[0001] L'invention se rapporte à la fabrication par liage hydraulique d'étoffes non tissées
hydrophiles à base de fibres cellulosiques naturelles, telles que le coton écru, le
lin, le chanvre ou le ramie, non traitées chimiquement, aux produits obtenus selon
le procédé, et à des produits nontissés hydrophiles comportant des fibres cellulosiques
naturelles non traitées chimiquement.
[0002] La technique de liage hydraulique a pour objet de procurer une certaine résistance
mécanique à une nappe de fibres initialement non liées entre elles, indépendamment
de tout apport de liant. Le procédé de liage consiste à soumettre ces fibres à l'action
de très fins jets de liquide - par exemple d'eau - sous pression. Habituellement,
ces jets sont disposés le long de rampes espacées les unes des autres, et sont dirigés
vers la nappe de fibres qui est supportée par une toile perméable défilant à une vitesse
déterminée. En passant sous ces rampes, les fibres sont entraînées par les jets de
fluide qui traversent la nappe. Ceux-ci vont rebondir sur la toile et produisent l'enchevêtrement
des fibres par interaction. Les liaisons ainsi créées assurent la cohésion de la nappe.
[0003] Par ce procédé, il est possible d'obtenir des étoffes non tissées à partir de fibres
d'origines diverses : synthétiques, naturelles, longues ou courtes, seules ou en mélange,
que l'on choisit en fonction de l'usage auquel elles sont destinées. Les produits
obtenus présentent généralement un drapé, une souplesse et une douceur de toucher
supérieurs à ceux des nontissés fabriqués selon d'autres techniques.
[0004] La demande de brevet européen EP 132028, en particulier, décrit une méthode de fabrication
d'étoffes non tissées à partir de coton écru, consistant à soumettre un voile de fibres
de coton écru, initialement non liées, à un enchevêtrement par jets d'eau oscillants
à basse pression puis à terminer le traitement, avant séchage, par une étape de débouillissage
et de blanchiment selon une quelconque technique connue, par exemple par trempage
dans un autoclave à 120°C dans une solution à base de soude caustique et d'eau oxygénée.
[0005] Cette dernière phase du procédé est, selon ce brevet, rendue nécessaire, notamment,
par l'emploi de coton écru. En effet il s'agit de coton brut n'ayant subi d'autre
nettoyage que mécanique éventuellement, et dont les fibres comportent une couche primaire
constituée de cires et de graisses, qu'il s'agit d'éliminer pour les rendre hydrophiles.
Ainsi le débouillissage a-t-il pour objet, en particulier, d'assurer la saponification
des graisses.
[0006] L'invention est fondée sur la découverte qu'il est possible, en appliquant un traitement
de consolidation par jets d'eau, de conférer à une nappe de fibres naturelles telles
que de coton écru, la propriété d'absorber les liquides, l'eau notamment, sans aucun
traitement chimique.
[0007] Le procédé conforme à l'invention pour fabriquer une étoffe non tissée à partir de
fibres de coton écru, ou autres fibres lignocellulosiques naturelles comportant en
surface une couche de matière rendant la fibre hydrophobe, comprend les étapes suivantes
:
- formation par tout procédé convenable d'une nappe de fibres, non liées, sur une toile
support perméable à l'eau ;
- enchevêtrement des fibres de la nappe au moyen d'une pluralité de jets d'eau issus
de rampes d'injecteurs, disposées transversalement par rapport au sens de déplacement
du support. Il est caractérisé en ce que l'énergie totale communiquée à la nappe par
l'ensemble des jets est au moins égale à un seuil minimum correspondant à la valeur
à laquelle ladite nappe devient hydrophile.
[0008] Ce seuil dépend notamment de la nature et de l'origine des fibres (coton neuf ou
fibres de récupération : débourrage, blousse de peigneuse, etc...) de la structure
de la nappe (voiles de cardes superposés, nappes obtenues par voie pneumatique) du
grammage et de l'épaisseur de la nappe.
[0009] On a constaté en effet de façon surprenante qu'à partir d'un certain seuil d'énergie
cinétique communiquée par les jets d'eau aux fibres, pour en assurer l'enchevêtrement,
il se produisait une action rompant leur caractère hydrophobe initial.
[0010] On a trouvé par exemple que, pour un coton écru du type peigneuse, de micronaire
3 à 5, ou du type coton neuf, de micronaire 3 à 8, ce seuil d'énergie dissipée par
l'injecteur se situait entre 0,4 et 1,1 kwh par kilogramme de fibres traitées, pour
des nappes dont le grammage se situe entre 25 et 200 g/m² et de préférence entre 30
et 100 g/m².
[0011] Ainsi, par exemple, quand on évalue la mouillabilité d'un voile en coton écru en
mesurant le temps qu'il met pour s'enfoncer dans l'eau après l'avoir déposé en surface,
celle-ci n'est pas mesurable pour un voile de fibres non traitées, c'est-à-dire non
liées par jet d'eau, car la nappe flotte en surface. Par contre, elle le devient quand
le même voile a subi le traitement de l'invention, c'est-à-dire qu'il a absorbé le
minimum d'énergie requis.
