[0001] La présente invention concerne une presse à découper, en particulier celle utilisée
pour le découpage de matières en feuille ou bande en vue de la production d'emballages,
et telle que définie dans le préambule de la revendication 1.
[0002] Pour l'opération de découpage, le mouvement, de bas en haut et de haut en bas, du
sommier inférieur d'une telle presse peut être réalisé à l'aide d'un système à quatre
bielles- manivelles, ou à quatre genouillères-cames. Le point mort haut du système
d'entraînement correspond à la position de travail, par exemple de découpage, de la
presse, position dans laquelle le contre-outil fixé sur le sommier mobile inférieur
est pressé contre l'outil porté par le sommier supérieur.
[0003] Pour augmenter la production, de telles presses sont ainsi conçues que, lors de la
même opération de travail, plusieurs découpes ou ébauches de même forme et dimensions
puissent être obtenues simultanément à partir d'une seule feuille dont la superficie
totale est au moins égale à celle de l'addition de toutes les découpes. Il en résulte
que l'outil et le contre-outil se présentent chacun sous la forme d'une plaque, en
principe rectangulaire, de grande dimension, portant sur une face les organes de travail,
l'autre face venant se plaquer contre une face du sommier correspondant, face dont
la superficie sera au moins égale, sinon supérieure, à celle de l'outil ou contre-outil.
[0004] Or, étant donné que la condition nécessaire à l'obtention d'un parfait découpage
sur toute la superficie de la feuille en carton à découper réside dans un parfait
parallélisme entre outil et contre-outil, cette condition ne peut être remplie que
pour autant que les deux surfaces des sommiers, porteuses d'outil et contre-outil,
c'est-à-dire surfaces actives, soient aussi parfaitement parallèles entre elles, ceci
au moins à l'instant précis du découpage, c'est-à-dire au point mort haut du système
d'entraînement.
[0005] Un procédé de réglage du parallélisme de deux sommiers d'une presse de découpage
dans laquelle, pour chaque cycle de travail, au moins un sommier est mobile par rapport
à l'autre entre une première position où ils sont espacés entre-eux et une seconde
position dans laquelle ils sont en contact de pression est connu de la publication
215 V.D.I.-Zeitschrift 128 (1986) Apr., n° 7, Düsseldorf, Deutschland. Ce document
montre également qu'il est prévu d'utiliser des moyens pour régler le parallélisme
des sommiers entre-eux à la suite d'une mesure d'une erreur de parallélisme effectuée
lorsque les sommiers se trouvent en position de pression et que le réglage du parallélisme
s'effectue dans un sens qui corrige ladite erreur mesurée.
[0006] Toujours en vue d'obtenir le parallélisme des deux sommiers d'une presse, il a été
proposé dans le brevet CH-A-575814 d'agir au niveau des quatre paliers qui fixent
le système bielles-manivelles sur la traverse inférieure du bâti de la presse. Les
paliers sont montés déplaçables verticalement à l'aide d'un jeu de clavettes trapézoïdales
placées par paires entre chaque paliers et le fond d'une glissière prévue dans la
traverse inférieure. En déplaçant les clavettes, il est possible de varier la position
en hauteur des paliers et ainsi du sommier mobile inférieur. Par un choix judicieux
du réglage en hauteur des quatre paliers, on obtient donc un premier parallélisme,
qui doit être ensuite achevé par l'opération dite "de mise" qui consiste à placer
de courts morceaux d'une étroite bande de papier adhésif sur la face arrière de l'outil,
en regard des filets coupeurs ou autres organes de travail, de manière à compenser
le manque résiduel de parallélisme et aussi l'erreur engendrée par les filets coupeurs
eux-mêmes. Or, la "mise" a l'inconvénient d'exiger beaucoup de temps et un personnel
qualifié.
[0007] Le brevet CH-A-652967 décrit une presse à découper dans laquelle le système d'entraînement
du sommier mobile inférieur est réalisé à l'aide d'un système à quatre genouillères-cames.
Le parallélisme entre les deux sommiers est obtenu à l'aide d'une seule clavette glissée
entre le palier de chaque genouillère et la traverse inférieure du bâti. Dans ce cas,
l'opération de "mise" est aussi nécessaire.
[0008] De plus, étant donné qu'une presse à découper est aussi conçue de manière à ce que
le même outil puisse être utilisé pour des feuilles de diverses dimensions, la feuille
n'occupe généralement qu'une partie de la superficie totale de l'outil. Or, du fait
que la feuille est généralement placée, durant son découpage, du côté du bord aval
(en référence à la direction de défilement de la feuille) de l'outil, cette occupation
uniquement partielle de la surface active de l'outil provoque un déséquilibrage dans
la répartition de la pression de découpage, déséquilibrage qui va se propager sur
les montants latéraux du bâti en y provoquant des allongements différents pour chacun
d'eux, et par là même un manque de parallélisme entre les deux sommiers.
[0009] Ce déséquilibrage de la répartition des forces a le grave inconvénient d'entraîner
une usure prématurée des filets coupeurs.
[0010] Pour compenser ce déséquilibrage, il est généralement fait recours à la "mise" décrite
ci-dessus, et aussi à au moins une forme de compensation munie de quelques filets
coupeurs ou autres organes de travail, et montée du côté du bord amont de l'outil,
de manière à obtenir le parallélisme des outils. Toutefois, même dans ce cas, l'opération
de "mise" est trop importante.
[0011] Ainsi donc, comme il est fréquent qu'une presse à découper travaille des feuilles
de format réduit, il est évident que si la "mise" pouvait être éliminée, ou au moins
réduite le plus possible, un temps très appréciable serait gagné dans la préparation
de l'outil.
[0012] En conséquence, la présente invention a essentiellement pour but de réaliser un réglage
du parallélisme des deux sommiers d'une presse à découper qui permet d'obtenir un
parallélisme parfait entre les deux sommiers sous pression et de raccourcir ainsi
le temps de préparation de l'outil en éliminant presque complètement la "mise" et
l'usage de formes de compensation.
[0013] Ce but est atteint grâce à un procédé selon la revendication 1 et une presse à découper
selon la revendication 2.
