171a), under the load of the spring (180), enters in contact with
the upstream female knuckle (167a), the length of the male knuckle (169) being less
than the distance separating the two female knuckles (167a, 167b) in such a way as
to enable the aforesaid axial backlash.
1. Greiferstange zum Erfassen von plattenförmigen Werkstücken für eine Druck-, Stanz-,
Präge- und/oder Rillmaschine zur Herstellung von Verpackungen mit einer Hohlprofilstange
(100, 300), die wenigstens eine obere Wand (100a, 300a) und eine untere Wand (100b,
300b) sowie je einen Rand hinten (100c, 300c) und vorn (100d, 300d), und Greifer,
die in regelmässigen Abständen über die Stange (100, 300) angeordnet sind und aus
je einem oberen Finger (110, 310) in der Form einer Flachfeder bestehen, welch letztere
an einem Ende (110a, 310a) am Rand (100d, 300d) vorn an der Stange (100, 300) befestigt
ist, während das andere Ende (110b, 310b) mit Abstützung auf einem Greifergegenstück
(125, 325) auf dem Rand (100c, 300c) hinten abgestützt wird, aufweist, wobei die Stange
(100, 300) mit ihren Enden jeweils an zwei seitlichen Kettenzügen angebracht ist,
dadurch gekennzeichnet, dass jede Flachfeder (110, 310), deren Länge grösser ist als
die Breite der Stange (100, 300) ist, den Innenraum der besagten Stange (100, 300)
durchquert und aus einem Fenster (112, 312) am Rand (100c, 300c) hinten an der Stange
(100, 300) herausragt.
2. Greiferstange gemäss Patentanspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass das Befestigungsende
(110a) der Flachfeder (110) so gebogen ist, dass es an der Innenseite des Randes (100d)
vorn befestigt werden kann.
3. Greiferstange gemäss einem der vorstehenden Patentansprüche, dadurch gekennzeichnet,
dass das Abstützende (110b) der Flachfeder (110) in der Richtung der unteren Wand
(100b) der Stange (100) nach unten gebogen ist, wobei sich die aktive Fläche (127)
des Greifergegenstücks (125) nach hinten bis auf die Höhe der unteren Wand (100b)
erstreckt, während das Abstützende (126) der Flachfeder (110) sozusagen lotrecht zur
aktiven Fläche (127) des Greifergegenstücks (125) nach unten gebogen ist.
4. Greiferstange gemäss einem der vorstehenden Patentansprüche mit einer Antriebsvorrichtung
zum Öffnen der Greifer in der Form einer Drehachse (140), die sich in der Längsrichtung
der Greiferstange (100) erstreckt, wobei diese Achse (140) mit Hilfe eines Antriebshebels
(147) zum Öffnen der Greifer an den beiden Enden der Greiferstange (100) gedreht und
von der Maschine angetrieben wird, dadurch gekennzeichnet, dass die drehbare Öffnungsachse
(140) auf Lagern (142) dreht, die an der unteren Wand (100b) der Stange (100) befestigt
sind, sich über die ganze Innenseite der Hohlstange (100) unter den Flachfedern (110)
in der Nähe des Randes (100c) hinten erstreckt, wobei mit der Achse (140) fest verbundene
Öffnungsorgane (144) auf die Unterseite der einzelnen Flachfedern (110) in einer Zone
zwischen dem Viertel und dem Drittel der Länge der Flachfeder (110) vom Abstützende
(126) aus gemessen einwirken.
5. Greiferstange gemäss Patentanspruch 4, dadurch gekennzeichnet, dass die nockenförmigen
Öffnungsorgane (144) so auf der Öffnungsachse (140) angebracht sind, dass die entsprechenden
Befestigungspunkte eine leicht spiralartige Linie beschreiben, um die Verdrehung dieser
Achse (140) während ihrer Drehung zum Öffnen der Greifer auszugleichen.
6. Greiferstange gemäss Patentanspruch 5, dadurch gekennzeichnet, dass die Form, Abmessung
und Anordnung der einzelnen Nocken (144) in bezug auf die Flachfeder (110) so gewählt
sind, dass die Hebelarmlänge (L₁) des Greifers fortschreitend so abnimmt, damit die
Zunahme des Wiederstands der Flachfeder (110) ausgeglichen und das Öffnungsdrehmoment
so begrenzt werden kann.
7. Greiferstange gemäss einem der Patentansprüche 4 und 6, dadurch gekennzeichnet, dass
die Öffnungsachse (140) aus einem anodisierten Aluminiumrohr besteht.
8. Greiferstange gemäss einem der Patentansprüche 4 bis 7, dadurch gekennzeichnet, dass
die Lager (142) und die Öffnungsnocken (144) aus Kunstharz bestehen, wobei die besagten
Nocken (144) durch Aufkleben oder Versplinten auf der Öffnungsachse befestigt sind.