[0012] Sans vouloir se limiter à une interprétation, il apparait que les jets d'eau ont
un effet mécanique inattendu et supplémentaire de décapage sur les fibres. De façon
surprenante, à partir d'une certaine quantité d'énergie absorbée l'effet est suffisant
pour entrainer un décollement au moins partiel de la gaine hydrophobe avec éventuellement
libération de fibrilles, rendant les parties hydrophiles des fibres accessibles aux
liquides, à l'eau notamment. En outre, cette action de décapage n'entraine aucune
détérioration des propriétés mécaniques du nontissé résultant, puisqu'on constate
une amélioration continue de la résistance à la rupture du produit obtenu. Il est
à noter que ce traitement ne conduit pas nécessairement à l'élimination des matières
constituant la gaine hydrophobe. Celles-ci peuvent être retenues entre les fibres,
ou rester accrochées par zones. On ne constate pas de modification importante des
fonctions chimiques des fibres après traitement par jet d'eau comme le montrent les
pics infrarouges, bien que le nontissé soit devenu hydrophile.
[0013] La solution de l'invention présente ainsi l'avantage de permettre, en une seule étape
et à partir de fibres de coton écru, la réalisation de produits liés par jets d'eau
ayant un caractère absorbant marqué, et ne nécessitant pas de traitement chimique
complexe visant à conférer un caractère hydrophile aux fibres tel que le débouillissage.
[0014] Le procédé est applicable à toutes les fibres ligno-cellulosiques ayant un caractère
hydrophobe à l'état naturel du fait de la présence en surface de matières minérales
cireuses ou grasses, que l'on réduit habituellement par un traitement chimique. Parmi
les matières premières, le coton écru est le matériau visé en premier lieu par le
procédé, mais d'autres fibres telles que le lin, le chanvre ou le ramie par exemple
ne sont pas exclues.
[0015] Un autre avantage est de permettre la valorisation de fibres de récupération telles
que des déchets de filature par exemple ; ainsi le procédé permet le traitement de
fibres constituées de résidus de peigneuses qui sont des fibres relativement courtes,
de longueur comprise entre 5 et 25 mm.
[0016] Les produits issus du procédé de l'invention trouvent des applications multiples,
par exemple dans les domaines :
- de l'essuyage industriel ou domestique : chiffons, torchons, torchons à vaisselle
- de la toilette : gants, serviettes
- de la lingerie de table : nappes, serviettes
- de la literie : draps de lit, taies d'oreiller , housses de traversin, etc...
- du vêtement de protection.
[0017] Bien qu'en général le produit soit suffisamment résistant pour être manipulé, il
est possible de poursuivre le traitement, au-delà du seuil minimum requis pour l'hydrophilie,
jusqu'à ce que l'amélioration des propriétés de résistance mécanique à la rupture
atteigne un palier. Les propriétés d'hydrophilie ne sont toutefois pas augmentées
dans la même proportion.
[0018] Conformément à un autre objet de l'invention, il est également possible d'incorporer
à la nappe une certaine quantité de fibres synthétiques, notamment liantes ou thermofusibles,
qui après un traitement approprié - thermique et/ou mécanique le cas échéant - accroissent
la résistance mécanique du voile nontissé, en particulier à l'état humide.
[0019] On peut incorporer par exemple jusqu'à 30 % de fibres thermoplastiques - à base de
polyéthylène, polypropylène ou autre - et, après élimination de l'eau, faire passer
le voile dans un four chauffé à une température suffisante pour les faire fondre au
moins partiellement. La matière ramollie constitue des zones d'accrochage formant
des liaisons entre les fibres de coton après refroidissement à la température ambiante.
[0020] L'invention a également pour objet un nontissé hydrophile comportant en majorité
des fibres lignocellulosiques naturelles enchevêtrées selon un procédé de liage hydraulique
caractérisé en ce que lesdites fibres n'ont subi aucun traitement de débouillissage
visant à les rendre hydrophiles.
[0021] En particulier un nontissé conforme à l'invention comporte au moins 70 % de coton
écru et est exempt de tout agent de mouillage, produit surfactant ou autre. En dépit
de cela il présente un pouvoir d'absorption de liquides aqueux tel que son temps d'immersion,
mesuré selon la méthode rapportée plus loin, est inférieur à 30 secondes. En outre
son coefficient d'absorption est supérieur à 9 g/g de nontissé.
[0022] Enfin selon un mode particulier de réalisation, le nontissé comprend jusqu'à 30 %
de fibres synthétiques.
[0023] Conformément à un autre objet de l'invention, on réalise un nontissé dont la mouillabilité
est encore améliorée en associant à la nappe une feuille d'ouate de cellulose et en
soumettant l'ensemble à un traitement de liage hydraulique.