[0014] Un exemple de réalisation de l'invention est maintenant décrit en référence au dessin
annexé dans lequel :
- la figure 1 représente une vue de côté, en coupe partielle, d'une presse à découper;
- la figure 2 représente, schématiquement, le déplacement relatif entre les deux sommiers
d'une presse à découper lors d'essais sous pression;
- la figure 3 représente une vue de dessus, en coupe selon III - III de la figure 1;
- la figure 4 représente une vue de côté, en coupe partielle selon IV - IV de la figure
1; et
- la figure 5 représente un schéma fonctionnel de commande de deux moteurs destinés
au réglage du parallélisme des sommiers.
[0015] La figure 1 représente une presse à découper comprenant un bâti constitué d'une traverse
supérieure 3, d'une traverse inférieure 1 et de montants latéraux 2 reliés aux traverses
1, 3, à l'aide de vis 26 et de rails 25 en prise avec des rainures correspondantes
réalisées dans les traverses 1, 3. Un sommier supérieur 5 est fixé sur la traverse
supérieure 3. Sur la surface inférieure du sommier 5 est monté un outil 4. Un sommier
mobile inférieur 6, déplaçable à l'aide d'un système d'entraînement à quatre genouillères
20a, 20b, et cames 24. Les genouillères 20a, 20b prennent appui, à l'aide de paliers
33a, 33b, sur la traverse inférieure 1. Les quatre genouillères sont réparties en
deux paires dont l'une 20a est située du côté d'introduction de la feuille 7 dans
la machine, c'est-à-dire côté amont, et l'autre paire 20b du côté sortie, soit aval.
[0016] Dans la suite, il sera ajouté, quand cela sera nécessaire pour la compréhension de
l'invention, l'indice a aux signes de référence qui ont trait aux éléments situés
à l'amont, et l'indice b aux éléments situés à l'aval. De plus, le sens amont-aval
sera nommé sens longitudinal de la machine, et celui qui lui est perpendiculaire sens
transversal.
[0017] A l'instant du point mort haut du système d'entraînement, point correspondant, comme
déjà mentionné plus haut, à l'instant du découpage proprement dit, la feuille 7, amenée
antérieurement au moyen d'une barre à pinces 8 déplacée à l'aide d'un train de chaînes
latéral 10, sur un contre-outil 9 situé sur le sommier mobile inférieur 6, est pressée
contre l'outil 4. Dans une telle presse, la feuille 7 est obligatoirement placée du
côté du bord aval de l'outil 4 pour que la barre à pinces 8 soit située, à l'instant
du découpage, hors de l'espace compris entre les deux sommiers 5, 6.
[0018] Le palier 33a, 33b de chaque genouillère 20a, 20b est monté déplaçable verticalement
dans une gorge ou rainure 35a, 35b formant glissière et prévue dans la traverse inférieure
1. Entre chaque palier 33a, 33b et le fond de la glissière 35a, 35b est intercalée
une clavette 18a, 18b de forme trapézoïdale et disposée de manière que son déplacement
transversal permette un réglage en hauteur du palier correspondant 33a, 33b, et ainsi
un réglage de la pression de travail, de même qu'un réglage du parallélisme des deux
sommiers 5, 6 entre eux, comme déjà décrit plus haut.
[0019] Il est ici utile de rappeler que, jusqu'à ce jour, le réglage du parallélisme consistait
à régler, au point mort haut du système à genouillères 20a, 20b, la position en hauteur
des paliers 33a, 33b à l'aide des clavettes 18a, 18b déplacées individuellement ou
par paires amont et aval. Autrement dit, au point mort bas, le sommier mobile inférieur
6 était positionné exactement parallèle au sommier supérieur 5. Ensuite, par déplacement
des quatre clavettes 18a, 18b dans le même sens et selon une même amplitude, était
obtenu le réglage de la pression souhaitée pour le travail.
[0020] Si, jusqu'à ce jour, le réglage de la pression à l'aide des clavettes 18a,18b a pu
être obtenu de manière satisfaisante, cela n'a pas toujours été le cas en ce qui concerne
le réglage du parallélisme entre les deux sommiers 5, 6. En effet, même après un réglage
du parallélisme aussi précis que possible, il s'est avéré que l'épaisseur de "mise"
en certains endroits de l'outil 4 restait toujours trop importante. Cela signifiait
donc que, même si les deux sommiers 5, 6 étaient parfaitement parallèles à l'instant
du départ de la course du sommier inférieur 6 vers le haut, ce parallélisme disparaissait
à l'instant du point mort haut du système d'entraînement 20a, 20b, c'est-à-dire à
l'instant précis où la pression de découpage agissait sur l'ensemble des éléments
du bâti de la presse.
[0021] C'est en recherchant les causes de cette modification du parallélisme entre sommiers
5, 6 qu'il est apparu que la dimension ou le format de la feuille à travailler joue
un rôle beaucoup plus important que l'on avait jusque là imaginé. En effet, comme
déjà mentionné plus haut, la feuille 7, de dimension inférieure à celle de l'outil
4, est placée à proximité du bord aval de l'outil 4 et centrée transversalement par
rapport à ce dernier.
[0022] Des essais ont été effectués pour étudier les variations du parallélisme des deux
sommiers 5, 6 d'une presse à découper en fonction du format d'une feuille à découper.
Dans la figure 2, sont représentés les résultats d'un de ces essais. Dans le plan
horizontal, est représenté schématiquement l'outil 4 de longueur AB (ou A'B') dans
le sens longitudinal et de largeur AA' (ou BB'), de même que la feuille de longueur
AC (ou A'C') et de largeur AA' (ou BB'). La longueur de l'outil 4 est de 100 cm, celle
de la feuille de 50 cm, tandis que leur largeur est identique et égale à 140 cm. La
feuille 7 est donc de demi-format par rapport à l'outil 4.