9. Greiferstange gemäss Patentanspruch 1, deren obere Wand (300a) eine Zunge (303) umfasst,
die sich nach vorn in bezug auf die Hohlstange (300) erstreckt, dadurch gekennzeichnet,
dass das Befestigungsende (310a) der Flachfeder (310) durch ein Fenster (311) am Rand
(300d) vorn an der Stange (300) herausragt und um ungefähr 180° nach oben gebogen
ist, damit das besagte Ende an der Unterseite der Zunge (303) vorn befestigt werden
kann.
10. Greiferstange gemäss einem der Patentansprüche 1, 2, 3 oder 9, bei welcher das Öffnen
der einzelnen Greifer von einem mit der Maschine fest verbundenen Antriebsorgan (345)
individuelle bewerkstelligt wird, dadurch gekennzeichnet, dass das Greifergegenstück
(325) mit einer Öffnung j(330) versehen ist, die sich zwischen dem Rand (330c) hinten
an der Stange (300) und der aktiven Fläche (327) des Greifergegenstücks (325) befindet,
wobei die besagte Öffnung durch die einzelnen Greiferöffnungsorgane (345) durchquert
wird.
11. Greiferstange gemäss einem der vorstehenden Patentansprüche, die mit beiden Enden
an einem speziellen Kettenglied (174) der beiden seitlichen Kettenzüge durch eine
Befestigungsvorrichtung verbunden ist, dadurch gekennzeichnet, dass jede Befestigungsvorrichtung
wenigstens ein Befestigungsstück (165) mit zwei Befestigungsarmen (170a, 170b) umfasst,
wobei die letzteren abnehmbar mit dem Rand (100c) hinten und dem Rand (100d) vorn
an der Stange (100) verbunden und so gestalltet sind, dass jeder Arm (170a, 170b)
der äusseren Form des Randes angepasst ist, ohne die Höhe der Greiferstange (100)
zu vergrössern.
12. Greiferstange gemäss einem der vorstehenden Patentansprüche, dadurch gekennzeichnet,
dass eine Dämpfungsvorrichtung (371) zum Verminderung der Geräuschentwicklung, des
Weges und der Abnützung zwischen dem Abstützende (310b) der Flachfeder (310) und dem
Greifergegenstück (325) eingebaut ist.
13. Greiferstange gemäss einem der vorstehenden Pantenansprüche, dadurch gekennzeichnet,
dass das Abstützende (126) der Flachfeder (110) sozusagen lotrecht zur aktiven Fläche
(127) des Greifergegenstücks (125) mit einem flachen und harten Schnabel gebogen ist.
14. Greiferstange gemäss einem der Patentansprüche 1 bis 13, dadurch gekennzeichnet, dass
das Abstützende (126) der Flachfeder (110) eine gezahnte Form aufweist.
15. Greiferstange gemäss einem der vorstehenden Patentansprüche, dadurch gekennzeichnet,
dass die aktive Fläche (327) des Greifergegenstücks (325) mit wenigstens einem Zahn
versehen ist.
16. Greiferstange gemäss einem der Patentansprüche 1 bis 12, dadurch gekennzeichnet, dass
eine Elastomerschicht auf die aktive Fläche (127) des Greifergegenstücks (125) aufvulkanisiert
ist.
17. Greiferstange gemäss einem der Patentansprüche 11 bis 16, dadurch gekennzeichnet,
dass das Befestigungsstück (165) mit zwei negativen Scharnierstücken (167a, 167b)
versehen ist, die auf der Seite des Randes hinten und des Randes vorn an der Stange
(100), und dass das spezielle Kettenglied (174) mit einem positiven Scharnierstück
(169) versehen ist, wobei die drei Scharnierstücke (169, 167a, 167b) untereinander
mittels einer Achse (172) in der Form eines Stifts, der die entsprechenden Löcher
durchquert, verbunden sind, während das positive Scharnierstück (169), das mit Axialspiel
auf einen Stift (172) montiert ist, zur Verriegelung der Greiferstange in einer Bearbeitungsstation
dient und mit einem Abstützende (176) versehen ist, dessen Ende in einem entsprechenden
Stück (178), das auf der Innenseite der unteren Wand (100b) der Stange (100) angebracht
ist, frei gleiten kann.
18. Greiferstange gemäss Patentanspruch 17, dadurch gekennzeichnet, dass im Loch des positiven
Scharnierstücks (169) der Stift (172) mit zwei Kunststoffbuchsen (171a, 171b), die
längs durch eine Feder (180) voneinander getrennt sind, umgeben ist, dass die erste
Buchse (171b) auf der Seite des negativen Scharnierstücks (167b) vorn in das entsprechende
Loch eingeklebt ist, während die zweite Buchse (171a) unter der Einwirkung der Feder
(180) an das negative Scharnierstück (167a) anstösst und dass die Länge des positiven
Scharnierstücks (169) geringer ist als der Abstand zwischen den beiden negativen Scharnierstücken
(167a, 167b), damit sich das besagte Axialspiel ergibt.