[0024] On rappelle que l'ouate de cellulose est un papier crêpé absorbant utilisé pour la
toilette ou l'essuyage.
[0025] Le procédé consiste à :
- former une nappe non liée, comportant au moins 70 % de fibres de coton écru, ou d'autres
fibres lignocellulosiques naturelles comportant en surface une gaine de matières hydrophobes,
et la déposer sur une toile perméable;
- soumettre une première face de ladite nappe à un traitement d'enchevêtrement par jets
d'eau ; l'énergie libérée étant suffisante pour rendre la nappe hydrophile ;
- déposer sur la seconde face opposée à la première au moins une feuille d'ouate de
cellulose ;
- soumettre la seconde face ainsi revêtue à un traitement d'enchevêtrement par jets
d'eau.
[0026] De préférence, la nappe est constituée de 100 % de coton écru. Toutefois on peut
y incorporer jusqu'à 30 % de fibres synthétiques telles que des fibres thermoliantes
qui viendront consolider le nontissé obtenu après un traitement thermique approprié
supplémentaire.
[0027] La technique de liage hydraulique permet le traitement de nappes dont le grammage
est compris entre 25 g/m² et 200 g/m². En dessous de 25 g/m², l'énergie libérée par
les jets fluides entraînerait un déplacement important des fibres et leur incrustation
entre les mailles de la toile support. Il s'ensuivrait un accrochage à la toile et
la formation de peluches indésirables sur le produit final. Au-delà de 200 g/m² l'épaisseur
ne permet pas un traitement en profondeur de la nappe.
[0028] La quantité de fibres cellulosiques papetières que l'on incorpore ainsi dépend du
grammage total et de la destination du produit selon la résistance mécanique requise.
Les fibres papetières peuvent ainsi constituer de 10 % à 50 % du poids total sans
toutefois représenter moins de 10 g/m². Il est possible de superposer plusieurs feuilles
d'ouate de cellulose pour atteindre le grammage souhaité.
[0029] Le produit obtenu selon ce procédé présente une mouillabilité considérablement améliorée
par rapport au nontissé sans apport de fibres cellulosiques. Le temps d'immersion
passe ainsi de l'ordre de 30 secondes à moins de 10 secondes.
[0030] D'autres caractéristiques et avantages du procédé apparaitront à la lecture de la
description, qui suit, de deux modes de réalisation non limitatifs de l'invention,
accompagnée des dessins en annexe sur lesquels :
- la figure 1 représente une installation de liage hydraulique permettant la mise en
oeuvre du procédé de l'invention ;
- la figure 2 est une représentation graphique de la résistance à la rupture du produit
traité, en fonction de la quantité d'énergie, libérée par les injecteurs successifs,
par kilogramme de produit traité ;
- la figure 3 est une représentation graphique du temps d'immersion du produit traité
dans l'exemple en fonction de la quantité d'énergie, libérée par les injecteurs successifs,
par kilogramme de produit traité ;
- les figures 4 A et B sont des microphotographies des fibres de coton écru avant traitement
;
- les figures 4 C et D sont des microphotographies des mêmes fibres représentées aux
figures 4 A et B, après le traitement de l'invention, et extraites du nontissé;
- la figure 5 représente une installation de liage hydraulique permettant la confection
d'un nontissé conforme à un deuxième mode de réalisation de l'invention.
[0031] La figure 1 représente une installation de liage hydraulique du type mis au point
par la Société PERFOJET. Elle comprend une première unité de liage hydraulique (10)
avec une toile sans fin (12) tendue entre des rouleaux horizontaux (14) de façon à
former une boucle. La toile est entrainée dans le sens de la flèche à une vitesse
de défilement constante prédéterminée. Elle comprend une portion supérieure au niveau
de laquelle on a disposé une première batterie de rampes d'injecteurs (16), alimentées
en liquide sous pression et orientées verticalement en direction de la toile. Les
rampes sont disposées perpendiculairement à la direction de défilement de la toile,
et comportent des orifices d'injection répartis sur toute la largeur de la nappe.
Le nombre de rampes est variable et choisi en fonction de l'étagement des pressions
souhaité. De préférence il sera compris entre 3 et 10.
[0032] En regard des rampes, sous la toile, des caisses aspirantes (18), communiquant avec
une source de vide, ont pour fonction de récupérer l'eau, issue des injecteurs, qui
a traversé la toile.
[0033] L'installation comprend une deuxième unité de liage hydraulique (20) avec une toile
sans fin (22) pour le traitement de la deuxième face. Elle comprend une deuxième batterie
de rampes d'injecteurs (26) alimentés en liquide sous pression par des conduits non
représentés. Les rampes sont associées à des caisses aspirantes (28) pour la récupération
du liquide après son travail d'enchevêtrement.