[0023] L'essai a consisté à établir d'abord, à l'aide de vérins disposés entre les deux
sommiers 5, 6, une pression de 3 Mn uniformément répartie sur toute la superficie
des deux surfaces de travail des deux sommiers 5, 6, la feuille 7, de demi-format,
étant disposée dans la partie aval de l'outil, et à mesurer ensuite, en différents
points des surfaces de travail, le déplacement relatif d'un sommier par rapport à
l'autre. Dans la figure 2, ce déplacement relatif est verticalement représenté. L'essai
a bien sûr été effectué à l'instant du point mort haut des genouillères 20a, 20b,
de manière à simuler au mieux les conditions réelles de travail de la presse. De la
figure 2, il ressort clairement un très fort basculement de la face inférieure du
sommier supérieur 5 relativement à la face supérieure du sommier inférieur 6, ce basculement
ayant lieu à peu près uniquement dans le sens longitudinal, et non transversal. Les
mesures ont révélé que la différence Δ1 entre la valeur du déplacement au niveau du
bord aval AA' de la feuille 7 et celle du bord amont CC' était de l'ordre de 360µ
. Or, cette valeur est précisément celle qui donne un ordre de grandeur de la "mise"
à effectuer pour compenser le manque de parallélisme. Pour le spécialiste, il est
évident que "miser" une différence de hauteur aussi importante et sur une grande partie
de la superficie du format est une opération délicate qui exige beaucoup de temps.
[0024] Des essais ont aussi été effectués avec des formats de feuilles transversalement
réduits. Or, il s'est avéré que, dans ce cas, le basculement transversal d'un sommier
par rapport à l'autre est si minime, en comparaison avec le basculement longitudinal
qu'il peut généralement être négligé. En d'autres termes, c'est essentiellement le
fait de travailler des cartons à format réduit qui provoque la nécessité d'avoir recours
à une "mise" importante pour compenser le manque de parallélisme des deux sommiers
d'une presse à découper.
[0025] En conséquence, les essais décrits ci-dessus ont aussi montré que le procédé de réglage,
en cours jusqu'à ce jour, qui consistait à agir sur la position en hauteur des paliers
33a, 33b du système d'entraînement 20a, 20b, de manière à ce que le sommier mobile
inférieur 6 soit parfaitement parallèle au sommier supérieur 5 à l'instant du point
mort bas, n'était pas adapté au travail à format réduit, puisque, de toute façon ce
même format réduit détruisait presque entièrement ce parallélisme à l'instant du point
mort haut.
[0026] L'idée de base de l'invention qui a conduit à la solution du problème posé ci-dessus,
consiste à faire exécuter au sommier mobile inférieur 6, lors de son mouvement vers
le haut, un basculement en quelque sorte opposé à celui qu'il effectuait jusqu'ici,
c'est-à-dire de placer le sommier inférieur 6, lorsqu'il se trouve au point mort bas,
incliné relativement au sommier supérieur 5 de manière qu'à son arrivée au point mort
haut, sous l'effet des forces de pression de travail en jeu, ces mêmes sommiers 5,
6 deviennent parallèles entre eux.
[0027] Il restait toutefois à déterminer selon quels critères et avec quelle amplitude le
sommier inférieur 6, au point mort bas, devait être basculé par rapport au sommier
supérieur 5. Pour rester le plus près possible des conditions réelles de travail de
la presse, il a été décidé de mesurer directement, en différents points, la distance
entre les deux surfaces de travail des sommiers 5, 6 à l'instant précis où la force
de découpage est maximale, c'est-à-dire au point mort haut, de comparer ensuite ces
mesures entres elles pour déterminer le sens et l'amplitude du basculement, et de
placer enfin, c'est-à-dire avant l'opération de découpage proprement dite, le sommier
inférieur 6 selon un basculement exactement opposé et d'amplitude identique ou, en
tout cas, proportionnelle à celui mesuré.
[0028] Des considérations ci-dessus au sujet du basculement en question, il apparaît de
suite que, dans le cas qui nous occupe essentiellement, à savoir celui du découpage
d'une feuille à format réduit et transversalement centrée sur l'outil, il suffit,
en fait, de mesurer la distance en question en deux endroits dont l'un est situé entre
les bords amont, et l'autre entre les bords aval des deux autres sommiers 5, 6. Dans
ce but, le sommier supérieur 5 est équipé de deux capteurs de proximité P₁,P₂, fixés
à l'aide d'équerres 17a, 17b au bas des faces transversales verticales amont et respectivement
aval de ce même sommier 5, ceci en face d'un endroit du sommier inférieur 6 qui n'est
recouvert ni par la barre à pinces 8, ni par la feuille 7 et ni par le contre-outil
9. Quand donc le sommier mobile inférieur 6 sera mis en pression à l'encontre du sommier
supérieur 5, les deux capteurs P₁, P₂ indiqueront exactement la distance séparant
les bords amont, respectivement aval, des deux sommiers 5, 6. Une comparaison des
deux valeurs fournies par les deux capteurs P₁, P₂ permettra de définir le basculement
en question.
[0029] Il est ici intéressant de rappeler que les mesures de parallélisme sont effectuées
à l'emplacement même de production et à l'instant où les premières feuilles d'une
nouvelle série à découper sont introduites par les barres à pinces 8 entre les deux
sommiers 5, 6 de la presse. L'homme du métier appréciera déjà ici la simplicité de
la mise en place de la mesure. Bien sûr, étant donné les valeurs infinitésimales en
jeu, de l'ordre de quelques centaines de microns, les valeurs mesurées seront en principe
affichées sur un écran (non représenté).
[0030] Reste maintenant à modifier la hauteur des quatre paliers 33a,33b des genouillères
20a, 20b de manière à obtenir un basculement du sommier inférieur 6 - en principe
à partir d'une position parallèle au sommier supérieur 5 - qui soit opposé et proportionel
à celui mesuré par les capteurs P₁, P₂. Plusieurs possibilités s'offrent ici.
[0031] Il est à remarquer d'abord qu'une des premières solutions qui pourrait venir à l'esprit
consisterait à introduire dans un comparateur les deux valeurs émises par les capteurs
P₁, P₂, d'afficher leur différence et de déplacer verticalement les paliers 33a, 33b
jusqu'à ce que la différence affichée devienne nulle. Cette solution est toutefois
irréalisable; en effet, étant donné qu'un tel réglage doit être effectué au point
mort haut, c'est-à-dire sous pleine pression de travail, il est impossible d'agir
à cet instant-là avec une force suffisante au niveau des paliers 33a, 33b, à l'aide
de clavettes ou autres moyens, pour provoquer une montée ou descente de chacune des
genouillères 20a, 20b. Le réglage ne peut donc s'effectuer qu'aux environs du point
mort bas, comme cela a d'ailleurs toujours été le cas jusqu'à ce jour.
[0032] De plus, à partir des considérations ci-dessus selon lesquelles le basculement longitudinal,
c'est-à-dire d'amont en aval, doit être pris essentiellement en considération, il
est possible de déduire que les deux paliers de chaque paire amont 33a et aval 33b
situés chacun sous les deux genouillères amont 20a, respectivement aval 20b, doivent
être en principe réglés en hauteur simultanément et de façon identique. Pour obtenir
le déplacement simultané soit de la paire de clavettes amont 18a, soit de la paire
aval 18b, une solution avantageuse consiste à monter chaque paire 18a, 18b sur une
barre carrée 34a, respectivement 34b, déplaçable le long de la glissière 35a, respectivement
35b, comme cela est décrit dans le brevet CH-A-575814. Par un déplacement de chacune
des barres 34a, 34b est aussi obtenu un déplacement simultané des deux clavettes amont
18a, respectivement aval 18b.
[0033] Pour réaliser et mesurer le déplacement de la barre 34a, il est prévu un moteur M₁
et un capteur de position linéaire C₁, comme cela est représenté sur les figures 3
et 4 dans lesquelles sont aussi représentées schématiquement (en traits interrompus)
les deux clavettes amont 18a fixées de façon connue sur la barre 34a, ainsi que les
deux paliers 33a. Dans la figure 1, le moteur M₂ et le capteur de position linéaire
C₂, relatifs à la barre 34b, ne sont pas représentés, mais remplacés par une coupe
selon L - L de la figure 4. La barre 34a est munie à son extrémité (située en principe
du côté de l'opérateur) d'une partie filetée 50 en prise avec un filetage intérieur
correspondant d'un axe creux 51 monté rotatif, à l'aide d'un palier lisse 52, à l'intérieur
d'un palier 53 fixé, au moyen de vis 54, à la traverse inférieure 1 du bâti. L'axe
creux 51 est muni d'une flasque 51c. Une première roue dentée 55, munie d'un moyeu
56, est bloquée en rotation avec l'axe creux 51 au moyen de vis 70 qui traversent
le moyeu 56 et la flasque 51c. Le moteur hydraulique M₁ est fixé sur un support principal
58 à l'aide de vis 69, le support 58 étant lui-même fixé à la traverse inférieure
1 au moyen de vis 59. Sur l'arbre de sortie 57 du moteur M₁ est montée clavetée une
deuxième roue dentée 60 en prise avec un engrenage situé à l'intérieur d'un manchon
creux 61 libre. Un arbre auxiliaire 63 est monté rotatif dans un alésage correspondant
du support 58 et dans le prolongement de l'arbre de sortie 57 du moteur M₁. Sur une
première extrémité de l'arbre auxiliaire 63 est montée clavetée une roue dentée 62
en prise avec l'engrenage intérieur du manchon creux 61, tandis que sur l'autre extrémité
est montée clavetée un premier pignon denté 64 en prise avec la première roue dentée
55. De la figure 3 il est possible de voir que, par rotation du pignon 64 au moyen
du moteur M₁, dans un sens ou dans l'autre, il est provoqué un déplacement correspondant
de la barre 34a et donc des clavettes amont 18a.
[0034] En vue de pouvoir réaliser un entraînement manuel du pignon de sortie 64, il est
aussi prévu un pignon auxiliaire 65, en prise avec le pignon de sortie 64 et monté
claveté sur un axe 66 monté rotatif à l'intérieur d'un alésage correspondant du support
58. L'axe 66 émerge par une partie hexagonale 67 hors du support 58 pour permettre
un entraînement en rotation manuel à l'aide d'une clé.
[0035] En vue de mesurer le déplacement et la position de la barre 34a, celle-ci est prolongée
(en principe aussi du côté de l'opérateur, c'est-à-dire du côté de sa partie filetée
50) par une tige 80 passant librement au travers d'un alésage correspondant exécuté
dans le moyeu 56 de la roue dentée 55. A l'extrémité libre de la tige 80 est fixée
une plaquette 81. L'extrémité de la tige de sortie 82 du capteur de position linéaire
C₁ est fixée de façon réglable à la plaquette 81. Le capteur linéaire C1 est monté
en position réglable sur un support auxiliaire 85 fixé au support principal 58. Sur
le support auxiliaire 85 sont aussi montées de façon réglable deux butées de fin de
course 83, 84 qui ont pour fonction de provoquer la coupure de l'alimentation électrique
du système au cas où la barre 34a devait se déplacer en dehors de la course définie
par ces deux butées 83, 84. Une règle graduée 87, fixée sur le support auxiliaire
85 à proximité de la plaquette 81, donne à l'opérateur une première approximation
visuelle du déplacement et de la position de la barre 34a.
[0036] Pour réaliser et mesurer le déplacement de la barre aval 34b, une construction identique
à celle décrite ci-dessus pour la barre amont 34a est utilisée, avec cette différence
toutefois, que le moteur hydraulique est indiqué par la référence M₂, et le capteur
de position linéaire C₂.
[0037] La figure 5 représente le schéma fonctionnel de la commande des deux moteurs hydrauliques
M₁, M₂ selon un mode de réalisation dans lequel il est donc prévu que :
- le moteur M₁ déplace les clavettes amont 18a, c'est-à-dire la barre amont 34a;
- le moteur M₂ déplace les clavettes aval 18b, c'est-à-dire la barre aval 34b;
- le réglage de la pression de travail, effectué au point mort bas, est initialisé par
l'introduction d'une consigne de position x correspondant à la pression de travail
désirée, consigne identique pour les deux capteurs de position linéaire C₁, C₂, cette
valeur ayant été déterminée à priori par l'opérateur, en fonction essentiellement
du travail à effectuer, de la dureté, de l'épaisseur et de la matière de la feuille
à travailler et également de l'expérience antérieure de l'opérateur; et
- le réglage du parallélisme des sommiers 5, 6 est obtenu en agissant uniquement sur
les deux clavettes amont 18a, de manière à obtenir un basculement du sommier inférieur
6 dans le sens amont-aval (ou longitudinal).