[0034] Comme on le voit sur la figure la nappe de fibres est déposée sur la toile (12) depuis
un poste de formation de la nappe, non représenté.
[0035] Avant d'être acheminé à ce poste de formation de nappe, le coton est d'abord nettoyé
et débarrassé de la plupart de ses impuretés telles que graines, débris de feuilles
et poussières, sur du matériel textile classique, par exemple ouvreur, nettoyeur,
etc... Les flocons de fibres sont ensuite envoyés sur du matériel de nappage : carde,
nappeuse pneumatique, etc....
[0036] On peut utiliser des cardes de tout type. On choisit de préférence pour des non-tissés
légers, d'un poids inférieur à 100 g/m², une carde avec brouilleur de voile qui permet
d'obtenir de bons rapports de résistance sens marche sur sens travers.
[0037] Le nombre de voiles de carde à superposer dépend du poids au m² souhaité. Par exemple
pour un grammage de 65 g/m², on superpose 4 voiles de carde.
[0038] Au lieu de former la nappe par cardage, on peut employer également des moyens pneumatiques
du type RANDO, notamment pour les grammages plus élevés, jusqu'à 200 g/m².
[0039] La nappe ainsi formée est déposée sur la toile (12), en mouvement à une vitesse prédéterminée,
d'où elle est entraînée vers la batterie de rampes d'injecteurs (16) pour le traitement
sur une première face. Pour assurer le prémouillage du voile (nécessaire du fait de
l'hydrophobie des fibres employées), on peut, par exemple utiliser un injecteur dont
la pression est réglée à un faible niveau (30 bars), sans perturber l'arrangement
des fibres. Les autres injecteurs sont réglés à des pressions variant de 40 à 250
bars, pour assurer l'enchevêtrement des fibres. Ensuite, le voile, ayant subi une
première consolidation sur la première face, peut être entraîné vers la deuxième unité
de liage où il sera repris par une toile de façon à présenter sa deuxième face à la
batterie d'injecteurs (26). Dans l'exemple, la deuxième face est traitée de façon
identique à la première. Le nontissé passe alors sur une dernière fente à vide qui
permet d'évacuer la plus grande partie de l'eau. Il est ensuite séché, par exemple
sur un séchoir à air traversant ou sur des tambours sécheurs, non représentés. Le
cas échéant on lui fait subir un traitement de thermoliage si on a prévu d'incorporer
des fibres thermoliantes dans le voile.
[0040] On peut également prévoir, si on le souhaite, un poste de structuration hydraulique
disposé avant le séchage bien sûr.
Exemple 1
[0041] On a traité par ce procédé une nappe de fibres de coton écru du type peigneuse. La
longueur moyenne des fibres était de 12 à 14 mm avec un indice micronaire 4. Le nontissé
final, de grammage 65 g/m², était constitué de 4 voiles de carde superposés.
[0042] Chaque unité de liage hydraulique était composée de 4 injecteurs dont les pressions
étaient respectivement à 30, 95, 125 et 125 bars. A la vitesse de machine de 30 mètres
par minute, l'énergie libérée successivement par les injecteurs et mesurée au niveau
des pompes, par kilogramme de nontissé, est rapportée dans le tableau ci-dessous :

[0043] On a obtenu un nontissé aux caractéristiques suivantes :

[0044] On a représenté, sur la figure 2, l'évolution de la résistance à la rupture du voile
en fonction de l'énergie communiquée à la nappe par les injecteurs successifs. On
constate que la résistance, aussi bien sens marche que sens travers, croit en fonction
de l'énergie reçue par la nappe pour atteindre, en ce qui concerne la résistance sens
travers, un palier après 0,9 kwh par kg de nontissé.
[0045] On a représenté à la figure 3 pour l'exemple considéré, l'évolution du temps d'immersion
représentatif de l'aptitude au mouillage, en fonction de cette même quantité d'énergie.
On constate que le temps mis par l'échantillon pour s'enfoncer dans l'eau devient
mesurable à partir d'un seuil minimum d'énergie qui est de 0,7 kwh par kg de nontissé
pour l'exemple considéré.
[0046] Le tableau ci-dessous reprend les valeurs de temps d'immersion relatives au nontissé
de l'exemple d'une part et, pour un nontissé de même grammage obtenu par aiguilletage
mécanique à partir des mêmes voiles de carde de coton écru d'autre part.
[0047] Les temps d'immersion supérieurs à 300 secondes signifient qu'après ce temps, le
nontissé flottait toujours sur l'eau et qu'il ne se mouillait pas.

[0048] Cette mesure du temps d'immersion est employée dans la pharmacopée comme mesure de
la mouillabilité du coton hydrophile. La méthode est la suivante :
- on utilise un panier cylindrique, préalablement séché, constitué par des fils
de cuivre d'un diamètre de 0,4 mm environ. Ce panier a une hauteur de 8.0 cm, un diamètre
de 5,0 cm et des mailles d'une largeur de 1,5 à 2,0 cm. Sa masse est de 2,7 ± 0,3
g.