[0038] Pour réaliser le réglage du positionnement de la barre aval 34b, la consigne x passe
d'abord au travers d'un limiteur de valeur V travaillant en saturation, puis un convertisseur
digital-analogique D₂, un comparateur E₂ dans lequel la consigne x est comparée à
la position réelle c₂ donnée par le capteur de position linéaire C₂. Leur différence
c₂ est introduite successivement dans un régulateur analogique G₂ et un système de
commande S₂ du moteur hydraulique M₂. Quand le moteur M₂ est mis en route, il agit
sur le réducteur R₂ constitué dans le cas présent par le pignon 64 et la roue dentée
55. Lorsque la roue dentée 55 est entraînée en rotation, la barre 34b est déplacée
d'une distance x₂, de même que la tige de sortie 82a du capteur linéaire C₂ qui, à
cet instant, va émettre une nouvelle valeur c₂ de sa position, valeur qui sera introduite
dans le comparateur E₂ pour obtenir une commande à boucle fermée du réglage du positionnement
de la barre 34b. Dans le schéma, l'influence de la sortie x₂ du réducteur R₂ est représentée
par l'élément T₂ symbolisant la dynamique du système mécanique à retardement intervenant
entre la sortie du réducteur R₂ et le capteur de proximité P₂. Quand la différence

est nulle, le réglage du positionnement de la barre aval 34b pour obtenir la pression
de travail souhaitée est en principe achevé.
[0039] Le circuit de commande du moteur M₁ est identique et parallèle (voir schéma dans
lequel les éléments relatifs au côté amont ont l'indice 1), avec toutefois cette différence
que la valeur de consigne de position x, avant de passer par le convertisseur digital-analogique
D₁, est introduite dans un comparateur intermédiaire E entrant en jeu lors du réglage
du parallélisme des deux sommiers 5, 6.
[0040] En ce qui concerne le réglage de la pression, il est encore possible de préciser
que, lorsque la valeur de consigne de position x a été introduite et que le réglage
du positionnement des clavettes 18, 18b est terminé, l'opérateur peut effectuer un
premier cycle d'essai de découpage d'une feuille de la nouvelle série afin de contrôler
si, au point mort haut, la pression de travail souhaitée est réellement obtenue. La
force de découpage (en MN) est mesurée à l'aide, par exemple, d'au moins un capteur
inductif de déplacement 12 mesurant le déplacement relatif entre un point haut H et
un point bas B du bâti. Le capteur 12 est situé à l'endroit du point haut H, une tige
13, interposée entre les deux points H, B étant fixée uniquement par une extrémité
au point bas B, l'autre extrémité, libre, agissant sur le capteur 12. Un tel dispositif
de mesure est suffisamment connu pour ne pas devoir être décrit ici plus en détail.
Si la pression mesurée au point mort haut n'est pas celle souhaitée, l'opérateur introduit
une nouvelle consigne de position x. Cet essai peut être répété plusieurs fois jusqu'à
l'obtention de la pression désirée. Il est ici intéressant de noter avec quelle rapidité
et facilité le réglage de la pression est effectuée puisque tout est automatisé et
qu'en principe aucune intervention manuelle n'est nécessaire.
[0041] Simultanément au réglage de la pression de travail, le réglage du parallélisme des
sommiers 5, 6 est exécuté. Pour cela, à l'instant du point mort du système d'entraînement
20a, 20b, les détecteurs de proximité P₁, P₂ indiquent les distances e₁ et e₂ séparant
les deux sommiers 5, 6 du côté amont, respectivement aval. Ces distances e₁
, e₂, après passage au travers d'un convertisseur analogique-digital A₁, respectivement
A₂, sont introduites dans un comparateur de distance E
p. La différence des deux distances e₁ et e₂ donne la valeur et le sens de l'erreur
du parallélisme e qui sera introduite, après passage au travers d'un filtre correcteur
F réalisé d'une manière numérique sur un micro-contrôleur et destiné à éliminer les
erreurs aléatoires, dans le comparateur de parallélisme E. Une valeur de consigne
de parallélisme x
p est introduite, après passage au travers d'un limiteur de valeur V₁, dans le comparateur
de parallélisme E. Ainsi, l'erreur de parallélisme e est comparée à la valeur de consigne
de parallélisme x
p et leur différence e
p est introduite dans le convertisseur digital-analogique D₁, puis dans le circuit
de commande à boucle fermée du moteur M₁ réglant le positionnement de la barre amont
34a et donc des clavettes amont 18a.
[0042] La valeur de consigne de parallélisme x
p est une valeur infinitésimale, sensible aux plus légères variations de conditions
de fonctionnement de la presse, au genre de travail à effectuer et autres facteurs
tels que ceux déjà mentionnés ci-dessus à propos du réglage de la pression de travail.
Il suffit ici toutefois de rappeler le principe de base déjà mentionné plus haut,
à savoir que la consigne de parallélisme x
p est choisie de manière à provoquer, au point mort bas, un basculement relatif entre
les sommiers 5, 6 qui soit inverse à celui mesuré à l'aide des detecteurs de proximité
P₁, P₂, au point mort haut.
[0043] De plus, l'opérateur peut varier la consigne de parallélisme x
p en tenant compte de l'examen de la feuille découpée et d'expérience antérieure.
[0044] Comme on l'a vu plus haut, étant donné que la "mise" est presque annulée, le temps
de préparation de la presse pour une nouvelle série de feuilles à découper est réduit
de beaucoup par rapport à celui utilisé jusqu'à ce jour. Ce temps de préparation est
encore fortement réduit dans le cas où il s'agit d'une série de feuilles déjà travaillées
antérieurement, auquel cas, les valeurs de consigne de position x et de parallélisme
x
p déjà connues parce que déterminées et mémorisées antérieurement, n'ont plus qu'à
être introduites dans le système de réglage.
[0045] De nombreuses modifications peuvent être apportées au procédé décrit ci-dessus sans
sortir du cadre de l'invention. Ainsi, par exemple, les feuilles successives peuvent
être encore reliées entre elles par des points d'attache, de manière à former une
bande qui traverse la presse de découpage. De même, la presse peut avoir un sommier
supérieur mobile et un sommier inférieur fixe, comme cela est décrit dans le brevet
CH-A-363666. Dans ce cas, les erreurs de parallélisme proviennent de l'allongement
des tirettes qui relient le sommier supérieur mobile au système d'entraînement monté
sur une traverse inférieure du bâti de la machine.