[0049] On pèse le panier (m₁). On prélève 1 g de nontissé en 5 endroits différents de l'échantillon.
On introduit les 5 g sans tasser dans le panier que l'on pèse (m₂). On prépare d'autre
part un récipient de 11 cm à 12 cm de diamètre rempli d'eau à 20°C environ sur une
hauteur de 10 cm. On présente le panier en position horizontale au dessus de l'eau
et on le laisse tomber d'une hauteur de 10 mm. On mesure au chronomètre le temps qu'il
met à s'enfoncer dans l'eau. C'est ce temps en secondes qui est reporté sur la figure
3.
[0050] Le coefficient d'absorption est déterminé à partir du test précédent. On retire le
panier de l'eau, on le laisse égoutter pendant 30 s puis on le dépose dans un récipient
taré (m₃) et on pèse le tout (m₄). Le coefficient d'absorption d'eau par gramme de
coton rapporté plus haut dans l'exemple est donné par la formule :

[0051] Les photos réalisées au microscope électronique à balayage montrent l'action décapante
des jets sur la couche primaire des fibres. Les microphotographies 4 A et B montrent
que les fibres avant traitement sont lisses et intactes alors que les microphotographies
4 C et D effectuées après traitement révèlent la présence de fibrilles accrochées
aux fibres qui n'ont pas été autrement détériorées.
[0052] On a réalisé également une spectrophotométrie infrarouge.
[0053] Au niveau des pics infrarouges on constate une évolution entre deux spectres réalisés
l'un avant traitement l'autre après traitement. Toutefois cette évolution n'est pas
suffisante pour permettre d'en tirer des conclusions sur la disparition des matières
conférant les propriétés hydrophobes à la fibre.
[0054] On a représenté sur la figure 5 une installation légèrement modifiée permettant la
confection d'un nontissé conforme à un autre mode de réalisation de l'invention. Les
éléments correspondants à ceux de la figure 1 portent la même référence augmentée
de 100.
[0055] L'installation comprend une première unité de liage hydraulique (110) avec une toile
sans fin (112) tendue entre des rouleaux horizontaux (114) de façon à former une boucle.
Elle comprend une portion supérieure au niveau de laquelle on a disposé une première
batterie de rampes d'injecteurs (116) alimentées en liquide sous pression.
[0056] L'installation comprend une deuxième unité de liage hydraulique (120) avec une toile
sans fin (122), pour le traitement de la deuxième face. Elle comprend une deuxième
batterie de rampes d'injecteurs (126) alimentées en liquide sous pression par des
conduits non représentés. Les rampes sont associées à des caisses aspirantes (128)
pour la récupération du liquide après son travail d'enchevêtrement.
[0057] Comme on le voit sur la figure, la nappe de fibres (101) est déposée sur la toile
(112) depuis un poste de formation de nappe, non représenté, d'où elle est entrainée
vers la batterie de rampes d'injecteurs (116) pour le traitement sur une première
face. Pour assurer le prémouillage du voile (nécessaire du fait de l'hydrophobie des
fibres employées), on peut, par exemple, utiliser un injecteur dont la pression est
réglée à un faible niveau, sans perturber l'arrangement des fibres. Les autres injecteurs
sont réglés à des pressions variant de 40 à 250 bars, pour assurer l'enchevêtrement
des fibres. Ensuite, la nappe, ayant subi une première consolidation sur la première
face, est retournée de manière à présenter vers le haut son autre face comme cela
est représenté sur la figure. Elle est entraînée vers la deuxième unité (120) où elle
reçoit une feuille d'ouate de cellulose (103) qui est appliquée sur sa face supérieure
par un cylindre presseur (123). La feuille d'ouate de cellulose (103) est alimentée
de manière classique depuis un rouleau d'alimentation monté à rotation autour d'un
axe horizontal.
[0058] L'ensemble (101), (103) - ouate sur le dessus - est entraîné vers la deuxième batterie
de rampes d'injecteurs (126) dont les jets de fluide qu'ils projettent assurent à
la fois le liage des fibres de la nappe (101), continuent leur décapage, et l'accrochage
des fibres papetières (103) dans la nappe (101). Cette dernière fait office de filtre
et évite que les fibres courtes ne soient entraînées sur la toile (122) sous-jacente.
[0059] Le nontissé passe alors sur une dernière fente à vide qui permet d'évacuer la plus
grande partie de l'eau. Il est ensuite séché, par exemple sur un séchoir à air traversant
ou sur des tambours sécheurs, non représentés. Le cas échéant on lui fait subir un
traitement de thermoliage si on a prévu d'incorporer des fibres thermoliantes dans
le voile.
[0060] On peut également prévoir, si on le souhaite, un poste de structuration hydraulique
disposé avant le séchage bien sûr.
Exemple 2
[0061] On a réalisé selon le procédé décrit ci-dessus un nontissé à partir d'une nappe de
fibres de coton écru du type peigneuse. La longueur moyenne des fibres était de 12
à 14 mm.
[0062] Après avoir traité hydrauliquement une première face de la nappe, on a retourné celle-ci,
déposé sur l'autre face deux feuilles de ouate de cellulose de 17 g/m² chacune, et,
traité l'ensemble hydrauliquement. Chaque unité de liage hydraulique était composée
de 4 injecteurs dont les pressions étaient respectivement à 60, 110, 130, 70 bars.
A la vitesse de défilement de 30 mètres par minute, l'énergie libérée successivement
par les injecteurs et mesurée au niveau des pompes par kilogramme de matière traitée
est rapportée dans le tableau ci-dessous :

[0063] L'énergie globale libérée par les injecteurs est ainsi de 0,99 Kwh par kg de complexe
nontissé. Sur la première face l'énergie libérée sur le voile de coton seul a été
de 0,91 Kwh par kg de coton. Sur la deuxième face, l'énergie libérée sur l'ensemble
ouate de cellulose plus coton a été de 0,49 Kwh par kg de complexe nontissé.
[0064] On a obtenu un nontissé aux caractéristiques suivantes :

[0065] Il apparait que le produit présente un temps d'immersion très faible, de l'ordre
de 4 à 6 secondes, à comparer avec un temps d'immersion de 30 secondes pour les produits
sans fibres lignocellulosiques, courtes, hydrophiles, que sont les fibres papetières.
[0066] La mesure du temps d'immersion a été effectuée selon la même méthode du panier que
dans l'exemple 1. Il en est de même pour le coefficient d'absorption qui dans le cas
présent est normalement plus faible que dans le cas du nontissé 100 % coton. En effet
le coefficient de l'ouate de cellulose est lui même plus faible, de l'ordre de 5 à
6 g/g.
1. Procédé de fabrication d'une étoffe nontissée à partir de coton écru, ou autres fibres
lignocellulosiques naturelles comportant en surface une couche de matières rendant
la fibre hydrophobe, comprenant les étapes suivantes :
- formation d'une nappe de fibres, non liées, sur une toile perméable à l'eau,
- enchevêtrement des fibres de la nappe au moyen d'une pluralité de jets d'eau issus
de rampes d'injecteurs, disposées transversalement par rapport au sens de déplacement
du support, caractérisé en ce que l'énergie totale communiquée à la nappe par l'ensemble
des jets est au moins égale à un seuil minimum correspondant à la valeur à laquelle
ladite nappe devient hydrophile.
2. Procédé de fabrication d'une étoffe nontissée à partir de coton écru selon la revendication
1 caractérisé en ce que le seuil d'énergie est compris entre 0,4 et 1,1 kwh par kg
de fibres traitées.
3. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2 caractérisé en ce que ladite nappe est
de grammage compris entre 25 et 200 g/m2 de préférence entre 30 et 100 g/m².
4. Procédé selon l'une des revendications précédentes caractérisé en ce qu'il consiste
à traiter successivement les deux faces de la nappe.
5. Procédé selon la revendication précédente caractérisé en ce que le nombre d'injecteurs
est compris entre 3 et 10 pour chaque face.
6. Procédé selon l'une des revendications 4 et 5 caractérisé en ce que le premier injecteur
est à basse pression de façon à assurer le mouillage de la nappe sans déplacer les
fibres.
7. Procédé selon l'une des revendications 4 à 6 caractérisé en ce que le traitement de
liage est effectué par jets d'eau dont la pression en sortie d'injecteur est réglée
à une valeur moyenne ou haute, entre 40 et 250 bars.
8. Procédé de fabrication par liage hydraulique d'un nontissé à partir de coton écru
ou autres fibres lignocellulosiques, selon l'une quelconque des revendications 1 à
7 consistant :
- à former une nappe non liée, comportant au moins 70 % desdites fibres de coton écru
ou d'autres fibres lignocellulosiques naturelles comportant en surface une gaine de
matières hydrophobes, et la déposer sur une toile perméable ;
- à soumettre une première face de ladite nappe à un traitement d'enchevêtrement par
jets d'eau ;
caractérisé en ce que l'énergie libérée est suffisante pour rendre la nappe hydrophile,
et en ce qu'on dépose ensuite sur la seconde face opposée à la première au moins une
feuille d'ouate de cellulose et on soumet la seconde face ainsi revêtue à un traitement
d'enchevêtrement par jets d'eau.
9. Procédé selon la revendication précédente caractérisé en ce que la nappe de fibres
est de grammage compris entre 25 et 20 g/m² et la feuille d'ouate de cellulose de
grammage supérieur à 10 g/m².
10. Procédé selon la revendication précédente caractérisé en ce que l'ouate de cellulose
représente de 10 % à 50 % du poids total du nontissé.