1. Procédé de réglage du parallélisme des deux sommiers (5, 6) d'une presse de découpage
destinée au travail d'éléments en forme de feuille ou bande en vue de la production
d'emballages, et dans laquelle, pour chaque cycle de travail, au moins un sommier
(6) est mobile par rapport à l'autre (5), sous l'effet d'un système d'entraînement
(20a, 20b) prenant appui, par l'intermédiaire de paliers (33a, 33b), sur une traverse
inférieure (1), entre une première position dans laquelle les deux sommiers (5, 6)
sont espacés entre eux, et une seconde position dans laquelle ils sont en contact
de pression, des moyens, tels que des clavettes (18a, 18b), sont prévus pour régler
le parallélisme des deux sommiers (5, 6) entre eux, une erreur de parallélisme (e)
des sommiers (5, 6) est mesurée, lors d'un cycle de travail de la presse, lorsque
ceux-ci se trouvent dans ladite seconde position de pression et qu'ensuite, dans ladite
première position d'espacement, le parallélisme des sommiers est réglé dans un sens
qui corrige ladite erreur (e) mesurée, caractérisé en ce que l'erreur de parallélisme
(e) est mesurée à l'aide de capteurs de proximité (P₁, P₂) montés sur au moins un
sommier (5), et que la position en hauteur des paliers (33a, 33b) est déterminée à
l'aide d'au moins un capteur de position (C₁, C₂), en ce que les capteurs de proximité
(P₁, P₂) sont montés sur le sommier (5) de manière à mesurer l'erreur de parallélisme
(e) provoquant un basculement amont à aval ou inversément de l'un des sommiers par
rapport à l'autre, en ce que seule une paire de clavettes (18a), susceptible de provoquer
un basculement du sommier inférieur (6) opposé à celui mesuré, est déplacée, à l'aide
d'une barre correspondante (34a), en ce que la position de chacune des barres (34a,
34b) est déterminée par les capteurs de position (C₁, C₂), les barres (34a, 34b) étant
déplacées au moyen d'un moteur électrique, pneumatique ou hydraulique (M₁, M₂), et
en ce que lesdites clavettes (18a, 18b) étant aussi utilisées pour le réglage de la
pression de travail de la presse, cette pression de travail est réglée en premier
lieu à l'aide d'une valeur de consigne (x) identique à celle de deux capteurs de position
linéaire (C₁, C₂), et que le circuit de commande de chaque moteur (M₁, M₂) est à boucle
fermée de façon à ce que chacun d'eux provoque automatiquement et respectivement un
déplacement (x₁, x₂) des barres (34a, 34b) jusqu'à ce qu'une valeur (e₁, e₂) de la
position donnée par chacun des capteurs linéaires (C₁, C₂) soit identique à celle
de la consigne (x), et qu'ensuite, ce même circuit fermé de commande de l'un des moteurs
(M₁) est utilisé pour régler le parallélisme des deux sommiers (5, 6) par introduction
d'une valeur de consigne de parallélisme (xp) dans ce circuit de commande.
2. Presse à découper destinée au travail d'éléments en forme de feuille ou bande en vue
de la production d'emballages, pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication
1, comprenant un bâti constitué d'une traverse inférieure (1) et d'une traverse supérieure
(3) reliées entre elles par des montants latéraux (2), un sommier supérieur (5) étant
fixé à la traverse supérieure (3), un sommier mobile inférieur (6) déplaçable, pour
chaque cycle de travail, de bas en haut et de haut en bas à l'aide d'un système d'entraînement
(20a, 20b) prenant appui, par l'intermédiaire de paliers (33a, 33b), sur la traverse
inférieure (1), les paliers étant déplaçables verticalement, à l'instant d'un point
mort bas du système d'entraînement, de manière à régler le parallélisme du sommier
inférieur (6) par rapport au sommier supérieur (5), caractérisée en ce qu'elle comprend
des détecteurs de proximité (P₁, P₂) pour mesurer le parallélisme des deux sommiers
(5, 6), des détecteurs de position (C₁, C₂) pour détecter la position des clavettes
(18a, 18b), au moins un moteur (M₁, M₂) pour déplacer les clavettes (18a, 18b), un
système de commande à circuit fermé de chaque moteur (M₁, M₂) dans lequel il est Possible
d'introduire une valeur de consigne de position (x) commune à tous les capteurs de
position linéaire (C₁, C₂) en vue de régler la pression de travail de la presse, et
une valeur de consigne de parallélisme (xp) pour au moins un capteur de position (C₁) en vue de régler le parallélisme des deux
sommiers (5, 6) entre eux.
3. Presse à découper selon la revendication 2, dans laquelle le système d'entraînement
(20a, 20b) prend appui sur la traverse inférieure (1) à l'aide de deux paliers amont
(33a) et deux paliers aval (33b) montés respectivement sur des barres transversales
amont (34a) et aval (34b) déplaçables indépendamment l'un de l'autre et dont une extrémité
est prolongée par une partie filetée (50) en prise avec un filetage correspondant
d'une roue dentée (55) dont la rotation provoque un déplacement de la barre (34a,
34b), caractérisée en ce que la roue dentée (55) est entraînée en rotation à l'aide
d'un moteur hydraulique (M₁, M₂).
4. Presse à découper selon la revendication 3, caractérisée en ce qu'un pignon (64) est
monté claveté sur la première extrémité d'un arbre (63) monté rotatif sur un support
(58) fixé sur la traverse inférieure (1), sur l'autre extrémité étant monté claveté
un deuxième pignon (62) en prise avec un engrenage intérieur d'un manchon creux (61),
cet engrenage intérieur étant de plus en prise avec un troisième pignon (60) monté
claveté sur l'arbre de sortie (57) du moteur hydraulique (M₁, M₂).
5. Presse à découper selon la revendication 4, caractérisée en ce que la partie filetée
(50) est prolongée par une tige (80) dont l'extrémité libre est munie d'un élément
(81) disposé de manière à agir sur le capteur de position linéaire (C₁, C₂).
6. Presse à découper selon la revendication 5, caractérisée en ce que l'élément d'extrémité
(81) de la tige (80) agit sur deux butées de fin de course (83, 84).
1. Method for controlling the parallelism of the two beams (5, 6) of a cutting press
designed for converting sheetlike or weblike matter into package and in which, with
each operating cycle, at least one beam (6) is movable with regard to the other (5),
under the effect of a drive system (20a, 20b) supported by means of bearings (33a,
33b) by the lower crossbar (1), between a first position in which the two beams (5,
6) are separated from one another, and a second position in which they are in pressure
contact, means such as wedges (18a, 18b) are foreseen for controlling the reciprocal
parallelism of the two beams (5, 6), in the course of an operating cycle of the press,
deviation of parallelism (e) of the beams (5, 6) is measured when they are in the
so-called second pressure position and that, in the so-called first position with
the beams separated, the parallelism of the beams is controlled in a manner enabling
the correction of the deviation (e) of parallelism measured, characterized by the
fact that the deviation of parallelism (e) is measured by means of proximity sensors
(P₁, P₂) fitted on at least one beam (5), and that the vertical position of the bearings
(33a, 33b) is determined by at least one position sensor (C₁, C₂), by the fact that
the proximity sensors (P₁, P₂) are fitted on the beam (5) in such a way as to allow
the measuring of the deviation (e) of parallelism causing a downstream to upstream
tilting or inversely of one of the beams with regard to the other, by the fact that
only one pair of wedges (18a) likely to cause the tilting of the lower beam (6) contrary
to the one measured is shifted by means of a corresponding bar (34a), ba the fact
that the position of each of the bars (34a, 34b) is determined by the position sensors
(C₁, C₂), the bars (34a, 34b) being shifted by means of an electric pneumatic or hydraulic
motor (M₁, M₂), and by the fact that, the wedges (18a, 18b) being also used for controlling
the operating pressure of the press, this operating pressure is controlled principally
by means of the command rate (x) identical to the one of the two linear position sensors
(C₁, C₂), and that the control circuit of every motor (M₁, M₂) operates with a closed
loop so as to enable each of them to automatically cause respective shifts (x₁, x₂)
of the bars (34a, 34b) until a position rate (e₁, e₂) given by each of the linear
sensors (C₁, C₂) will be identical to the one of the command (x) and than this same
closed loop control circuit of one of the motors (M₁) is used for controlling the
parallelism of the two beams (5, 6) by feeding in a parallelism command rate (xp) into the control circuit.
2. Cutting press designed for converting sheetlike or weblike matter into package for
applying the method according to claim 1, comprising a frame made of a lower crossbar
(1) and an upper crossbar (3) connected to one another by means of lateral posts (2),
an upper fixed beam (5) being fitted on the upper crossbar (3), a lower movable beam
(6) being raised and lowered with each operating cycle by means of a drive system
(20a, 20b) supported by means of bearings (33a, 33b) by the lower crossbar (1), the
said bearings being movable vertically when the drive system is situated in lower
dead center position in such a way as to control the parallelism of the lower beam
(6) with regard to the upper beam (5), characterized by the fact that it comprises
proximity sensors (P₁, P₂) for measuring the parallelism of the two beams (5, 6),
sensors (C₁, C₂) for determining the position of the wedges (18a, 18b), at least one
motor (M₁, M₂) for shifting the wedges (18a, 18b), a control system with closed loop
for each motor (M¹, M₂) with which it is possible to feed in a position command rate
(x) common to all linear position sensors (C₁, C₂) in order to control the operating
pressure of the press, and a parallelism command rate (xp) for at least one position sensor (C₁) in order to control the parallelism of the
two beams (5, 6) with regard to one another.
3. Cutting press according to claim 2, with which the drive system (20a, 20b) is supported
by the lower crossbar (1) by means of two bearings (33a) upstream and two bearings
(33b) downstream fitted respectively on crosswise bars (34a) upstream and crosswise
bars (34b) downstream shiftable independently from one another and of which one end
has a threaded extension (50) engaged in a corresponding threading of a toothed wheel
(55) whose revolution causes the shifting of the bar (34a, 34b), characterized by
the fact that the toothed wheel (55) is rotarily driven by a hydraulic motor (M₁,
M₂).
4. Cutting press according to claim 3, characterized by the fact that a pinion (64) is
cottered on the first end of a shaft (63) able to rotate on a support (58) itself
fitted on the lower crossbar (1) whereas a second pinion (62) is cottered on the other
end and engaged in an inner gear of a hollow sleeve (61), the inner gear being moreover
engaged in a third pinion (60) cottered on the output shaft (57) of the hydraulic
motor (M₁, M₂).
5. Cutting press according to claim 4, characterized by the fact that the threaded extension
(50) has a rod (80) whose free end is provided with a device (81) arranged so as to
be able to act on the linear position sensor (C₁, C₂).
6. Cutting press according to claim 5, characterized by the fact that the device (81)
on the end of the rod (80) acts on two stroke end stops (83, 84).