11. Nontissé hydrophile obtenu selon l'une des revendications 9 à 10 précédentes caractérisé
en ce que le temps d'immersion d'un échantillon est inférieur à 10 secondes.
12. Nontissé hydrophile, comportant en majorité des fibres de coton ou autres fibres lignocellulosiques
naturelles, obtenu par liage hydraulique selon la revendication 1, caractérisé en
ce que lesdites fibres n'ont subi aucun traitement de débouillissage visant à les
rendre hydrophiles.
13. Nontissé hydrophile selon la revendication 12 caractérisé en ce qu'il comporte au
moins 70 % de coton écru et est exempt de tout agent de mouillage.
14. Nontissé hydrophile selon la revendication 13 caractérisé en ce qu'il présente une
mouillabilité telle que le temps d'immersion d'un échantillon est inférieur à 90 secondes
et de préférence à 30 secondes.
15. Nontissé hydrophile selon l'une des revendications 13 et 14 caractérisé en ce que
son coefficient d'absorption est supérieur à 9 g/g.
16. Nontissé selon l'une des revendications 12 à 15 caractérisé en ce qu'il comprend jusqu'à
30 % de fibres synthétiques.
1. Verfahren zum Herstellen eines Nonwoven-Stoffes auf der Grundlage von Nessel oder
anderen lignozellulosischen Naturfasern, die auf der Oberfläche eine Schicht von Materialien
aufweisen, welche die Faser hydrophob machen, welches die folgenden Schritte aufweist:
- Bilden einer Decke nicht verbundener Fasern auf einem wasserdurchlässigen Tuch,
- Verwirrung der Fasern der Decke mittels einer Mehrzahl von Wasserstrahlen von Einspritzleitungen,
die quer bezüglich des Bewegungssinnes des Trägers angeordnet sind,
dadurch gekennzeichnet, daß die gesamte auf die Decke von der Gesamtheit der Strahlen
übertragene Energie zumindest gleich einer minimalen Schwelle ist, die dem Wert bei
dem die Decke hydrophil wird entspricht.
2. Verfahren zum Herstellen eines Nonwoven-Stoffes auf der Grundlage von Nessel gemäß
Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die Energieschwelle zwischen 0,4 und 1,1 kwh
pro kg bearbeiteter Fasern enthalten ist.
3. Verfahren gemäß einem der Ansprüche 1 und 2, dadurch gekennzeichnet, daß die Decke
eine Flächenmasse enthalten zwischen 25 und 200 g/m² vorzugsweise zwischen 30 und
100 g/m² aufweist.
4. Verfahren gemäß einem der vorstehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, daß es darin
besteht, sukzessive die beiden Seiten der Decke zu behandeln.
5. Verfahren gemäß einem der vorstehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, daß die
Anzahl der Injektoren zwischen 3 und 10 für jede Seite enthalten ist.
6. Verfahren gemäß einem der Ansprüche 4 und 5, dadurch gekennzeichnet, daß erste Injektor
einen niedrigen Druck hat, auf eine Weise, daß er ein Befeuchten der Decke ohne Verlagerung
der Fasern sicherstellt.
7. Verfahren gemäß einem der Ansprüche 4 bis 6, dadurch gekennzeichnet, daß die Bindebehandlung
durch Wasserstrahlen bewirkt wird, wovon der Druck im Ausgang des Injektors auf einen
mittleren oder hohen Wert geregelt ist, zwischen 40 und 250 bar.
8. Verfahren zum Herstellen eines Nonwovens durch hydraulisches Verbinden auf der Grundlage
von Nessel oder anderen lignozellulosischen Fasern gemäß irgendeinem der Ansprüche
1 bis 7, darin bestehend:
- eine nicht verbundene Decke zu bilden, die zumindest 70 % der Fasern von Nessel
oder andere lignozellulosische natürliche Fasern, die auf der Oberfläche einen Mantel
aus hydrophobischen Materialien aufweisen, und diese auf einem durchlässigen Tuch
abzulegen;
- eine erste Seite dieser Decke einer Verwirrungsbehandlung durch Wasserstrahlen zu
unterwerfen;
dadurch gekennzeichnet, daß die freigesetzte Energie ausreichend ist, um die Decke
hydrophil zu machen, und daß man danach auf einer zweiten Fläche gegenüber der ersten
zumindest ein Blatt aus Zellstoffwatte ablegt und man die so bedeckte Fläche einer
Verwirrungsbehandlung durch Wasserstrahlen unterwirft.
9. Verfahren gemäß dem vorstehenden Anspruch, dadurch gekennzeichnet, daß die Decke aus
Fasern eine Flächenmasse enthaltend zwischen 25 und 20 g/m² und das Blatt aus Zellstoffwatte
von über 10 g/m² hat.
10. Verfahren gemäß dem vorstehenden Anspruch, dadurch gekennzeichnet, daß die Zellstoffwatte
10 bis 50 % des Gesamtgewichtes des Nonwoven darstellt.