1. Verfahren zur Regulierung der Parallelität zwischen zwei Pressbalken (5, 6) einer
Stanzpresse zum Verarbeiten von Werkstücken in der Form von Bogen oder Bahnen für
die Herstellung von Verpackungen, in welcher für jeden Arbeitstakt wenigstens ein
Pressbalken (6) in bezug auf den anderen (5) unter der Einwirkung eines Antriebssystems
(20a, 20b) mit Abstützung auf Lager (33a, 33b) auf einem unteren Querbalken (1) zwischen
einer ersten Stellung, in welcher die beiden Pressbalken (5, 6) voneinander entfernt
stehen, und einer zweiten Stellung, in welcher sie sich in Drückkontakt befinden,
beweglich ist, Mittel wie zum Beispiel Unterlegstücke (18a, 18b) zur Regulierung der
Parallelität der Pressbalken (5, 6) zueinander vorgesehen sind, eine Parallelitätsabweichung
(e) der Pressbalken (5, 6) bei einem Arbeitstakt der Stanzpresse gemessen wird, wenn
sich dieselben in der zweiten sogenannten Druckstellung befinden und darauf in der
ersten Stellung mit Zwischenraum die Parallelität der Pressbalken in einer Richtung
reguliert, die die erwähnte gemessene Abweichung (e) korrigiert, dadurch gekennzeichnet,
dass die Parallelitätsabweichung (e) mit Hilfe von Näherungsfühlern (P₁, P₂) auf wenigstens
einem Pressbalken (5) gemessen werden und dass die höhenmässige Stellung der Lager
(33a, 33b) mit Hilfe von wenigstens einem Stellungsfühler (C₁, C₂) bestimmt wird,
dass die Näherungsfühler (P₁, P₂) auf dem Pressbalken (5) angeordnet sind, um die
Parallelitätsabweichung (e) zu messen, die ein Kippen der Pressbalken zueinander von
hinten nach vorn, oder umgekehrt, verursacht, dass nur ein Paar (18a) der Unterlegstücke,
das ein Kippen des unteren Pressbalkens (6) gegenläufig zum gemessenen Wert veranlasst,
mit Hilfe einer entsprechenden Vierkantstange (34a) verschoben wird, dass die Stellung
der beiden Vierkantstangen (34a, 34b) durch die Stellungsfühler (C₁, C₂) bestimmt
wird, wobei die Vierkantstangen (34a, 34b) durch einen Elektro-, Pneumatik- oder Hydraulikmotor
(M₁, M₂) verschoben, und dass der Arbeitsdruck, indem die besagten Unterlegstücke
(18a, 18b) auch für die Regulierung des Arbeitsdrucks der Stanzpresse verwendet werden,
in einem ersten Schritt mit Hilfe eines Vorgabewerts (x) reguliert wird, der gleich
ist wie derjenige der beiden Linearstellungsfühler (C₁, C₂) und der Steuerkreis der
beiden Motoren (M₁, M₂) mit geschlossenem Stromkreis arbeitet, damit jeder derselben
automatisch und verhältnismässig eine Verschiebung (x₁, x₂) der Vierkantstangen (34a,
34b) veranlasst, bis ein Wert (e₁, e₂), der von den Linearstellungsfühlern (C₁, C₂)
gegebenen Position gleich ist wie derjenige der Vorgabe (x), und dass derselbe geschlossene
Steuerkreis des einen der beiden Motoren (M₁) für die Regulierung der Parallelität
zwischen den beiden Pressbalken (5, 6) durch Eingabe einer Parallelitätsvorgabe (xp) in dem Steuerkreis verwendet wird.
2. Stanzpresse zur Bearbeitung von Werkstücken in der Form von Bogen oder Bahnen für
die Herstellung von Verpackungen zur Anwendung des Verfahrens gemäss Patentanspruch
1 mit einem Gestell, bestehend aus einem unteren Querbalken (1) und einem oberen Querbalken
(3), die durch seitliche Stützen (2) miteinander verbunden sind, wobei ein oberer
Pressbalken (5) am oberen Querbalken (3) befestigt ist und ein unterer Pressbalken
(6) sich bei jedem Arbeitstakt von unten nach oben und von oben nach unten bewegen
lässt unter Einwirkung eines Antriebssystems (20a, 20b), das sich mittels Lagern (33a,
33b) auf den unteren Querbalken (1) abstützt, während die Lager im unteren Totpunkt
des Antriebssystems sich vertikal entsprechend bewegen lassen, damit die Parallelität
des unteren Pressbalkens (6) in bezug auf den oberen Pressbalken (5) reguliert werden
kann, dadurch gekennzeichnet, dass die Stanzpresse Näherungsfühler (P₁, P₂) zum Messen
der Parallelität zwischen den beiden Pressbalken (5, 6), Stellungsfühler (C₁, C₂)
zur Ermittlung der Stellung der Unterlegstücke (18a, 18b), wenigstens einen Motor
(M₁, M₂) zur Verschiebung der Unterlegstücke (18a, 18b), ein Steuersystem mit geschlossenem
Schaltkreis für jedem Motor (M₁, M₂), in welchem eine Stellungsvorgabe (x), die für
sämtliche Linearstellungsfühler (C₁, C₂) den gleichen Wert aufweisen, um den Arbeitsdruck
der Stanzpresse zu regulieren, sowie eine Parallelitätsvorgabe (xp) für wenigstens einen Stellungsfühler (C₁) zur Regulierung der Parallelität zwischen
den Stanzbalken (5, 6) eingegeben werden kann, umfasst.
3. Stanzpresse gemäss Patentanspruch 2, mit Abstützung des Antriebssystems (20a, 20b)
auf den Querbalken (1) mit Hilfe von zwei Lagern (33a) hinten und zwei Lagern (33b)
vorn, die auf den Vierkantstangen (34a) hinten und (34b) vorn angeordnet sind und
voneinander unabhängig verschoben werden können und deren Ende durch einen Gewindeteil
(50) verlängert wird, der mit einem entsprechenden Gewinde eines Zahnrads (55), dessen
Drehung die Verschiebung der Vierkantstange (34a, 34b) veranlasst, im Eingriff steht,
dadurch gekennzeichnet, dass das Zahnrad (55) mit Hilfe eines Hydraulikmotors (M₁,
M₂) gedreht wird.
4. Stanzpresse gemäss Patentanspruch 3, dadurch gekennzeichnet, dass ein Ritzel (64)
auf das eine Ende einer Welle (63) aufgekeilt ist, die sich auf einem Halter (58)
drehen lässt, der seinerseits auf dem unteren Querbalken (1) befestigt ist, während
auf das andere Ende ein zweites Ritzel (62) aufgekeilt ist, das seinerseits mit dem
Innengetriebe einer Hohlmuffe (61) im Eingriff steht, wobei das Innengetriebe ausserdem
mit einem dritten Ritzel (60) im Eingriff steht, das seinerseits auf die Abtriebswelle
(57) des Hydraulikmotors (M₁, M₂) aufgekeilt ist.
5. Stanzpresse gemäss Patentanspruch 4, dadurch gekennzeichnet, dass der Gewindeteil
(50) durch eine Stange (80) verlängert wird, deren freies Ende einen Bauteil (81)
umfasst, der auf den Linearstellungsfühler (C₁, C₂) einwirken kann.
6. Stanzpresse gemäss Patentanspruch 5, dadurch gekennzeichnet, dass der Bauteil (81)
am Ende der Stange (80) auf die beiden Endlaufanschläge (83, 84) einwirkt.