11. Hydrophiles Nonwoven erhalten gemäß einem der vorstehenden Ansprüche 9 bis 10, dadurch
gekennzeichnet, daß die Eintauchzeit einer Probe unter 10 Sekunden beträgt.
12. Hydrophiles Nonwoven, welches eine Mehrzahl von Fasern aus Baumwolle oder anderen
natürlichen lignozellulosischen Fasern aufweist, welches durch hydraulisches Binden
gemäß Anspruch 1 erhalten ist, dadurch gekennzeichnet, daß die Fasern keiner Kochbehandlung
unterworfen sind, die darauf abzielt, sie hydrophil zu machen.
13. Hydrophiles Nonwoven gemäß Anspruch 12, dadurch gekennzeichnet, daß es zumindest 70
% Nessel enthält und von jedem Befeuchtungsmittel befreit ist.
14. Hydrophiles Nonwoven gemäß Anspruch 13, dadurch gekennzeichnet, daß es eine Befeuchtbarkeit
so wie eine Eintauchzeit einer Probe bietet, die unter 90 Sekunden und vorzugsweise
30 Sekunden beträgt.
15. Hydrophiles Nonwoven gemäß einem der Ansprüche 13 und 14, dadurch gekennzeichnet,
daß sein Absorptionskoeffizient über 9 g/g ist.
16. Nonwoven gemäß einem der Ansprüche 12 bis 15, dadurch gekennzeichnet, daß es bis zu
30 % synthetischer Fasern aufweist.
1. Process for manufacturing a non-woven fabric from raw cotton or other natural lignocellulose
fibres having on their surface a coating of substances making the fibre hydrophobic,
comprising the following stages:
- forming a sheet of unbound fibres on a water-permeable cloth,
- interlocking the fibres in the sheet by means of a plurality of jets of water from
injector manifolds disposed transversely with respect to the direction of travel of
the support, characterised in that the total energy communicated to the sheet by all
the jets is at least equal to a minimum threshold corresponding to the value at which
the said sheet becomes hydrophilic.
2. Process for manufacturing a non-woven fabric from raw cotton according to Claim 1
characterised in that the energy threshold is between 0.4 and 1.1 kWh per kg of treated
fibres.
3. Process according to either one of Claims 1 or 2, characterised in that the said sheet
has a weight of between 25 and 200 g/m² and preferably between 30 and 100 g/m².
4. Process according to one of the preceding claims, characterised in that it consists
of treating the two faces of the sheet successively.
5. Process according to the preceding claim, characterised in that the number of injectors
is between 3 and 10 for each face.
6. Process according to one of Claims 4 and 5, characterised in that the first injector
is at a low pressure so as to ensure the wetting of the cloth without displacing the
fibres.
7. Process according to one of Claims 4 to 6, characterised in that the binding treatment
is carried out by means of jets of water, the pressure of which at the outlet from
the injector is set at a medium or high value, between 40 and 250 bars.
8. Manufacturing process by hydraulic binding of a non-woven fabric from raw cotton or
other lignocellulose fibres, according to any one of Claims 1 to 7, consisting of:
- forming an unbound sheet containing at least 70% of the said raw cotton fibres or
other natural lignocellulose fibres having on their surface a sheath of hydrophobic
substances, and depositing it on a permeable cloth;
- subjecting a first face of the said sheet to an interlocking treatment by means
of water jets;
characterised in that the energy released is sufficient to make the cloth hydrophilic,
and in that at least one layer of cellulose wadding is then deposited on the second
face opposite the first and the second face thus covered is subjected to an interlocking
treatment by means of jets of water.
9. Process according to the preceding claim, characterised in that the sheet of fibres
has a weight of between 25 and 20 g/m² and the layer of cellulose wadding has a weight
above 10 g/m².
10. Process according to the preceding claim, characterised in that the cellulose wadding
represents 10% to 50% of the total weight of the non-woven fabric.
11. Hydrophilic non-woven fabric obtained according to one of the preceding Claims 9 or
10, characterised in that the immersion time of a sample is below 10 seconds.
12. Hydrophilic non-woven fabric containing a majority of cotton fibres or other natural
lignocellulose fibres, obtained by hydraulic binding according to Claim 1, characterised
in that the said fibres were not subjected to any boiling treatment intended to make
them hydrophilic.
13. Non-woven hydrophilic fabric according to Claim 12, characterised in that it contains
at least 70% raw cotton and is free of any wetting agent.
14. Hydrophilic non-woven fabric according to Claim 13, characterised in that it has a
wettability such that the immersion time of a sample is below 90 seconds and preferably
below 30 seconds.
15. Hydrophilic non-woven fabric according to one of Claims 13 or 14, characterised in
that its absorption coefficient is above 9 g/g.
16. Non-woven fabric according to one of Claims 12 to 15, characterised in that it comprises
up to 30% synthetic fibres.